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JER

4601, le fit entrer au conseil d'Etat et le nomma intendant des finances. Ce fut lui qui fit signer, en 1609, la trêve de douze ans. Après la mort du roi, il servit la régente, comme ministre des finances. Les négociations du président Jeannin ont été bien des fois réimprimées.

jébuséens, peuple de la terre de Chanaan, qui avait pour capitale Jebus (Jérusalem).

Jéchonias. V. JOACHIM.

jedbur^h, ch.-l. du comté de Roxburgh (Ecosse), à 64 kil. S.-E. d'Edimbourg. Draps, flanelles ; 6,000 hab.

jefferson,capit. de l'Etat de Missouri (Etats- Unis), près du confluent du Missouri et de l'Osage ; 4,000 hab.

jefferson, rivière qui vient des montagnes Rocheuses et forme l'une des branches du Missouri.

jefferson (Thomas) 3^ président des (Etats- Unis, né à Shadwell (Virginie), 1743-1826, membre de l'assemblée de Virginie, en 1769, fut l'un des adversaires les plus éloquents des prétentions de la métropole. Au congrès de Philadelphie, il rédigea la déclaration d'indépendance de 1776. Nommé gouverneur de la Virginie, 1779, il écrivit ses Notes sur la Virginie. En 1785, il fut nommé ministre à la cour de Versailles, et vit avec plaisir commencer la Révolution. Rappelé par Washington ; secrétaire d'Etat, 1790, il défendit les intérêts du parti démocratique; vice-président des Etats-Unis, en 1797, il fut nommé président, en 1801, et réélu, en 1805; son succès aysura, pour de longues années, la victoire du parti antifédéraliste. La Louisiane fut cédée par la France aux Etats-Unis, 1803 ; il songea à reconnaître, pour l'exploiter, le territoire de l'ouest, qui s'étend du Mississipi au Pacifique. Il a été l'un des représentants les plus remarquables et les plus dévoués de la démocratie moderne ; Ses Mémoires et sa correspondance ont été publiés par J. Randolph, son petit-fils, 4 vol. in-8» ; ses Rapports ont paru en 1853, par ordre du congrès.

Jeffrey (Francis), né à Edimbourg, 1773-1850, fut l'un de ceux qui conçurent l'idée de la Revue d'Edimbourg, 1802, et, dès le 4e numéro, en prit la direction, qu'il conserva jusqu'en 1829. En 1821, il fut élu lord recteur de l'université de Glasgow; à la Chambre des communes, en 1830. il prit pari, aux débats de la réforme ; devint lord avocat d'Ecosse, puis lord-juge à la cour suprême. Il réunit, en 1843, ses articles de la Revue d'Edimbourg, qui forment 4 vol. d'Essais.

Jeffreys (George, lord), né à Acton (Denbigh), vers 1640, mort en 1689, d'abord simple avocat, devint juge de la cité, se vendit à la cour, et se fit effrontément tory et papiste, au service du duc d'York. Il fut président du Banc du Roi ; le meurtre judiciaire de William Russell et de Sidney fut son premier exploit. Sous Jacques II, il" fut le plus ardent conseiller des mesures de violence, surtout après la défaite de Monmouth ; le souvenir des sanglantes assises de Jeffreys est resté odieux dans toute l'Angleterre ; il en fut récompensé par le titre de chancelier. A la chute de Jacques II, il fut arrêté, insulté et enfermé a la Tour, où il mourut bientôt, au milieu des hallucinations d'une folie furieuse.

Jegun, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N.- O. d'Auch (Gers). Eaux minérales ; 1,873 hab.

jéhovah, nom mystérieux de Dieu, que Moïse fit le premier connaître, et oue le grandprêtre des Juifs seul prononçait une fois par an dans le temple.

