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l'Etat. Gustave s'unit à Frédéric de Danemark pour repousser une tentative de restauration faite par Christian II ; il gagna les nobles en partageant avec eux les biens du clergé ; la couronne fut déclarée héréditaire en 1544 ; Gustave améliora l'agriculture, favorisa l'exploitation des mines, conclut des traités avantageux avec les Hollandais, la France, l'Ecosse et l'Angleterre; une armée permanente et soldée fut établie, une marine militaire organisée. Une guerre avec la Russie se termina par le traité de Moscou, 1557. Ses dernières années furent attristées par des querelles de famille.

Gustave II OU GUSTAVE - ADOLPHE , dit le

Grand, roi de Suède, né à Stockholm, 1594-1632, fils de Charles IX et de Christine de Holstein, succéda à. son père en 1611. Il prit pour premier ministre son ami, Axel Oxenstjerna, et continua la guerre engagée avec la Russie, la Pologne et le Danemark. La paix de 1613 avec les Danois lui rendit Calmar; par le traité de Stolbova, 1617, il éloigna les Russes de la Raltique. Sigismond, roi de Pologne, revendiquait la couronne de Suède ; Gustave lui enleva toute la côte de Riga à Dantzig, et la plus grande partie de la Prusse polonaise. L'empereur Ferdinand II soutenait Sigismond ; il mit Gustave-Adolphe au ban de l'Empire. Alors le roi de Suède résolut de venir en aide aux protestants d'Allemagne, opprimés par l'Empereur. Il venait de signer avec la Pologne la trêve d'Altmark, par l'intermédiaire de la France, 1629; et, par la convention de Rernwald, reçut de Richelieu la promesse d'un subside annuel de 600,000 écus. Il s'embarqua avec 18,000 hommes et une belle artillerie et occupa aussitôt presque toute la Poméranie. Gustave s'annonçait comme le libérateur de l'Allemagne; les fureurs épouvantables du général catholique Tilly, qui détruisit Magdebourg, rallièrent à Gustave la plupart des princes Allemands du Nord. Le 7 septembre 1630, il remporta sur Tilly la grande victoire de Breitenfeld ou de Leipzig; puis, voulant délivrer l'Allemagne protestante, il se dirigea vers le Rhin, et à Mayence parut le maître de l'Allemagne que ses lieutenants parcouraient victorieux. Il revint ensuite par la vallée du Danube, triompha encore de Tilly au passage du Lech, 10 avril 1631, occupa Augsbourg, Munich, et, devant Nuremberg, resta longtemps en présence de Waldstein. Apprenant que les ennemis ravageaient la Saxe; il accourut, pour délivrer ce pays allié et fut tué pendant la bataille de Lutzen, peut-être assassiné par le duc de Saxe- Lauenbourg, nov. 1632. Les Suédois vengèrent sa mort. — C'est l'un des héros du protestantisme; il a contribué à donner à la Suède un rang considérable dans la politique générale de l'Europe au xvne siècle; il rêvait peut-être l'établissement, à son profit, d'une grande puissance protestante en Allemagne. On a dit que, frappé mortellement, il s'écria ; A d'autres le monde !

Gustave m, roi de Suède, né en 1746, fils d'Adolphe-Frédéric et de Louise-Ulrique, sœur de Frédéric II, sous le nom de comte de Haga, visita la France, en 1770, fut bien accueilli et revint en Suède à la mort de son père, 1771. Il prépara dans le plus grand secret le coup d'Etat, qui le débarrassa de la tyrannie des grands, août 1772. Il améliora les finances, encouragea le commerce, abolit la torture, décréta la liberté de la presse, 1774, pour la supprimer en 1780. Au dehors, il s'unit à la Ligue de neutralité armée, 1780. L'opinion cessa de lui être complètement favorable ; pour reconquérir la popularité, il déclara la guerre à Catherine II, 1788 , mais ses soldats l'arrêtèrent au milieu de ses succès; il alla combattre les Danois, rentra en triomphe à Stockholm et résolut de se venger.

