LAY
La Villeheurnois (CHARLES-HoNORÉ Ber-
theiot de), né à Toulon, 1750-1799, l'un des agents secrets des Bourbons pendant la Révolution, fut arrêté en 1797, et fut déporté à Sinnamary, où il mourut.
Lavinie, fille de Latinus et d'Amate, fiancée
à Turnus, épousa Enée, pour obéir aux oracles.
Lavinium, v. de l'Italie anc. dans le Latium,
à 26 kil. S. de Rome, bâtie par Enée, métropole
d'Albe-la-Longue. [dige, dans le Tyrol.]
Lavis ou Avisio, l'une des sources de l'A-J
Lavit-de-Lomagne, ch.-l. de cant., arr. et
à 20 kil. S.-O. de Gastel-Sarrazin (Tarn-et-Ga-
ronne); 1,467 bab.
Lavoisier (Antoine-Laurent), né à Paris, le 26 août 1743, mort le 8 mai 1794, reçut de l'Académie des Sciences une médaille d'or pour son Mémoire sur la meilleure manière d'éclairer les rues d'une grande ville, 1764-1766, et entra dans cette compagnie, 1768. Fermier général, 1769, il forma comme une sorte d'académie dans l'Académie. Turgot le nomma, en 1776, directeur des poudres et salpêtres; il s'occupa d'agriculture avec succès. Député suppléant à l'Assemblée nationale, commissaire de la trésorerie, il publia en 1791 un résumé d'un ouvrage plus étendu : de la Richesse territoriale du royaume de France. Il fut enveloppé dans la condamnation des fermiers généraux et il mourut sur l'échafaud. — Lavoisier peut être considéré comme le fondateur de la cbimie moderne. Dès l'année 1772, il avait jeté les premières bases de sa théorie chimique (Opuscules physiques et chimiques); il découvrit Yoxygène, qui fut la base de sa théorie nouvelle ; l'analyse de l'air, de l'acide carbonique, de l'eau, la décomposition des différents corps, etc., suivirent cette belle découverte. Dans son Traité de chimie, 1789, 2 vol. in-8°, il put poser avec précision et clarté les principes de la chimie moderne. La physique lui doit aussi beaucoup ; il a expliqué les phénomènes de la respiration et de la chaleur animale.
Lavos, v. de la prov. de Douro (Portugal), à l'embouchure du Mondego, en face de Figueira, à 36 kil. S.-O. de Coïmbre ; 3,200 hab.
Lavouite, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.-E. de Privas (Ardèche), sur la rive dr. du Rhône ; 4,958 hab.
Lavoûte-Chiihac, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S. de Brioude (Haute-Loire), sur l'Allier; 742 hab.
Law de Lauriston (Jean), né à Edimbourg, 1671-1729, fils d'un riche orfèvre, descendait par sa mère de la maison d'Argyle. Condamné à mort, à la suite d'un duel, et forcé de fuir, il visita une partie du continent, et, de retour en Ecosse, 1700, exposa ses idées dans un mémoire : Considérations sur le numéraire et le commerce. Son système sur le crédit, les banques, le papier monnaie, était habilement conçu, mais péchait par la base , quoique plusieurs parties fussent réalisables. Il fut repoussé en Ecosse et en Angleterre. A la mort de Louis XIV, il se présenta au régent, comme un sauveur; il fut autorisé à fonder une banque particulière, au capital de 6 millions, divisé en 1,200 actions de 5,000 livres ; elle réussit, étendit ses opéralions, et, dès 1717, ses billets purent être donnés en payement des impôts. Law acheta alors le privilège du commerce de la Louisiane, et forma la compagnie d'Occident ou des Indes occidentales, au capital de 100 millions, divisé en 200.000 actions de 500 livres, 1718. Law, soutenu par le régent, transforma sa banque générale en banque royale, déc. 1718 ; les billets atteignirent bientôt la valeur de 100 millions de livres; Law fit monter le cours des actions, en étendant les privilèges de la compagnie, qui eut bientôt tout le commerce extérieur; il obtint le monopole de la fabrication des monnaies ■ il offrit de rem-
bourser la dette publique, en la convertissant en actions de la compagnie ; il y eut de nouvelles émissions d'actions (en tout 624,000). Mais l'agiotage avait fait monter la valeur de ces actions; des actions de 500 livres se vendirent jusqu'à 20,000 livres; en même temps les billets de la banque se multipliaient indéfiniment ; il y en eut pour un milliard, à la fin de 1719. Le régent avait nommé Law contrôleur général des finances, 5 janv. 1720, en même temps qu'il exilait le Parlement et disgraciait d'Aguesseau. Mais le désenchantement devait être rapide; on commença à réaliser ; la confiance fut ébranlée. Vainement Law eut recours aux expédients violents et tyranniques ; réunit la banque à la compagnie, mars 1720, et fit réduire légalement les actions et les billets ; l'indignation générale força le régent à enlever à Law le contrôle général, mai 1720. La banque ne put rembourser les billets supérieurs à 10 livres ; le peuple se souleva ; la Banque fut abolie ; il fallut changer les billets en rentes. Law avait quitté la France, au mois de décembre 1720 ; il mourut pauvre à Venise en 1729, Ses Œuvres ont été réimprimées dans la Collection des économistes français, en 1843.
