‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 225 sur 657 · MERIDIONALE · texte numérisé non relu

MERIDIONALE

Honduras. . . .

Iles Malouines .

Guyane

ÔCEANIE.

Nouvelle- Gal-

les du Sud . .

Australie oc-

cidentale . . .

Australie mé-

ridionale . . .

Victoria . . . .

Queen's land .

Nouvelle - Zé -

lande . • . . .

Tasmanie. . . .

Iles Fanning . .

Ile Norfolk . . .

Iles Fidji , . . .

Grande (Rio), riv. de la Sénéjïambie. au S. du Rio Géba. navigable pour d'assez gros navires jusqu'à 40 kil. de mer. Cours de 400 kil.

Grande (Rio), rivière du Brésil, vient de la province des Mines-Geràes, sépare les provinces de Goyaz et de Saint-Paul, et se jette dans le Paranahyba, après 800 kil. de cours.

Grande (Rio), rivière du Brésil, vient de la province de Goyaz, arrose la province de Per-

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nambuco et se jette dans le San-Franscisco, après 200 kil. de cours.

Grande (Rio), Rivière du Pérou, descend du versant occidental des Andes, arrose la province où est Lima, et, après 100 kil. de cours, finit dans le Quapiri.

Grande (Rio), rivière de l'Amérique centrale, arrose le Guatemala, est presque partout navigable et finit dans le lac Dulce. Son cours est de 180 kil.

Grande- do-Morte (Rio), fleuve du Brésil, arrose la province de Rio-Grande-do-Norte, et, après 160 kil. de cours, finit dans l'Océan Atlantique

Grande-do-Sul (Rio), fleuve du Brésil, vient de la lagune de Los Patos, donne son nom à une province et finit dans l'Atlantique.

Grande (Rio). V. BRAVO DEL NORTE (Rio).

Grande-Anse (Rivière de la), rivière de l'île d'Haïti, qui a 60 kil. de cours et se jette dans la baie de Leogane, au S. E. de Jérémie.

Grande Rivière OU Sainte-Rose, bourg d'Haïti, sur la Grande-Rivière, longue de 70 kil. L'arrondissement produit beaucoup de sucre, de café, de cacao.

Grand. Fougeray (t-e), ch -1. de canton,

arr. et à 30 kil. O. de Redon (Ille-et- Vilaine) ;

Grandi (Ercole), né à Ferrare, 4491-1531, élève de L. Costa. On cite de lui plusieurs tableaux remarquables par le coloris.

Grandîdier (Philippe-André), né à Strasbourg, 1532-1787, a laissé : Histoire de l'évèché et des évëques de Strasbourg, 2 vol. in-4° (ouv. inachevé); Essais historiques et topographiques sur l'église cathédrale de Strasbourg ; Hist. ecclésiastique, militaire, civile et littéraire de la prov. d'Alsace, t. 1er. etc.

Grandier (Urbain), né à Rovère, près de Sablé, 1590-1634. fut curé de Samt-Pierre de Loudun (diocèse du Mans) et chanoine de Sainte-Croix. Il se fit beaucoup d'ennemis, et on l'accusa d'avoir ensorcelé les Ursulines de Loudun; même elles le dénoncèrent. Laubardemont. agent de Richelieu, vint en 1633 pour faire démolir le château de Loudun; on lui dénonça Grandier comme auteur d'une violente satire conlre le cardinal, la Cordonnière de Loudun. Lanbardemont fit arrêter Grandier et le fit conduire à Angers. On l'accusa de sacrilèges et d'autres crimes, et on le condamna comme coupable de magie, de maléfice et possession sur les religieuses de Loudun. Il fut brûlé vif, en

Ërotestant d'ailleurs de son innocence. Cette inebreuse affaire n'a jamais été expliquée d'une manière suffisante.

Grandjouan, village de l'arrond. et à 24 kil. S.-O. de Châteaubriant (Loire-Inférieure), dans la commune de Nozay. Ecole d'agriculture et ferme-école, fondée en 1833.

Graud-Juuction, canal d'Angleterre, commençant a Brentford, sur la Tamise, s'unissant à l'Ouse, au canal de Grand-Union et a celui d'Oxford. 11 a 136 kil. de longueur, et 121 éclu-

Grand.Lemps (Le), ch.-l. de canton, arr et à 20 kil. S.-E. de la Tour-du-Pin (Isère) ; 2,084 hab. . .

Grandiieu (Lac de), dans la Loire-Inférieure, à 12 kil. S.-O. de Nantes, de 3,900 hectares de superficie. Il reçoit la Boulogne, l'Ognon, et se déverse par l'Achenau dans la Loire. Il occupe, dit-on, l'emplacement d'une ancienne ville, Herbadilla.

