HOH
Parmi ses nombreux ouvrages on remarque sa Medicina rationalis systematica, 9 vol. in-4<>.
Hoffmann (Chrétien-Godefroi), né a Laubnu (Lusace), 4692-1735, a laissé une Historia jurùt romano-jastiniani chronologica ; Novum vo lumen scriptorum Rerum Germanicarum, etc. 4 vol. in-fol.
Hoffmann (François-Benoit), né à Nancy, •176.1-1 828, écrivît d'abord quelques poésies; ni représenter avec succès, à Fontainebleau, puis à Paris, 1786, son opéra de Phèdre, et continua â travailler pour le théâtre; Grétry, Méhul, Solié, Kreutzer, etc., furent ses collaborateurs pour la musique. En 1802, il fut attaché à la rédaction des Débats, où il succéda à Geoffroy; ses articles se distinguent par une critique judicieuse et saine, quelquefois dure, mais toujours consciencieuse. Les Rendez-vous bourgeois,opéra. bouffon, et le Roman d'une heure, charmante comédie, sont restés les deux pièces les plus populaires de son répertoire.
Hoffmann ( kRNEST-THÉODORE-WlLHELM), né
à Kœnigsberg, 1776-1822, bon musicien, dessinateur habile, magistrat éclairé, fut surtout connu comme écrivain fantaisiste. Des excès, auxquels il s'abandonna peut-être pour surexciter sa verve, le conduisirent a une mort prématurée. C'est surtout dans ses Contes fantastiques que se révèlent le mieux l'originalité de son esprit, son grand talent d'observation et la bizarrerie de son caractère. Il a laissé un grand nombre d'oeuvres musicales ; l'opéra d Ondine a obtenu les éloges de Weber.
Hofwyi, village à 10 kil. N. de Berne (Suisse), où Fellenberg fonda son établissement agricole eu 1799.
Hogarth (William), né à Londres, 1697-1764, simple apprenti chez un graveur, y esquissa à la dérobée ses premières caricatures. Ce ne fut que vers 1725 que la célébrité commença pour lui. Elle alla toujours croissant jusqu'à sa mort. La Vie d'une courtisane, la Vie d'un libertin, la Conversation moderne d minuit, le Mariage à la mode, les Comédiennes ambulances, Une élection parlementaire, etc., témoignent de l'art avec lequel il savait exprimer les passions et prendre sur le fait les scènes populaires.
Ho^» (James), dit le Berger d'Ettrick, né à Eltrick (Selkirk). 1772-1835, fut berger jusqu'à l'âge de 31 ans. Sa première chanson, 1801, avait pour sujet la menace de l'invasion française et devint aussitôt très populaire en Ecosse ; mais sa réputation ne commença qu'avec la publication de son Mountain Bard qui eut un véritable succès, 1803. La plus estimée de ses poésies est The Queen's Wake (la Veillée de la Reine) ; viennent ensuite Madoc of the Moor et The Pilgrims of the Sun. Hogg a laissé plusieurs romans, des contes en prose, et The domestic manners and privai e Life of sir Walter Scott.
Hogland, île de la Russie d'Europe (Finlande), dans le golfe de Bothnie, à 45 kil. S.-O. de Fredrikshamn ; victoire des Russes sur une flotte suédoise, en 1788.
Ho^ue (La) ou Ha«ue (La) (du Scandinave Houg ou du danois Hug, promontoire), cap de France (Manche), à l'extrémité N.-O. de la presqu'île du Cotentin.
Hogne (La) OU Hougue (La), fort situé à
18 kil. de Valognes. a l'entrée d'une rade où Tourville chercha vainement un refuge avec une partie de ses vaisseaux qui furent brûlés, 1692.
Hohenberg, le principal sommet des Alpes do Souabe ; 1,027 mètres.
Hoheneibe, v. de Bohême (Etats Autrichiens), à 38 kil. N. de Kœnigingraetz, près des sources de l'Elbe. Mines de fer ; 14,000 hab.
