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Julien OU Julianus Antecessor, jurisconsulte romain du vi« s., est probablement l'auteur de la traduction latine des Novelles de Justinien.
julien (Le comte), gouverneur de l'Andalousie et de Ceuta, se déclara contre Roderic, livra Ceuta aux Arabes, les guida en Espagne, et combattit avec eux a Xérès, 711. Les poètes espagnols du Romancero ont attribué sa révolte au ressentiment de l'insulte faite par Roderic à sa tille Florinde.
Julien Cesarini (Le cardinal), né en 1398, présida le concile de Bàle, excita Ladislas, roi de Hongrie, à violer le traité de paix conclu avec Amurat Ier, et à recommencer la guerre dans laquelle les chrétiens furent vaincus à Varna, 1444.
Julien (Simon), peintre, né à Toulon, 1736- 1800, étudia sous Carie Vanloo, et s'éloigna du mauvais goût de l'époque. On cite de lui plusieurs tableaux estimés.
Julien (Pierre), sculpteur, né à Saint-Paulien, près du Puy, 1731-1S04, élève de Coustou, fut de l'Académie, en 1779. Il a eu un talent plus grand que sa réputation ; et ses œuvres rappellent la pureté de la statuaire antique.
julien (Stanislas-Aignan), né a Orléans , 1799-1873, fut suppléant de Gai! au Collège de France, dès 1821 ; et, deux ans plus tard, publia une savante édition du poème de Coluthus, l'Enlèvement d'Hélène, avec traductions latine et française. Elève d'Abel Rémusat pour le chinois, il traduisit en latin les œuvres du philosophe Meng-Tseu, 1824-26, 2 vol. in-8<>, puis beaucoup d'ouvrages de la littérature chinoise et surtout les Deux filles lettrées, 1860 ; Yu-kiao-li ou les Deux cousines. Dans le même temps, il faisait connaître au monde savant d'autres ouvrages plus sérieux : Le Livre des récompenses et des peines, qui renferme la doctrine de Tao- Ssé, 1835; le Livre de la voie et de la vertu, œuvre de Lao-tseu, 1844 ; l'Histoire de la vie d'Hiouen-Tsang et de ses ouvrages, 1858; les Mémoires sur les contrées occidentales d'Hiouen- Tsang, 1857. Egalement versé dans le sanscrit, il a donné, en 1859, la Méthode pour déchiffrer et transcrire les mots sanscrits qui se trouvent dans les livres chinois. Il a traduit un Résumé des principaux traités chinois sur la culture des mûriers et l'éducation des vers à soie, 1837: un Traité sur l'art de fabriquer la porcelaine, 1856; etc. Professeur au Collège de France, en 1832, il en devint l'administrateur en 1857; membre de l'Académie des inscriptions, en 1833, il fut nommé conservateur-adjoint de la Bibliothèque royale, et chargé spécialement du dépôt chinois.
Juliennes (Alpes). V. ALPES.
Juliers, Juliacum, en allemand, Julich, v. de la province Rhénane (Prusse), à 24 kil. N.-E. d'Aix-la-Chapelle, près de la Roër. Industrie active : draps, coutellerie; 5,000 hab.
Juliers (Duché de). Situé dans l'empire d'Allemagne, entre la Gueldre et le duché de Clèves au N., l'Electorat de Cologne à l'E., le duché de Clèves à l'O., le Limbourg au S., il avait pour villes principales : Juliers, Aix-la-Chapelle, Aldenhoven. Dalen, Duren, Zulpich. La succession de Juliers, Clèves et Berg fut sur le point de causer une guerre générale en 16-10. Elle fut définitivement partagée par les traités de 1614 et de 1666; l'électeur de Brandebourg eut Clèves, la Mark et Ravensberg; le palatin de Neubourg eut Juliers et Berg. Ce dernier Etat passa à la Bavière, qui le conserva jusqu'en 1801 ; incor-
Eoré à la France, il forma le départ, de la Roër. es traités de 1815 l'ont donné a la Prusse. Juliobona, v. de la Lyonnaise I" (Gaule), chez les Calètes; auj. Lillebonne. — V. de la Pannonie, la même que Vmdobona auj. Vienne.
juliodunum, auj. Loudun.
