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GOY

Gousset (ThomaS-Màrie-Jôseph); né à Mon- Ligny (Haute Saône). 1792-1866, professeur de théologie morale a Besançon, évèque de Péngueux, 1835, archevêque de Reims, 1840, devint eardinai en 1850. On a de lui : Conférences d'Angers. 26 vol. in-12; Doctrine de l'Eglise sur le prêt à intérêt ; le Code civil commenté dans ses rapports avec la théologie morale ; Théologie morale; Exposition des Principes du droit canonique, etc.

Gouttes (Jean-Louis), né à Tulle, 1740-1794, d'abord dragon, puis prêtre, fut député aux Etats généraux de 1789, et y joua un rôle très actif; il fut nommé évoque" d'Autun, en février 1791. Il fut accusé d'être réactionnaire, et exécuté. On a de lui : Théorie de l'intérêt de l'argent, 178D. 1782, in-42; Exposé des principes de la Constitution civile du clergé, etc.

Gouve» ou Govea (Antoine), né à Beja (Àlemtejo), 1505-1566, étudia a Paris, y enseigna la philosophie, 1 0 41-44, et soutint Aristote contre Raniiis. Gouvea professa ensuite le droit dans plusieurs villes, et se retira en Savoie. 11 avait embrasse le calvinisme. Ses Œuvres littéraires et juridiques ont été publiées a Rotterdam, 1766, in-fo).

Gouvea (D. Fr. Antonio de), né à Beja. vers 1575. mort en 1628, moine des ermites de Saint- Augustin, fut chargé de missions politiques et religieuses auprès de Schah-Abbas, roi de Perse, 1602-1612. Son principal ouvrage est: Hist. orientale des grands progrès de l'Eglise catholique en la réduction des anciens chrétiens dits de Saint-Thomas, 1606, in-fol.

GoHvion Saint-Cyr (LAURENT), né à Toul,

1764-1830, voulut d'abord être artiste, puis s'enrôla dans un bataillon de volontaires.Aussitôt apprécié par Custine, il remplit les fonctions d'oflicier général sans en avoir le titre. Il fut bientôt général de division, 1794, pour ses services distingués à l'armée du Rhin. Il combattit sous Jourdan, sous Moreau, en Italie; en 1800, il fut encore un des lieutenants de Moreau, qui l'avait demandé; puis Bonaparte le nomma conseiller d'Etat. Il sut remplir avec intelligence et dignité les missions importantes qui lui furent confiées; mais il ne fut pas nommé maréchal; cependant il devint colonel général des cuirassiers, grand officier de l'Empire, grand cordon de la Légion d'honneur. Dans la campagne de Russie, a la tète du 6* corps, il gagna la bataille de Polotsk sur Wittgenstein, 7 août 1812: il fut alors nomme maréchal. En 1813, il défendit Dresde jusqu'après la bataille de Leipzig. Il ne voulut plus servir la cause de Napoléon en 1815. A son retour a Paris, Louis XVIII le nomma ministre de la guerre, mais il donna sa démission, quand il vit la réaction triompher, 20 novembre. Nommé pair et marquis, il rentra aux affaires après l'ordonnance libérale du 5 septembre 1816, et fut ministre de la guerre, 42 septembre 1817. On lui doit ia réorganisation de l'armée française, la loi sur le recrutement, sur l'avancement militaire, sui les pensions de retraite. Il se retira en 1819. Dès lors il vécut dans la retraite. On a de lui : Journal des opérations de l'armée de Catalogne en 1808 et 1809, 1 vol., 1821 ; Mémoires sur les campagnes des armées du Rhin et de Rhin-et-Moselle, 4 vol. in-80, 1829; Mémoires pour servir a Vhist. militaire sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, 4 vol. in- 80, 1831.

Qocizeaucourt , commune du canton de Sïarcoing, arr. de Cambrai (Nord). Entrepôt de "tabacs; 2.404 hab.

Goven, commune du canton de Guichen, arr. de Redon (Ille-et-Vilaine); 2,352 hab.

Govind.a-Sân'çh, dixième gourou (précepteur, chef spirituel) des Sikhs, né à Patmih, 1661-17U8, ce retira dans les montagnes voisines

de la Djemnah, et après 25 années de méditation, vint prêcher une réforme de la religion île Nanek Govinda se déclara envoyé de Dieu, prêcha l'abolition des castes, l'adoration d'un Dieu unique, et ordonna a ses sectateurs de se séparer complètement des Hindous et des musulmans; il fut reconnu par les Sikhs comme véritable gourou. La tin de sa vie est entourée de beaucoup d'obscurité ; mais, après lui, les Sikhs conservèrent leur caractère belliqueux. Il a écrit le Livre du dixième Roi, qui contient des prières, des hymnes, des préceptes moraux, des récits mythologiques, le Livre des Règles, le Livre des Restrictions

Govona (Rosa), née à Mondovi, 1716-1776, pauvre, orpheline, fonda, avec l'aide du gouvernement sarde, en 1756, la maison des Rosines à Turin pour donner du travail aux jeunes filles pauvres.

Gower (Jean), né dans le comté d'York, vers 1320, mort en 1402, occupa de hauts emplois dans la magistrature et fut l'ami de Ghaucer. Ses trois principaux ouvrages sont : Spéculum Meditantis, poème en 10 livres, en vers français, sur les félicités de la vie conjugale; Vox Clamantis, poeme en 7 livres, en distiques latins, sur les troubles contemporains et surtout sur la révolte de Watt Tyler; Confessio Amantis, le seul ouvrage imprime de Gowèr, poème de plus de 30,000 vers anglais, dialogue entre un amant et son confesseur, prêtre de Vénus. On a encore de lui, en manuscrit, 50 ballades en français.