Lawfeld. V, LAUFELD.
Lawrence (Sir Thomas), né à Bristol, 1769- 1830, élève de Reynolds, se fit une grande réputation par ses portraits. Il fut peintre de la cour, président de l'Académie royale de peinture.
Lawrence, v. du Massachusetts (Etats-Unis), sur le Merrimac. à 36 kil. N.-E. de Boston. Etoffes de laine et de coton, fonderies ; 39,000 hab.
Laxenburg, bourg d'Autriche, à 15 kil. S. de Vienne ; 900 hab. Résidence impériale.
Laxon, commune du canton et de l'arr. de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Hospice d'aliénés. Chapeaux de paille ; 3,107 hab.
Lay, riv. de France, prend source au plateau de Gàtine, traverse le départ, de la Vendée et se jette dans le pertuis Breton, après un cours de 105 kil. Elle reçoit l'Yon.
Laya (Jean-Louis), né à Paris, 1761-1833, d'une famille d'origine espagnole, débuta, avec son ami Legouvé, par le Nouveau Narcisse, 1785, comédie, et par un recueil d'héroïdes : Essai de deux Amis, 1786. Il donna, en 1789, Jean Calas; en 1790, les Dangers de l'Opinion; mais il est surtout connu par l'Ami des lois, comédie en 5 actes et en vers, représentée sur le théâtre de la Nation (Théâtre-Français), le 2 janvier 1793; c'était une protestation courageuse contre les excès des hommes tout-puissants de l'époque; Laya dut se cacher jusqu'après le 9 thermidor. En 1797, il écrivit les Deux Stuarts; en 1799, le drame de Falkland, puis une Journée du jeune Néron, en 2 actes et en vers. Professeur de belles-lettres aux lycées Charlemagne et Napoléon, professeur d'histoire littéraire et de poésie française à la Faculté des lettres, après Delille, 1813, il entra à l'Académie française en 1817.
Laya (Léon), littérateur français, fils de Jean- Louis Laya, né à Paris, 1810-1872, obtint d'assez brillants succès au théâtre. On cite parmi ses comédies : La liste de mes maîtresses; la Lionne; le Premier chapitre; Un mari du bon temps : Une maîtresse anonyme; la Peau du lion; le Duc Job, surtout, et Madame Desroches; etc.
Laybach, OEmona, capit. du duché de Carniole (Autriche), sur la Laybach, à 126 kil. S.-O. de Vienne ; 26,000 hab. Evêché, cathédrale de Saint-Nicolas. Commerce de lin, blé, chanvre et miel. Fabriques de dentelles, soieries et faïences. — Il s'y tint en 1820-1821 un congrès à l'occasion des révolutions d'Italie.
Layrac, commune du canton d'Astaffort, arr. d'Agen (Lot-et-Garonne), sur le Gers. Minoteries, vins, eaux-de-vie ; 2,818 hab.
