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tient à l'empire ottoman, le long de la côte E. de la mer Rouge ; 1,500 kil. sur 2/0; v. princ.: La Mecque, Médine, Thaief et Djeddah. Au N. sont les monts Oreb et Sinaï. Sol fertile sur les côtes. Elle est peuplée principalement d'Arabes sédentaires et de Bédouins, — Ane. patrie des Amalécites, des Madianites, des Edomites ou Iduméens, etc.

Hedlinger OU Hettlinger (JEAN-CHARLES),

célèbre graveur de médailles, suisse, né à Schwytz, 1694-1771, passa de longues années en Suède, y fut membre de l'Académie des Sciences, mais revint à Schwytz, d'où il ne sortit plus. Le recueil intitulé : Œuvre du chevalier Hedlinger, par Chr. de Mechel, Bâle, 1776-1778, 2 parties in-8°, est plus complet que celui publié par Haïd, Nuremberg, 1781.

Ilédou ville (GABRIEL - MARIE - THÉODORE-JO-

seph, comte d'), né à Laon, 1755-1825, général de brigade en 1793, de division, en 1797, mit fin à la chouannerie à son retour de Saint-Domingue. Ambassadeur à Saint-Pétersbourg, 1801, chambellan de l'empereur, sénateur, etc., il vota la déchéance de Napoléon et fut créé pair, 1815.

Hedwig (Jean), né à Kronstad (Transylvanie), 1730-1799. Médecin à Leipzig, intendant du Jardin des Plantes et professeur de botanique, il a laissé De fibrœ vegetalis et animalis ortu.

Hedwige ou Avoie (Sainte), fille de Berthold, duc de Carinlhie, et sœur d'Agnès de Méranie, 1172-1243, mariée à 12 ans à Henri, duc de Silésie et de Pologne, fonda l'abbaye de 'J'rebnitz. Fête le 15 octobre.

Hedwige, 1371-1399, fille de Louis le Grand, roi de Hongrie, élue reine de Pologne, 1384, mariée à Jagellon, grand-duc de Lithuanie, 1386, contribua à répandre le christianisme parmi ses nouveaux sujets.

Heem (Jean-David, van), né à Utrecht, 1600- 1674, peignait avec talent les fleurs, les fruits, les oiseaux, les insectes, les vases d'or, d'argent, de marbre ou de cristal.

Heemskerk (MARTIN Van Veen, dit), né au

hameau de Heemskerk, 1498-1574, fils d'un maçon, fut un bon peintre d'histoire, qu'on a surnommé, sans raison, le Raphaël de la Hollande. Heere ( Lucas de), artiste flamand, 1534- 1584, fut élève de Franc-Flore, qui lui enseigna à composer les sujets pour peindre sur verre. Il travailla à Fontainebleau pour Catherine de Médicis ; puis, rentré dans sa patrie, acquit une grande renommée pour ses portraits. Ses dessins à la plume sont très recherchés. Il était aussi poète, et l'on a de lui. notamment, le Jardin de Poésie.

Heeren (ARN0LD-HERMAN>-L0UIS),né à Arber-

gen, près de Brème, 1760-1842, professeur d'histoire à Gœttingue, et membre associé de l'Académie des Inscriptions de France. Il a laissé des ouvrages d'histoire très estimés, entre autres : Idées sur la politique et le commerce des peuples de l'antiquité; Manuel historique du système politique des Etats de l'Europe et de leurs colonies; Manuel d'Histoire ancienne; Essai sur l'influence des Croisades, couronné par l'Institut de France.