Goya, v. de la prov. de Corrientes (Confédération Argentine), à 4 kil. du Parana et à 200 de Corrientes. Commerce de bois, cuirs, crins, cornes ; 8,000 hab.

Goya y Lucientes (FRANCISCO), né à Fliente-

de-Todos (Aragon), 1746-1828, fut un artiste éminent, plein d'originalité dans sa vie comme dans ses œuvres; d'une étonnante activité, produisant avec une verve et une furie incroyables. Il a abordé tous les genres avec un égai succès, portraits, sujets de sainteté, scènes de mœurs, caricatures; ses Caprichos renfermeut 8J planches ; le Tauromagnia représente en 33 planches les divers épisodes des combats de taureaux ; ses Scènes d'invasion, en 20 planches, sont pleines d'uiue énergie terrible.

Goyanna, v. de la' prov. de Pernambouc (Brésil), à 60 kil. N.-O. d'Olinda. Commerce actif; 10,000 hab.

Goyaz, prov. du Brésil, qui comprend tout le bassin du Tocantin, depuis les sources de l'Araguay jusqu'au continent des deux cours d'eau; une longue chaîne de collines les sépare. Une grande partie de la province est couverte de bo^is rabougris. Il y a de l'or, des diamants dans le Capayos et le Claro. des pierres fines, du fer. On cultive la canne à sucre, le tabac, le coton ; on élève do nombreux troupeaux. La superficie est de 747,000 kil. carrés ; la population de 160,000 hab. Le cli.-l. est Goyaz ; les v. princip. sont : Meia-Ponte, Natividad," Pilar, etc.

Goyaz, ch.-l. de la prov. de ce nom, appelée, jadis Villa-Bôa, sur le Vermelho, à 980 kil. N.-O. de Rio-de-Janeiro ; de 8 à 10,000 hab.

Goyen (Jean-Joseph vau), né a Leyde, 1596- 1656. se fit admirer dans un voyage a Paris, en 1615, pour ses paysages, ses plages, ses ruines, s'établit à Leyde et fut le maître de paysagistes de premier ordre, comme Berghem, Stéen, qui devint son gendre, etc. C'est un peintre hollandais par excellence, et c'est la nature un peu monotone de son pays qu'il a reproduite avec une certaine monotonie.

Goyet (Eugène), né à Chalon-sur-Saône, 1798 • 18,')/. élève de Gros, a traité beaucoup de sujets religieux avec un véritable talent. Les églises de Paris et de beaucoup de villes de province possèdent la plupart de ses œuvres.

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Gozlan (Léon), né à Marseille, 1803-1866, a acquis de la réputation par ses romans (Mémoires d'un Apothicaire ; le Notaire de Chantilly, les i\uits du Père Lachaise, etc.). 11 a beaucoup écrit pour le théâtre, drames, comédies, et dans beaucoup de recueils littéraires.

Goziin ou Gaiizieiuis, prélat français du ixe s., abbé de Saint-Germain-des-Prés, chancelier de 867 à S82, évêque de Paris, en 8S3, défendit courageusement cette ville, de concert avec le comte Eudes, et mourut pendant le siège, 886.

Gozon (Déodat de), né au château de Gozon (Rouergue), délivra, dit-on, l'île de Rhodes d'un serpent monstrueux, et fut nommé grand-maître des Hospitaliers en 1345. Il mourut en 1353. Gozon, petit port de la prov. et à 40 kil. N. d'Oviedo (Espagne ). Commerce de bestiaux ; moulins à farine ; fabrication de cidre ; 6.51)0 h. Gozzi (Gaspard), né à Venise. 1713-1786, fut forcé de travailler pour faire vivre sa famille. Parmi ses nombreux ouvrages, en prose et en vers, on cite ses Epîtres en vers (Sermoni) ; ses Lettres familières; l'Observateur vénitien; le Monde moral; le Triomphe de l'humilité, poème en 4 chants ; des nouvelles, etc. Il eut de la grâce, de la gaieté et beaucoup d'érudition.

Gozzi (Charles), frère du précédent, né à Venise, lTlS-lSol (?), créa un nouveau genre dramatique, où sa verve aristophanesque se donna une libre carrière; il composa des pièces fantastiques et bouffonnes qui réussirent pour l'originalité féconde des idées et l'élégance du style toscan. Il a écrit ses Mémoires, assez curieux, en 1788.

Gozzo (anc. Gaulos), île de la Méditerranée, au N.-O. de Malte, a 16 kil. sur 8, et une population de 17.000 hab. Son sol factice est assez fertile en grains, coton, etc. Elle est entourée d'écueils. Le ch.-l. est Rabatto. Elle dépend de Malte.

Gozzoli (Benozzo), né à Florence, 1408-1478, élève favori de Fra Angelico, imita surtout le Masaccio. D'une fécondité remarquable . il a répandu ses œuvres, fresques, tableaux sur bois, dans toute l'Italie.

Graai (Saint-). Dans les traditions poétiques du moyen âge, le Saint-Graal était le vase dans lequel* Jésus-Christ mangea le jour de la Gène ; Joseph d'Arimathie l'aurait conservé et aurait recueilli dedans le sang et l'eau qui sortaient des plaies du Sauveur. Les romans de chevalerie représentent Arthur et les chevaliers de la Table ronde poursuivant la découverte et la conquête du Saint-Graal (le sang réal ou royal ?).