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ïLays (François Lay, dit), né en Gascogne, 4758-4834, d'abord enfant de chœur, débuta à l'Opéra, 4779. Il prit sa retraite en 4822. 11 fut forcé de se défendre dans un mémoire intitulé : Lays, artiste du théâtre des Arts, à ses concitoyens, 4795.
Lazare (Saint), frère de Marthe et de Marie, reçut Jésus-Christ à Béthanie, et fut par lui ressuscité le quatrième jour après sa mort. L'Eglise l'honore le 2 septembre.
Lazare, krale de Serbie, fut forcé de payer tribut au sultan Amurat, 4375, se souleva contre lui, en 4387, et fut vaincu à la bataille de Kossovo. Amurat, mortellement blessé dans l'action, fit mettre en pièces Lazare, son prisonnier.
Lazare (Hospitaliers de Saint-), ordre religieux et militaire, fondé à Jérusalem, en 4419. et confirmé par Alexandre IV, en 4255. Ils soignaient les lépreux. Ils ont été réunis, en Savoie, à Tordre de Saint-Maurice, en 1572.
Lazare (Saint-), Lazzaro-degli-Armeni, petite île de l'Adriatique, dans les lagunes de Venise, où est établie depuis 1747 la congrégation arménienne des Mékhitaristes.
Lazaristes OU Prêtres de la mission, congrégation fondée en 4625 par saint Vincent de Paul, pour former des missionnaires. Leur couvent était aussi une maison où l'on enfermait les jeunes gens qui se conduisaient mal.
Lazique, district de l'ancienne Colchide, au S. du Phase.
Lazzari Donato. V. BRAMANTE.
Lazzarini (Gregorio), né à Venise, 4655-4730, élève de Francesco Rosa, fut l'un des meilleurs peintres de Venise à la fin du xvne siècle.
Lazzarini (Giovanni-Andrea), né à Pesaro, 4740-4801 , était chanoine. Il a écrit sur les beaux-arts, et il a laissé plusieurs tableaux remarquables.
Lazzaroni, nom donné à la populace de Naples ; il signifie grands Lazares. Ils ont joué un rôle considérable dans les révolutions de Naples.
Lea, rivière d'Angleterre, coule vers le S.-E. entre les comtés de Middlesex et d'Essex et se jette dans la Tamise au-dessous de Londres, après un cours de 65 kil.
Leadhiiis, v. d'Ecosse, dans le comté de Lanark, à 64 kil. S.-E. de Glasgow. Riches mines de plomb.
Leamington, v. d'Angleterre, dans le comté et a 4 kil. E. de Warwick ; 5,000 hab. Eaux minérales.
Léandre, jeune Grec d'Abydos, amant de Héro, prêtresse de Vénus à Sestos, traversait l'Hellespont à la nage, pour aller la voir. Il se noya pendant une tempête, et Héro se précipita dans la mer.
Léandre (Saint ), archevêque de Séville, mort vers 596 ou 604, ami du pape saint Grégoire, combattit courageusement l'arianisme. On le fête le 43 mars.
Lébadée, auj. Livadia, anc. ville de Béotie, près de FHélicon.
Lebaîiiy (Antoine-François) , né à Gaen, 4756-4832, est connu par ses Fables, d'un style élégant et correct, qui ne manquent pas de bonhomie, 4784, in-42.
Lebarbier (JEAN-JACQUES-FRANÇOIS) , né à
Rouen, 4738-4826, fut membre de l'ancienne Académie de peinture, et fit partie de l'Académie des beaux-arts, réorganisée en 4816. 11 a peint Beaucoup de tableaux estimés, mais sans originalité.
Lebas (Jacques-Philippe), né à Paris, 1707- 4783. graveur du cabinet du roi, a laissé plus de 500 morceaux estimes.
Lebas (Philippe-François-Joseph), né à Frètent (Artois), 4765-4794, ami de Robespierre, fut membre de la Convention, épousa Elisabeth Duplay, défendit Robespierre au 7 thermidor, et se
tua à l'Hôtel de Ville, au moment d'être arrêté.