Dans la diète de 1789, il s'empara du pouvoir absolu; ilrecommença la guerre coutrc la Russie, et signa la paix de Verelœ, 14 août 1790. Gustave songea dès lors à se mettre à la tète d'une grande coalition contre la Révolution française, mais une conspiration se forma contre lui dans les rangs de l'aristocratie; et il fut blessé mortellement d'un coup de pistolet par Ankarstroem au milieu d'un bal masqué à l'Opéra de Stockholm, dans la nuit du 15 an 16 mars 1792 ; il expira treize jours après ; il fit décerner la régence à son frère, le (lue de Sudermanie 11 avait fondé l'Académie suédoise, 1786, et cherché à introduire en Suède la civilisation française, dont il était épris. Il a promulgué une loi de tolérance religieuse. Mais on lui reproche ses mesures fiscales et la liberté accordée sans mesure de fabriquer l'eau-de-vie de grains, On a de Gustave III des Discours, des Lettres, des Pièces dramatiques. Ses Papiers, examinés en 1842, n'ont pas offert beaucoup d'intérêt.

Gustave-Adolphe IV, roi de Suède, fils du précédent, né en 1778, succéda à son père, 1792, sous la régence de son oncle, Charles, duc de Sudermanie. La régence fut troublée par les luttes des deux partis qui se disputaient le pouvoir, le parti français favorable aux idées libérales, et le parti russe. Gustave IV, déclaré majeur, accorda sa confiance aux ennemis de son oncle, et rappela d'exil le général d'Armfeldt, puis il épousa une princesse de Rade, 1797. Violent, fantasque, il se brouilla avec la plupart des souverains de l'Europe. Il entra dans la 3e coalition contre la France ; on lui enleva la Poméranie, Stralsund, l'île de Rugen. Après la paix de Tilsit, Alexandre envahit la Finlande et s'en empara, 1808. En Suède, le mécontement était à son comble; une conspiration militaire fut formée par le baron d'Adlerspaar ; le roi fut arrêté dans son palais, le 13 mars 1809; il signa quelques jours après son acte d'abdication, Les Etats le déclarèrent déchu, et l'exilèrent. Il réclama la couronne au congrès de Vienne, pour son fils, et mourut à Saint- Gall, en 1837

Gnstavia, ville de Saint-Barthélémy (Antilles),avec un port spacieux, le Carénage; 10,000 h,

Gustrow, v. du Mecklembourg-Schwerin, à 30 kil. S.-E. de Rostock. Fabriques de savons, chandelles, tabacs, huiles, etc.; 11,000 hab.

Gutenberg (JEAN OU HANS Gensfieich, dit),

du nom de sa mère, Else Gutenberg, inventeur de l'imprimerie, né à Mayence , d'une famille noble, vers 1400, mort le 14 février 1468, se réfugia à Strasbourg en 1420. Il s'occupa de procédés secrets qu'il avait inventés pour imprimer; il eut plusieurs associés, André Dritzehen surtout, qui mourut en 1438. Après 1444, il retourna à Mayence , deux ans plus tard, il s'associa avec Jean Fust, qui lui prêta l'argent nécessaire pour exécuter ses impressions dans la maison appelée Zum Zungen, plus tard Maison de l'imprimerie. Apr 'es un procès avec Jean FUst il s'associa au docteur flomery. Gutenberg, comme beaucoup d'inventeurs, tira peu de profit de son invention et mourut pauvre , il fut enterré au couvent des Franciscains. — Les témoignages des savants les plus compétents s'accordent avec la voix publique qui n'a jamais cessé de proclamer la gloire de Gutenberg. Parmi les ouvrages imprimés par Gutenberg, on cite : un petit vocabulaire dit Catholicon, imprimé peutêtre à Strasbourg; une ou plusieurs éditions de Donat , les Lettres à? indulgence, de 1454 et 1455; le Calendrier de 1457; l'Appel contre les Turcs, 1454, 6 feuilles in-4<> ; la Bible en trente-six lignes. 3 vol. in-fol. à deux colonnes, dont il ne reste que trois ou quatre exemplaires, 1455, 1456; le Psautier de Mayence, 1457.

