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KIR

KIZ

Kinsky (François-Joseph, comte de), né à Prague, 4739-1805, s'engagea comme volontaire en 4759 et parvint de grade en grade à celui de feldzeugmeister, ou grand maître de l'artillerie. Il a laissé plusieurs ouvrages de stratégie, d'éducation, etc., un Abrégé élémentaire de ce qui concerne le service militaire ; Principes généraux sur l'Instruction publique et principalement l'Instruction militaire.

Kintchin-Djounsa OU Kinchan j on^a,

l'un des sommets les plus élevés de l'Himalaya, dans le Sikkîm, a 8,590 met.

Kinzig, petite riv. d'Allemagne, de 80 kil. de cours, qui vient de la Forêt Noire, près de Freudenstadt (Wurtemberg)> et se jette dans le Rhin , près de Rehl , après avoir traversé le duché de Bade. -La Kinzig hessoise, aftl. de droite du Main, arrose la Hesse et finit à Hanau.

Kiœien ou Kioei, groupe de montagnes, formant la plus grande partie du système Scandinave. Il s'unit avec l'extrémité septentrionale des Dofrines et s'étend du S.-O. au N.-E. jusqu'à l'O. du îac Tornea.

Kioto. V. MlAKO OUMYAKO.

Kiou-siou ou Ximo, l'une des grandes îles du Japon, séparée de Niphon par le détroit Van der Capellen;de Sikok, par celui de Boungo ; de Tanega-Sima, par celui de Van-Diémen. Il y a des mines de houille. Les villes principales sont : Kagosima, Nagasaki, Akonoura. Elle est peuplée de plus d'un million d'habitants.

Kipping: (Henri), archéologue et publiciste allemand, né à Rostock vers 4623-4678; on lui doit Recensus antiquitatum romannaum.

Kippis (André), controversiste et biographe anglais, né à Nottingham, 4725-4795, connu surtout par sa seconde édition de la Biographia Britannica, dont il ne put, malheureusement, achever que 5 vol. in-fol.

Kirby (William), naturaliste anglais, né à \Vitnesham, 4759-1850. auteur d'une Introduction to Entomology, 4 vol. in-8°, avec fig.

Kircher (Athanase), jésuite et polygraphe allemand, renommé pour l'étendue de son savoir, né à Geyssen, près de Fulde, 4602-4680. Le premier, ilvétudia la langue copte, et essaya d'expliquer les hiéroglyphes égyptiens. Parmi ses inventions, il faut citer le pantomètre et la lanterne magique. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages : Lingua œgyptiaca restituta ; Polygraphia, seu arlificium linguarum quo cum omnibus mundi populis poterit quis respondere.

Kirchheim , v. du roy. de Wurtemberg (Cercle du Danube), à 48 kil. N.-O. d'Ulm, sur le Neckar. Marché de laines ; 5,200 hab.

Kirchmaier (GEORGES-GASPARD), polygraphe

allemand, né à Uffenheim, en Fianconie. 4635- 4700. On a de lui près de 450 ouvrages sur les sujets les plus divers ; par exemple : Disputationes zoologicœ ; Commentarius in Tacitum ; de Phosphoro naturœ lucis ; Parallelismus XII linguarum ex matrice Scythoceltica Europœ a Japheti posteris vindicatarum, etc.

Kirchmann (Jean), antiqua.'re allemand, né à Lubeck, 4575 4643, est connu surtout par son excellent ouvrage : de Funeribus Romanorum libri IV, et par son de Annutis.

Kirgener (Joseph), général français, né à Paris, 4766-4813. Lieutenant au corps du génie, 4793, chef de bataillon, 4794, colonel, 4800, général de brigade, 4805, il venait d'être nommé général de division, mars 4813, lorsqu'il fut tué, quelques mois après, à Markersdorf, en Saxe,

Ear le boulet qui frappa à mort le maréchal uroc.