Lebas (Philippe) , fils du précédent, né à Paris, 4794-4860, chargé de l'éducation du prince Louis-Napoléon, de 4820 à 4827, fut professeur au collège Saint-Louis, puis maître de conférences à l'Ecole normale, membre de l'Académie des Inscriptions en 4838, conservateur de la bibliothèque de l'Université en 4846. On lui doit de nombreux travaux sur les inscriptions grecques et latines ; le t. 1er des Historiens occidentaux des croisades ; le Voyage archéologique en Grèce et en Asie Mineure, 4847, in-fol.; les Aventures de Hysméné et Hysménias, trad. du grec, 4828; les Aventures de Drosilla et Chariclès, 4844 ; plusieurs volumes de l'Univers pittoresque; des précis d'histoire; la traduction de V Atlas historique de Krust (avec Ansart); un cours de langue allemande; etc.
Le Bas (Locis-Hippolyte), né à Paris, 1782- 4867, élève de Vaudoyer, Percicr et Fontaine, entreprit, en 4822, le monument de Malesherbes au Palais de justice, et publia, avec Debret, les Œuvres complètes de Jacq. Barozzi et de Vignoles, 4827-35. Ses deux œuvres capitales sont la prison modèle de la rue de la Roquette et l'église Notre-Dame-de-Lorette. Il fut membve de l'Instilut en 4825, et professeur à l'Ecole des Beaux-arts.
Lebaud (Pierre), né en Bretagne ou à Saint- Ouen-des-Toits, sur la frontière du Maine, aumônier d'Anne de Bretagne, mourut en 1505. On lui doit ; Histoire de Bretagne, avec les chroniques des maisons de Vitré et de Laval, 4638, in-fol.
Le Bé (Guillaume), imprimeur et fondeur de caractères, né à Troyes, 4525-4598, a gravé et fondu les beaux caractères orientaux qui ont servi à Robert Estienne.
Le Beau (Charles), né à Paris, 1704-4778, professeur de rhétorique aux collèges du Plessis et des Grassins , d'éloquence au Collège de France, 1752 ; entra à l'Académie des Inscriptions en 1748, et en fut le secrétaire en 4755. Il a complété Y Anti-Lucrèce du cardinal de Polignac; ses œuvres latines (odes, fables, discours) ont paru en 3 vol., 4782. Il a écrit une Histoire du Bas-Empire, 22 vol. in-42; a fourni à l'Académie des Inscriptions d'excellents mémoires, sur la Légion romaine surtout, et a publié les Eloges des académiciens morts depuis 4755.
Lebeau (Jean-Louis-Joseph), né à Huy, 1794- 4865, avocat, fonda à Liège un journal d'opposition, le Mathieu Laensberg, plus tard appelé le Politique. 11 fut l'un des principaux fondateurs de l'Union, association politique dirigée contre la domination hollandaise. Après 4830, il fut l'un des membres les plus influents du Congrès; comme ministre des affaires étrangères, il contribua à l'élection du roi Léopold. Il fut ministre de la justice de 1832 à 4834 ; il rentra au pouvoir avec M. Rogier et fut ministre des affaires étrangères.
Lebedin, v. de Russie, dans le gouvernement et à 150 kil. O. de Kharkov : 14,000 hab.
Lebedos, anc. v. d'Asie Mineure, en Ionie sur la mer Egée.
Le Bel (Le P.), de l'ordre des Trinitaires, a publié une Belation du meurtre de Monaldeschi, 1664, in-12.
Le Bel (Antoine), né près d'Arc-en-Barrois (Haute-Mariie), 1706-4793, d'abord décrotteur et commissionnaire sur le Pont-Neuf à Paris, devint l'un des peintres les plus distingués du xvme siècle, et fut membre de l'Académie en
Le Bel (Jean), chroniaueur belge, chanoine de Saint-Lambert de Liège, mourut dans un âge très-avancé, vers 4390. Il a composé des Chroniques, dont Froissart s'est servi ; elles ont été publiées à Liège, 4850.
