‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 301 sur 657 · JUR · texte numérisé non relu

JUR

Junin, village du Pérou, au N.-E. de Lima, où Bolivar battit les Espagnols, le 6 août 1824. Il a donné son nom au départ, de Junin, qui a pour ch.-l. Cerro de Pasco.

Junius, pseudonyme sous lequel furent publiées à^Londres, dans le Public Advertiser, de 4769 à 1772, des Lettres politiques d'une extrême violence contre le ministère de lord North. On les a attribuées à lord Sackville et à sir Philip Francis, à Burke, à Hamilton, à Ch. Lloyd, à Hugh Boyd, à Glover, lord Temple, lord Grenville, W. Bentinck, au libraire Ahnon, a Young, Gibbon, etc.

Juuiviiie, ch.-l. de canton, arrond. et à 15 kil. S.-E. de Béthel (Ardennes) ; 1,160 hab.

junon, nommée Héra par les Grecs, était, suivant la Fable, fille de Saturne et de Bhéa, sœur et femme de Jupiter, reine du ciel. De ce mariage naquirent Hébé et Vulcain ; seule, elle avait conçu Mars et Typhon. Jalouse et vindicative, elle persécuta Hercule; aux noces de Thélis et de Pelée, elle disputa le prix de la beauté à Vénus et à Minerve ; sur le mont Ida, le berger Paris lui préféra Vénus ; de là sa haine contre la famille de Priam et contre les Troyens, qu'elle poursuivit à Garthage, en Italie. — On l'honorait spécialement à Argos, à Samos, à Carthage, en Espagne, à Borne. Protectrice des femmes, elle les accompagnait de la naissance à la mort; elle était surtout la déesse des chastes matrones. Elle est ordinairement représentée assise sur un trône, avec un sceptre à la main, un diadème sur la tête ; un paon est à ses côtés, et Iris déploie l'arc-en-ciel ; le coucou lui était aussi consacré. [cap Trafalgar.l

Junonis promontorium, nom ancien duj

junot (Andoche) , duc d'Abrantès , né à Bussy-le-Grand (Côte-d'Or) , 4771-1813, partit comme volontaire dans un bataillon de la Côted'Or, 1792. Au siège de Toulon, il servit de secrétaire à Bonaparte et resta depuis lors attaché à sa fortune; il fut son aide de camp en Italie ; général de brigade en Egypte, il se distingua surtout au combat de Nazareth. Colonel général des hussards en 1804, grand officier de la Légion d'honneur, il ne put se consoler de ne pas être nommé maréchal^ Il fut ambassadeur à Lisbonne, en 1805; chargé d'envahir le Portugal en 1807, il entra dans Lisbonne avec 1,500 hommes déguenillés. Il reçut le titre de duc d'Abrantès et le gouvernement du Portugal. Mais il fut battu à Vimeiro et forcé de conclure, le 30 août 1808, la convention de Cintra. Il combattit en Espagne, en Autriche, en Bussie, fut, en 1813, gouverneur général des provinces Illyriennes; mais sa raison se dérangea, et dans un accès de fièvre chaude il se tua à Montbard, 1813.

Junot (LAURE Fermon, M""e), duchesse D'A- BRANTÈS, née à Montpellier, 1784-1838, fille d'un riche fournisseur de vivres, qui mourut ruiné en 1795, épousa Junot, en 1800. Jeune, aimant le plaisir, prodigue dans ses dépenses futiles , caustique et médisante, elle excita plus d'une fois le mécontentement de Bonaparte. Elle prit part aux intrigues qui ramenèrent les Bourbons en France, fut bien accueillie par les souverains étrangers, par Louis XVIII, par la duchesse d'Angoulême f mais ■ resta privée de ressources. Elle se mit aux gages des libraires, publia de volumineux mémoires d'un style facile, des romans, des articles de Bévues, et mourut dans une maison de santé à Chaillot. On a d'elle : Mémoires ou Souvenirs historiques sur Napoléon, la Révolution, le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Restauration, 1831-1834, 18 vol. in-8°; Mémoires sur la Restauration, la Révolution de 1830 et les premières années du règne de Loui&'Philipxte , 1836 , 6 vol. in-8<> ; etc., etc.

