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4866, est restée maîtresse du Holstein et du Slesvig, qui forment la province de Slesvig-Holstein.

Holstenius OU Holste (Luc), né a Hambourg, 1596-1661. fut chanoine et bibliothécaire du Vatican, à Rome, 1636, où il reçut l'abjuration de la reine Christine de Suède. 11 a laissé : Codex regularum monasticarum et canonicarum, 6 vol. in-fol.; une Dissertation sur Porphyre; etc.

HoUva, v. du gouvernement de Poltava (Russie) ; 10,000 hab.

Uoity (Louis-Henry-Christophe), poète lyrique allemand, né à Mariensée (Hanovre), 1748-

Hoiy-Head, petite île sur la côte du pays de Galles (Angleterre), unie par un pont à l'île d'Anglesey. Rassins de construction dans le bourg; 6,000 hab.

Holy-isiand (Ile sainte), île sur la côte du comté du Durham (Angleterre). Ruines d'un monastère ; 900 hab.

Hoiyweii, bourg d'Angleterre, comté ei à 22 kil. N.-O. de Flint. Nombreuses usines où l'on fond le cuivre, le plomb, le zinc; 12,000 hab.

Holzbauer (Igkace), compositeur de musique, né a Vienne, 1711-1783.

Hohminden, v. du duché de Rrunswick, sur le Weser, à 100 kil. S.-O. de Rrunswick. Quincaillerie, aciéries, etc.; 5,000 hab.

iiomann ( Jean-Raptiste) , né à Kamlach (Souabe), 1663-1724, fondateur, à Nuremberg, d'un établissement pour la gravure des cartes géographiques et astronomiques.

Homber» (Guillaume), né à Ratavia, 1652- 1715, fut l'un des chimistes les plus célèbres de son temps. Après de nombreux voyages, il se fixa à Paris, et y devint membre de l'Académie des sciences, 1685, professeur de physique du duc d'Orléans, 1702, et son premier médecin, 1704.

Homberg, v. de la Hesse-Nassau (royaume de Prusse), à 36 kil. O. de Cassel. Draps, toiles ; 4,000 hab.

Hombourg, v. de la Hesse (Prusse), anc. capit. du Landgraviat de Hesse-Hombourg, à 16 kil. N. de Francfort-sur-le-Main, adossée au mont Taunus. Ses eaux thermales passent pour très efficaces dans les affections du foie et de l'estomac; 6,000 hab.

Hombouig, v. de la Ravière rhénane, à 10 kil. N. de Deux-Ponts. Lainages, tissus de coton ; 2,500 hab.

Home (Henri), Lord Kaimes, né à Kaimes (Rerwick), 1696-1782, jurisconsulte célèbre, a écrit : Essays on the principles of morality and natural religion; Historical law; The principles of Equity ; et surtout Eléments of Criticism, 3 vol.

Home (John), auteur dramatique écossais, 4724-1808, a laissé, outre plusieurs tragédies, une Histoire de la rébellion de 1745 à 1746.

Honier, v. de l'Etat de New-York (Etats-Unis), à 230 kil. O. d'Albany; 6,000 hab.

Homère , le plus grand des poètes de la Grèce. Une tradition populaire veut qu'il soit né dans l'Ionie, environ 900 ans avant J.-G., qu'il ait été aveugle et pauvre, et qu'il ait passé une grande partie de sa vie en allant, de ville en pille, chanter ses magnifiques poésies pour gagner son pain de chaque jour. Au siècle dernier , Vico et F. -A. Wolf sont allés jusqu'à mettre en doute son existence même, et à re-