Kirghiz ou Kaisaks, peuple nomade qu'on croit issu des anciens Mongols, et qui habitait primitivement dans le voisinage du mur de la Chine, d'où, à l'époque de la grande migration mongole, il est venu s'établir dans les contrées

plus occidentales. Il habite maintenant la vaste région qui s'étend de l'Oural à Tltrysch, au N. du Turkestan, et que les Russes nomment les Steppes des Kirghiz. Ils appartiennent à la secte musulmane des sunnites et se divisent, depuis un temps immémorial, en trois hordes : la grande horde, la moyenne et la petite. Ils ont été forcés de reconnaître la suprématie de la Russie. Le territoire des Kirghiz d'Orenbourg, maintenant divisé en provinces de l'Oural et de Tourgaï, comprend la Petite-Horde; le territoire des Kirghiz de Sibérie comprend la Moyenne-Horde et forme la prov. d'Akmollinsk; la Grande-Horde est dans la province de Semipalatinsk.

Kirin OU Ghirin-Onla, V. de la MandchOU-

rie (Chine), peuplée, dit-on, de 400.000 hab.

Kirisima-yama, volcan de l'île Kiou-SÎOU

(Japon), aux éruptions terribles.

Kirkaidy, port d'Ecosse (Fife), sur l'estuaire du Forth, et à 16 kil. N. d'Edimbourg. Chantiers de construction ; industrie active, commerce relativement considérable; 44,000 hab. Patrie d'Adam Smith.

Kirkby.Kendal. V. KENDAL.

Kirkcudbright, port d'Ecosse, sur la rive gauche de la Dee, ch.-l. du comté de même nom, a 40 kil. S.-O. de Dumfries. Ruines du château des Maclellans, et de l'abbaye de Dundrennan ; 2,000 hab. — Le comté, qu'on appelle aussi East-Galloway, a de nombreux lacs et de beaux pâturages ; les chevaux, dits galloways, sont recherchés.

Kirk-Kiiissia ou Kilisseh, v. de la Turquie d'Europe (Andrinople;, â 470 kil. N.-O. de Constantinople; 45,000 hab., presque tous juifs.

Kirkwaii, port d'Ecosse, sur la côte E. de l'île de Pomona ou Mainland, ch.-l. du comté d'Orcades-et-Shetlands. Exportation de produits agricoles, de poissons salés et de bétail ; 3,000 h.

Kirnberger (Jean-Philippe), né à Saalfeld (Thuringe), 4721-4783, a laissé un grand nombre de morceaux de musique instrumentale , et a écrit : Y Art de la composition pure, et les Vrais principes concernant Vusage de l'harmonie.

Kirwan (Richard), chimiste et minéralogiste anglais, né en Irlande vers 4750-1812, a écrit : Essay on the analysis of minerai waters, et Essay on phlogisticon and on the constitution of acide.

Kischm. V. KfilCHME.

Kiss (Auguste), né en Silésie , 4802-1865, élève de Rauch, sculpteur d'une énergie parfois exagérée.

Kissingen, bourg de Bavière, sur !a Saale, près de Wurtzbourg, célèbre par ses eaux minérales.

Kissovo, VOssa des anciens.

Kistes, peuple du Caucase, soumis à la Russie et comprenant les Tchetchenzes, les Ingouches, les Touches, etc.

Kisinah. V. KRISCHNA.

Kitangonié, riv. qui se jette à l'O. du Victoria-Nyanza (Afrique).

Kitzin^en, v. forte de Bavière (Basse-Franconie), à 48 kil. N. de Wurtzbourg. sur le Main; 6,000 hab.

Kizii.Daria, riv. du Turkestan, qui se jette dans la mer d'Aral. Cours de 600 kil.

Kizii-Ermak, anc. Halys, riv. de la Turquie d'Asie, qui de l'Anti-Taurus va se jeter dans la mer Noire, entre Sinope et Samsoun. Cours de 900 kil.

Kizii.Konm, désert du Turkestan, au S. de l'Amou-Daria.

Kizîi-Ouzen, anc. Mardus, affl. de la mer Caspienne, arrose la Perse et a 500 kil. de cours.

Kiziiar ou Kiziar, v. forte de la Russie d'Europe, gvt du Caucase, sur la rive gauche du Terek ; entrepôt de commerce entre Astrakhan et la Perse ; 40,000 hab.