Junqueîra Freire (LUIZ-JOZÉ), poète brésilien, né à Bahia, 1832-1855, bénédictin, a laissé un recueil de poésies, d'un style élevé : Inspiracoes de Claustro; Bahia, 1855, in-8i.

Jnnquera (Val de la), vallée de la Navarre, à 8 kil. S.-E. de Pampelune. Abdérame III y fut défait par les chrétiens en 921.

Junquiéres (JeAN-BaPTI-STE de), né à Paris

1713-1786, auteur de plusieurs poèmes burlesques.

Junte (Les), ou plutôt Giunti, famille célèbre d'imprimeurs, originaire de Florence. Les plus célèbres vécurent à Florence, à Venise, à Lyon, au xvi* s., et dans la 1" moitié du xvn«.

Junte, réunion, nom donné, en Espagne, d'abord au conseil royal du commerce, puis à tous les conseils, enfin aux assemblées politiques des provinces et même aux Cortès.

Jupiiie, v. de la prov. et à 16 kil. E. de Liège (Belgique). Mines de houille; 2,500 hab.

Jupiter, en grec Zeus, était chez les Grecs et les Bomains le dieu suprême, le père des dieux et des hommes. Les légendes qui forment son histoire sont nombreuses et variées : fils de Saturne, sauvé par sa mère Bhéa, élevé dans l'île de Crète, il défendit son père contre les Titans, qu'il foudroya et précipita dans les Enfers. Plus tard, il détrôna Saturne lui-même; il resta alors maître du monde, et partagea l'empire avec ses frères, Neptune et Pluton. Il eut une guerre terrible à soutenir contre les Géants, fils de la Terre, et les vainquit avec l'aide de ses fils, Bacchus et Hercule. Les poètes ont raconté de lui mille aventures; il règne parmi les dieux, lance la foudre, d'un seul mouvement de sourcils ébranle tout l'Olympe. Il frappe les mortels coupables et audacieux, il visite la terre avec Mercure ; il punit les hommes de leurs crimes par le déluge. Jupiter, fatigué du caractère altier et jaloux de Junon, sa femme, aime des déesses, des mortelles, se métamorphose de mille manières, en pluie d'or, en cygne, en taureau, etc. Minerve s'est élancée tout armée de son cerveau. On le représente souvent sur un trône d'or ou d'ivoire, tenant un sceptre en lançant la foudre, ayant à ses pieds l'aigle, aux ailes déployées, et à côté de lui son échanson, Ganymède. Le chêne lui était consacré. On l'adorait surtout à Dodone, en Epire, à Olympie, en Elide, où l'on célébrait en son honneur les grands Jeux olympiques, à Ammon en Libye, au Capitule de Borne, etc. — Il paraît que le Jupiter des Bomains était primitivement le dieu de l'air, le maître du ciel, Diovis pater, Diospiter, Diespiter ; son culte était spécialement confié au Flamen Dialis, le premier des flamines.

jura, Juratus ou Jurassus mons, en allemand Leberberg, chaîne de montagnes, qui se rattache aux Alpes; c'est un massif situé entre le Bhin, l'Aar, les lacs de Neuchâtel et de Genève, le Bhône, la Saône et l'Ill, sur les limites de la France et de la Suisse. Sa longueur est de 280 k. et sa largeur varie de 45 à 60. Il s'élève, comme une muraille, de 1,000 à 1,200 m. au-dessus de la plaine de l'Aar; il a des sommets de 1,700 m. ; il se compose de plusieurs chaînons parallèles, séparés par des vallées peu profondes, qu'on appelle combes ou cluses. Les montagnes sont couvertes de forêts de sapins et de beaux pâturages; plus bas, on cultive l'orge et le seigle; puis le froment, le maïs, la vigne. On divise le système du Jura en sections : 1» Le Jura méridional, presque tout entier en France (Ain), entre le Bhône et le col de Saint-Cergues au N. ; 2» Le Jura central, entre le col de Saint-Cergues et le plateau d'Etalières au N., entre la France et la Suisse ; 3° Le Jura septentrional, du plateau d'Etalières à la trouée de Béfort, forme un plateau brisé en tous sens, dans lequel coulent le Doubs, la Dessoubre, l'Ill et la Birse. Le Jura

JUS

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septentrional a pour contre-fort principal le Leberberg (montagne de foie, à cause de la couleur du fer de ses mines) ou Jura helvétique, haut de 1,200 à 1,450 m., entre la Birse et l'Aar. — On trouve dans le Jura beaucoup de sites très pittoresques, des mines de fer, du marbre, de l'albâtre, des sources sulfureuses et des salines.

