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GAI

de brigade en 1800 et général de division en 4805. Sénateur en 1843, membre de la Chambre des pairs en 4844, il n'y rentra qu'en 4819. 11 a écrit : Aide-mémoire à l'usage des officiers d'artillerie, 4789, etc.

Gassies (Jean-Baptiste), né à Bordeaux, 4786- 4832, a réussi comme peintre de marine

Gassioa (Jean, comte de), né à Pau, 1609-1647, protestant, servit sous Gustave-Adolphe, et mérita son estime par ses grandes qualités militaires. En France, maréchal de camp en 1638, il contribua beaucoup à la victoire de Roeroy, devint maréchal de France en 1643, mais se brouilla avec le maréchal de la Meilleraye, avec le duc d'Enghien, avec Rantzau. Il fut blessé mortellement au siège de Lens.

Gastein, bourg du duché de Salzbourg (Emp. d'Autriche), dans la vallée supérieure de la Salza. Eaux thermales renommées, célèbre convention de 1865 entre l'Autriche et la Prusse.

Gaston Centnie, nom de trois vicomtes de Béarn, morts en 984, 1004 et 1058.

Gaston, nom de sept vicomtes de Béarn ; le premier est le même que Gaston Gentule I«; Gaston IV, mort en 4430, se distingua à la première croisade et surtout au siège de Jérusalem; c'est lui qui construisit les machines de l'armée chrétienne. — Gaston VI, 4171-1215, fut l'un des braves défenseurs de Raymond VI, comte de Toulouse, contre Simon de Montfort.

Gaston de Foix. V. FoiX.

Gaston d'Orléans. V. ORLÉANS.

Gastouni, v. de l'Elide (Grèce), près du Gastouni, et de la mer Ionienne; 3,500 hab.

Gâta (Sierra de), partie de la chaîne entre le Tage et le Douro, au N. de l'Estrémadure espagnole. Carrières d'agates, d'où le nom.

Gâta, Charidemum promontorium, cap d'Espagne, sur la Méditerranée, à l'E. d'Almeria.

Gâta, v. de la prov. de Cacérès (Espagne), au sud de la sierra de Gâta; 2,500 hab.

Gatchina, v. du gouv. et à 44 kil. S.-O. de Saint-Pétersbourg (Russie). Château impérial; 7,000 hab.

Gates (Horatio), né en Angleterre, 1728-1806, servit en Allemagne, en Amérique, sous Braddock, puis se déclara pour la cause des colonies insurgées ; il força l'anglais Burgoyne à capituler a Saratoga (oct. 1777). Battu près de Cambden par Cornwallis, il fut accusé de trahison, mais acquitté en 1782.

Gateshead, v. du comté et à 20 kil. N. de Durham (Angleterre), sur la Tyne. faubourg de Newcastle. Industrie considérable; 49,000 hab.

Gatien (Saint), né à Rome, fut le premier évêque de tours et mourut en 301. On l'honore . le 18 décembre.

Gâiinais, anc. pays de France, était divisé en Gâtinais français, ch -1. Nemours, v. principales : Moret, Courtenay, Dourdan, Montlhéry; et Gdtinais-Orléanais, ch.-l. Montargis, v. principales : Gien, Briare, Châtillon-sur-Loing. Habité par les Sénonais, il forma un comté au ix« s. et fut réuni au domaine royal sous Philippe Ier, il appartenait alors à Foulques d'Anjou.

Gatine (Plateau de), continuation des collines du Poitou, jusqu'à Pouzauges, où commencent les collines du Bocage.

Gatine, pays du Poitou (Deux-Sèvres), v. orincip. : Parthenav. — Partie du pays Chartrain (Eure-et-Loir). — Pays de l'Orléanais (Loire1)' r, ,~,

Gatteaux (Nicolas-Marie), né à Pans, l/ol- 4832, fils d'un serrurier, entra à la Monnaie et exécuta en 4773 le portrait de Louis XV, sa première médaille. Depuis lors, il a célébré un grand nombre d'événements historiques et représenté beaucoup d'hommes illustres.

Gattel (Claude-Marie), né à Lyon, 4743-4842, professeur, a publié plusieurs dictionnaires :

Espagnol- Français et Français-Espagnol ; Dictionnaire de la langue française, 2 vol, in-8°: Grammaire italienne de Veneroni, etc.

Gatterer (Jean-Christophe), né à Lichtenau, près de Nuremberg, 4727-1799, professeur distingué, a publié l'Essai d'une histoire générale jusqu'à la découverte de l'Amérique, et des J/anuels de Généalogie, d'Art héraldique, de Géographie, etc.