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Guthrie (William), né à Brechin (comté de Forfar), 1708-4770, a composé beaucoup d'ouvrages pour les libraires. On ne connaît que sa Grammaire géographique, historique et commerciale, souvent réimprimée et traduite.

Gutziaw (Charles), né en Poméranie, 1803- 4851, fut envoyé par la Société des Missions des Pays-Bas dans les possessions hollandaises, parcourut l'Orient, et rendit de grands services aux Européens. 11 a écrit un mémoire, dans le Journal de la Société asiatique de Londres , sur les associations secrètes de la Chine; une Description de la Cochinchine; China opened, 1838, 2 vol. in-8<>; History of the Chinese Empire, 2 vol. in-8°, etc.

Guyana ou Angostura, prov. du Venezuela, occupe toute la partie de la république, au S. de FOrénoque. Quelques endroits seulement sont cultivés, les savanes immenses sont peuplées de bœufs qui vivent en liberté. La seule ville est Ciudad- Bolivar.

Guyane, vaste contrée au N.-E. de l'Amérique méridionale: elle forme une espèce d'île environnée au N. et au N.-E. par l'océan Atlantique; au S. par l'Amazone; au S.-O. par le no Negro,- a l'O. par le Cassiquiare, au N.-O. par l'Orénoque. La chaîne des monts Tumucumaque occupe le centre de la Guyane ; les montagnes s'abaissent en terrasses successives vers la mer; puis commence une vaste plaine d'alluvions, qu'interrompent çà et là des masses noires rocheuses. Les côtes sont basses et recouvertes par la mer.

La Guyane, chaude, humide, couverte de bois et de marais, est insalubre pour les Européens , les terres basses sont très fertiles en arbres à fruits, girofliers, cannelliers, muscadiers, poivriers, etc.; en cacao, café, indigo, vanille, canne à sucre, coton, roucou, riz, maïs, arrowroot, gommes, etc. Les arbres, acajou, cocotier, bois de fer, manguier, cassia, etc., atteignent des proportions colossales.

Aujourd'hui la contrée appelée Guyane est divisée en 5 parties :

1° Guyane Vénézuélienne ou Colombienne ; elle forme une province de la République de Venezuela. V. Guyana.

2° La Guyane Anglaise, séparée du Venezuela

f»ar l'Essequibo, de la Guyane hollandaise par e Corentyn, a 224,000 kil. carrés, 248,000 hab. et est divisée en trois comtés, Berbice, Démérary et Essequibo Les villes principales sont : Georgetown ou Stabroek, la capitale, Essequibo, Nouvelle-Amsterdam. On trouve dans l'intérieur sept peuplades sauvages, belliqueuses, intelligentes et passant pour anthropophages. — Les Anglais s'en emparèrent en 4803 sur les Hollandais, et l'ont gardée en 4844.

3<> Guyane Hollandaise, entre l'Atlantique au N., la Guyane anglaise à l'O , le Brésil au S., la Guvane Française à l'E., dont elle est séparée par le Maroni.Elle a 420,000 kil. carrés et 70,000 hab., dont 40,000 nègres libres. C'est une vaste plaine, arrosée par la Saramaca et le Surinam, couverte de plantations florissantes. La capit. est Paramaribo. Dans l'intérieur vivent des peuplades indiennes et des nègres indépendants. Ce pays, d'abord colonisé par les Anglais, fut occupé par les Hollandais en 4667.

4° La Guyane Française, entre la Guyane hollandaise et le Brésil, s'étend jusqu'à l'Oyapok, Quoiqu'on ait plus d'une fois réclamé la limite e l'Arouary. Elle a 360 kil. de côtes et 424,000 Kil. carrés. La terre est fertile , mais les parties basses sont seules cultivées ; les terres hautes sont boisées, bien arrosées et saines , les rivières sont : le Maroni, le Sinnamari, le Kourou, l'Approuage, l'Oyapok. Elle ne renferme que 27,000 hab. La capit. est Cayenne; on peut nommer Oyapok, Kourou, Remire, Sinnamary, les

colonies pénitentiaires de la Montagne d'Argent et des îles du Salut. Les Français appelèrent d'abord ce pays France équinoxiale.

