‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 282 sur 657 · IVA · texte numérisé non relu

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point de confiance dans les chefs mexicains, le destitua. Mis en 1820 à la tête d'une petite armée destinée à combattre Guerrero, il traita secrètement avec lui, et fit proclamer publiquement à Iguala (1821) un plan qu'il avait conçu ; puis il marcha sur Mexico, et v fit son entrée triomphale le 27 sept. 4821. Le 48 mai 4822 il se fit proclamer empereur par la garnison de Mexico révoltée; le congres fut obligé de reconnaître son élection. Mais Guerrero, Bravo, les généraux se soulevèrent (4823). Iturbide fut obligé d'abdiquer. Le congrès lui ordonna de s'expatrier. Il obéit et se rendit à Livourne. Mais au bout d'un an, trompé par les faux rapports de ses partisans, il crut pouvoir revenir au Mexique; au moment où il mettait pied à terre, il fut arrêté et condamné à être fusillé par le congrès de Tamaulipas ; il mourut avec courage.

Iturée, Iturœa, pays situé au N.-E. de la Palestine, dans les montagnes qui la séparent du territoire de Damas. Ses habitants étaient une tribu arabe descendant d'Ismaël par Jétur; ils finirent par se confondre avec les tribus juives à l'E. du Jourdain. L'Iturée fut réunie a l'Empire romain en 37, puis en 44.

itzéhoe, v. du Holstein (Prusse), sur le Stôr, à 60 kil. S.-E. de Kiel. Commerce de bétail et de chevaux; 7,000 hab.

iule, fils d'Ascagne. La famille romaine Julia, par conséquent César, prétendaient tirer de lui leur origine.

ivahi ou Lbahi, rivière du Brésil, arrose le S. de la province de Saint-Paul, et se jette dans le Parana, après un cours de 450 kil., souvent navigable, malgré quelques cataractes.

Ivan, forme russe du nom de Jean. Nom de six souverains qui ont régné en Bussie :

Ivan Ier eut le premier le titre de grand prince de toutes les Russies, et força le chef de l'Eglise russe à transporter sa résidence de Vladimir à Moscou. Il prit l'habit monastique après un règne de 42 ans, 43-8-1340.

Ivan il, fils du précédent, né en 4326, succéda à son frère Siméon en 4353, et mourut en 4359.

Ivan III, surnommé le Grand et le Terrible, rie 4462 à 4505, abolit les apanages, conquit Novgorod, et délivra la Bussie. de sa sujétion aux Tatars. Il épousa la dernière des Paléologues. Un concile défendit à tout prêtre devenu veuf d'exercer ses fonctions sacerdotales. Il propagea la civilisation, appela des ingénieurs, des artistes étrangers, et fit élever le Kremlin.

Ivan iv, surnommé le Menaçant et le Cruel, né en 4529, succéda à son père, Wasili IV, en 4533, conquit Kazan, 4552; Astrakan, 4554, et força ainsi les Tatars à se retirer en Crimée ; il s'empara de Polotsk en 4563. Il rassembla en un seul code les lois du pays, attira à sa cour des médecins et des artistes étrangers, et fonda en Bussie la première imprimerie. Il institua la milice des strélitz et noua les premières relations commerciales avec l'Angleterre. Mais, pendant les 25 dernières années de son règne, il devint un despote soupçonneux et cruel. Ses atrocités détachèrent de lui ses sujets. Aussi, en 4571, les Tatars purent incendier Moscou ; en 4579. le» Polonais reprirent. Polotsk et menacèrent le Kremlin. C'est sous son règne quTermak conquit la Sibérie. Il mourut en 4584.

Ivan V, né en 4666, fils du tzar Alexis, prince faible, epileptique, presque aveugle, fut cou-N ronné avec son frère consanguin. Pierre, après la mort de leur frère Feodor, 1682. Les deux tzars laissèrent régner à leur place la tzarevna Sophie; Ivan dut, en 4689, céder le pouvoir a son frère Pierre, nui lui laissa le titre de tzar jusqu'à sa mort, 1696. L'une de ses filles, Anne, fut impératrice de Bussie en 4730.