Gatteviiie, promontoire de ia côte N.-E. du Cotentin (départ, de la Manche), à 26 kil. E. de Cherbourg; beau phare de 80 mètres.

Gatti (Bernardino), peintre de Crémone, né avant 4500, mort en 1575, surnommé Sojxro, peut-être élève du Corrège, se rapprocha surtout du maître par la délicatesse, la grâce, le charme de ses figures.

Gattinara, bourg de la prov. et à 26 kil. N.- O. de Novare (Italie), sur la Sesia; 5,000 hatx

Gattinara (MERCURIN ARBORIO DE), né à Ar-

borio, près de Verceil, 1465-1530, fut chef du conseil privé des Pays-Bas, puis chancelier de Charles-Quint. Il joua un grand rôle dans les négociations diplomatiques de cette époque jusqu'au traité de Bologne. Clément VII le nomma cardinal cette année, 1529.

Gau (François-Chrétien), né à Cologne, 1790- 1853, fut à Paris élève de l'Ecole des Beaux-arts, parcourut l'Egypte et publia, en 1823, les Antiquités de la JS'ubie, avec un texte de Niebuhr et de Letronne ; puis compléta le bel ouvrage de Mazois, les Ruines de Pompéi. A Paris, il construisit la prison de la Roquette, et commença l'église gothique de Sainte-Clotilde.

Gaubil (Antoine), jésuite, né à Gaillac, 1689- 1759, fut attaché aux missions de la Chine, dès 1723, et fut admiré des docteurs chinois euxmêmes. Il dirigea les collèges impériaux pour instruire les jeunes nobles. Il a traduit le Chouking, le premier des livres sacrés ; il a écrit VHistoire de Gentchiskan et de toute la dynastie des Mangoux, 1739, in-4<> On lui doit : Traité de la chronologie chinoise; Traité historique et critique de l'astronomie chinoise ; Histoire de la dynastie des Tang, etc

Gaubretière (i.<a), commune du canton de Mortagne, arrond. de La Roche-sur-Yon (Vendée); 2,173 hab.

Gaucher (Charles-Etienne), né à Paris, 1740-1804, élève de Bazan et de Lebas, a gravé la collection des peintres flamands, et a publié : Iconologie ou Traité complet des allégories ou emblèmes, 1796, 4 vol in-8°.

Gauchos, peuples de l'Amérique du Sud, disséminés dans les pampas de la république de la Plata, mélange d'indigènes et d'Espagnols ; ils sont a demi sauvages, et ont joué un grand rôle dans les révolutions du pays.

Gaucin, v. de la prov. et au S. O. de Malaga (Espagne). Distilleries d'eau-de-vie ; savon, chapeaux, toiles. Aux environs source d'eau minérale. Château fort; 4,300 hab.

Gaucourt, anc. famille française du Berry, qui fut célèbre surtout au xve s.; — Raoul V fut l'un des meilleurs capitaines de Charles VII. Il défendit vaillamment Harfleur contre les Anglais, en 1415. Il combattit à Patay, et, au sacre de Reims, représenta l'un des pairs absents. Il fut nommé gouverneur du Dauphiné, et fut deux fois grand-maître de France. — Son fils, Charles, fut maréchal de France et mourut en 1482.

Gauden (Jean), né à Mavfield (Essex), 1605- 1662, chapelain du comte de VVarwick, se déclara pour la cause de Charles I", et publia, en 1649, l'Elxwv pa<7i)vixyj, considéré d'abord comme l'œuvre du roi. Il devint évêque d'Exetcr, puis de Worcester.

Gaudens (Saint-), ch.-l. d'arrond. de la Haute-Garonne, sur la rive gauche de la Ga-

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ronne, à 90 kil. S.-O. de Toulouse. Fabriques de porcelaine et de faïence, filatures de laine, manufactures de draps communs, tanneries, etc.; commerce de grains assez actif; 6,312 hab.

Gandentius , musicographe d'une époque incertaine, a écrit en grec un iraité élémentaire de musique.

Gaudentias, évêque de Brescia au commencement du ve s., ami de saint Ambroise, a laissé 21 Sermons.

Gaudents (Les Chevaliers), ordre institué en 1204 par quelques nobles bolonais, pour protéger les veuves, les orphelins, les pauvres.

Gaudichaiid-Beaupré (CHARLES), né à An-

goulême, 4780-1854, d'abord pharmacien dans la marine militaire, accompagna Freycinet dans son voyage scientifique, en 4816. De 4830 à 4833, avec Villeneuve-Bargemont, il visita l'Amérique du Sud, puis il fit partie du voyage de circumnavigation exécuté par la Bonite. A son retour, il émit une théorie nouvelle sur le mode de formation et de développement des végétaux.