Hegel (Georges -William-Frédéric), né à Stuttgart, 1770-1831, fut précepteur en Suisse el à Francfort, enseigna à l'université d'Iéna, fut recteur du gymnase, à Nuremberg, puis professeur de philosophie à Heidelberg. Appelé à Berlin, en 1818, il y remplit jusqu'à sa mort la chaire qu'avait occupée tichte. Son système de philosophie a été « l'essai le plus hardi qui ait été tenté par la spéculation moderne pour expliquer la grande énigme de l'esprit humain et de l'univers. » D'après Hegel, le principe universel, d'où il fait dériver tout son système, c'est Vidée, qui ne fait qu'un avec l'être et dont le développement est l'essence. Cette idée em-

brasse à la fois Dieu, la nature et l'homme, Dieu et la nature, Dieu et l'humanité ne font qu'un ; aircun de ces trois termes n'existe par lui-môme et ne saurait être distinct des deux autres, de sorte que tous les trois se développent en même temps et marchent vers la perfection d'un même pas. Quoi qu'il en soit, on ne saurait nier que Hegel n'ait été un homme d'un génie hors ligne et une grande intelligence. Les Œuvres de Hesel , réunies après sa mort, forment 19 vol. in-8°. Les principales sont: la Phénoménologie de V esprit , la Logique, l'Encyclopédie des sciences philosophiques, la Philosophie du droit, les Leçons sur la philosophie de l'Histoire, les Leçons sur Uesthétique, les Leçons sur la Philosophie de la religion, et les leçons sur l'histoire de la philosophie.

Hegeiochus, l'un des lieutenants d'Alexandre, chassa les Perses des îles de la mer Egée, et fut tué à la bataille d'Arbelles, en 331 av. J.-C.

Hégémon, de Thasos, poète comique athénien, de l'ancienne comédie, vivait du temps de la guerre du Péloponnèse.

Hégésîanax, historien grec d'Alexandrie, vivait dans le ne s. avant J.-C. Athénée veut qu'il soit le véritable auteur des Troica, publiées sous le nom de Céphalon ou Céphalion Gergitius.

Hég-ésias, philosophe de l'école cyrénaïque, vers 300 av. J.-C.

Hégésippe, orateur athénien, adversaire de Philippe. Deux discours, qui figurent parmi ceux de Démosthène, sur l'île d'Halonèse et sur le traité avec Alexandre, sont attribués par les anciens grammairiens à Hégésippe.

Hégésippe, poète athénien de la comédie nouvelle, vivait vers 300 av. J.-C.

Hégésippe, le plus anc. historien ecclésiastique, au ne s., né juif, se fit chrétien. De son Histoire de l'Eglise depuis la mort de J.-C. on n'a que cinq fragments, conservés par Eusèbe.

Hégésippe, d'une époque incertaine, auteur présumé d'une traduction abrégée de l'ouvrage de Josèphe, De Bello judaïco et Excidio urbis Hierosolymitance.

Hegewisch (DlETRICH - HERMANN), né près

d'Osnabruck, 1740-1812, professeur à Kiel, a publié : Histoire des Allemands, depuis Konrad /" jusqu'à Henri II ; Histoire du gouvernement de Maximilien /er ; Caractère et mœurs des Allemands du moyen âge ; Aperçu général de l'histoire de la civilisation allemande ; etc., etc.

Hégire, de l'arabe hidjra (fuite), ou émigration de Mahomet, qui s'enfuit de la Mecque à Médine, le 19 juin 622. Toutefois l'ère de l'hégire, instituée par le calife Omar, fut fixée au 1er jour du mois de Moharrem qui avait ouvert l'année de l'hégire véritable. Comme les Arabes n'ont cessé de se servir de l'année lunaire, la concordance d'une année de J.-C. avec l'année musulmane se trouve en divisant le chiffre de celle-ci par 33, retranchant le quotient du dividende et ajoutant au reste 622.

Heiberg (Pierre-André), né à Vordingborg (Danemark), 1758-1841, fut banni en 1800, avec Malte-Brun, pour ses opinions libérales, et se réfugia en France. Il a laissé un Précis historique et critique de la constitution de la monarchie danoise, des comédies, des opéras comiques, des poésies.

Heidelberg, ville du gr.-duché de Bade, sur le Neckar, à 24 kil. S.-E. de Mannheim. Université très fréquentée, fondée en 1386; établissements scientifiques et agricoles, beaux palais des grands-ducs et de l'Université. Dans le voisinage, existent les ruines imposantes de l'ancien château des comtes palatins, dont l'une des caves contient le fameux tonneau de Heidelberg, qui jauge 140,000 litres; 24,000 hab.