Ivan VI, arrière-petit-fils du précédent, fils

de la princesse Anne-Ulric de Brunswick, né en 4/40, mort assassiné en 4764. Proclamé tzar, a la mort de sa tante, Anne Ivanowna, il fut renversé peu de mois après par Elisabeth, et retenu prisonnier. Catherine II le fit assassiner par ses gardes dans la forteresse de Schlusselbourg.

ivangorod, forteresse russe près de Pulawv, à 430 ki). S.-E. de Varsovie (Pologne).

ivauovo, v. de la Bussie d'Europe, dans le gouv. et à 400 kil. N.-O. de Vladimir; 5,000 hab.

Ivan-Ozero , lac de la Bussie d'Europe (Toula). Le Don y prend sa source.

ivara ou Juvara (Fiupo), né à Messine, 4685-4735, entra dans les ordres ; fut élève de Carlo Fontana, et devint l'architecte du duc de Savoie. Il construisit un grand nombre d'édifices remarquables.

ivetot. V. Yvetot. [djebel Dahra.i

Ivi, cap de l'Algérie, à l'extrémité occid. duj

Ivîça, Ibiza en espagnol, en latin Ebusus, la plus occidentale des trois grandes îles Baléares, au S.-O. de Majorque; elle a 88 kil. de tour, et 20,000 hab. Elle est fertile et a de vastes salines. Ch.-l. Iviça, évêché ; 6,000 hab.

Ivoy. V. CARIGNAN.

ivoy-ie-Pré , commune du canton de la Chapelle d'Angillon, dans l'arrond. de Sancerre (Cher). Forges; grains, vins, fer; 2,419 hab.

Ivrée, YÈporedia des anciens, ville du royaume d'Italie, province de Turin, sur la rive gauche de la Dora -Baltea, à 50 kil. N.-E. de Turin; 40,000 hab. Place forte, évêché. Soieries, filatures de laine, de coton. Commerce de fromages. — Au moyen âge, elle fut le ch.-l. d'un marquisat très connu, et, en 4248, fut donnée par l'empereur Frédéric II aux comtes de Savoie.

ivry-ia-Bataîiie, bourg de l'arr. et à 34 kil. S.-E. d'Evreux (Eure). Victoire de Henri IV. 44 mars 4590.

Ivrj.sui -Seine , commune du canton de Villejuif, arr. de Sceaux, en partie réunie a Paris, à 6 kil. S.-E. de cette dernière ville. Fort construit en 4842 pour la défense de Paris; 48,442 hab.

Iwan. V. IVAN.

Iwny, commune du canton, de l'arr. et à 40 kil. N.-E. de Cambrai (Nord). Bonneterie, coutellerie; 3,855 hab.

ixion, roi des Lapithes, tua Déionée, son beau-père, osa aimer Junon ; fut précipité dans le Tarlare, et attaché avec des serpents sur une roue qui tournait sans cesse.

ixtepexi, bourg de l'Etat et à 22 kil. N.-E. d'Oajaca (Mexique). Grand commerce de cochenille ; 2.300 hab.

ixtuixochut (Fernando de Aiva), né a Tezcuco vers 4568, mort vers 4648, était issu de l'ancienne race royale du Mexique. Protégé par le vice-roi, Garcia Guerra, il écrivit des traités sur les antiquités mexicaines.

izé, comm. du canton et de l'arrond. de Vitré (Ille-et- Vilaine); 2,265 hab.

izeds, génies bienfaisants créés par Ormuzd, dans la religion de Zoroastre ; ils sont opposés aux Devs.^

izemore, ch.-l. de cant., arr. et à 42 kil. N.-O. de Nantua (Ain). Buines celtiques et romaines; 4,081 hab.

izieux, comm. du canton de St-Chamond, arr. et a 40 kil. N.-E. de Saint-Etienne (Loire). Bubans, clouterie; b, 012 hab.

izmaïiof ( Léon -Vasilîevitch ), diplomate russe, !l8o-4738, est célèbre par la mission qu'il remplit a Pékin en 1719.

izmaïiof (Alexandre-Efimovitch), né à Moscou, 4779-4834, s'est exercé dans des genres différents, mais a surtout réussi dans la fable.

iznajar, bourg de la prov. et à 58 kil. S.-E. de Cordoue (Espagne), près du Genil. Fabriques

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d'huile, de savon blanc, d'eau-de-vie; 4,000 h.