Jura (Départ, du); situé à l'E. de la France, il est couvert de hautes montagnes, couronnées de bois et de pâturages, où l'on élève de bons chevaux de trait et des bètes à cornes; où. dans les collines du centre, sont de nombreuses fruiteries; dans la plaine à l'O., des terres fertiles en céréales et des coteaux dont les vins sont estimés. Il est arrosé par le Doubs, la Seille et l'Ain. L'industrie consiste en horlogerie, ustensiles en fer, articles en bois tourné, pierres fines factices, papeteries, fromages de Septmoncel, et façon Gruvère. La superficie est de 499,401 hectares; la population, de 282,916 hab. 11 y a 4 arrondissements : Lons-le-Saulnier , Dôfe, Poligny et Saint-Claude ; 32 cantons et 584 communes. Il a été formé d'une partie de la Franche-Comté; est du ressort de la Cour d'appel et de l'Académie de Besançon, et forme l'évêché de Saint-Claude ; 7e région milit.

aura, l'une des Hébrides" (Ecosse), au N.-E. d'Islay, à l'O. de la presqu'île de Cantyre, dépend du comté d'Argyle.

Jurançon, commune du canton, de l'arr. et à 3 kil. 0. de Pau (Basses-Pyrénées). Vins renom-1 mes; 2,503 hab.

Juridictions (Ligue des Dix:-). V. GRISONS. Jurien-Lagravière (PlERRE-BoCH) , né à

Gannat (Allier), 1772-18 VJ. obtint un avancement rapide dans la manne sous la république, et fut capitaine de frégate, en l'an vi. Il fut nommé contre-amiral en 1817, vice-amiral et pair de France sous Louis-Philippe.

Jurieu (Pierre), né à Mer (Orléanais), 1637- 1713, petit-fils, par sa mère, de Pierre Du Moulin, succéda à son père, et, en 1674, fut nommé professeur d'hébreu el de théologie à l'Académie protestante de Sedan. Il fut dèslors un controversiste ardent; en 1681, craignant d'être arrêté, il se réfugia à Botterdam, où il fut nommé professeur de théologie. D'un caractère irritable, sectaire violent, fanatique, enthousiaste, il eut de nombreux adversaires; d'ailleurs, il était savant et dévoué à la cause de ses coreligionnaires, auxquels il rendit de grands services. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : Traité de la dévotion, 1674, in-12; Traité de la puissance de T Eglise, 1677, in-8° ; Préservatif contre le changement de religion, 1680, in-12; la Politique du clergé de France pour détruire le protestantisme. 1681, in-12; Histoire du calvinisme et du papisme. 1682, 2 vol. in-12; l'Accomplissement des prophéties ou la délivrance prochaine de l'Eglise, 4686, 2 vol. in-12; Lettres pastorales adressées aux fidèles de France qui gémissent sous la captivité de Babylone, 1686 et 1687, 3 vol. in-12; les Soupirs de la France esclave, qui aspire après la liberté, 1689-1690, in-8o, etc.

Jurjura, Ferratus mons, chaîne de montagnes, se rattache au Petit-Atlas, parcourt les prov. d'Alger et de Constantine. On y trouve le défilé célèbre des Bibans ou Portes-de-Fer.

Juma, affl. de droite de l'Amazone, vient du Pérou, arrose le Brésil occidental et a un cours de 1,000 kil.

jumena, riv. du Brésil, arrose la prov. de Matto-Grosso, el, réunie à l'Arinos, forme le Topayos. Son cours est de 600 kil.

jummenha, place forte de l'Alemtejo (Portugal), près de la rive droite du Guadiana, à 18 kil. S.-O. d'Elvas.