Graat (Bernard), né à Amsterdam, 1628-1709, peignit avec talent des paysages et des animaux. Il ouvrit une école qui a produit quelques bons artistes. Il peignit aussi avec succès l'histoire et le portrait.

Grabbe (Dietrich-Christian), né à Detmold, 1801-1836, eut une vie pleine de desordre et de misère, en rapport avec son génie fougueux et indiscipliné. Dans ses drames, il y a de l'originalité et de l'énergie, mais le stvîe est lourd et diffus.

Graberg de Hemsœ (JACOB), né à Hemsœ, dans l'île de Gottland, 1776-1S47, fut vice-consul à Gènes en 1811, plus tard consul de Suède a Tanger, a Tripoli, et depuis 1825 vécut a Florence. Il s'est fait connaître par un grand nombre d'écrits, livres ou mémoires, qui sont le plus souvent des compilations bien faites. Citons : Journal du siège de Gènes, 1801 , Sur la fausseté de l'angine Scandinave donnée aux peuples barbares qui détruisirent l'empire romain ; etc. Son meilleur ouvrage est : Specchio feografico e statistico dell' imperio di Marocco,

Grabow, v. du Mecklembourg-Schwerin, à -40 kil. S.-E. de Schwerin, mu- l'Elde. Marchés de grains et de beurre ; 5,600 hab.

Graçay, ch.-l. de canton, arr. et à 52 kil. N.- O. de Bourges (Cher) ; 3,140 hab.

Gracchus (Tiberius bEMi'RONius), de la gens Sempronia, qui était plébéienne, se distingua contre Annibal, fut consul en 215 av. J.-C, et, a la tète d'une armée, composée surtout d'esclaves enrôlés volontairement (volones), remporta plusieurs succès, en 214. Il fut encore consul en 212, mais fut tué dans une embuscade.

Gracchus (Tiberius Sempronius), né vers 210 avant J.-C, mort en 160, se distingua contre Antiochus, 190 ; puis, tribun du peuple en 187, défendit Scipion l'Africain contre d'injustes accusations, et mérita la main de sa fille Cornelie. Edile en 182, préteur dans l'Espagne Citérieure, en 181, il pacifia le pays. Il fut consul. 177, soumit la Sardaigne, et fut censeur en 160. Il distribua dans les quatre tribus urbaines les affranchis dispersés dans toutes les tribus. Il fut consul pour ta deuxième fois en 163. De ses douze enfants, trois lui survécurent, Tiberius, Caïus et Cornélie, qui épousa le second Scipion l'Africain.

Gracchus (Tiberius Sempronius), fils du précédent, né vers 168 av. J.-C , mort en 133, fut élevé par sa mère Cornélie, et mérita la main de la fille d'Appius Claudius. Il se distingua au siège de Carthage, puis, questeur du consul Mancinus, devant Numance, en 137, il sauva l'armée, en traitant avec les Numantins Le sénat refusa de ratifier le traité ; Gracchus se dévoua dès lors à la cause populaire. Il voulut arrêter la décadence de la société romaine, en la régénérant. Elu tribun en 135, il fit revivre l'ancienne loi agraire de Licinius Stolon, avec des adoucissements et d'équitables indemnités; les terres redevenues libres seraient adjugées par petits lots à des citoyens pauvres. Le sénat exaspéré gagna le tribun Octavius, qui opposa son veto à la proposition. Gracchus le fit déposer par l'assemblée des tribus, et porta ainsi un coup funeste à l'inviolabilité tribunitienne. La loi passa. Mais l'application suscitait d'inextricables difficultés dans toute l'Italie ; le sénat accueillit les plaintes ; le peuple corrompu de la ville montra peu de zèle pour une loi qui l'aurait forcé à travailler. Tiberius se proposait de partager les places de juges entre les sénateurs et les chevaliers et de diminuer encore les prérogatives du sénat. On répandit le bruit qu'il voulait se faire roi ; il demanda, contrairement à l'usage, un second tribunat. Les élections furent tumultueuses ; le second jour, des rixes éclatèrent ; Gracchus porta la main à sa tète pour indiquer que sa vie était en danger. Les grands s'écrièrent qu'il demandait le diadème, et suivirent le fougueux Scioion Nasica, avec leurs clients et leurs esclaves ; Tiberius tomb»a et fut frappé par son collègue, Satureius. Trois cents de ses partisans périrent avec lui, et leurs corps furent jetés dans le Tibre.

Gracchus (Caius Sempronius), frère du précédent, né en 160 av. J.-C, mort en 121, fut élevé avec Tiberius, et, à sa mort, servait devant Numance. Il parut d'abord vouloir se tenir à l'écart. Mais les grands redoutaient en lui un vengeur de Tiberius. Ils voulurent vainement le retenir dans sa questure de Sardaigne, et l'accusèrent d'avoir fomenté la révohe de Frégelles. Elu tribun en 123, Caïus, plus hardi que son frère et moins scrupuleux, renouvela la loi agraire, mais pour la forme seulement; il aima mieux gagner le peuple en lui livrant le blé à bas prix, en donnant une grande impulsion aux travaux publics, en améliorant le sort des soldats Il proclama la souveraineté absolue du peuple ; puis enleva au sénat le pouvoir judi-