KLA

KLE

kjœbenhavn, nom de Copenhague en danois.

Klagenfurt ou Zelanz, v. des Etats autrichiens (Carinthie), gvt. et à 54 kil. N.-E. de Lavbach. sur le Glonfurt et le Gran. Château impérial ; draps fins, soieries ; 15.000 hab.

kiaproth (Martin-Henri), né a Vernigerode (Prusse) , 4743-1817 , docteur en philosophie , membre du conseil sanitaire et médical de Prusse, et de l'académie des sciences de Berlin, associé de l'Institut de France. Savant minéralogiste, il découvrit le titane, l'urane et la zircone. Il publia un grand nombre de mémoires intéressants, des Mémoires sur la connaissance chimique des minéraux. Paris, 1807, 2 vol. in-8« ; et Dictionnaire de chimie, Paris, 1811, 4 vol. in-8°.

Kiaproth (Henri-Jules), fils du précédent, né à Berlin, 1783-1835. A 15 ans, il apprit le chinois à l'insu de son père; à 19 ans, il commença à Weimar la publication de son Magasin asiatique. Il accompagna l'ambassadeur russe, Golowkin, en Chine , parcourut à pied les pays habités par les Samoyèdes, les Toungouses, l'es Baschkirs, les Lakoutés, les Kirghiz et les autres peuplades finnoises et tatares , enfin la Sibérie. Il fut ensuite chargé d'aller étudier le Caucase ; mais son rapport, qui ne fut pas publié, déplut au gouvernement russe. En 1812, il quitta la Russie, mais fut dépouillé de tous les titres qu'il y avait reçus. Grâce à Guil. de Humboldt, il obtint le titre de professeur de langues et de littérature asiatiques à l'université de Berlin, avec un traitement considérable et l'autorisation de continuer à séjourner en France. Le gouvernement prussien prit à sa charge les frais d'impression des ouvrages de Kiaproth. Nous citerons parmi les plus" importants : Voyage dans le Caucase et en Géorgie durant les années 1807 et 1808; Asia Polyglotta, ou classification des peuples de l'Asie, d'après l'affinité de leurs langues, avec d'amples vocabulaires comparatifs de tous les idiomes asiatiques ; Mémoires relatifs à TAsie, contenant des recherches historiques, géographiques et philosophiques sur les peuples de ["Orient, 3 vol. in-8° avec cartes et planches ; Vocabulaire et Grammaire de la langue géorgienne ; Description statistique , géographique et historique de l'empire chinois, en anglais, Londres, 1825, 2 vol. in-4».

Kiattau ou Kiattow, v. forte des Etats autrichiens (Bohême), dans la belle et fertile vallée du Rasenbach, à 417 kil. S.-O. de Prasue ; 5,500 hab.

Kians (Nicolas Von der Fine, appelé vulgairement frère), anachorète suisse, né a Flueli, près de Saxeln (Unterwald), 1417-1487. Sa vie est en partie légendaire. Né dans une pauvre famille de bergers, il mérita le grade de capitaine et une médaille, d'or que lui décernèrent ses concitoyens. Elu à l'unanimité landrath et juge du pays supérieur, il refusa les fonctions plus élevées de landamman; en 1467, il prit la résolution, qu'il fit connaître à sa femme, de se retirer dans la solitude, et vécut 20 ans de la Tie d'anachorète. Quand l'âge ne lui permit plus de s'éloigner de son ermitage, il fit bâtir auprès, des dons qu'il avait reçus, une chapelle dans laquelle il entendait la messe tous les jours. Il fut béatifié en 1669.

Klausenbonrg OU Koloswar en hongrois

(anc. Claudia ou Ctaudiopolis des Romains), v. des Etats autrichiens, une des 2 capit. de la Transylvanie, sur le petit Szamos, a 115 kil. N.-O. d'Hermanstadt ; 29,000 hab., hongrois, allemands, grecs-valaques, etc. Cathédrale gothique d'une architecture remarquable. Comm. et industrie en déclin. Université catholique.