Grand-Lucé (Le), ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. S.-O. de Saint- Calais (Sarthe) Toiles; 2,091 hab.

Grandmesnil ( JEAN-BAPTISTE Fauchard

de), né à Paris, 1737-1816, conseiller de l'amirauté, 1765, se prononça contre Maupeou, 1771,

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se fit acteur et joua les valets avec succès II fut à Paris, 1790, l'un des plus brillants interprètes de Molière, dans les rôles à manteau.

Grandmont. V. GRAMMONT.

Grand-Ours (Lac du), dans la Nouvelle- Bretagne vAmérique du Nord), a 120 kil. de long sur 40 de large, et s'écoule par le Mackensie.

Grandpré (LûUIS-Marie-JoSEPR Ohier,COmte

de), né a Saint-Malo, 1761-1846, a laissé plusieurs ouvrages assez curieux : Voyage à la côte occidentale d'Afrique en 1786 et 1787 , Voyage dans l'Inde en 1789 et 1790; Dictionnaire universel de géographie maritime, 2 vol. in-4° ; etc.

Grand-Pré, ch.-l. de canton, arrond. et à 18 kil. S.-E. de Vouziers (Ardennes), sur l'Aire, près d'un défilé de l'Argon ne ; 1,259 hab.

Grand-Pressijîny (Le), ch.-l. de Canton,

arr. de Loches (Indre-et-Loire) ; 1,776 hab.

Grandrieu, ch.-l. de canton arr. et à 40 kil. N.-E. de Mende (Lozère); 1 861 hab.

Grandris, commune du canton de la Mure, arr. de Villefranche, (Rhône); 2,311 hab

Grand-Serre (Le), ch.-l. de canton, arr. et à 50 kil. N.-E. de Valence (Drôme); 1,559 hab.

Grands «fours. On a donné ce nom a des assises extraordinaires pour rendre la justice Les comtes de Champagne tenaient les Grands Jours à Troyes; Philippe le Bel régularisa ces assises, 1302, et en fit une véritable cour de justice. Depuis le xvie siècle, les Grands Jours furent des commissions extraordinaires, formées de magistrats des parlements pour réprimer les désordres dans les provinces. Fléchier a laissé un spirituel journal des Grands Jours tenus à Clermont sous Louis XIV, en 1665.

Grand.Trunk OU Trent-et-.llersey, canal

d'Angleterre, qui commence au confluent de la Trent et du Derwent, et se joint au canal du duc de Bridgewater ; il a 136 kil. de longueur.

Grandval (FRANÇOIS- CHARLES Racot de),

né à Paris, 1710-1784, joua les premiers rôles tragiques et les rôles de haute comédie, de 1729 a 1762. Il a compose plusieurs comédies ou parades, en prose et en vers.

Grandville (JeAN-IgNACE-IsIDORE Gérard,

dit), né à Nancy, 1803-1847, se fit connaître par ses dessins humoristiques et par ses caricatures, comme les Métamorphoses du jour, 1828 ; et par ses études philosophico-morales, les Cannes, les Parapluies, les Chapeaux, etc. Il illustra Gulliver, Béranger, mais surtout La Fontaine.

Grandviiiiers, ch.-l. de canton, arr. et à 28 kil. N.-O. ae Beauvais (Oise). Papiers peints; 1,700 hab.

Granet (François-Marius), né à Aix, 1775- 1849, fils d'un maçon, commença à étudier sous le paysagiste Constantin, puis sous David. Il habita Rome de 1802 à 1819 et y acquit réputation et aisance. Il fut membre "de l'Institut en 1830, conservateur des tableaux du Louvre et du musée de Versailles. Il a peint surtout des intérieurs et des souterrains de couvents; il fut le peintre de la lumière.

Grangcmouth, port du comté et à 16 kil. S.-E. de Stirlins (Ecosse), à l'extrémité du canal du Forth et de la Clydc; 2,300 hab.

Grangeneuve (Jacques-Antoine), né à Bordeaux, 1750-1793, député à l'Assemblée législative, fut d'abord farouche révolutionnaire; mais, à la Convention, il montra une modération inattendue, fut proscrit avec les Girondins au 2 juin, mis hors la loi le 18 juillet, arrêté à Bordeaux et exécuté le 21 décembre.

«ranger (Jacques), né dans le Berkshire, 1710-1776. fit une grande collection de portraits, qu'il accompagna de biographies: A biographical History of England, 1775, 4 vol. in-8°.

