LAI
tin. Il quitta Pétersbourg, en 1793, avec le grade de colonel, s'établit à Genève, puis à Paris, et prit une part active à la révolution de 1798, à Berne. Il fut l'un des directeurs de la république Helvétique; en 4814, grâce à l'appui de l'empereur Alexandre 1er, u contribua a faire reconnaître l'indépendance du canton de Vaud ; il vécut dès lors a Lausanne.
La Haye, en hollandais '5 Gravenhage (la haie des comtes), deuxième capitale du royaume des Pays-Bas, résidence de la cour et des'Etatsgénéraux, et ch.-l. de la prov. de Hollande méridionale, est située à 53 kil. S.-O. d'Amsterdam, et à 3 kil. de la mer du Nord; 123,000 hab. On y remarque le vieux palais, le palais du prince Maurice de Nassau, qui possède un musée de plus de 400 tableaux ; l'hôtel de ville, la halle aux grains et le temple neuf. Aux environs sont : le Bois, grand parc, à l'extrémité duquel est un château royal, Ryswitk, où fut signée la paix de 1697. — La ville devint, en 1810, le ch.-l. du département français des Bouches-de-la-Meuse, et fut, après 1814, la résidence du roi des Pays-Bas. Patrie du physicien Huygens et du roi d'Angleterre Guillaume III.
La Haje-Descartes, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. S.-O. de Loches (Indre-et-Loire), sur la Creuse. Patrie de René Descartes; 1,722 hab.
La Haje-Pesnei, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N.-O. d'Avranches (Manche); 935 hab.
La Haje.du.Puits, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. N.-O. de Coutances (Manche) ; 1.420 hab.
La Hire (ETIENNE de Vignoles, dit), né
dans le Bigorre, mort en 1443, se rendit célèbre par sa bravoure, dès 1418, avec son ami Poton de Saintrailles. C'est lui qui adressait à Dieu cette prière célèbre : Sire Dieu, je te prie que tu fasses aujourd'hui pour La Hire autant que tu voudrois que La Hire fist pour toi s'il estoit Dieu et tu fusses La Hire. Il fut l'un des principaux compagnons d'armes de Jeanne d'Arc , qu'il admirait et qu'il aimait. Il suivit à Reims Charles VII, qui le nomma bailli de Vermandois. Il tomba entre les mains des Bourguignons et s'adressa aux bonnes villes de France, qui payèrent sa rançon, 1432-33; puis accompagna Charles VII à son entrée dans Paris. Le roi lui donna la seigneurie de Montmorillon, dans le Poitou, mais ne lui confia pas de grands commandements. Son image n'a pas cessé de se perpétuer dans le valet de cœur du jeu de cartes, dont les figures commencèrent alors à être stéréotypées.
La Hire (Laurent de), peintre et graveur né à Paris, 1606-1656, se rendit célèbre par la fraîcheur de son coloris, sa touche légère, et son habileté dans la perspective.il a composé beaucoup de tableaux estimés pour les églises de Paris, pour les galeries des grands seigneurs, pour le Palais-Royal de Richelieu. 11 a gravé à l'eau-forte avec talent; les douze planches, représentant les Martyres des Apôtres, sont très' recherchées.
La Hire (Philippe de), né à Paris, 1640-4718, fi-ls du précédent, abandonna la peinture pour les sciences, fut professeur de mathématiques au Collège royal et à l'Académie d'architecture; il entra a l'Académie des Sciences, en 1678. La Hire a été l'un des grands géomètres français du xvii* siècle ; parmi ses nombreux travaux, on cite : i\ouvelle Méthode de géométrie pour les sections des superficies coniques et cylindriques, 1673, in-4<>; Traité des épicyeloïdes ; Sectiones comcœ, 1685; la Gnomonique, 1682 et 1698- Tabulât astronomicœ, 1687 et 17U2. etc., etc. — Son fils aîné, Gabriel-Philippe, né à Paris, 1677-1719. fut membre de l'Académie des Sciences, en 1699; il a écrit un mémoire sur Y Organe de la vue! — Son second fils, Jean-Nicolas, 1685-1727, botaniste et médecin, fut aussi de l'Académie des Sciences, en 1709.
Lahn, riv. de l'Allemagne du Nord, affl. de dr. du Rhin, est formée par la réunion de deux rivières, la Lahn, qui descend du Westerwald, et l'Ohm, qui sort des Vogels-Gebirge, dans la Westphalie prussienne ; elle arrose Marbourg, en Prusse , Giessen dans la Hesse-Darmstadt , Wetzlar, Weilbourg, Limbourg, Dietz, Nassau et Ems, en Prusse. Elle a 145 kil. de cours.
Lahnstein (Nieder.), V. de Pl'USSe (Hesse-
Nassau), au confl. du Rhin et de la Lahn ; 2,5u0 h. — Près .de là est Ober- Lahnstein, sur la Lahn; 2,000 hab. Sources minérales, forges de fer.
Lahore, v. de l'Hindoustan anglais, à 370 kil. N.-E de Delhi, sur le Ravi, affl. de l'indus; 100,000 hab. Fabriques d'étoffes de coton, de lainages, d'armes, et surtout de châles de cachemire de qualité inférieure. C'est la capitale duPandjâb.
Lahore (Royaume de), contrée de l'Hindoustân, qui comprenait les pays de Lahore, de Cachemire, de Moultan et la partie orientale de l'Afghanistan, entre l'indus et les monts Soliman. Soumis aux empereurs mongols, le Lahore se divisa en nombreuses principautés possédées par les Sykes. Rundjet-Sing, au commencement du xixe siècle, en fit un état puissant. Mais après la mort de son fils, en 1843, les Anglais se sont emparés du pays, 1846-49. V. Pendjab.
Lahr, v. du grand-duché de Bade, à 80 kil. S. de Carlsruhe; 7,000 hab.
Lahsa, nom donné par les Arabes aux côtes occidentales du golfe Persique. Il est séparé du Nedjed par une chaîne de hautes collines. Cap., Houfhouf ; v. principales : Katif, Koweit et le village de Aïn-Nejm (fontaine de l'étoile), où jaillissent des sources thermales sulfureuses.
La Huerta (VlNCENT-GARCIA de), né dans
l'Estrémadure, 1729-1797, a voulu régénérer le théâtre espagnol. Sa tragédie de Rachel, 1778, eut un grand succès.
Laibach. V. Laybach.
Laigie, ch.-l. de canton, arr., et à 34 kil. N.-E. de Mortagne (Orne), sur la Rille, dans l'ancien pays d'Ouche. Clouterie, quincaillerie, épingles, aiguilles, fil de fer et fil de laiton; 5,303 hab.
Laignes, ch.-l. de canton, arr., et à 18 kil. O. de Chàtillon-sur-Seine (Côte-d'Or) ; 1,340 hab.
Laiiié, comm. du canton de Guichen, arr. de Redon (Ille-et-Vilaine) ; 2,021 hab.
Laiiiy, comm. du canton de Beaugency, arr. d'Orléans (Loiret); 2,052 hab.
Laine (Joseph-Henri-Joachim, vicomte), né à Bordeaux, 1767-1835, avocat en 1789, se distingua à Saint-Domingue dans la défense de la colonie, et, rentré au barreau, y eut de grands succès pendant douze ans. Député au Corps législatif, en 1808, il montra de l'indépendance. A la fin de 1813, il rédigea le rapport de la commission, pour engager l'empereur à signer la paix; président de la Chambre des députés de 1814, il protesta contre le retour de Napoléon ; il présida la fameuse Chambre introuvable de 1815, et eut de nombreuses luttes à soutenir contre la faction ultra-rovaliste. Une ordonnance royale le fit entrer à l'Académie française, en 1816, et il fit partie, comme ministre de l'intérieur, du cabinet présidé par le duc de Richelieu, 7 mai 1816. Il provoqua l'ordonnance libérale du 5 septembre, soutint la nouvelle loi électorale qui fut adoptée, le 5 fév. 1817, et céda son poste à M. Decazes, 29 déc. 1818. II. devint président du conseil de l'instruction publique, puis ministre sans portefeuille, déc. 1820. Pair de France, le 23 déc. 1823, il défendit avec intelligence la cause de la liberté constitutionnelle. Il prêta serment à Louis-Philippe, après 1830.
Laing (ALEXANDRE Gordon), né à Edimbourg, 1794-1826, fit en 1822, un voyage de découvertes de la Guinée vers Tembouctou. Nommé
LAL
LAL
major, il reçut une nouvelle mission du gouvernement anglais, partit de Tripoli avec une caravane, qui se rendait à Tembouctou, mais fut étranglé près de cette ville par un cheikh arabe fanatique.
Lairesse (GÉRARD de), né à Liège, 1640-1711, gagna réputation et fortune à Amsterdam, par ses tableaux spirituels et un peu maniérés. On lui doit : les Principes du dessin, et Leçons de peinture.
Laïs , courtisane grecque, née à Corinthe, contemporaine d'Aspasie, au ve s. av. J.-C, fut célèbre dans l'antiquité. Aristippe lui dédia deux ouvrages. — Une autre Laïs, née à Hyccata, en Sicile, vivait un peu plus tard, et fut vendue comme esclave à un riche Corinthien. — On parle d'une troisième Laïs, qui vivait du temps de Démosthène, et fut tuée par des femmes de Thessalie, jalouses de sa beauté.
Laissac, ch.-l. de canton, arr. et à 45 kil. N.-O. de Millau (Aveyron) ; 1,452 hab.
Laïus, fils de Labdacus, roi de Thèbes, épousa Jocaste, et fut tué par son fils Œdipe.
Lajard (Pierre- Augdste de), né à Montpellier, 1757-1837, capitaine en 1789, premier aidemajor général de La Fayette , colonel d'étatmajor, occupa quelque temps le ministère de la guerre, en 1792. il fut membre du Corps législatif, de 1808 à 1815.
Lajard (Jean-Baptiste-Félix), archéologue,
Farent du précédent, né à Lyon, 1783-1858, de Académie des Inscriptions en"l830, s'est occupé surtout des rapports de la Grèce ancienne et de l'Orient, dans de nombreux et savants mémoires : Recherches sur le culte de Vénus, — sur le culte public et les mystères de Mithra, ouvrage couronné par l'Académie, etc.
Lakanai (Joseph), né à Serres (Ariège), 1762- 1845, entra chez les Pères de la Doctrine chrétienne, et occupait la chaire de philosophie, à Moulins, lorsqu'il fut nommé député de l'Anège, à la Convention. Membre du comité de l'instruction publique, il prit une part active à la création de tous les établissements scientifiques et littéraires de cette époque. Membre du conseil des Cinq-Cents, il contribua à la fondation de l'Institut, et en fit partie dès l'origine. Il rentra dans la vie privée après le 18 brumaire, et devint économe du lycée Bonaparte. Exilé, comme régicide, en 1815, il se retira aux Etats-Unis. Il ne revint en France qu'en 1833, et fut réélu membre de l'Académie des Sciences morales et
Politiques , 1834. Il a laissé des Rapports et Exposé sommaire des travaux de J. Lakanai pour sauver, durant la Révolution, les sciences, les lettres, et ceux qui les honoraient par leurs travaux, 1838, in-8». '
Laknau OU Lucknow, V. de l'HilldoilStan
anglais, capit. de l'ancien rov. d'Aoude. à 880 kil. N.-O. de Calcutta, sur le Goumti ; 285,000 hab. Manufactures de coton, de soie, de cuir. Laknau a été la capitale de l'Aoude de 1775 à 1856, et annexée par les Anglais à cette dernière date.
Lalain OU Lalaing (JACQUES, dit JACQUET
de), surnommé le Bon Chevalier, 1422-1453, s'est surtout distingué à la cour de Bourgogne; il a parcouru l'Europe pour chercher les aventures glorieuses ; il est surtout resté célèbre par la Chronique de Lalain, dont l'auteur est Lefèvre de Saint-Remy.
Lalain. V. LALLAING.
Laland V. LaALA>D.
Lalande (MlCHEL-RlCHARD de), Compositeur,
surintendant de la musique de Louis XIV et de Louis XV, né a Paris, 1637 ou plutôt 1657-1726, fils d'un pauvre tailleur, fut le plus habile compositeur français de son temps dans le genre religieux. On lui doit une soixantaine de motets, la musique de Mélicerte, pastorale de Molière, et le ballet des Eléments.
Lalande (JOSEPH-JÉRÔME Le Français de),
né à Bourg-en-Bresse, 1732-1807, élève des jésuites, étudia le droit à Paris, puis suivit avec ardeur les leçons de De Lisle et de Le Monnier au Collège de France. Membre de l'Académie des Sciences en 1753, il entreprit avec Clairaut un grand travail sur les comètes, et rédigea, depuis 1760, la Connaissance des Temps. Il succéda à De Lisle au Collège de France, fut un excellent professeur et forma de nombreux élèves. Parmi ses ouvrages on cite : Traité d'Astronomie, 1764,2 vol. in-4°; Traité d'Astronomie abrégé, 1774, in-8o ; Astronomie des Dames, 1785, in-18 ; Bibliographie astronomique, 1803, in-4°; Histoire céleste française ; Abrégé de Navigation, 1793, in-4o ; Voyage d'un Français en Italie, en 1765-66, 8 vol. in-12 et atlas, 1769; Traité des canaux de navigation, 1778, in fol. ; Mémoires sur les équations séculaires ; Sur la Théorie de Mercure, etc.
Laibenque, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. S. de Cahors (Lot). Chapeaux de paille, 2,070 hab.
Laiétans, anc. peuple de la Tarraconaise (Espagne) ; ch.-l. Barcino.
Laiinde, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. E. de Bergerac (Dordogne) ; 2,216 hab.
Laiitapatam, v. de l'Hindoustan, près de Katmandou, dans l'Etat de Népaul ; 25,000 hab.
Laiia.Maghrnia, poste militaire de l'Algérie sur la frontière du Maroc, et ch.-l. de cercle ; 600 hab. Un traité y fut conclu entre la France et le Maroc pour la délimitation des frontières, en 1845.
Laiiaing, comm. du canton et de l'arr. de Douai (Nord), sur la Scarpe ; 2,063 hab.
Lallemand (JEAN-BAPTISTE), lié à Dijon, 1710-
1802 (ou 1803), d'abord tailleur d'habits, devint un peintre habile, et se distingua dans tous les genres, mais surtout dans les marines et les paysages.
Lallemand (Charles-François-Antoine, baron), né à Metz, 1774-1839, s'enrôla, en 1792, dans l'artillerie légère, et gagna tous ses grades dans les guerres de la république et de l'empire; il fut général de brigade en 1811. Il commandait le département de l'Aisne, en 1815, lorsqu'il tenta un soulèvement en faveur de Napoléon. Nommé général de division et pair de France, il combattit à Fleurus et à Waterloo, rejoignit Napoléon à l'île d'Aix, ne put le suivre à Sainte-Hélène, fut condamné à mort par contumace, et échoua dans un essai de colonie militaire, le Champ d'Asile, au Texas. L'empereur lui légua cent mille francs par son testament. Lallemand revint en Europe, 1823, et tomba dans un tel dénûment, qu'il rentra en France, sans avoir obtenu un sauf-conduit. Il put retourner aux Etats-Unis, où il fonda une maison d'éducation. Après 1830, il revint en France, où il fut reconnu comme lieutenant général et nommé pair de France, 1832; il eut le commandement de la Corse.