Heidnques. V. HAYDOUKS.

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HEL

Heilbronn, v. forte du royaume de Wurtemberg, cercle du Neckar, à 50 kil. N. de Stuttgart. Belle cathédrale de Saint-Hilaire, monument gothique ; produits chimiques, tapis, orfèvrerie, etc.; 24,000 hab.

Heilly (Mlle de). V. Etampes (Duchesse d').

Heiisberg, v. des Etats prussiens (Prusse), sur l'Aile, à 65kiJ. S. de Kœnigsberg. Les Français y battirent les Russes, le 11 juin 1807; 4,000 hab.

Heiitz.ie-Maurupt, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. N.-E. de Vitry-le-François (Marne) ; 748 hab.

Heim (François-Joseph), né à Belfort, 1785- 1865, peintre d'histoire, eut à 20 ans le grand prix de Rome pour son tableau de Thésée vainqueur du Minotaure. En 1829, il fut nommé membre de l'Académie des Beaux-arts. Parmi ses tableaux les plus remarquables on cite : Le martyre de saint Cyr et de sainte Julienne, le martyre de sainte Hyppolyte, la prise du temple de Jérusalem par les Romains, une lecture d'Andrieux dans le foyer de la Comédie-Française, 1847 ; la défaite des Cimbres et des Teutons par Marius, 1855. Il a laissé un grand nombre de portraits et a exécuté au Louvre, à Notre-Dame de Lorette, à Saint-Sulpice, etc. des travaux importants.

Heine (Salomon), né à Hanovre, 1766-1844, acquit à Hambourg une immense fortune et en fit le plus noble usage. Par son testament, il distribua près de 40 millons aux établissements de bienfaisance, fondés en faveur des indigents des différentes confessions chrétiennes.

Heine (Henri), neveu du précédent, né à Dusseldorf, 1797-1856, fut reçu docteur à Gœttingue, où il abjura le judaïsme et se fit baptiser luthérien, 1825. Il était poète avant tout, trèsenclin à la critique, et libre penseur. Ses débuts littéraires ne furent pas heureux ; il échoua à Berlin, à Munich, et visita l'Italie. Ses Tableaux de voyages (Reisebilder) commencèrent sa réputation ; il donna alors une seconde édition, sous le nouveau titre de : Livre des Chants (Das Buch der Lieder), de ces mêmes poésies que le public avait froidement accueillies d'abord ; elles furent saluées d'applaudissements enthousiastes. En 1833-, bien que depuis deux ans établi à Paris, il fit paraître à Hambourg, sous le titre : Beitrâge zur Geschichte der neueren schônen Literatur in Deutschland, et, en 1835, à Paris, sous le titre de l'Allemagne, 2 vol. in-12, un ouvrage remarquable par la verve et l'ironie qu'il y déploie contre la vieille Germanie. Il eut le même succès dans ses Lettres, publiées à Paris sous le titre de : Lutèce. Attatrol est un morceau satirique dirigé contre ses compatriotes, et son Romancero, grand recueil de romances et de poésies diverses fut son dernier ouvrage.

Heineccius (Jean- Gottlieb), en allemand Heinecke, né à Eisenberg (duché d'Altenbourg), 1681-1741, jurisconsulte célèbre, a écrit : Antiquitatum romanarum jurisprudentiam illustrantium syntagma ; Elementa juris civilis, secundum ordinem Institutionum ; Elementa juris civilis secundum ordinem Pandectarum.

Heinsius (Daniel), né à Gand en 1580 ou 1581-1655, professeur à Leyde, bibliothécaire de l'Université, historiographe des Etats de Hollande, a édité un grand nombre d'auteurs anciens, et a laissé des poésies latines, une tragédie : Herodes infanticida, un poème, de Contemptu mortis, etc

Heinsius (Nicolas), fils du précédent, né à Leyde, 1620-1681, philologue, poète et diplomate, eut des missions en Suéde, en Russie, en Allemagne. On a de lui, outre ses poésies latines, d'excellentes éditions annotées de Claudien, d Ovide, de Virgile, etc.