Granges, commune du canton de Corcieux, arr. de Saint-Dié (Vosges) , 2.766 hab.

Grauique (Le) » petite rivière de Mysio

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(Asie Mineure), tributaire de la Propontide, célèbre par la victoire d'Alexandre, 334 av. J.-C.

Granja (L.a), V. Ir.DEFONSO (SAN-).

Gi~nollers-del-Valles, bourg de la prov.

et a 30 kil. N.-E. de Barcelone (Espagne). Produits agricoles ; fabriques de tissus de coton; 4,600 hab.

Gran.Sasso (la grande roche) , massif de l'Apennin central, dont le plus haut sommet, le Monte-Corno, a 2,990 m., à 17 kil. N.-E. d'Aquila.

Cransee, v. du Brandebourg (Prusse), à 60 kil. N. de Berlin. Draps et toiles ; 5,000 hab.

Granson, v. du canton de Vaud (Suisse), à 32 kil. N'. de Lausanne, au S.-O. du lac de Neuchâtel. Victoire des Suisses sur Charles le Téméraire en 1476; 1,-200 hab.

Grant (Terre de), partie de la côte méridionale de l'Australie, sur le détroit de Bass.

Grant (Charles), né en Ecosse, 1746-1823, l'un de^ directeurs de la Compagnie des Indes, 4793, membre des communes, de 1802 à 1819, travailla généreusement à l'émancipation des noirs.

Grantham, v. du comté et à 35 kil. S. de Lincoln (Angleterre). Courses célèbres de chevaux: ■M.OUO'hab.

Granvelle. V. PERRENOT.

Gianviiie {Grannomim), ch. -l.de canton, arr. et à 26 kil. N.-O. d'Avranches (Manche), sur un rocher qui s'avance dans la mer, a l'embouchure du Boseq. Port sur et commode, avec bassin à flot, on y arme pour Terre-Neuve, la pêche de la baleine, le grand cabotage el la pêche des huîtres; on y t'ait le commerce avec les îles anglo-normandes; 11,047 hab.

GranvilIe.GreenvilIe OU Grenville (GEOR- GE», vicomte Lansdowne. baron DE Bidefort,

homme d'Etat anglais, 1667-1735, soutint les tories, fut ministre de la guerre en 1710, pair d'Angleterre, 1711, trésorier de la maison de la reine, 1714. A l'avènement de George Ier. soupçonné d'intrigues en faveur du prétendant, il fut enfermé à la tour de Londres. 11 a composé des poésies, imitées de Waller.

Grao, port de la prov. et à 5 kil. E. de Valence (Espagne), a l'embouchure du Guadalaviar; 5,000 hab.

Grassano, v. de la Basilicate (Italie), à 26 kil. O. de Matara; 4,000 hab.

Grasse, ch.-l. d'arr. des Alpes-Maritimes, à 24 kil. O. de Nice. Grand commerce d'huile d'olive, de parfumerie, de savons, de cuirs, de figues; 12,090 hab.

Grasse-Tilly (FRANÇOIS-JOSEPH-PAUL, COmte

de Grasse, marquis de), né a Valette (Provence), 1723-1788, fut nommé chef décadré, 1779, et se distingua par son courage plus que par ses talents, dans la guerre d'Amérique. 11 contribua à la prise de Tabago, a la capitulation de Cornwalhs à York-Town; mais en 1782, fut complètement vaincu à la bataille des Saintes par l'amiral Rodney. Conduit à Londres, il contribua à la paix de 1783.

Grasse (La), ch.-l. de canton, arr. et à 35 kil. S.-E. de Carcassonne (Aude), sur l'Orbieu : d, 444 hab.

Grasset de Saint-Sauveur (JACQUES), né à

Montréal (Canada), 1757-1810, a publié un grand nombre d'ouvrages, des romans oubliés, les Costumes civils actuels de tous les peuples connus, 4 vol. in-io; l' Encyclopédie des Voyages, 5 vol! in-i<> ; L'antique Home. 2 vol. in-4<>; etc.

Grassin (Pierre), vicomte de Busancv. conseiller au Parlement, fondateur du Collège des Grassins, 1569

i Grassis (Paris de), né à Bologne, à la fin du xve s., mort en 1528, évêque de Pesaro, a laissé : De cœremoniis Cardinalium et Episcoporum in eorum diœcesibus libri II, in-fol. ; Diarium Curiœ Romanœ, journal de 1504 à 1521.