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Lcber (Jean-Michel-Constant), né à Orléans, 1780-1860, s'est consacré à des travaux estimés d'érudition. Citons : Des cérémonies du sacre; Histoire critique du pouvoir municipal ; De l'état de la presse et des pamphlets depuis François Ier jusqu'à Louis XIV; Essai sur l'appréciation de la fortune privée au moyen âge; etc. Il a publié, avec MM, Salgues et Cohen, une Collection des meilleures dissertations, notices et traités particuliers relatifs à l'histoire de France, 1826-42, 20 vol. in-8o.
Leberberg, nom allemand du Jura.
Leberon (Mont de), contrefort des Alpes du Dauphiné, le long de la Durance (Hautes-Alpes).
Lebeuf (L'abbé Jean), né à Auxerre, 1687- 1760, chanoine d'Auxerre, membre de l'Académie des Inscriptions en 4741, a laissé : De l'état des sciences dans l'étendue de la monarchie française depuis Charlemagne ; Recueil de divers écrits pour servir d'éclaircissement à VHistoire de France; Mémoires concernant l'Histoire ecclésiastique et civile d'Auxerre, 15 vol. in-12 ; Hist. de la Ville et du Diocèse de Paris, 1754, 15 vol. in-12, etc.
Lebida ou Lebedah, anc. Leptis Magna. Cette ville, colonie de Carthage, devint très riche et très commerçante. Patrie de l'empereur Septime-Sévère. Lebida est auj. en ruines.
Lebidi, village de Grèce, dans le nome d'Arcadie. Ruines d'Orcbomène.
Leblanc (Horace), peintre du xvne s., né à Lyon, a fait pour cette ville des tableaux estimés ; il mourut probablement de 1648 à 1650.
Leblanc (François), né en Dauphiné, mort en 1698, employa une partie de sa fortune à l'étude des médailles. On lui doit surtout un Traité historique des monnaies de France, 1690.
Leblanc (Claude), homme d'Etat français.
1669-1728, intendant dans plusieurs provinces, devint, en 1718, secrétaire d'Etat de la guerre. Le duc de Bourbon le fit mettre à la Bastille. Il fut rappelé au ministère de la guerre par Fleury.
Le Blanc (Nicolas), ne à Issoudun, 1753-1806, d'abord chirurgien, s'occupa de recherches chimiques; son ouvrage, intitulé : la Cristallotechnie, fut imprimé aux frais du gouvernement, 1802. Il est surtout célèbre pour avoir inventé la soude artificielle, 1789.
Le Bon (Joseph), né à Arras, 1765-1795, oratorien, puis curé constitutionnel de Vernois et de Neuville, 1791, se maria, devint maire d'Arras, et ne siégea à la Convention qu'après le 2 juin 1793. D'abord accusé de modérantisme, il établit ensuite par la terreur le gouvernement révolutionnaire. Après le 9 thermidor, il fut condamné à mort par le tribunal criminel d'Amiens, et exécuté le 16 octobre 1795. Son fils a essayé de le réhabiliter dans un livre intitulé : /. Le Bon dans sa vie privée et dans sa vie politique, 1861.
Lebon (Philippe), né à Bruchay, près de Joinville (Haute-Marne), 1769-1804, fut ingénieur des ponts et chaussées, et eut de bonne heure l'idée de faire servir à l'éclairage les gaz produits par la combustion du bois. Il donna le nom de thermolampes à ses appareils de chauffage et d'éclairage économique, 1799; il mourut subitement, peut-être assassiné.
Le Bossu (Jacques), né à Paris, 1549, de l'ordre de Saint-Benoît, docteur en théologie, précepteur du cardinal de Guise, parla et écrivit a Nantes contre Henri IH et Henri IV. On a de lui surtout les Devis d'un catholique et d'un politique, dédiés au duc de Mercœur, pamphlets remarquables par la verve et parfois même par l'éloquence, Nantes, 1590. Il mourut, en 1626, à Rome.
Le Bouvier (Gilles), dit Berry,nè à Bourges, 1386-1460, fut roi d'armes sous Charles VII, et a écrit ; Chronique ou histoire de Charles VU, de
1402 à 1458 ; Recouvrement de la Normandie, Chronique de Normandie, Histoire du roi Richard, Armoriai ou registre de la noblesse, Géographie en forme de voyages.
Lebreton (François), pamphlétaire français du xvie s., pendu à Paris, 22 novembre 1586.