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ciaire, pour le confier aux chevaliers. Il voulut relever les grandes villes, comme Capoue. Tarente, Car t h âge; mais hésita a demande!' pour les Italiens le droit de cité, li fit décréter qu un tribun pourrait être réélu, et fut nommé avec son ami Fulvius Flaccus. Le senai, par une tactique habile, mais dangereuse, lui opposa son collègue. Livius Drusus, qui fit des propositions encore plus démocratiques que celles de Caïus. Celui-ci commit la faute d'accepter la mission qu'on lui imposa d'aller conduire une colonie à Carthage. II. voulut se faire réélire en 121 ; il échoua, au moment où son ennemi Opimius, l'adversaire des Italiens, devenait consul. Le sénat commença l'attaque des lois de Gracchus; il voulut les défendre. Un licteur d'Opunius fut tué au milieu du tumulte ; ce fut le prétexte d'une lutte terrible. Opimius, arme par le sénat de pouvoirs illimités, prépara tout jour le combat du lendemain; Gracchus s'en- ;uit, mais, de l'autre côté du Tibre, il fut réduit à se faire tuer par son esclave dans un petit bois consacré aux Furies; Opimius avait promis de paver sa tète son pesant d'or; Septimuleius la coupa, v coula du plomb fondu et se fit payer en conséquence. Trois mille partisans de Gracchus furent égorgés; on tua encore après le combat, puis le sénat ht élever sur le Forum un temple a la Concorde.

Grâces (Les).en latin Gratias,en grecXàplxeç, déesses, filles de Jupiter et d'Eurynome, ou bien de Bacchus et de Vénus. On en compte ordinairement trois, d'apiès Hésiode : Aglaé (brillante), Euphrosyne (qui réjouit l'âme), Thalie (verdoyante). Elles présidaient à la gaieté des festins, a l'harmonie des fêtes; elles étaient la personnification de ce qu'il y a de séduisant dans la beauté. On les représenta d'abord vêtues de longues robes, plus tard sous la figure de trois jeunes vierges, nues, les mains et les bras entrelaces.

Grâces expectatives. V. EXPECTATIVES.

Gracian (Balthazar), ne a Ça.u^ttj ud, 4584- 1658, jésuite, prédicateur distingué, recteur du collège de Tarragone, a eu du talent comme écrivain; mais admirateur de Gongora, il a eu encore plus d'affectation et d'enflure.

Gracias-a.Dios, v. de l'Etat de Honduras, à lut) kil. N.-E. de San-Salvador, près de la mer des Antilles; 8.000 hab.

Gracias.a-Dios, cap de l'Amérique central^, sur la mer des Antilles, dans le territoire des Mosquitos.

Gracias. a- Dîos, cap de la Patagonie, sur la côte orientale, a l'embouchure du Gallegos.

Graciosa, l'une des Açores, au N.-O. de Tcrceira, escarpée et fertile. Le ch.-l. est Santa- Cruz; la population de 12,000 hab.

Gracques (Les). V. GRACCHUS (TiberiUS et

Caïus).

Graciosa (La), l'une des Canaries.

Gradenigo (Pierre), 50^ doge de Venise, né en 1249, régna de 4289 a 1311 ; Venise alors eut surtout une suerre difficile a soutenir contre Gênes, 1298-1299. Gradenigo est le fondateur de l'aristocratie vénitienne; sous lui, le fameux Livre d'Or fut créé; on y inscrivit les membres du grand conseil, où le droit de siéger devint héréditaire. 1309. Le doge eut à combattre les conspirations plébéiennes de Marino Bocconio, de Boemond Tiepolo, 4310; à l'occasion de la dernière, on établit le Conseil des Dix, qui se rendit bientôt permanent et domina le peuple, les grands, les doges eux-mêmes.

Gradenigo (Barthélémy), 54e doge de Venise, de 1339 à 1342.

Gradenigo (Jean), 57e doge de Venise, remplaça Marino Faliero en 1355, conclut la paix avec Gènes, et mourut en 4356.

Gradignan, commune du canton de Pessac, arr. de Bordeaux (Gironde); 2.453 hab,

Gradiska, v. du Littoral autrichien, au S.-O. de Goritz, sur l'isonzo. Evêché. C'est une ville déchue.

Gradiska (Ait-), forteresse des Confins militaires (Autriche), sur la rive gauche de la bave ; 2,500 hab. Auj. dans la Croatie-Slavoine.

Gradiska d\eu>), bourg des Contins militaires (Autriche), ch.-l. du régiment de Gradiska; 1,500 hab. Auj. dans la Croalie-Slavcnie.

Gradiska ou Berbk, v. de Bosnie (Turquie), sur la rive droite de la Save, en face du Vieux- Gradiska.

Gradivus, surnom de Mars, chez les Romains.

Gradioa.îtiur, ou le roi Grallon, fut, dit-on, le premier chef de la Cornouaille armoricaine, à la fin du v« s. Il fonda le siège épiscopal de Quimper, et il a été célébré dans les traditions populaires du pays.

Grado OU d'Àgrate (JEAN-FRANÇOIS da),

sculpteur parmesan du xvie s.

Grado, petit port du Littoral (Autriche), sur le golfe de Trieste, à 30 kil. S.-O. de Goritz; 2,500 hab.

Grsenzer, ou soldats des frontières, popul. qui occupent les Confins militaires, dans l'empire d'Autriche, sur les frontières de la Turquie.