Ilohenfriedbeig, village des Etats pi'US-
siens (Silésie): victoire de Frédéric II sur les Autrichiens, 17*5.
iiohenheim, village du rov. de Wurtember* (Neekar), a 10 kil. S.-E. de Stuttgart. Vaste école agricole et forestière.
Hohenlinden, village de Bavière (Haute- Bavière), district d'Ebersberg, a 34 kil. E. de Munich. Victoire de Moreau sur ies Autrichiens le 3 déc. 1800.
Hoheniohe, anc. comté, puis principauté d'Allemagne (Cercle de Franconie), médiatisée en 1806, et placée depuis sous la souveraineté du Wurtemberg et de la Bavière. La maison des Ilolenlohe est l'une des plus anciennes de l'Allemagne; elle remonte au ixe s.
Hohenlohe.Ingelfingea (FRÉDÉRIC-LOUIS,
prince de), 1716-1818, fit les campagnes de 1792, 1794 et 1806, comme général dans l'armée prussienne. 11 se retira après avoir perdu la bataille d'Iéna.
Hoheniohe - Waldenburg - Bartensteîn
(Louis-Aloys-Joachim, prince de), 1765-1829, se mit, en 1792, à la tête d'un régiment de chasseurs pour le service des princes émigrés, et ne cessa de porter les armes contre la France jusqu'à la chute de Napoléon. En 1815, Louis XVIII lui accorda des lettres de grande naturalisation et le grade de lieutenant général. Après la campagne d'Espagne, 1823, il fut créé maréchal et pair de France.
Hoheniohe - IValdenburg. Schillings-
fiïrst (Alexandre-Leopold-François, prince de i, 1794-1850, ordonné prêtre en 1815, entra aussitôt dans la Société du Cœur de Jésus, et vint se fixer en Bavière. 11 est surtout connu par les cures qu'il avait la prétention d'opérer par ses prières ; le St-Siège ne voulut jamais les reconnaître pour des miracles.
Hohenmaut, v. de Bohême, à 25 kil. E. de Chrudim. Fabriques de draps ; 5,000 hab.
Hohenstaufen, bourg du roy. de Wurtemberg (Haut-Danube), a 44 kil. N.-E. d'Ulm. Ruines d'un château construit vers la fin du xie s., qui fut le berceau de la maison des Hohenstaufen.
Hohenstaufen (Maison de), illustre famille d'Allemagne. Elle descendait de Frédéric de Buren, dit l'Ancien, qui, né vers 1050, et mort en 1105, devint gendre de Henri IV, duc de Souabe et d'Alsace. Cette maison fournit six empereurs à l'Allemagne : Conrad III, qui avait été nommé duc de Franconie par Henri , succéda à Lothaire 11 et régna de 1137 à 1152 ; Frédéric ler, dit Barberousse, 1153-1190; Henri VI, 1190-1197 : Philippe de Souabe, 1197-1208; Frédéric II, 1213- 1250; Conrad IV, 1250-1254. Elle s'éteignit avec Conradin.
Hohenstein, v. du roy, de Saxe, à 8 kil. E. de Glauchau. Lainages et'toiles ; 6,000 hab.
Hohenzoïiern, illustre maison d'Allemagne qui remonte â Tassillon, fils d'Isambert, comte de Zollern, mort vers 800. Elle dut son nom a un château construit au xe s. sur le Zollernberg. Au xne s., elle se divisa en 2 branches : celle de Souabe et celle de Franconie. La maison royale de Prusse descend de Frédéric III, qui appartenait à la branche de Franconie. La branche de Souabe se subdivisa à son tour, au xvie s., en deux branches : Hohenzoïiern- H eching en et Hohenzollern-Sigmaringen. Leurs possessions appartiennent a la Prusse, depuis la cession que lui ont faite, en 1849, les princes titulaires.
Hohenzoïiern -Hechingen, anc. principauté d'Allemagne, enclavée dans le Wurtemberg, sur le Haut-Neckar et le Haut-Danube ; ch.-l. Hechingen.