Le Brigant (Jacqces). avocat, né à Pontrieux (Côtes-du-Nord), 1720-1804, est surtout connu par l'amitié et le dévouement de La Tour d'Auvergne. On lui doit : Dissertation sur les Brigantes, 1762; Eléments de la langue des Celtes Gomérites ou Bretons, 1779 ; La Langue primitive conservée, 1787, etc.
Lebrija, rivière de la Nouvelle -Grenade (Amérique du Sud), affluent de droite de la Magdalena ; cours de 220 kil.
Lebrija v. d'Espagne, près du Guadalquivir, dans la prov. de Séville ; 8,000 hab.
Lebrija (Antoine de), né à Lebrija (Espagne), 1444-1522, fut l'un des initiateurs de la Renaissance dans son- pays, par ses leçons et par ses écrits. On cite de lui : Institutiones grammatical; Grammatica sobre la lengua castillana; Lexicon latino-hispanicum et hispano-latinum, etc.
Le Brun (Charles), né à Paris, 1619-1690, élève de Vouet, se perfectionna à Rome, sous la direction du Poussin. Il fut nommé premier peintre du roi, 1664, directeur des Gobelins, recteur, chancelier, directeur de l'Académie de peinture; exerça une sorte de dictature, souvent dure el orgueilleuse, à l'égard des artistes. Il consacra quatorze années à la décoration de Versailles. On loue la richesse de ses compositions, mais on lui reproche un dessin lourd, un coloris faible, un abus de l'allégorie et de la mythologie. Ses œuvres capitales sont : les Victoires d'Alexandre et la Clémence d'Alexandre envers la famille de Darius, au Louvre ; la grande galerie du palais de Versailles, retraçant les événements du règne, depuis la paix des Pyrénées jusqu'à celle de Nimègue. Il s'est aussi exercé dans la gravure à Feau-forte, et a écrit : Conférences sur l'expression des différents caractères des passions, 1667, in-4<> ; Traité de la physionomie, in-fol., avec figures; Livre de portraiture pour ceux qui commencent.
Lebrun (Denis), mort en 1706, avocat au Parlement, a laissé : Traité des successions, 1692, in-fol. ; Traité de la communauté entre mari et femme, etc.
Lebrun (CHARLES-FRANÇOIS) , dUC DE PLAI- SANCE, né à Saint-Sauveur, près de Coutances, 1739-1824, fut censeur royal, 1765, payeur des rentes, inspecteur général des domaines, sans cesser d'être le collaborateur du chancelier Maupeou. Il cultiva les lettres et publia des traductions élégantes de la Jérusalem délivrée, H14, de l'Iliade, 1776. Il fit partie de l'Assemblée constituante et y fut le rapporteur de presque toutes les lois de finances ; deux fois arrêté, en 1793 et en 1794, il fut sauvé par le 9 thermidor. Il fut du Conseil des anciens, prit bien peu de part au 18 brumaire, et fut désigné par Bonaparte comme troisième consul. Il s'occupa surtout de la réorganisation des finances et de l'administration intérieure; l'Empereur, en 1804, le nomma architrésorier et lui laissa la direction suprême des finances : il dut accepter le titre de duc de Plaisance. Gouverneur de Ligurie en 1805, lieutenant général en Hollande, il gouverna le pavs avec sagesse et ne le quitta nue devant les étrangers. Il adhéra au rétablissement des Bourbons, et fit partie de la Chambre des Pairs. Pendant les Cent-Jours il fut grand-maître de l'Université. Il ne rentra à la Chambre des Pairs qu'en 1819. Il avait publié une traduction de Y Odyssée, en 1809, et était de l'Académie des Inscriptions depuis 1803.
Lebrun (ANNE- CHARLES), due DE PLAISANCE,
fils du précédent, né à Paris, 1775-1859, aide de
LEC
LEC
camp de Bonaparte à Marengo, général de division en 4812, enlra dans la Chambre des Pairs en 1824. Membre du Sénat en 1852, il devint, à la fin de cette année, grand-chancelier de la Légion d'honneur.