Lallemand (Henri-Dominique, baron), frère du précédent, né à Metz, 1777-1823, fut employé dans toutes les guerres de l'Empire, s'associa aux efforts de son frère, fut, comme lui, nommé général de division, commanda l'artillerie de la garde à Waterloo, fut proscrit, mais parvint à fuir aux Etats-Unis, où il épousa la nièce d'un riche négociant français de Philadelphie, Stephen Girard. Il a publié un Traité d'Artillerie, 2 vol. in-4».
Lallemand (Claude-François), né à Metz, 1790-1854, fut professeur de clinique chirurgicale à la Faculté de Montpellier. Membre de l'Académie des sciences, 1845, il vint s'établir à Paris. Son livre sur Y Encéphale, 3 vol. in-8°, était devenu classique avant d'être terminé. On lui doit les Aphorismes d'Hippocrate, texte et traduction, avec notes.
Lallemand (RICHARD Conteray), né à Rouen,
LAL
LAM
4726-1807, imprimeur, maire de sa ville natale, fut anobli par Louis XV. On lui doit de bonnes éditions des classiques, le Petit Apparat royal, ou Nouveau Dictionnaire français-latin, souvent corrigé et augmenté depuis, etc.
Lain (Jean-Baptiste), jurisconsulte, né àNorsia, 1572-4637, est surtout connu par ses vers badins et burlesques : la Moscheide, overo Domiziano Moschicide ; la Franceide, overo del Mal Francese, poema giocoso; l'Enéide travestita, etc.
Lally (Thomas-Arthur, baron de Toliendai, comte de), né à Romans (Dauphiné), 1702- 1766, d'une illustre famille d'Irlande, qui émigra à la suite des Stuarts. Il se distingua par sa valeur dans la campagne du Rhin, 4733 ; et, à la tête de la brigade irlandaise, contribua pour beaucoup au gain de la bataille de Fontenoy,
4745. Il fit les plus grands efforts en France et en Ecosse pour la cause de Charles-Edouard,
4746, et devint maréchal de camp à la prise de Maëstricht. Nommé lieutenant général, commandant des établissements français en Asie, il partit sur l'escadre de d'Aché avec 4,000 hommes, 4 millions et un brillant état-major, 4757-58. Il fit une guerre acharnée aux Anglais ; mais il fut mal soutenu et s'attira beaucoup d'ennemis par son caractère dur et emporté. Assiégé dans Pondichéry, il fut forcé de se rendre à discrétion, après une résistance héroïque, janvier 1764. Prisonnier à Londres, il obtint la liberté sur parole, se constitua prisonnier à la Bastille, et, après un procès inique, il fut condamnépour avoir trahi les intérêts du roi. Il fut conduit à la place de Grève, bâillonné et dans un ignoble tombereau, 9 mai 4766 ; il mourut en protestant de son innocence. Douze ans plus tard, sur les réclamations réitérées du fils de Lally, cet arrêt fut revisé par l'ordre de Louis XVI, et la mémoire du comte fut réhabilitée, 24 mai 4778.
Ixaily-Toiiendai (Trophime-Gérard, marquis de;, fils du précédent, né à Paris, 4751-4830. Pendant dix ans il fit les efforts les plus généreux pour faire réhabiliter la mémoire de son père; il était secondé par l'opinion publique et par l'éloquence du vieux Voltaire. En 4789, il fui nommé député de la noblesse de Paris aux Etats généraux. Partisan des réformes , Lally déploya beaucoup d'activité dans l'Assemblée, pour établir sur des bases solides la monarchie constitutionnelle. Apres les journées des 5 et 6 octobre, il se retira en Suisse auprès de Mounier, et dans son Quintus Capitolinus discuta la Constitution de 4791. Il rentra en France, après le 48 brumaire. En 4845, il suivit Louis XVIII à Gand et fut membre de son conseil privé; il travailla au Moniteur de Gand. Au mois d'août 4815, il fut élevé à la pairie, et, fut nommé membre de l'Académie française par l'ordonnance du 24 mars 4816. On a de lui : Mémoires et plaidoyers pour la réhabilitation de son père ; Quintus Capitolinus aux Romains, apologie du gouvernement constitutionnel ; Lettres à Edmond Burke, 4,91. 4792; Plaidoyer pour Louis XVI, 4793; le comte de Strafford, tragédie en 5 actes, 4795 ; Mémoire au roi de Prusse pour obtenir la liberté de La Fayette; Défense des émigrés français, adressée au peuple français, 4797, 2 vol. in-8» ; Mémoires concernant Marie - Antoinette , 4804' 3 vol. in-8° ; etc.
La Longe, dit le Fiammingo, peintre de l'école de Crémone, né à Bruxelles, mort à Plaisance, en 1709, a imité le Guide et le Guerctiin.
La Loubère (Antoine de), géomètre, né dans le Languedoc, 1600-1664, de l'ordre des jésuites, n'est connu que par ses démêlés avec Pascal sur les cycloïdes.
La Loubère (Simon de), neveu du précédent, né à Toulouse, 1642-1729, envoyé extraordinaire de Louis XIV à Siam, 4687-88, a publié un livre intéressant : du royaume de Siam, 4689, 2 vol.
in-42. Il entra à l'Académie Française, 4693, écrivit un Traité de l'origine des Jeux Floraux, et un ouvrage original, de la Résolution des équations, 4732, in-4».
La Luzerne (CÉSAR-HENRI, Comte DE), né à
Paris, 4737-4799, neveu de Malesherbes, fut ministre de la marine, 1787-1790, et forcé d'émigrer. On a de lui la traduction de la Retraite des Dix mille et de la Constitution des Athéniens de Xénophon.
La Luzerne (Anne-César de), frère du précédent, né à Pans, 1741-1794, colonel des grenadiers de France, entra dans la diplomatie, et mourut ambassadeur à Londres.
La Luzerne (CÉSAR-GuiLI.AUMH de), frère des
précédents, né à Paris, 4738-4824, d'abord chevalier de Malte, se destina à l'Eglise, fut évêque de Langres, en 4770, siégea à l'Assemblée des notables de 4787, et fut député aux Etats généraux de 4789. 11 donna sa démission après les journées d'octobre, fut forcé d'émigrer et composa a Venise un grand nombre d'ouvrages religieux. Pair de France, en 1814, cardinal en 4817, il redevint évêque de Langres ; il fut l'un des zélés défenseurs des libertés de l'Eglise gallicane. On lui doit : Instruction pastorale sur le schisme de France, 4791, 1808,2vol. in-42; Considérations sur divers points de la morale chrétienne, Venise, 1795, 5 vol. in-12; Dissertations sur la révélation, sur la loi naturelle, etc., 4807, 5 vol. ; Dissertatations sur les vérités de la religion, 4 vol. in-42. ; Sur les Eglises catholique et protestante; Sur la déclaration de rassemblée du clergé de France de 4682, etc.
Lama (prêtre en thibétain), nom qui portent les prêtres du bouddhisme, au Thibet, chez les Mongols, etc. Le chef des lamas est le Dalaï- Lama, souverain politique et religieux du Thibet, sous la suzeraineté de la Chine.
Lama (Giovanni-Bernàrdo), peintre de l'école napolitaine, 4508-4579, eut pour maîtres Amati et surtout P. de Caravage.
Lama, ch.-l. de canton, arr. et à 50 kil. S -O. de Bastia (Corse) ; 512 hab.
Lamachus, 475-444 av. J.-C, fut l'un des généraux athéniens de la guerre du Péloponèse, et partagea avec Alcibiade et Nicias le commandement de l'expédition de Sicile, 415. Il périt au commencement du siège de Syracuse.
La Marche. V. MARCHE (La).
Lamarche, ch.-l. de canton, arr. de Neufchâteau (Vosges) ; 1,694 hab. Patrie du maréchal Victor.
La Marck. V. MARCK (La).
Lamarck (JEAN - BAPTISTE - PlERRE - ANTOINE
de Honet de), né à Barentin, en Picardie, 4744- 4829, fut officier, 4764, quitta l'armée et vint à Paris pour étudier la médecine. Il se prit d'un grand amour pour la botanique; un mémoire sur les vapeurs de l'atmosphère et la Flore française, 4778, le firent connaître; et, protégé par But'fon, Lamarck entra à l'Académie des Sciences, 1779. Il rédigea une grande partie au Dictionnaire de botanique de l'encyclopédie méthodique, 1785, entra au Jardin des Plantes, en 1788, fut chargé d'une chaire de zoologie en 1793. Il commença alors son Histoire des animaux sans vertèbres, 7 vol., achevée en 1822; il s'occupait avec la même ardeur de la description des coquilles fossiles, et fit faire de grands progrès à la paléontologie. 11 posa le premier, d'une manière scientifique, le problème de la variabilité des espèces, et son livre, intitulé Philosophie zoologique, 1819, réunit, en les coordonnant, toutes ses idées sur l'ensemble des phénomènes de la nature vivante. Ajoutons à ses ouvrages : Hydrogéologie, 1802; Annuaire météorologique ; Description des fossiles des environs de Paris ; Système des connaissances positives de l'homme, 1821.
La Mare (PHILIBERT de), né à Dijon, 1615-
LAM
LAM
4687, conseiller au parlement de Bourgogne, a écrit : Conspectus Historicorum Burgundiœ, 4-689 ; Huberti Langueti Vita, 1700; Mélanges de littérature et d'histoire, 2 vol. in-fol., etc.
La mare (Nicolas de), né à Noisy-le-Grand, 4639-1723, composa son Traité de la police, 4 vol. in-fol. ; le dernier a été publié par Leclerc du Bnllet.
Lamarque (MAXIMILIEN, COUlte), né à Saint-
Sever, 4770-4832, volontaire en 4791, capitaine dans la colonne infernale de La Tour d'Auvergne, fut général de brigade en 4804, et général de division, 4807. Il s'illustra à l'armée d'Italie, 4809, à Wagram, en Espagne. Pendant les Cent- Jours, à la tête de quelques milliers d'bommes seulement, il fut chargé de combattre les Vendéens soulevés ; il fit des merveilles, et mérita le titre de pacificateur de la Vendée. Exilé à la seconde restauration, rappelé en 4848, il fut nommé député des Landes, en 4828, et, dès lors membre du parti libéral, ne cessa de faire de l'opposition, même après la révolution de 4830. Son éloquence généreuse, vive et colorée, son beau caractère et la bonne foi de ses opinions lui avaient mérité une grande popularité. Ses funérailles furent l'occasion de la prise d'armes des républicains, 5 et 6 juin 4832. Il a publié : Défense de M. le général Lamarque ; Nécessité d'une armée permanente, 4820; de V Esprit militaire en France, 4826 ; la Vérité tout entière sur le procès d'un maréchal de France, 4834 ; Souvenirs, mémoires et lettres du général Lamarque, 4836, 3 vol. in-8°, etc. Il avait traduit en vers les poésies d'Ossian.
La Martelière (JeAN-HeNRI-FeRDINAND), né à
Ferette, 4764-1830, se fit connaître par le drame de Robert, chef de brigands, qui eut beaucoup de succès en 4792 et 4793. Il a composé des drames intéressants, mais d'un style négligé; plusieurs comédies en vers ; etc. Il a traduit des drames de Schiller et écrit plusieurs romans : les Trois Gil Blas, 4 vol. in-12, 1809; Fiorella ou l'influence du cotillon, etc.; la Conspiration de Bonaparte contre Louis XVIII a eu plusieurs éditions.
La Martiiiière (ALEXANDRE-AUGUSTIN Bru-
zen de), né à Dieppe, 1683-1749, a beaucoup écrit. On a de lui : Nouveau recueil des épigrammatistes français anciens et modernes ; Introduction à l'histoire moderne; Essai sur l'origine et les progrès de la géographie; Continuation de l'histoire de Louis XIV, par La Hode et Larrey ; Hist. de Frédéric-Guillaume, roi de Prusse; Etat politique de l'Europe, 1742-49, 13 vol. in-12; Traités géographiques et historiques pour faciliter l'intelligence de l'Ecriture sainte, 2 vol. in-12; mais surtout le Grand Dictionnaire géographique et critique, 1726-1730, 10 vol. in-fol.
Lamartine (ALPHONSE-MARIE-LOUIS de), né à Mâcon, 1790 ou 1792-1869, élevé à Milly, puis chez les jésuites de Belley, séjourna deux ans en Italie, 1811 et 1812, entra dans les gardes-ducorps, 1814-1816, vécut en Savoie ou dans les salons de Paris, et, seulement en 1820, publia le livre des Méditations poétiques, qui révéla un grand poète à la France. Secrétaire d'ambassade à Naples, possesseur d'une grande fortune après son mariage, il écrivit les Nouvelles Méditations, la mort de Socrate, le Dernier Chant de Childe Harold. Ministre plénipotentiaire en Grèce, 1829, il composa les Harmonies poétiques et fut élu membre de l'Académie française. Il abandonna la carrière diplomatique, après la révolution de Juillet, se présenta vainement a la députation, et fit, en 1832, un voyage princier en Orient, qu'il a raconté dans une magnifique improvisation, 1835. Député, il se déclara conservateur indépendant ; fit de nombreux discours, sans exercer longtemps d'influence véritable; puis, en 1843, se 3épara définitivement du parti conservateur. Il avait publié Jocelyn, lâ3p, la CfmtQ
d'un ange, 4838, les Recueillements poétiques, 4839; mais, envahi de. plus en plus par la politique, il contribua beaucoup à préparer les esprits à la révolution de 4848 par son Histoire des Girondins, 4847, 8 vol. in-8o.
Le 24 février 4848 , Lamartine se prononça hautement contre la dynastie d'Orléans, en faveur de la république; il fit partie du gouvernement provisoire, se chargea des affaires étrangères, et joua un rôle grand et généreux, surtout le 25 février et le 46 avril, pour contenir les passions révolutionnaires. Beprésentant de la politique modérée, il fut élu a l'Assemblée constituante par dix départements; mais il compromit sa popularité en s'alliant à Ledru-Bollin, et ne fut élu que le quatrième des cinq membres de la Commission executive. Il paya de sa personne au 45 mai et contribua à appeler au pouvoir le général Cavaignac. Dès lors il prit une part indépendante aux discussions de l'Assemblée ; il insista pour que la nomination du président de la République fut faite par le suffrage universel, n'eut que 7,910 voix, et ne fut élu que plus tard à l'Assemblée législative ; le coup d'Etat du 2 décembre le rendit à la vie privée et à la littérature.
Sa fortune était depuis longtemps compromise; de malheureuses spéculations achevèrent sa ruine. Il produisit rapidement beaucoup d'oeuvres, où l'on ne retrouvait plus qu'une partie de ses brillantes qualités : Raphaël, pages de la vingtième année; Hist. de la révolution de 1848; les Confidences ; les Nouvelles Confidences ; Toussaint Louverture, tragédie en 5 actes ; Geneviève, mémoires d'une servante ; le Tailleur de pierres de Saint-Point ; Hist. de la Restauration, 6 vol. in-8° ; Hist. des Constituants, 4 vol. in-8°; — de Turquie; — de Russie ; le Conseiller du peuple, recueil mensuel; le Civilisateur, recueil mensuel, 1852- 1856; Cour familier de littérature, etc., etc. — Une récompense nationale, votée par la Chambre des députés, lui permit de finir plus tranquillement une vie plus éclatante que sérieuse, plus poétique que politique.