5° La Guyane Brésilienne, cédée, en 4713, par la France au Portugal, qui la perdit avec le Brésil, s'étend jusqu'à l'Amazone, et est comprise dans la province d'Alto-Amazonas.

Guyard de Berviiie, né à Paris, 4697-4770, a écrit Histoire du chevalier Bayard et Histoire de Bertrand Duguesclin.

Guyard (Laurent), né à Chaumont en Bassigny, 4723-4788, élève de Bouchardon, eut le grand prix en 4750, fut éloigné de l'Académie et de Paris par les intrigues de Bouchardon, jaloux de son ancien élève, et alla vivre en Italie.

Guyenne et Gascogne, gouvernement de

l'ancienne France, au S -O. Il avait pour capit. Bordeaux. Il comprenait : 4° la Guyenne, correspondant à l'anc. Aquitaine, et divisée en Guyenne propre, Périgord, Agénois, Quercy et Rouergue ; 2° la Gascogne, où se trouvaient . le Bazadais, le Condomois, l'Armagnac, YAstarac, le Comminges, le Nebouzan, le Conserans, le Bigorre, les Landes, le Tursan, le Marsan, le Gabardan, le pays des Basques. — La Guyenne a formé les départements de la Gironde, de la Dordogne, de Lot-et-Garonne, de Tarn-et-Garonne, du Lot et de l'Aveyron ; la Gascogne a formé ceux du Gers, des Landes, des Hautes-Pyrénées.

Guyenne, prov. de l'anc. France, qui faisait partie du gouvernement de Guyenne et Gascogne. La Guyenne propre renfermait : le Bordelais, le comté de Benauges, le Médoc, la Flandre de Médoc, le Captalat de Buch, les landes de Bordeaux, le Blayez, le Bourgez, le Cuzaguez, le Fronsadois.

Guyon (JEANNE-MARIE Bouvier de la

Motte,Mm«), née àMontargis, 4648-4747, veuve de Jacques Guyon, fils de l'entrepreneur du canal de Bnare, se crut destinée à un ministère extraordinaire ; se rendit à Annecy, en 4681, pour convertir les hérétiques, puis se retira chez les Ursulines de Thonon ; elle prêcha le renoncement à soi-même, l'extase dans l'amour de Dieu, enfin toutes les doctrines bizarres connues sous le nom de quiétisme; composa le Moyen court et facile pour V Oraison; le Cantique des Cantiques; les Torrents spirituels. Elle se lia avec des dames d'une piété exaltée , M^e de Maintenon s'intéressa à Mme Guyon, qui parut à Versailles et à Saint-Cyr ; mais Tévêque de Chartres , Godet-Desmarets, fut effrayé des idées mystiques qu'elle répandait ; une commission fut nommée pour les examiner , Bossuet, Noailles, évêque de Chàlons , Tronson , supérieur de Saint-Sulpice , et Fénelon procédèrent à un examen dogmatique dans les Conférences d'Issy, qui firent alors beaucoup de bruit. Ils signèrent 34 articles pour détruire ce qu'il y avait de mauvais et d'exagéré dans les nouvelles doctrines, 4695; Fénelon, devenu archevêque de Cambrai, chercha à les expliquer et à les soutenir ; il publia, en 4697, Y Explication des Maximes des saints sur la vie intérieure ; il fut luimême condamné par le saint-siége, 4699; et Mme Guyon, qui avait été plusieurs fois exilée ou emprisonnée, acheva sa vie à Blois dans la retraite et l'exercice des œuvres de charité. Ses Œuvres forment 39 vol. ; on peut encore citer : les Livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, traduits en français , avec des explications , Recueil de Poésies spirituelles, 5 vol. in-8°. ; Discours chrétiens et spirituels ; l'Ame amante de son Dieu, 4746, in-8<> , etc.

Guyon (Claude-Mahie) , historien . né à Lons-le-Saulnier, 4699-4771, prêtre de l'Oratoire, s'attira les sarcasmes de Voltaire. On a de lui quelques ouvrages médiocres : Continuation de l'Hist. romaine , depuis Constantin jusqu'à la prise de Constantmople, 40 vol. in-42 ; Hist. des

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empires et des républiques, dépuis le déluge jusqu'à Jésus-Christ, 12 vol. in-12-, etc.