Izquierdo de Ribera y Lezaun (EUGÈNE),

né à Sarragosse, mort en 4813, fut chargé de plusieurs missions; conclut le traité de Fontainebleau, en 4807, dévoila les projets de Napo-

léon à Charles IV, et suivit en France ses protecteurs.

Iztaccihuatl OU La Femme Blanche,

volcan du Mexique, à 60 kil. S.-E. de Mexico. Il a 4,786 mètres d'altitude.

Jabea OU \avea, ville de la prov. et à 72 kil. N.-E. d'Alicante (Espagne., sur le Jalon; petit port de cabotage ; 4,000 hab.

Jabès-Gaïaad, v. de la tribu orientale de Manassé (Palestine), au pied des monts de Galaad.

jabin, nom de deux rois d'Asor, dans le pays de Chanaan ; le premier fut vaincu et tué par Josué ; le second fut tué par Débora.

jabionowski (Stanislas) , d'une famille princière de la Pologne, 4634-4702, devint grand général de la couronne, contribua à la délivrance de Vienne, 4683, et fut le grand-père de Stanislas Lesczynski.

Jabionowski (JOSEPH- ALEXANDRE, prince),

4711-4777, a fondé à Leipzig la Société Jablouoivski. On lui doit : Astronomiœ or tus et processus ; Muséum Polonicum, 4752, in-4° ; V Empire des Sartnates, etc.

Jabionski (Daniel-Ernest), né à Dantzig, 4660-4741, travailla sans succès à la réunion des églises protestantes. On a de lui des Sermons chrétiens, etc.

Jabionski (Paul-Ernest), fils du précédent, né à Berlin, 4693-4757. Parmi ses nombreux ouvrages, on cite : Disquisitio de lingua Lycaonica; Exercitatio de Nestoriano ; Panthéon Mgyptiorum, sive de Dits eorum commentarius, 3 vol. in-8» ; de Memnone Grœcorum et JEgyptiorum, hujusque statua; Institutiones Historiée christiance, 2 vol. in-8<> ; etc.

jaca (Jacca), v. de la prov. et à 50 kil. N. d'Huesca (Espagne), près de l'Aragon et du col de Canfranc. Evèché, cathédrale remarquable; château fort du xvie s. ; 3,500 hab.

jacarehi, ville de la prov. et à 75 kil. N.-E. de Saint-Paul (Brésil), sur le Parahiba. Commerce de café, tabac, etc.; 7,000 hab.

Jackson (William), musicien anglais, né à Exeter, 4730-4803.

Jackson (André), 7* président des Etats- Unis, né dans la Caroline du Sud, 4767-1845, fils d'un Irlandais émigré, contribua à établir la constitution du Tennessee, 4787-4796, fut sénateur des Etats-Unis, juge de la cour suprême, major général de la milice. Il acquit une grande popularité par la victoire qu'il remporta sur les Anglais, près de la Nouvelle-Orléans, en 4815. En 4848, chargé de réprimer les pillages des Séminoles de la Floride, il déploya un courage souvent barbare, il fut le Dremier gouverneur du territoire de la Floride. Il fut élu président de la république par les démocrates en 4829, et réélu en 4833. Il déploya une énergie passionnée, mais aussi une intelligence supérieure; il jouit d'une grande popularité, mais souleva bien des haines. Il empêcha la guerre civile entre les Etats agricoles du Sud et les Etats manufacturiers du Nord, 4832; mais fit une vigoureuse campagne contre la banque des Etals-Unis. Il obtint du gouvernement français , 4835 , une indemnité de 25 millions pour les dommages causés au commerce américain pendant les guéries de l'Empire.