Lebrun (PONCE-DENIS Ecouchard). né à
Paris, 1729-1807, élevé dans la maison du prince de Gonti, se fit connaître par plusieurs odes, eut des démêlés fort vifs avec Fréron et composa des épigrammes mordantes contre la plupart des écrivains, ses contemporains. D'un caractère peu aimable, il célébra Marie-Antoinette, attaqua le roi et la reine prisonniers ; trouva des éloges pour Robespierre et pour Napoléon, et mourut en laissant une grande réputation, qui nous paraît exagérée. Il fut membre de l'Institut, et on l'avait surnommé Lebrun Pindare. Il a laissé quatre livres d'Elégies, deux livres d'Epltres, deux poèmes inachevés (les Veillées du Parnasse et la Nature).
Lebrun(MARIE-L0UISE-ELISABETH"Vigée,Mme),
peintre, née à Paris, 1755-1842, fille du peintre Vigée, avait conquis une grande réputation par ses portraits, lorsqu'elle épousa, 1776, Lebrun, qui ne fut qu'un embarras dans sa vie. Elle fit plus de vingt-cinq portraits de Marie-Antoinette, dont elle devint l'amie, et fut admise dans l'Académie de peinture. Elle quitta la France au début de la Révolution; partout les souverains lui demandaient des portraits, les académies lui décernaient des diplômes. Elle revint à Paris en 1801, et ses succès ne furent pas moins grands auprès de Bonaparte qu'auprès de Mme de Staël. Son œuvre se compose de 662 portraits, 15 tableaux et près de 200 paysages. Elle a publié : Souvenirs de M™ Vigée-Lebrun, 1835-37, 3 vol. in-8°. — Son mari, Jean- Baptiste-Pierre Lebrun, né à Paris, 1748-1813, la ruina. On lui doit surtout la Galerie des peintres flamands, hollandais et allemands, avec 201 planches, 4792-96, 3 vol. grand in-fol.
Lebmn.Tossa (Jean-Antoine), né à Pierrelatte (Dauphiné), 1760-1837, a écrit des drames {les Noirs et les Blancs, Arabelle et Vascos, Washington, etc.) ; des comédies (l'Honnête Aventurier, la Folie du roi Georges, le Cabaleur, le Terne à la loterie, la Jolie Parfumeuse), des opérascomiques, etc.
Lebrun (PIERRE-HENRI-HÉLÈNE-MARIE Tondu), né à Noyon, 1763-1793, rédigea le Journal général de l'Europe, devint ministre des affaires étrangères, après le 10 août 1792, puis remplaça Servan à la guerre. 11 fut condamné à mort comme contre-révolutionnaire.
Le Camus (Etienne) né à Paris, 1632-1707, aumônier de Louis XIV, devint évêque de Grenoble en 1671, et cardinal en 1686. 11 est connu par sa tolérance et sa charité. — Son frère Jean, né à Paris, 1636-1710, lieutenant civil au Ghâtelet, a écrit : Observations sur la coutume de Pans, etc.
Le Cat (Claude-Nicolas), né à Blérancourt (Picardie), 1700-1768, fut chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Rouen, et y fonda une académie de chirurgie. Parmi ses ouvrages on cite : Traité des sens, et Traité des sensations et des passions en général ; Lettres concernant l'opération de la taille; Cours abrégé d'Ostéologie ; etc.
Lecce, Aletium, v. d'Italie, ch.-l. de la Terre d'Otrante ; 26,000 hab. Evêché, belle cathédrale. Fabriques de cotonnades et de dentelles.
Lecco, v. du roy. d'Italie, prov. et à 24 kil. E. de Côme, sur le lac de Lecco; 3,000 hab.
Leceiies, commune du cant. de Saint-Amand, arr. de Valenciennes (Nord). Sucre, instruments aratoires, broderies; 2,170 hab.
Lech, riv. d'Allemagne, affl. de droite du Danube, naît dans les Alpes Algaviennes ; traverse le Tyrol, et entre en Bavière. Il arrose Landsberg, Augsbourg et Rain ; c'est un torrent long de 180 kil. Il reçoit la Wertach.
