‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 281 sur 657 · Sardafgne 45. Rome ou · texte numérisé non relu

Sardafgne 45. Rome ou

Total. . . 28,459,451 La constitution du royaume est Je statut donné par Charles-Albert au royaume de Sardaigne, le 4 mars 1848, et successivement accepté par les plébiscites qui ont réuni les différentes parties de l'Italie pour former le royaume. Le gouvernement est une monarchie constitutionnelle; la succession au trône est réglée par la loi salique. Le roi a le pouvoir exécutif, nomme à tous les emplois, sanctionne les lois, a le droit de grâce, convoque les chambres tous les ans, peut dissoudre la chambre des députés, mais doit en convoquer une autre dans l'espace de trois mois. L'initiative des lois appartient au roi et aux deux chambres; les ministres sont responsables. Le parlement se compose : 1° du Sénat, formé des princes de la famille royale, et de membres en nombre illimité nommés par le roi; il se constitue en haute cour de justice pour juger les crimes de haute trahison, les ministres accusés par la chambre des députés ; ï° de la Chambre des députés, élue pour 5 ans

f>ar les citoyens âgés de plus de 25 ans, sachant ire et écrire et payant 40 francs d'impôts directs. Les éligibles doivent avoir 30 ans; on nomme 1 député par 50,000 habitants. La chambre a le pouvoir législatif, vote les impôts, etc. Le statut garantit aux Italiens l'égalité devant la loi, l'inviolabilité de la personne et du domicile, la liberté de la presse et le droit de réunion. La capitale du royaume d'Italie est Rome ; les villes les plus importantes sont : Naples, Milan, Turin, Palerme, Gênes. Venise, Florence,

Sui ont plus de 100,000 habitants; puis Bologne, atane, Livourne, Messine, Vérone, Bari, Parme, Padoue, Brescia, etc.

En 1882, le budget des recettes ordinaires et extraordinaires est de 2,198 millions; celui des dépenses ordinaires et extraordinaires est de 2,180 millions- Il y a de plus le budget des communes d'environ 330 millions, et celui des provinces, de 80 millions. La dette publique, à la fin de 1881 était d'environ 522,570,000 de rentes.

Le service militaire est obligatoire; l'armée permanente , d'après la nouvelle organisation, est de 733,000 hommes en y comprenant les districts militaires, et il y avait 295,000 hommes de milice mobile et 825,000 hommes de milice territoriale.

La flotte, en 1881, comprenait 27 navires, armés de 655 canons, avec 15,000 hommes d'équipage.

En 1881, le commerce spécial a été de 1,225,600,000 pour l'importation ; de 1,192,300,000 pour l'exportation. L'Italie fait surtout le commerce avec la France, l'Autriche, l'Angleterre ; puis avec la Suisse, la Russie, les Etats-Unis, les Pays-Bas, etc. — La marine marchande comptait 7,815 navires ou barques de toute

frandeur, d'un tonnage de 989,057 tonneaux; 'inscription maritime a fourni 176,400 matelots. A la fin de 1880, il y avait. 8.713 kilomètres de chemins de fer en exploitation, 1,100 en construction. Les principales lignes "sont : celle du Nord ou des Alpes, reliée aux chemins français du S.-E. par le tunnel du mont Cenis, et suivant la vallée du Pô, au N. du fleuve, de Suse à Trieste, ou elle rejoint le chemin de l'Allemagne du Sud, avec de nombreux embranchements, vers la Suisse, le Tyrol, au N. ; vers Pignerol, Saluées, Coni, Alexandrie, Plaisance, Crémone, Mantoue, Bologne, etc., au S.;— la ligne de l'Ouest ou de Y Apennin, reliée au chemin français de Marseille à Nice, allant par la Spezzia, Carrare, Pise, d'où 3 chemins conduisent à Rome ; de là elle va à Naples, Salerne, Eboli; etc.; — la ligne de l'Est ou de l'Adriatique, partant de

Turir., suivant l'ancienne voie Emilienne jusqu'à Ancone , puis longeant l'Adriatique jusqu'à Otrante, avec de nombreux embranchements qu'on multiplie pour rejoindre la ligne précédente à travers l'Apennin. La Sicile et même la Sardaigne commencent à avoir leurs chemins de fer. [blique."]

