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comme historien, à son éloquence ferme, impérieuse, élevée, comme homme d'Etat, à son intégrité et à ses vertus privées. Aux ouvrages déjà nombreux, dont nous avons rappelé les titres, il faut ajouter la continuation de son Histoire d'Angleterre jusqu'à la Restauration des Stuarts ; — Monk et la Restauration ; — Washington ; — Vie, correspondance et écrits de Washington, 6 vol. in-8° ; — l'Amour dans le mariage, — Guillaume le Conquérant; Edouard III et les bourgeois de Calais; Origines du gouvernement représentatif en Europe;— Mémoires pour servir à l'histoire de mon temps, 9 vol., 1858-1868; — Histoire parlementaire de France, recueil complet des discours prononcés dans les Chambres de 4819 à 1848, 4 vol. ; — Mélanges biographiques et liitéraires ; — la France et la Prusse responsables devant l'Europe ; — Un projet de mariage royal ; — Trois générations, 1789, 1814, 4848 ; etc., etc. On lui doit encore des ouvrages religieux; Méditations et études morales ; — l'Eglise et la société chrétienne en 1861 ; — Méditations sur l'essence de la religion chrétienne ; — Méditations sur l'état actuel de la religion chrétienne, etc., etc. M Guizot, malgré son grand âge, travaillait avec ardeur à une Histoire de France racontée à ses petitsenfants, ouvrage remarquable à plus d'un titre, et dont une partie considérable était déjà publiée, lorsque la mort est venu mettre fin à cette grande et laborieuse existence.
Guizot (Elisabeth -Charlotte -Pauline de Mcuian, M^e), née à Paris, 1773-1827, perdit son père et sa fortune pendant la Révolution, s'occupa de littérature, écrivit deux romans, les Contradictions, 1799, et la Chapelle d'Ayton, 1800; et dans le Publiciste, 1801, un grand nombre d'articles de critique morale, qu'elle a réunis sous le titre d'Essais de littérature et de morale, 1802. Devenue Mme Guizot, en 1812, elle tourna son activité vers l'éducation de ses enfants ; elle publia ; Les Enfants, le Journal d'une mère, l'Ecolier, 2 vol. in-12, les Nouveaux Contes, 2 vol. in-12, et surtout les Lettres de famille sur l'éducation domestique, 2 vol. in-8<>, et les Conseils de morale, 2 vol. in-8°. — Sa nièce, Marguerite-Andrée-Eliza Diiion, 1804-1833, épousa en secondes noces M. Guizot ; elle n'a laissé que quelques articles, insérés dans la Revue française et recueillis en un volume, 1833, in-8°.
Gujan, petit port de cabotage de l'arrond. et à 50 kil. S.-O. de Rordeaux (Gironde) ; 3,909 hab.
Guidberg (Ove Hœogh-) , né à Horsens , 1731-1808, précepteur du prince Frédéric, fils de Frédéric V, contribua à la chute de Struensée, 1772. Son ancien élève fut nommé régent, au nom de Christian VII. Guldberg devint ministre et détruisit la plupart des réformes libérales dues à Struensée. Il fut forcé de se démettre en 1784. On estime beaucoup son Hist. du Monde, ouvrage malheureusement inachevé, 1768-1772.
Guif-stream ou Courant du Golfe. C'est un large courant de l'Océan Atlantique, qui semble venir de la côte d'Afrique, en allant de l'E. à l'O. ; il longe d'abord la côte de l'Amérique méridionale, depuis le cap Saint-Roque, pénètre dans la mer des Antilles, suit tout le pourtour du golfe du Mexique. 11 en sort avec rapidité par le canal de fiahama, se dirige au N.-E., passe au sud de Terre-Neuve, traverse l'Atlantique, et, vers les côtes d'Europe se divise en plusieurs bras, qui échauffent la Rretagne française, l'Irlande et l'Angleterre, les Fœroe, la Norvège. Au nord de la presqu'île Scandinave, le courant se partage en deux branches ; l'une double le cap Nord et fait fondre les glaces de la côte de Laponie ; Vautre se dirige vers le Spitzberg et va se mêler aux courants polaires. — La température du Gulf-Stream est souvent de 9<> de plus que celle de l'Océan, à pareille latitude ; les navires qui reviennent d'Amérique
se servent de ce courant, qui les porte vers l'Europe. On a calculé qu'une molécule d'eau, entraînée par le courant, ferait un circuit de 3,800 lieues en 2 ans et 10 mois.