Grsevius (JEAN-GEORGE Graefe OU Greffe,

en latin), né a Naumbourg (baxe), 4632-1703, élève de Gronovius, fut nommé, en 4664, professeur d'éloquence a l'académie d'Utrechl, puis professeur de politique et d'histoire en 4667. 11 fut historiographe de Guillaume d'Orange et pensionné par Louis XIV. Son érudition a été justement louée, ses éditions méritent d'être estimées. 11 a publié le Thésaurus Antiquitatum Romanorum, 42 vol. in-fol., recueil de 420 dissertations spéciales; Thésaurus Antiquitatum et Historiarum Italiœ, 6 vol. réunis en 3 tomes; Inscriptiones antiquœ J. Gruterii, 2 vol. in-fol., etc. Grafenberg, village de la Silésie autrichienne, célèbre par un établissement hydropathique, fondé en 4828 par Vincent Priesnilz.

Graûguy OU GrafGgny (FRANÇOISE d'issembourg-D'Happoncourt, dame de), née

a Nancy, 1695-4758, petite-nièce par sa mère de Callot, épouse divorcée d'un chambellan du duc do Lorraine, après un séjour de quelques mois auprès de Voltaire, a Cirey. 1738-39, s'attacha à Mile de Guise, qui devint duchesse de Bichelieu, et ne sortit de l'obscurité qu'en 4747, grâce au succès des Lettres d'une Péruvienne. Son drame de Cenie réussit également, mais la Fille d'Aristide tomba; elle a écrit La vie privée de Voltaire et de ;l/me du Chàlelet, ou six mois à Cirey.

Gragnano, v. de la prov. et à 30 kil. S.-E. de Naples (Italie). Fabrication des macaronis; 8,U00 hab.

Graham (JEAN, vicomte Dundee), plus

connu sous le nom de Claverhouse, 1650-4689, se montra sévère royaliste dans la lutte contre les covenanters puritains, qu'il battit a Bothwell- Bridge, 4679. Elevé a la pairie en 4688, il fut tué au passage de Killicrankie, en soutenant Jacques IL

Graham (George), né dans le Cumberland, 1675-4751, a inventé un pendule compensateur d'une grande simplicité, un échappement à repos, un échappement à cylindre, et construit des instruments astronomiques, remarquables pour le temps.

Graham's.iown, v. de la prov. d'Albany (colonie du Cap), à 30 kil. N.-O. de Bathurst; 6,000 hab.

Graîiiy (Jean de), dit le captai (seigneur) de Buch, né à Bordeaux, capitaine de Charles le Mauvais, fut pris par Du Guesclin, à Cocherel,

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en 1364. Il servit sous le prince de Galles, et fut chargé de la garde de Du Gueselin, après la bataille de Navarrete, 1367. Connétable d'Aquitaine, 1371, il fut pris près de Soubise, 1372, et renfermé au Temple, a Paris, où il mourut,

Graines (Côte des). V Guinée et Côte.

Gr^âinville (JeaN-BaPTJSTE-FraNÇOIS-Xa\ 1ER Cousin de), ne au Havre, I740-i8o5, prédicateur assez distingué, attaqua les doctrines philosophiques du xviue siècle, composa une comédie en vers, le Jugement de Pana, et, réduit a la misère, se tua dans un accès de fièvre chaude. 11 avait publie, sans succès. Le dernier Homme, poème en dix chants, et en prose.

Craissessac, commune du canton de Bédarieux, arr. de Beziers (Hérault) Bassin houiller très riche; 3,090 hab.

Gramat, ch -1 de canton, arrond. et à 28 kil N -E de Gourdon (Lot). Eaux minérales; 4,031 h.

Gramaye (Jean-Baptiste), né a Anvers, 1580- 1635, a laissé de nombreux ouvrages, utiles a consulter, sur l'histoire et les antiquités des Pays-Bas. Ils sont réunis, sous le titre de : AnUquitates Belgicœ, 1788, 2 parties en 4 vol. in-ful.

Grammont, v. de la Flandre orientale (Belgique), a 3u kil. S.-E. d'Oudenarde, sur la Dendre. Filatures de coton, blanchisseries de toiles; 8,000 hab.

Grammont OU Grandmont, célèbre abbaye

bénédictine, a 24 kil. N. de Limoges, fondée au xie siècle.

Grammont, famille française, qui tire son nom d'un château, silué entre Vesoul et Montbéliard. Elle a donné des personnages distingués dans l'Eglise et dans l'Etat' aux rois d'Espagne et aux rois de France; trois de ses membres ont été archevêques de Besançon, au xvne siècle et au xvm«.

Gramond OU Grammont (GaBRIEL-BaRTHÉ-

lemy, seigneur de), ne a Ijulouse, 1590-1654, a écrit : Ludovicus XIII, sive annales Galliœ ab excessu Henrici IV, usque ad annum 1629, in-fol.

Gramont, famille française, qui tire son nom d'une petite ville du Labuuid (Basses-Pyrénées), et qui remonte a la fin du xive siècle Elle s'est divisée en deux branches, celle de Gramont d'Aure ou d'Aster, et celle de Gramont-Caderuusse, qui, au xve siècle, s'établit dans le Dauphiné

Gramont (Antoine III, maréchal, duc de), 160*-1678. d'aburd connu sous le nom de comte de Guiche, se distingua dans toutes les guerres sous Louis XIII, qui le nomma maréchal en 1641 11 fut créé duc et pair en 1648, resta fidèle a la cour pendant la Fronde , fut ambassadeur extraordinaire à Francfort en 1657, alla demander ia main de Marie-Thérèse en 1659, fut colonel des gardes françaises, et méiita la réputation de courtisan délié. Ses Mémoires ont été publiés, 2 vol. in-12.