HohenzolIern>Sigmaringen, anc. principauté souveraine d'Allemagne, enclavée dans le roy. de Wurtemberg et coupée en deux par la principauté de Hechingen. Ch.-l., Sigmaringen, siège du gouvernement de la province formée par la réunion des deux principautés. La super-
HOL
HOL
ficie est de 1142 kil. carrés, et la population de 67.500 hab.
Holbach (Paul-Henri-Thiry, baron d'), né à Beildesheim (Bade), 1723 (?)-1789. Naturalisé Français, jouissant d'une grande fortune, il fit de sa maison, a Paris, le rendez-vous des hommes de lettres les plus renommés de son temps ; il eut la manie d'écrire et la prétention d'être un profond philosophe. Sa philosophie sensualiste allait jusqu'à l'athéisme le plus éhonté et révoltait Frédéric, Voltaire, et la plupart des encyclopédistes. Son Système de la nature, ou des lois du monde physique et moral, et le Bon sens du curé Meslier. ou Idées naturelles opposées aux idées surnaturelles, firent beaucoup de bruit. On a de lui un assez grand nombre de traductions d'ouvrages étrangers, sur les sciences naturelles et la chimie.
Hoibeach, bourg et paroisse d'Angleterre, comté et à 60 kil. S.-E. de Lincoln, à 9 de la mer; 4,900 hab.
Holbein Jean), né à Augsbourg ou à Bâle, 1498-1554, peintre célèbre. Il vint en Angleterre, 1526, y fut bien accueilli de Henri VIII, qui l'occupa fructueusement, et excella surtout dans les portraits. Ses œuvres sont nombreuses, et toutes, pour ainsi dire, d'un égal mérite. La fameuse Danse Macabre, de Bàle, n'est pas, dit-on, de lui. Ses portraits de Thomas Morus, de Th. Cromwell, d'Anne de Clèves, de la comtesse de Pembroke, d'Erasme, et une Adoration des Mages sont renommés.
Holberg (Ludvig, baron de), né à Bergen (Norvège), 1684-1754, fils d'un colonel ruiné par un incendie, eut une chaire d'éloquence à l'université de Copenhague, 1720. Un poème héroï-comique, Peder Paars, le rendit célèbre. Cinq satires pleines de comique n'eurent pas moins de succès. Il écrivit alors pour le théâtre, ce qui fit sa fortune ; ses pièces les plus remarquables sont : Le Potier d'étain homme d'Etat, Jean de France, le Paysan métamorphosé en seigneur, l'Oisif affairé. On lui doit : Voyage de JSielKlim dans les régions souterraines; une Histoire du Danemark jusqu'en 1670, 3 vol. in-4», etc. Hoicroft (Thomas), né à Londres, 1745-1809. cordonnier comme son père, palefrenier, vétérinaire, puis acteur et auteur tout à la fois, a laissé beaucoup de comédies, aujourd'hui oubliées, même en Angleterre, où il introduisit le drame.
iioiguin, v. de Cuba, à 70 kil. N. de Santiago; 5,000 hab.
Hoiics ou Holitsch, v. de Hongrie, à 60 kil. N.-O. de Tyrnau. Château impérial, avec parc et bergerie de mérinos; 4,500 hab.
Holkar, chef mahratte, 1700-1766. fils d'un berger du Dekkan, devint l'un des chefs les plus puissants de la confédération des Mahrattes, et forma Y Etat de Holkar ou d'Indour, au N.-O. du Dekkan. V. Indour.
Hoiiabrunn, bourg de Varchiduché d'Autriche, à 30 kil. N.-O. de Kornenbourg. Victoire deMassénasur les Autrichiens, le 10 juillet 1809; 3,500 hab.
iioiiand (Henri Fox, premier lord), fils de sir Stephen Fox, 1705-1774, conquit peu à peu une grande autorité, dans la chambre des Communes. Mais on l'accusa, non sans raison, d'être l'élève le plus corrompu de l'école corruptrice de Robert Walpole; il s'attacha tour à tour aux whigs et aux tories, selon que son ambition sans scrupule le lui commandait. Il fut créé lord Holland et baron de Forbey, 1763, et il rentra dans la vie privée pour n'en"plus sortir. Son fils aîné, Stephen, hérita de ses deux litres ; son fils cadet, Charles, devint le grand orateur Fox.