Grassiitz, v. de Bohème, sur la Zwoda, a des mines de cuivre et des fabriques de laiton: 5,000 hab. '

Grateiia (Philippe-Sébastien), dit le Bastian/no, peintre de Ferrare, 1540-1602, élève de Michel-Ange.

Gratet-Duplessis (ALEXANDRE), né à Tan-

ville (Eure-et-Loir"), 1792-1853, recteur de Caen et de Douai, a publié la Bibliographie parémiologique (ouvrages consacres aux proverbes), et composé une collection de netits livres amusants, sous le pseudonyme d'Hiloire le Gai.

Gratien (Saint-), commune de l'arr. et à 20 kil. S. E. de Pontoise (Seine-et-Oise), a 3 kil. S.-O. de Montmorency.

Gratien (Gratianus Augustds), fils de Valentinien 1er, né a Sirmium en Pannonie, 359-383, eut pour précepteur Ausone, et succéda a Valentinien en 375. Les soldats lui donnèrent pour collègue son jeune frère, Valentinien il. Gratien combattit les barbares du Danube et du Rhin. A la mort de son oncle, Valens, 378, il confia l'Orient au comte Théodose, qui fut nommé empereur. Ses soldats, mécontents, l'abandonnèrent devant l'usurpateui Maxime, qui fut vainqueur près de Paris ; il fut tué à Lyon.

Gratien, canoniste italien du xne s., né à Chiusi ou à Carraria (Toscane), fut moine au couvent des Camaldules de Bologne, et y rédigea son Decretum ou Recueil raisonné des canons des conciles, des Décrétales, des extraits des Pères, de l'Or'do Romanus, du Pontificalis, du Liber diurnus, du droit romain, etc.

Gratioiet (Louis-Pierre), né à Sainte-Foy (Gironde), 1815-1865, médecin, suppléant au Collège de France, professeur d'anatomie et de physiologie comparées à la Sorbonne, a publié plusieurs Mémoires remarquables sur l'anatomie du cerveau.

Gratins Faiiscus , poète latin , dont on ignore la patrie ei la vie, a composé, du temps d'Auguste, un poème intitulé : Cynegeticon liber, en 540 vers hexamètres, ' à il parle du chasseur, de ses instruments, de ses chiens.

Grattan (Henri), né à Dublin, 1750-1820, avocat, entra au parlement irlandais en 1775, et soutint avec éloquence les droits de sa patrie. En 1780, il obtint que le roi, les lords el les communes d'Irlande pourraient seuls faire des lois obligatoires pour ce pa\s; on lui vota une somme de 50,000 livres sterling. Cependant sa belle modération lui enleva une partie de sa popularité; et il se retira en 1798. il reparut à Westminster, resta fidèle à son noble rôle, et continua d'être admiré pour son éloquence énergique et brillante, et d'être estimé.

Gratz ou Grsetz, ch.-l. de la Styrie (Autriche), sur la Muhr, a 190 kil. S.-O. de Vienne. Evèché; cathédrale gothique. Université possédant une magnifique bibliothèque ; le Johanneum est un établissement d'instruction agricole fondé par l'archiduc Jean. Fabriques nombreuses de fer, d'acier; manufactures de cotonnades, de mousselines, d'étoffes de soie, de laine, etc. Commerce considérable; patrie de Hammer; 98,1)00 hab.

Graudenz {Grudziadz, en polonais), v. de la Prusse occid. (roy. de Prusse), sur la rive droite de la Vistule," à 40 kil. S. de Marienwerder. Place forte; draps, tabac; distilleries d'eaude-vie; grand commerce de grains; 15,000 hab.

Grauinet, ch.-l. de canton , arrond. et à 20 kil. N.-E. de Lavaur (Tarn). Chapellerie commune; drap» ; 6, 946 hab.

Grave (Pointe de), a l'extrémité méridionale de l'embouchure de la Gironde.

Grave, v. forte du Brabant septentrional (Pa\ s-Bas), sur la Meuse, à 30 kil. N.-E. de Boisle-Duc; 3,000 hab.

Grave.en.Oisaas (La), ch.-l. de canton,

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arroncl. et à 34 kil. N.-O. de Briançon (Hautes- Alpes), sur la Romanche. Mine de plomb argentifère ; 1,252 hab.

Graveiines, ch.-l. de canton, arrond. et à 46 kil. S.-O. de Dunkerque (Nord), port et place de guerre sur l'Aa. Commerce de fruits et d'œufs; on y arme pour la pêche du hareng, de la morue. Bataille de 1558, perdue par le maréchal de Thermes ; 8,413 hab.

Gravelot (HUBERT-FRANÇOIS Bourguignon),

graveur, frère du géographe Danville. né à Paris, 1699-1773, eut de la réputation, en Angleterre et en France.

