JAU
Irien cultivé, bien peuplé. Il y a beaucoup de richesses minérales (fer, cuivre excellent) ; la terre produit céréales, riz, légumes, fruits, coton, thé, etc. Les pâturages et le bétail sont rares; la volaille est très abondante; on élève les versà-soie. L'industrie est très avancée ; les Japonais travaillent les métaux; leurs ouvrages en laque et en porcelaine sont très estimés; leurs dessins sont curieux, et l'imprimerie, connue depuis longtemps, donne chaque année de nombreux volumes. — Les Japonais paraissent être de race mongole, avec un mélange des races chinoise et malaise; ils sont braves, adroits, fiers, aimant à s'instruire, et connaissant bien les arts et les découvertes de l'Europe. Les langues parlées au Japon sont : le japonais, l'aïnos et la langue mandarine; l'écriture descend de haut en bas. Les religions sont : le culte de Sinto ou des aïeux, le bouddhisme et la religion de Confucius. Le gouvernement est une sorte de despotisme religieux et féodal, encore assez mal connu ; le souverain est le mikado, qui s'est débarrassé, en 4868, du taïcoun, dont les ancêtres s'étaient emparés du pouvoir temporel, surtout depuis 4610. Depuis lors, le mikado a soumis également les princes ou daïmios et semble vouloir introduire au Japon la civilisation européenne. Le budget paraît être de 68,800,000 yens (le yen vaut 5 fr. 21 c). L'armée active doit être de 6-2,000 hommes ; la flotte en 4881 se composait de 31 navires de guerre. On a commencé à construire des chemins de fer et des lignes télégraphiques. Les principales villes du Japon sont : Tokio ou Yédo, Kioto ou Miako,!Osaka, Yokohama, Niigata, Koumamotou, Kagosima, Nagasaki, Kanasowa, Hakodaté, etc.
Marco-Polo, a la fin du xme s., a parlé du Japon, qu'il appelle Zipangu. lin naufrage y poussa, en 4542, le portugais Ferd. Mendez Pinto ; de nombreux missionnaires, sur les pas de saint François Xavier, y furent bien accueillis et firent beaucoup de prosélytes. Mais, au xvne s., les Européens furent expulsés, et les Hollandais restèrent seuls dans l'île de Décima, soumis à une surveillance rigoureuse et à des formalités humiliantes. C'est seulement depuis 4854, que des traités de commerce ont ouvert le Japon aux étrangers, surtout dans les ports de Yokohama, Hiogo, Osaka, Nagasaki et Hakodaté.
•lapon (Mer du), partie du grand Océan, entre l'archipel du Japon et la Chine.
japura ou Caqueta, affl. de l'Amazone, vient des Andes de l'Equateur, reçoit de nombreux cours d'eau, mais renferme beaucoup de cataractes; cours de 4,500 kil.
jaqnotot (Marie- Victoire), peintre sur porcelaine, née a Paris, 4778-4855, fut de bonne heure attachée â la manufacture de Sèvres.
jarama, affl. de droite du Tage, reçoit le Mançanarez, le Henarez, le Tajuna et finit près d'Aranjuez. [5,000 hab.]
jaransk, v. du gouver. de Viatka (Russie) ;J
jargeau (Gargosilum), ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. S.-E. d'Orléans (Loiret), sur la rive gauche de la Loire. Fabr. de couvertures et de pressoirs ; 2,574 hab.
jarnac, ch.-l. de canton, arr. et à 42 kil. E. de Cognac (Charente), sur la rive droite de la Charente. Commerce considérable d'eaux-devie: célèbre par la bataille du 43 mars 4569; 4,356 hab.
jarnac (Gui Chabot, seigneur i>e), gentilhomme de la chambre du roi, sous François Ie', attaché à la maison de son 2e fils, le duc d'Orléans, eut un duel fameux avec La Châtaigneraie, à St-Germain-en-Laye, le 40 juillet 4547, en présence de toute la cour. Jarnac se distingua à la défense de Saint-Quentin, 4557, servit les Guise, et mourut peadant les guerres civiles.
jarnages, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. S.-O. de Boussac (Creuse). Commerce de bestiaux ; 772 hab.
