HIT
HOB
Hirsingen, anc. ch.-l. de canton, arr. de Mulhouse (Haute-Alsace), sur l'ïll ; 1,350 hab.
iiirson, ch.-l. de canton, arr. et à 18 kil. N.-E. de Vervins (Aisne), sur l'Oise. Fil, poterie, vannerie, fonderies. Près de la ville, église de Saint-Michel; 4,811 hab.
Hirt (Aloyse), né à Bella (grand-duché de Bade), 1759-1837, professeur d'architecture à Berlin, et membre de l'Académie, a laissé plusieurs ouvrages intéressants sur l'architecture et les arts plastiques des anciens, et, en outre : Remarques sur les arts pendant un voyage à Dresde et à Prague.
Hirtius (Aulcs), lieutenant de César dans les Gaules, consul avec Pansa, en 42 av. J.-C, fut tué dans la bataille devant Modène. Le 8* livre de la Guerre des Gaules, le livre de la Guerre d' Alexandrie et celui de la Guerre d'Afrique, dans les Commentaires de César, lui sont attribués.
iiispaiis, v. de l'anc. Hispanie (Bétique), sur remplacement de laquelle s'est élevée Séville.
Hispanie, nom ancien de la Péninsule qui comprend l'Espagne et le Portugal.
Hispaniola. V. HAÏTI.
Hissar, c'est-à-dire Château, v. en ruines de l'Hindoustan, prov. et à 160 kil. N.-O. de Delhi.
Hissar ou Shadman, v. forte du Turkestan, ch.-l. d'un territoire montagneux de môme nom, à 210 kil. S.-E. de Samarkand.
Histiée, tyran de Milet, mort en 494 av. J.-G. Il suivit Darius, avec un corps d'Ioniens, dans son expédition contre les Scythes, et empêcha ses compatriotes de rompre le pont du Danube. Darius, en récompense de ce service, joignit à son petit Etat la ville de Mytilène et un district de la Thrace; à l'époque de"la révolte de l'Ionie, il fut suspect aux deux partis, fit quelque temps le métier de pirate, et fut arrêté au moment où il pillait la plaine du Caïque, par les Perses, qui le mirent en croix.
Histiéotide, partie de l'anc. Thessalie, au N.-O.; v. pr., Gomphi et Phaestus.
Mita (L'archiprêtre), poète espagnol du xiv* s., que les Espagnols appellent, un peu bénévolement peut-être, leur Pétrone, né à Guadalajara, auteur de poèmes burlesques où la satire se cache sous l'allégorie, tels que la Guerre de don Carnaval et de dame Carême. On croit que son vrai nom était Jean Ruiz.
Hita (Ginès pérezde), originaire de Murcie, au xvie s., auteur d'un roman en deux parties, dont la première, Historia de los Vandos, de los Zegries y Abencerrages, 1595, est un tableau intéressant de la cour maure de Grenade au moment de la prise de cette ville par les Espagnols. La seconde partie : Guerras civiles de Granada, est bien inférieure à la première.
Hitcnin, autrefois Hiz , Hitche, Hychen, v. d'Angleterre, dans le comté et à 24 kil. N.-O. d'Hertfort. Commerce de grains; 6,500 hab.
Hittorf (Jacques-Ignace), né à Cologne, 1793- 1867, dirigeait, dès l'âge de 15 ans, la construction de plusieurs maisons. 11 vint à Paris en 1810, et trouva des maîtres et des protecteurs dans Bélanger et Percier: inspecteur des bâtiments royaux, en 1814, architecte du roi, en 1818, il organisa les décorations d'un grand nombre de cérémonies, et fut chargé de travaux importants. Après 1830, il fut l'un des architectes de la ville, éleva YégRse de Saint-Vincent de Paul, présida aux embellissements de la Place de la Concorde et des Champs-Elysées, construisit le Panorama, les deux Cirques, la mairie de la place du Panthéon, la mairie du Ier arrondissement, dirigea les immenses travaux du bois de Boulogne, etc., etc. Comme archéologue, on lui doit : Antiquités inédites de la Sicile, 1832; l'Architecture polychrome chez les Grecs ; l'Architecture moderne de la Sicile, gr, in-fol., 76 pi., et l'Architecture ancienne de la Sicile; le texte des
3e et 4« parties de l'ouvrage ayant pour titre : Vues des Ruines de Pompéi, des articles dans Y Encyclopédie des gens du monde, etc.