Jussey, ch.-l. de canton, arr. et à 35 kil. N.- O. de Vesoul (Haute-Saône), sur l'Amance. Fabr.

de couverts de fer; horlogerie; 2,916 habitants.

Jussieu (Antoine de), né à Lyon, 1686-1758, fils d'un apothicaire, fut protégé par Tournefort et par Fagon, qui le fit nommer professeur de botanique au Jardin du Boi, 1708. Doué d'une grande activité, il eut une clientèle médicale très étendue, dirigea avec zèle le jardin butanique, et fut membre de l'Académie des sciences, 1711. On lui doit des ouvrages d'un grand intérêt sur la botanique.

Jussieu (Bernard de), frère du précédent, né à Lyon, 1699-1777, docteur en médecine, remplaça Sébastien Vaillant comme démonstrateur de botanique au Jardin du Boi, en 1722. Il publia, en 1725, une édition nouvelle, en 2 vol. in-12, de YHistoire des plantes des environs de Paris, de Tournefort. 11 entra à l'Académie des sciences en 1725. Il composa des Mémoires de botanique et de zoologie, remarquables par la sagacité des observations : il classa les plantes du jardin botanique de Trianon d'après une méthode nouvelle.

Jussieu (Joseph de), frère des précédents, né à Lyon, 1704-1779. fut un médecin plein de tact, un bon mathématicien et un savant botaniste. Il accompagna La Condamine dans son voyage en Amérique, et passa 35 ans à parcourir les régions inexplorées de l'Amérique du Sud.

Jussieu (Antoine-Laurent de), neveu des précédents, né à Lyon, 1748-1836, fut l'élève de son oncle Bernard. 'il exposa, dès 1773, les principes d'une classification naturelle dans un Mémoire sur les renoncules ; il fut alors reçu membre de l'Académie des sciences. Il travailla seize ans à préparer son grand ouvrage : Gênera plantarum secundum ordines naturales disposita, qui parut en 1789. C'est, là son principal titre de gloire. En 1790, il organisa le Muséum, tel à peu près qu'il est aujourd'hui. Il a publié un grand nombre de Mémoires.

Jussieu (Adrien de), fils du précédent, né à Paris, 1797-1853, fut professeur de botanique rurale en 1826, et publia des Mémoires qui l'ont mis au rang des premiers botanistes de l'Europe. Il entra à l'Académie $es sciences en 1831, et professa, depuis 1845, l'organographie végétale à la Sorbonne. On lui doit un Cours élémentaire de botanique. 1840.

Just (Saint-). V. YUSTE.

Jnst-en-Chaussée (Saint-), clî.-l. de Canton, arr. et à 16 kil. N. d" Clerm'ont (Oise). Fabr. de gants et de toiles; 2,542 hab.

Just-en-Chevalet (Saint-),ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. S.-O. de Boanne (Loire) ; 2.522 h.

Just. la-Pendue (Saint-) , commune du

canton de St Symphorien, arr. et à 25 kil. de Boanne (Loire). 'Céréales, fer; 2,974 hab.

Just-Maimont (Saint-), commune du canton de Saint-Didier, arr. et à 36 kil. d'Yssingeaux (Haute-Loire). Filât, de soie; 2,092 hab.

Just.sur.Loire (Saint-), commune du canton de St-Bambert, arr. et à 20 kil. de Montbrison (Loire), sur la Loire; 2,642 hab.

Just, juste ou Justin (Saint), né à Auxerre, martyrisé dans le Beauvaisis. Fête, le 18 octobre.

Just ou Juste (Saint), né dans le Vivarais, archevêque de Lyon, alla vivre dans la solitude en Egypte. On l'honore le 2 septembre.

Juste de Tours (JEAN), peut-être Juste de

Juste , sculpteur français , mort vers 1535, sculpta les ornements du château de Gaillon et fit le mausolée de Louis XII à Saint-Denis.

Juste-Lipse. V. LlPSE.

justice, déesse de l'ancienne Borne, qu'on représentait, une balance dans une main, et dans l'autre un glaive ou la corne d'abondance.

Justin (Saint), né à Flavia Neapolis (anc Sichem\ en Palestine au commencement du

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