Jackson (THOMAS Jefferson), 1824-4863,

d'une' famille d'origine anglaise, élève de West-

Point, se distingua dans la guerre contre le Mexique. Il fut l'un des principaux chefs des Confédérés, en 4862, fut vainqueur près de Bichmond, et contribua beaucoup à la victoire de Fredericksburg. Il fut tué, 4863, au combai de Chancellorsville. [sur la Pearl ; 5,000 hab. i

Jackson, ch.-l. du Mississipi (Etats-Unis), J

Jackson (Port), vaste havre de l'Australie, dans la Nouvelle-Galles du Sud. V. Sydney.

jacmel, port d'Haïti, à l'embouchure de la rivière Jacmel, sur la côte S., à 42 kil. S.-O. de Port-au-Prince. Commerce actif; 6,000 hab.

Jacob, patriarche hébreu, second fils dTsaac et de Bébecca, acheta d'Esaù, son frère aîné, son droit d'aînesse; fut forcé de se retirer en Mésopotamie chez son oncle Laban; le servit pendant 44 ans, épousa ses deux filles, Lia et Bachel, et retourna dans la terre de Chanaan. Dans sa route, il lutta contre un ange, fut vainqueur, et reçut le nom d'Israël. Jacob continua de mener la vie pastorale, vers Sichem et Béthel. Père de 42 fils, il eut la douleur de perdre Joseph; il eut plus tard la joie de le retrouver tout-puissant en Egypte. Il se rendit dans ce pays avec toute sa famille, et s'établit dans la terre de Gessen. Il mourut à l'âge de 447 ans, après avoir recommandé de l'enterrer dans la terre de Chanaan.

Jacob (Lguis-Léon, comte), né à Tonnay- Charente, 1768-4854, devint capitaine de vaisseau en 4803, contre-amiral en 4842 et préfet maritime à Lorient dans les Cent Jours. Il fut gouverneur de la Guadeloupe, 4823-4826, vice-amiral, préfet à Toulon, 4827, pair de France, 1830, un instant ministre de la marine en 4834.

Jacobi (Jean-Georges), né à Dûsseldorf, 4740-1844, est surtout connu par ses poésies, d'une imagination vive et féconde, d'une tendresse généreuse de sentiments.

Jacobi (Frédéric-Henri), frère du précédent, né à Dûsseldorf, 1743-4849, conseiller de finances pour les duchés de Berg et de Juliers, disgracié en 4779, fit de sa maison le rendez-vous des esprits les plus distingués. Il fut président de l'Académie des sciences de Munich. Il est considéré comme l'un des meilleurs écrivains de l'Allemagne. Philosophe, homme du monde, il fondait toute connaissance philosophique sur le sentiment, sorte d'instinct, de révélation permanente, mise en nous par Dieu. Ses principaux ouvrages sont : Lettres sur la Philosophie de Spinoza; David Hume sur la Foi, ou idéalisme et réalisme ; Des choses divines et de leur révéla^ tion; il a exposé ses croyances dans deux romans célèbres, Allwill, et Woldemar, 4792.

jacobi (Charles-Gustave), né à Potsdam, 4804-4854, fut de l'Académie des sciences de Berlin, en 4842, et membre associé de l'Institut de France. Il a été l'un des mathématiciens les plus profonds de l'Allemagne au xixe siècle. On fui doit : Fundainenta novœ Theoriœ Functionum Ellipticarum, 1829; Canon Arithmeticus, 4839; etc. Il découvrit la galvanoplastie en 4836.

Jacobins, nom donné en France aux dominicains, parce qu'ils s'établirent à Paris dans la rue Saint-Jacques, 4249.