Kiausihai, v. du Hanovre (Prusse), à 80 kil. S.-E. de Hanovre, sur le Zellerbach, en face de

Zellerferd. qui en est comme le faubourg. C'est la principale ville minière du Harz ; école des mines; 10,000 hab., et avec Zellerfeld, 14,000.

Kléber (Jean-Baptiste), né â Strasbourg en 1753, assassiné au Kaire le 14 juin 1800. Fils d'un maçon, il put étudier à Paris et fut admis â l'école militaire de Munich. En 1783, il quitta le service de la Bavière, et fut nommé inspecteur des bâtiments publics à Béfort. La levée de 1792 réveilla ses instincts militaires, et il s'engagea comme simple grenadier. Sa bravoure à toute épreuve et ses connaissances militaires le firent avancer rapidement. Général de brigade après sa belle défense de Mayence, général de division après sa glorieuse campagne en Vendée, général en chef de l'armée du Rhin, après avoir" concouru à la victoire de Fleurus, battu les ennemis à Marchiennes, pris Mons, Louvain, Maëstncht, il fit sur le Rhin la brillante campagne qui allait finir par la prise de Francfort, lorsqu'il fut disgracié par le Directoire et se retira à Strasbourg. Bonaparte l'emmena en Egypte. Là. Kléber donna de nouvelles preuves deson intrépidité et de sa capacité militaire, et, s'il eut le tort de se trop hâter, après le départ de Bonaparte, qui, en retournant en France, lui avait confié le commandement de l'armée, de signer à El-Arisch une convention qui livrait l'Egypte aux Anglais, il racheta bien vite cette faute quand il vit le gouvernement anglais refuser de- ratifier la convention. Vainqueur à Héliopolis il reconquit la Haute-Egypte ; mais il tomba, au Kaire, sous le poignard d'un musulman.

Kiéberg (Jean), surnommé le Bon allemand, né à Berne ou à Nuremberg en 1485, mort à Lyon en 1564, où il se rendit populaire par des actes d'une bienfaisance royale.

Kiefeker (Jean), magistrat et érudit allemand, né à Hambourg, 1698-1775, a publié : le Catalogue raisonné d'une précieuse collection de cartes géographiques, 1758; et un Recueil de lois de Hambourg avec les indications nécessaires pour les faire comprendre, 1705-1774, 13 vol. in-8°.

Klein (Jacqdes-Théodore), né à Kcenigsberg, 1698-1759, a laissé de nombreux travaux sur la zoologie : s&Aaturalis dispositio Echinodermatum est restée longtemps l'ouvrage principal sur la matière. Son Historia piscium naturalis , en 5 parties in-4°, contient de nombreuses figures devenues très-rares.

Klein (Ernest-Ferdinand), jurisconsulte allemand, né à Breslau, 1743-1810, publia à Berlin les Annales de la législation et de la jurisprudence dans les Etats pnissieris; et concourut â la rédaction de l'essai d'un code général pour les Etats prussiens.

Klein (Bernard), compositeur allemand, né à Cologne. 1794-1832, a laissé des oratorios, des messes, etc.

Klein (Dominiqde-Louis-Antoine, comte), né à Blamont (Meurthe), 1761-1845, entra en 1792 dans l'armée de ligne avec le grade de lieutenant, et s'éleva rapidement par sa bravoure et ses talents militaires jusqu'à celui de général de division, 1799. Il prit sa retraite en 1808. Créé sénateur et comte par l'Empereur, il adhéra, en 4814, au rappel des Bourbons. Pendant la Restauration, il siégea au Luxembourg, dans les rangs de l'opposition et se rallia au gouvernement de Juillet.

Kleinan OU Klenan (JEAN, baron de Ja-

nowitz, comte de), né en Bohème, 1760-1819. Entré jeune au service de l'Autriche, il ne le quitta qu'après la paix de Paris, 1814, et se signala, sinon par ses succès, du moins par son courage. 11 mourut commandant de la Moravie. Kieist (Ewald-Christian de), ne â Zeblin (Poméranie), 1715-1759, mourut des suites d'une blessure reçue à la bataille de Kunersdorf. La

KLO

KNO

plus célèbre de ses œuvres est un poème, intitulé le Printemps.