Jarretière (Ordre de la), ordre d© chevalerie, fondé par Edouard III, roi d'Angleterre, à Windsor, 4349, en souvenir de la victoire de Crécy. Il lui donna pour insigne une jarretière bleue, qui se porte a la jambe gauche, parce qu'il avait donné pour mot de ralliement à Crécy le mot garter (jarretière). Le nombre des chevaliers est de 26.
Jarrie (La), ch.-l. de cant., arr. et à 42 kil. S.-E. de la Rochelle (Charente-Inférieure); 4,442 hab.
Jarrow, v. du comté et à 24 kil. N.-E. de Durham (Angleterre). Patrie de Bède le Vénérable.
Jarry (Nicolas), calligraphe, né à Paris vers 4620, mort vers 4670, fut nommé par Louis XIV son écrivain et noteur de musique. 11 a exécuté, pour le roi ou pour les seigneurs, des ouvrages qui sont considérés comme des chefs-d'œuvre.
Jarviiie, village à 3 kil. S.-E. de Nancy, où fut tué Charles le Téméraire. 5 janv. 4477.
Jasmin •: JACQUES) OU Jaquou Jansemin. né
à Agen, 4798-4864, fils d'un pauvre tailleur, eut lui-même un petit salon de coiffure. Sa première chanson, en patois agenois, Me cal mori (Me faut mourir), 4822, devint bientôt populaire. Le recueil des Papillotes (los Papillotos), 1835, in-8», obtint le plus grand succès. L'Aveugle de Castel- Cuillé, 4836, Françonete, Marthe la Folle, les deux Frères jumeaux , la Semaine d'un fils , etc., ajoutèrent à la réputation de l'auteur. Il aimait à parcourir le midi de la France, récitant ses vers harmonieux avec un véritable talent, et consacrant à des œuvres de charité l'argent qu'il recueillait ainsi. Ses poésies forment trois volumes : les Papillotes, Mes Souvenirs, Mes nouveaux Souvenirs.
jason, fils d'^Eson, roi d'Iolcos, en Thessalie, fut élevé par le centaure Chiron. Il réunit les héros de la Grèce, partit avec eux sur le navire Argo (d'où leur nom d' Argonautes) , et, avec l'aide de la magicienne Médée, fille du roi de Colchide, parvint à s'emparer de la Toison d'or. Il épousa Médée. qui l'avait suivi; plus tard Jason se retira à Corinthe, où il délaissa Médée pour épouser Creuse, fille du roi Créon. Dans sa fureur, Médée égorgea sa rivale, Créon, les deux enfants qu'elle avait eus de Jason.
jason, tyran de Phères en Thessalie, peutêtre fils de'Lycophron, était maître de toutes les cités thess'aliennes, vers 375 av. J.-C; il s'unit à la Macédoine et à Athènes; et songeait, dit-on. à s'emparer de la suprématie en Grèce, lorsqu'il fut assassiné par sept jeunes gens, 369.
Jason, fils d'Onias, obtint, à prix d'argent, d'Antiochus Epiphane la dignité de grand-prêtre des Juifs, vers 475 av. J.-C.
jativa, jadis San-Felipe, v. de la prov. et à 60 kil. S.-O. de Valence (Espagne) ; 44,000 hab.
jaubert (Pierre-Amédée-Emilien-Probe, chevalier), né à Aix, 4779-4847, fut adjoint à l'expédition d'Egypte comme interprète, revint avec Bonaparte et fut chargé de missions importantes à Constantinople et en Perse. Professeur de persan au Collège de France, membre de l'Académie des Inscriptions, en 4830, il fut créé pair de France en 4844. On a de lui : Voyage en Arménie et en Perse, fait dans les années 4805 et 4806; Eléments de la Grammaire turque; Géographie d'Edrisi.
jancourt (Louis, chevalier de), né à Paris, 4704-4779. se fit connaître par une Histoire de la vie et des mœurs de Leibnitz, 4734, et rédigea de nombreux articles pour V Encyclopédie, etc.
