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vêché de Toulouse et Narbonne, est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Toulouse.

Garran de Coiilon (JEAN-PHILIPPE), né à

Saiut-Maixent, 174S-1816, avocat, prit une part active aux événements de Paris, en 1789, fut juge au tribunal de Cassation, membre de l'Assemblée législative, de la Convention, passa au conseil des Cinq-Cents et fit partie du Sénat, dès sa formation. Il fut membre de l'Institut.

Garrick (David), né à Herefort, 1716-1779, petit-fils d'un gentilhomme protestant de Normandie, La Garrigue, débuta comme acteur, en 1741, dans une troupe ambulante. Il eut bientôt une immense réputation. Propriétaire du théâtre de Drury-Lane, il y attira la foule de 1747 à 1776 ; il était surtout admirable dans les rôles de Shakspeare ; mais il réussit aussi dans la comédie. Il composa beaucoup de comédies ingénieuses, et plus de 80 prologues ou épilogues. Il fut enterre à Westminster.

Garrigues (Monts), partie de la chaîne des Cévennes méridionales des sources de l'Orb au mont Aigoual, sur une longueur de 50 kil.

Garroviiias. v . de la prov. et à 30 kil N. de Cacerès (Espagne), sur le Tage ; 7,500 hab.

Garsaura (auj. Ak-Séraï), anc ville de la Cappadoce (Asie Mineure), sur l'flalys.

Garstang, bourg du comté et à 20 kil. S. de Lancastre (Angleterre), près de la Wye. Chapeaux, tissus de coton ; 8,000 hab.

Gartempe, affl. de gauche de la Creuse, passe àMontmorillon, Bellac (Creuse). Cours de 200 kil.

Garumna, nom latin de la Garonne. — Garumni, peuple gaulois de l'Aquitaine, sur la rive gauche de la Garonne.

Garzi (Louis), né à Pistoja, 1638-1721, condisciple de Carlo Marata dans l'atelier d'Andréa Sacchi à Rome, excellait à peindre les madones et les groupes d'enfants. Ses œuvres sont souvent confondues avec celles de C. Marata, son ami.

Garzia Hidalgo (Joseph), peintre espagnol, né à Murviedro, 1656-1712, étudia à Rome.

Garzia de Miranda (JEAN), peintre espagnol, né à Madrid, 1677-1749, fut estimé à la cour et fut surnommé le manchot, parce qu'il n'avait que la main gauche.

Gascogne, Vasconia, pays de l'ancienne France, s'appuyant sur les Pyrénées, qui la séparaient de l'Espagne au S., s'étendant jusqu'au golfe de Gascogne à l'O., jusqu'à la partie moyenne du cours de la Garonne à TE. Elle comprenait plusieurs pays : le Comminges, le Nébouzan,le Conserans, le Bigorre, l'Armagnac, la Lomagne, le Condomois, la Chalosse, le Marsan, le Gabardan, les Landes, le Tursan, la Soûle et le Labourd. Les Pyrénées offrent dans la Gascogne leurs sommets les plus élevés, leurs glaciers les plus nombreux, leurs gouffres, leurs cascades les plus pittoresques, leurs passages les plus ardus La Gascogne peut se diviser en trois parties : la région montagneuse, la région des collines et plateaux sillonnée de vallées plus ouvertes, riches en vignobles, en vergers, en céréales, enfin la région de l'O. et du N.-O., celle des plaines et des landes. — Ce pays paraît avoir été peuplé primitivement par lés Ibères; Les Romains y trouvèrent les tribus belliqueuses des Aquitains'; Crassus, lieutenant de César, les soumit, et la prov. prit le nom de Novempopulanie Elle appartint un siècle aux Wisigoths, puis tomba au pouvoir de Clovis, après la bataille de Veuille, 507. Les Vascons ou Gascons, peuple ibérien, qui habitait les deux revers des Pyrénées, s'associèrent à la résistance des Aquitains à la fin du vie s. et fondèrent le duché de Vasconie, entre la Garonne, la mer et les montagnes. La Vasconie, ravagée par les Arabes au vin* siècle, soumise par Pépin et par Charleniasne, eut néanmoins ses ducs, qui devinrent