Frésenter les deux grands poèmes, Ylliade et Odyssée, comme l'oeuvre successivement accrue d'une série de poètes divers. Déjà, dans l'antiquité, quelques écrivains (les Chorizontes) avaient cru pouvoir attribuer ces deux poèmes à deux auteurs distincts. Quoi qu'il en soit, l'opinion qui prévaut aujourd'hui, c'est que l'Iliade et l'Odyssée sont l'œuvre d'un seul et même auteur^ qui a pu mettre à profit les chants des rhapsodes, mais qui n'a dû qu'à son propre

génie de leur imprimer ce caractère de grandeur, de beauté et d'unité qui les a rendus l'objet d une admiration universelle et constante. — On croit que Lycurfzue rapporta dans la Grèce occidentale les poésies d'Homère, que Solon et les Pisistratides achevèrent de fixer par l'écriture. Plusieurs recensions du texte ont été successivement faites dans l'antiquité. La dernière, celle d'Aristarque de Samothrace, est le type d'où sont dérivées toutes les copies que nous possédons. Des nombreux travaux que l'antiquité nous a légués sur les poésies homériques, les plus importants sont les scholies sur Ylliade, publiées par Villoison, à Venise, 1788, in-fol.; un Lexique d'Homère, composé par le sophiste grec Apollonius, qui vivait sous Auguste, Leyde, 1788; et le volumineux commentaire d'Eustathe, archevêque de Thessalonique, au xne s., où les compilateurs modernes ont largement puisé. — Outre Ylliade et YOdyssée, nous avons, sous le nom d'Homère : 1° 33 hymnes, entiers ou incomplets, qui paraissent d'une époque voisine de la sienne, et dont 4 surtout sont remarquables, les hymnes à Apollon, à Mercure, à Vénus et à Cérès; 2° la Batrachomyomachie, ou Combats des rats et des grenouilles, parodie du genre épique; 3« 11 épigrammes qui ne sont certainement pas d'Homère. Des nombreuses éditions d'Homère la meilleure est celle de F. -A. Wolf, Leipzig, 1804-1807, 4 vol.; la meilleure traduction en prose est celle de Dugas-Montbel. 9 vol. gr. in-8».

Homérides, école de rhapsodes qui se disaient issus d'Homère, et se donnaient pour mission de chanter et d'expliquer ses poésies.

Homérites ou Hémiarites, peuple de l'Arabie Heureuse, au S.-E. des Sabéens.

Hommage. On nommait ainsi la cérémonie féodale dans laquelle un vassal prêtait serment à son suzerain.

Hommaire de Helle (IGNACE-XAVIER-Morand), né à Altkirch, 1812-1848, prépara les études du chemin de fer de Lyon a Marseille. En 1835, il partit pour Constantinople, et parcourut en tous sens les provinces méridionales de la Russie. Il publia l'intéressant ouvrage : les Steppes de la mer Caspienne, le Caucase, la Crimée et la Russie méridionale. La relation d'un second voyage, qu'il entreprit en Turquie et en Perse, où il fut envoyé, en 1846, par le gouvernement français, et où il trouva la mort, a été publiée en 1854. 4 vol. in-8<>. avec atlas.

Hompesch (Ferdinand, baron de), dernier grand maître de l'ordre de Malte, né à Dùsseldorf, 1744, mort à Montpellier, 1803. Il succéda au grand maître de Rohan, 1797, rendit La Valette à Ronaparte, 1798, fut transporté à Trieste, où il protesta contre cette capitulation, et abdiqua en faveur de l'empereur de Russie, Paul pr, 1798. Hompesch vint en France solliciter un secours du Premier Consul, et mourut subitement peu de jours après l'avoir obtenu.

Homs, v. de Syrie. V. Hems.

Ho-Nan, prov." de l'empire chinois, au centre ; ch.-l., Khaï-Foung. La beauté de ses plaines et de ses vallées lui a. valu le surnom de Jardin de l'Empire.

Ho.Nan, v. de la Chine, dans la prov. du même nom, à 200 kil. O. de Khaï-Foung. regardée par les Chinois comme le centre de la terre.

Honda, ville de la Confédération Grenadine, à 96 kil. N.-O. de Santa-Fé, au fond d'une vallée entourée de montagnes, au confluent de la Magdalena et du Guali. Le territoire est fertile en maïs, sucre, tabac, fruits. La ville est un entrepôt de commerce important. Aux environs sont les mines d'or de Mariquita; 5,000 habitants.