Jancourt (Arnail-François, marquis de), né à Paris. 4757-4852, neveu du précédent; colonel du régiment de Condé-Dragons, eu 1789,
JAV
JEA
fut député à l'Assemblée législative, incarcéré en 4792, se réfugia en Angleterre avec Talleyrand, puis en Suisse. Il rentra en France après le 9 thermidor, fut président du Tribunat, 1802, sénateur, 1803, puis suivit Joseph Bonaparte à Naples. Il consentit à faire partie du gouvernement provisoire, en 1814, fut nommé pair de France par Louis XVIII, chargé des affaires étrangères pendant que Talleyrand était au congrès de Vienne ; puis, sous la seconde Restauration, fut un instant ministre de la marine. Il s'occupa avec zèle des intérêts du protestantisme.
Jauffret (Gaspard-Jean-André-Joseph), né à la Roque-Brussane (Provence), 1759-1823 ; fonda à Paris, en 1791, les Annales de la religion et du sentiment, rédigea les Annales religieuses; fut chapelain de Napoléon, évêque de Metz, en 1806, archevêque d'Aix,en 1811, mais ne prit pas possession de ce diocèse. On lui doit : Du culte public, 1795,2 vol. in-8° ; les Consolations, 1796,15 vol. in-18; Mémoire pour servir à l'Histoire de la religion et de la philosophie à la fin du xvin* siècle, 1802, in-8o, etc., etc.
jauffret (Joseph), frère du précédent, né à la Roque-Brussane, 1781-1836, aida Portalis dans les travaux qui préparèrent le Concordat. On a de lui : Examen des articles organiques, 1817, in-8°; Mémoires historiques sur les affaires ecclésiastiques de France pendant les premières années du xixe siècle, 1819-1824, 3 vol. in-8°; du Célibat des prêtres, 1828, in-8<\ etc.
Jauja, v. du Pérou, dans la fertile vallée du Jauja. Mines d'argent; 15,000 hab.
Jaujac, comm. du canton de Thueyts, arr. et à 16 kil. N. de Largentière (Ardèche), sur l'Alignon. Soieries. Sources minérales du Pesch'ier; 2,524 hab.
jauinay, comm. du canton de St-Georges- Jès-Baillargeaux , arr. de Poitiers (Vienne); 2,253 hab.
Jaunaye (La), château à 20 kil. S.-O. de Nantes ^Loire-Inférieure), où la paix fut signée, fév. 179o, entre Gharette et les commissaires de la Convention.
Jaune (Fleuve). V. HOANG-Ho.
Jaureguy y Aguilar (DON JUAN), né en
Biscaye, vers 1570, mort en 1640, chevalier de Calatrava, fut surtout un bon peintre de portraits. 11 a traduit YAminta du Tasse, et publia le poème d'Orfeo, en 5 chants, 1624, et la Farsalia, imitation libre de Lucain.
Jaureguy y Jauregny (don GASPARD), Surnommé el Pastor, chef de guérillas espagnol, né à Villareal, 1780-1844, berger au moment de l'insurrection contre les Français, forma une bande, et fit beaucoup de mal à l'ennemi dans les gorges de la Biscaye ; Ferdinand VII lui donna le grade de brigadier. Jaureguy se déclara pour la révolution de 1820 et fut forcé de se réfugier en Angleterre; il mourut major-général.
Jauru, affl. du Paraguay, arrose la prov. de Mato-Grosso, au Brésil, et a 300 kil. de cours.