Heinsius (Antoine), homme d'Etat de la

même famille, 1641-1720, ambassadeur en France, fut menacé par Louvois d'être envoyé à la Bastille. Grand ami de Guillaume d'Orange, grandpensionnaire en Hollande, depuis 1689, il fut l'un des plus ardents ennemis de Louis XIV. Après la paix d'Utrecht, il vit sa popularité et son crédit s'évanouir rapidement.

Heiric (Saint), moine français, né à Hery, près Auxerrre, vers 834. mort vers 881, étudia sous Haimon, disciple d'Alcuin, à l'abbaye de Fulde, puis sous l'abbé Lupus à Ferrière, et enseigna à Auxerrre. Les écrits qu'on lui attribue, la plupart restés manuscrits, sont : gloses sur Ylsagoge de Porphyre, Interprétation d'Aristote, la Dialectique attribuée à saint Augustin, et le traité des Dix catégories, inséré dans les éditions du même Père.

Heiss (Jean de), seigneur de Kogenheirn (Alsace), né en Allemagne au commencement du xvne s., mort en 1688, a laissé une Histoire de l'Empire, Paris, 1684, 2 vol. in-4°.

Heîster (Laurent), né à Francfort-sur-le- Main, 1683-1758, reçu docteur en chirurgie à Leyde, 1708, professa à l'université d'Altdorf, et à Helmstsedt. Il mérita le titre de père de la chirurgie en Allemagne. Son traité de Chirurgie a été traduit en latin, en espagnol, en anglais, en français.

Héla, déesse de la mort chez les Scandinaves.

Heider (Le), ville forte de la Hollande septentrionale, port militaire sur le détroit de Marsdiep, dans la mer du Nord, vis-à-vis du Texel, à 75 kil. N. d'Amsterdam. La flotte hollandaise y fut prise en 1795 ; 20,000 hab.

Héléna, v. de la Gaule. V. Illiberis.

Héléna, bourg de la Gaule-Belgique, où Clodion fut défait par Aétius, vers 447. On hésite sur son emplacement entre Lens (Pas-de-Calais), Hesdin et Hallène ou Halène, près de Péronne.

Hélène, princesse grecque, célèbre par sa beauté, fille de Jupiter et deLeda, femme de Tyndare, roi de Sparte. Mariée à Ménélas, elle lui fut ravie par Paris, fils de Priam, et causa ainsi la guerre de Troie. Après la prise de cette ville, elle retourna à Sparte, en fut chassée et se réfugia à Rhodes, où elle fut pendue par l'ordre de Polixo, dont le mari Tlépolème avait péri sous les murs de Troie.

Hélène (Sainte), mère de Constantin le Grand, épousa Constante-Chlore; répudiée par lui lorsgu'il fut nommé César, elle embrassa le christianisme, fut tout sa vie la bienfaitrice des pauvres, et mourut à Nicomédie, 327. On la fête le 18 août.

Hélène (Sainte-), île de l'Océan Atlantique, d'origine volcanique, à 1,700 kil. de l'Afrique. Elle a 122 kil. carrés et 7,000 hab. Le ch.-l. est Jamestown. Climat tempéré et salubre, côtes abruptes, n'offrant qu'un endroit abordable. Une chaîne de montagnes la traverse, entre deux plaines d'une médiocre fertilité. C'est dans la plus grande de ces deux plaines, nommé Longwood, qu'est l'habitation qu'occupa et où mourut Napoléon. — Découverte par les Portugais, 1502, le jour de Sainte-Hélène, elle appartient aux Anglais depuis 1673.

Hélène (ORDRE DE SAINTE-). Il a été institué

par Napoléon III, en 1857, pour honorer les militaires qui ont combattu pour la France de 1792 à 1815.

Hélénus, fils de Priam, habile devin, fut l'esclave de Pyrrhus, dont il gagna l'amitié; ce prince lui fit épouser Andromaque et lui donna, en mourant, une partie de ses Etats.

Heiga, 11. de Suède, passe à Christianstadt.

Heigaud ou Heigaid, moine de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, vivait dans la pre~ mière moitié du xie siècle. Ami du roi Robert, il a écrit le panégyrique de ce prince, Epitome vitœ Roberti Régis.

