JUV
ii« siècle, commença par cultiver la philosophie platonicienne, puis se fit chrétien, vers l'âge de 30 ans. 11 se voua dès lors à la propagation et à la défense du christianisme ; il écrivit sa première apologie, adressée à l'empereur Antonin le Pieux, et il y défendit la vérité chrétienne avec une noble indépendance; dans son Dialogue avec le juif Tryphon, il exposa une nouvelle défense de la doctrine chrétienne. Il adressa une seconde apologie au sénat, de 461 à 166; cette fois il retournait avec éloquence contre les païens les accusations dont les chrétiens étaient les victimes; dénoncé par le philosophe cynique Crescent, il fut mis à mort, vers l'an 167. Les autres traités, qu'on a imprimés sous son nom, paraissent apocryphes.
Justin, historien latin, antérieur au v« siècle, que l'on fait généralement vivre, sans preuves, sous les Antonins, a rédigé un Abrégé de l'histoire universelle de Trogue Pompée. Son ouvrage est plutôt un extrait des 44 livres du grand historien romain qui sont perdus.
Justin Ie"-, empereur d'Orient, né à Tauresium (Dardanie), vers 450, d'abord berger, devint chef des gardes de l'empereur, et à la mort d'Anastase, 518, se fit proclamer. Il adopta son neveu, 'Justinien. en 520. Il eut une guerre difficile a soutenir contre les Perses et mourut en 527.
Justin il, le Jeune, neveu de Justinien, lui succéda en 565. Il publia un édit de tolérance universelle, mais il excita contre lui les Perses, les Avares, disgracia Narsès et attira sur l'Italie l'invasion des Lombards, 568. Il mourut en 578. après avoir adopté Tibère.
Justin (Saint-), commune du canton de Roquefort, arrond. et à 25 kil. N.-E. de Montde-Marsan (Landes), sur la Douze. Eglise remarquable du xnie siècle; 1,800 hab.
Justine (Flavia Justina Adgusta) épousa le tyran Magnence, l'empereur Valentinien I", 368; fît proclamer Valentinien II, protégea l'arianisme, s'enfuit devant l'usurpateur Maxime et mourut à Thessalonique, 388.
Justine (Sainte), née à Antioche, martyrisée à Nicomédie avec Cyprien, surnommé le Magicien, vers 304. On >îa fête le 26 septembre. — Justine de Padoue (Sainte) souffrit le martyre à Padoue, sous Dioctétien Elle est la patronne de Padoue et de Venise. On l'honore le 7 octobre.
justiniana prima (a\.\].Ouskoub), nom donné par Justinien a Tauresium, où il était né, dans la Mésie 2e.
Justiniana secunda (auj. Kustendji OU
Ghnutendil), nom donné par Justinien a Ulpianum, dans la Mésie I»e.
Justinien Ier (FLAVIUS Amollis JtJSTINIANUS
Magnus), empereur d'Orient, né à Tauresium (Dardanie), en 483, régna de 527 à 565. Il fut élevé par son oncle, Justin \**, empereur. Justinien se rendit célèbre par ses guerres, son gouvernement, ses lois; c'est le plus grand des souverains de Constantinople. — 11 voulut rendre a l'Empire les pays que les barbares lui avaient enlevés en Occident ; Bélisaire s'empara du nord de l'Afrique sur le roi des Vandales, Gélimer, 532-534; les Ostrogoths d'Italie furent ensuite vaincus par Bélisaire et^ par Narsès, qui forma l'exarchat d'Italie, 534-555, le patrice Libérius enleva aux Wisigoths d'Espagne une partie du rivage oriental et de la Bétique. 552. Mais Justinien eut dans le même temps des guerres plus dificiles à soutenir contre les Perses et les barbares du Danube ; il fut moins heureux et paya tribut a Chosroès ; il repoussa avec peine les "Rulgares de Constantinople, grâce au dévouement de Bélisaire, 559. — Dans son administration il se montra habile, actif, intelligent, mais se laissa gouverner par l'impératrice Théodora;il entretint les querelles des Bleus et des Verts et fut sur le point d'être
détrôné dans la fameuse sédition de 532. Orthodoxe sévère, il fut persécuteur et ferma l'école philosophique d'Athènes. Il mit fin à la série des consuls, mais donna le pouvoir à des ministres impopulaires. Il éleva de nombreuses fortifications sur les bords du Danube et de l'Euphrate, releva la muraille d'Anastase, mais ne sut pas rendre leurs vertus guerrières aux populations de l'Empire. Il éleva un grand nombre de monuments ; parmi les 25 églises, dont il orna Constantinople. on admira surtout Sainte-Sophie; mais il multiplia ies impôts et excita partout le mécontentement. — Il est encore célèbre par sa législation; sous sa direction le questeur Tribonien et des jurisconsultes savants travaillèrent à cette œuvre, qui comprend : le Code, le Digeste ou les Pandectes, les înstituies, les Novelles; mais on a reproché aux œuvres de Justinien le défaut de méthode, les lacunes volontaires, les falsifications des anciens textes, les contradictions, l'esprit enfin de cette législation, sacrifiant souvent le droit, l'équité, à la toute-puissance de l'empereur.
