‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 285 sur 657 · JAP · texte numérisé non relu

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ques de Versailles; — Versailles et son musée historique; — la Normandie historique, pittoresque et monumentale, 1842-1843 ; — la Bretagne historique, 1 8 i * ; une traduction d'Horace; etc.

— Parmi ses romans on cite : Contes fantastiques cl mutes littéraires, 1832; — Contes nouveaux, 1833; — Romans, contes et nouvelles littéraires ; — le Chemin de traverse; — un Cœur pour deux amours; — les Catacombes; — la Religieuse de Toulouse; — Clarisse Harlowe; — les Gaietés champêtres; — les Petits bonheurs; — les Contes du Chalet; — la Fin d'un monde et un neveu de Rameau; — la Semaine des trois jeudis; — les Contes bleus ; — la Poésie et V éloquence a Rome;

— Béranger et son temps, etc., etc. Il a écrit dans beaucoup de journaux, composé un grand nombre de Préfaces, de Notices, etc.; il a réuni sous le titre pompeux d'Histoire de la littérature dramatique, ô vol. in-18, ses principaux feuilletons. Il entra à l'Académie française peu de temps avant sa mort.

Janina (en turc Yania), ch.-l. du vilayet de son nom, ou Albanie méridionale (Turquie d'Europe), sur le lac de Janina. Ville de commerce, célèbre par la résidence d'Ali-Pacha (1788-1822) ; 30,000 hab. — Le vilayet de Janina correspond au N.-O. de l'Acarnanie et à l'E. de l'Epire; il a 36,400 kil. carrés et 1,423,000 hab.

Janissaires (des mots turcs iéni tchéri, nouvelle troupe), milice instituée par le sultan Orkhan, accrue par Amurat 1er et par Bajazet 1er. C'était d'abord un corps d'infanterie, composé de jeunes enfants qu'on enlevait à leurs familles chétiennes et qu'on instruisait dans l'islamisme. Ennemis des réformes, ils se soulevèrent contre Mahmoud II, qui les mitrailla à Gonstantinople, les décima en Asie, et prononça leur dissolution, 1826.

Jankowitz, bourg de Bohême, où les Autrichiens furent défaits par les Suédois, en 1645.

Jannequin (Clément), musicien français du xn« s., mort vers 1560, a publié, en 1544, un recueil de pièces originales, Inventions musicales à quatre et cinq parties; et un recueil de Chansons composées à quatre parties; etc.

Jacsénius (CORNEILLE Jansen OU Janssen,

en latin), né au village d'Acquoy, près de Leerdam (Hollande), 1585-1638, se lia à Paris avec l'abbé de Saint-Cyran ; de retour à Louvain, Jansénius, professeur d'Ecriture sainte à l'université, publia contre la France un pamphlet énergique, Mars Gallicus; et en fut récompensé par l'évêché d'Ypres, 1636; il mourut de la peste en 1638. Il avait composé des Commentaires sur les Evangiles, sur le Pentateuque, les Proverbes, l'Ecclésiaste; ses Lettres à Saint-Cyran furent publiées en 1654, sous le titre de Naissance du Jansénisme découverte ; mais il est surtout célèbre par son livre de YAugustinus, Louvain, 1640, qui a donné naissance au jansénisme. — 11 s'était proposé d'exposer les vraies opinions de saint Augustin sur la grâce, le libre arbitre et la prédestination ; il établissait une doctrine sévère, peu favorable à la liberté de l'homme, et attaquait les opinions du jésuite Molina. Le système de Jansénius , propagé en France par Saint-Cyran, trouva de nombreux et illustres prosélytes; alors commença la longue lutte du jansénisme contre le molinisme, qui devait troubler l'Eglise et la France, au xvne s. et au xvme. Innocent X condamna, en 1653, cinq propositions, tirées du livre de Jansénius; les Jansénistes soutinrent qu'elles n'y étaient pas; ils furent encore condamnés sur la question de fait. Malgré la paix de Clément IX, 1669, l'opposition ianséniste persista, surtout dans la société de ^rt-Royal. La condamnation des Réflexions morales du P. Quesnel par la bulle Unigenitus, 1713, ranima les querelles, qui furent surtout vives sous Louis XV, lorsque les Parlements, animés

de l'esprit janséniste, firent une longue opposition aux Jésuites et à la Cour, qui les soutenait ordinairement.