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Helgoland OU Heligoland (Ile Saint.),

anc. Herta (la Terre), îlot de la mer du Nord, presqu'à égale distance des bouches de l'Elbe et du Weser. Les Anglais s'en emparèrent en 1807, et en firent, pendant les guerres de l'Empire, un dépôt d'armes et de marchandises. Elle est menacée d'être engloutie par la mer. Bains de mer.

iiéii, grand-prêtre des Juifs, -né vers 1257 av. J.-C, mort vers 1459, succéda à Samson, et fut frappé de cécité dans sa vieillesse pour avoir néglige de punir ses fils coupables d'une conduite dissolue.

iiéliades, filles d'Apollon et de Clymène, furent changées en peupliers, et leurs larmes en grains d'ambre.

Héiiastes (Tribunal des) , le premier des tribunaux d'Athènes après l'Aréopage.

Héiicon, montagne de la Grèce, sur les confins de la Phocide et de la Béotie, consacrée aux Muses et où se trouvaient la source du Pcr-messe et les fontaines Aganippe et Hippocrène.

Hélier (Saint-), capit. de l'île de Jersey, port sur la côte méridionale, à 50 kil. N.-O. de Granville et 52 kil. N. de Saint-Malo; 10,000 hab. Grand commerce avec l'Angleterre et la Normandie.

Hélinand (Dans ou Dam), né dans le Beauvaisis, au xne siècle, mort en 1223, 1227, ou 1229, a laissé un petit poème français, les Vers sur la mort et une Chronique universelle, allant de 634 à 1204.

Héliodore, trésorier de Séleucus IV Philopator. Chargé d'enlever les trésors du temple de Jérusalem, il en fut empêché par un miracle, 175 av. J.-G.

Héliodore, né à Emèse (Phénicie), évêque de Tricca (Thessalie), contemporain de l'empereur Théodose et de ses fils, composa dans sa jeunesse un roman grec intitulé : Les Ethiopiques, ou les amours de Théagène et de Chariclès.

Héliodore de Larisse , mathématicien grec d'une époque incertaine, est réputé l'auteur d'un traité d'optique.

Héliogabale 6U Elagabale (VARIUS Aîs'TOM-

nds Bassianus), né en 204, à Antioche, fils réputé adultérin de Caracalla et de sa nièce Soœmias, fut élevé secrètement dans le temple du Soleil, à Emèse, et en devint à 13 ans le grand-prêtre; d'où son nom d'Elagabale. Proclamé empereur

fiar la légion d'Emèse, 218, il transporta à Borne e luxe de l'Orient et mérita, par ses excès et son extravagance, le surnom de Sardanapale romain. Il fut tué dans une émeute, 222.

Héliopolis (Matarieh), v. de la Basse-Egypte, sur la droite du Nil, à 11 kil. N.-E. du Caire. Le 20 mars 1800, Kléber, avec 10,000 Français, v battit 80,000 Egyptiens et Mameluks.

Héliopolis, anc. v. de la Gélésvrie, aujourd'hui Baalbelk.

Heii (Maximilien), né à Schemnitz, (Hongrie), 1720-1792, jésuite, fut, pendant 36 ans, conservateur de l'Observatoire de Vienne. Il fit. en Laponie, un voyage pour observer le passage de Vénus sur le disque du soleil, 1768-1770. On a de lui : Ephemerides astronomicœ, de Satellite Veneris, Observatio transitus Veneris ante discum solis, de Parallaxi solis, ex observationibus transitus Veneris, auni 1769; etc.

Heiiada, anc. Sperchius, riv. de la Grèce qui arrose la Thessalie. et finit dans le golfe de Zeitoun ; cours de 100 kil.

Heilade, Hellas, nom actuel de la Grèce, fut d'abord celui du royaume d'Hellène, puis de la Grèce ancienne.

Heiiadius, grammairien grec du ive siècle, auteur d'une chrestomathie en vers.