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jacobins (Club des) » société populaire, formée peu de jours après la réunion des Etatsgénéraux, 1789, par quelques députés, sous le nom de club breton. Après les journées des 5 et 6 octobre, la Société prit le nom de Société des Amis de la Constitution, s'installa dans le couvent des jacobins de la rue Saint-Honoré, et se recruta parmi les plus fervents partisans de la révolution. Le club eut bientôt une grande influence, étendit ses ramifications dans toute la France, et fut en correspondance avec plus de 1,200 clubs. La chute de Robespierre prépara la ruine du parti, et la salle des Jacobins fut fermée le 11 novembre 1794.

jacobites, secte religieuse de l'Orient, qui tirait son nom de Jacob ou Jacques Zanzale, évèque d'Edesse, de 541 à 558. Partisans d'Eutychès, ils ne reconnaissaient en Jésus-Christ que la nature divine; les Coptes d'Egypte et les chrétiens d'Abyssinie sont encore Jacobites.

aacobites, nom donné en Angleterre aux partisans des Stuafts , depuis la révolution de 1688.

Jacobs (Christian-Frédéric-Guillaume), né à Gotha, 1764-1847, élève de Heyne, professeur de littérature ancienne à Munich, fut associé de l'Institut de France, 1835. On lui doit d'excellents travaux sur un grand nombre d'auteurs grecs; une Chrestomathie grecque, 4 vol., et une Chrestomathie latine, 6 vol. ; une édition critique de X Anthologie grecque, 13 vol. in-8°, etc. Il a publié, avec Manso et Schùtz, les Caractères des principaux poètes de toutes les nations, 1793- 1803, 7 vol. ; puis des contes et romans philosophiques estimés, etc., etc.

Jacometti (Pietro-Paolo), sculpteur, fondeur, architecte", peintre de l'école romaine, né à Ricanati (marche d'Ancône), 1580-1655.

Jacopone OU Jacopo da Todi (JACOPO DE' Benedetti), né à Todi au xme siècle, mort en 1306, s'agrégea au tiers ordre de Saint-François, puis fut frère convers dans un couvent de franciscains. Il osa attaquer dans ses vers Boniface VIII, qui le jeta en prison. Il a écrit des Chants spirituels, d'une diction rude, en langue italienne.

Jacotot (Joseph), né à Dijon, 1770-1840, professeur, capitaine d'artillerie en 1792, professeur à l'Ecole centrale de Dijon. Député pendant les Cent Jours, il fut poursuivi par les Bourbons, se retira en Belgique, fut professeur de littérature française à l'université de Louvain, 1818, et ne rentra en France qu'en 1830. C'est de Belgique qu'il a attiré l'attention publique sur une méthode nouvelle d'enseignement universel. Plusieurs de ses axiomes sont devenus célèbres : Toutes les intelligences sont égales ; Tout est dans tout ; On peut enseigner ce qu'on ignore, etc.

Jacquard (Joseph-Marie), né à Lyon, 1752- 1834, ouvrier fabricant de chapeaux de paille, avait imaginé, dès 1790, un mécanisme propre à perfectionner le métier à tisser; en 1801, il reprit son invention, fut attaché au Conservatoire des arts et métiers, et perfectionna l'appareil qui porte son nom et qui permet à un seul ouvrier de travailler aux étoffes de soie de la façon la plus compliquée. Il fut poursuivi par les ouvriers, et vit son métier brisé publiquement par sentence du conseil des prud'hommes. Il triompha, à force de patience; en 1812, le métier à la Jacquard était généralement adopté; la ville de Lyon lui a élevé une statue, en

Jacqueline, comtesse de Hollande, de Zélande et de Hainaut, 1401-1436, épousa d'abord Jean de Touraine, second fils de Charles VI ; puis son cousin, Jean de Brabant. Mais elle passa en Angleterre et offrit sa main au duc de Glocester, qui l'épousa en 1422. Glocester entra

alors en lutte avec le duc de Brabant, que soutenait le duc de Bourgogne, Philippe le Bon. Après la mort de Jean, la comtesse de Hollande abandonnée par le duc de Glocester, signa la paix avec le duc de Bourgogne, qui voulait hériter de ses Etats.

