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GIL

Guadiana, reçoit à droite le Rianzarès, à gauche le Zancara et son affluent, le Reus, qui n'est séparé du Jucar que par un marécage.

Gihoun. V. DjIHOUN.

Gijon, v. de la prov. et à 34 kil. N.-E. d'Oviédo, dans les As furies (Espagne) ; bon port fortifié sur le golfe de Biscaye; commerce actif de charbon de terre; chantiers de construction ; 31,000 hab.

gïi (San-), v. de la Confédération Grenadine, à 350 kil. N.-E. de Bogota; 6,000 hab

Gila (Rio-), riv. de l'Amérique du N., vient de la Sierra-de-los-Mimbres, a servi de limite aux Etats-Unis et au Mexique, et se jette par la rive gauche dans le Colorado ; son cours est de 500 kil.

Gilbert (Iles), archipel du N.-O. de la Polynésie, formé de petites îles corallines. Les Etats- Unis ont occupé les îles Makin et Maraki, au N. de l'archipel. La popul. est de 50,000 hab.

Gilbert (Saint ), d'une famille noble d'Auvergne, suivit Louis VII à la seconde croisade, 4147, et fonda deux monastères dans le diocèse de Clermont, l'un de femmes, à Aubeterre, l'autre d'hommes, à Neuf- Fontaines. 11 mourut en 1152. On l'honore le 6 juin.

Gilbert de la Porrée (GlSLEBERTUS PORRE-

tanus), né a Poitiers, 4070-1154, chancelier de l'Eglise de Chartres, professeur de théologie et de dialectique a Paris, chef des réalistes, devint évêque de Poitiers en 1442. Il eut, au concile de Reims, 1448, des discussions théologiques avec saint Bernard et Eugène 111. Jean de Salisbury fut l'un de ses principaux élèves. Il a laissé des commentaires, des traités, dont plusieurs ont été imprimés.

Gilbert de Mons, de la seconde moitié du xne siècle, né à Mons, abbé de Saint-Aubin de Namur, a écrit l'histoire de Beaudouin, Chronica Hannoniœ.

Gilbert (Humphrey), né à Darmouth, 4539- 4854, frère utérin de Walter Raleigh, se distingua dans la guerre contre les Irlandais, 4570 ; patrona Frobisher, et reçut lui-même d'Elisabeth, en 4578, des lettres patentes pour faire des découvertes et des conquêtes dans l'Amérique du Nord. En 4583, il aborda à Terre-Neuve, en prit possession au nom de l'Angleterre, et périt dans une tempête.

Gilbert (Guillaume), né à Colchester, 4540- 4603, fut médecin d'Elisabeth. Il a écrit : De Magnete magneticisque corporibus, et de magno magnete Tellure, philosophia nova; Londres, 4600, in-4°.

Gilbert (Gabriel), 4610-1680, secrétaire de la duchesse de Rohan, fut protégé par Mazarin, de Lionne et Fouquet. Il a composé un Art de plaire, 4655, des Sonnets, des Madrigaux, des Pastorales et. surtout des Tragédies, parmi lesquelles on cite, à cause du sujet et des situations, Rodogune, 4644, Hippolyte, 4646, Cresphonte, 1659.

Gilbert (Nicolas-Joseph-Laurent), né à Fontenay-le-Chàteau, près de Remiremont, 4754-1780, écrivit un roman, 4770, publia le Début poétique, 4774, recueil de vers assez faibles, et, en 4773, des Odes sur la mort de la princesse Charlotte de Lorraine et sur le Jugement dernier. Puis il composa des pièces satiriques : le Carnaval des Auteurs, le Siècle. Ennemi des philosophes, des encyclopédistes, il fut bien accueilli à Paris par Fréron, Baculard d'Arnaud, etc. Il dédia à Fréron sa satire célèbre, intitulée : Le dix-huitième siècle, 4775; se distingua surtout par VOde sur le Jubilé, 4776, et par VOde sur la guerre présente, 4778. Cette année même, il écrivit la satire intitulée : Mon Apologie. Gilbert ne mourut pas de misère a l'Hôiel-Dieu, comme on l'a prétendu, mais des suites d'une chute de cheval ; il venait de composer les belles strophes, qui sont comme

la fin sublime de son élégie, le Poète malheureux.