Hondekooter (MelCHIOR de), né à Utrecht,

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4636-1695. peignait avec un talent rare la nature vivante et surtout les oiseaux.

iioadius ou Handt (Josse), né à Wackène (Flandre), 1546-1611, devint bientôt un des plus grands artisles, comme graveur de cartes. On a de lui : Orbis terrarum Descriptio geographica; plusieurs éditions du grand Atlas de Gérard Mercator ; les planches et les cartes de la Description de la Guyane, par Walter Raleigh, 1599; les Cartes et planches du Voyage de Drake et de Cavendish, etc.

Hondschoote, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-E. de Dunkerque (Nord). Fabr. de sucre et de chicorée-café. Victoire de Houchard, sur les Anglais, le 8 septembre 1793; 3,472 hab.

Hondt ou Mont, bras occidental de l'Escaut, affl. de la mer du Nord entre les îles de Kadsand et de Walcheren.

Honduras (République de), Etat de l'Amérique centrale au S., entre la mer des Antilles au N. et à i'E., les républiques de Nicaragua et San-Salvador au S., et de Guatemala, à l'Ô. Superf ,122.000 kil. carr. ; popul., 350.000 hab. environ. Capit., Tegucigalpa; v princ , Amalapa Copan, Gracias, Puerto-Cabello, Comayagua. Truxillo. Côtes généralement plates et marécageuses. Sol fertile qu'arrosent l'Ulua et le Nuevo- Segovia. Riches pâturages. Ce pays appartint aux Espagnols, jusqu'en 1821, puis fit partie, jusqu'en 1833-1842, de la confédération du Guatemala ou de l'Amérique centrale. Le gouvernement est exercé par un président, un conseil d'Etat de 7 membres, un sénat de 7 membres et un corps législatif de 11. Il y a 7 départements. Le commerce se fait presque exclusivement avec l'Angleterre.

Honduras (Baie de), formée par la mer des Antilles au S.-O. de l'Amérique du Nord et au N.-E. de l'Amérique centrale, entre l'île de Cuba, à l'E. ; la presqu'île d'Yucatan et la colonie anglaise de Balise, à l'O.; l'Etat du Honduras, au S., et la république de Guatemala, au S.-O.

Honneur, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. N. de Pont-1'Evêque. (Calvados), à l'embouchure et sur la rive gauche de la Seine. Port formé de 3 bassins et d'un vaste avant-port entre 2 jetées; très fréquenté, surtout par les navires anglais, suédois, danois et norvégiens. Entrepôt de denrées coloniales, grandes salaisons de poissons, bœufs, porcs ; pêche considérable; armement pour la pêche de la baleine et de la morue. Sur une haute colline, à 1 kil. de la ville, s'élève la chapelle de Notre-Dame de Grâce ;

Hong-Kong:, île de la Chine dans ia baie de Canton, à l'entrée de la riv. de ce nom. Elle appartient aux Anglais depuis le traité de Nankin, 4842. C'est une excellente position militaire et commerciale. L'Angleterre s'est fait céder, en 4860, la presqu'île voisine de Kaou-Loung, où s'élève une ville de ce nom. Capit. Victoria] 460,000 hab., chinois et anglais.

Hongrie (Royaume de), le plus grand des Etats Tran-sleithans de l'Empire Austro-Hongrois, qui comprennent en outre la Transylvanie et la Croatie-Slavonie. La Hongrie, en'allemand Ungarn, en hongrois Magyar-Orszag, en slave Uherska-Kragina, forme une sorte de carré ; le côté N.-E. est séparé de la Galicie et de la Bukowine par les Karpathes; le côté S.-E. est séparé de fa Transylvanie par le talus élevé et boisé du grand plateau; le côté S.-O. s'appuie sur le Danube et la Drave; enfin, le côté N.-O. est séparé de la Styrie, de l'Autriche et de la Moravie par des hauteurs peu considérables au S. du Danube, par le Petit-Karpathe et les montagnes Blanches au N. Le pays au N. du Danube et de la Theiss est couvert par les ramifications des Karpathes; c'est YErz-gebirge hongrois; la partie S.-O., entre le Danube et la Drave, est

