‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 208 sur 657 · NES · texte numérisé non relu

NES

Bourges.

Bordeaux.

Eause Auch.

Clermont - Ferrand ,

i Rodez, Albi, Cahors',

Limoges, Javols(Lo-

1 zère), Saint-Paulien

(Haute-Loire).

Agen , Angoulême, , Saintes , Poitiers, Périgueux.

' Dax, Lectoure, Saint- Bertrand de Com- I minges, Conserans, | Lescar (Béarn), Aif re, Bazas, Tarbes, V Oloron, Auch.

Narbonne. A Toulouse, Béziers,Nî- ( mes, Lodeve, Uzes.

Apt, Riez, Fréjus, Gap, Sisteron, Antibes.

Digne, Chorges, Castellane,Senez,GIandève, Cimiez, Vence,

Embrun. .

Darantasia . .

(Mocstiers).

VIENNOI- SE

Vienne

Octoduro (Martigny).

Genève , Grenoble, Alps, Die, Valence, Aoste, Vaison, 0range, Cavaillon, Avignon , Arles , Marseille.

Cette dernière province fut elle-même divisée au ve s. en Viennoise Ire et Viennoise Ile.

Gaule Cisalpine, nom donné par les Romains a l'Italie septentrionale, à cause des nombreuses tribus gauloises qui s'établirent en deçà des Alpes par rapport à Rome. De bonne heure, les Ambra ou Ombriens fondèrent au N. de l'Italie un empire qui fut renversé par les Etrusques. Vers 600, arrivèrent les bandes gauloises de Bellovèse, qui s'établirent au N. du Pô, entre l'Adda et le Tessin; puis les bandes conduites par Elitovius, sous le nom de Cénomans, occupèrent le pays entre l'Adda et l'Adige, tandis qu'une troisième émisration s'emparait des contrées entre Je Tessin et les Alpes. Des bandes kymriques à leur tour passèrent les montagnes, passèrent le Pô ; les Boïens, les Anamans, les Lingons, s'établirent des Apennins à la mer Adriatique; les Senones à l'est, le long de la mer Adriatique. Les Gaulois se jetèrent alors sur l'Italie centrale, sur l'Etrurie, sur le Latium et la Campanie, prirent Rome, 390 av. J.-C, puis furent péniblement refoulés vers le nord. Les Romains commencèrent la conquête de la Gaule Cisalpine, après la Ire guerre punique. Annibal, en passant les Alpes, espérait'soulever les Gaulois contre Rome ; il fit la seconde guerre punique, surtout avec le secours de leurs bras. Quand la guerre fut terminée, Rome recommença la conquête de l'Italie septentrionale. Tout le pays forma une province romaine qu'on appela Gaule Cisalpine ou Gallia togata, parce que la toge romaine y remplaça la saie gauloise.

Elle se composait de quatre parties :

\o La Gaule transpadane, au N. du Pô (Padus), entre les Alpes, le Pô et la Vénétie {Taurini, Li- Uck Vagienni, Statielli, Ilvates, Celelates, Insubres, Cénomans).

2o La Gaule Cispadane, au S. du Pô (Lingones, Boii, Frimâtes, Anamans).

3o La Ligurie s'étendait à l'O. vers la mer de Ligurie, des deux côtés de l'Apennin, jusqu'à la

GAU

GAU

Macra seulement (Vagienni, Statielli, Ilvates, Frimâtes; Intemelii, Ingauni, Apuani).

io La Vénétie, au N.-E. de l'Italie, peuplée par les Vénètes d'origine illyrienne, s'étendait à l'E. delà Transpadahe jusqu'aux Alpes et jusqu'au territoire de Tergeste (Trieste) ; l'Istrie était en dehors de l'Italie. On y remarquait les Garni.

Gaule Cispadane et Transpadane. V.

Gaule Cisalpine.

Gaules (Préfecture des), grande division de l'Empire romain au ive siècle. Elle comprenait trois diocèses : 4<> le diocèse de Bretagne, renfermant 5 provinces; 2« le diocèse des Gaules, renfermant 17 provinces ; 3<> le diocèse d'Espa-

Sne, renfermant les 6 prov. de la péninsule et la [auritanie Tingitane en Afrique. Le préfet du prétoire des Gaules résida à Trêves, puis a Arles.

r.auimier (Eugène), né à Saint-Amand (Cher). 1795-1829, professeur de rhétorique, a traduit en vers Tibulle et composé des Odes et des Elégies, qui so«nt remarquables par la pureté du goût.

Gaultier Garguille (HUGUES Guérin OU

Guéru , dit Fiéciieiies i , né en rsormandie, probablement vers 1574, mort vers 1634, célèbre farceur français, n'a pas une histoire bien connue. Il paraît qu'avec ses compagnons, Robert Guérin et Henri Legrand (Turlupin et Gros-Guillaume), garçons boulangers, il aurait établi un petit théâtre portatif, près de l'Estra-

Sade, pour représenter des scènes burlesques: ichelieu les aurait soutenus et aurait adjoint les farceurs aux comédiens patentés. Suivant d'autres, Gaultier Garguille aurait débuté, en 4598, au théâtre du Marais, pour passer de là à l'hôtel de Bourgogne. Gaultier Garguille a laissé un recueil de chansons grivoises, 1631.

Gaultier (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 28 kil. E. du Blanc (Indre), sur la Creuse ; 2,266 hab.

Gaultier (Claude), né à Paris, 1590-4666, brilla au barreau de Paris dès l'année 1613, et fut surnommé Gaultier la Gueule. Il fit paraître, en 1663, le premier volume de ses Àcticms oratoires; Claude Guéret en publia un second volume, en 1669.