Graveiotte, commune du canton de Gorze, à 12 kil. de Metz (Lorraine). Bataille du 18 août

Granvenberg (Wirnt von), né près de Krems (Autriche) ou près de Nuremberg, au xin* s., a composé plusieurs poèmes de chevalerie, dont un seul, le Wigalois, est arrivé jusqu'à nous.

Gravenhage (S'). V. La HAYE.

Gravesande. V. S' GRAVESANDE.

Gravesend, v. du comté de Kent (Angleterre), sur la Tamise, à 35 kil. S.-E. de Londres. Chantiers de construction; 21,000 hab.

Graville-Sainte-Honorine, commune du

canton d'Jngouville, arr. et à 5 kil. du Havre (Seine-Inférieure). Fabriques, constructions de machines à vapeur , fonderies , raffineries ; 4,474 hab.

Gravina, v. de la prov. et à 55 kil. S.-O. de Bari (Italie). Evêché; 10,000 hab.

Gravina (Dominique), né à Gravina, vivait au xive siècle, et a écrit : lo Storîco del Regno di Napoli, de 1333 à 1350.

Gravina (Pierre), né à Palerme, 1453-1527, ecclésiastique, a écrit beaucoup de poésies latines, qui eurent une grande réputation, Epigrammatum liber, Sylvarum liber, Poematum libri, etc.

Gravina (Jean-Vincent), né à Roggiano (Calabre), 1664-1718, fut le principal fondateur de l'académie des Arcades à Rome, 1695. Il a laissé : Origines Juris civilis; De Romano Imperio.

Gravina (Frédéric, ouc de), né à Palerme. 4756-1806, errtra dans la marine espagnole, se distingua contre les Barbaresques et contre les Français ; devint vice-amiral , ambassadeur extraordinaire à Paris en 1804, capitaine général des armées navales. Il prit part a la bataille du cap Finistère contre l'amiral anglais Calder; blessé grièvement à Trafalgar, il put se retirer à Cadix', où il mourut trois mois après de ses blessures.

Gray, ch.-l. d'arrond. du départ, de la Haute- Saône, sur la rive gauche de la Saône, à 56 kil. S.-O. de Vesoul. Fabriques de tissus de crins, de fécule, d'amidon; construction de bateaux; magnifique usine de Tramoy. Commerce important en fers, grains, vins, fourrages, chevaux, etc.; 7,255 hab

Gray (Thomas), né à Londres, 1716-1771, fut l'ami d'Horace Walpole, puis il se brouilla avec lui, 1739-41. D'un caractère naturellement mélancolique, d'une santé faible, il vécut dans la retraite, et composa des poésies d'une sensibilité vraie, d'une pureté gracieuse. Son Elégie écrite dans un cimetière de village devint rapidement populaire. Ses Œuvres, comprenant ses Poèmes, sa Correspondance, ses Notes et ses Recherches critiques, ont été publiées par Matthias, 1814.

Grazalema, v. de la prov. et à 80 kil. N.-E. de Cadix (Espagne). Fabriques de draps; 11.000 h.

Graxia (Leona^doj, peintre de l'école florentine, né à Pistoja, vivait au xvie siècle. Employé aux travaux de Raphaël, il fut plutôt coloriste que dessinateur.

Graziani (Antoine-Marie), né à Borgo-San- Sepolcro (Toscane), 1537-1611, secrétaire de Sixte-Quint, évêque d'Amelia, légat à Venise, a laissé des ouvrages écrits dans un latin élégant :

De bello Cyprio; De casibus virorum Ulus* trium, etc.

Graziani (Jérôme), né à Pergola, 1604-1675, protégé par le duc de Modène, François, a écrit un poème de Cléopdtre, en 6 chants; la Conquête de Grenade, en 26 chants; une tragédie de Cromwell, etc.

Grazzini (Antoine-François), dit le Lesca ou le Dard (espèce de poisson), né à Florence, 1503-1583, l'un des fondateurs de l'Académie florentine Degli Umidi, eut la première idée de la célèbre académie de la Crusca. 11 fut l'un des écrivains les plus spirituels de son temps. Il a laissé des Comédies, des Sonnetti, des Capitolini, pièces satiriques assez piquantes; La Guerra de Mostri, petit poème burlesque; trente Nouvelles, divisées en trois Cène (soupers).

Great.Pedee, riv. des Etats-Unis, arrose les deux Caroiines, prend le nom de Yadkin dans la Caroline du Nord et est navigable pendant plus de 250 kil.