Gramont (PHILIBERT, Comte DE), frère du

précèdent, 1621-1707, servit sous Coudé et sous Turenne, et montra partout la même bravoure, insouciante et gaie. Il fut gouverneur de l'Aunis. Exilé en 1662, il alla briller à la cour frivole et corrompue de Charles II, roi d'Angleterre. Il y eut pour ami Saint-Evremond, et y épousa la sœur du comte Hamilton; Louis XIV lui permit de revenir en France. 11 est surtout connu par les Mémoires satiriques, ou Hamilton racontait ses bons tours amoureux et ses escroqueries au jeu.

Gramont (ANTOINE IV, duc DE), petit-fils du

duc, Antoine III, 1672-1725. d'abord comte de Guiche, puis duc en 1694, fut gouverneur de Navarre et rlu Bearn ; il devint maréchal de France en 1724, Gramont (Louis de), né en 1689, lieutenant

général, causa la perle de ia bataille de Dettingen, 1743, par sa valeur imprudente, et fut tué a Fontenoy, 1745.

Gramont ( BÉATRIX DE Choiseul Stain -

ville, duchesse de), née a Lunéville, 1^30-1794, sœur du duc de Choiseul, épousa le duc de Gramont en 1759, et exerça une grande influence sur l'esprit de son frère. Elle périt sur l'echafaud en 1794

Grampians (Monts), chaîne considérable de l'Ecosse, couvrant le centre du pays entre le canal Calédonien au N., et l'étranglement formé par les golfes de Clyde et de Forth au S. C'est une niasse très confuse, dirigée du N.-E. au S.-O., du cap Kinnaird a la presqu'île de Canlyre. Les cimes s>ont nues et décharnées, et les nombreux chaînons renferment des vallées sauvages. Les monts Grampians séparent les hautes-lerres (highlands) au N., des basses-terres (lowlands) au S.

Gran, affl. de gauche du Danube, vient du revers S.-O. des Liptauer-Gebirge ; près de son confluent, il forme des marécages qui s'étendent jusqu'au Waag. Il finit à Gran ; cours de 260 kiL

Gran , en hongrois Esztergom , en slave Ostrihom [Strigonia), ch.-l. du comilat de ce nom (Hongrie), au confluent du Gran et du Danube, a 5U kil. N.-O. de Bude. Archevêché primatial de la Hongrie, évèché grec-uni; fabrique de draps; 12,000 hab.

Granacci (Francesco), né à Florence, 1477- 1544, élevé de Ghirlandajo,' ami de Michel-Ange, travailla avec ces deux artistes, et peignit surtout des sujets sacrés, des Saintes Familles.

Granada, v. de l'Elat de Nicaragua, près du volcan de Granada, a 150 kil. S.-E. de Léon, sur le lac de Nicaragua. Commerce d'indigo, cochenille ; etc. ; 12.000 hab

Grancey, famille française qui tire son nom de Grancey-le- Château, ch.-l. de canton a 45 kil. N. de Dijon (Côte-d'Or); 601 hab. Elle a fourni plusieurs maréchaux.

Grancoias (Jeas), né près de Châteaudun, 1660-1732, chapelain du duc d'Orléans, a composé: Traité de l'antiquité des Cérémonies des sacrements; Hist. abrégée de l'Eglise, de la Ville et de l'Université de Paris, 2 vol. in-12, etc.

Grand (Monsieur Le), nom que, dans l'ancienne monarchie, on donnait au grand écuyer.

Grand-Bornan (Le), commune du canton de Thônes, arr. d'Annecy (Hte-Savoie) ; 2,000 bab.

Grand Bourg, ch.-l. de Marie-Galante (Antilles); port sur la côte S.-O. : 2,500 hab.

Grand-Bour» (Le), ch.-l. de canton, arr. et a 20 kil. S.-O. de Guéret (Creuse), sur la Gartempe ; 3,000 hab.

Grandchamp, ch.-l. de canton, arrond et à 15 kil. N.-O. de Vannes (Morbihan). Combats en 1795 et 1 8U0 ; 3,688 hab.

Grand-Couronne, ch.-l de canton, aiTOnd.

et a 8 kil. O. de Rouen (Seine-Inferieure) ; 1,519 hab.

Grand'Croix (La), commune du canton de Rive-de-Gier, arr. de St-Etienne (Loire). Houille, fer, vins , 4,320 hab.

Grande-Bretagne OU Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande. Il Comprend

les Iles-Britanniques et les nombreuses coionies répandues dans toutes les parties du monde. L'archipel des Iles Britanniques (Grande-Bretaane, Irlande. Orcades. Shetland, Hébrides, Man, Analesev, Wight , Sorlingues, îles Anglo-Normandes) est situé au N.-O. de l'Europe, entre 0o 30' et 12° 45' long. O , entre 49» 55' et 61° lat. N. Il a pour limites': la mer du Nord a ]'E. ; le Pas-de-Calais et la Manche au S.; l'Océan Atlantique au S.-O., a l'O. et au N — La capitale de l'empire est Londres. (V. Bretagne, Angleterre, Ecosse, Irlande, etc.)

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La superficie est de 314,951 kil. carrés; la population de oa,G63,000 habitants.