GuTon (Richard Debaufre), général hongrois, d'origine anglaise, né près de Bath, 1813- 1856, entra au service de l'Autriche en 1832 , lorsque la révolution de 4848 éclata, il déploya le plus grand courage dans l'armée hongrois'e. devint bientôt général et fut l'un des derniers à lutter II se réfugia avec Kossulh en Turquie, et obtint le gouvernement de Damas. Il prit part à la guerre contre les Russes, en 1853.

fiuyot (Germain-Antoine), né à Paris, 1694- 1750, avocat au Parlement, a écrit : Traité des Fiefs, 5 vol. in-4» ; Observations sur le droit des patrons et des seigneurs de paroisse aux honneurs dans l'église.

Guyot de Follevilie, connu sous le nom d'évéque d'Agra, né en Bretagne, vicaire à Dol, au commencement de la Révolution, fit croire aux Vendéens qu'il était évêque d'Agra et qu'il avait reçu une mission du pape Pie VI. Mais l'abbé Bernier l'accusa de n'être qu'un imposteur; il fut conduit à Angers, et condamné à mort, 1794.

Guyot (Edme-Gille), né à Paris, 1706-1786, publia le Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce.

Guyot (Joseph-Nicolas), né à Saint-Dié, 1728- 1816, fut un instant juge au tribunal de cassation en 1795. 11 a publié : le Grand Vocabulaire français, 30 vol in-4<> ; Répertoire universel et raisonné de jurisprudence civile, criminelle, canonique et bénéficiale, 64 vol. in-8° et 17 de supplément. Il est l'un des auteurs de l'Encyclopédie méthodique (Jurisprudence), 8 vol. in-4° ; etc

Guyot de Provins parcourut l'Europe en troubadour et composa, à Gluny, probablement vers 1205, sous le nom de Bible, une satire générale des vices de la société, en 2,691 vers de huit syllabes.

Guyot de Merviiie (Michel), né à Versailles, 1696-1755, fit paraître, à La Haye, un journal, Y Histoire littéraire de l'Europe, et fit représenter plusieurs pièces intéressantes au Théâtre-Italien et à la Comédie-Française. Dénué de ressources, il se tua près de Genève.

Guyoui (le), riv. de France, qui finit dans la baie de Cancale.

Guyse OU Guise (JACQUES de), né à Mons,

mort vers 1399, de l'ordre de Saint-François, composa en latin : Annales Hannoniœ (Hainaut), traduit en français, sous ce titre : Illustrations de la Gaulle Belgique, 1531-1532.

Guyton - Morvau (LOUIS - BERNARD), né à

Dijon, 1737-1816, avocat général au parlement de Dijon, dès 1755, fonda des cours de chimie, de minéralogie, de médecine; donna sa démission de magistrat, et proposa un plan de nomenclature méthodique pour la chimie; puis il s'occupa du Dictionnaire de Chimie pour Y Encyclopédie méthodique. Eiu a l'Assemblée législative, puis à la Convention, il siégea parmi les députés de la Montagne, forma le corps à'aérostiers militaires et perfectionna les procédés pour la fabrication des poudres et du salpêtre. Membre du Conseil des Cinq-Cents, de 1795 à 1797, il prit part à la fondation de l'Ecole polytechnique. Administrateur des monnaies (1800-1814). ii contribua à l'établissement du nouveau système monétaire Parmi ses ouvrages on cite : Nouveau moyen de purifier une masse d'air infectée, 1773, in-8» ; Eléments de chimie théorique et pratique, 1776-1777, 3 vol. in-12; Mémoire sur les dénominations chimiques , 4782 ; Méthode d'une Nomenclature chimique, etc., etc.

Guzerate OU Goudjérate, presqu'île de

l'Hindoustan, au N.-O., entre le golfe de Katch au N., la mer d'Oman à l'O., le golfe de Cambave au S.-E. ; pays marécageux, fertile et malsain. — La prov. comprend, outre la presqu'île, une

partie du continent vers le N. ; les v. pnnc. sont : Djounaghor, Pattan, Diu et Damao (aux Portugais), Ahmed-àbâd, Cambaye , Barotsch, Baroda, Surate, etc.