Hjserne (Urbain), né à Squoritz (Ingermanland), 1641-1724, après avoir voyagé en Hollande, en Angleterre et en France, "fut nommé. 1675, assesseur au collège des Mines de Suède. Il combattit le préjugé de la sorcellerie; il appela l'attention de ses compatriotes sur l'exploitation des mines, contribua, après la mort de Charles XII, à imposer à l'autorité royale de sages limites. Il a laissé plusieurs ouvrages utiles sur les mines, les eaux minérales de son pays, etc.
irLassa, v. du Thibet. V. Lassa.
Hoadiy (Benjamin), né à Westerham (Kent), 1676-1761, professeur à l'université de Cambridge, se fit connaître par une polémique avec Atterbury, contre lequel il défendit les principes libéraux de la basse Eglise. Il était un des amis de Clarke, et a écrit une notice sur sa vie, ses écrits et son caractère; il a laissé, en outre, un grand nombre d'ouvrages, presque tous de circonstance, et que son fils a publiés en 1773, 3 vol. in-fol.
Hoang-Haï, c'est-à-dire mer Jaune, partie de la mer de Chine qui forme le golfe de Pétché-li, entre la Chine propre, à l'O., et la Corée à l'E. Son nom lui vient de la couleur du limon sur lequel reposent ses eaux.
Hoang-Ho, c'est-à-dire fleuve Jaune, grand fleuve de Chine descendant des monts Koulkoun, au N. du Thibet, arrose le Khou-khou-noor, la prov. de Kan-sou, passe a Lan-tcheou, entoure, en Mongolie, le pays des Ordous ; puis arrose les prov. chinoises de Chen-si, Chan-si, Honan, où il passe à Kaï-foung, de Kiang-sou, et se jette, après un cours très sinueux de 3,500 kil. de l'O. a l'E., dans la mer Jaune. Très rapide, inégalement profond, il est sujet à de fréquents débordements.
Hoang-Ti, empereur de la Chine qui mourut, d'après les historiens chinois, en 2697 av. J.-C., après un règne de 110 ans. Son histoire n'est guère qu'uRe longue légeade dont les faits sont, pour la plupart, douteux. Les Chinois lui ont attribué une foule d'inventions et de découvertes.
Hobart'Town OU Hobarton, ch.-l. de la
Tasmanie, sur la côte S.-E., dans une position très pittoresque à 14 kil. de l'embouchure de la Derwent. Excellent port qui sert de relâche aux baleiniers. Fondée en 1804; 21,000 hab.
Hobbema (Minnaar), paysagiste hollandais du xvip s., né en Frise où a Harlem, ou dans la Drenthe, ou à Amsterdam, etc., renommé pour l'art avec lequel il sut employer les nuances claires sans rien ôter à la vigueur de son coloris. Il était élève de Ruysdaël, et mourut probablement vers 1669.
Hojbbes (Thomas), né à Malmesbury (Wiltshire), 1588-1679. Après avoir visité la France et l'Italie avec le fils du comte de Devonshire, son élève, il revint en Angleterre, où il se signala par son ardent royalisme. Il publia une traduction de Thucydide, en haine des excès démagogiques, 1620. Le de Cive, où il affirme les droits de la royauté, ne parut que 14 ans après; et le Léviathan, où le parti populaire est comparé à une bête farouche, fut publié à Londres en 1651. En 1668, il donna une édition complète de ses œuvres sous le titre de Logique, Philosophie première, Physique, Politique et Mathématique, Amsterdam, 2 vol. in-4<>. Ses idées philosophiques ont été depuis longtemps condamnées; mais on doit reconnaître l'originalité et la profondeur des pensées, la clarté, la concision et la précision du style. Parmi ses autres ouvrages, qui sont nombreux, nous citerons encore : Human nature, or the fundamental éléments of policy% Londres, 1650, in-12 ; The questions con-