Greaves (Jean), né à Colmore (Hampshire), 1602-1652, eut une chaire d'astronomie à Oxford. Il avait, dans voyage en Orient, réuni beaucoup de manuscrits, de médailles, etc On lui doit : Elementa linguœ persicœ,Pyramidographia, Traité du pied romain et du denier, etc.

Grèce ancienne, Gra>cia, contrée du S.-E. de l'Europe, dont les limites n'ont jamais été bien déterminées par les anciens. Si on la termine aux monts Cambuniens et Acrocérauniens, c'est-à-dire aux frontières de la Macédoine et de l'Illyrie, dont les populations n'étaient pas de race hellénique, elle avait 410 kil. du N au S. et 270 kil. dans sa plus grande largeur de l'O. vers l'E. C'est une presqu'île très découpée, entre la mer Egée à l'E., la Méditerranée au S., la mer Ionienne à l'O. Le golfe de Corinthe et le golfe Saronique la coupent en deux parties; la chaîne de l'OEta forme une troisième division. De là trois régions : le Péloponnèse ou la presqu'île, la Grèce centrale ou Hellade, la Grèce septentrionale. Strabon réunissait à la Grèce la Macédoine , que nous laisserons en dehors , quoique son histoire ait été unie intimement à celle de la Grèce (V Macédoine); mais les îles formeront une quatrième section.

lo Péloponnèse (Morée). Uni à la Grèce centrale par l'isthme de Corinthe, il est baigné : au N. par le golfe de Corinthe (G. de Lépante et de Patras); à l'O. par la mer Ionienne, qui forme les golfes de Cyllène et de Cyparissius (Arcadia) ; au S. par la "mer Méditerranée, qui forme les golfes profonds de Messénie (Coron) et de Laconie (Marathonisi) ; à l'E., par la mer de Myrtos, qui forme les golfes d'Argolide (Nauplie) et Saronique (d'Egïne). Il comprenait sept pays : Laconie au S.-E., Messénie, au S.-O., Elide au N.-O., Achaïe au N , Corinthie au N.-E., Argolide à l'E., Arcadie au centre.

2» La Grèce centrale ou Hellade avait pour bornes : au S. le golfe de Corinthe, l'isthme et le golfe Saronique qui la séparaient du Péloponnèse; à l'E. la mer Egée, qui formait sur ses côtes le détroit d'Euripe et la mer d'Eubée, entre l'Attique, la Béolie et l'île d'Eubée, puis le golfe Maliaque; à l'O., la mer Ionienne, qui formait le golfe d'Ambracie; au N. elle était séparée de la Grèce septentrionale par une ligne de. montagnes qui allaient du golfe Maliaque au golfe d'Ambracie : Monts Othrys, OEta, Tymphreste. Il y avait huit pavs : Megaride, au N.-E. de l'isthme de Corinthe; presqu'île de l'Attique à l'E ; Béotie, à FO. entre les deux mers ; Phocide, du golfe de Corinthe à l'OEta; Doride, dans les montagnes au N. , Locride, divisée en deux parties, l'une au N.-E. sur le canal de l'Eubée (Locride Opuntienne, Epicnémidienne), l'autre au S.-O. sur le golfe de Corinthe (Locride Ozole); l'Etolie et l'Acarnanie à l'O.

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3o La Grèce septentrionale comprenait deux pays, sans compter la Macédoine : la Thessalie a Ï'E., entre le Pinde et la mer Egée, avec la grande presqu'île de Magnésie, le golfe Pagasétique et la vallée du Penee ; l'Epire, à l'Û. du Pinde, pavs montagneux, sauvage, presque séparé parties mœurs, comme parlanature.de reste de la Grèce.

4o Les îles de la Grèce étaient :

Dans la mer Ionienne : Corcyre, Leucas, Cephallenia, Ithaque, Zacynlhe, les Strophades, Proie, Sphactena, OEnussœ, Theganusa, Cranœ, Cvthère.

"Dans la mer de Myrto : Pityusa, Irine, Tiparenos, Hydrea, Calaurie, JEginè, Salamine, etc,

Dans la mer Egée : les Cyclades, savoir : Délos, Myconos, Tenos, Andros, Gyaros, Ceos, Syros, Seriphos, Cythnos, Siphnos, Gimolos, Mélos, Paros, Naxos, etc. ; les Sporades : Ascania, Hiera, Therasia, Thera, Anaphe, Astypalaia, Amorgos; plus au N l'Eubée, Scyros, Sciathos, Scopelos, Halonnesos, Peparethos", Lemnos, Imbros, Samothrace, Thasos ; puis les îles de la côte de l'Asie Mineure, Tenedos, Lesbos, Chios, les Arginuses, Psyra, etc.