Gulhané, vaste plaine qui dépend du palais impérial à Constantinople, où fut proclamé le hatti-schérif du 3 nov. 1839.
Gulistan, c.-à-d. pays des roses, village de la Russie d'Asie, au confluent du Kour et de l'Araxe, célèbre par le traité de 1813.
Guiussa, second fils de Massinissa, eut une part du royaume du Numidie, 149 av. J.-C,,et secourut les Romains au siège de Carthage.
Gumbinneo, ch.-l. d'arrond. de la prov. de Prusse (roy. de Prusse), à 120 kil, E. de Kœnigsberg. Draps et toiles ; 7,000 hab,
Gundiing (Jacqdes-Paul, baron de), né près de Nuremberg, 1673-1731, professeur d'histoire à l'académie des jeunes nobles de Rerlin. 1705, historiographe et conseiller aulique, fut comme le fou de la cour de Prusse, On a de lui : Hist. des empereurs Frédéric Jer, etc., 4 vol in-8° ; la Vie des électeurs de Brandebourg, in-8», Atlas du Brandebourg, etc.
Guns ou Kb'szegh, v. du comitat d'Eisenburg (Hongrie), sur le Gûns, à 90 kil. S. de Vienne. Elle résista héroïquement à Soliman II, en 1532; 8,000 hab.
Gunter (Edmond), né dans le Herfordshire, 1580-1626, professeur d'astronomie, inventa plusieurs instruments, comme la règle logarithmique ou échelle de Gunter. Ses ouvrages ont eu de nombreuses éditions.
Gunther, comte de Schwartzbourg, 1304-1349, fut élu empereur d'Allemagne à Francfort, 1349, et opposé à Charles IV. Mais il fut empoisonné aussitôt.
oiinz, affl. de droite du Danube, formé de deux sources, arrose la Ravière et se jette prés de Gùnzburg.
Giïiizburg, v. de Ravière, au confl de la Gunz et du Danube. Combat en 1805; 5,000 hab.
Gurau, v. de Silésie (Prusse), à 80 kil. N.-E: de Rreslau. Fabriques de draps ; 4,000 hab.
Gurk, affluent de la Save, arrose lTllyrie autrichienne ; cours de 100 kilomètres. — Affluent de la Drave, arrose dans la Carinthie Gurk, qui a donné son nom à un évêché dont le siège est à Klagenfurt ; 140 kil, de cours.
Gurrah, v. de l'anc prov. de Gondouana, dans la présidence de Calcutta (Hindoustan), dans le bassin supérieur de la Nerbuddah.
Gustafsvaem, fort de Finlande (Russie) , construit dans une île au S. du cap Hango, près duquel la flotte suédoise fut battue par les Russes en 1714.
Gustave Ier Wasa, roi de Suède, né à Lindholmen, en 1496, ou en 1490, mort en 1560, fils d'Erik Johansson Wasa, sénateur, servit courageusement Sten Sture II contre les Danois, mais tut pris traîtreusement par Christian II et envoyé en Danemark, 1518. Il s'échappa, fut bien accueilli à Lubeck, et résolut de délivrer la Suède. Il parvint à travers mille dangers jusque dans les mines de la Dalécarlie, où il travailla pour vivre ; à Mora, les paysans se déclarèrent pour lui; il eut bientôt une petite armée, battit les Danois à Vesteras, et prit Upsal, 1521. Les Etats de Vadstena lui donnèrent le titre de régent ; Stockholm se rendit, 1523, et lorsque Gustave fut proclamé roi, le royaume entier était presque pacifié. — Gustave Wasa favorisa la propagation du luthéranisme, et aux Etats de Westeras, 1527, enleva au clergé son pouvoir politique, ses forteresses, la plus grande partie de ses biens. Secondé par Laurent Pétri, archevêque luthérien d'Upsal, par son frère, Olaus Pétri, pasteur éloquent de Stockholm, il réunit le concile national d'OErebro et fit adopter la confession d'Augsbourg, comme religion de