Holland (HENRI-RICHARD) , \assall-Fox,
3« lord, petit-fils du précédent et fils de Stephen
Fox, 2e lord Holland, 1773-1840. Il se montra, dès son début, non seulement un orateur île premier ordre, mais encore un intrépide défenseur des réformes libérales. 1798. Un montent lord du sceau privé, sous le ministère Fox et Grenville, 1806-1807, il reprit sa place dans les rangs de l'opposition, et défendit toujours, avec éloquence, la cause du droit et de la modération. A l'avènement du ministère whig, formé par lord Grey et lord Melbourne, 1830, il accepta le poste de chancelier du duché de Lancastre, et le garda jusqu'à sa mort. Lord Holland fut encore un littérateur distingué. Il a laissé, entre autres ouvrages qu'on lit avec intérêt : Memoirs of the whig party during my times, Londres, 1852-1854, 2 vol. in-8°.
Hollande ou ivéerlande (Royaume de), au N.-O. de l'Europe, capit. La Haye," comprenant : 1° les Pays-Bas, 2° le grand-duché de Luxembourg, 3<>'les Colonies 6u possessions extra-européennes. — 1° Pays-Bas, par 50° 45' — 53» 34' lat. N.. et lo 4' — 4<> 53' long. E. Limites : à l'O. et au N., la mer du Nord, qui forme le golfe de Zuiderzée ; à l'E. le Hanovre prussien et la Prusse Bhénane; au S. la Belgique. Superf. 32,999 kil. carr. ; pop. 4,114.000 hab., dont 2,470,000 protestants, 1,440,000 catholiques, 82,000 juifs, etc., en moyenne 125 habitants par kil. carr. Sol plat, en général, et marécageux au N.; les provinces de Groningue et de Frise, plus basses que la mer, sont protégées par des digues ; la côte occidentale l'est par des dunes ou suite de monticules de sables hauts de 5 à 10 mètres. Cours d'eaux : le Bhin et ses branches, la Meuse et ses affl., l'Escaut, l'Ems, la Hunse ou Drentsche. le Vecht ou Zwarte-Water, l'Yssel. Golfes : le Dollart, le Laauwersée, le Bies-Bosch, le Zuiderzée. Iles sur les côtes : au N., Wieringen, Texel, Ter-Schelling, Vlieland, Ameland. etc.; au S., Kadsand, Nord-Beveland, Sud-Beveland, Waicheren, Tholen, etc. Climat doux, humide, fiévreux, durant l'été. Agriculture et horticulture portées à un très haut point de perfection. Elève de chevaux excellents et de bestiaux renommés. Produits : blé, lin, garance, tabac, chanvre. Export, considérable de fromages dits de Hollande et de beurre. Tourbières, près du Vieux-Rhin; mines de houille; dans le Limbourg. Industries principales : pèche et préparation du hareng, toiles fines, toiles à voiles, cordages, fils tissés, cuirs et peaux, pipes, poterie, briques; glaces à Amsterdam; papeteries et librairies nombreuses. Le royaume se réserve le monopole du commerce avec ses possessions extra-européennes, qui lui envoient en abondance les denrées coloniales, dont la Hollande fournit une grande partie de l'Europe. De nombreux canaux favorisent les communications intérieures; dans l'hiver tous ces canaux deviennent des routes de glace ; ils sont, pour la plupart, élevés au-dessus du sol et encaissés chacun entre deux puissantes digues en maçonnerie. On a construit plusieurs lignes importantes de chemins de fer (1,976 kil.). — Les Pavs-Bas sont divisés en H provinces, savoir : Zélande, ch.-l. Middelbourg ; Hollande méridionale, La Haye; Hollande septentrionale, Harlem; Utrecht, Utrecht; Gueldre, Arnheim; Over-Yssel, Zwolle; Frise, Leuwarden; Groningue, Groningue; Drenthe, Assen; Brabant septentr.. Bois-le- Duc; Limbourg hollandais, Maestricht.— ^Grandduché de Luxembourg. (V. ce mot.) Il a une administration spéciale et faisait partie de l'anc. confédération germanique. — 3<> Colonies: les nlus importantes sont : les îles Bonair, Curaçao, Saint-Eustache. Saba, la moitié de Saint- Martin, et une partie de la Guyane, en Amérique; Java, Sumatra, Bencoûlen, Madura, Célèbes, Bornéo, les Archipels de Sumbava, de Timor, des Moluques, la Papouasie, en Océanie.