Justinien il, dit Rhinotmète (Nez-coupé), succéda à l'âge de seize ans à son père Constantin Pogonat, 685. Il se montra intolérant, cruel, débauché; le général Léonce se souleva contre lui, et Justinien fut emprisonné, après avoir eu le nez coupé, 695. Soutenu par le bulgare Terbelis, il remonta sur le trône et se vengea par d'atroces cruautés. Il fut tué en 711.
Justinopolis, anc. v. de l'Istrie; auj. Capod'Istria.
Juterbock, v. du Brandebourg (Prusse), à 48 kil. S. de Potsdam. Vict. du suédois Torstenson sur l'autrichien Gallas, 1644 ; 5,500 hab.
Jutes, peuple germanique de la famille des Goths, qui a fait donner à la Chersonèse Cimbrique le nom de Jutland.
Jutiand (Chersonèse Cimbrique), presqu'île du Danemark, en danois Jylland, séparée au S. du Slesvig par le Konge et le golfe de Holding Il a 280 kil. du N. au S., sur 200 kil. de largeur. Sa superficie est de 25,265 kil. carrés, sa population de 868,000 hab. environ. Les côtes sont basses, sablonneuses, rongées par la mer, avec beaucoup de lagunes; le Liim-fiord traverse même tout le nord du Jutland, sans être navigable. Le climat est assez tempéré, l'été est très-beau; il y a, dans les parties cultivées, d'assez bonnes récoltes. On élève des chevaux (race jutlandaise) et des bêtes à cornes. La pêche est la principale occupation des habitants. Il forme aujourd'hui les quatre diocèses ou stifts de Aalborg, Aarhuus, Ribe et Viborg.
Juturne, nymphe d'une fontaine du Latium, dont l'eau guérissait et servait dans la plupart des sacrifices. Le Lacus Juturnœ était, à Rome, entre les temples de Castor et de Vesta.
juvara ou ivara (Philippe), né à Messine, 1685-1735, élève de Fontana, a construit des églises et des palais à Mantoue, à Milan, surtout à Turin.
juvénai (Decimus Junids Juvenalis), né probablement à Aquinum, vécut dans la dernière moitié du 1er s., et il mourut sous les Antonins, âgé de 80 ans. Il étudia sous Fronton et sous Quintilien, fut pauvre, et resta l'ennemi des Grecs corrompus. On a de lui 16 satires, vigoureuses déclamations, qui sont un monument littéraire remarquable, et, malgré leur hyperbole, un tableau, parfois trop fidèle, des vices de l'époque.
Juvénai OU Jouvenel des Ursins, famille
française, . originaire de Champagne, qui fut célèbre, depuis le xive s., et s'éteignit dans la personne de François Jouvenel des Ursins, marquis de Trainel, ambassadeur, maréchal de camp, mort en 1650.
Juvénai OU Jouvenel des Ursins (Jean*-