Gilbert (Nicolas-Pierre), né à Brest, 4754- 1814, médecin à Landernau, membre correspondant de la Société royaie de médecine, se distingua dans les épidémies à Brest, à Morlaix, à Rennes. Il fut plusieurs fois médecin en chef de nos armées, de 4796 à 4843. et professeur au Valde-Grâce.

Gilbert des Voisins (Le Comte PlERRE PAUL-

Alexandre), né à Grosbois, 1779-1813, juge suppléant au tribunal de la Seine, 4805, président de chambre à la Cour d'appel en 4840, maître des requêtes en 4814, pendant les Cent Jours, premier président de la Cour impériale et pair de France. La seconde Restauration le disgracia. Il écrivit contre les jésuites et fut député de l'opposition, 4824-4823. Louis-Philippe le nomma conseiller à la Cour de cassation , pair de France, etc.

Gildas (Saint), personnage légendaire, qui peut-être vivait en Bretagne au vie siècle. On lui attribue un livre curieux, De Excidio Britanniœ, où il est parlé des malheurs de la Bretagne, à l'époque de l'invasion des Saxons et des Angles; l'Eglise de Bretagne y est assez maltraitée. On l'honore le 29 janvier.

Gildas-de.Rhuis (Saint.), village de l'ar-

rond. et à 48 kil. S.-O. de Vannes (Morbihan), dans la presqu'île de Rhuis, renferme les ruines d'une abbaye. Près de là est le château de Sucinio, construit par le duc Jean le Roux en 4260.

Gildas-des-Bois (Saint-), ch.-l. de canton

de l'arr. et au N.-E. de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure); 2, 504 hab.

Gildon, fils d'un petit roi maure du ive s., se souleva alors contre l'empereur Honorius. Stilicon envoya contre le rebelle son frère Mascezel; Gildon, arrêté à Tabraca, s'étrangla dang sa prison.

Gil-Eanez OU Gilianez, né à LagOS, écuyer

de l'infant dom Henrique. doubla le cap Bojador, en 4433; puis, plus tard, prit part à des expéditions vers la côte d'Arguin, au cap Blanc, 4447, au cap Vert

Gilles (Saint), en latin JEgidius, mort en 550, né à Athènes, disent les pieuses légendes, vint en Gaule et aborda là où s'élève aujourd'hui la ville de Saint-Gilles. — On cite un autre saint Gilles, qui aurait vécu à la fin du vn« siècle

Gilles de Paris {JEgidius Parisiensis), 4462- 1220, enanoine de Saint-Marcel, a composé plusieurs ouvrages en prose et en vers. Le plus connu, sur Charlemagne, intitulé Carolinus, fut écrit pour l'instruction du jeune Louis VIU

Gilles de Bretagne, 3e fils de Jean V, duc

de Bretagne, frère de François Ier, n'eut à la mort de son père qu'un modique apanage. Il attira sur lui la haine de son frère, qui, malgré leur oncle Arthur de Richemont, le rit arrêter, en 4446, et condamner. Comme on ne trouvait

f>as d'assassin, on essaya de l'empoisonner, de e faire mourir de faim"; il fut enfin étranglé au château de la Hardouinaie, dans la nuit du 25 avril 4450. François en retira le surnom de Fratricide.

Gilles (Nicole), mort en 1503, secrétaire-contrôleur du trésor sous Charles VIII, est connu par son histoire de France : Les très-élégantes, très-véridiques et copieuses Annales, etc., la première histoire en langue nationale.

Gilles (Pierre), né a Albi, 4490-1555, dédia à François 1er son livre, De Vi et Natura Animalium. Le roi le chargea d'aller visiter l'empire Ottoman ; on lui doit : De Topographia Constantinopoleos, hbri quatuor, 1561 ; De Bosphoro Thracio, libri très, 1564 ; Elephanti Descriptio, etc.

Gilles-les- Boucheries (Saint-), ch.-l. de canton, arrond. et à 20 kil. S.-E. de Nîmes (Gard), sur le canal de Beaucaire, célèbre par une an-

GIM

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