HOL
HOL
Pop. totale, plus de 25,000,000. —Le roy. de Hollande est une monarchie héréditaire, constitutionnelle et représentative, gouvernée par le roi, des ministres responsables, et des états généraux formes de deux Chambres. Armée, 65.0UU hommes ; mariné de guerre, 125 bâtiments portant 550 canons ; — marchande, 8,804 navires jaugeant 863,000 tonneaux. — Les catholiques ont un archevêque (Utrecht) et 4 évoques ^Harlem, Bréda, Ruremonde et Bois-le-Duc); les jansénistes, 4 archevêque et 2 évêques. Il y a 3 universités (Leyde, Utrecht, Groningue). Le revenu est d'environ 220 millions de francs ; la dette est de .941,000,000 de florins. — Histoire. Habitée primitivement par les Bataves, occupée par les Frisons, violemment convertie au christianisme par Gharlemagne, ravagée sous Louis le Débonnaire par les Normands, la Hollande fut érigée en comté par Charles le Gros ; mais ce ne fut que sous Philippe le Bon, duc de Bourgogne, que les Pavs-Bas furent constitués en un Etat par la réunion du comté de Hollande avec les seigneuries de Brabant, de Gueldre, de Frise, l'évèché d'Utrecht, etc. Ils lurent gouvernés, dès lors, par des stathouders ou lieutenants. A la mort de Marie, fille de Charles le Téméraire, ils passèrent à l'Autriche, et après Charles-Quint, à l'Espagne. Le gouvernement despotique de Philippe II souleva les Pays-Bas; les provinces de Hollande, Zélande, Utrecht, Gueldre, Groningue, Frise, Over-Yssel, formèrent la République des sept Provinces- Unies (traité d'Utrecht) ; Guillaume d'Orange-Nassau en fut élu stathouder, capitaine, et amiral général, 1579. Mais ce ne fut qu'à la paix de Westphalie que la nouvelle république fut définitivement reconnue comme Etat indépendant, 1648. La république s'était élevée à un haut degré de prospérité et de puissance. Elle disputa l'empire des mers à l'Angleterre et à la France, au xvne s. A la mort de son glorieux stathouder, Guillaume III, le stathoudérat fut aboli; il fut rétabli, en 4747, en faveur de Guillaume IV. La Hollande affaiblie fut troublée par les luttes des stathouders contre les patriotes. En 4795, Pichegru envahit la Hollande et la république batave fut créée. Elle ne dura guère ; en 4806, elle fut transformée en une monarchie dont Louis Bonaparte Ier prit possession; à son abdication, 1810, la Hollande fut réunie à l'empire français qu'elle accrut de 9 départements nouveaux. En 4814, la Hollande et la Belgique furent constituées en un seul Etat sous le nom de royaume des Pays-Bas, et données à titre héréditaire au fils du dernier stathouder, Guillaume 1er. Une antipathie profonde, qai avait surtout sa source dans la différence de religion, ne tarda pas à se manifester entre les deux populations, et en 4830 les journées de septembre séparèrent la Belgique de la Hollande, séparation que le roi des Pays-Bas a reconnue en 4839.
Stathouders.
Guillaume I" d'Orange 4579-4584
Maurice 4584-1625
Henri-Frédérie 4625-4647
Guillaume II 4647-1650
République.