Kleist (Henri de), né à Francfort-sur-l'Oder, 4777-1811, servit dans l'armée prussienne jusqu'en -1799, occupa un emploi au ministère des finances en Prusse, chercha vainement à triom-

fiher de sa mélancolie par le culte de la poésie. 1 se donna la mort, avec une femme qu'il aimait, Adolfine Vogel. On a de lui des drames remarquables, notamment, die Familie Schroffenstein, 1803; une comédie, la Cruche cassée, 4814 ; des contes et des nouvelles.

Kleist de .\ollendorf ( EMILE-FRÉDÉRIC ,

comte de), né à Berlin, 4762-1823, fut l'un des généraux prussiens qui se distinguèrent le plus dans la guerre de l'indépendance allemande, notamment à Kulm, 1813, et à Laon, 1814. Il prit sa retraite, 1821, avec le grade de feld-maréchal. Kienze (Léo de), né dans la principauté de Hildesheim, 1784, architecte, fut nommé directeur des bâtiments royaux en Westphalie, pendant le rèsne du roi Jérôme, et vint se fixer à Munich, 1815, architecte de la cour et plus tard directeur de tous les bâtiments royaux a Munich. Munich lui doit la plus grande partie des monuments dont elle est fière aujourd'hui à juste titre, la Glyptothèque, la Pinacothèque, la chapelle de Tous-les-Saints, etc. ; il a tracé le plan de la Walhalla.

Klephtes OU Armatoles, nom qui Signifie

voleurs, et que l'on a donné à des tribus belliqueuses du nord de la Grèce, qui ne reconnurent jamais la domination des Turks.

Kliazma, riv. de la Russie d'Europe, qui se jette dans l'Oka, par la rive gauche à Gorbatov. Cours de 610 kil.

Klingenthai, hameau de l'arr. et à 25 kil. N.-O. de Schelesladt (Be. Alsace). Jadis manufacture impériale d'armes blanches célèbre ; 4.000 hab.

Klinger ( FrÉDÉRIC-MAXIMILIEN DE) , né à

Francfort-sur-le-Main , 1753-1831 , s'établit à Saint-Pétersbourg, où il devint directeur du corps des cadets', curateur de l'université de Dorpat, lieutenant général. Il avait débuté dans la carrière des lettres par deux drames qui eurent un grand succès : die Zwillinge (les Jumeaux), et Sturm und Drang (Tempête et Inquiétude). Le meilleur de ses ouvrages est intitulé der Weltman und der Dichter (l'Homme et le Poète).

KlioutcheTskoï OU Kloutchef, l'un des principaux volcans du Kamtchatka, haut de 4.800 mètres.

Kiopicki (Joseph), général polonais, 4772- 4854, se distingua pendant les guerres de l'Empire ; il fut proclamé dictateur par les Polonais soulevés, en 1830; il montra de l'indécision, comme homme politique, mais combattit courageusement, après avoir donné sa démission, surtout à Grochow, où il fut blessé, 1831. Il se retira â Cracovie.

Kiopstock (Frédfric-Gottlteb), né à Quedlimbourg (Saxe prussienne), le 22 juillet 1724, m. le 44 mars 1803. Sa Messiade, poème épique en 20 chants, sur la mort et la résurrection du Christ, l'a placé aux yeux des Allemands, à côté de Milton et d'Homère, et lui a valu une célébrité européenne. Elle lui coûta trente ans de méditations et de travail. Les premiers chants parurent en 1748, les derniers en 1773; ils provoquèrent dans toute l'Allemagne une admiration et un enthousiasme immenses. Malgré ses défauts, c'est une composition d'un très haut mérite et qui classe son auteur parmi les poètes d'un génie original et puissant. Kiopstock fut précepteur; après avoir publié le 5e chant de la Messiade, il fut protégé par le roi de Danemark, Frédéric V, et vécut heureux à Copenhague, de 1751 à 4774. Il s'établit a Hambourg, y termina

son poème et y mourut. Kiopstock a laissé, outre son poème, qui est considéré comme son cliefd'œuvre, des odes remarquables, trois tragédies : la Mort d Adam, Salomon, David; un poème patriotique, intitulé Herman; divers ouvrages en prose, et plusieurs volumes de lettres écrites par lui et généralement intéressantes.

