‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 217 sur 657 · GIO · texte numérisé non relu

GIO

cicnne abbaye. Il y n dans les environs des vignobles estimés ; 5,268 hab.

Gilles-snr-Y'ie (Saint-), Ch.-l. de Canton,

arr. et a 30 kil. N.-O. des Sables (Vendée); petit port ; commerce de grains, sel, eau-de-vie;

Giiiies (Jean), né dans le comté de Forfar (Ecosse), 1747-1836, traduisit plusieurs écrivains grecs, mais se fit surtout connaître par son Histoire de l'ancienne Grèce, de ses colonies, de ses conquêtes, jusqu'au partage de l'empire macédonien, 1786, 2 vol. in-4<>. Gillies en a donné une continuation médiocre depuis Alexandre jusqu'à Auguste, 1810, 4 voL in-8°.

Giiiin^ham, v. du comté de Kent (Angleterre), à I kil. E. de Chathanr; 6,000 hab.

Oiiiot (Jacques), né a Langres, vers le milieu du xve siècle, mort en 1619, conseiller-clerc au parlement de Paris, contribua à la défaite de la Ligue, en collaborant a la Satyre Ménippée. On lia attribue la Procession burlesque de la Ligne et la Harangue du cardinal-légat.

Giliot (Claude), dessinateur, peintre et graveur, né à Langres, 1663-1722, est surtout estimé à cause de ses eaux-fortes.

Giliray (James), mort en 1815, fut célèbre par ses caricatures politiques et satiriques, de 1780 à 1810. En 1830, on a reproduit une partie de son œuvre considérable en 2 vol. in-fal., avec 1 vol. in-8° d'explications.

Gilly, v. du Hainaut (Belgique), à 4 kil. E. de Charleroi. Houillères; 6,500 hab.

Giiiy (Jacques-Laurent, comte), né à Fournès (Languedoc), 1769-1829, volontaire en 1792, général de brigade en 1799, de division, après Wagram, en 1809 ; força en 1815 le duc d'Angoulême à s'embarquer a Cette, et fut député du Var, en 1815. Après Waterloo, il se retira à New-York ; il fut condamné à mort par contumace, revint se constituer prisonnier en 1820, et demanda la révision de son procès. Le duc d'Angoulème obtint de Louis XVIII qu'il lût mis en liberté.

Gilolo ou Kaimahera, la plus grande des Moluques (Malaisie), à l'E. de Célèbes, dont elle rappelle la forme irrégulière, a 380 kil. de long sur 70 de large. Elle est fertile en arbres à pain, sagou, cannes à sucre, épices, etc. Une partie dépend de la résidence hollandaise de Ternate ; il y a 260,000 hab. de race malaise, soumis aux sultans de Ternate, de Tidor, de Gilolo, etc.

Gilpin (Bernard), né dans le Westmoreland, 1517- 1583, se convertit au protestantisme, vers 1552, et ne fut sauvé du supplice que par la mort de la reine Marie. On l'a surnommé Y Apôtre du Nord.

Gilpin (Guillaume), de la même famille, né à Caiïisle, 1724-1804, a écrit un grand nombre d'ouvrages, d'un style poétique, sur les paysages les plus pittoresques de l'Angleterre et de lEcosse. On lui doit aussi les Vies de Bernard Gilpin . de Wiclef , de Jean Huss , de Cranmer, etc.

Gilpin (Sawrey), frère du précédent, né à Carlisle, 1733-1807, fut l'un des peintres de chevaux les plus estimés de l'Angleterre.

Gil-Polo (Gaspard), né à Valence, 1516-1572. est surtuut connu par son poème pastoral de Diana enamorada ; ses Sonnets et ses Canzones. ont de la grâce.

Gil-Yricente. V. VlCENTE.

Gimignani OU Giminiani (GlACINTO), peintre et graveur de l'école florentine, né à Pistoja, 1611-1681. fut élève de son père, Alessio, peutêtre du Poussin, qu'il a au moins imité.

Gimignani iLodovico), son fils, né à Rome, 1644-1697, fut aussi un peintre et un architecte distingue. Il eut pour maîtres son père et le Bernin, et étudia les maîtres vénitiens.