Janson OU Jenson (NICOLAS), graveur et

imprimeur français , mort vers 1481 , alla s'établir à Venise vers 1470; il v grava des caractères ronds d'un type harmonieux, et peut être regardé comme le précurseur des Aide.

Janssens (Abraham), peintre flamand, né a Anvers, 1569-1631, produisit des œuvres remarquables par le coloris brillant et la richesse de la composition.

Janssens (Daniel), peintre flamand, né à Malines en 1636, mort au commencement du

XVIIIe s.

Janus, fils d'Apollon et d'une fille d'Erechthée, roi d'Athènes, vint s'établir dans le Latium, sur les bords du Tibre, donna, dit-on, son nom au Janicule, accueillit Saturne chassé du ciel, et reçut de lui le don de lire dans le passé et dans l'avenir. Romulus ou Numa lui éleva un temple dont les portes étaient ouvertes pendant la guerre et fermées pendant la paix. On le représentait avee une tête à deux faces, tenant une clef à la main et ouvrant l'année.

Janvier, Januarius, mois de l'année qui tirait son nom de Janus.

Janvier (Saint), né à Naples, évêque de Béhévent, fut martyrisé à Pouzzoles, sous le règne de Dioclétien, en 291 ou 305. Son corps fut transporté à Naples, où on l'honora comme patron du pays. On le fête le 21 avril et le 19 septembre. Janvier (Antide), né à Saint-Claude, 1751- 1835, exécuta de bonne heure une sphère où il représentait mécaniquement les mouvements des corps célestes. Louis XVI, en 1784, le nomma horloger-mécanicien du roi; il fit des horloges savantes, une machine pour indiquer l'heure des marées, une pendule planétaire; dirigea l'école d'horlogerie pendant la Révolution, etc. On lui doit plusieurs ouvrages spéciaux, et surtout un Manuel de l'horloger, dans la Collection Roret.

janviiie, ch.-l. de canton, arr. et à 40 kil S.-E. de Chartres (Eure-et-Loir); 1,322 hab.

Janzé, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. S.-E. de Rennes (Ille-et-Vilaine). Toiles à voiles • 4,814 hab.

Japet, fils d'Uranus, roi de Thessalie, aurait eu pour fils, sui\ant les fables grecques, Atlas, Prométhée et Epiméthée.

Japhet (en héb., qui s'étend au loin), l'un des fils de Noé, eut, suivant l'Ecriture, sept fils, dont les descendants peuplèrent l'Asie, du Caucase et de l'Asie Mineure jusqu'au Gange, puis la plupart des contrées de l'Europe.

Japon, en japonais Nipon ou Niphon, en chinois Zi-pen (contrée du soleil levant), en anglais et en hollandais Japan, empire à l'E. de l'Asie, composé de 4 grandes îles, Nippon, Kiousiou, SikoK, Yéso, et d'un grand nombre de petites (plus de 3,850). L'archipel japonais a pour limites : les Kouriles russes et l'île de Tarrakaï au N., le détroit de Corée et la mer du Japon à l'O., le Grand Océan au S. et à l'E. La superficie est d'environ 382,000 kil. carrés, la population de 36,400,000 d'hab. De nombreux détroits (Van-Diémen, Van-der-Capellen, Boungo, Kini, Sangar, de la Pérouse, de Yéso, de Pico, de Vries) séparent les principales îles du Japon. La mer, surtout à l'O., est très poissonneuse. Ces îles sont montueuses et volcaniques; les principaux volcans (yama) sont le Fousi-Yama (3,793 m. ?) à l'O. de Yédo , le Sira-Yama et l'Asama-Yama, dans l'île de Nippon. Le climat est froid au N. et à l'O. ; chaud, comme dans le midi de la France, au S. et à l'E., partout sec et sain. Les tempêtes et les tremblements de terre sont fréquents. Les rivières sont de petits cours d'eau torrentiels; le pays paraît beau, fertile,

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