Dans la mer d'Icare : Samos, Patmos, Carvanda, Cos, Rhodos.

Dans la mer de Crète : la Crète.

Dans la mer de Carpathos : Carpalhos.

Dans la mer de Cypre " Cypre et les Chélidonies.

La Grèce, séparée par la mer de l'Asie, de l'Afrique ei de l'Italie, s'en rapproche par ses îles nombreuses ; les rivages sont si bien découpés que leur développement surpasse celui des côtes de la péninsule espagnole La Grèce est couverte de montagnes , aussi n'esl-elle pas assez fertile pour nourrir ses habitants dans la mollesse et l'indolence, mais elle n'est pas assez pauvre pour les contraindre à s'attacher uniquement à la terre pour vivre. La diversité du sol multiplie les aptitudes, et les Grecs ont été a la fois pâtres, laboureurs, mineurs et marchands.

La Grèce était protégée contre l'ennemi venant du Nord par ses montagnes , qui formaient comme trois grands retranchements successifs : les monts Cambuniens et les défilés de Tempe; les monts Othrys et OEta, avec le défilé des Thermopyles; l'isthme de Corinthe. Mais elle était divisée en un très grand nombre de petites régions, qui formèrent autant de petites localités, indépendantes et souvent ennemies ; ce qui fut cause du morcellement politique.

Les Grecs se nommaient eux-mêmes Hellènes et appelaient leur pays Hellade. On ne sait pas pourquoi les Romains se sont servis des mots Grœcia, Grecs; ces noms appartinrent d'abord à un petit canton de l'Epire ou de la Phthiotide, ils s'étendirent peu à peu sur la Thessalie, la Grèce centrale, le Péloponnèse. Les Grecs se disaient autochthones, nés de leur terre elle-même; mais il est certain que les premiers peuples du pays, appelés Pélasges, venaient de l'Asie et doivent être rattachés à la grande race indogermanique ; ils parvinrent a une civilisation assez développée. Des colonies apportèrent les idées et les arts de l'Orient : après Ogyges et Inachus (?), Danaiis, Cécrops viennent d'Egypte, Cadmus de Phénicie , Pelops de Phrygie. — Mais l'invasion des Hellènes, peut-être au xvie s. ou au xve av. J.-C, est l'événement le plus important de ces origines grecques. Les fils et petits-fils d'Hellen, Dorus, Eolus, Ion et Acheus, donnent naissance aux quatre branches de la race hellénique, les Doriens, les Eoliens, les Ioniens et les Achéens.

Après la période des temps héroïques , que termine la fameuse guerre de Troie, l'invasion des Doriens, conduits par les Héraclides, dans Je Péloponnèse, doit commencer la période

historique, au xu* s. av. J.-C. La Grèce désormais est complètement hellénique; les Doriens dominent dans ta plus grande partie du Péloponnèse; les Ioniens dominent dans l'Attique; les Eoliens dans la Grèce centrale; dans la Thessalie et l'Epire, les Pélasges sont plus nombreux.

A la suite de cette révolution, de nombreuses colonies furent fondées par les Grecs sur toutes les côtes de l'Asie Mineure, en Thrace, à Cvrèno en Afrique, en Italie, en Sicile, jusque dans la Gaule et l'Espagne Après des troubles nombreux, Sparte, depuis Lycurgue , devient la grande ciié dorienne du Péloponnèse; Athènes, république depuis l'abolition de la royauté, à la mort de Codrus, reçoit enfin des lois "de Dracon et surtout de Solon; par sa civilisation et sa marine, elle devient la première ville de la Grèce. Au ve siècle, les Grecs réunis, sous la direction de Sparte et d'Athènes, sauvent l'indépendance hellénique et la civilisation européenne, menacées par les grandes armées perses de Darius et de Xerxès. C'est la belle époque de Périclès. Mais bientôt la guerre civile du Péloponnèse (431-404), l'ambition mauvaise de Sparte, la guerre malheureuse qu'elle soutint contre Thèbes. préparent la soumission de la Grèce à la Macédoine.

.C'est le temps glorieux de Philippe et d'Alexandre, de la guerre nationale contre les Perses, au ive s. Au milieu des guerres que se font les successeurs d'Alexandre, la Grèce ne peut parvenir à se régénérer, à reconquérir son entière indépendance. Alors les Romains interviennent dans la Grèce divisée; ils entretiennent, ils multiplient ces divisions, pour en profiter. Ils triomphent de la Macédoine, des derniers défenseurs de l'indépendance, 197-146, et proclament sur les ruines fumantes de Corinthe, prise par Mummius, 146, que la Grèce est réduite en province romaine sous le nom d'Achaïe.

