GAY
fut attaché à Thomas Becket, servit Henri II. et, en 1196, devint archidiacre d'Oxford. Son principal ouvrage : De Nugis Curialium, est un curieux recueil de faits de toute nature. On lui doit une grande partie du cycle des romans de la Table ronde, sous la plus ancienne forme où ils nous soient connus : le Saint. Graal, Merlin, Lancelot du Lac. la Quête du saint Graal, le Roman de la mort d'Arthus, etc. On lui attribue encore beaucoup de vers latins satiriques, comme l'Apocalypsis, dirigée contre les mauvais moines.
Gautier de Coinsi, trouvère français, né à Amiens, 1177-1236, prieur de Saint-Medard de Soissons, a composé des poèmes d'une dévotion exaltée en l'honneur de la sainte Vierge : Cy commence li prologue seur les myracles Notre- Dame; une satire contre les papelards dans le poème de sainte Léocadie; et un troisième poème sur Y Ampereriz de Rome qui fu chacie de Rome par son seorge (beau-frère). On lui attribue un petit fabliau spirituel : le Vilain ànier.
Gautier de Coutances, né vers 1140, peutêtre dans le Cornouaille ou à Jersey, mort en 1207, fut évêque de Lincoln, archevêque de Rouen en 1184. 11 accompagna Richard Cœur de Lion jusqu'en Sicile, puis fut régent d'Angleterre en 1191. Lorsque Philippe Auguste se rendit maître de la Normandie, 1204, Gautier lui remit solennellement les attributs de la couronne ducale.
Gautier de Metz, poète français de la première moitié du xvie s., est probablement l'auteur de Y Image du Monde, poème didactique, versifié principalement d'après Y Imago Mundi d'Honoré d'Autun.
Gautier (Henri), né à Nîmes, 1660-1737, docteur en médecine, puis ingénieur et inspecteur général des ponts et chaussées. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : Traité de la cojistruction des chemins, tant de ceux des Romains que des modernes, 1715; et Traité des ponts et chemins des Romains et des modernes, 1716, 2 vol. m-8o.
Gautier (Mademoiselle), comédienne et religieuse, née à Paris, 1692-1757, réussit au Théâtre- Français; puis, tout à coup, en 1722, se fit religieuse dans un couvent de carmélites, à Lyon.
Gautier de Sibert, né à Tonnerre, 1720-1798, fut de l'Académie des Inscriptions en 1767 II a laissé : Variations de la monarchie française dans son gouvernement civil, politique et militaire, 4 vol. in-12; Vies des empereurs Tite, Antonin et Marc Aurèle, in-12; Histoire des ordres royaux, hospitaliers et militaires de Saint-Lazare, de Jérusalem et de Notre- Dame du Mont-Carmel, in-4° ; Considérations sur Vancienneté de l'existence du tiers état, etc.
Gautier (Théophile), né à Tarbes, 1811-1872, fut l'un des plus fougueux partisans du romantisme. Il a écrit dans beaucoup de journaux et de revues, surtout comme critique d'art et de théâtre. 11 a publié des poésies : la Légende d'Albertus, 1832 , la Comédie de la Mort, 1838 ; Emaux et Camées, 1852; — des romans : les Jeunes France, Mademoiselle de Maupin, Fortunio, le Capitaine Fracasse, etc., — des récits de voyages : Tras los Montes, Zigzags, Constanlinople, voyage en Russie, Italie; — des drames et vaudevilles : la Juive de Constantine, le Tricorne enchanté, le Voyage en Espagne; — des ballets : Gisèle, la Péri, Gemma, Sacountala, etc.
Gavarni (SULPICE-GuiLLAUME Chevalier ,
dit Paul), né à Paris, 1801-1866, eommença a se faire connaître par ses charges spirituelles et satiriques dans le journal les Gens du Monde, puis dans le Charivari. Pendant plusieurs années sa vogue fut immense. Il fut moins heureux, lorsqu'il voulut retracer les misères de la populace anglaise. Il a illustré un très grand nombre d'ouvrages.