Gouvernement. — Le gouvernement est une monarchie héréditaire, même pour les femmes. constitutionnelle et représentative. La Constitution n'a jamais été codifiée; elle se compose de plusieurs actes principaux : ia Grande charte et la Charte des forêts, 1215 , clause additionnelle de 1299, sous Edouard Ier ; le statut d'Habeas coi-pus de 1679; la Déclaration des droits (Bill of rights) de 1689; ies Lois électorales de 1831, 1832 et 1867.

Le pouvoir exécutif appartient au souverain, il commande les armées, nomme à tous les emplois et offices, convoque le Parlement, peut l'ajourner, le proroger, le dissoudre; crée des pairs à volonté; approuve ou rejette les bills proposés par le Parlement; fait la guerre ou la

Faix, signe les traités ; est le chef suprême de Eglise nationale, a le droit de faire grâce (sauf quelques exceptions), et la justice est rendue en son nom. Sa personne est inviolable; il ne peut mal faire, toute son autorité étant déléguée à des ministres qui sont responsables. — L'héritier présomptif de la couronne a le titre de prince de Galles, duc de Gornwall, comte de Ghester, duc de Rothsay, etc.

Le pouvoir législatif appartient au roi et au Parlement, qui se compose de deux chambres :

1° La Chambre des lords ou des pairs ou Chambre haute est formée par les lords spirituels et temporels; Les lords temporels sont héréditaires ou de création royale ou élus (16 pairs écossais nommés pour chaque Parlement pa.r les pairs d'Ecosse, et Ll% pairs d'Irlande élus a vie par la pairie d'Irlande), ou siégeant d'office, comme les juges des trois hautes cours de justice. Les pairs peuvent voter par délégation.

2° La Chambre des communes est élue par les comtés (shire), les cités (city), les bourgs (borough) et les trois universités d'Oxford, de Cambridge et de Dublin. Ils sont au nombre de 658, dont 471 pour l'Angleterre, 29 pour le pays de Galles, 105 pour l'Irlande et 53 pour l'Ecosse. Les lois électorales de 1852, 1854, 1867 ont augmenté considérablement le nombre des électeurs, quoique le suffrage ne soit pas universel. La durée légale d'une législature est de sept ans.

Les lois de l'Angleterre reconnaissent : le droit de pétition, le droit de reunion (meeting), le droit d'imprimer et de publier ses opinions, le droit d'être jugé par le jury La liberté personnelle est assurée par Yhabeas corpus.

Administration. — Trois comités ont maintenant toute l'autorité : le cabinet, le comité judiciaire et le comité du commerce. Le Cabinet ou ministère d'Etat du royaume comprend 12 à 15 ministres ; le premier lord de la trésorerie est d'ordinaire chef du cabinet (premier). Plusieurs autres ministres, chefs des administrations centrales, ne font pas nécessairement partie du cabinet. M . .. ,

Le pays est divisé en comtés (shires), qui se subdivisent eux-mêmes en hundreds et en paroisses. — Dans chaque comté, il y a un lordlieutenant, nommé à vie par la couronne, chef des milices, et un shérif, nommé pour un an par le roi, avec des pouvoirs très étendus. Puis viennent les juges de paix, les coroners, les constables. Les paroisses sont administrées par la vestry (sacristie) et par les church-wardens, charges des revenus et des dépenses de l'Eglise. — - Le°s bourgs et cités sont des corporations municipales, indépendantes du comté, s'adininistrnn't elles-mêmes, en vertu d'une charte. — L'Ecosse a une sorte de vice-roi dans la personne du lord-avocat; l'Irlande a un lord-lieutenant ou vice-roi, nommé pour cinq ans, assisté d'uu conseil privé nommé par le souverain et d'un secrétaire général choisi par les ministres. Les îles

anglo-normandes ont leur législature particulière.

Législation, justice — II n'y a point de code ou corps de lois. Il n'y a pas' de ministère de la justice. La chambre'des lords constitue la cour suprême dans les matières politiques, civiles et pénales; puis viennent les quatre grandes cours de Westminster : la cour de chancellerie, présidée par le lord chancelier, tribunal d'équité dont les attributions sont très étendues pour les questions civiles et commerciales ; la Cour du banc du roi ou de la reine, la Cour des plaids communs et la Cour de l'échiquier, qui prononce en matière de finances. Ces trois dernières cours ont des sessions régulières quatre fois par an Dans les intervalles, les juges vont présider les cours d'assises des provinces ou cours de circonscription (circuit) ; l'Angleterre et le pays de Galles en ont sept. Il y a en outre 59 coùnhj's courts ou tribunaux des comtés; puis des tribi>naux spéciaux. — L'Ecosse a conservé ses lois anciennes et ses institutions judiciaires. La cour des sessions est le tribunal suprême ; la cour de justice, dont les membres vont présider deux fois par an les trois cours de circuit ; la cour de l'échiquier, la cour de l'amirauté, la cour des commissaires, sont les principaux tribunaux — En Irlande, il y a la cour supérieure, dont les membres vont juger les affaires civiles et criminelles dans les six districts judiciaires, etc.

