JUI
JUL
le
envoyés contre lui furent incapables ou se vendirent; mais Métellus fut incorruptible, -llu-luS; après lui, Marius remporta des avantages décisifs ; Jugurtha se réfugia chez son beau-père, Bocchus, roi de Mauritanie, qui le livra enchaîné à Svlla, questeur de Marius, 106. Après le triomphe* du vainqueur, 10-4, Jugurtha fut mis à mort.
juifs, peuple de la race sémitique, choisi par Dieu pour conserver le dépôt sacré de la vérité religieuse. D'abord appelés Hébreux, puis Israélites (d'un surnom de Jacob), ils reçurent le nom de Juifs (Judœi), à l'époque de la captivité de Babylone. parce que le royaume de Juda perdit le dernier son indépendance.
Abraham, descendant d'Héber, quitta la Chaldée, et vint s'établir dans la terre de Chanaan. C'est la période des patriarches, Abraham, Isaac, Jacob, qui fut le père de 12 fils, dont dix, avec les deux enfants de Joseph, donnèrent naissance aux douze tribus ; le 11e fils, Lévi, fut le père des Lévites. Leurs descendants se multiplièrent dans la terre de Gessen, en Egypte, jusqu'au jour où Moïse les délivra de la servitude.
Conduits par Moïse, qui leur révéla la loi sur le mont Sinaï, puis par Josué, ils s'emparèrent de la terre de Chanaan, et furent gouvernés par les Anciens ou par les Juges, 1645-1080 av. J -C. Ils forcèrent Samuel à leur donner un roi, Saûl; c'est l'époque de la grande puissance des Israélites, sous Saûl, David et Salomon, 1080-962. Mais sous Roboam, îe schisme, qui amena la formation des deux royaumes de Juda et d'Israël, fut la cause première de leurs malheurs et de leur ruine. Le roy. d'Israël fut détruit dès 718; celui de Juda en "606. Le temple fut ruiné. Cyrus Dermit bien aux Juifs captifs de retourner dans eur patrie, 536 ; mais ils restèrent soumis aux Perses, à Alexandre, aux Ptolémées et aux Séleucides. — Ils se révoltèrent et se rendirent indépendants, sous la conduite des Macchabées, qui les gouvernèrent, comme grands prêtres jusqu'en 107, puis comme rois.
Les Romains, protecteurs des Juifs, donnèrent la couronne à l'Iduméen Hérpde, en 40. Après la mort d'Hérode, la Palestine fut divisée par ses fils en 4 tétrarchies, Judée, Galilée, Iturée et Batanée ; puis les Romains envoyèrent des procurateurs qui /urent bientôt seuls maîtres. Leurs exactions excitèrent plusieurs soulèvements et surtout la grande révolte de 65 ap J.-C. qui se termina par la prise de Jérusalem par Titus, en 70. A la suite d'une dernière révolte dirigée par Barchochébas, Adrien détruisit complètement Jérusalem, 135 Depuis cette époque, les Juifs, dispersés par toute la terre, ont cessé de former une nation
Les Juifs, fidèles à leurs croyances religieuses, ont, surtout pour cette cause, conservé jusqu'à nous leurs mœurs particulières. Le Judaïsme ou Mosaïsme a pour dogmes la croyance en un seul Dieu, l'immortalité de l'âme, le jugement dernier ; ils attendent toujours le Messie, qui doit donner à la nation l'empire de la terre. Les fêtes sont le Sabbat, la Pâques etc ; les pratiques sont le jeûne, l'abstinence des viandes défendues, etc. Les prêtres étaient jadis les cohens ou sacrificateurs et les lévites ; ce sont maintenant les rabbins qui, dans les synagogues, accomplissent les cérémonies, l'hébreu est toujours l'ancienne langue liturgique.
Jui<;né (ANTOINE-ELÉONORE - LÉON Leclerc
de), né à Paris, 1728-1811, évêque de Chàlons, 1764. archevêque de Paris, 1781, se distingua par sa charité, surtout en 178S , mais perdit toute sa popularité, pour s'être opposé, en 1789. à la réunion des ordres aux Etats-généraux. On a de lui des Mandements, et un Rituel, 1776, 2 vol. in-4o. [O. de Brive (Corrèze); 2,524 hab.1
•luiiiuc, ch.-l. de cant.,arr. et à 30 kil. N.-J
juillet, 7e mois de l'année, consacré par les Romains a Jules César : il se nommait auparavant Quintilts (le cinquième).