Kioster.nieuburg, v. de la Basse-Autriche, sur la rive droite du Danube, à 12 kil. N. de Vienne. Célèbre abbaye de bénédictins ; 4,000 h.

Kiuber (Jean-Louis), né à Thann, près de Fulde, 1762-1837, professeur de droit à Erlangen, à Heidelberg, conseiller d'Etat à Carlsruhe, fut chargé de missions diplomatiques. On lui doit : Droit public de la Confédération germanique; les Actes du congrès de Vienne en 1814 et 1815, 8 vol., avec un supplément publié en 1835; Coup d'œil sur les négociations du Congrès de Vienne ; Droit des gens moderne de l'Europe.

Kluit (Adrien), historien et publioiste hollandais, né à Dordrecht, 1735-1807, professeur à Middelbourg, à Leyde, a surtout écrit une Histoire de V administration politique de la Hollande, jusqu'en 4795, 5 vol. in-8°.

Knapp (Samdel-Lorenzo), littérateur américain, 4784-1838, fonda plusieurs journaux, et a publié un grand nombre de biographies d'hommes célèbres de son pays.

Knapp (Georges Christian), théologien allemand, 1753-1825, a écrit : ftovum Testamentum grœcum recognovil atque insignioris lectionum varietatis et argumentorum notitiam subjunxit G. Ch. Knapp, 2 vol. in-8<>; Aarratio de Justo Jona, theologo Witebergensi atque Hallensi.

Knaresborough, bourg d'Angleterre, comté et à 27 kil. N.-O. d'York (West-Riding), sur la rive gauche de ia Nidd. Ruines d'un château fondé en 1170; 6,500 hab.

Kneiier (Godefroy), né à Lubeck, 1648-1723, peignit surtout des portraits. Nommé premier peintre de Charles II d'Angleterre, il conserva ce titre sous Jacques II, Guillaume III, la reine Anne et George Ier.

K.niazi ewiez (Charles), général polonais, né en Courlande, 1762-1842, appartenait à une bonne famille, originaire de la Lithuanie. Il prit part aux luttes de 1792 et 1794, fut fuit prisonnier à la bataille décisive de Maciejowiee, 10 octobre 1794. Il commanda les légions polonaises au service de la France, se distingua surtout, comme général de division, dans la campagne de 4812. et fut blessé grièvement à la Bérésina. Le gouvernement insurrectionnel de Varsovie, en 4834, lui confia la mission de le représenter a Paris ; il y mourut à l'âge de 80 ans.

Kniphausen, seigneurie allemande, le plus petit des Etats de l'ancienne confédération germanique, réunie au duché d'Oldenbourg, en 1854.

Knistenaux OU Kristenaux, peuple indigène de l'Amérique du Nord, réduit aujourd'hui à environ 20,000 individus répandus dans le Bas-Canada, le Labrador et la Nouvelle-Galles.

Knobeisdorf (Hans-Georges-Wenceslas, baron de), architecte allemand, 4697-4753, fut nommé par Frédéric II inspecteur général des édifices royaux, et bâtit le château de Sans- Souci, l'opéra de Berlin, etc.

Knoiies ou Knowiies (Robert), capitaine anglais né vers 1317-1406, se signala dans les guerres entre la France et l'Angleterre, tint tête, en diverses circonstances, à Du Guesclin et à Clisson, et fut en grande estime auprès du Prince Noir. Après avoir comprimé, à Londres, 1381, l'insurrection de Wat-Tyler, il se retira dans ses domaines.