Gimignano (San-), bourg de la prov. et à

30 kil. N.-O. de Sienne fltalie). Bons vins 7,000 hab.

Giinone, affl. de gauche de la Garonne, vient des Pyrénées, et finit en face de Castel-Sarrazin; cours de 110 kil.

Gimont, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. E. d'Auch (Gers), sur la Gimone. Grains, vins, eaux-de-vie, mulets ; 2,998 hab.

Ginestas, ch.-l. de canton, arr. et à 18 kil. N.-O. deJN'arbonne (Aude). Vins estimés ; 1,227 h. Gingi ou Gindgi, v. du Karnauc, dans la présidence de Madras (Hindoustan), a 60 kil. N. de Pondichéry ; forteresse, près de la côte de Coromandel.

Ginguené (Pierre-Louis), né à Rennes, 1748- 1816, composa quelques pièces de vers, comme la Confession de Zulmé ; il échoua dans deux concours académiques, en 1787 et 1788. Partisan de la Révolution, il la défendit dans les journaux comme la Feuille villageoise, et par plusieurs brochures; il travailla a la Décade philosophique, de 1795 à 1807. Membre de l'Institut, ministre plénipotentiaire a Turin, en 1797, puis membre du Tribunat, en 1799, il fut du parti de l'opposition. Il commença a l'Athénee, en 1802, un cours de littérature italienne, qui est devenu la base de son ouvrage le plus remarquable, VHistoire littéraire d'Italie, 9 vol. in-8°. Il a travaillé a VHistoire littéraire de la France.

Ginkel (Godard van), baron d'Athlone et comte d'Aghrim, né à Utrecht. 1630-1705, suivit Guillaume d'Orange en Angleterre et gagna la bataille d'Aghrim sur Saint-Ruth, 22 juillet 1691, puis s'empara de Limerick. 11 acheva de pacifier l'Irlande.

Gioberti (Vus cent), né à Turin, 1791-1852, professeur de théologie à l'université de Turin, chapelain de la cour, fut impliqué dans une conspiration républicaine, exilé, 1833, et vécut de fonctions modestes à Paris et a Bruxelles jusqu'en 4843. 11 publia : Théorie du Surnaturel, 1838; bxtroduclion à l'étude de la philosophie, 1839; Du Beau, 1841. Il gagna beaucoup de partisans à son néo-catholicisme, par lequel il voulait rendre a l'Eglise sa supériorité sociale, à l'Italie son indépendance, et publia à Paris, 1843 : Suprématie civile et morale des Italiens; il répondit à ses adversaires par ses Prolégomènes, 1845, et surtout par le Jésuite moderne, 1847. Rappelé de son exil en 1848, il provoqua l'union des différentes parties de l'Italie au Piémont, fut nommé député, puis président de la Chambre, à Turin. Ministre, président du conseil dit démocratique, il voulait dominer les révolutions italiennes, au moyen des armes piémontalses, au profit des libertés constitutionnelles. Il fut forcé de se retirer, mais continua à prêcher l'union dans le journal // Saggiatore. Victor- Emmanuel le nomma ambassadeur à Paris. Il renonça bientôt aux affaires publiques, et écrivit en 1851 le Renouvellement civil de l'Italie. Il mourut subitement à Paris. Ses ouvrages ont été mis à l'Index.

Giocondo (Fra Giovanni), né à Vérone, 1450- 1520, était dominicain ou franciscain. Il se fit connaître par des travaux d'architecture hydraulique; Louis XII l'appela à Paris, en 1499. pour construire le pont ^otre-Dame et le petit pont de l'Hôtel-Dieu. A Venise, il construisit le grand entrepôt (Fondaco de' Tedeschi) ; puis il se rendit à Rome, où il fut nommé architecte de Saint-Pierre avec Baphaël, 1514. On ne sait pas au juste où et quand il mourut.

Gioja (Flavioi, né à Pasitano, près d'Amalfi, vers la fin du xme s., a longtemps passé pour avoir inventé la boussole. Il est probable que Gioja a seulement trouvé le moyen de suspendre l'aiguille sur un pivot solide, et de la renfermer dans une boîte (d'où Je nom de bossola, boîte).

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