Parmi ses nombreux travaux on remarque : Flore des Iles Malouines, 4824; Botanique du voyage de la Bonite, 4 vol. in-fol. avec atlas: Lettres sur l'organo graphie et la physiologie, 4833; Recherches générales sur V organographie , la physiologie et Vorganogénie des végétaux, etc.

Gandin (MARTIN - MlCHEL-CHARLES). duc de

Gaëte, né à Saint-Denis (Seine), 4756-4844, entra dans les bureaux des contributions publiques, et en 4791 fut l'un des six commissaires de la Trésorerie nationale; il accepta, sous le Directoire, la place de commissaire général des postes. Après le 48 brumaire, il fut nommé ministre des iinances, garda cette haute position jusqu'en 4814 et la reprit pendant les Cent-Jours. C'est à lui surtout qu'on doit l'organisation de l'administration financière sous Napoléon; il fut l'un des plus honorables représentants de l'école administrative de l'Empire. Nommé duc de Gaëte en 4809, il fut député de l'Aisne de 4815 à 4849, et devint, en 4820, gouverneur de la Banque de France, poste qu'il garda jusqu'en 4834. Il a publié de nombreux écrits sur beaucoup de matières de finances ; une Notice historique sur les finances de la France, de 1800 à 1814; des Considérations sur la dette publique, l'emprunt et l'amortissement, 4828. Il a réuni ses Mémoires, opinions et écrits, 3 vol. in-8°, 4826-4834.

Gaugamèie, grande plaine de l'Assyrie ancienne, près d'Arbelles : victoire d'Alexandre sur les Perses, 334 av. J.-C.

Gaulanitide, l'une des prov. de la Pérée, dans l'ancienne Palestine, a l'E. du Jourdain et du lac de Tibériade. Ville principale Gamala. C'est auj. le Djolàn.

Gaule Transalpine, c'est-à-dire au delà des Alpes par rapport a Borne. Eile avait pour bornes l'Océan à l'O., les Pyrénées et la Méditerranée au S., les Alpes et le Bhin à l'E. Elle comprenait la France actuelle, presque toute la Suisse, les prov. rhénanes (Prusse, Bavière, Alsace-Lorraine), la Belgique et le midi des Pays-Bas. César a écrit que la Gaule était divisée en trois grandes régions, distinctes par le langage, les mœurs et les institutions : au N., la Belgique, entre la Seine, la Marne et le Bhin ; au centre, la Celtique, entre la Seine et la Garonne, de l'Océan jusqu'aux Alpes; au S., l'Aquitaine, entre la Garonne et les Pyrénées; une quatrième région formait la province romaine ou la Narbonnaise, de Genève jusqu'à Toulouse. — Avant l'arrivée des Bomains, les populations de la Gaule appartenaient à la race gauloise, divisée en deux branches, gallique et kymnque; à la race ibérienne, divisée en Aquitains et Ligures; à la race grecque. 1° La Belgique était surtout

f>euplée de Kymris purs ou Belges, les plus beliqueux et les plus sauvages de la Gaule. 2<> La

Celtique comprenait des peuples galliqires à l'E. et au centre; des Gallo-Kymris à l'O. 3" L'Aquitaine renfermait des tribus nombreuses, d'origine celtique, avec un fond de populations ibériennes. 4° Dans la Province romaine il y avait des Ligures, comme les Albiques, les Salûtviens, les Yoconces, les Déciates, les Oxybiens, les Sordons ou Sardones; il y avait aussi des peuples celtiques comme : les Allobroges, les Helviens, et deux peuplades kymriques, les Volkes-Tectosages et les Volkes-Arécomiques. — Sur les côtes de la Méditerranée, Marseille (Massilia), fondée par les Grecs, avait établi des colonies et des comptoirs : Portus Herculis Monœci (Monaco), Aicœa (Nice), Antipolis (Antibes), Olbia (Eaube), Rhodanomia, à l'embouchure du Bhône, Agatha (Agde), etc.

