HIP
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les, lainages, couvertures, chapeaux, cire blanche; 10,500 hab.
Hïoug.xou. V. Huns.
Hippaïus, pilote grec du i« s. ap. J.-C, au-
3uel on attribue la découverte des vents périoiques ou moussons de la mer des Indes.
Hipparque, fils de Pisistrate, lui succéda conjointement avec son frère Hippias, 527 av. J.-C. Ils gouvernèrent avec sagesse et protégèrent les arts et les lettres. Hipparque apporta, dit-on, à Athènes les poésies d'Homère, et fit venir auprès de lui Anaeréon et Simonide. 11 périt assassiné par Harmodius, dont il avait outragé la sœur , et par Aristogiton , son ami, 514.
Hipparque, de Nicée en Bithynie, qu'on peut appeler le créateur de l'asti'ono'mie mathématique, vivait entre 100 et 125 av. J.-C D'après le peu qui nous reste de ses ouvrages, il est certain qu'il a fait faire à cette science des progrès immenses; il a perfectionné l'usage de la dioptrique, inventé l'astrolabe, et tracé d'avance, le premier, sur les cercles des instruments de mesure, la division en 360 degrés, qu'il a rendue ainsi usuelle. Il a créé la trigonométrie, découvert la précession des équinoxes et trouvé la longueur de l'année tropique ; il a, le premier, calcule avec une grande exactitude scientifique les éclipses de lune et de soleil, etc., etc. Il ne reste de lui qu'un commentaire sur les Phénomènes d'Aratus et d'Eudoxe, une Description des constellations, reproduite par Ptolémée, et ce que le même auteur nous a transmis d'un traité sur les Constellations des fixes.
Hippias, fils de Pisistrate, auquel il succéda avec son frère Hipparque. Ses cruautés, après l'assassinat de celui-ci, provoquèrent son ex-
fulsion d'Athènes, 510. Retiré chez Darius, il excita à envahir l'Attique, et périt dans les rangs des Perses à Marathon, 490.
Hippias, d'Elis, sophiste grec, contemporain de Socrate, voyagea beaucoup. 11 ne reste rien, de tout ce qu'il a écrit en prose et en vers, qu'une épigramme.
Hippocentaures, monstres fabuleux nés d'un Centaure et d'une jument.
Hippocrate naquit dans l'île de Cos. 468 ans av. J.-C, mais on ignore le lieu et la date de sa mort. Sa vie publique et sa vie privée sont aussi peu connues l'une que l'autre; il voyagea beaucoup avant de se livrer, dans sa patrie, à l'enseignement et à la pratique de la médecine. Une grande obscurité et une véritable confusion régnent sur les écrits qui nous sont parvenus sous son nom. De nos jours seulement deux médecins érudits, MM. Daremberg et Littré, sont parvenus à jeter sur ces ténèbres toute la lumière qu'elles peuvent recevoir. M. Daremberg a rangé en 5 classes les écrits attribués à Hippocrate : la lre comprenant les écrits qui appartiennent certainement à Hippocrate, savoir : les Articulations et les Fractures; la 2e les écrits qui lui appartiennent à peu près certainement : Aphorismes, pronostics, régime des maladies aiguës, Airs, Eaux et Lieux, Plaies de la tête, Mochlique, Officine, Ancienne médecine. Les 3e, 4e et 5e classes comprennent les écrits qui certainement ne sont pas de la main d'Hippocrate.
Hippocrate, de Chios, géomètre qui vivait vers 460 av. J.-C. et découvrit la quadrature de la lunule, qui aujourd'hui encore porte son nom.
Hippocraties, fêtes célébrées en Arcadie pour honorer Neptune, comme créateur du cheval.
Hippocrène, fontaine du Cheval. Pégase, selon la fable, la rit jaillir des flans de l'Hélicon, en frappant le sol de son pied. Elle était consacrée aux Muses et à Apollon.
Hippodamie, fille d'OEnomau?, roi de Piso en Elide que son père avait promise pour
épouse à celui qui le dépasserait dans la course des chars. Pélopa v réussit, avec l'aide des dieux. [âge, moitié cheval et moitié griffon.]