Lamasire, ch.-l, de canton, arr et à 28 kil. S.-O. de Tournon (Ardèche) ; 3,2l0hab.
Lamb (Charles), né a Londres, 4775-1834, resta commis dans les bureaux de la Compagnie des Indes. 11 publia d'abord un petit volume de poésies avec son ami Coleridge et Llovd, et, en 4801, le drame de John Woodvil ; puis, Essays of Elia, 4848. 2 vol in-12; Spécimens of English dramatic poets who lived about the time of Shakspeare, etc. On a encore de lui des Mélanges et des Lettres agréables.
Lamb (Lady Caroline), 4785-4828, est surtout célèbre par sa liaison intime avec lord Byron, par sa bruyante rupture et par la vengeance qu'elle exerça, en le peignant sous les plus noires couleurs, dans son roman de Glenarvon; il y a plus de talent dans Graham Hamilton et dans Ada Rets. A la vue du char funèbre qui ramenait les dépouilles de Byron, elle fut frappée, ne fit plus que languir et mourut en 4828.
Lambach, Lambacum, bourg de l'empire d'Autriche, sur la Traun ( Haute - Autriche) ; 4,500 hab. Belle abbaye de bénédictins.
Lambaiie, ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil. E. de Saint-Brieuc (Côtes -du-Nord), sur le Gouessant. Commerce de chevaux, bétail, cuirs, miel, cire et blé. Lamballe fut, au xive s., le ch.-l. du duché de Penthièvre ; 4,515 hab.
Lamballe (MaRIE-ThÉRÈSE-LouiSE de Sa-
Toie-Carigaan, princesse de), née à Turin, 4748-1792, fille de Louis-Victor de Savoie-Carignan, épousa, en 1767, le duc de Lamballe, fils du duc de Penthièvre. Elle était pleine de grâce et d'intelligence ; après la mort de son mari, 1768, on eut l'idée de lui faire épouser Louis XV. êurjnlendftnte de la maison do la reine, elle fu$
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de sa plus étroite intimité, surtout jusqu'à l'époque de la faveur des Polignae; elle était a ses côtés au 20 juin et au 40 août ; elle partagea sa captivité au Temple. Séparée de la famille rovale, le 19 août, elle fut conduite à la prison de" la Force. Elle fut l'une des victimes des massacres de septembre. M. Guérard a publié les Mémoires de la princesse de Lamballe, 1801, 4 vol. in-12; madame Hyde, comtesse Solari, a écrit, d'après ses papiers et ses entretiens, des Mémoires relatifs à la famille royale pendant la Révolution, 1826, 2 vol. in-8».
Lambarde (William), né à Londres, 1536-1601, fut garde des archives d'Angleterre, sous Elisabeth. On lui doit : de Priscis Anglorum legibus libri ; les Devoirs des juges de paix, des constables ; Discours sur les hautes cours de justice en Angleterre ; Dictionnarium Angliœ topographicum et historicum.
Lambayèque, V. du Pél'OU, au N.-O. de TrU-
jillo, sur la nv. gauc. de la Lambayèque, longue de 175 kil. ; 9,000 hab.[de Lille (Nord); 2,775 hab.l
Lambersart, comm. du canton et de l'arr J
Lambert (Saint), né près de Liège, vers 640, évêque de Maëstricht vers 668, fut persécuté par Ebroin, et assassiné, en 708, par Dodon, beaufrère de Pépin de Héristal. On le fête le 17 septembre.
Lambert, né vers 880, fils de Gui, duc de Spolète, fut associé par son père à l'empire dès 891, lui succéda en 894, s'unit avec Bérenger contre Arnulf, roi de Germanie, et mourut d'une chute de cheval, 898.
Lambert, fils d'Adalbert II le riche, succéda à son père dans le duché de Spolète, 917, à son frère aîné, Gui, dans le duché de Toscane, 929 ; mais tomba au pouvoir de son frère dénaturé, Hugues, roi d'Italie, qui lui fit crever les yeux, 931.
Lambert d'Aschaf fenbonrg, né vers 1020, mort vers 1080, moine bénédictin à Hirschfela, a écrit : de Institutione Ecclesice Hersfeldensis, et des Annales, intéressantes surtout pour le règne de Henri IV.
Lambert li Cors (c'est-à-dire le Court, le Petit), trouvère français du xne s., né à Châteaudun ou plutôt à Dinan, est l'auteur de l'une des plus fameuses épopées des temps chevaleresques, le Roman d'Alexandre, en tirades monorimes de douze syllabes, ce qui fit, dit-on, donner à ces vers le nom d' 'alexandrins.
Lambert le Chanoine, compilateur du xne s., mort à Saint-Omer en 1125, est l'auteur d'un recueil encyclopédique, connu sous le titre de Liber Fïoridus.
Lambert d'Ardres,veut-èlre curé de cette ville au xme s., a composé une Histoire des comtes de Guines et des seigneurs d'Ardres, de 800 à 1201.
Lambert (François), appelé aussi Jean Servanus, né à Avignon, 1487-1530, d'abord cordelier, puis prêtre, adopta les opinions de Luther et les propagea par ses prédications et ses écrits dans la Hesse surtout, [graveur, mort vers 1557.1
Lambert (Josse), imprimeur belge et bonj
Lambert (ANNE-THÉRÈSE de Margoeaat de Courceiies, marquise de), née à Paris, 1647- 1733, épousa en 1666 Henri Lambert de Saint- Bris, lieutenant général et gouverneur du Luxembourg. Veuve en 1686, sa maison devint le rendez-vous des hommes du grand monde et des cens de lettres distingués, de 1710 à 1733. Ses Œuvres, réunies en 1748 et 1751, renferment : Avis d'une mère à sa Fille, Avis d'une mère à son Fils, Avis d'une mère à son Fils et à sa Fille ou Lettres sur la véritable éducation, etc.
Lambert (George), peintre et graveur anglais, né dans le comté de Kent, 1710-1765, est mis au nombre des meilleurs artistes de l'Angleterre.
Lambert » auteur dramatique français du
xvne s., nous est connu seulement par 2 comédies : les Sœurs jalouses, en 5 actes et en vers, 1658, et la Magie sans magie, en 5 actes et en vers, 1668, remarquables surtout pour l'époque.
Lambert (John), né vers 1620, mort en 1692 élevé pour le barreau, entra dans l'armée parlementaire, et, par sa valeur, s'éleva au premier rang, après Cromwell. Après la mort de ce dernier, il entra en lutte avec le parlement, qu'il avait fait rappeler, l'expulsa de Londres et fut nommé par le parti militaire major général des forces d'Angleterre et d'Ecosse. Mais Monk se déclara contre lui ; Lambert fut abandonné par ses soldats et fut pris. Traduit en jugement après la Restauration, il fut déclaré coupable de haute trahison, mais il ne fut pas mis à mort. On le relégua dans l'île de Guernesey.
Lambert (Michel), né à Vivonne, près Poitiers, 1610-1696, acquit une grande réputation, grâce aux charmes de sa voix et à son talent comme accompagnateur. Il a composé la musique d'une foule de chansons et de petites cantates ; on a de lui un recueil d'airs et de brunettes.
Lambert (Jean-Henri), né à Mulhouse, 1728- 1777, d'une famille de réfugiés protestants français. Son livre sur les Propriétés remarquables de la route de la lumière lui fit un nom parmi les savants. Ses ouvrages sont irès-nombreux ; on cite parmi ceux de philosophie le Novum Organon; YArchitectonique, la Taxéométrie ou mesure de l'ordre. Comme astronome, il a écrit : Insigniores Orbitœ Cometarum Proprietates, les Lettres cosmologiques ou Système du monde, etc., Perspective, Observations trigonométriques, Observations analytiques.
Lambert! (Bona ventdra), peintre de l'école bolonaise, né à Garpi, 1651-1721, imita son maître Carlo Cignani.
Lambertîni ( Michèle ), peintre de l'école bolonaise, vivait de 1426 à 1469.
Lambertini. V. BENOIT XIV.
Lamberty (GUILLAUME de), diplomate SUiSSe,
né dans le pays des Grisons, 1660-1742, a laissé : Mémoires pour servir à l'Histoire du xvme siècle, 12 vol. in-4« ; Mémoires de la dernière révolution d'Angleterre, 4702.
Lambesc (CHARLES-EUGÈNE de Lorrained'Eibeaf, prince de), 1751-1825, dernier descendant de Claude, premier duc de Guise, colonel du régiment de cavalerie Royal-Allemand, est surtout connu par la charge malheureuse qu'il fit dans les Tuileries, le 12 juillet 1789. 11 émigra avec tout son régiment et devint feldmaréchal lieutenant, au service de l'Autriche 1796. Nommé pair de France et duc d'Elbeuf en 1814, il vécut à Vienne.
Lambesc, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.-O. d'Aix (Bouches-du-Rhône). Commerce d'huile ; 2,765 hab.
Lambessa OU Lambaesa, village de l'Algérie, à 100 kil. S.-E. de Constantine, sur les ruines de l'ancienne ville romaine de Lambœsis. On y a établi un pénitencier militaire.
Lambetb, quartier de Londres, à l'O., dans le comté de Surrey, au S. de la Tamise. Palais des archevêques de Cantorbéry.
Lambézeiiec, commune du cant., de l'arr., et à 4 kil. N. de Brest (Finistère). Fabriques de capotes de matelots, de chapeaux vernis, de toile à voile ; 12,505 hab.
Lambîiiotte (Le P. Louis), musicographe français, né à Charleroi, 1797-1855, fut maître de chapelle à Saint-Acheul, entra dans l'ordre des Jésuites, et passa sa vie dans différents couvents, surtout occupé de compositions musicales et liturgiques. On a de lui : Choix des plus beaux Airs de cantiques arrangés à deux parties ; Musée des Organistes, 2 vol.; Choix de cantiques sur des airs nouveaux pour toutes
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les fêtes de l'année, etc. Mais son œuvre capitale est la Restauration du chant grégorien, sous ce titre : Esthétique, Théorie et Pratique du citant grégorien restauré d'après la doctrine des anciens et les sources primitives, Paris, 1856, in-S°.
Lambin (Denis;, philologue, né à Montreuilsur-Mer, 1510-4572, fut professeur d'éloquence, puis de 'grec au Collège royal, 4560. Très savant, mais diffus et lent (d'où est venu le mot lambiner), il a donné de bonnes éditions, et écrit Oratio de recta pronunciatione linguce grœcœ, Ciceronis Vita, etc.
Lambiardie (Jacques-Elie). ingénieur, né à Loches, 4747-4797, s'est fait connaître par d'excelleuts ouvrages, comme les Mémoires sur les côtes de la haute Normandie, entre l'embouchure de la Seine et celle de la Somme, 4789, in-4<>, et par ses travaux ingénieux. Il fut, depuis 4793, directeur de l'Ecole des ponts et chaussées ; et eut l'idée de créer l'Ecole centrale des travaux publics, qui devint VEcole polytechnique, 4795.
Lamboj (Gdillaume de), d'une famille noble du pays de Liège, mort vers 4670, devint feldmarechal au service de l'Empereur, pendant la guerre de Trente ans.
Lambrechts (CHARLES - JOSEPH - MATHIEU ,
comte de), né à Saint-Trond (Belgique), 1753- 1824, fils d'un colonel au service des Provinces- Unies, fut président de l'administration centrale et supérieure de la Belgique, réunie à la France. En septembre 1797, le Directoire le nomma ministre de la justice ,• il sortit du ministère en juillet 1799, et entra au Sénat après le 18 brumaire. Dans les Cent-Jours, il défendit courageusement le sénat dans ses Principes politiques, et vota contre l'acte additionnel. En 1819, élu député, il siégea dans les rangs de l'opposition.
Lambro, affl. de gauche du Pô, vient des montagnes voisines du lac de Cômo, passe à Monza, Marignan et finit à Saint-Colomban. ^
Lambruschini (Louis), né à Gênes, 4770- 1854, nonce en France auprès de Charles X, cardinal-évêque en 1831, fut secrétaire d'Etat de Grégoire XVI. Pie IX le nomma membre de la consulte d'Etat, bibliothécaire du Vatican, évêque de Civita-Vecchia. On a de lui : Méditations sur les vertus de sainte Thérèse ; sur l'Immaculée Conception de Marie ; Dévotion au Sacré Cœur de Jésus.
Lamech, cinquième descendant de Caïn, fut le premier polygame et le second meurtrier. — Patriarche, fils de Mathusalem, descendant de Seth, père de Noé.
Lamégo, v. de Portugal, à 130 kil. de Coimbre, prov. de Beira; 9,000 hab. Evêché suffra-
fant de Lisbonne. Là se tinrent les Cortès de 143, qui confirmèrent l'élection d'Alphonse I".
La Meilleraye (CHARLES de la Porte, duc
de), 1602-1664, cousin germain de Richelieu, servit devant La Rochelle, au Pas de Suze, 1630; eut la lieutenance générale de Bretagne , le gouvernement de Nantes, et fut créé grand maître de l'artillerie après la démission de Sully. Il fut nommé maréchal après la prise de Hesdin, 1639; fut surintendant des finances, 1648-49 ; commanda l'armée royale du Poitou, 1650, et réduisit Bordeaux. En 1663, Louis XVI érigea son marquisat de La Meilleraye en duché-pairie. Il eut de sa première femme, Marie Ruzé d'Effiat, un fils qui devint duc de Mazarin (V. ce nom), par suite de son mariage avec Hortense Mancini.
La Mennais (HUGUES -FÉLICITÉ Robert de),
né à Saint-Malo, 1782-4854, fils d'un riche armateur, prit la tonsure en 4844, entra au petit séminaire de Saint-Malo, et y donna des leçons de mathématiques. Il avait déjà traduit avec grâce le Guide spirituel, de Louis de Blois, 1809; il publia ses Réflexions sur l'Etat de l'Eglise, ouvrage qui fut détruit par la police impériale,
4844 ; travailla, avec son frère aîné, Jean, à la Tradition sur l'institution des évoques, qui parut en 4814. Après avoir reçu l'ordination, 4846, il publia le premier volume de YEssai sur l'Indifférence, qui rendit aussitôt l'auteur 'célèbre. La Mennais écrivit alors dans le Conservateur, le Drapeau blanc et le Mémorial catholique ; il continua son Essai sur l'Indifférence; les trois derniers volumes parurent de 4820 a 4824. La Mennais se rendit à Rome, en 4824; Léon XII lui offrit le chapeau de cardinal ; il refusa. A son retour, en 4825, il publia une poétique traduction de l'Imitation; puis il attaqua les doctrines gallicanes dans son livre : de la Religion, considérée dans ses rapports avec l'ordre civil et politique, qui le fit condamner, 4826. Il se détacha de la monarchie des Bourbons, dont il annonça la ruine dans les Progrès de la révolution et de la guerre contre l'Eglise, 4829; puis, profitant de l'affranchissement de la presse, après la révolution de Juillet, il fonda l'Avenir (1er sept. 4830), soutenant hardiment les principes démocratiques sous la domination absolue du Saint-Siège. Grégoire XVI condamna les théories de La Mennais. Les paroles d'un Croyant^ ne parurent qu'en 4834 ; La Mennais avait définitivement rompu avec Rome et avec le catholicisme; et le pape condamna le livre dans l'encyclique du 7 juillet 4834. Après avoir écrit les Affaires de Rome, 4836, La Mennais publia une série de pamphlets démocratiques : le Livre du peuple, l'Esclavage moderne, Religion, la Politique du peuple, le Pays et le gouvernement, qui le fit condamner, en cour d'assises, à un an de prison et à 2,000 francs d'amende, 4840. Il écrivit ensuite VEsquisse d'une philosophie, 4 vol. in-8<> ; Amschaspands et Darvands, 4843; de la Société première et de ses lois, 4848. La révolution de Février trahit encore ses espérances ; il fut membre de l'Assemblée constituante et de l'Assemblée législative jusqu'au 2 décembre 4851 ; désormais, plus triste que jamais, il se contenta de traduire la Divine comédie, et mourut le 27 février 4854. Ses Œuvres complètes ont paru, 4844, 44 vol. in-48 ; il y a de plus ses Œuvres choisies et philosophiques 1837-4841, 10 vol. in-32, ses Œuvres posthumes et la Correspondance. Il a été l'éditeur d'un grand nombre d'ouvrages.