traversée par le Bakonyier-Wald ; la partie centrale est une plaine basse et marécageuse entre le Danube et la Theiss; la partie orientale est aussi une plaine basse, an-osée par la Theiss et par ses affluents, le Kœrœs et le Maros. Le climat est généralement sain, excepté au voisinage des marais. La Hongrie renferme de grandes richesses minérales, de l'or, du fer en abondance, du cuivre, du plomb, de l'antimoine, du zinc, de la houille, des marbres, du jaspe, des grenats, des opales, des rubis, etc.; c'est l'une des plus riches contrées agricoles de l'Europe; on exporte beaucoup de grains, et c'est le pays qui, après la France, donne le plus de vins; plusieurs vignobles ont même une grande renommée. Les pâturages très étendus nourrissent des bœufs de forte race, des moutons, des chevaux petits, mais vigoureux et ardents. L'industrie, encore arriérée, a fait de grands progrès dans ces dernières années, grâce aux modifications politiques et au développement des routes et des chemins de fer. — La Hongrie se divise en 4 grands cercles, subdivisés eux-mêmes en comitats : Le cercle en deçà du Danube, au N. du Danube, avec la plaine entre le Danube et la Theiss, a pour villes princ. : Pesth et Bude, Presbourg, Waïtzen, Gran, Tyrnau, Neuhausel, Trentschin, Sehemnitz, Kremnitz, Neusohl, Neusatz, Zombor, Zenta, Theresiopel, Kalocza, Kecskemet, Czegled, Nagy-Kœrœs, Szolnok,etc. ; — 2° Le cercle au delà du Danube a pour villes princ. : Komorn, Dotis, Raab, Wieselburg, OEdenburg, Gtins, Fiinfkirchen, Mohacs, Stuhlweissenburg, Veszprim, etc. ; — 3<> Le cercle en deçà de la Theiss a pour villes princ. : Eperies, Neudorf, Miskolcz, Erlau, Gyœngyœs, Tokai, Kaschau, Unghvar, Munkacz; — 4<> Le cercle au delà de la Theiss, entre la Theiss et la Transylvanie, a pour villes princ. : Szigeth, Nagy-Banya, Nagy-Karoly, Debreczin, Gross-Wardein, Bekes, Czaba, Gyula, Szarvas, Szentes, Csongrad, Vasarhely, Szegedin, Alt Arad, Temesvar, Becskerek, Werschitz, etc. — Au centre de la Hongrie il y a 4 populations distinctes, administrées d'une façon particulière : la Iazygie, la Grande-Cumanie, la Petite-Cumanie, les six villes Haïducques. — La Hongrie a 226,597 kil. carrés ; la population, de 11,644,000 habitants, appartient à des peuples qui diffèrent de race, de langue, de religion, Magyars ou Hongrois, Slaves (Slowaques, Ruthènes, Vindes, Serbes), Roumains, Allemands, Cumans, Juifs, Bohémiens, etc. Les catholiques, romains et grecs, sont au nombre de 6,920,000, les grecs orientaux. 1,400,000; les protestants évangéliques, 2,600,000; les israélites, 517,000, etc. La langue magyare est aujourd'hui la langue officielle. — En partie conquis par les Romains, sous Auguste (Pannonie, Dacie occidentale), le pays fut ensuite occupé par de nombreuses tribus barbares et surtout par les Avares, qui furent vaincus par Charlemagne. Les Magyars ou Hongrois, appartenant à la race finnoise-ouralienne, sont venus de l'Asie, au ix* s., en forçant les Karpathes. Peuples barbares, nomades et dévastateurs, repousses de l'Allemagne par les princes saxons au xe s., convertis au christianisme surtout, par leur roi Etienne, ils rendirent de grands services à l'Europe chrétienne, en arrêtant l'invasion des Turcs Ottomans au xve siècle. Mais, vaincus par Soliman II à la funeste journée de Mohacs, en 1526, ils furent dès lors soumis à des princes allemands de la maison d'Autriche; ils n'ont cessé de protester au nom de leur nationalité, et leurs efforts ont été couronnés de succès, depuis les défaites des Autrichiens en Italie, 1859, en Allemagne, 1866. Aujourd'hui le royaume de Hongrie, avec la Transylvanie et la Croatie-Slavonie, a son administration distincte et sa diète nationale, qui se réunit à Budapest. V. Autriche.

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