Juilly, comni. du canton de Dammartin, arr. et a 15 kil. rv-O. de Meaux (Seine-et-Marne). Ane. abhaye, fondée en 1200, et transformée, 1638, en collège dirigé par les Oratoriens.
Juin, 6e mois de l'année, consacré par les Romains a Junon, ou, suivant d'autres, ainsi nommé de Junius Brutus.
jujurieux, comm. du canton de Poncin, arr. de Nantua (Ain) ; 3,022 hab.
Jujuy, ch.-l. d'un Etat de ce nom dans la Confédération de la Plata, sur le Jujuy, à 1300 kil. N.-O. de Buénos-Ayres ; 4.000 hab. — Le Jujuy, ou San-Salvador, ou Rio-Grande. est une riv. qui vient des Andes, a 500 kil. de cours et se jette dans le Vermejo. — La prov. de Jujuy, au N.-O., a 62,300 kil. carrés et 40,000 hab.
Jules (Saint), soldat romain, qui subit le martyre en 302. On le fête le 27 mai.
Jules I" (Saint), né à Rome, pape en 337, soutint saint Athanase contre les Ariens. On le fête le 12 avril.
Jules il (Julien de la Rovère), né près de Savone, en 1441, neveu de Sixte IV, qui le nomma cardinal, s'était déclaré contre Alexandre VI et semblait favorable aux Français. En 1503, il gagna la majorité des cardinaux et fut proclamé pape; il déploya dès lors la plus grande activité. Il décida la construction de Saint-Pierre, et en posa la première pierre, le 18 avril 1506. Il voulut rendre à la papauté sa puissance temporelle et à l'Italie son indépendance, en chassant les étrangers, qu'il appelait les barbares. Il força d'abord César Borgia a restituer ses forteresses, reprit Pérouse aux Baglioni, Bologne à Jean Bentivoglio. etc. Il fut l'âme de la ligue de Cambrai, 1508, contre les Vénitiens; protita de la victoire des Français à Agnadel, 1509, pour leur reprendre toutes les villes qu'il réclamait ; puis il se rapprocha de la république, gagna Ferdinand d'Aragon, et se brouilla avec Louis XII. 11 manqua d'être pris à Bologne ; le casque en tête et la cuirasse au dos, il dirigea lui-même l'artillerie au siège de la Mirandole. Profitant des fautes de Louis XII, il forma contre lui la Sainte Ligue, 1511 , les troupes pontificales eurent leur part de la défaite de Ravenne, 1512. Mais la mort de Gaston de Foix mit fin aux succès des Français, et Jules II mourut au moment où ils étaient chassés de l'Italie, fév. 1513. Jules II a été avant tout un pape politique et patriote ; il a protégé les letties et les arts, Bramante, Michel-Ange, Raphaël; son pontificat est déjà l'aurore brillante de ia grande renaissance.
Jules III (JeàN-MariA Del Monte), né à
Arezzo, en 1487, d'une noble famille romaine, fut archevêque de Siponte, cardinal, et succéda à Paul III, en 1549. Il s'unit avec Charles-Quint contre Octave Farnèse, duc de Parme. Il mourut peu regretté, en 1555.
Jules l'Africain. V. AFRICANUS.
Jules Romain (GlULIO Pipi, dit), né à Rome, 1492-1546, élève chéri de Raphaël, fut associé par lui à plusieurs de ses travaux, et termina plusieurs de ses tableaux , comme la Transfiguration. Il voulut plus tard imiter la vigueur de Michel-Ange. Il fut employé par Clément VII, pour lequel il peignit les belles fresques de la villa Madama, et la Défaite de Maxence ; il alla fonder a Mantoue une école célèbre, vécut à Bologne et revint a Rome, sous Paul III. Bon architecte, il éleva plusieurs palais, fortifia Mantoue et dessécha les marais voisins.