Gaultier (l'abbé Aloisius-Edouard-Camille), né à Asti (Piémont), de parents français, 4743-4848, vint en France, se consacra à l'éducation de la jeunesse, 4780. Il émigra ; de retour en France, après la paix d'Amiens, il développa sa méthode; il se servait de tableaux, de cartes, ou bien de jetons, d'étiquettes, d'interrogations en forme de loteries; et, dans ce but, il a composé un grand nombre d'ouvrages élémentaires.

Gaume (Jean-Joseph), né à Fuans (Doubs). 1802-4869, nommé par Pie IX prélat romain et protonotaire apostolique, a composé beaucoup d'ouvrages de religion et d'éducation : Manuel des confesseurs ;Hist. de la société domestique; les trois Rome; la Révolution. 12 vol. ; etc. Il a publié de nombreux pamphlets contre l'Université, en faveur des Pères de l'Eglise : le Ver rongeur; Lettres sur le paganisme dans l'éducation, etc : puis la Bibliothèque des classiques chrétiens, latins et grecs, 30 vol.

Gaure, anc. pays de France dans le Bas- Armagnac, comté qui dépendit de celui de Fézensac; le ch.-l. était Fleurance.

Gaurisankar, Gorishanta OU Everest,

l'un des sommets les plus élevés de l'Himala\a, a, dit-on, 8,840 mètres de hauteur.

Gaurus, Monte Gauro, mont de la Campanie. près de Capoue, célèbre par ses vins et par la victoire de Valenus Corvus sur les Samnites. 343 av. J.-C.

Gausin, v. de la prov. et à 70 kil. S.-O. de Malaga (Espagne) : 5.000 hab.

g»uss (Charles-Frédéric), né à Brunswick, 1777-1855, commença dès l'âge de dix-huit ans

ses importantes découvertes. Il publia ses Disquisitiones arithmeticœ en 4801, calcula les éléments des planètes Gérés et Pallas, fut nommé directeur de l'Observatoire de Gcettingue, 4807 ; et écrivit, en 1809, Theoria motus corporum cœleslium in sectionibus conicis ambientium II découvrit la belle comète de 1811 ; puis fut chargé de la mesure d'un arc de méridien. En 1X25, il fut associé étranger de l'Académie des Sciences de Paris. Il s'adonna ensuite à la cristallographie, à la physique et surtout au magnétisme terrestre; il inventa le magnétomètre, contribua beaucoup aux progrès de la télégraphie électromagnétique, et publia, en 1840, la théorie générale du magnétisme terrestre.

Gaussin (Jeanne-Catherine Gaussem, dite), née à Paris, 1711-1767, s'essaya d'abord à jouer la comédie en société, débuta à Lille, puis fut appelée à la Comédie-Française, en 1731. Elle quitta la scène en 1763.

Gautherot (Claude), né à Paris, 1769-1825, réussit de bonne heure dans le modelage du portrait, puis fut élève et ami de David. Luimême fit de bons élèves et a laissé des toiles estimées. Il a été l'éditeur et le collaborateur de la Galerie française, 1820, 3 vol. in-4°.

Gauthey (Emiland-Marie), né a Chalon-sur- Saône, 1732-1806, professeur a l'Ecole des ponts et chaussées, ingénieur de la province de Bourgogne, est l'auteur des grands travaux du canal du Centre entre la Loire et la Saône, 1783-1791. On lui doit : Traité complet sur la construction des ponts et des canaux navigables ; Mémoire sur l'application de la mécanique à la construction des voûtes et des dômes, etc., etc.

Gauthier, dit Sans Avoir, chevalier normand ou bourguignon, se mit à la tête d'une bande enthousiaste et indisciplinée, qui se précipitait vers l'Orient, au début de la première croisade. Il eut à lutter contre les peuples du Danube, et succomba dans une embuscade que lui tendirent les Turks près de Nicée, 1097.

Gauthier (François), né près de Falaise, mort en 1720, était à Londres le chapelain de l'ambassadeur de France, Tallard. Les chefs du parti tory et surtout Bolingbroke, qui désiraient la paix, le chargèrent d'entamer des négociations, d'abord secrètes, avec de Torcy. ministre des affaires étrangères de France, janvier 1711 ; elles aboutirent â la paix d'Utrecht, 1713.

Gauthier d'Agoty, né près de Marseille vers 1710, mort en 1785, perfectionna l'art de graver et d'imprimer en couleurs naturelles, créa le Journal de Physique et écrivit beaucoup d'ouvrages, enrichis de planches qu'il dessinait et gravait lui même.

Gauthier (Pierre), né à Troyes, 1790-1855, eut le grand prix d'architecture, construisit plusieurs hospices (Lariboisière, des Orphelins, etc i, et fut de l'Institut, 1841.

Gautier {Gualterius), chroniqueur probablement français, accompagna peut-être Godefroy de Bouillon, et écrivit une chronique intitulée*: Gualterii cancellarii Bella Antiochena, publiée par Bongars.

Gautier d'.lrras, né à Arras, écrivit pour le comte Thibaut Y de Blois, probablement de 1152 à 1154, un poème en 14,000 vers, YEmpereour Eracles (l'empereur Hérarlius) ; puis llle et Galéron, roman en 6.700 vers, dédié à l'impératrice, femme de Frédéric 1er.

Gautier de i,ille OU de Chàtillon (PHI- LIPPE), de la seconde moitié du xne s., né à Lille, secrétaire de l'archevêché de Beims, a composé en vers latins un poème intitulé : Alexandreis sive Gesta Alerandri Magni, en dix livres, d'après le récit de Quinte-Curce.

Gautier OU Walter Mapes OU .llap, poêle

anglo-normand de la fin du xiie s., né dans le comté de Glocester ou dans celui de Hertford.

GAV

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