Lamentin (Le),v. de la Martinique, à 35 kil. N.-E. de Fort-de-France; 9,000 hab. Nombreuses sucreries aux environs. — Un bourg du même nom se trouve dans l'île de la Guadeloupe, à 8 kil. N.-E. de la Pointe-à-Pître.
La Ittésangrère (PIERRE de), né à Baugé OU à la Flèche, 1761-1831, prêtre, professeur de philosophie au collège de la Flèche, prit, en 1799, la direction du Journal des dames et des modes, qu'il fit prospérer. On a de lui : le Voyageur à Paris, ou Tableau pittoresque et moral de cette capitale; Géographie historique et littéraire de la France, 1791. 4 vol. in-42 ; Journal des dames et des modes, 4797-4829, 33 vol. i n-8o ; Dictionnaire des proverbes français ; Observations sur les modes et les usages de Paris, 4824, in-4<>; Galerie française des femmes célèbres, 4877, in-4»; etc.
La Mesnardière (HlPPOLYTE-JlJLES Pilet
de), né à Loudun, 4640-4663, docteur en médecine de la Faculté de Nantes, se fit connaître par un Traité de la Mélancolie, et fut de l'Académie française en 4655. Ses ouvrages sont depuis longtemps oubliés.
Lameth (AUGUSTIN-LOUIS-CUARLES, marquis
de), d'une ancienne famille de Picardie, 4755- 4837, siégea au Corps législatif de 1805 à 1810.
Lameth (Théodore, comte de), frère du précédent, né à Paris, 1756-1854, fit, avec ses deux plus jeunes frères, la guerre d'Amérique, et était colonel du Royal-Etranger (cavalerie) en 1789. A l'Assemblée législative, 1791, il défendit courageusement la Constitution et le roi, même après
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le 10 août. En 1814, il fut mis à la retraite par" la Restauration ; membre de la Chambre «tes Cent Jours, il vécut depuis lors dans la retraite.
Lameth (Charles-MàLO-Frànçois, comte de), frère des précédents, né à Paris, 4757-1832, combattit dans la guerre d'Amérique, devint colonel des cuirassiers du roi et gentilhomme d'honneur du comte d'Artois. Député de la noblesse d'Artois aux Etats généraux, il siégea au côté gauche ; mais soutint de tous ses efforts la monarchie constitutionnelle, même après la fuite de Varennes.il était maréchal de camp à l'armée du Nord, en 1792. Après le 18 brumaire, il put rentrer en France. Louis XVIII le fit lieutenant général, en 1814. Député de l'arrondissement de Pontoise, en 1829, il fut de l'opposition et contribua au succès de la révolution de Juillet.
Lameth (Alexandre-Victor-Théodore, comte de), frère des précédents, né à Paris, 1760-1829, se distingua dans la guerre d'Amérique, et fut colonel des chasseurs de Hainaut (cavalerie). Député de la noblesse de Péronne aux Etats généraux, il fil partie de la gauche, avec son frère Charles. Ennemi de tous les privilèges, il forma avec Barnave et Charles de Lameth une sorte de triumvirat qui balança la popularité de Mirabeau; il finit par se rapprocher de Louis XVI. Maréchal de camp sous La Fayette, il partagea pendant trois ans la captivité de ce dernier en Autriche. Rentré en France, après le 18 brumaire, il fut préfet de 1802 à 1809. En 1814, Louis XVIII le nomma lieutenant général et préfet de la Somme. Pendant les Cent-Jours, membre de la chambre des Pairs, il fit entendre de nobles et sages paroles. Député en 1819, en 18-27. il siégea toujours dans les rangs de l'opposition. On a de lui, outre plusieurs opuscules politiques, une Histoire de l'Assemblée constituante, 1828-29, 2 vol. in-8o.
La Métherie (Jean-Claude de), né à Clayette (Maçonnais), 1743-1817, publia des livres où l'on trouve de la science et beaucoup d'hypothèses : Essai sur les principes de la philosophie naturelle ; Vues physiologiques sur l'organisation animale et végétale ; Essai analytique sur l'air ; Principes de la philosophie naturelle ; Théorie de la Terre ; Leçons de Minéralogie, de Géologie données au Collège de France, etc.
La Mettrie (JULIEN Offray de), né à Saint-
Malo, 1709-1751, fils d'un riche négociant, médecin des gardes françaises, 1742-1746, perdit sa place en publiant une Histoire naturelle de Came, 1745, ouvrage matérialiste ; Y Homme-Machine, qu'il écrivit en 1748, le fit poursuivre par les protestants. Frédéric II lui donna un asile à Berlin, le nomma son lecteur et membre de son Académie. Ses principaux ouvrages, dans lesquels il prêche un matérialisme grossier, sont : Lettres sur l'art de conserver la santé; Essai sur l'esprit et les beaux-esprits ; Politique du médecin Machiavel ou le Chemin de la fortune ouvert aux médecins; l' Homme-plante ; Vénus métaphysique ou Essai sur l'origine de l'âme humaine, etc.
Lami (Jean), né à Santa-Croce, près de Florence, 1697-1770, professa l'histoire ecclésiastique a Florence. Il a écrit: de Eruditione Apostolorum, 2 vol. in-4o; Deliciœ Eruditorum , 1736-1769, 18 vol. in-S<> ; Novelle Letterarie, 1740-1770, 30 vol. in-4<>, revue hebdomadaire, remarquable par l'impartialité et le style , etc., etc.
Lamia, v. de l'ancienne Grèce, en Thessalie, sur la petite rivière de l'Achélous, près du Sperchius et du golfe Maliaque. Auj. Zeitoun. — On appela Guerre Lamiaque la lutte que les athéniens et leurs alliés soutinrent contre la Macédoine, après la mort d'Alexandre; ils furent complètement vaincus à Cranon, 322 av. J.-C.
Lamies. Les anciens appelaient ainsi les sorcières qui, disuit-on, suçaient le sang des enfants.
Lamoignou, ancienne famille du Nivernais, remontant au xme siècle, a donné plusieurs magistrats illustres à la France.
Lamoignon (GUILLAUME 1er de), né à Paris,
1617-1677, conseiller au Parlement, maître des requêtes, 1644, suivit le parti de la Vieille Fronde, 1648, mais se rallia à la cour. A la mort de Bellièvre, 1658, Mazarin le ht nommer premier président du Parlement; il fut l'un des plus dignes représentants de la magistrature soumise à la royauté, mais honnête. Il aurait voulu réunir en un seul code toutes les lois françaises, et y travailla avec Colbert, Pussort. Bignon, Omèr Talon.
Lamoignon (CHRÉTIEN-FRANÇOIS de), mar-
quis de Basville. fils aîné du précédent, né à Paris, 1644-1709. Conseiller au Parlement, 1666, avocat général très distingué, président à mortier, 16/0, il se montra magistrat honnête et loyal.
Lamoignon de Basville (NICOLAS de),
4e frère du précédent, 1648-1724, maître des requêtes, conseiller d'Etat, fut surtout intendant à Montauban, Pau, Poitiers, Montpellier. Il exerça de grandes rigueurs contre les protestants. On a de lui des Mémoires pour servir à l'histoire du Languedoc.
Lamoignon (GUILLAUME II de), Seigneur DE
Blancmesnil et de Malesherbes, second fils de Chrétien- François, né à Paris, 1683-1772. fut premier président de la cour des aides, et chancelier, en 1750. D'un caractère faible, il fut hostile aux philosophes et donna sa démission en 1768.
Lamoignon (CHRÉTIEN-FRANÇOIS II de), arrière-petit-fils du président Chrétien-François, né à Paris, 1735-1789, président à mortier dès 1758, fut l'un des principaux collaborateurs de la Correspondance, satire contre le parlement Maupeou. Garde des sceaux en 1787, il seconda Loménie de Brienne dans sa lutte contre le Parlement. Il fut forcé de se retirer en 1788.
La Monnoye (BERNARD de), lié à Dijon, 1641-
1728, avocat, se livra tout entier à son goût pour la littérature et la poésie. Plusieurs fois couronné par l'Académie française, il y entra en 1713. Il est connu pur ses Noëls Bourguignons {Xoëi borguignons de Gui Barôzai), qui ont eu 22 éditions; parmi ses autres ouvrages on cite : Remarques sur les Jugements des Savants, d'Adrien Baillet; Poésies françaises, 2 vol., 1716, 1743; des vers grecs et latins, etc.
Lamoricière (ChRIST0PHE-L0UIS-LÉ0N Ju-
chauit de), né à Nantes, 1806-1865, élève de l'Ecole polytechnique, officier du génie, fit partie de l'expédition d'Alger, 1830; entra dans les zouaves, à la création de ce corps, eut la direction du premier bureau arabe , 1833 ; devint colonel, dès 1837, à la suite du siège de Constantine Maréchal de camp, en 1840, lieutenant général, en 1843, il prit part à la bataille d'Isly,
1844, fut gouverneur de l'Algérie par intérim,
1845, et dirigea l'expédition qui amena la prise d'Abd-el-Kader, 1847. Membre de. la chambre des députés depuis 1846, il s'efforça vainement de faire proclamer la régence de la duchesse d'Orléans ; membre de l'Assemblée constituante, il combattit l'insurrection de juin, et fut ministre de la guerre, du 2S juin au 20 décembre 1848. Membre de l'Assemblée législative, il défendit la constitution républicaine, et fut arrêté au 2 décembre 1851. Il obtint la permission de rentrer en France, en 1857. Avec l'autorisation du gouvernement français, il prit le commandement des troupes pontificales, qui furent complètement défaites à Castelfidardo, septembre 1860. Lamoricière mourut subitement.
La Morlière (ADRIEN de), né à Cliauny, à lil
fin du xvie s., chanoine de l'église d'Amiens, a publié un livre de recherches savantes : les Antiquités, Histoires et Choses les plus remarquables
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de la ville d'Amiens, 4642, 2 tomes en 1 vol. infol.
La Hothe-Achard, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N.-E. des Sables-d'Olonne (Vendée), sur l'Auzance; 825 hab.
La Mothe-Sainte-Héraye, ch.-l. de canton, arr. et à 46 kil. N. de Melle (Deux-Sèvres), sur la Sèvre-Niortaise; 2,550 hab. Source purgative du Grelet. Commerce de chevaux, mulets et grains.
La Mothe, plus connu sous le nom de La Mode, né en Normandie vers 4680, mort vers 4740, jésuite, préfet au collège Louis-le-Grand, fut interdit par ses supérieurs et se réfugia en Hollande. Sous le nom de La Hode, il se mit aux gages des libraires ; on a de lui plusieurs ouvrages médiocres : Vie de Philippe d'Orléans, régent de France; Histoire des révolutions de France; Histoire de Louis XIV, etc.
La Molhe.Houdancourt (PHILIPPE, COmte
de), duc de Cardone, 4605-4657, se distingua dans toutes les guerres du règne de Louis XIII. Maréchal de France en 4642, vice-roi de la Catalogne, duc de Cardone, il fut battu devant Lérida, 4644; mais se justifia devant le parlement de Grenoble, 4648. Pendant la Fronde, il fut ennemi de Mazarin ; mais redevint vice-roi de Catalogne, 4654, défendit courageusement Barcelone, 4652, et rentra en France, en 4653.
La Mothe Le Vayer (FRANÇOIS de), né à
Paris, 4588-4672, substitut du procureur général, fut de l'Académie française, en 4639; on le chargea de terminer l'éducation de Louis XIV. Il fut. avant tout un philosophe sceptique. Ses principaux ouvrages sont : Discours de la contrariété d'humeur qui se trouve entre certaines nations, 4636; Considérations sur l'éloquence française, 4638 ; de la Vertu des Païens, 4642; Jugements sur les anciens et principaux historiens grecs et latins, 4646; Géographie, rhétorique, morale, économique, politique, logique et physique du Prince, 4654-4656; du Peu de certitude qu'il y a dans l'Histoire, 4668; Dialogues faits a l'imitation des anciens, par Horatius Tubero.
La Motte, anc. ville de France, auj. ruinée, dans l'arr. de Chaumont (Haute-Marne). C'est au siège de cette ville, 4634, que l'on fit le premier usage de la bombe.
La niotte.Beuvron, ch.-l. de canton, arr et à 35 kil. N.-E. de- Romorantin (Loir-et-Cher), sur le Beuvron ; 2,000 hab.
La Motte.Chaiancon, ch.-l. de canton, arr. et a 40 kil. S. de Die (Drôme) ; 4,001 hab.
La Motte.du. Caire, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. N. de Sisteron (Basses-Alpes) ; 646 hab.
La aiotte.Servoiex, ch.-l. de canton, arr. de Chambéry (Savoie) ; 3,376 hab.
La Motte" (ANTOINE Houdar de), né à Paris,
4672-4734, fils d'un chapelier, réussit dans ses opéras, l'Europe galante, le Triomphe des arts, Issé, Sémélé, Amadis de Grèce, etc. ; il fut moins heureux dans ses comédies et dans ses tragédies; cependant Inès de Castro, 4723, réussit et « malgré la faiblesse du style, ravit les spectateurs ». Dans la fameuse querelle des anciens et des modernes, il écrivit contre Homère, mais eut la malheureuse idée de traduire l'Iliade, en l'abrégeant et en la corrigeant à sa manière. Les Fables de la Motte, ses Eglogues, assez ingénieuses, ses Odes, sont ses titres poétiques. Sa prose est élégante, fine et nette. Il a composé un Eloge funèbre de Louis XIV, 4716. Membre de l'Académie française, en 4740, il eut, grâce à l'aménité de son caractère, de nombreux amis. Ses Œuvres ont été publiées à Paris, 4754, 44 vol. in-42.