Jéhn, fils de Josaphat, roi d'Israël, 876-848 av. J.-C, fut sacré roi par l'ordre d'Elisée, et fit périr toute la famille de l'impie Achab ; mais il se laissa entraîner à l'idolâtrie et ses Etats furent ravagés par Hazaël. roi de Syrie.

Jéhu (Compagnies de), bandes de royalistes qui, dans le Midi surtout, après le 9 thermidor, exercèrent de sanglantes représailles contre les Terroristes.

.léliotte (Pierre), chanteur, né près de Toulouse, 1711-1782, eut une grande réputation a l'Opéra.

Jellachich de Buzim (JOSEPH), ban de

Croatie et feld-maréchal autrichien, né à Peterwardein, 1801-1859, fils du général Jellachich, mort en 1810, conquit ses grades dans l'armée autrichienne, et, en 1848, nommé ban de Croatie, souleva les Croates contre les Hongrois. Capitaine général de la Hongrie, il aida lé prince de Windischgraetzâ soumettre Vienne, octobre 1848, puis il vint combattre les Hongrois ; il se retira à Agram, et fut nommé gouverneur militaire du pays. Il a publié un recueil de Poésies, Vienne, 1850.

Jemmapes, village du Hainaut (Belgique), à 6 kil. O. de Mons, au confl. de la Trouille et de la Haine. Victoire de Dumouriez sur les Autrichiens, 6 nov. 1792; 5,000 hab. — Le départ, de Jemmapes, sous la République et l'Empire, avait pour ch.-l. Mons, et pour sous-préfectures Tournay et Charleroi.

jemmapes , colonie agricole de l'arr. de Philippeville, dans la prov. de Constantine (Algérie).

Jemtland OU Iaemtland, lan du Norrland

(Suède), comprenant les anciennes provinces du Jemtland et de Herjedalen. Le ch.-l. est Œstersund. [(de.1

Jenkinson (CHARLES). V. LlVERPOOL (ComteJ

Jenner (Edouard), né à Berkeley (Glocester), 1749-1823, pratiqua la médecine à Cheltenham et à Londres, tout en s'occupant avec succès d'histoire naturelle, Vers 1776 il commença les observations qui amenèrent la découverte de la vaccine, Il fut honoré et récompensé par le Parlement, 1802, 1807; on lui a élevé plusieurs statues. On a de lui principalement : An Inquiry into the Causes and effects of the Variolœ vaccinœ, 1798, in-4° , the Origin ofthe Vaccine Inoculation, 1801, in-4o, etc.

jenyns (Soame), né à Bottesham (Cambridge), 1704-1787, a publié un poème spirituel sur VArt de la danse, un Traité de l'évidence de la religion chrétienne, etc.

Jeoire.en-Faucigny (Saint-), ch.-l. de

canton, arr. de Bonneville (Haute-Savoie); 1,750 hab.

Jephté, 9e juge d'Israël, d'une naissance illégitime, se mit à la tête d'une troupe d'aventuriers; battit les Ammonites, mais fit vœu d'offrir au Seigneur le premier être vivant qu'il verrait sortir de sa maison, à son retour. Il rencontra sa fille ; il l'immola ; selon d'autres, il la consacra à Dieu. Jephté fut six ans juge d'Israël.1

jérémie, l'un des 4 grands prophètes, de la tribu de Benjamin, vivait de 650 environ à 590 av. J.-C. Il prophétisa, au milieu des malheurs du peuple sous Joachim et Sédécias, jusqu'à la ruine de Jérusalem par Nabuchodonosor. Suivant les uns, il se réfugia en Egypte, et y fut lapidé ; selon d'autres, il revint mourir en Judée. On a de lui : des Prophéties, en 55 chapitres, et ses Lamentations.

jérémie, v. d'Haïti, sur le golfe de Léogane, à 190 kil. O. de Port-au-Prince ; 5,000 hab.

jerica, bourg de la prov. et au S.-O. de Castellon de La Plana (Espagne), à 12 kil. de Segorbe, sur la Palencia. Château fort, anciennes murailles. Tisseranderies, savon, eau-de-vie ;

Jéricho (auj. Rihah), v. de Palestine, sur un affluent du Jourdain, à 30 kil. N. de Jérusalem, fut prise par Josué.

jeriûngham (Edouard), né dans le Norfolk,

JËR

JËR

4727-1812, prêtre catholique, a écrit plusieurs petits poèmes, deux tragédies, et une comédie.

