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Vendée, il mérita le grade de général de brigade, 1793, et s'empara de l'île de Noirmoutier, 1794 : mais il échoua à l'attaque de la Roche-sur- Yon,' et Haxo, blessé, se brûla la cervelle.

iià*o (François-Nicolas-Benoit, baron), neveu du précédent, né à Lunéville, 1774-1838, sortit de l'école d'artillerie de Chàlons-sur-Marne, et conquit tous ses grades sur les champs de bataille de la république et de l'empire. Général de division après la bataille de Mohilew, il fut blessé et pris à Culm. Il ne rentra en France qu'après la Restauration. Président du comité des fortifications, il fit continuer les plans pour la défense générale du territoire français. Pair de France après 1830, il dirigea les travaux du siège d'Anvers, 1832.

HayanSe, bourg à 12 kil. S.-O. de Thionville (Lorraine). Patrie du maréchal Molitor ; 3,896 h.

Haydeiberg, l'un des sommets remarquables du Bœhmerwald, vers les sources de la Regen et de la Moldau ; 1,430 met.

Haydn (François-Joseph), né à Rohrau (Autriche), 1732-1809. Fils d'un charron, il se fit remarquer dès l'âge de 5 ans par son penchant et son aptitude pour la musique. Reuter, maître de chapelle de la cathédrale de Vienne, le plaça comme enfant de chœur dans la maîtrise qu'il dirigeait. Ses premières productions, ayant attiré sur lui l'attention des connaisseurs, finirent par lui valoir une situation où il put se livrer enfin au travail. Il fut au service du comte de Mortzin. puis à celui des princes Esterhazy ; sa renommée était devenue européenne. Deux voyages qu'il fit en Angleterre la grandirent encore. Il put acheter, dans un faubourg de Vienne, une petite maison où il se retira. Il y composa, à l'âge de 62 ans, la plus belle peutêtre de ses œuvres : la Création. Elle fut suivie de près par les Quatre saisons, oratorio ou grande cantate qui laisse percer çà et là le premier déclin de ce beau génie. Son talent, plein de souplesse, lui a permis d'aborder avec succès tous les genres de musique. Il est, comme on l'a dit justement, le créateur de la symphonie. Le nombre des œuvres que nous avons de lui est considérable ; il a écrit 118 symphonies, 83 quatuors, 24 trios, 19 opéras, 5 oratorios, 163 morceaux pour le baryton, instrument aujourd'hui hors d'usage, 24 concertos pour différents instruments, 15 messes, 10 petits morceaux de musique religieuse, 44 sonates pour clavecin, 42 airs allemands et italiens, 39 canons, 13 chants à trois et quatre voix, l'harmonie et les accompagnements de 365 vieilles chansons écossaises, enfin, une multitude de divertissements, de fantaisies et de morceaux pour plusieurs instruments.

Haydn (Jean-Michel), frère du précédent, né à Rohrau, 1737-1808, alla compléter ses études musicales à Vienne. Maître de chapelle de l'évêque de Grosswardein, en Hongrie, directeur des concerts de Salzbourg, il a composé 24 messes solennelles, une messe de requiem à quatre voix, 114 graduels, 160 offertoires, etc., etc.

Haydon (Benjamin-Robert), peintre d'histoire, né à Plymouth, 1786-1846, élève de Fussli, acquit bientôt un grand renom, ce qui ne l'empêcha pas de mourir dans la misère.

Hajdouks, Hajduken, peuple de Hongrie, qui habitait un district compris auj. dans les comitats du Nord-Bihar et de Szoboltsch.

Haye (La). V. La HAYE.

Hayes (LOUIS, baron de Courmenin des), 1592-1632, fut chargé, à partir de 1621, de diverses missions dont il s'acquitta avec succès, entre autres celle d'amener Christian IV, roi de Danemark, et Gustave-Adolpne, roi de Suède, à s'allier avec la France contre la maison d'Autriche. Il se jeta dans le parti de la reine-mère, fut arrêté par l'ordre de Richelieu, ramené en

France, condamné à mort et exécuté à Bôzier3.

11 a laissé : Voyage du Levant, fait par le commandement du Roi en 1621 ; Voyage au Danemark.