Italienne (République). V. Cisalpine (Répu-J

itaitotes. Nom des Grecs établis en Italie.

Italique (Droit). Il donnait sous la république romaine l'exemption de l'impôt foncier et les mêmes droits que le droit du Latium. Il ne le cédait donc en rien à ce dernier; seulement les Latins seuls pouvaient devenir directement citoyens romains.

italique (Ecole). Nom donné à l'école de philosophie fondée par Pythagore, qui vivait en Italie (V. Pythagore).

itapicuru, fleuve du Brésil, prend sa source dans la province de Maranhâo, coule au N.-E., puis au N -O. ; et se divise en deux bras, dont le plus considérable se jette dans la baie de Saint-José, au S.-E. de l'île de Maranhâo. Cours d'environ 700 kil.

itard (Jean-Marie-Gaspard), né à Oraison (Basses-Alpes), 1775-1838, à force de travail devint un praticien habile; obtint par voie de concours la place de chirurgien aide-major au Val-de-Grâce, et fut nommé médecin aux Sourdset-Muets. 11 a légué 160,000 fr. à l'institution des Sourds-et-Muets, et fondé un prix triennal de 3,000 fr. en faveur des meilleurs ouvrages de thérapeutique. Outre des travaux importants sur les Médications de l'oreille interne, et sur le Bégayement, il a écrit : Des Maladies de l'oreille et de l'audition, Paris, 1821, 2 vol. in-8» avec planches.

Itenez. V. GuAPORE.

Ithace, évêque d'Ossonoba, aujourd'hui Estombar, en Portugal, mort en 391, fut l'un des adversaires de Priscillien, qui parvint à le faire exiler a Trêves, en 382. Il fut protégé par l'empereur Maxime et poursuivit les Priscillianistes avec tant de passion que plusieurs évêques de Gaule l'excommunièrent. Le concile de Milan le déposa en 389 et il mourut en exil.

Ithaque, auj. Theaki, une des îles Ioniennes, entre Céphalonie et Sainte-Maure, a 28 kil. sur 8, et 12,000 hab. Ch.-l., Vathi. Elle est montagneuse, et produit un peu de blé, d'huile et de vin. — Elle est surtout célèbre par YOdyssée, et fait aujourd'hui partie du royaume de Grèce.

Ithôme, auj. Vourcano, montagne de la Messénie, auprès de Messène, avait une forteresse célèbre dans la I« guerre de Messénie.

Itium Promontorium , ailC. nom du cap

Gris-Nez.

itius ou iccius Portus, petit port de la Belgique IIe, chez les Morins, en face de Douvres. César s'y embarqua pour la conquête de la Grande-Bretagne. On croit le retrouver dans Boulogne-sur-mer, Wissant, Calais ou encore Mardick.

iton, riv. de France, prend sa source près de la Trappe (Orne), passe a Breteuil, à Evreux, et se jette dans l'Eure sur la rive gauche, après un cours de 120 kil.

Itri, Itrium, v. du roy. d'Italie (Terre de Labour), à 10 kil. N. de Gaëte; 6,000 hab.

ituna, riv. de la Bretagne romaine, limitrophe de la Calédonie, auj. Eden. A son embouchure était Yltunœ cestuarium, auj. golfe de Solway.

iiuibide (Don Augustin), empereur du Mexique, né en 1783 à Valladolid (Mexique), d'une famille d'origine basque, fusillé en 1824. Dès l'âge de 15 ans il entra au service, et rendit à la cause espagnole des services signalés. En 1814, il était déjà commandant de Tannée du Nord. Mais le gouvernement espagnol, qui n'avait

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