Hippogriffe, animal fabuleux du moyenj
Hippolyte, fils de Thésée et d'Antiope, reine des Amazones. Accusé par Phèdre d'avoir voulu la séduire, il périt au milieu des rochers voisins de Trézène, traîné par ses chevaux qu avait effrayés un monstre marin envoyé par Neptune, dont Thésée, pour se venger, avait invoqué l'intervention.
Hippolyte (Saint), contemporain d'Origène, et martyrisé sous Alexandre Sévère ou sous Décius, ou peut-être même plus tard. Parmi ses œuvres on cite un Canon paschalis, la plus ancienne table connue pour déterminer la fête do Pâques. On regarde généralement comme l'œuvre de ce saint une Réfutation de toutes les hérésies, dont les 3 derniers livres ont été retrouvés sur un manuscrit découvert en 1842. dans un couvent du mont Athos.
Hippolyte (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 35 kil. S. de Montbéliard (Doubs), au continent du Doubs et du Dessoubre. Belle manufacture d'outils d'horlogerie ; fabrique de fromages. Patrie de Jacques Courtois, dit le Bourguignon; 1,407 hab.
Hippolyte (Saint-), commune de l'arr. et à 22 kil. N. de Colmar (Hte-Alsace); 2,200 hab.
Hippolyte-du-Fort (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 28 kil. E. du Vigan (Gard). Filatures de soie, fabr. de bas et gants de soie, tanneries importantes; 4,146 hab.
Hippomène épousa Atalante après l'avoir vaincue à une course dont sa main était le prix.
Hipponax, né à Ephèse dans la seconde moitié du vie s. av. J.-C, chassé de sa patrie, se retira à Clazomène. Son talent le met au rang des meilleurs poètes ïambiques, entre Archiloque et Aristophane. Il écrivit en dialecte ionien; on lui attribue l'invention du choliambe.
Hîppone, Hippo regius, ancienne v. de Numidie, à l'E. sur la mer Intérieure. Saint Augustin en fut évêque. Auj. ruines près de Bône.
Hippone-Zaryte, v. de la Zeugitane (Afrique), au N.-O. d'Utique. Colonie phénicienne; auj. Bizerte.
Hira, anc. v. du Péloponnèse (Arcadie). Il reste quelques ruines de son Acropole.
Hiram, roi de Tyr, mort vers l'an 976 av. J.-C, fournit à David et à Salomon des ouvriers habiles et des matériaux de construction.
Hiram, célèbre architecte tyrien, envoyé par le roi Hiram pour contribuer à la construction du temple à Jérusalem; fut tué par les ouvriers, jaloux de sa faveur. Son nom est resté fameux dans les traditions des francs-maçons.
Hirpins, Hirpini, anc. peuple du Samnium, au S., entre la Campanie et l'Apulie, soumis par les Romains vers 290 av. J.-C. C'est aujourd'hui la partie S. de la Principauté Ultérieure. V. princ. : Aquilonia, Caudium, Bénévent.
Hirschau, v. de Wurtemberg, sur la Nagold. Belles ruines d'une abbaye de bénédictins, très célèbre au moyen âge, a 3 kil. de Calw (cercle de la Forêt-Noire) ; 750 hab.
Hirschberg, v. de Silésie (Prusse), à 45 kil. S.-O. de Liegnitz, ch.-l. de cercle, sur la Bober, dans un bassin de montagnes des plus pittoresques. Commerce de grains et de toiles; 10,000 hab.
Hirsching (FrÉDÉRIC-ChaRLES-GûTTLOB), né
à Ut'fenheim, 1762-1800, a écrit: Description des bibliothèques d'Allemagne, 4 vol. in-8»; une Aotice des tableaux et recueils d'estampes les plus curieux. G vol. in-8»; un Dictionnaire historicolittéraire de personnages célèbres et remarquables qui sont morts au xviue s., 17 vol.
Hirschova, v. de Bulgarie (Turquie), place médiocre, sur la rive droite du Danube, prise plusieurs fois par les Russes.