Jacquemont (Vicxon), né a Paris, 1801-1832, fut chargé par le Muséum d'aller explorer l'Hindoustan. Il parcourut toute l'Inde septentrionale, fut bien reçu par le Grand-Mogul a Delhi.; explora la chaîne de l'Himalaya, pénétra jusque dans la Tartane chinoise, séjourna à Lahore; visita le Cachemyr et revint vers Bombay, où il mourut d'une inflammation de foie. On a de Jacquemont : sa Correspondance, 2 vol. in-8», et le Journal complet de son voyage, 4 vol. in-4<>.

Jacquerie, nom du soulèvement des paysans de la Picardie et de l'Ile-de-France, pendant la captivité du roi Jean, 1357 ; depuis longtemps on donnait aux malheureux paysans le sobriquet ironique de Jacques Bonhomme. Les seigneurs de tous les partis se réunirent pour exterminer les Jacques; ils en tuèrent beaucoup, surtout a Meaux.

Jacques (Saint), Jacobus l'Ancien ou le Majeur, né à Bethsaïde, en Galilée, fils de Zébédée et de Salomé, d'abord pêcheur, fut l'un des premiers apôtres de Jésus-Christ; le sanhédrin demanda sa mort à Hérode-Agrippa, 44 ans ap. J.-C. Suivant une tradition, populaire en Espagne, son corps aurait été transporté dans la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle. 11 devint le patron de l'Espagne, et son tombeau fut le but de l'un des pèlerinages les plus fréquentés au moyen âge. Fête, le 25 juillet.

Jacques (Saint), Jacobus le Jeune ou le Mineur, l'un des douze apôtres, frère de saint Jude, était le fils d'Alphée et de Cléophas ou Marie, sœur de la sainte Vierge ; il fut le premier évèque de Jérusalem, et fut mis à mort, en 62, par l'ordre du grand-prêtre Ananus. On a de lui une Epître, adressée aux douze tribus dispersées, c'est-à-dire à des Juifs convertis. Fête, le 1er mai.

Jacques (Saint), de Nisibe, né à Nisibe ou Antioche de Mygdonie, mort vers 350, fut évèque de Nisibe, assista au concile de Nicée, 325, au concile d' Antioche, 341 ; et on lui attribue des 'Discours adressés à saint Grégoire Yllluminateur. Fête, le 15 juillet ou le 31 octobre.

Jacques I", roi d'Ecosse, fils de Robert III, de la maison des Stuarts, né en 1394, était prisonnier du roi d'Angleterre, Henri IV, à la mort de son père, 1406, et resta captif jusqu'en 1423. Il lutta vigoureusement contre les grands, et déclara la guerre aux Anglais, 1436. Mais il fut assassiné à Perth, 1437, par les nobles conjurés. On a recueilli ses poésies sous le titre de Poetical Remains of James the First, 1783, in-8<>.

Jacques II, roi d'Ecosse, fils du précédent, né en 1430, roi en 1437, mort en 1460,eut à lutter contre la puissante famille des Douglas; attaqua l'Angleterre, mais fut tué, au siège de Roxburgh, par les débris d'un canon qui éclata.

Jacques iii, roi d'Ecosse, fils du précédent, né en 1453, roi en 1460, mort en 1488, se laissa gouverner par des favoris. Pusillanime, avide d'argent, il vivait renfermé dans le château de Stirling. Les barons se soulevèrent contre lui, conduits par ses frères, le duc d'Albany et le comte de Marr; et plus tard mirent à leur tête son fils, le duc de Rothsay ; ils lui livrèrent bataille à Bannockburn ; Jacques fut assassiné dans sa fuite, 1488.

Jacques iv, roi d'Ecosse, fils du précédent, né en 1473, roi en 1488, mort en 1513, se montra brave et généreux : il gagna la confiance et l'amitié des nobles. Il soutint Perkins Warbeck contre Henri Vil, et obtint la main de Marcuerite, fille de ce prince. En 1513, il envahit l'Anr

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fleterre ; il fut complètement vaincu et tué à lowden.