Juliomagus, auj . Angers.
Juiiien de Paris, (Marc-Antoine), fils du conventionnel Juilien de la Dréine, né a Paris, 1775- 1848, commissaire des guerres, des 1793, chargé par le Comité de salut public d'une mission politique dans l'Ouest et le Sud-Ouest, dénonça Carrier à Robespierre, fut arrêté après le 9 thermidor, se défendit et fut mis en liberté. Il fonda l'Orateur Plébéien, fut impliqué dans la conspiration de Babeuf et se réfugia en Italie. Juilien fit partie de l'expédition d'Egypte, comme commissaire des guerres. Il servit sous Championnet a Naples, et, après le 18 brumaire, eut plusieurs missions en Italie. Sous la Restauration, il fut l'un des fondateurs de l'Indépendant, qui devint le Constitutionnel, puis créa, en 1818, la Revue encyclopédique, qui eut du succès. Il prit une part assez active à la révolution de Juillet.
Jumeaux, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. S.-E. d'Issoire (Puy-de-Dôme), près de i'Allier ; 1,251 hab.
Jumet, v. du Hainaut (Belgique), à 6 kil. N.-O. de Charleroi. Houille, verreries'; 10,000 h.
Jumièges {Gemeticum monasterium, Gimegiœ), comm. du canton de Duclair, arr. et à 28 kil. O. de Rouen (Seine-Inférieure), sur la Seine. Belles ruines d'une abbaye célèbre de bénédictins, fondée en 654 par saint Philibert, détruite par les Normands, relevée par Guillaume Longue-Epée. Elle fut une école fameuse.
jumilhac-le-Grand, ch.-l. de canton, arr. et à 35 kil. E. de Nontron (Dordogne) ; 2,759 hab.
jumiiia, v. de la prov. et à 55 kil. N.-O. de Murcie (Espagne). Industrie assez active ; 10,000 h.
Jumonviiie (Codlon de), né vers 1725, servait en Amérique, lorsqu'il fut tué, en 1753, par une troupe de soldats virginiens que commandait le jeune Washington. Sa mort, regardée comme un assassinat en France, fut l'une des occasions de la guerre de Sept Ans.
juncosa (Fra Joaquïm), peintre espagnol, né près de Tarragone, 1631-1708, élève de son père, Juan Juncosa, se distingua de bonne heure par ses tableaux mythologiques et religieux, et par ses fresques. Il se fit moine, vers 1660, alla se perfectionner en Italie; à son retour, il s'enfuit de son monastère et trouva un refuge auprès du pape. Son cousin, José Juncosa, né à Cornudella, mort en 1705, fut aussi un peintre distingué, et a laissé un grand nombre de tableaux et de portraits à Barcelone et dans la Catalogne.
Jungfrau, c'est-à-dire la jeune fille, sommet des Alpes Bernoises, sur la limite des cantons de Berne et du Valais; 4,167 m. de hauteur.
Junge (Joachim), en latin Jungius, naturaliste et philosophe allemand, né à Lubeck, 1587-1657, attaqua vivement le péripatétisme et mérita les grands éloges de Leibniz. Parmi ses nombreux ouvrages, on cite : Geometria empinca, Logica Hamburgensis, Isagoge phytoscopica, Mineralia, Histeria Vermium, etc.
junger (Jean-Frédéric), né à Leipzig, 1759- 1797, a composé des chansons populaires, des romans et des comédies, d'un style facile et agréable.
jungmann (Joseph), né à Hudlitz (Bohême), 1773-1847, a écrit surtout deux ouvrages, devenus classiques : un Dictionnaire Bohéme-Alle' mand, 5 vol. in-4<>, et une Histoire de la Litté' rature de Bohême.
junia gens, maison de l'ancienne Rome, qui prétendait descendre d'un compagnon d'Enée ; elle s'éteignit dans la personne de Ju« nius Brulus.
junien (Saint-), ch.-l. de canton, arrond. et à 12 kil. N.-E. de Rochechouart (Haute- Vienne), au confluent de la Vienne et de la Glane. Commerce de chevaux et mulets, de bois, fer. cuirs, grains, vins ; industrie active; 8,092 h.