La Gaule était divisée en beaucoup d'Etats ou peuplades (civitates) ; César en compte 27 dans la Belgique, 43 dans la Celtique, 12 dans l'Aquitaine : en tout, 82 dans la Gaule proprement dite, et 7 dans la Narbonnaise ; d'autres écrivains portent ce chiffre de 300 à 400. Les Gaulois étaient braves, mais d'un courage aventureux et bruyant, hospitaliers, curieux" et grands parleurs; ils étaient très superstitieux. Le peuple avait pour religion un polythéisme primitif; il adorait les forces de la nature; la religion des druides, qui paraît due surtout aux Kymris, était plus élevée; Teutatès, Hésus et Taranis étaient leurs divinités principales; leurs sacrifices étaient souvent sanglants. Il n'y avait que deux classes d'hommes ayant la puissance, les druides et les nobles ou chevaliers (équités); tantôt les nobles formaient un sénat et nommaient un juge suprême, annuel, ou vergobret ; tantôt le sénat était souverain; dans d'autres peuplades, la multitude choisissait le sénat ou des chefs, qui portaient le titre de rois. Plusieurs peuplades se réunissaient pour former une confédération ; il y avait des peuples sujets et des peuples clients.

La Gaule paraît d'abord avoir été habitée par les Ibères, qui s'étendirent jusqu'à la Garonne et même jusqu'à la Loire. Des Ligures, également venus d'Espagne, s'établirent sur les bords de la Méditerranée jusqu'aux Apennins. Les Galls ou Celtes pénétrèrent en Gaule, en traversant le Bhin, et allèrent même jusqu'en Espagne {Galleci, Celtici, Celtibériens) , jusqu'en Italie (Ambra, Ombriens), jusque dans les îles Britanniques (Britones, Bretons). Yers le vue s. av. J.-C, les Kymris vinrent également de la Germanie; les uns, dans les îles Britanniques, refoulèrent les Galls vers l'ouest, en Irlande, en Ecosse; les autres s'emparèrent d'une partie de la Gaule; les Belges ou Volkes, qui étaient de race kvmrique, devaient, plus tard, s'établir dans tout le nord du pays. Les Gaulois vendirent leurs services à tous ceux qui voulaient les paver, Carthaginois, Grecs de Sicile, rois d'Orient; tandis que de nouvelles bandes d'émigrés allaient combattre en Italie (invasion des Senones), en Grèce, en Asie (les Galates). — Les Bomains, après avoir vaincu et soumis les Gaulois d'Italie (Cisalpine), attaquèrent la vraie Gaule; et firent du pavs entre le Bhône et les Alpes une province romaine. 421 av. J.-C. Cinquante ans plus tard, les divisions des peuples gaulois, les menaces du Suève Arioviste, fournirent à César l'occasion désirée d'intervenir dans les affaires de ce pays, et d'entreprendre la grande suerre qui soumit à Borne toute la Gaule. 58 à 50. — La Gaule chevelue (Gallia comata) conserva d'abord son organisation, mais s'habitua facilement à la domination des vainqueurs. Auguste divisa la Gaule en quatre provinces, 27 av. J.-C. : la Narbonnaise, Y Aquitaine qui s'étendit jusqu'à la Loire; la Celtique ou Lyonnaise (de Lugdunum ou Lyon, sa nouvelle capitale), de la

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Loire à la Marne et à la Seine; la Belgique, qui embrassa tout le nord de la Gaule. A la fin de ce règne, pour défendre la frontière du Rhin contre les Germains, on créa deux provinces militaires, la Germanie supérieure, ou première, entre les Vosges et le fleuve , de Colmar à Mayence; la Germanie inférieure ou seconde, jusqu'à la mer et l'Escaut; Auguste établit encore une petite province, les Alpes maritimes. Partout des colonies, des villes municipales, portèrent les lois de Rome ; les villes anciennes perdirent leurs noms pour devenir des villes d'Auguste, de César, etc.; la langue romaine introduisit partout la civilisation, les lettres, les arts, tandis que les édits des empereurs poursuivaient dans le druidisme les souvenirs de la vieille indépendance. La Gaule resta romaine jusqu'au commencement du ve siècle. Alors les peuples barbares l'envahirent de différents côtés : les Wisigoths s'établirent, ver» 419, dans les deux Aquitaines et la Novempopulanie, de la Loire aux Pyrénées; les Rurgondes fondèrent un royaume dans la vallée de la Saône et du Rhône, à l'E., vers 413; les Francs s'avancèrent du nord, par la fielgique; sous Clovis ils deviendront maîtres de la plus grande partie de la Gaule. Le nombre des provinces de la Gaule fut de 47 sous Honorius ; cette division était à la fois civile et religieuse ; il y avait un évoque par cité, et l'on donnait "le nom de métropolitain à l'évêque de la capitale de la province. La Gaule, depuis Constantin, formait l'un des trois diocèses de la grande préfecture des Gaules.

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