héréditaires de S72 à 1036. Réunie à la Guvenne, elle en suivit les destinées. Charles VII reprit la Guyenne et la Gascogne, qui, après la ruine de la maison d'Armagnac, perdit tout à fait son indépendance sous Louis XI. La Gascogne faisait partie du gouvernement général de Guyenne et de Gascogne, formait la généralité d'Auch et Pau ; les deux tiers de son territoire ressortissaient au parlement de Toulouse, le reste à celui de Bordeaux. Elle comprend aujourd'hui les départements des Hautes-Pyrénées, du Gers et des Landes, avec une partie' de la Haute-Garonne, de Lot-et-Garonne et des Basses-Pyrénées.

Gascogne (Golfe de), Aquitanicus sinus, golfe formé par l'océan Atlantique, a l'O. de la France, et au N. de l'Espagne, où on le nomme golfe de Biscaye. [Billiton (Malaisie) ]

Gaspar (Détroit de), entre les îles Banca etj

Gasparin (Thomas-Auguste de), né à Orange, 1750-1793, appartenait à une branche de la maison des Gaspari de Corse, et contribua beaucoup à la réunion du comtat Venaissin à la France, 1791. Député à l'Assemblée législative, à la Convention, il siégea parmi les Montagnards, fut membre du Comité de salut public, puis chargé de missions en Vendée, à l'armée des Alpes, à Toulon.

Gaspe, district du Bas-Canada, à droite de l'embouchure du Saint-Laurent, pays bien boisé, mais couvert de brumes. Il y a la baie et le cap de Gaspe; la ville de Gaspe a un bon port a l'extrémité de la presqu'île formée par le golfe Saint-Laurent et la baie des Chaleurs.

Gassendi (Pierre), né à Champtercier, près de Digne, 1592-1655, fils de modestes cultivateurs, eut une intelligence très précoce, entra dans les ordres en 1617, fut sept ans professeur de philosophie à Aix. En 1624, il attaqua l'autorité d'Aristote dans un livre qui fit beaucoup de bruit, Exercitationes paradoxicœ adversus Aristotelœos, etc., Grenoble, in-8» Il fut en correspondance avec Galilée et avec le P. Mersenne, toujours occupé de philosophie, de mathématiques, d'astronomie, soutenant les opinions de Copernic et de Galilée, observant, le 7 nov. 1631, le passage de Mercure sur le Soleil, d'après les calculs de son ami Kepler, etc. A Paris, en 1641, il entra en lutte avec Descartes; la querelle du spiritualisme et du sensualisme, des Cartésiens et des Gassendistes, occupa tout le monde des intelligences, et plus d'une fois Gassendi, par la subtilité de ses objections, embarrassa ses adversaires. En 1645, il fut nommé professeur de mathématiques au Collège de France; en 1647, il publia son apologie dsEpicure, à laquelle il travaillait depuis longues années; il s'était proposé d'ajuster le système d'Epicure au niveau du christianisme aussi bien que de la raison; il croyait que l'âme est une matière spiritualisée, mais proclamait un Dieu qui a créé les atomes, qui gouverne le monde et prend soin de l'humanité. Comme astronome, il mérite d'être Iolv-J pour ses observations habiles et consciencieuse3. Sa philosophie a pu avoir de funestes conséquences , il a été l'un des précurseurs de Locke et de Condillac, et cependant sa mémoire est restée digne de respect. On lui a élevé récem- • ment une statue à Digne. — Ses ouvrages mathématiques et philosophiques sont nombreux ; rappelons seulement ses livres sur Epicure : De Vita, moribus et placitis Epicuri, lib vu Syntagma philosophiœ Epicuri; Syntagma philo sophician, ses livres contre Descartes . Disqut sitw metaphysica adversus Cartesium; Dubitatio nés et instantiœ adversus Cartesii metaphysi cam, etc. ; et les Vies de Peiresc, de Tycho-Brahé de Copernic.

Gassendi (JeAN-JacQUES-BaSILTEN, COmte De)

né à Digne, 1748-1828, de la famille du précédent, entra dans l'artillerie en 1767, fut général

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