Lamotte (JEANNE de Luz, de Saint-Remy,
de Valois, comtesse de), née à Fontète (Champagne) , 4756-4794 , descendait d'un baron de Saint-Remy, fils naturel de Henri H. Orpheliue,
après une vie aventureuse, elle épousa une sorte de chevalier d'industrie, et prit le nom de comtesse de Lamotte. A Paris, elle entra en relations avec le cardinal de Rohan, et résolut bientôt de l'exploiter. Il était comme disgracié, et désirait avec une sorte de délire se réconcilier avec Marie-Antoinette. Mme de Lamotte parvint à lui escroquer un collier de 1.600.000 livres, qu'il croyait destiné à la reine. Le scandaleux procès du Collier révéla toutes les infamies, 4785-86. M«>« de Lamotte fut condamnée au fouet, à la marque, et à une prison perpétuelle ; elle put s'enfuir de la Salpètrière, 5 juin 4787, rejoignit son mari en Angleterre et y mourut d'une chute. Les Lamotte publièrent des mémoires, où la reine n'était pas ménagée; la police française acheta l'édition entière, qui fut brûlée dans la manufacture de Sèvres ; on en retrouva quelques exemplaires aux Tuileries, après le 40 août, et l'ouvrage a reparu sous le titre de Vie de Jeanne de Saint-Rémy de Valois, comtesse de Lamotte, écrite par elle-même, 2 vol. in-8°; elle a encore publié : Mémoires justificatifs de la comtesse de Lamotte, Londres, 4788-1780.
Lamotte-Fouqué (Frédéric-Henri-Charles, baron de), né à Brandebourg. 4777-4843. connu sous le pseudonyme de Pellegnnus, popularisa surtout les légendes du Nord, dans le Héros du Nord, Ondine, Contes pour les enfants, l'Anneau magique, la Légende de Gunlaugur, etc. Il a également composé des tragédies, des drames, des biographies.
Lamotte-Piquet (TOUSSAINT-GUILLAUME,
comte de), amiral, né à Rennes, 4720-4791, se distingua à la bataille d'Ouessant, 4778, dans les Antilles, sous Guichen.
Lamourette (Adrien), né à Frévent, dans le Boulonnais, 4742-4794, de la congrégation des Lazaristes, grand vicaire de l'évêque d'Arras, en 4789, fut nommé évêque de Lyon, puis député. Il est surtout resté célèbre par sa motion, 7 juillet 1792, pour réunir dans un même esprit tous les membres de l'Assemblée; c'est ce qu'on appela ironiquement le Baiser Lamourette. Il fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire de Paris. On lui doit : Pensées sur la philosophie de la Foi, 1789; les Délices de la religion; le Décret de l'Assemblée nationale sur les biens du clergé, justifié par son rapport avec la nature et les lois de l'institution; Discours sur l'exposition des principes de la constitution civile du clerge\ prononcé par Mirabeau, etc., etc.
Lamouroux. (Jean-Vincent-Félix), né à Agen, 4779-4825, fut professeur d'histoire naturelle à Caen. On lui doit : Essai sur les Thalassophytes non articulés ; Hist. générale des Polypiers coralligènes flexibles; Hist. naturelle des Zoophytes, dans l'Encyclopédie méthodique, etc.
LampauI.Guimiliau, COmm. du Cant., de
Landivisiau, arr. de Morlaix (Finistère); 2,403 h.
Lampédouse, Lopadusa, petite île de la Méditerranée, au S.-O. de Pantellaria, sur la côte E. de la Tunisie; 35 kil. de tour. Elle appartient au roy. d'Italie et dépend de la prov. de Girgenti, ainsi que Pantellaria et Lampione.
Lampong, district de l'île de Sumatra, habité par les Lampongs, qui sont sous la domination des Hollandais ; 400,000 hab.
Lamprecht der pfaffe (Lambert le prêtre), poète allemand de la fin du xn« siècle, a composé Y Alexanderlied.
Lampride (vElius Lampridius), l'un des auteurs latins de l'Histoire Auguste, vivait vers 300. On a de lui les biographies de Commode, d'Antonin Diadumène, d'Héliogabale et d'Alexandre Sévère.
Lampsaque, Lampsacus, anc. ville de 1 Asie Mineure, en Mysie, au débouché de FHellespont dans la Propontide; patrie d'Anaximène et de Strato». Auj. lampsaki ou Lepsek,
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Lampsar, poste et comptoir français sur le Sénégal, à 30 kil. de l'embouchure du fleuve.
Lamiire. V. MURE (La).
Lamy (Bernard), oratorien, né au Mans, 1640- 1715, a écrit : L'Art déparier, Traité de mécanique; Entretiens sur les sciences; Démonstration de la vérité et de la sainteté de la morale chrétienne, 5 vol. in-12, etc.
Lamy (Dom François), né à Montireau près de Chartres, 1636-1711, bénédictin, a soutenu de nombreuses discussions avec Bossuet, Maieche, Arnauld, Nicole, etc. Son ouvrage le plus estime est : de la Connaissance de soi-même, 1694-98, 6 vol. ; on lui doit encore : le Nouvel Athéisme renversé, ou Réfutation du système de Spinosa; les Premiers Eléments des Sciences, ouvrage clair et précis ; etc.
Lan, au pluriel lœn ou làn, nom des gouvernements ou préfectures de la Suède.
Lana (Lodovico), peintre italien, né à Modène, 1597-1646, fut un habile imitateur du Guerchin.
Lanark, ville d'Ecosse, ch.-l. du comté du même nom, près de la Clyde, à 50 kil. S.-O. d'Edimbourg ; 7,000 hab. Fab. de mousselines et de cotonnades. Le comté de Lanark renferme la grande ville de Glasgow, possède des mines de houille, de fer et de plomb, et est le plus industrieux de l'Ecosse.
Laaçarote OU Lancerote, navigateur portugais *du xve siècle , écuyer de l'infant dom Henrique, conduisit plusieurs expéditions sur la côte occidentale d'Afrique. Le premier, il reconnut le Sénégal en 1447.
Lancaster ^Sir James), navigateur anglais, mort en 1620, lutta contre les Espagnols et les Portugais dans la mer des Indes, au Brésil. Il encouragea les tentatives de Baffin au N.-O. de l'Amérique, et donna son nom à une baie qu'il découvrit.
Lancaster OU Lancastre (EDMOND le BOSSU,
comte de), fils puîné de Henri III d'Angleterre, né à Londres, partit pour la croisade, 1269-71, et servit fidèlement son frère Edouard 1er, surtout dans les affaires de Guyenne.
Lancastre (Thomas de),"fils aîné du précédent et de Blanche d'Artois, reine douairière de Navarre. 1275-1322. fut le chef des barons soulevés contre Gaveston, favori d'Edouard II, et le fit mettre à mort, 1312. Il se déclara contre les nouveaux favoris, les Spenser, 1320; mais enveloppé par les troupes royales, il fut condamné à mort dans l'assemblée de Pontefract.
Lancastre (HENRI, Comte de Derby et duc
de), neveu du précédent, 1310-1362, fut l'un des principaux lieutenants d'Edouard III, en Guyenne et çn Bretagne. Il mourut de la peste; une de ses filles, Blanche, épousa Jean de Gand, 3e fils d'Edouard III, qui fut la tige de la seconde maison de Lancastre.
Lancastre (JEAN de Gand, duc DE), troisième fils d'Edouard III et de Philippe de Hainaut, né à Gand, 1339-1399, succéda au titre de son beau-père, en 1362. Il épousa la fille aînée de Pierre le Cruel, en 1370, prit le titre de roi de Castille et de Léon, et, en 1386, disputa vainement le trône au fils de Henri de Transtamare. Il commanda une armée anglaise en France, 1373; et gouverna pendant la jeunesse de Richard II, son neveu, qui lui donna le gouvernement de la Guyenne; son fils Henri fut roi d'Angleterre sous le nom de Henri IV, et commença la branche des Lancastre, qui a donné trois rois, "Henri IV, Henri V et Henri VI.
Lancastre (Joseph), né à Londres, 1778-1838, maître d'école au faubourg de Southwark. popularisa la méthode d'enseignement mutuel qu'André Bell venait de rapporter de l'Inde. Il se retira en Amérique et mourut à New-York. On a de lui: Amélioration de l' éducation, \%Và,m-%<>,
Lancastre, Longoviçum , v, d'Angleterre ,
ch.-l. du comté du même nom, à Temb. de la Loyne, dans la mer d'Irlande et sur le canal de la Loyne; 15,000 hab. — Le comté de Lancastre ou Lancashire est baigné à l'O. par la mer d'Irlande; c'est le siège de l'industrie cotonnière en Angleterre ; il renferme les villes de Liverpool, Manchester et Salford, Preston, Oldham, Bolton, Blackburn, Ashton, Burnlev, Middleton, Shorley, Rociidale et Warrrhgton. 11 est arrosé par la Mersey et l'Irwell, et traversé par des canaux et des chemins de fer nombreux.
Lancastre (Détroit de). Il est situé au N. de l'Amérique, entre le Devon septentrional au N., et la terre de Cockburn au S., et fait communiquer la mer de Baffin avec le bassin de Melville. Il est suivi du détroit de Barrow, et est le plus oriental de cette série de canaux, traversés, en 1853, par les capitaines Mac-Clure et Inglefield, et qui composent le Passage du Nord- Ouest.
Lancastre OU Lancaster-City , V. des Etats-Unis, dans la Pennsylvanie; 26,000 hab. Fabriques de carabines, de haches, de machines agricoles, etc.
Lanceiot ou Ladislas, le Victorieux ou le ■Libéral, roi de Naples et de Hongrie, 1375-1414, succéda à son père, Charles III, sous la tutelle de sa mère, Marguerite de Duras, 1387. Il eut à lutter contre un rival, Louis II d'Anjou, et contre les papes Urbain VI , Innocent VII et Jean XXIII. 11 réclama vainement la Provence, puis la Hongrie, dont son père avait été couronné roi en 1386.
Lanceiot (Dom Cladde), né à Paris, 1615- 1695, fils d'un tonnelier, fut introduit par Saint- Cyran dans la société pieuse de Port-Boyal de Paris. Il fut un excellent professeur dans les Petites écoles, fondées par les solitaires à Paris et à Port-Boyal des Champs ; ses Méthodes, ses Racines grecques (avec de Sacy), sa Grammaire générale et raisonnée (avec Ant. Arnauld), furent de bons livres élémentaires. Il fut persécuté à cause de ses opinions jansénistes, relégué à Quimperlé où il mourut. On a de lui : Chronologia sacra, dans la grande Bible de Vitré, 1662 ; Nouvelle méthode pour apprendre le plain-chant, 1668; Mémoire pour servir à la vie de l'abbé de Saint-Cyran, Cologne, 1758, 2 vol. in-12, etc.
. Lanceiot (Antoine), né à Paris, 1675-1740, bibliothécaire à la Mazarine. membre de l'Académie des Inscriptions, 1719, a écrit : Mémoires pour les pairs de France, avec leurs preuves, 1720, in-fol. Il a publié plusieurs bons Mémoires sur l'histoire de France dans le Recueil de l'Académie des Inscriptions.
Lanceiot dn Lac, l'un des chevaliers de la Table-Bonde. Gautier Map traduisit, au xne s., en langue vulgaire, un roman latin sur Lancelot du Lac, qui a inspiré le Lanceiot de la Charrette, poème de Chrestien de Troyes.
Lancerote ou Lanzarota, une des îles Canaries. Ch.-l. Téguise; 16,000 hab. On y élève des chameaux.
Lancîano, Anxanum, v. d'Italie, dans l'Abruzze citérieure, à 20 kil. S.-E. de Chieti ; 13,000 hab. Archevêché, cathédrale.
Lancisi (Jean-Marie), médecin, né à Rome, 1654-1720, enseigna l'anatomie avec grand succès au collège de la Sapience. Ses ouvrages sont : de Subitaneis mortibus, de Noxiis paludum effluviis eorumque remediis, de Motu cordis et Anevrismatibus.
Lancret (Nicolas), peintre, né à Paris, 1690- 1743, condisciple de Watteau, l'imita dans un genre plein d'afféterie et de mauvais goût. Il iut peintre du roi, et membre de l'Académie de peinture.
Landaff, bourg du comté de Clamorgan (pays ae Galles), à 4 Ui, N.-O, de Cardiff. '
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Landais OU Landoys (PIERRE), né à Vitré, mort en 1485, fils d'un tailleur, valet do, garderobe du jeune duc de Bretague, François II, gagna sa faveur et fut tout-puissant dans le duché. Son administration fut vigoureuse et intelligente ; les nobles , menacés dans leurs privilèges, l'accusèrent d'insolence, d'avidité et d'exaction ; Landais, abandonné par le peuple de Nantes, fut livré à ses ennemis par le duc lui-même, dans la chambre du château où il s'était réfugié; il fut condamné et exécuté, malgré François II, qui aurait voulu le sauver.
Landak, v de l'île de Bornéo, sur la côte O., au N.-E. de Pontianak, capitale d'un sultan tributaire des Hollandais. Mines de diamants.
Landammaun, nom donné, en Suisse, au premier magistrat de l'administration d'un canton.
Landas, comm. du cant. d'Orchies, arr. de Douai (Nord); 2,463 hab.
Landau, v. de Bavière, sur la Queich, à 26 lui. O. de Spire, dans le cercle du Haut- Rhin; 42,000 hab. C'est une place très-forte, forteresse fédérale allemande, de 1815 à 1866.
Landeck, v. du Tyrol (Autriche), à l'endroit où l'Inn tourne vers l'Est.
Landéda, comm. du canton de Lannilis, arr. de Brest (Finistère); 2,064 hab.
i. ancien, v. de Belgique, prov. de Liège ; 1,000 hab. Domaine de Pépin de Landen, ancêtre des Garlovingiens.
Lander (Richard), voyageur anglais, né à Truro (Gornouailles), 4804-1834, d'abord typo-
fraphe, suivit Glapperton dans son voyage à akkatou ; puis, accompagné de son frère John, 4807-4839, il fit deux voyages de découvertes dans le bassin inférieur du Niger, 4830, 1832. Leur relation fort intéressante, publiée à Londres, forme 8 vol., 4832-4835.
Landemeau, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. E. de Brest (Finistère), à l'emb. de l'Elorn, dans la rade de Brest. Cuirs et toiles à voiles; centre du commerce des toiles tissées dans les chaumières du pays; 9,077 hab.
Landes (Les) , département français , au S.-O., a été formé du Marsan, de la Chalosse, des Landes de Gascogne, du pays de Born, du Gabardan, du Tursan et de la seigneurie d'Albret, qui faisaient partie de la Gascogne. Il a 932,430 hectares, et 301,143 hab. 11 est arrosé par l'Adour et ses affluents. Au S. de l'Adour et de la Midouze, le sol est cultivé; au N. sont des plaines sablonneuses, parsemées de bouquets de pins et entrecoupées de flaques d'eau; sur le littoral sont des étangs et des dunes mouvantes qui occupent 36,000 hectares, mais dont plus de la moitié est désormais fixée par des plantations de pins maritimes. Le département contient 3 arr. : Mont-de- Marsan, Dax et Saint-Sever, 28 cantons et 333 communes; il forme le diocèse d'Aire ; il dépend de la Cour d'appel de Pau et de la 48e région militaire.
Landes, anc. pays de France, dans la partie O. de la Gascogne ; il était divisé en Petites Landes et en Grandes Landes.
Landgrave, en aliem. Landgraf (comte du pays), nom donné d'abord aux comtes, chargés par l'empereur de rendre la justice.