Jéroboam ier, roi d'Israël, de 962 à 944 av. J.-C, disgracié et forcé de se réfugier en Egypte, profita du mécontentement causé par les exactions de Roboam et fut reconnu roi par dix tribus. Il établit sa résidence à Sichem, et introduisit le culte des idoles, a Dan, à Béthel.

Jéroboam il, roi d'Israël, de 817 à 776 av. J.-C, fils de Joas, fit de Samarie sa capitale.

Jérôme (Saint), né à Stridonia (Dalmatie), vers 346, mort en 420, de parents riches, se livra surtout aux études théologiques, et se fit moine dans la solitude de Chalcis, près d'Antioche, apprenant les idiomes de l'Orient, pour mieux se préparer aux travaux dont il avait déjà l'idée. Ordonné prêtre à Antioche, appelé à Rome par le pape Damase, il lui servit de secrétaire jusqu'à sa mort, 385. Il retourna alors en Orient et s'établit définitivement à Bethléem, où il composa ses nombreux écrits, d'une éloquence puissante et originale, et d'où il exerça une grande autorité sur l'Eglise. Il y traduisit en langue latine les saintes Ecritures ; c'est la version appelée la Vulgate. Secondé par deux dames romaines, Paula et sa fille Eustochie, il put prodiguer des consolations et des secours aux malheureux chrétiens que l'invasion chassait jusqu'en Palestine. Ses ouvrages renferment : Des Lettres critiques ou exégétiques, des Ti'aités, des Vies de saints, trois livres de Dialogues contres les Pélagiens ; De Viris illustribus seu de scriptoribus ecclesiasticis ; des Commentaires sur les Ecritures ; la traduction de la Chronique d'Eusèbe, avec des additions jusqu'en 378, etc. On fête saint Jérôme le 30 septembre.

Jérôme de Cardie, ami d'Eumène, secrétaire de Philippe, l'un des compagnons d'Alexandre, avait écrit une Vie d'Alexandre.

Jérôme de Prague, disciple de Jean Hus, né à Prague vers 1378, mort en 1416, répandit de bonne heure à Prague les opinions de Wiclef, et fut l'un des plus ardents partisans de Jean Hus. Jérôme arrêté et conduit à Constance, chargé de chaînes, signa d'abord une rétractation ; puis il la désavoua et réprouva l'injuste supplice de Jean Hus. Il fut condamné à mort et brûlé le 30 mai 1416. Ses Œuvres ont été publiées avec celles de Jean Hus.

Jérôme Bonaparte,. V. NAPOLÉON.

Jérôme (Ermites de Saint-). On distingue : 1° Les Ermites de Saint-Jérôme ou Hiéronymites, ordre fondé par Thomas de Sienne ; — 2° Moines ermites de Saint-Jérôme de l'obserm vance, ordre religieux fondé par Louis d'Olmédo, près de Séville,- — 3° Ermites de Saint- Jérôme de la congrégation du bienheureux Pierre de Pise, ordre fondé en 1380 dans l'Ombrie ; — 4» Ermites de Saint-Jérôme de Fiesole, ordre fondé par Charles de Montegraneli.

jerroid (Douglas), né à Sherness (Kent), 1805-1857, fut marin, auteur, directeur de théâtre, rédacteur du Punch, fondateur de plusieurs journaux populaires, romancier. Il a publié Heads of People, galerie de types originaux, et Men of character.