Hayley (William), né à Ghichester (Angleterre), 1745-1820, fut le collaborateur de Cowper dans sa traduction de VIliadc; écrivit un poème en 6 chants : The Triumphs ofTemper; An Essay on Epie Poetry, 1782, in-4o; des cpîtres, des essais, etc.

Haym (Nicolas-François), né à Rome, mort en 1730, a écrit quelques sonates de chambre; a gravé en médaillons les pierres précieuses et les statues de divers cabinets d'Angleterre, et laissé une Notice des livres rares en langue italienne.

Haynau (Jules-Jacques, baron de), né à Cassel, 1786-1853, fils de l'Electeur de Hesse, Guillaume I", et de Mme de Lindenthal, devint, au service de l'Autriche, feld-maréchal-lieutenant en 1844. Mais la cruauté dont il fit preuve en Italie et en Hongrie, 1848-49, eut un triste retentissement. Rentré dans la vie privée en 1850, il recueillit, dans les voyages qu'il fit en Angleterre, en Belgique, en France, les témoignages les moins équivoques de l'impopularité qu'il s'était acquise.

Hazaei, roi de Syrie, détrôna Benabad, vers 876 av. J.-C, et dévasta Jérusalem. Il mourut en 833.

Hazebrouck, ch.-l. d'arr. du Nord, sur le canal d'Hazebrouck, à 18 kil. S.-E. de Lille. Commerce actif de toiles, fils, plantes oléagineuses, etc. ; 10,595 hab.

Haziitt (William), né à Maidstone. 1778-1830, s'adonna d'abord à la peinture, puis, en 1805, publia ses Principes des actions humaines, ouvrage dont la forme est ingénieuse. La philosophie, l'histoire, la politique, la critique dramatique et artistique, l'attirèrent tour à tour; il écrivit dans plusieurs journaux et fit des leçons publiques sur divers sujets, notamment sur le théâtre de Shakspeare. On cite parmi ses nombreux ouvrages : Autour de la table, 2 vol. in-8° ; les Propos de table; le Franc parleur; les Caractères des pièces de Shakspeare, etc.

Héand (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à

12 kil. N. de Saint-Etienne (Loire); 2,822 hab. Hearne (Thomas), 1678-1735, fils d'un pauvre

maître d'école de village, devint sous-bibliothécaire de l'Université d'Oxford, où il avait fait ses études, 1702. Il aimait passionnément les livres, et il tira de l'oubli trente-trois vieux écrivains précieux pour l'histoire s ils forment une collection de 64 vol. in-8°, très rare aujourd'hui et très recherchée.

Hearne (Samdel), né à Londres, 1745-1792, au service de la Compagnie de Hudson's-Bay, fut chargé de découvrir une communication au Nord entre l'ancien et le nouveau continent. Il accomplit le voyage du fort du Prince de Galles, sur la riv. de Cuivre, à travers des^j)érils, des fatigues et des souffrances inouïs, 17/0-1771. De retour en Angleterre. 1787, il rédigea la relation de ce voyage, sous ce titre : A Journey from the Prince of Wales's Fort in Hudson's Bay, to the northern Océan.

Hébé, déesse de la jeunesse, fille de Jupiter et de Junon, versait le nectar aux dieux. Elle fut remplacée par Ganymède, et épousa Hercule.

Hebei (Jean-Pierre), poète allemand, né près de Schopfheim (Bade), 1760-1826. Ses poésies ont été très populaires de l'autre côté du Rhin.

Hebenstrelt (Jean-Ernest), né à Neustadtsur-1'Orla (Vogtland), 1703-1757, docteur en médecine, 1730, fit, sous les auspices du roi Frédéric-Auguste, un voyage scientifique en Afrique, De retour en Allemagne, il fut nommé professeur à l'université de Leipzig. On a de lui un poème latin Sur l'homme; quatre Lettres, où il rend

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compte au roi Auguste de son voyage en Afrique ; une Dissertation sur les plantes qu'il avait reconnues en Afrique, Leipzig, 1731 ; etc.

iieber, patriarche, fils de Salé, et l'un des ancêtres d'Abraham, vécut environ 400 ans et a probablement donné son nom aux Hébreux.