Guzman (ALPHONSE Perez de), né à Valla-

dolid, 1258-1309, se distingua par sa valeur, repoussa les Maures de Tarifa, et vit éeorger, plutôt que de se rendre, son propre fils, qui était au pouvoir de l'infant. Il est la tige des Medina-Sidonia.

Guzman (DON FERNAND Perez de), 1405- 1470, a compilé ot complété la Chronique de Jean II.

Guzman (Louise de), reine de Portugal, fille du duc de Medina-Sidonia, épouse de Jean de Bragance, contribua beaucoup à son élévation au trône de Portugal A sa mort, 1656, elle fut régente de son fils, Alphonse VI, 1662, et mourut dans un cloître, 1666.

Guzman, né à Grenade, 1752-1794, naturalisé français en 1781, ami d'Hébert, fut l'un des plus fougueux membres de la Commune. Il périt sur l'échafaud, le 5 avril 1794.

Gy, ch.-l de canton, arrond. et à 28 kil. E. de Gray (Haute-Saône); commerce de vins; 2,113 hab.

Gyaiar, village de Transylvanie, a les plus belles usines de fer de la province.

Gyaros (auj. Ghioura), l'une des Cyclades, à l'E. de Céos. est presque déserte.

Gygès, roi de Lydie, de la dynastie des Mermnades, berger du roi Candaule, à l'aide d'un anneau merveilleux, aurait séduit la reine et détrôné le roi. Il régna probablement de 716 à 678 avant J.-C., et fut célèbre par son opulence.

Gylippe , général lacédémonien , né vers 465 av. J.-C, mort vers 400, fut envoyé au secours de Syracuse, assiégée par les Athéniens ; battit Nicias et Démosthène, 414-413. Après la prise d'Athènes, 404, il déroba 300 talents, fut dénoncé par un de ses esclaves, s'enfuit et mourut de faim dans son exil.

Gyllenborg (CHARLES, COmte DE), né à Upsal,

1679-1746, représenta Charles XII en Angleterre, 1703-1717, fut chancelier, et chef du parti des Chapeaux.

Gylleahorg - Ehrensvaerd (THOMASINE -

Christine Buntzen, M«ne)t romancière danoise, 1773-1856, a publié des Récits, des Nouvelles, des Romans, qui ont été réunis en 12 vol. in-8°, 1849-51.

Gymnésiennes (Iles). V. BALÉARES.

Gyndès, riv. de l'anc. Assyrie, affl. de gauche du Tigre (auj. Kara-Sou). — Riv. de l'anc. Perse, passait à Aspadana (auj. Zayendeh-Roud).

Gyongryos, v. du comitat d'Hevesch (Hongrie), à 89 kil. N.-E de Pesth, au pied des monts Matra, dans un pays couvert de vignobles ; 14,000 hab. Victoire des Hongrois, 3 avril 1849.

Gyrowetz (Ad albert), né à Budweis, 1763- 1850, se fit applaudir à Paris et a Londres par ses symphonies, ses cantates et l'opéra de Sémiramïde.

Gysen OU Gyzen (PlERRE), né à Anvers,

1636-1700, élève de Jean Breughel, a compose des paysages encore recherchés.

Gytfaium, v. anc. et port de la Laconie (Péloponnèse), sur la côte E du golfe de Laconie Ses ruines sont près de Marathonisi.

Gyuia (Julia), ch.-l. du comitat de Bekes (Hongrie), sur le Kôrôs-Blanc. Elève des bestiaux ; 10,000 hab.

Gyuiay (Ignace, comte), né à Hermaiistadt, 1763-1831, fut l'un des meilleurs généraux de l'Autriche dans toutes les guerres qu'elle soutint contre la France. 11 devint feld-maréchal en 1813, fut ban de Croatie, d'Esclavonie et de Dalmatie. 1806-1809, puis 1815-1823, enfin gouverneur général de Bohême et président du conseil aulique de guerre, on 1830.

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