Java, grande île de l'archipel de la Sonde (Malaisie), est séparée au N., de Bornéo par la mer de Java; à l'O., de Sumatra par le détroit de la Sonde; à TE., de Bali par le détroit de ce nom; au S., elle est baignée par l'océan Indien. Elle est située entre 5<> 53' et 8<> 48' lat. S et entre 102o 40' et 112o long. E. Longue de 1,000 kil. de 1*0. à TE., large de 100 à 150 du N. au S., elle a environ 118,000 kil. carrés. On trouve à l'ouest des plateaux élevés que dominent de nombreux volcans; à l'est, le pays est formé de plaines immenses, au milieu desquelles s'élève une ligne de hauts volcans; les côtes sont escarpées et dangereuses au sud, basses et marécageuses au nord. Le sol est très fertile, parce qu'il est volcanique et bien arrosé; on le cultive, même sur les montagnes, jusqu'à 1,600 m. de hauteur; les deux tiers des terres cultivées appartiennent
au gouvernement hollandais, qui fait travailler les indigènes, à titre de corvée, et les produits sont vendus par la grande Compagnie des Indes. On y trouve le riz, le blé, le maïs, le café, récolté surtout dans la belle province de Préanger, le sucre, le thé d'assez médiocre qualité, les épices, le tabac, etc. 11 y a des bois de construction magnifiques; des mines d'étain, de fer, de cuivre, de riches houillères. Dans l'Est sont de beaux pâturages sur lesquels on élève des buffles et des bœufs de grande taille, des chevaux de petite race; dans les forêts, il y a un grand nombre d'animaux féroces. L'industrie manufacturière est peu avancée; le commerce est important. — La population, en y comprenant celle de Madoura, s'élève à 19,300,000 hab., presque tous Javanais ou Bhoumi ; il y a environ 150,000 Chinois, 25,000 Arabes et 23,000 Européens. Les Javanais appartiennent à la race des Malais; ils sont musulmans, et ne manquent pas d'intelligence et d'activité. L'île entière appartient maintenant aux Hollandais, qui l'ont divisée en 20 résidences. La capitale est Batavia, où séjourne le gouverneur général des Indes néerlandaises; les villes princ. sont : Buitcnzorg, Sourabaya, Chéribon, Samarang, Sourakarta, Djokjokarta, Magelang, Japara, etc.
Java (Mer de), partie du grand Océan, comprise entre Java au S., Sumatra à l'O., Banca, Billiton, Bornéo au N.
Javan, 4e fils de Japhet, père des Ioniens ou Grecs.
Javie (La), ch.-l. de canton, arr. et à 21 kil. N.-E. de Digne (Basses-Alpes) ; 507 hab.
Javois ou Javoulx (Gabali, puis Anderitum), comm. du canton d'Aumont, arr. et à 20 kil. N.-E. de Marvejols (Lozère). Ane. capitale des Gabali, puis du Gévaudan; anc. évêché.
Javron, commune du canton de Couptrain, arrond. de Mayenne (Mayenne); 2,306 hab.
Jay (John), né à New-York, 1745-1829, d'une famille originaire de Guyenne, fut l'un des signataires de la déclaration d'indépendance, en 1776 ; ambassadeur en Espagne, et ministre plénipotentiaire à Londres, il signa le traité de commerce qui porte son nom, 1784.
jay (Antoine), né à Guitres (Gironde), 1770- 1854, élève de Fouché aux Oratoriens de Niort, se rendit en Amérique, 1795. A son retour, 1802, Fouché lui confia l'éducation de ses trois fils; il fut couronné par l'Académie française, pour son Tableau littéraire du dix-huitième siècle, 1810, pour YEloge de Montaigne, 1811. Il dirigea le journal de Paris, et publia son meilleur ouvrage historique, Y Histoire du ministère de Richelieu^ vol. in-8°. Sous la Restauration, il fonda Ylndépendant, devenu bientôt le Constitutionnel, et, en 1818, la Minerve; il collabora à la Biographie des contemporains, 1823. Les Hermites en prison et les Hermites en liberté eurent un succès de vogue. Il entra à l'Académie française en 1832.
Jayme. V. JACQUES.