Heber (Réginald), né à Melpas (Gheshire), 1783-1826, parcourut la Russie, la Crimée, la Hongrie, l'Autriche et la Prusse, et. fut nommé à la cure de Hodnet, 1809. Il y remplit treize ans les fonctions évangéliques; en 1822, il alla occuper dans l'Inde le siège épiscopal de Calcutta; il entreprit de visiter tour a tour les différentes parties de son vaste diocèse. Mais une mort prématurée et accidentelle vint le frapper tout a coup. Il laissa : A narrative ofa Journey through the upper provinces of India, from Calcutta ta Bombay, qui parut après sa mort, 3 vol. in-8°,

Hébert (Jacques-René), surnommé le Père Duchesne, né à Alençon, 1755-1794, vivait, à Paris, de coupables industries en 1789. Il devint l'idole des auditeurs des clubs, et fut nommé, après le 10 août, substitut du procureur de la Commune. Le Père- Duchesne, petit journal anarchique qu'il publiait en style cynique et ordurier, lui attira une triste célébrité. Il fut l'un des organisateurs du culte de la déesse Raison. Dénoncé par Saint-Just, il fut arrêté avec Chaumette, Ronsin, Vincent, etc. Tous montèrent, le 24 mars, sur l'échafaud. Hébert publia, outre le Père-Duchesne, plusieurs autres pamphlets du même stvle, tels que les Vitres cassées, Paris, 1789 et 1791, in-8°; Vie privée de l'abbé Maury, 1790, in-8°; Nouvelle lanterne magique, 1792, in-8°; Dix-huit lettres b.. .... patriotiques, etc.

Hébert (Pierre), sculpteur, né à Villabé (Seine-et-Oise), 1804-1869, élève de Jacquot et de l'Ecole des Reaux-Arts, exposa depuis 1836 des œuvres remarquées.

Hèbre, Hebrus, fleuve de Thrace (Roumanie), vient des monts Rhodope et se jette dans le lac Stentor, près de la mer Egée; auj. Maritza.

Hébreux, Hebrœi, premier nom du peuple de Dieu, qu'il laissa pour celui d'Israélites d'abord, et de Juifs ensuite.

Hébrides (du gaélique Ey, îles, et Bride ou Sainte- Brigide), en anglais Western Islands (Iles Occidentales), anciennement Hébudes ou Ebudes; série d'îles et îlots à l'O. de l'Ecosse, en grande partie dans l'Atlantique. Elles sont au nombre d'environ 200, dont la moitié sont désertes. On les distingue en extérieures, que le détroit de Minsh sépare du continent, et intérieures. Climat humide et variable, sol aride avec des marais et des lacs. — Les principales sont : Hébrides extérieures, du N. au S., Lewis, Harris, Nord- Uist, fienbecula, Sud-Uist, Rarra; Hébrides intérieures, du N. au S., Skye, Rum, Egg, Coll, Tirée, Staffa, Mull, Icolmkfll, Colonsay, Jura, Islay, Arran, Rute, etc. Les Hébrides ont appartenu à la Norvège ; depuis 1264, elles dépendent de l'Ecosse, mais n'ont été véritablement réunies qu'à la fin du xv« siècle.

Hébrides (Kouvelles-1) OU Quiros (Archi-

Fel de), dans la Mélanésie, au N. et à l'E. de Australie, comprenant, avec le groupe de Ranks, 37 îles peuplées de 200,000 hab., la plupart noirs et chétifs. Sol fertile, montagnes couvertes de forêts. Elles doivent leur nom actuel à Cook, 1775.

Hébron, v. de Palestine (tribu de Juda), appelée d'abord Arbé ou Cariath-Arbé, et auj. El- Kalil (le bien-ai'mé). David y fut sacré, et saint Jean-Raptiste y naquit.

Hécate. V.'DlANE.