Grèce (Royaume de). Il occupe le S. de la péninsule turco-hellénique, au S.-E. de l'Europe, entre l'Archipel à l'E., la Méditerranée ou mer de Candie au S., la mer Ionienne à l'O , il est sépare, au N. de la Turquie, p;<r une ligne conventionnelle qui part du golfe de Volo, suit le mont Othrvs et finit au golfe d'Arta. Il s'étend entre 39<>30' et 36<>20' de lat N , entre 18«âU' et 23°48' de long. E., sans comprendre dans ces limites les îles Ioniennes II est formé de trois parties distinctes : la Morée ou Péloponnèse, l'Hellade, Livadie ou Grèce propre; les îles (Cyclades et îles Ioniennes). Les côtes sont très découpées, bordées de récifs et de falaises, excepté dans le golfe de Lépante, où elles sont souvent envahies par la mer et transformées en marais malsains. Les presqu'îles sont nombreuses et souvent séparées par des golfes profonds. La chaîne Hellénique ou Pinde, qui vient de Turquie, forme le système orographique de la Grèce; elle y pénètre vers les sources de VHellada (Sperchius), au point ou le mont Othrys se dirige vers l'E jusqu'au golfe de Volo. Les montagnes vont ensuite vers le S.-E., sous les noms d'Axiros, Katavothra, Koumaita ou OEta, formant, près du canal de Talanti, le défilé des Thermopyles, puis se prolongeant par masses isolées et par des collines jusqu'aux rives de l'Asopo Dans la ligne générale qui traverse l'Hellade, on trouve les monts Yardhio. Zonas, Elato, Liakoura (Parnasse), Elatea iGithéron), Zagora (Hélicon), puis des chaînons isolés sur les frontières de la Réotie et de l'Attique ; dans l'Attique ; on voit le Xozea (Parues), le Mendeli (Pentélique), le Trelovouno (Hymette) et le Laurion-Oros ou mont Saint-Elie (Laurium). — Dans la Morée, la chaîne septentrionale, beaucoup plus escarpée et couverte de forêts, porte

GRE

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les noms de Stephani, Polyphengos, Gavria, Zyria, (Cyllène), Ghelmos, Zembi, Olonos (Erymanthe), du plateau 'central de l'Arcadie, se détachent; 1° La chaîne occidentale, confuse et coupée par des plateaux arides et des plaines marécageuses jusqu'au cap Gallo ; 2° la chaîne orientale, peu élevée, sauvage, suit le golfe de Nauplie jusqu'au cap Malée,3e la chaîne centrale, partant de l'endroit où le Rouphia, le Pirnatza et le Vasili-Potamo ont leurs sources, est plus élevée, ce soni les montagnes du Maina ou Magne, dont le point culminant, le mont Elias ou Taygète, a 2,459 m. , elles finissent au cap Matapan. — Fleuves : les cours d'eau sont peu considérables; dans le versant de l'Archipel . YHellada (Sperchius), le Mavro-Potamo (Gephissus), qui descend du mont Axinos pour former le lac Topolias (Copaïs), VAsopo, le Zeria ou Xéra (Inachus), qui vient du Zyria et se jette da*ns le golfe de Nauplie. — Dans le versant de la mer Ionienne : le Vasili-Potamo ou tri (Eurotas), le Pirnatza (Pamisus), le Rouphia (Alphée), le Calavrita (Crathis) , le Fidaris (Evenus) , YAspro-Potamo (Achéloiis). — Iles: les îles de la Grèce sont : 1° Aégrepont ou Eubée, séparée du continent par le canal de Talanti et VEuripe; Skopelo et Skyros au N.-E. ; 2<> dans le golfe d'Athènes, Colouri (Salamine), Engia (Egine), Hydra, etc. ; 3° les Cyclades : Zéa, Thermia, Sevpho, Siphano, Milo. Santorin, Aio, Amorgo, Naxia, Paros, Mykoni, Syra, Tynos, Andros, etc ; 4<> les îles Ioniennes. — Le sol est généralement peu fertile dans l'Hellade, fertile dans l'Argolide et la Laconie; le climat, sauf sur les montagnes, est doux et chaud; l'air est pur presque partout.

Le royaume de Grèce est divisé en 43 nomarchies, subdivisées en éparchies et en démes.

10 CYCLADES. . . Syra.

NOMABCHIES.

1 ATTIQUE et BEO- TIE

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