Knowles (James-Sheridan), né à Cork, 4784, composa, encore enfant, un opéra et une jolie ballade intitulée : the Wels Harper. En 4806, il débuta, comme acteur, sur la scène de Dublin, courut deux ans la province dans une troupa

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nomade, et se fit applaudir plus tard à Londres, à côté de Kean, de Kemble et de Macready. En 1815, sa tragédie de Caius Gracchus eut un grand succès en province ; il se retira de la senne vers 1845. Ses meilleures pièces sont les trois tragédies de Caius Gracchus, Virginius et William Tell, cl les deux comédies : the Hunchback (le Bossu), et Love Chase (la Chasse d'amour).

Knox (John), né à. Gifford (Lothian oriental), ou a Haddigton, 1505-1572. Il reçut l'ordination en 1530; mais il se laissa entraîner vers la Réforme, et, en 1542, il en fit publiquement profession. Dès lors commença pour lui la lutte contre le catholicisme écossais qui remplit sa vie. Contraint deux fois de se réfugier à Genève, il traduisit la Bible en anglais, et écrivit son singulier pamphlet : le Premier son de la trompette contre le monstrueux gouvernement des femmes, dirigé jcontre Marie d'Angleterre, Catherine de Médicis et la régente d'Ecosse. Il se montra le plus irréconciliable adversaire de Marie Stuart et ne cessa de prêcher contre elle, l'appelant hautement une nouvelle Jézabel. C'est lui qui a organisé l'église presbytérienne en Ecosse. Parmi ses ouvrages, il faut citer son Histoire de la reforme en Ecosse.

Knoxviiie, v. du Tennessee (Etats-Unis), à 200 kil. E. de Nashvilie. Commerce florissant ; 18.000 hah.

Knut. V. Canot.

Kobbc ou Kobeh, ville du Dàrfour, et l'un des entrepôts du commerce de l'intérieur de l'Afrique.

Kobi ou Gobi (Désert de), ou désert de Chamo, partie occidentale des déserts du plateau central de l'Asie, dans l'empire chinois ; 3,300 kil. sur 730.

Koch (Cristian-Gdillaume de), né à Bouxviller (Alsace), 4737-1813, professeur de droit public à Strasbourg, 1780, député à l'Assemblée législative. Emprisonné, après la journée du 40 août, pour l'avoir formellement désapprouvée, il dut sa délivrance au 9 thermidor; il fut membre du tribunat, de 1802 à 1807. On lui doit : Tableau des révolutions de l'Europe depuis le bouleversement de l'empire romain, 4 vol. in-8<> ; Abrégé de l'histoire des traités de paix entre les puissances de l'Europe, 4 vol. petit in-8°.

Kocher, affl. du Neckar, descend des Alpes de Souabe et passe à Hall.

Kochersberg, village au N.-E. de Wasselonne (Busse-Alsace), où Créqui battit les Impériaux en 1677.

Kock (Charles-Paul de), né à Passy, 1791- 1871, fils d'un banquier hollandais, a été populaire par ses vaudevilles et surtout par ses nombreux romans, d'une gaieté un peu grosse, mais d'un style facile, avec un talent réel d'observation.

Kodhaï (ABOU-ABDALLAH-MOHAMMED BEN AB- DALLAH ben Alabar-), célèbre écrivain arabe de l'Espagne, né a Valence, mort en 1258 ou 1260. On cite de lui : X Alhilla al Syera, notice de tous les poètes arabes en Mauritanie et en Espagne ; Vital (récréation), histoire des secrétaires d'Etat et des ministres.

Kodiak ou Kadiak (Iles), groupes d'îles au N.-O. de l'Amérique, dans le Grand Océan, séparées du continent par le détroit de Kenaïskoï (territoire d'Alaska). C'est aussi le nom «le la plus grande qui a 200 kil. sur 24 à 30, et 3,000 hab. Ch.-l., Saint-Paul.

Kodja.Tschaï, nom moderne du Granique.

Kœberger ( Wenceslas), né à Anvers vers 4550 mort vers 1610. 11 fut bon peintre {Martyre de Saint Sébastien), architecte distingué, etc. On a de lui un traite sur la peinture, la sculpture et l'architecture, et un recueil estimé de poésies allemandes et italiennes.

Kœchlln (Samoel), né à Mulhouse, 1719-1771, fonda en 1746 dans cotte ville, avec Jacques Schmaltzer et Henri Dollfus, la première manufacture indienne.