Heilah, Heiièh ou Hiiiah, v. de la Turquie d'Asie, sur l'Euphrate, à 100 kil, S. de Bag-

dad. Entrepôt général du commerce de cette ville et de Bassora ; 12,000 hab.

Hellanicus, du \-e siècle av. J.-C, né à Mitylène, dans l'île de Lesbos, historien grec. Il ne reste de ses nombreux écrits que des fragments.

Hellé. V. Athamas.

iieiiemnies-Liiie, comm. du canton et de l'arr. de Lille (Nord); 3,878 hab.

Helien, fils de Deucalion et de Pvrrha, régna sur la Phthiotide et donna à ses sujets le nom d'Hellènes.

Hellènes, nom d'un anc. peuple de la Grèce, probablement originaire de la Scythie ou des environs du Caucase, et qui était déjà établi en Thessalie au xvi^ siècle av. J. C. Les Hellènes donnèrent à la Grèce leur religion, leur langue et leur nom, qui devint par la suite celui de tous les Grecs. Les Grecs modernes, depuis leur émancipation, l'ont repris. Suivant les légendes anciennes. Helien aurait eu 3 fils : Dorus et Eolus , pères des Doriens et des Eoliens ; et Xuthus, père lui-même d'/orc et d'Achœus, qui avaient donné naissance aux Ioniens et aux Achéens.

Heiiespont, ou mer d'Hellé, détroit qui unit la mer Egée à la Propontide et sépare l'Europe de l'Asie. V. Dardanelles. — Heiiespont , au ive siècle, prov. du diocèse d'Asie, comprenant l'ancienne Mysie.

Heilin (Ilanum), ville de la prov. et à 56 kil. S.-E. d'Albacète (Espagne). Etoffes de laine, toiles, chapeaux. Moulins à huile; aux environs, mines de soufre et bains d'eaux minérales ; 9,700 hab.

Heiiopie, nom donné à la partie N. de l'île d'Eubée, et quelquefois à l'île entière.

Heiiot (Jean), chimiste français, né à Paris, 1685-1766, a publié Y Art de la teinture des laines et des étoffes de laine au grand et au petit teint.

Heiiviiie, petit port, ch.-l. de Nossi-Bé, au S.-O.

Heiman (Isidore-Stanislas), graveur français, né à Lille, 1743, mort vers 1806, élève de Lebas.

Heimbreeker (Théodore), peintre hollandais, né à Harlem, 1624-1694, alla étudier longtemps en Ita'ie et finit par s'établir en France. Le plus grand nombre de ses tableaux se trouvent en Ital:e; ses grandes compositions sont moins estimées que ses tableaux de chevalet.

Heimend, fl. de l'Afghanistan , vient de l'Hindou-Khouch, au N.-O. de Kaboul, et se jette dans le lac Zerrah ou Hamoun, après un cours de 1,100 kil. Il reçoit l'Urghendab.

Heimers (Jean-Frédéric), né à Amsterdam, 1767-1813, est surtout connu en France par son poème : la dation hollandaise ; son poème de Socrate et la plupart de ses autres pièces lyriques sont fort estimés en Hollande.

Heimoid, né dans le Holstein vers l'an 1108, mort vers 1177, a raconté dans le Chronicon Slavicum les événements depuis la mort de Charlemagne jusqu'en 1170.

Heimond (Jean-Baptiste Van), né à Bruxelles, 1577-1644, d'une famille noble, se livra avec ardeur à l'étude de la médecine ; puis il se mit à voyager ; se passionna pour la chimie ? et l'étude de la chimie le ramena à la médecine. Il se retira dans une propriété qu'il possédait à Vilvorde près de Bruxelles, et s'y consacra aux deux sciences dont il conçut la pensée et l'espoir de renouveler la face, la chimie et la médecine. En cherchant, ce qu'il ne pouvait trouver, une panacée universelle, il fit des découvertes; il reconnut l'existence des gaz en général, et de plusieurs gaz en particulier ; il eut la première idée du thermomètre ; il constata l'existence , dans l'estomac, d'un acide particulier (suc gastrique). Parmi ses ouvrages on cite : De magnetica vulnerum naturali et légitima Curatione

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