Le Chapelier (Isaac-René-Guy), né à Rennes, 1754-1794, défendit à la tête du barreau de Rennes, en 1787, les droits du tiers état contre les ordres privilégiés, et, à l'Assemblée constituante, prit rang parmi les meilleurs orateurs. Il présida l'Assemblée au 4 août ; il est l'auteur de la loi du 28 juillet 1791, qui garantit la propriété littéraire. Il développa ses opinions dans des articles de la Bibliothèque de l'homme public, et périt avec Thouret et d'Eprémesnil, 22 avril
Léchée, Lechœon, anc. v. du Péloponnèse, sur le golfe du même nom, étail le port de Corinthe, vers le golfe de Corinthe.
Lécheiie, né en Saintonge, maître d'armes à la Révolution, devint, par la faveur du ministre Bouchotte, général en chef de l'armée de l'Ouest, 30 sept. 1793. Malgré son incapacité, il remporta quelques avantages, mais fut complètement battu devant Laval. Incarcéré à Nantes, il y mourut peut-être en s'empoisonnant.
Lechevaiier (Jean-Baptiste), né à Trelly, près de Coulances, 1752-4836, fut secrétaire de Ghoiseul-Gouftier, ambassadeur à Constantinople, remplit une mission politique en Moldavie ; et devint conservateur à la bibliothèque Sainte- Geneviève. On a de lui : Voyage dans la Troade, contenant la description de la plaine de Troie; Voyage de la Propontide et du Pont-Euxin ; Ulysse-Homère, etc.
ieck, bras du Rhin qui se sépare du fleuve à Diirstède, et se confond avec la Meuse au-dessus de Rotterdam. Il a 65 kil. de long ; l'Yssel s'en détache à Schoonhoven.
Leckhes, peuple slave, d'où sont sortis les Polonais.
Le Clerc (Périnet), fils d'un marchand de fer du Petit-Pont, à Paris, déroba à son père les clefs de la porte Saint-Germain-des-Prés, et livra Paris aux soldats de Jean sans Peur, 29 mai 4448.
Leclerc (Daniel), médecin, né à Genève, 4652- 4728, a publié la Bibliotheca analomica, 1685, 2 vol. in-fol. ; Chirurgie complète ; Histoire de la Médecine ; etc.
Leclerc (Jean), frère du précédent, né à Genève, 1657-1736, pasteur protestant dès 1679, à Londres, 1682, en Hollande, professeur de belleslettres, puis d'histoire ecclésiastique à Amsterdam, a combattu toute sa vie pour les droits de la raison. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : Entretiens sur diverses matières de Théologie,' Commentarii philologici et Paraphrases in vêtus Testamentum, 4 v. in-fol. ; Opéra philosophica, 4 v. in-8° ; Compendium historiée universalis ; Historia ecclesiastica duorum primorum seeulorum, 1716, in-4<>; Ars critica, 4696, 2 vol. in-8»; Vie du cardinal de Richelieu ; Hist. des Provinces-Unies des Pays-Bas (de 1560 à 1716) ; etc. Il est aussi très connu par trois publications périodiques qu'il dirigea : Bibliothèque universelle et historique, 1686-93, 26 vol. in-12 ; Bibliothèque choisie, pour servir de suite à la précédente,
28 vol. in-12 ; Bibliothèque ancienne et moderne,
29 vol. in-18.
Le Clerc (Sébastien), né à Metz, 4639-4744, ingénieur géographe du maréchal de La Ferté, se livra entièrement à la gravure. Ses compositions sont remarquables; son œuvre comprend 4,000 pièces. On lui doit : Traité d'architecture, 1714, 2 vol. in-4», etc.
Le Clerc (Michel), avocat né à Albi, 4622- 1691, composa plusieurs tragédies, et fut de l'Académie française depuis 1662.
Leclerc (Jean-Baptiste), né" à Angers, 4756- 1826, entra à l'Assemblée nationale en 1790, fut nommé à la Convention, mais donna sa démission après le 2 juin. Membre du Conseil des Cinq-Cents, il fut l'ami de La Revellière, et correspondant de l'Académie des Inscriptions. On a de lui : Mes Promenades champêtres, 4786; de
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