Landi (Etienne), compositeur du commencement du xvne siècle, né à Rome, fut l'un des chapelains-chantres de la chapelle pontificale; dans son drame religieux, il santo Alassio, 4634, il a donné le premier exemple d'un duo.
Landi (Antoine), né à Livourne, de 4720 à 4730, mort à Berlin, 4783, chargé par Frédéric II d'arranger des opéras pour le théâtre de Berlin, renonça à l'habit ecclésiastique, et est connu par son Histoire de la littérature d'Italie, abrégé de l'ouvrage de Tiraboschi.
Landi (Gasparoo), peintre italien, né à Plai-
sance, 4756-4830, eut une grande réputation en Italie et à l'étranger.
Landit, Lendit, Landi, lEodict et l'in-
dict (du latin indictum), nom d'une foire qui se tenait à Saint-Denis. Elle avait été instituée par Dagobert, ou, suivant d'autres, seulement au commencement du xne s. Elle s'ouvrait le 44 juin, fête de saint Barnabe -, l'évêque de Paris et le recteur de l'Université, suivis des régents et des écoliers, s'y rendaient en procession, plus tard en cavalcade.
Landivîsiau, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. S.-O. de Morlaix (Finistère), sur l'Elorn, 3,703 hab.
Landivy, ch.-l. de canton, arr. et à 45 kil. N.-O. de Mayenne (Mayenne) ; 4,946 hab.
Lando (Michel), cardeur de laine, fut nommé par le peuple de Florence gonfalonier, à la suite de la révolte des Ciompi, 4378. Il montra beaucoup d'énergie et de sagesse, et rétablit l'ordre pendant son administration de trois ans.
Landoiphe (Jean François), navigateur français, né à Auxonne, 1747-4825, a laissé : Mémoires contenant l'histoire des voyages du capitaine Landoiphe, pendant trente-six ans, 4823, 2 vol. in-8°.
Landon (Charles-Patjl), né à Nonant (Normandie), 4760-4826, élève de Regnault, eut le grand prix de peinture, fit quelques tableaux agréables, mais est surtout connu comme critique et par les collections qu'il fit graver avec soin. On lui doit : Annales du Musée et de l'école moderne des Beaux-Arts, 47 vol. in-8°; Nouvelles des arts, 3 vol. in-8°; Vies et Œuvres des peintres les plus célèbres de toutes les écoles, 25 vol. in-4<> ; Galeries historiques des hommes les plus célèbres de tous les siècles, 1805-4844, 43 vol. in-42 (en tout 936 portraits)) ; les Antiquités ' d'Athènes, 4 vol. in-fol.; Description de Paris et de ses édifices, 4806-4819,2 vol. in-8<> ; Recueil des principaux tableaux, statues et bas-reliefs au Louvre, depuis 1808, 45 vol. in-8° ; etc., etc.
Land quart, affl. de dr. du Rhin supérieur, vient du mont Selvretta et ïirrose le N. des Grisons.
Landreau (Le), comm. du canton du Loroux-Bottereau , arr. de Nantes (Loire-Inférieure); 2,065 hab.
Landrecies, ch.-l. de canton, arr. et à 48 kil. O. d'Avesnes (Nord), sur la Sambre. Ville trèsforte ; 4,203 hab.
Landri ou Landry, maire du palais de Neustrie, est accusé d'avoir assassiné Chilpéric, 584, à l'instigation de Frédégonde dont il était l'amant.
Landri (Saint), évêque de Paris vers 650, célèbre par sa charité, fonda, dit-on, l'Hotel- Dieu. On place sa mort en 656 et sa fête le 40 juin.
Landriani (PaOLI-CamILLO), peintr*! de l'école
milanaise, 4570-4618 (?).
Landriano, petite ville d'Italie, à 45 kil, N.- E. de Pavie, dans la Lombardie. Défaite des Français en 4529.
Landsberg, ville de Prusse, à 79 kil. N.-E. de Francfort-sur-1'Oder, prov. de Brandebourg, sur la Wartha; 24,000 hab.
Landsberg, ville de Bavière, à 50 kil. O. de Munich, sur le Lech ; 3,500 hab.
Landseer (John), graveur anglais, né à Lincoln, 4769-4852, a publié une excellente série d'animaux d'après les grands artistes, les Planches pour la galerie Stafford, 4 vol. in-fol. ; etc.
Land's End, Fin de terre ou Finistère, cap à l'extrémité S.-O. de la presqu'île de Cornouailles, en Angleterre.
Landshut, ville de Bavière, à 60 kil. N.-E. de Munich, sur l'Isar, dans le cercle de la Basse- Bavière; 47,000 hab. Landshut était la capitale de la Bavière au moyen âge. — V. de Silésiô
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(Prusse), sur le Bober. Frédéric II y fut battu par l'Autrichien Laudon, en 1760 ; 4,500 hab.
Landskrona, ville de Suède, port fortifié sur le Sund, dans le lan de Malmœ; 10,000 hab. Fabriques de gants de Suède.
Landuiphe V Ancien, né à Milan, 4000-1085,
Frêtre du parti opposé à Grégoire VII, est auteur d'une Historia Mediolanensis.
Landaiphe le Jeune, né à Milan, 4080-1137; dans son Historia Mediolanensis, a raconté avec détail les événements de 1095 à 1137.
Lu Neufville (JACQUES Le Quien de), né
à Paris, 1647-1728, par les conseils de Pellisson, composa laborieusement une Histoire de Portugal, 1700, 2 vol. in-4o, assez bien écrite, mais inexacte. On lui doit encore YOrigine des Postes chez les anciens et chez les modernes.
Lanfains, comm. du canton de Ploeuc, arr. de StBrieuc (Côtes-du-Nord); 2,045 hab.
Lanfranc, né à Pavie, 1005-1089, étudia et professa le droit à Bologne, fut jurisconsulte distingué à Pavie, puis vint enseigner le droit et les belles-lettres à Avranches. Il fonda l'école célèbre du Bec, réfuta le livre de son disciple, Bérenger de Tours, sur l'Eucharistie, et fut considéré comme un ferme défenseur de la foi. En 1066, Lanfranc acheva le monastère de Saint- Etienne de Gaen, dont il fut le premier abbé, et où il fonda également une école fameuse. Il fut nommé, par Guillaume, devenu maître de l'Angleterre, archevêque de Ganterbury, rétablit l'ordre dans l'Eglise d'Angleterre, et la soumit complètement a l'autorité de Guillaume, dont il fut l'un des principaux conseillers. Il avait partout ouvert des écoles et multiplié les bons livres ; lui-même fut un écrivain distingué; on cite son Livre sur le corps et le sang de Notre- Seigneur, et une soixantaine de Lettres intéressantes.
Lanfranc Cigala, troubadour génois de la première partie du xme s., a laissé des chansons et d'énergiques satires.
Lanfranc, médecin, né à Milan, vivait à la fin du xme s. Il vint en France vers 1295, et mérita une grande réputation par son habileté et ses livres, comme la Chirurgia magna et par va, souvent imprimée.
Lanf ranco OU Lanf ranchi (GlO VANNl), peintre, né à Parme, 1586-1647, devint un artiste remarquable par la fécondité de l'invention et la facilité de l'exécution.
Langdalc (sir Marmaduke), né dans le
comté d'York, à la fin du xvi* s., mort en 1661, fut l'un des principaux défenseurs de Charles Ier, en Angleterre et en Ecosse. Ii revint avec Charles II, qui le nomma lord-lieutenant du comté d'York.
Langay, chaîne de montagnes, dans la Nubie, à l'O. de la mer Rouge.
Langeac (de l'Espinasse, chevalier DE),
d'une famille noble d'Auvergne, 1748-1839, fut secrétaire intime de Fontanes, conseiller de l'Université, 1814. Il s'occupa toute sa vie de littérature légère ; on a estimé sa traduction en vers des Bucoliques, de Virgile, 1806.
Langeac, ch.-l. de canton, arr. et à 28 kil. S. de Brioude, sur l'Allier (Haute-Loire). Houille, grès, pierres druidiques ; 4,228 hab.
Langeais, ch.-l. de canton, arr. et à 35 kil. N -E. de Chinon (Indre-et-Loire), sur la Loire. Château du x« s., réparé par Pierre de la Brosse au xme s.; 3,520 hab.
Langebeck (Jacob), polygraphe danois, né à Skioldborg (Jutland), 1710-1775, a laissé : Bibliothèque danoise, en allemand, 1738-39, 3 vol.; le Magasin danois, collection de. pièces rares sur l'histoire et la langue, 1745-52, 6 vol. in-4»; Vie de Christian VI, de Frédéric IV; Hist. des mines de Norvège ; Scriptores Rerum Danicarum medii œvi, 3 vol. in-4°.
Langeiand, longue terre, île du Danemark,
dans la Baltique, entre Fionie et Laaland ; 13,000 hab. ; 270 kil. carrés. Elle fait partie du diocèse de Fionio et a pour ch.-l. Rudkiœbing.
Laugelande OU Longland (ROBERT), né
probablement dans le Shropshire, en Ecosse, suivant Buchanan, vivait sous Edouard III et Richard II. On le regarde comme l'auteur d'un poème satirique : la Vision de Pierre le Laboureur, divisé en 20 parties ou pauses, et dirigé surtout contre le clergé.
Langensaiza, v. de Prusse, à 25 kil. N.-O. d'Erfurt, sur la Salza, prov. de Saxe; 7,000 hab. Eaux sulfureuses.
Langeron (Andradlt, comte de), général russe d'origine française, né à Paris, 1763-1831, était colonel en 1789, lorsqu'il émigra. Au service de la Russie, en 1790, lieutenant général en 1799, il se distingua dans les guerres contre les Suédois, les Turks, les Français, de 1790 à 1814. Après 1815, il fut gouverneur des bords de la mer Noire, puis de la Nouvelle Russie. Disgracié par Alexandre, il rentra en faveur sous Nicolas, l'accompagna dans la campagne de 1828 contre les Turks, mais se retira lorsque Diebitsch eut été nommé général en chef.
Langfieid , partie méridionale des Alpes Scandinaves, finissant au cap Lindesnaess.
Langhorne ( John) , né à Kirkby-Steven (Wesimoreland), 1735-1779, vicaire à Dagenham, puis à Londres, écrivit des ouvrages qui eurent du succès : Poèmes, 2 vol. in-12; Effusions of Friendship and Fancy ; et Plutarch's lives, traduct. devenue bientôt populaire, etc.
Langlade. baron de Soumières (JACQUES
de), né au château de Limeuil (Périgord), 1620- 1680, a écrit un Mémoire sur la vie du duc de Bouillon de 1628 à 1642.
Langié (Henri-François-Marie), musicien, né à Monaco, 1741-1807, fut directeur du théâtre à Gênes, et vint à Paris, 1768, où il composa des Cantates, des Opéras. On lui doit un Traité d'harmonie et de modulation, 1796. — Son fils, Joseph- Adolphe-Ferdinand Langlé, né à Paris, 1798-1867, écrivit des livres, des contes, des articles de journaux, des pièees de théâtre, tout en étant directeur de l'administration des pompes funèbres On cite les Contes du gay sçavoir ; Ballades, tableaux et traditions du moyen âge ; le Camarade de lit, comédie en 2 actes, un Bas-bleu; Maître Patelin, arrangé en opéra-comique; etc.
Langiés (Louis-Mathieu) , né à Péronne , 1763-1824, se livra a l'étude des langues orientales. 11 a traduit du persan les Instituts de Tamerlan , écrits en mogol, 1787, et publié un Alphabet tartare-mandchou, 1787, un Dictionnaire tartare-mandchou- français. Il fut administrateur de l'Ecole des langues orientales, professeur de persan, membre de l'Institut. On cite de lui : Contes, Fables et Sentences, 1788; Fables et contes indiens, 1790, in-fol. ; Voyage pittoresque de la Syrie, de la Phénicie, de la Palestine, de la basse Egypte, 1799; Monuments anciens et modernes de l'Hindoustan, 1812-1821, 2 vol. in-fol. ; des Castes de l'Inde, etc.
Langlois (Jean), graveur, né à Paris en 1649, membre de l'Académie française de peinture à Rome, a laissé des œuvres remarquables par la fermeté du burin. — LangloIs (François), graveur de Paris, à la fin du xvne s., qui a donné l'Histoire de Psyché, d'après Raphaël ; — Langlois (Nicolas), son fils, artiste habile. — Langlois (Pierre-Gabriel), né à Paris, 1754-1810, et son frère, Langlois (Vincent-Marie), né en 1756, qui furent des graveurs distingués.
Langlois (Edstache-Hyacinthe), antiquaire et graveur, né au Pont-de-1'Arche, 1777-1837, fut professeur à l'école de peinture et de dessin de Rouen. On a de lui : Essai historique et descriptif sur l'abbaye de Fontenelle, 1827 ; Essai
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historique et descriptif sur la peinture sur verre ancienne et moderne, 1832; Essai sur les énervés de Jumiéges, 1839 ; Essai sur les danses des morts, 1851, 2 vol. in-8o, etc.
Langlois (Jérôme-Marie) , peintre , né à Paris, 1789-1838, élève de David, eut le prix de Rome et fut membre de l'Institut.
Langlois (Simon-Alexandre) , orientaliste, né à Nogent-sur-Marne, 1788-1854, inspecteur de l'Académie de Paris, a fait des travaux estimés sur la langue sanscrite : Monuments littéraires de l'Inde, 1827 ; Chefs-d'œuvre du théâtre Indien, traduits de l'anglais de Wilson, 1828. o vol. in-8° ; Harivansa, 2 voi. in-4<> : Rig-Veda, ou Livre des hymnes, 1847-52, 4 vol. in-8'o, etc.
Lan«iois (Jean-Charles), né à Beaumont-en- Auge (Calvados), 1789-1870, colonel d'état-major, a composé beaucoup de tableaux de batailles et s'est principalement fait connaître par ses vastes compositions panoramiques, la Bataille de la Moskowa, l'Incendie de Moscou, etc. Il a publié un Voyage pittoresque et militaire en Espagne et en Catalogne, in-fol., avec planches. Langnaa, ville de Suisse, canton et à 25 kil. E. de Berne; 6,000 hab. Cotonnades, toiles.
Langoat, comm. du canton de Tréguier, arr. de Lannion (Côtes-du-Nord); 2,060 hab.
Langoen, l'une des îles Lofoden, longue de 55 kilo m.
Langogne, ch.-l. de canton, arr. et à 44 kil. N.-E. de Mencle, près des sources de l'Allier (Lozère); 3,696 hab.
Laagoirau, comm, du canton de Cadillac, arr. et à 26 kil. S.-E. de Bordeaux, sur la rive droite de la Garonne (Gironde). Bons vins blancs. Patrie de Berquin; 2,113 hab.
Langou, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. N. de Bazas, sur la Garonne (Gironde). Pont suspendu sur la rivière ; vins blancs ; 4,707 hab.