Jacques "V, roi d'Ecosse, fils du précédent, né en 1512, mort en 4542, s'affranchit de la domination insolente des Douglas, gouverna avec fermeté, et repoussa tous les efforts de Henri VIII, qui voulut le détacher de l'Eglise romaine. Il resta l'allié de François Ie* , épousa sa fille Madeleine, 4536, puis, en 4539, Marie de Lorraine, fille de Claude de Guise. Henri VIII lui déclara la guerre en 4542; Jacques n'éprouva que des revers, et mourut au château de Falkland, peu de temps après la naissance de sa fille, Marie Stuart.

Jacques "VI. V. Jacques I", roi d'Angleterre.

Jacques Ier, roi d'Angleterre {Jacques VI d'Ecosse), né en 4566, fils de Marie Stuart et de Henri Darnley, fut couronné roi à Stirling en 1567 , fut élevé dans la religion protestante, au milieu des troubles ; et montra de bonne heure la plus grande timidité. Elisabeth favorisait les désordres et les conspirations ; mais elle lui promit sa succession, et en 4603 il fut reconnu roi de la Grande-Bretagne. — Quoique Ecossais, il fut bien accueilli en Angleterre, et la conspiration de Raleigh en faveur d'Arabella Stuart fut facilement étouffée. Mais bientôt il excita de nombreux mécontentements; déplaisant, d'un savoir plein de pédantisme, et entêté, il se rendit méprisable, à cause de sa faiblesse pour d'indignes favoris, Robert Garr, duc de Somerset, et le brillant Villiers, duc de Buckingham. Le fils de la catholique Marie Stuart persécuta les catholiques, qui formèrent contre lui la fameuse conspiration des poudres, 4605 ; partisan de l'Eglise établie, il persécuta les dissidents, presbytériens ou autres ; c Point d'évéques, point de rois, « telle fut sa maxime. Ennemi des libertés publiques, il fut en lutte avec les quatre parlements qu'il r-éunit ; il eut recours à toutes sortes d'expédients financiers, vendit les dignités, les titres de baronnet. On l'accusa d'avoir sacrifié Raleigh à l'Espagne et d'avoir recherché l'alliance de cette puissance

λour marier son fils à la fille de Philippe III ; es Anglais étaient irrités de son amour exagéré de la paix; il avait abandonné son gendre, l'électeur palatin Frédéric ; entraîné par l'opinion publique, il allait commencer la guerre contre l'Espagne, lorsqu'il mourut, 1625. Il a composé de nombreux ouvrages en latin, en anglais, en français : Basilicon doron, où il expose les devoirs d'un roi ; la Loi des monarchies libres, où il formule la doctrine du pouvoir absolu ; un Commentaire sur l'Apocalypse, des Loisirs poétiques, la Démonologie, un traité contre le Tabac, etc.

Jacques il, roi d'Angleterre, 2e fils de Charles Ier, né en 4633, d'abord connu sous le nom de duc d'York, se réfugia en Hollande, apprit l'art de la guerre sous Turenne, puis servit dans l'armée espagnole jusqu'à la restauration de son frère Charles II, 4660. Créé grand amiral, il montra de véritables talents dans les guerres de 4665-1667 et 1672-1674 contre les Hollandais. Après la mort de sa première femme, Anne, fille du comte de Clarendon, 4674, il se déclara catholique; lorsque l'acte du test eut été voté, il donna sa démission de toutes ses charges, et se maria avec une princesse catholique, Marie d'Esté, 4673. Il fut dès lors l'objet de la haine publique et se retira quelque temps a Bruxelles, 4679 ; mais il revint bientôt, et excita Charles II à sévir contre les whigs et contre les dissidents, en Angleterre et en Ecosse. — En 4685, il succéda paisiblement à son frère ; la double insurrection du marquis d'Argyle, en Ecosse, du duc de Monmouth, en Angleterre, fut comprimée et cruellement punie ; les sanglantes assises de l'odieux Jçffries furent