Jersey, Cœsarea, l'une des îles Anglo-Normandes, dans la Manche, à 25 kil. O. du départ, français de la Manche. Elle a 22 kil. sur 15. Les côtes sont escarpées ; la terre est fertile, et la végétation magnifique ; aussi l'a-t-on surnommée YEmeraude de l'Angleterre. La population, d'origine normande, est de 55,000 hab. La capit. est Saint-Hélier.

Jersey OU Paulus.Hook, V. du Ne\V-Jer-

sey (Etats-Unis), sur THudson, en face de New- York. PoteriesY faïence; fonderies de fer ; commerce actif; 120,000 hab.

Jérusalem, appelée par les Grecs et les Latins Hierosolyma ou Sotjma, par les musul-

mans El Kods, la sainte, est située dans le sud de la Palestine, par 31<> 46' lat. N. et 32<> 52' long. E. Elle s'élève près de la source du Cédron, sur

fdusieurs collines disposées en amphithéâtre : a colline de Sion au S., où étaient la citadelle et le palais de David ; la colline d'Acra au N.-O., se prolongeant par le Calvaire; le mont Moriah au N.-E., où était le temple de Salomon. A l'E., mais en dehors de la ville, le Cédron formait la vallée de Josaphat, qui la séparait de la montagne des Oliviers. Elle est aujourd'hui divisée en 4 quartiers : celui des Juifs, à l'O. de la colline de Sion ; celui des Arméniens, à l'E. ; celui des chrétiens, sur la colline d'Acra, autour du Saint-Sépulcre; celui des musulmans, sur le mont Moriah, autour de la mosquée d'Omar. Les principaux monuments sont YEglise du Saint- Sépulcre, reconstruite après l'incendie de 1811, sur l'emplacement de l'église de la Résurreclion ; la mosquée d'Omar; etc. Jérusalem, sans industrie et sans commerce, renferme à peine 28,000 hab. C'est le chef-lieu d'un sandjak de Syrie, dans le pachalik de Damas. Les cultes chrétiens y ont leurs églises, leurs couvents, leurs chefs; il y a des patriarches catholique, arménien, grec* schismatique, un archevêque protestant que l'Angleterre et la Prusse y entretiennent depuis 1840.

La ville, appelée d'abord Salem, puis Jébus, était la capitale des Jébuséens, peuple ehananéen, qui se défendit contre les Hébreux jusqu'à David. Ce prince fit de Jérusalem la capitale de son royaume. Après le schisme, elle resta la capitale du royaume do Juda; Nabuchodonosor la détruisit en 587. Après la captivité de Babylone, la ville fut rebâtie et le temple reconstruit par Zorobabel. Elle fut le théâtre des plus grands événements de l'histoire du christianisme naissant, au temps de Jésus-Christ, de sa passion et des premières prédications des apôtres. Elle fut prise, après un siège horrible, et presque entièrement détruite par Titus, 70 ap. J.-C. ; le temple fut alors brûlé. Un dernier soulèvement des Juifs, sous Adrien, acheva la ruine de Jérusalem, 130. Ce prince fit construire une nouvelle ville qu'il nomma JElia Capitolina, 135; mais Constantin lui rendit le nom de Jérusalem, et sa mère, Hélène, l'embellit, l'agrandit et éleva l'église de la Résurrection. Mahomet avait songé à en faire le centre de sa religion nouvelle, et Jérusalem fut considérée comme une ville sainte par les musulmans. Les croisés s'en emparèrent en 1099, et elle resta la capitale de leur royaume jusqu'en 1187; Saladin la leur enleva alors.

Jérusalem (Royaume de). Il fut fondé en 1099, lors de la Ire croisade. Il ne comprenait pas même toute l'ancienne Palestine. Mal soutenu par les chrétiens d'Europe, ce petit royaume perdit sa capitale et presque tout son territoire, dès 1187. Son agonie se prolongea jusqu'à la prise de Saint-Jean-d'Acre, en 1291, par le sultan d'Egypte.

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