Jean de Witt, grand pensionnaire.. . 1650-4672
Stathouder.
Guillaume III 4672-4702
République.
Heinsius, grand pensionnaire 4702-1720
Stathouders.
Guillaume IV 1747-4751
Guillaume V 1751-1795
République batave.
Schimelpenninck, grand pensionnaire. 4805-1S06
Royaume de Hollande.
Louis Bonaparte ' 1806-1810
Royaume des Pays-Bas.
Guillaume 1er 4814-1840
Guillaume II 4840-4849
Guillaume III 1849
Hollande Méridionale, prov. du roy. des Pays-Bas. Limites : au N., la prov. de Hollande septentrionale et la mer jadis appelée mer de Harlem; a l'O., la mer du Nord; au S., les prov. de Zélande et de Brabant septentrional ; à l'E., celles de Gueldre et d'Utrecht. Superficie, 3,021 kil. carr.; pop., 835,000 hab.; ch.-\.,LaHaye; v. princ, Delft, Leyde, Schiedam, Rotterdam, Fyenoord, Gouda, Vlaardingen, Kafwyk, Brielle, Hellevoetsluis, Dordrecht.
Hollande Septentrionale, prov. du TOy.
des Pays-Bas. Limites : au N. et à l'O., la mer du Nord; au S., la Hollande méridionale; à l'E., le Zuiderzée. Superficie, 2,770 kil. carr.; pop., 713,000 hab.; ch.-l., Harlem; v. princ, Amsterdam, Zaandam, Muiden, Alkmaar, Hoor, le Heïder, Nieuw-Diep, Bergen, Castricum, Willemsoord.
Hollande (Nouvelle-)- V. AUSTRALIE.
Hoiiis (Denzil, lord), né à Haughton (Nottingham), 4597-4680. Dans le dernier parlement de Jacques 1er, dans celui de 4627, il prit place dans les rangs de l'opposition ; dans le Long Parlement, il devint le chef du parti presbytérien, et fut l'un des cinq membres que le roi accusa de haute trahison, 4644. Deux fois, cependant, en 4647 et 4648, il s'efforça de réconcilier cette assemblée avec le roi ; il quitta l'Angleterre et n'y revint qu'à ia mort de Cromwell. 11 concourut a. la Bestauration, devint pair, 1664 ; ambassadeur en France, 4663, et négocia la paix de Bréda, 4667. Il a laissé des Mémoires.
Hoiiis (Thomas), républicain et dissident anglais, 4720-4774, possesseur d'une fortune considérable, en dépensa une moitié en œuvres de charité et en achat de livres, de médailles, de dessins; il légua le reste à un ami. On a de lui 2 vol. de Mémoires, in-4<>, enrichis de gravures dues au burin d'artistes éminents, Londres, 4780.
Holopherne. V. JUDITH.
Hoistein (Duché de), Etat de l'anc. Confédération Germanique, au S. du Slesvig, s'étendait de l'Eider à l'Elbe; c'est un pavs plat, entre la mer du Nord et la mer Baltique, avec: quelques collines arides au centre, offrant des sites pittoresques à l'E., mais bas, monotone à l'O., surtout dans le Dithmarschen. Il est fertile en céréales, bois, pâturages, et nourrit beaucoup de bestiaux, de chevaux surtout. Les villes princ. étaient : Gliickstadt, Altona , ltzehoë, Rendsbourg, Kiel. — Le Hoistein, peuplé à l'origine par les Saxons, érigé en margraviat, puis en comté, fut possédé par les rois de Danemark depuis 4459; au xix° siècle, de fréquents conflits se produisirent, soit entre la couronne de Danemark et les duchés de Slesvig et de Hoistein, soit entre les populations danoises et allemandes qui les habitent. En 4848 et en 4864, l'Allemagne intervint pour défendre les droits ou les prétentions des populations allemandes; le Danemark fut dépouillé par la violence de ces deux duchés ; la Prusse, après la victoire de Sadowa,