Religions. — L'exercice de tous les cultes est libre. Deux cultes sont déclarés religions de l'Etat, l'Eglise anglicane ou calviniste-épiscopale nour l'Angleterre et le pays de Galles, l'Eglise '"presbytérienne pour l'Ecosse. Le souverain est le chef suprême de l'Eglise anglicane; l'archevêque de Canterbury est primat de l'Angleterre, l'autre archevêque est celui d'York ; il y a 26 évêques suffragants. Il y a en Irlande, deux archevêchés protestants, Armagh, Dublin, et 14 évêchés. L'Eglise presbytérienne est divisée en plus de 1,000 paroisses," la réunion des ministres de plusieurs paroisses forme un presbytère ; la réunion de plusieurs presbytères, un synode; il y a 15 synodes. L'assemblée* générale ou cour suprême comprend 360 membres élus tous les ans. — En dehors de ces deux Eglises existent de nombreuses congrégations; le catholicisme a fait de nombreux progrès en Angleterre; il y a maintenant un archevêque métropolitain à Westminster et 12 évêchés. En Irlande, où la plus grande partie de la population est catholique, nous trouvons 4 archevêchés, Armagh, Cashel, Dublin, Tuam, et 23 évêchés. Les juifs sont au nombre d'environ 46,000.

Instruction. — Point de système général d'instruction publique. — L'enseignement est libre , c'est une sorte d'industrie. L'instruction secondaire est donnée dans les écoles de grammaire, les collèges (Eton, Winchester, Westminster, Harrow, Rugby, etc.), dans les écoles de sciences appliquées, etc. ; l'instruction supérieure est donnée dans les universités, Oxford, Cambridge, Dublin : puis Durham, Londres, Edimbourg, Glasgow, Aberdeen, Saint-Andrews. Il y a de nombreuses écoles spéciales. Les sociétés littéraires , scientifiques, les académies, etc., sont nombreuses; plusieurs possèdent de riches collections ; citons le Musée britannique de Londres, la Bibliothèque Bodléienne et le Musée Ashmoléen d'Oxford, l'observatoire de la marine à Greenwich, etc. La plus célèbre société académique de l'Ansleterre est la Société royale de Londres, qui forme un véritable Institut.

Armée. —L'armée permanente est formée par le recrutement volontaire. L'effectif de l'armée anglaise est de 234,000 hommes ; les milices régulièrement organisées s'élèvent à 400,000 hommes. — En Irlande, le corps de la police organisé militairement compte 14.000 hommes.

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Flotte. — La marine militaire se recrute par enrôlement volontaire, et en temps de guerre, au nioxen de la presse. La flotte compte 74 bâtiments blindes, 360 navires a vapeur et environ ■120 navires à voiles avec 46,000 marins et 14,000 soldats de marine.

Budget. — Le budget de la Grande-Bretagne a été de 123.987, 565 liv. sterl. pour les recettes; et autant pour les dépenses. La dette publique était, en 1882, de 731,413.920 liv. sterl.

11 y a, en outre, beaucoup de dépenses locales (taxe des pauvres, contributions pour roules et chemins, péages aux barrières des chemins, droits de ports et de havres, cimetières et bureau local, assainissement et égout, taxes ecclésiâst ici ugs etc.).

Richesses. — Les Iles Britanniques ont de grandes richesses minérales; c'est l'une des causes de leur grandeur. Au premier rang se placent la houille et le fer. L'Angleterre et l'Irlande possèdent encore de nombreuses mines de plomb, de cuivre, d'étain, d'argent, il y a des salines considérables surtout auN.-O. Enfin l'Angleterre possède beaucoup de sources minérales.

Le nord de l'Angleterre et plusieurs parties de l'Ecosse et de l'Irlande sont riches en marbres, ardoises, pierres de taille, granit, etc. Toutes les terres et pierres utiles se trouvent en abondance, pierre à chaux, terre à poterie et à porcelaine, etc.

L'Angleterre, si bien arrosée, est un pays de magnifiques pâturages; aussi l'élève du bétail y a pris un développement extraordinaire, chevaux élégants et rapides, bœufs magnifiques de Durham et de Devon, moutons Leicester et Dishley, sont surtout très célèbres. Le climat, à cause du voisinage de la mer, est moins rigoureux que dans les pays du continent, mais il est brumeux et très humide; les pluies sont très abondantes dans la partie occidentale; aussi on cultive surtout les céréales dans les plaines de l'est, et l'on trouve plus de pâturages à l'ouest. Le climat est plus froid dans la montagneuse et septentrionale Ecosse. Le pays est généralement très bien cultivé; mais il y a beaucoup de bruyères stériles en Ecosse et beaucoup de marécages, de fondrières ou bogs dans l'inande,

Industrie. — Toutes les industries sont exercées dans la Grande-Bretagne sur une échelle gigantesque. La fabrication des tissus de coton, de laine, de lin, de chanvre et de soie, l'extraction des minerais, le travail des métaux laissent l'Angleterre sans rivale. Les machines, dues au génie inventif des Anglais, ont surtout multiplié au xixe s. les produits de l'industrie.

Commerce. — Le commerce est favorisé à l'intérieur par un ensemble remarquable dévoies de communication, rivières facilement navigables, canaux nombreux, routes, chemins de 1er d'un développement de plus de 29,000 kil. Au dehors, le commerce est fait avec l'univers par une flotte énorme, qui trouve partout des colonies, des stations, des approvisionnements, des moyens d'échange. La marine marchande comptait dans le Royaume-Uni et les colonies, 38,752 navires enregistrés, jaugeant, 8,576.000 tonneaux, avec 365,000 hommes d'équipage. En 1881, les chiffres du commerce ont été : pour l'importation. 397.022,000 liv. sterl. et pour l'exportation, 297,088,000 liv. sterl.

Voici le tableau des colonies et possessions delà Grande-Bretagne, avec l'époque de leur acquisition et la population.

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