Jean-Baptiste (Saint), dit le Précurseur, mort vers l'an 31, fils du prêtre Zacharie et d'Elisabeth, naquit six mois avant Jésus-Christ. Il se retira de bonne heure sur les bords du Jourdain, et baptisait les juifs ; Jésus lui-même voulut être baptisé de sa main. 11 fut jeté en prison par Hérode-Anlipas, tétrarque de Galilée ; Salomé, la fille d'Hérodiade sa femme, lui demanda la tête de Jean, qui lui fut apportée sur un plat. La nativité de saint Jean-Baptvspte est célébrée le 24 juin ; sa décollation, le 29 août.
Jean l'Evangéliste (SAINT), l'apôtre Chéri
de Jésus-Christ, fils de Zébédée et de Salomé, frère de saint Jacques, né à Bethsaïde en Galilée, suivit de bonne heure Jésus-Christ, et fut chargé par son maître de consoler Marie. Il parcourut l'Asie Mineure, fut, dit-on, martyrisé à Rome sous Domitien ; sauvé miraculeusement,
JEA — l
puis relégué à Pathmos. Il mourut, très âgé, à Ephèse. Il y a écrit son Evangile; on lui attribue également ['Apocalypse, prophétie pleine d'imagination mystique, et trois Epîtres. L'aigle est son emblème. On le fête le 27 décembre. "
Jean Chrysostome (Saint), père de l'Eglise grecque, né à Antioche, 347-407, eut pour maître Libanius. Prêtre en 386, déjà célèbre par ses écrits et par son éloquence, qui lui valut le surnom de Chrysostome (Bouche d'or), il fut nommé archevêque de Constantinople en 398. Il joua dès lors un grand rôle; mais ses réformes, ses censures mordantes, ses invectives éloquentes, lui suscitèrent beaucoup d'ennemis. L'impératrice Eudoxie le fit deux fois condamner, malgré des émeutes populaires en sa faveur, 403 et 404. Dans son second exil, entraîné par les soldats de ville en ville, il mourut de fatigue, près de Comana du Pont. On l'honore comme un martyr, le 27 janvier. Elève de l'antiquité grecque et latine, abondant, véhément, d'une éloquence emportée, il a écrit avec pureté et élégance ; son style rappelle souvent la belle époque des lettres grecques. Ses Œuvres, Traités sur le dogme, Discours, Homélies, Panégyriques, Lettres, Commentaires, etc., ont été souvent publiées.
«Jean Damascène OU de Damas (SAINT),
né vers 676, mort vers 756, était, dit-on, fils d'un gouverneur chrétien de Damas. Dans son monastère de Saint-Sabas, en Palestine, il combattit courageusement les Iconoclastes. Les Grecs l'honorent le 29 nov. et le 4 déc. ; les Latins, le 6 mai. Il a laissé : Sur les Hérésies, Exposition de la foi orthodoxe, Contre les Adversaires des saintes images, Contre les Manichéens sur la sainte Trinité, etc. On lui attribue un Traité de la musique ecclésiastique.
Jean Climaque (Saint), né en Palestine vers 525, fut abbé du Mont-Smaï, 600, et v mourut en 605. Il tire son nom de son principal ouvrage, Climax ou Echelle du ciel. Fête, le 30 mars.
Jean Coiombin (Saint), riche citoyen de Sienne, fondateur de l'ordre des Jésuates, en 1363. On l'honore le 8 février.
Jean de Matha (Saint), né près de Barcelonnette (Provence), 1460-1213, docteur en théologie à Paris, fonda l'ordre de ia Sainte-Trinité ou de la Rédemption des Captifs. Cerfroi devint chef d'ordre. On appela ces religieux les Mathurins, à Paris; les Pères de la Merci, en Espagne. On le fête le 8 février.
Jean de Dieu (Saint), né en Portugal, 1495- 1550, berger, soldat dans les troupes de Charles- Quint, colporteur, fit pénitence et se consacra au service des malades II prit le nom de Dieu, s'établit à Grenade et y fonda l'ordre de la Charité. Les Italiens les appelaient encore Fatebene, Fratelli (faites bien, Frères) ; les Espagnols, Frères de V Hospitalité. Fête, le 16 mai.