Kœchiin (Jacques), pcti t-fils du précèdent, né à Mulhouse, 1764-1834. L'Alsace lui doit une grande partie de sa prospérité industrielle. Il fut député du Bas-Bhin de 1820 à 1826; et administra, comme maire, sa ville natale, dans des moments difficiles. On a de lui une Relation historique des événements qui ont précédé, accompagné et suivi l'arrestation du lieutenant-colonel Car on.

Kœchiin (Nicolas), né à Mulhouse, 1781-1852, frère du précédent, fonda, sous la raison Nicolas Kœchiin et frères, un bel établissement auquel il ne voulut associer que ses frères, ses beaux-frères et son vieux père. Il se distingua par son patriotisme, en 1814 et 4815. Député, depuis juin 1830, il se montra le défenseur constant des idées libérales et se prononça contre les prohibitions et les droits d'entrée élevés.

Kœnig ( Georges - Mathias ) , né à Alldorf (Franconie), 1616-1699, est surtout connu par sa Bibliotheca vêtus et nova a prima mundi origine, Altdorf, 1678, in-4<>.

Kœnig: (Samuel) , mathématicien allemand, né â Budingen (Hesse), 1712-1757, est moins connu en France par son savoir et ses ouvrages que par sa querelle avec Mauperluis.

Kœnig: (Frédéric), né a Eisleben (Saxe prussienne), 1775-1833. Simple ouvrier imprimeur en caractères, il inventa la presse mécanique horizontale, la presse mécanique à cylindre, enfin une machine à fabriquer le papier continue. Il fonda dans le voisinage de Wurtzbourg une usine pour la construction des presses mécaniques et des machines a fabriquer le papier.

Kœnigrgrrsetz OU Kœnigingrsetz, en bohémien Kralowy-Hradecz, v. forte des Etats autrichiens (Bohême), au confluent de l'Elbe et de l'Adler, à 400 kil. N.-E. de Prague; 8,000 hab. Ch.-l. d'un cercle de même nom. Evêché.

Kœnigsberg, c.-à-d. Mont du roi, v. forte des Etats prussiens, 2e résidence royale, capit. de la province de Prusse, sur le Prégel, à 580 kil. N.-E. de Berlin. Université célèbre qui date de 4544 ; nombreux établissements scientifiques, d'instruction et de bienfaisance; grand comm. maritime (son port est à Pillau) ; industrie active; 141,000 hab. — Quatre autres localités bien moins importantes portent le nom de Kœnigsberg. 4° Une v. des Etats prussiens (Brandebourg), à 75 kil. N. de FrancTort-surl'Oder; 5,000 hab.; 2° une v. des Etats autrichiens (Bohême), à 34 kil. S.-O. d'Ellenbogen ; 3,300 hab.; 3° un village de Baviè e (Bas-Main), a 21 kil. N.-O. de Bamberg; 4° une v. de Hongrie (Bars), à 40 kil. N.-O. de Kremnitz ; 3,800 hab.

Kœnigsbriick, petite ville du cercle de Baulzen (Saxe), importante par sa poterie, dite de Saxe.

Kœnigshoven (JACQUES Twingrer), né à

Strasbourg, 4346-1420, vicaire général et chancelier de l'évêque de Strasbourg, écrivit en latin une Chronique du Monde, qu'il traduisit ensuite en allemand.

Kœnigsmark (JEAN-CHRISTOPHE, COmte DE),

général suédois, né à Kœlzlin (Brandebourg), 1600-1663, se distingua, sous Gustave-Adolphe et la reine Christine: devint feld-marechal, comte, et gouverneur de Brème et de Verden.

Kœnigsmark (OTHON-GuiLLAUME, COmte DE),

fils du précèdent, né à Minden (Westphalie), 1639-16SS, fit ses premières armes sous Schomberg, fui ambassadeur de Suède auprès de diverses cours, fit la guerre sous Turenne,se battit en Hongrie contre les Turks, entra au service de Venise qui le nomma généralissime, et l'envoya en Morée. Il mourut au siège de Négrepont.

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