Gavamie, village de l'arrond. et à 50 kiJ. S.-E. d'Argelès (Hautes-Pyrénées}, sur le Gavé de Pau, près d'un port ou passage des Pyrénées du même nom. Près de là est le cirque d'où le Gave se précipite d'une hauteur de 420 m.
Gavaudan (JEAN-BAPTISTE-SAUVEUR), né à
Salon (Provence), 1772-1840, tut de la réputation, dès 1791, au théâtre de Monsieur, puis a la salle Favart (Opera-Comique). — Sa femme, Alexand ri ne-Marie-Agathe Ducamel, née a Paris, 1781- 1830, s'est placée au rang des meilleures comédiennes de l'Opéra-Comique, de 1798 a 1822.
Gavaudan (JeAN-SÉBASTIEN-FuLCHRA.N Ros-
quier-), cousin du précédent, né a Montpellier, 1776-1843, joua sur plusieurs scènes, mais réussit surtout au théâtre Montansier ou des Variétés. Il a composé plusieurs vaudevilles spirituels.
Gave. On donne ce nom aux torrents qui se précipitent des Pyrénées Occidentales; les plus importants sont : le Gave de Mauléon. affl. du Gave d'Oloron; celui-ci est formé par le Gave d'Aspe et le Gave d'Ossau; il arrose Oloron, Zsavarreins. Sauveten-e ; et, après 120 kil. de cours, se jette dans le Gave de Pau. — Le Gave de Pau, formé par les Gaves de Barèges et de Gavamie, vient du mont Perdu, arrose Luz, Argelès, Lourdes, Pau, Orthez, et se jette dans l'Adour par la rive gauche; cours de 175 kil.
Caveaux (Pierre), né à Béziers, 1761-1825, d'abord chantre d'église, vint a Paris en 1789' et se montra chanteur agréable, excellent musicien, acteur plein de verve, au théâtre de Monsieur ou Feydeau. Il a composé un grand nombre d'opéras qui eurent du succès, de 1792 a 1818; il est l'auteur du Réveil du peuple.
Gaveston(PtERs), fils d'un gentilhomme gascon, domina complètement Edouard H d'Ansleterre, qui le combla d'honneurs, de biens, et le nomma même régent du royaume en 1308. Les barons forcèrent le roi à l'exiler plusieurs fois, et, en 1312, l'arrêtèrent à Scarborough, puis le firent décapiter â Blacklow-Hill.
Gavi, v. de la prov. et au S.-E. d'Alexandrie (Italie), au débouché du col de la Bocchetta; 3,000 hab.
Gavray, ch.-l. de canton, arrond. et à 20 kil. S.-O. de Goutances (Manche), sur la Sienne; 1,545 hab.
Gaviroi (Soliman-Ben), savant rabbin espagnol, né à Malaga, mort en 1070, fut astronome, composa des poésies en hébreu, et publia un recueil des traités estimés de philosophie inorale écrits en arabe, et intitulé : Correction des. mœurs et Choix de perles.
Gay (John), né à Barnstaple (Devonshire), 1688-1732, a été auteur dramatique, fabuliste et poète pastoral. Ses fables sont remarquables par la justesse des réflexions et la grâce du style ; mais ses poésies pastorales (Diane, The Shepherd's Veek, etc.) ont surtout assuré sa renommée
Gay (MARIE-FRANÇOISE-SOPHIE Nichault de
Lavaiette, Mme), née à Paris, 1776-1852, publia, en 1802, son premier roman, Laure d'Estell, sans le signer; en 1812, Léonie de Montbreuse, en 1815, Anatole, etc. Elle a aussi composé des opéras-comique (le Maître de chapelle), des comédies, des drames : la Duchesse de Châteauroux); puis des romans estimables: la Physiologie du Ridicule, les Souvenirs d'une vieille femme.
Gay (Delphine). V. Girardin (Mn»e de).
Gaj Lussac (JosEPH-Locis), né à Saint-Léonard (Limousin), 1778-1850, répétiteur à l'Ecole polytechnique en 1832, suppléa souvent Fourcroy. Il fut chargé par l'Institut de faire des expériences de magnétisme dans des ascensions aéronautiques le 24 août 1804, avec Biot, le 16 septembre, seul. En 1805, il accompagna
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