Juii, ville du Pérou, dans une charmante position, à l'embouchure d'une petite rivière dans le lac de Titicaca.
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JUL
Julia sens, illustre maison patricienne de Rome, originaire d'Albe, qui plus tard essaya de se rattacher à Jule ou Ascagne, fils d'Enée"et petit-fils de Vénus.
Julia, nom de plusieurs villes auxquelles on donna le nom de Jules César. Les plus célèbres sont : Julia Biterra (Béziers); Julia Cœsarea (Cherchell); Julia Chrysopolis (Borgo-San-fJonnino); Julia Félix (Berwick) ; Julia Livia (Puycerda); Julia Pax ou Pax Augusta (Béja); Julia Traducta (Tarifa).
Julia, fille de Jules César et de Cornélie, née en 82 av. J.-C, épousa Pompée en 59, et mourut malheureusement en 55.
Julia, fille d'Auguste et de Scribonie, née en 39 av. J.-C, épousa Marcellus, en 25, Agrippa, dont elle eut trois fils et deux filles, en 22, enfin Tibère, 12. Celui-ci se sépara de sa femme, 6. Les débauches de Julie la firent exiler dans l'île de Pandataria ; elle obtint la permission de vivre a Hhegium, mais Tibère la soumit à une captivité plus dure et la laissa probablement mourir de faim.
Julia, fille de la précédente, née vers 48 av. J.-C, épousa yEmilius Paulus, et, reconnue cou-
Fable d'adultère, fut réléguée par Auguste dans île de Trémère, sur la côte d'Apulie, 9 ap. J.-C Elle y mourut vers l'année 28.
Julia Domua (Pia Félix Augdsta), fille de Bassianus, prêtre du Soleil à Emèse (Syrie), née vers 458, épousa Septime Sévère, vers 175; protégea les rhéteurs, les philosophes, et contribua à introduire en Grèce des idées empruntées au mysticisme oriental. Elle fut puissante sous Caracalla; après la révolte de Macrin, elle se laissa mourir de faim a Antioche, 218.
Julia Mésa„ Rfammœa, Soemias. Y. ces
noms.
Julia de Fontenelle (JEAN-SÉBASTIEN Eu-
gène), né à Narbonne, 1790-1 8 i2, docteur de Monipellier, alla, en 1820, a Barcelone, pour étudier l'épidémie qui y régnait ; il a écrit sur la Fièvre jaune de Barcelone, sur Y Air marécageux, sur {'Incertitude des signes de la mort et le danger des inhumation précipitées ; etc.
julianeshaab, établissement danois, au S. du Groenland ; 2,000 hab.
Julianus (DlDIUS). V DlDIUS.
Julianus (Marcus Aurelius), gouverneur de Vénétie, fut proclamé empereur à la mort de Numérien, mais fut battu et tué par Carin, près de Vérone, 284.
Julianus (SALVIUS). V. SALVIDS.
Julie (Sainte), vierge et martyre, née à Carthage, vendue comme esclave, mourut en Corse vers 439. On l'honore le 22 mai.
julien (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 36 kil. S. de Lons-!e-Saulnier (Jura); 745 hab.
Julien (Saint-), bourg a 4 kil. de Pauillac (Gironde), sur la rive gauche de la Gironde. Vins renommés.
juiien-Lars (saint-), ch.-l. de canton, arr. et a 12 kil. N.-E. de Poitiers (Vienne). Tuileries; 1,069 hab.
Julien.de-Carouge (Saint-), ch.-l. d'arr.
de la Haute-Savoie, à 30 kil. N. d'Annecy, près de l'Arve ; 1,465 hab.
Julien-Chapteuil (Saint), ch.-l. de Canton, arr. et à 18 kil. E. du Puy (Haute-Loire); 3,219 hab.
Julien-de-Concelles (Saint-), COmm. du canton du Loroux-Bottereau, arr. de Nantes (Loire-Inférieure); 3,832 hab.
Julien- d'Emparé (Saint-), COmm. du Canton d'Asprières, arr. de Villefranche (Aveyron); 2,964 hab.
Julien-en-Jarrêt (Saint-), commune du canton de Saint-Chàmond, arr. et à 15 kil. N.-E. de Saint-Etienne (Loire). Forges, hauts fourneaux; 6,425 hab.