récompensées par le titre de chancelier. Jacques II voulait rétablir en Angleterre le catholicisme et la royauté absolue; il reçut des subsides de Louis XIV. Lorsque la reine eut. mis au monde un fils, Guillaume d'Orange, gendre de Jacques II, appelé parles mécontents, prépara une expédition contre son beau-père, 1688 ; Jacques, abandonné par tout le monde, ne tenta ancune résistance, et se sauva en France où Louis XIV lui donna à Saint-Germain une hospitalité toute royale. Peu de temps après, une flotte, française le transporta en Irlande, 4689 ; mais il fut complètement battu, sur les bords de la Boyne, par Guillaume III, 4690. Il s'enfuit de nouveau en France ; assista, du rivage, au désastre de notre flotte à la Hougue, 4692 ; à sa mort, 4702, il légua ses prétentions à son jeune fils. Il avait écrit des mémoires d'après lesquels un auteur inconnu a rédigé l'ouvrage publié sous le nom de Mémoires de Jacques H. 11 laissa de sa première femme, Anne Hyde, deux filles qui régnèrent, Marie et Anne; de sa 2« femme, Marie de Modène, Jacques-François-Edouard, le premier prétendant. Le plus célèbre de ses nombreux bâtards est Jacques Fitz- James, duc de Berwick, dont la mère était Arabelle Churchill, sœur de Marlborough.

Jacques, dit le chevalier de Saint-George, fils de Jacques II, né en 4688, fut reconnu roi par Louis XIV, à la mort de son père, 4702. En 4745, les Jacobites, commandés par le comte de Marr, le proclamèrent roi en Ecosse; mais ils furent battus, et Jacques s'éloigna aussitôt de l'Ecosse. Il se retira en Italie, vers 4719, et y mourut, 4756, laissant deux fils de son mariage avec une petite-fille de Sobieski.

Jacques ou Jayme Ier, roi d'Aragon, surnommé le Conquérant, né à Montpellier, 420S, succéda à son père, Pierre II, 4213, s'empara des Baléares, 4229-1232, du royaume de Valence, 4233-4238, signa en 4258 le traité de Corbeil avec saint Louis, et plus d'une fois eut à combattre les grands et ses propres fils. Il fit rédiger les Coutumes de l'Aragon et écrivit un curieux récit de sa vie : Chronica del rey, Valence, 4557. Il mourut en 4276.

Jacques il, roi d'Aragon, dit le Juste, petitfils du précédent, né vers 4260, fut d'abord roi de Sicile, et y combattit heureusement Charles II d'Anjou. A la mort de son frère aîné, Alphonse III, 4294, il devint roi d'Aragon; il renonça à tous ses droits sur la Sicile, en 1295; s'empara de la Corse et de la Sardaigne: enleva aux Castillans une partie du royaume de Murcie, et encouragea les lettres et le commerce. Il mourut en 1327.

Jacques ou Jayme Ier, roi de Majorque, né à Montpellier, en 4243, fils puîné de Jacques Ier d'Aragon, reçut de son père, en 4262, les Baléares, le Roussillon, Montpellier; Il mourut en 4311. — Jacques II, roi de Majorque, petit-fils du précédent, fut dépouillé des Baléares par le roi d'Aragon, Pierre IV, et fut forcé de vendre la seigneurie de Montpellier à Philippe VI, roi de France, 1349. Il fut lue en attaquant Majorque, 1349. — Jacques III, son fils, épousa Jeanne lre de Naples, 4362, et mourut sans postérité, 4375.

Jacques de vitry, né probablement à Vitrysur-Seine, mort en 4240, prêcha contre les Albigeois, fut évèque de St-Jean d'Acre, prit part a la 5e croisade, devint cardinal et patriarche de Jérusalem. Il a laissé des Sermons, des Lettres intéressantes et surtout deux compositions historiques, Historia Orientalis et Historia Occidental! s.

Jacques (Jacques), né à Embrun, chanoine, vivait au xvne s. 11 a laissé des ouvrages en vers burlesques ; le Faut mourir, espèce de danse macabre, l'Avocat nouvellement marié,etc.

JAG

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