Langonnet, comm. du cant. de Gourin, arr. et à 38 kil. N.-O. de Pontivy (Morbihan) ; 3,673 h. Langres, civitas Lingonum, ch.-l. d'an*., à 35 kil. S.-E. de Chaumont (Haute-Marne), sur un plateau élevé de 444 mètres, situé entre la Marne a TE. et la Bounelle à l'O. Evêché, cathédrale très ancienne. Coutellerie estimée , commerce de vins, grains, fers, bestiaux. Position militaire très importante qui commande la route de Paris à Bâle par la trouée de Belfort ; patrie de Diderot ;
Langside, à 4 kil. S. de Glasgow (Ecosse). Les troupes de Marie Sluart y furent battues par Murray, en 1568.
Lang.tan, massif de montagnes, reliant probablement l'Himalaya aux chaînes de l'Asie orientale, au N.-O. de l'Indo-Chine.
Langton (Etienne), né à Slindon, dans le Sussex, vers le milieu du xn* s., mort en 1228. 11 étudia et professa à Paris, fut chanoine de Notre-Dame et chancelier de l'Université. Innocent III le nomma cardinal-prêtre, en 1206. Elu archevêque de Canterbury, 1207, il fut persécuté par le roi Jean. Il se mit à la tête des barons révoltés, et Jean dut signer la Grande Charte. Il a laissé beaucoup d'ouvrages inédits, des Commentaires sur l'Ancien Testament, des Servons, un poème, Y Hexameron, en vers hexamè • ires, etc.
Languedoc, prov. de l'anc. France, capit. Toulouse, s'étendait sur les deux versants des Cévennes; il était arrosé par le cours supérieur de la Garonne, du Tarn , du Lot , de l'Allier, de la Loire , et borné par le cours inférieur du Rhône. Dans le haut Languedoc étaient le Toulousain, l'Albigeois, le Lauraguais, je diocèse de Rieux, le Carcassez et le pays de Comminges;— dans le bas Languedoc, le Narbonnais, les diocèses de Béziers, Lodève, Agde, Alais, Nîmes,Montpellier et Uzès ; — dans les'Cévennes, le Vivarais, le Velay et le Gévaudan. Ce vaste
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pays fut réuni par parties au domaine royal : en 1229, le traité de Meaux donna à saint Louis le Vivarais, le Gévaudan, les comtés de Nîmes, Samt-Gilles et Lodève, la vicomte de Béziers, le sud de l'Albigeois, le Carcassez, le Lauraguais et le Razès. En 1248, saint Louis acheta la plage d'Aigues-Mortes, où il fonda une ville. En 1270, Philippe le Hardi acquit par succession le comté de Toulouse et ses dépendances. En 1349, Philippe de Valois acheta la seigneurie de Montpellier au roi de Majorque. En 1589, Henri IV réunit le Narbonnais qu'il possédait avant son avènement. La royauté créa à Toulouse un parlement en 1302 ; elle divisa le Languedoc en 2 intendances, Toulouse et Montpellier, en 1517. Le Languedoc a formé les départ, de Haute-Garonne, Tarn, Lozère, Haute-Loire, Ardèche, Gard, Aude, Hérault.
Languedoc (Canal du), ou du Midi, canal qui part de Toulouse sur la Garonne et aboutit à Agde sur l'étang maritime de Thau; il franchit la ligne de partage des eaux au col de Naurouze, à l'O. de Castelnaudary. Il fut construit par Paul Riquet sur les ! dessins d'Andréossv. Les travaux durèrent de 1664 à 1684. Sa longueur est de 240 kil. Les travaux coûtèrent 17 millions de livres du temps.
Languet (Hubert), né à Vitteaux (Bourgogne), 1518-1581, adopta les opinions luthériennes, vovagea plusieurs années dans différentes parties de l'Europe, et servit l'électeur de Saxe, comme diplomate et comme conseiller. Son principal ouvrage a pour titre : Vindiciœ contra tyrannos, publié sous le pseudonyme de Junius Brutus, Bâle, 1581 ; on lui doit encore : Epistolœ politicœ et historicœ, écrites de 1573 à 1580; Aroana seculi decimi sexti, 1699, in-4°, recueil de lettres et de pièces curieuses, etc.
Languet de Gergy (JEAN-JOSEPH) , né à
Dijon, 1677-1753. fut évêque de Soissons, 1715, archevêque de Sens, 1730, membre de l'Académie française, 1721, conseiller d'Etat en 1747. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : Traité du véritable esprit de l'Eglise dans l'usage des cérémonies; Traité de la confiance en la miséricorde de Dieu, souvent réimprimé ; Vie de la vénérable mère Marguerite- Marie (Marie Alaeoque), 1729, in-4° ; Opéra omnia pro defensione constitutionis Unigenitus, 1752, 2 vol. in fol., etc.
Languet de Gergy (JEAN-BAPTISTE-JOSEPH),
frère du précédent, né à Dijon, 1675-1750, curé de Saint-Sulpice, à Paris.
Langnenx, comm. du canton et de l'arr. de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) ; 2,895 hab.
Languidic, comm. du canton d'Hennebont, arr. de Lorient (Morbihan) ; 6, 744 hab.
Lanino (Bernardino), peintre de l'école milanaise, né à Verceil, au commencement du xvi« s., mort vers 1578.
Lanjuinais (Jean-Denis, comte), né à Rennes, 1753-1827, conquit par le concours, dès 1775, une chaire de droit ecclésiastique, et eut dès lors une grande réputation dans sa chaire et au barreau ; il fut nommé député aux Etats Généraux. L'un des fondateurs du Club breton, il eut une grande part à la constitution civile du clergé. Membre de la Convention, il se déclara courageusement contre tous les excès, et, sans être Girondin, attaqua plus d'une fois les Montagnards et Robespierre lui-même ; dénonça la Commune de Paris à l'Assemblée, le 24 mai 1793, et fut surtout admirable dans les séances terribles où la ruine des Girondins fut préparée et accomplie. 11 fut forcé de fuir, de vivre longtemps caché, pour éviter l'échafaud. Réintégré dans ses droits de citoyen et de député, il fut accueilli avec enthousiasme par ses collègues, et nommé membre de la commission chargée de rédiger la Constitution de l'an III ; il fut élu au conseil des Anciens par 73 départements. Séna-
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teur, il resta indépendant ; nommé comte en 4808, il prit pour devise Dieu et les lois. En 1814, il vota la déchéance de Napoléon ; il l'ut pair de France, le 4 juin ; en 1815, il refusa de prêter de nouveaux serments, mais fut élu à la chambre des représentants, qui le nomma son président. A la seconde Restauration, il rentra dans la Chambre des pairs et défendit avec la même constance que par le passé le système constitutionnel. — Les Œuvres de Lanjuinais ont été réunies par son fils, M. V. Lanjuinais, en 4 vol. in-8o.
Lanmeur, ch.-l. de canton, arr. et à 15 kil. N.-E. de Morlaix (Finistère) ; 2,449 hab.
Lanneau de DIarey (PlERRE-ANTOINE-VlC-
tor de), né à Bard, près de Semur, 1758-1830, d'une famille noble de Bourgogne, fut principal du collège de Tulle, puis grand- vicaire de l'évêque d'Autun, en 1791. Il quitta bientôt l'habit ecclésiastique, devint maire d'Autun, fut élu député suppléant à la Convention ; puis, sousdirecteur du Prytanée français (Louis-le-Grand), 1797, il acheta les bâtiments de l'ancien collège Sainte-Barbe, et fonda, en 1798, une institution, d'abord appelée Collège des sciences et des arts, qui devint bientôt florissante sous le nom de Sainte-Barbe. 11 a écrit quelques ouvrages d'éducation, grammaires et dictionnaires ; sa Correspondance intéressante a été publiée.
Launei (Jean de), seigneur de Chaintreau et d'Imbert, vivait dans la première moitié du xvne siècle. Il est surtout connu par le Roman satirique, qu'il publia à Paris, en 1624; on lui doit encore : Histoire de don Juan, 2e roy de Cast il le; Recueil de plusieurs harangues, remontrances, etc., de quelques officiers de la couronne (Brissac, Villeroy , etc.) ; Vie de Godefroy de Bouillon, 1625, in'-8° ; Lettres de Jean de Lannel. 1626, in-8o, etc.
Lannemezan , ch.-l. de canton , arr. et à 26 kil. E. de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées); 1,859 hab.
Lannes (Jean), duc de Montebello, né à Lectoure, 1769-1809, fils d'un garçon d'écurie, apprenti teinturier, s'enrôla dans un bataillon de volontaires, en 1792, et dès l'année 1795, grâce à son bouillant courage, était déjà chef de brigade. Il se distingua, sous Bonaparte, en Italie, en Egypte, le seconda au 18 brumaire, et fut bientôt après nommé commandant de la garde consulaire. Dans la campagne de 1800, vainqueur à Montebello, 9 juin, il s'illustra à Marengo. Napoléon empereur le nomma maréchal, puis duc de Montebello. 11 fit les campagnes d'Austerlitz, de Prusse, de Pologne, 1805-1807. Nommé colonel général des Suisses, il suivit Napoléon en Espagne, 1808, et termina le siège mémorable de Saragosse, 1809. Dans la seconde journée d'Essling, 22 mai, il fut blessé mortellement.
Lanniiis ,ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. N. de Brest (Finistère); 3.218 hab. Fonderies.
Lannion, ch.-l.' d'arr., à 75 kil. N.-O. de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord), près de l'emb. du Guer dans la Manche. Commerce de céréales, chevaux et bétail , 5,998 hab.
Lanooy (Gdillebert de), 1386-1462, fut chancelier, puis chambellan du duc de Bourgogne, Jean sans Peur. Il a écrit la relation de son voyage en Orient ; elle a été publiée par la Société des Bibliophiles de Mons, 1842, sous ce titre : Les Voyages et Ambassades de messire Guillebert de Lannoy (1399-1450).
i.unnov (Charles de), d'une famille illustre de Flandre, 1470-1527. Vice-roi de Naples, en 1522, il reçut l'épée de François I" à Pavie, 1525, et le ramena en France, après le traité de Madrid. — Son fils, Ferdinand de Lannoy, 1510-1579, fut général de l'artillerie espagnole, puis gouverneur de Hollande et d'Artois.
Unnoy, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. N.-E.
, de Lille (Nord). Filatures de coton ; 4,985 hab.
LanouaiUe, ch.-l. de cant., arr. et à 50 kil. S.-E. de Nontron (Dordogne); 1,716 hab.
La Moue (François de), dit Bras de fer, né près de Nantes. 1531-1591, d'une ancienne famille de Bretagne, embrassa la réforme, et se distingua dans les guerres de religion par son courage et ses vertus, qui le firent surnommer le Bayard du protestantisme. Il perdit le bras gauche au siège de Fontenay, et le remplaça par un bras de fer avec lequel il put manier son cheval. Générai en Flandre, au service des Etats, 1578, il fut pris à Iseghem et retenu durement au château de Limbourg jusqu'en 1585. Il se déclara pour Henri III contre la Ligue, combattit sous Henri IV à Arques et à Ivry, fut envoyé en Bretagne contre le duc de Mercœur et'fut tué au siège de Lamballe, 1591. — On a de lui : Discours politiques et militaires, Bàle, 1587, in-4°; ils renferment un récit curieux et impartial des faits de 1562 à 1570; Correspondance, publiée par Kervyn de Volkœrsbeke, 1854. in-8°.} etc. — Son fils aîné, Odet de La Noue, seigneur de Téligny, mort en 1618, contribua à la prise de Paris par Henri IV, et prit une part active aux négociations qui préparèrent l'édit de Nantes.
Lanooe (Jeanne de), née à Saumur, 1666- 1736, fille d'un marchand, fonda l'ordre des Sœurs hospitalières de la Providence.
Lanouée, coiiim du canton de Josselin, arr. de Ploërmel (Morbihan); 3,188 hab.
Lansdowne. V. GRANVlLLE.
Lansdowne (HENRI Petty Fitz-Maurice,
marquis de), né à Londres, 1780-1863, l'un des principaux chefs du parti whig, ministre en 1806, 1827, président du conseil, 1830-1841 et 1846-1852.
Lansiebourg, ch.-l. de canton, arr. et à 40 kil. E. de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), sur l'Arc; 1,033 hab.
Lansquenets, en alîem. Lanzknechte, gens de la lance, ou Landsknechte, gens du pays, nom donné aux bandes de fantassins mercenaires allemands, qui parurent pour la première fois dans nos armées, sous Charles VIII.
Lanta, ch.-l. de canton, arr. et à 22 kil. N. de Villefranche (Haute-Garonne) ; 1,445 hab.
Lantara (Simon-Mathurin), né à Ouey, près de Milly (Seine-et-Oise), 1729-1778, gardien de bestiaux, étudia la peinture à Versailles; puis à Paris vécut dans une mansarde, et resta pauvre par paresse et par insouciance. Il fut l'un de nos premiers paysagistes ; il a laissé peu de tableaux, mais beaucoup de dessins au crayon noir rehaussé de blanc.
Lan-tcheou, v. de la Chine, sur le Hoang- Ho, capit. de la prov. de Kan-Sou; centre d'un commerce considérable avec la Mongolie.
Lanthenas (François), né dans le Forez, 1740-1799, médecin à Paris, chef de division au ministère de l'intérieur, fut membre de la Convention, en 1792, et faillit être proscrit avec les Girondins.
Lantier (Etienne-François de), né à Marseille, 1734-1826, devint à la mode après avoir fait jouer l'Impatient, 1778; le Flatteur, comédie en 5 actes et en vers, eut du succès en 1782. Le Voyage d'Anténor en Grèce, publié en 1798, eut un succès immense; on lui doit encore : les Voyageurs en Suisse, Voyage en Espagne du chevalier Saint-Gervais, Geoffroy Rudel ou le Troubadour, poème en huit chants, 1825, etc.
Lantosque, comm. du canton d'Utelle, arr. de Nice (Alpes-Maritimes); 2,130 hab.
Lanusse (François), général, né à Habas (Landes), 1772-1801, volontaire de 1792, se distingua sous Dugommier, puis en Italie et en Egypte, sous Bonaparte, il fut tué à la bataille de Canope.
Lanuvium, anc. ville du Latium, à 20 kil.
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LAP
S. de Rome, sur la voie Appienne. Patrie de l'empereur Antonin. Auj. Città di Lavigna.
Lanvoiion, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. N.-O. de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord); -1,487 h.
Lanzani (Andréa), peintre de l'école milanaise, né à Milan, mort en 1712, eut pour maître, à Rome, Carlo Maratta.
Lanzi (L'abbé Louis), né près de Fermo, 4732-1810, jésuite, sous-directeur de la galerie de Florence; publia, en 1789, un ouvrage estimé, Saggio di Lingua Etrusca, 3 vol. in-8<>; puis son livre le plus connu, Histoire de la peinture en Italie, depuis la renaissance des beauxarts jusqu'à la fin du xvme s., 6 vol. in-8°.
Laoeoon, fils de Priam et d'Hécube, prêtre de Neptune ou d'Apollon Thymbraeus, s'opposa à l'entrée du fameux cheval de bois dans Troie, le frappa d'un javelot, et fut étouffé avec ses deux fils par deux serpents monstrueux venus de Ténédos.
Laodice, mère de Séleucus I", roi de Syrie.
Laodice, femme et peut-être sœur d'Antiochus II, empoisonna le roi, qui l'avait répudiée, 246, fit proclamer son fils Séleucus, fit périr Bérénice qui l'avait supplantée, et son jeune enfant, mais fut elle-même mise à mort par Ptolémée Evergète, frère de Bérénice, 240.