Julien-du-Sault (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 10 kil. N.-O. de Joigny (Yonne), sur l'Yonne. Vins, bois, charbons; 1,972 hab.
Julien-du-Tournel (Saint-), bourg de
l'arr. et à 20 kil. de Mende (Lozère), sur le Lot.. Mines de plomb.
Julien-de- Voulantes , ch.-l. de Canton,
ârr. et à 14 kil. S.-E. de Châteaubriant (Loire- Inférieure); 1.872 hab.
Julien (Flavius Claudius Julianus), fils de Jules Constance, frère de Constantin le Grand, naquit à Constantinople en 331. A la mort de Constantin, 337, tous ses parents furent massacrés, à l'exception des deux jeunes frères, Gallus et Julien ; l'église de Nicômédie leur servit d'asile. Julien futplacé auprès de l'évêque arien Eusèbe, puis fut astreint aux devoirs de catéchumène dans la forteresse de Macellum. Lorsque Gallus fut nommé césar, en 351, Julien, mieux traité, se fit initier aux mystères d'Eleusis, et, tout en paraissant encore chrétien, était déjà l'admirateur passionné du paganisme. A la mort de Gallus, 354, Julien fut retenu prisonnier pendant sept mois, mais il fut sauvé par l'impératrice Eusébie, et put aller étudier à Athènes; il fut bientôt appelé à Milan, et nommé césar par Constance, qui lui donna sa sœur Hélène et le gouvernement des Gaules, 355. Julien y déploya des talents de-premier ordre, comme général et comme administrateur; il battit les Allemands , près d'Argentoratum ou Strasbourg ; puis revint battre les Francs en Belgique. Il séjourna à Lutèce , qu'il aimait, dans le palais des Thermes, délivra la Gaule des barbares, et fit disparaître beaucoup d'abus. Mais Constance, jaloux ou effrayé, rappelait une partie de ses troupes; les soldats refusèrent d'obéir, et proclamèrent Julien empereur à Lutèce, 360. La guerre éclata; Julien était arrivé victorieux a Sirmium, lorsqu'il apprit la mort de Constance. Tout l'empire le reconnut, 361. — A Constantinople, il s'entoura de rhéteurs, d'augures, de prêtres, de philosophes, sans négliger les soins du gouvernement. Mais la grande affaire de sa vie fut l'entreprise qu'il tenta do rest urer le polythéisme en l'épurant, de rétablir V Hellénisme sur les ruines du christianisme; il voulait joindre à la brillante mythologie des poètes de la Grèce ancienne les idées des néoplatoniciens, les formules et les cérémonies de la théurgie orientale, en même temps qu'il s'efforçait de donner aux prêtres de sa religion les vertus qu'il ne pouvait s'empêcher de reconnaître chez les prêtres chrétiens. Julien, grand pontife, était un dévot animé d'une piété enthousiaste, un croyant exalté et superstitieux; il s'efforçait en vain de rendre la vie à ce qui était mort. Il venait d'ordonner la reconstruction du temple de Jérusalem, lorsqu'il partit d'Anlioche pour combattre les Perses; il soumit la Mésopotamie, et allait attaquer l'Assyrie, lorsqu'il fut blessé mortellement. On l'a flétri du nom d'apostat, quoique Julien n'ait jamais été franchement chrétien, parce qu'il se montra l'ennemi le plus déclaré et le plus dangereux du christianisme. Il a laissé des œuvres remarquables : des Panégyriques de Constance et d'Eusébie, des Traités théologiques et moraux; la Satire des Césars, comédie politique, spirituelle et mordante; le Misopogon ; des Lettres curieuses; une Epître au sénat et au peuple d'Athènes, etc.
julien (Saint), premier évêque du Mans, mort vers 286. On l'honore le 27 janvier. — Martyr, né à Vienne (Dauphiné), supplicié près de Brioude, pendant la persécution de Dioclétien. On l'honore le 28 août. — Un autre saint Julien, dont saint Ephrem a écrit la vie, né en Occident, mourut près d'Edesse. en 370. On l'honore le 9 juin.
JUL