Hécatée de Milet (Ionie), l'un des plus anciens historiens et géographes grecs, écrivit certainement vers 500 av. J.-C. 11 composa deux ouvrages, dont il ne subsiste plus que des fragments: l'un, géographique, est intitulé

ïleptoôoç Y^Ç ou nepiTjYr,(7i;; l'autre, historique,porte le titre dereveotAOYOïou ou cIgtoptat. Le premier était une description de l'Europe, de l'Asie, de l'Egypte et de la Libye: l'autre, un récit, sous forme de généalogies, des fables et des traditions des Grecs.

Hécatée d'Abdère, historien contemporain d'Alexandre le Grand et de Ptolémée I".

Hécatombéon, nom donné au premier mois de l'année chez les Athéniens, parce qu'on célébrait en ce mois les Hécatombées, ou fêtes d'Apollon. 11 répondait à juillet et août.

Héeatompyios (Ville aux cent portes), un des noms de Thèbes en Egypte. — V. de l'anc. Hyrcanie, cap. des Parthes; auj. Damghan.

Hécatonnèse, Hecatonnesus, groupe d'îles de la mer Egée, sur la côte de l'Eolie, à l'E. de Lesbos; auj. Musconisi (îles Souris).

Hechingen, v. des Etats prussiens, à 58 kil. S.-O. de Stuttgart , au pied du mont Zollern, qui porte le château de Hohenzollern, berceau de la famille de ce nom ; 3,600 hab.

Heck (Jean van), né à Quaremonde, près Oudenarde, vers 1625, se fixa à Anvers. Ses tableaux de fleurs, de fruits, de vases, et ses pavsages, sont recherchés.

Hécia (Mont), volcan d'Islande, près de la côte S.-E. Il est d'une forme conique, terminé par trois pointes, dont la plus élevée atteint 1,557 m., composé de basalte et complètement isolé. Ses éruptions ont été quelquefois simultanées avec celles du Vésuve ou de l'Etna.

Hecquet (Adrien du), né à Crépy (Picardie), en 1510 ou 1515, mort prieur du couvent des Carmes à Arras, a. écrit Compendiosa expugnatorum Hœreseon laus; le Chariot de l'année, livre de piété en prose et en vers ; l'Orphéide, recueil des poésies françaises; etc.

Hecquet (Philippe), né à Abbeville, 1661- 1737, étudia d'abord la théologie, puis la médecine. Il fut doyen de la Faculté, 1712, et entra au couvent des Carmélites du faubourg Saint- Jacques. Il a laissé : Traité de la saignée, 1707, de la Digestion des aliments et des maladies de l'estomac, etc., 1722; Novus medicinoz conspectus, etc.. 1722, Le naturalisme des convulsions dans les maladies, Soleure, 1733, in-12.

Hector, l'aîné des fils de Priam et d'Hécube, époux d'Andromaque, père d'Astyanax, le plus vaillant des défenseurs de Troie. Il tua Patrocle et fut tué par Achille, qui traîna son corps autour des murailles de la ville et le rendit ensuite à Priam, dont les larmes le touchèrent.

Hécube, fille de Cisséus, roi de Thrace, épouse de Priam, roi des Troyens, dont elle eut 19 enfants, qui périrent presque tous pendant le siège de Troie. Prisonnière d'Agamemnon, elle se serait précipitée dans la mer.

Hédé, ch.-l. de canton, arrond. et à 22 kil. N.-O. de Rennes (Ille-et- Vilaine) ; 914 hab.

Hedemarkeo, bailliage de Norvège, prov.

de Aggerhuus, traversé dans toute sa longueur par la Glommen et beaucoup d'autres cours d'eau ; le chef-lieu est Konsvinger.

Hedemora, dans le gouvernement et au S. de Fahlun (Suède). Mines célèbres.

Hedericb (Benjamin), né à Geithen (Saxe), 1675-1748, a laissé un Lexicon manuale grœcuni, qui est devenu classique en Allemagne.

Hedio (Gaspard), né à Ettlingen (margraviat de Bade), 1494-1552, fut l'un des premiers réformateurs, prédicateur à Mayence, puis à Strasbourg. Après l'établissement de la réforme à Strasbourg, il alla remplacer Bucer, comme président du consistoire de Cologne. Parmi les ouvrages qu'il a laissés, nous citerons son Chronicum germanicum.

Hedjaz, région d Arabie à l'O., qui appar-

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