Laodicée, nom de plusieurs anciennes villes d'Asie : Laodicée du Lycus, au confluent du Lycus et de l'Halys ; auj . Eski-Hissar. — Laodicée la Brûlée, au S.-O. d'Iconium, en Lycaonie; auj. Ladik. — Laodicée de Syrie, dans la Séleucide, près de la Méditerranée; auj. Latakiéh. — Laodicée du Liban, dans la Syrie méridionale; auj. Jouschia.
Laomédon, fils d'ilus, roi de Troie, en éleva les murailles, avec l'aide d'Apollon et de Neptune, qu'il priva du salaire convenu. Il fut le père de Priâm et d'Hésione.
Laon, Laudunum, ch.-l. du dép. de l'Aisne, à 130 kil. N.-E. de Paris, sur une colline abrupte au milieu d'une plaine ; place forte sur la route d'Avesnes à Paris. On y remarque la tour de Louis d'Outremer, la tour penchée, la cathédrale de Notre-Dame qui date de 1115. Fabr. de clous et de chapeaux; dépôt de mendicité; commerce de grains, vins, légumes, artichauts. — Laon, fut le dernier reste des vastes domaines privés de Charlemagne. Au xii* s., elle devint ville communale, et soutint contre son évêque Gaudry, puis contre Louis VI une lutte célèbre; En 4814, Napoléon livra dans la plaine de Laon une bataille de 3 jours, sans réussir à reprendre la ville. En 4815, elle soutint 15 jours l'attaque des coalisés. Patrie de saint Remy et du maréchal Serrurier; 42,623 hab.
i^aos, ancien état et pays de l'Indo-Chine, partagé auj. entre les Birmans, les Annamites et les Siamois.
Lao-Tze, Lao-Tseu OU Lao-Kiun, philosophe chinois du vie s. avant J.-C, passe pour être le chef de la secte religieuse des Tao-Tsée ou Tao-se. Il aurait été contemporain de Gonfucius; on lui attribue un traité de morale, le Tao-tèe-King, et le Tsing-tao-tèe-King, qui renferme les doctrines de l'ensorcellement et de la métempsycose, base de la secte des Tao-se.
La Païice OU La Palisse, ch.-l. d'arrond.,
à 50 kil. S.-E. de Moulins (Allier), sur la Bèbre ; 2,900 hab.
La Palice OU La Palisse (JACQUES de Cha-
bannes, seigneur de), se distingua dans les guerres d'Italie, sous Charles VIII, Louis XII et François 1er. Nommé maréchal de France par François Ier, 4515, il combattit à Marignan, a la Bicoque, et fut tué à la bataille de Pavie, 4525.
La Païud, coinm. du canton de Bollène, arr. d'Orange (Vaucluse) ; 2,204 hab.
Lapène (Blaise-François-Edouard), général français, 4790-4854, a composé de nombreux ou-
vrages militaires, Conquête de l'Andalousie, 4810 et 4811, Campagnes de 1813 et 1814 sur l'Ebre les Pyrénées et la Garonne , Tableau historique de l'Algérie depuis l'occupation romaine jusqu'à la conquête par les Français en 1830.
La Pérouse (JEAN-FRANÇOIS Galaup de),
né près d'Albi, en 1741, garde de la marine a quinze ans, lieutenant de vaisseau en 4775, capitaine de vaisseau, 4780 ; fut surtout charge de détruire les établissements anglais de la baie d'Hudson, 4782. En 4785, Louis XVI le chargea de continuer les découvertes de Cook et de Bougainville; La Pérouse partit de Brest avec les frégates la Boussole et l'Astrolabe, explora les côtes orientales de l'Asie, les îles du Grand Océan, et périt avec ses vaisseaux sur les récifs voisins de Vanikoro ; le capitaine anglais, Dillon, en retrouva les débris, 1826. La relation du voyage de La Pérouse a été publiée en 4797, 4 vol. in-4<>.
La Peyrère (Isaac de), né à Bordeaux, 1594- 4676, suivit l'ambassadeur La Thuillerie en Danemark, 4644, et y écrivit Relation du Groenland et Relation de l'Islande. Il publia, en 1656, un livre qui fit beaucoup de bruit, les Préadamites; il y soutenait qu'Adam n'était que le chef des Juifs ; l'ouvrage fut condamné au feu par le parlement de Paris. On lui doit encore une Relation de la bataille de Lens, 4649, un Traité du rappel des Juifs, etc.
La Peyronie (FRANÇOIS Gigot de), né à
Montpellier, 4678-4747, s'occupa de chimie, fut démonstrateur au Jardin du Roi, puis chirurgien de Louis XV. 11 engagea le roi à créer une Académie de chirurgie, 4734, consacra la plus grande partie de son immense fortune à des œuvres de charité ou à des établissements qui devaient développer la chirurgie. On a de lui : Observations sur les maladies du cerveau.
Lapi (Niccolo), peintre de l'école florentine, né à Florence, 4664-4732, élève de L. Giordano.
Lapie (Pierre), né à Mézières, 4779-4850, élève de l'Ecole du génie dès 4789, placé au dépôt de la guerre comme ingénieur géographe, en 4793, fut directeur du cabinet topographique de Louis XVIII. Colonel au corps de l'état-major, il dirigea les travaux de gravure et d'impression du dépôt de la guerre. On lui doit plusieurs Atlas de géographie, qui ont eu de la réputation et qui ont de la valeur.
Lapise (Joseph de), né à Orange, 4589-4648 a publié : Tableau de l'Histoire des princes et principauté d'Orange, La Haye, 1640, in-fol.
Lapisse (Pierre-Belon), baron de Sainte- Hélène, né à Lyon, 4762-4810, se distingua surtout dans l'armée du Danube, à Zurich ; fut général de division en 4806, gagna le titre de baron de Sainte-Hélène au siège de Madrid et fui blessé mortellement à Talavera, 4840.
Lapisse (ANNE-PlERRE-NlCOLAS de), né à Ro-
crov, 4773-4850, combaltit dès rannée 4792, travailla au canal de Sambre-et-Oise, devint général du génie et fut inspecteur en 4831.
Lapithes, peuple de la Thessalie ancienne, célèbre par ses luttes contre les Perrhèbes, sur les bords du Pénée, et surtout contre les Centaures, aux noces de Pirithous et d'Hippodamie.
La Place (JosuÉ de), né en Bretagne vers 1605, mort en 4665, pasteur à Nantes, professeur de théologie à Saumur, attaqua le dogme calviniste qui fait retomber le péché d'Adam sur toute sa postérité.
La Place (Pierre de), né à Angoulême vers 4520, président de la Cour des aides, victime de la Saint-Birthélemy, 1572, est surtout connu par ses Commentaires de l'état de la religion et république, sous les rois Henri II, François II et Charles IX, 1565, in-8<>.
Lapiace (Pierre-Simon, marquis de), né de pauvres cultivateurs à Beaumont-en-Auge (Cal-
LAP
LAR
vados), le 23 mars 1749, mort le 5 mars 4827, grâce à la protection de Dalembert devint professeur de mathématiques à l'Ecole militaire, 1768. Dès lors il se livra aux études de hautes mathématiques et de théorie astronomique qui ont fait sa gloire. Membre de l'Académie des Sciences, 1783, examinateur du corps de l'artillerie, 1784, professeur d'analyse aux écoles normales, 1794, membre, puis président du Bureau des longitudes, associé à la plupart des sociétés savantes de l'Europe, Laplace fil partie de l'Académie française, en 1816. Ministre de l'intérieur après le 18 brumaire, sénateur, chancelier du sénat, grand-officier de la Légion d'honneur, comte de l'Empire, il signa l'acte de déchéance, fut bien accueilli par Louis XVIII, qui le nomma marquis, et entra à la chambre des pairs, où il fut atteint par l'ironie de Courier. — Ses ouvrages, qui sont ses premiers titres de gloire, sont : la Mécanique céleste, Y Exposition du système du monde et la Théorie analytique des probabilités. Il avait fait avec Lavoisier une série d'expériences sur la chaleur, et plus tard il avait commencé de savantes recherches sur la capillarité, les mesures barométriques, les propriétés statiques de l'électricité, etc.
, I-a Planche (LOUIS Régnier, sieur DE), né
a Paris, mort vers 1580, capitaine de cent hommes d'armes, fut employé dans plusieurs négociations importantes. On a de lui plusieurs opuscules, dirigés contre les Guises; et surtout Histoire de l'Éstat de France, sous François II, 1576, in-8<>.
Lapieau, ch.-l. de cant., arr. et à 44 kil. E. de Tulle (Corrèze). Houille; 1,987 hab.
Lapiume, ch.-l. de canton, arr. d'Agen (Lotet-Garonne); 1,590 hab.
Laponie, vaste région qui s'étend au N. de la Norvège, de la Suède et de la Russie, entre le 65» et le 71<> lat. N. et entre la mer du Nord et la mer Blanche. Elle forme un plateau d'environ 600 m. de hauteur, dont la partie méridionale est couverte par les derniers sommets des Dofrines. Elle présente des marais tourbeux, des lacs, des rochers sans végétation, des bouleaux nains, et au S. des sapins ; on y trouve partout l'herbe des rennes, sorte de mousse épaisse que recouvre la neige. Les Lapons habitent des huttes de terre et n'ont pour richesse que les rennes; ils mangent la chair, boivent le lait, s'habillent de la peau. Ils pèchent aussi le saumon dans les golfes profonds ou bords de leurs côtes. Les Lapons se nomment eux-mêmes Same; les Norvégiens les appellent Finner (Finnois), et les Suédois, Lapons, c'està-dire sorciers. Ils sont petits, basanés et ont les cheveux noirs ou roux. Parmi les Lapons, les Sœflnner, ou habitants des côtes, sont sédentaires, les Fieldfinner, ou habitants des montagnes, sont nomades.
Laponneraye (ALBERT), né à Tours, 1808-
1849, dirigea une institution et fonda à Marseille, en 1848, un journal démocratique. Parmi ses travaux historiques, on cite : Biographie des rois, des empereurs et des papes, 2 vol. in-8o; Hist. de la Révolution française depuis 1789 jusqu'en 1840, 3 vol. gr. in-8<>; Hist. des rivalités et des luttes de la France et de l'Angleterre depuis le moyen âge jusqu'à nos jours (avec Hipp. Lucas), 2 vol. m-8o; les sept premiers volumes dune Histoire universelle, etc. Il a édité les Œuvres de Max. Robespierre, 3 vol. in-8.
La Popelinière (HENRI Lancelot-Voisin
de), historien français, mort en 1608, est surtout connu par son Histoire des troubles et guerres civiles en France pour le fait de la religion, depuis 1555 jusqu'en 1581.
La Porte (Pierre de), serviteur d'Anne d'Autriche, devint le premier valet de chambre de Louis XIV, mais fut disgracié, en 1653. Il a
écrit des Mémoires concernant plusieurs particularités des règnes de Louis XIII et de Louis XIV. LaPorte (L'abbé Joseph de), né à Belfort, 1713-1779, quitta l'ordre des jésuites, et vint à Paris s'occuper de critique et de littérature. Il écrivit dans Y Année littéraire de Fréron, rédigea X Observateur littéraire, etc.; et dirigea un vaste atelier de compilations.
La Porte du Theîl (FRANÇOIS-JEAN-GABRIEL),
né à Paris, 1742-1815, savant helléniste, fut de l'Académie des Inscriptions en 1770. Il traduisit les Choéphores, d'Eschyle, puis les Hymnes, de Callimaque; rapporta d'Italie près de 18,000 pièces du xme s. et du xive s.; publia, avec Rochefort, une nouvelle édition du Théâtre grec, par le P. Brumoy, en y insérant une traduction entière d'Eschyle. 11 commença une traduction de la Géographie de Strabon.
Lapte, comm. du canton et de l'air. d'Yssingeaux (Haute-Loire); 2,855 hab.
Laquedives, archipel de la mer des Indes, à 150 kil. O. de la côte de Malabar; 6,500 hab. musulmans. Elles appartiennent aux princes de Cananore, dans le Malabar, vassaux des Anglais.
La Quintinye (Jean de), né à Chabanais (Angoumois), 1626-1688, d'abord avocat à Paris, consacra tous ses loisirs à l'étude de l'agriculture, et eut bientôt une réputation méritée. Louis XIV l'appela à Versailles pour créer un vaste potager près du château ; la Quintinve réussit, 1678-1683, et fut nommé, en 1687, directeur général des jardins fruitiers et potagers de toutes les maisons royales. On doit à La Quintinye : Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, avec un Traité des orangers, etc., 1690,
Lar, v. de Perse, ch.-l. du Laristân, partie mérid. de la prov. de Farsistân, à 65 kil. du golfe Persique; 12,000 hab
Lara, v. d'Espagne, prov. et à 25 kil. S. de Burgos (Vieille-Gastille); 1,800 hab.
Lara, maison célèbre de Castille, descendant de Ferdinand Gonzalez, comte de Castille et de Lara, issu des anciens rois. Les chroniques espagnoles ont raconté l'histoire tragique des Infants de Lara. — La famille des comtes de Lara lutta souvent, jusqu'à la fin du xive s., contre les rois de Castille et contre les maisons de Castro et de Haro.
Larache OU El-Arisch, V. du Maroc, SUl'
l'Atlantique, à 130 kil. N.-O. de Fez; 2,060 hab. Près de cette ville se livra la bataille où périt dom Sébastien, roi de Portugal, en 1578.
Laragne, ch.-l. de canton, arr. et à 40 kil. S.-O. de Gap (Hautes-Alpes); 1,050 hab.
Larajasse, comm. du canton de Saint-Symphorien. arr. de Lyon (Rhône); 2,396 hab.
Larcnamp, comm. du canton d'Ernée, arr.
de Mayenne (Mayenne); 2,122 hab.
Larche, ch.-l. de canton, arr. et à 12 kil. S.-O. de Brive (Corrèze); 861 hab.
La Ravardière (DANIEL de la Tousche,
sieur de), né en Poitou vers 1570, mort après 1631, calviniste, servit en Italie, et fonda avec son ami. le capitaine Razilly, une colonie à San- Luis de Maranhâo, au Brésil, 1611-1612; ils en furent chassés par les Portugais, en 1615. Il fut vice-amiral de la flotte de La Rochelle en 1621.
Larcher (Pierre-Heinri), né à Dijon, 1726- 1812, d'une ancienne famille de robe, fut un bon helléniste, qui fut de l'Académie des Inscriptions, en 1778. Il a fait plusieurs traductions, surtout celle d'Hérodote, avec commentaires; a écrit de savants Mémoires; et dans une polémique assez vive fut accablé de sarcasmes par Voltaire, qui plus tard reconnut ses torts. Fontanes le nomma, en 1809, professeur de littérature grecque à la Faculté des Lettres
Lardner (Nathaniel), théologien anglais, né à Hawkhurst (Kent), 1684-1768, est surtout connu
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par son bon ouvrage, la Crédibilité de l'histoire évangélique, 1727-4733, 5 vol. in-8».
Lardner (Dionysios). né à Dublin, 1795-1859, professa à Dublin et à l'Université de Londres; se fit connaître par plusieurs ouvrages de mathématiques; par sa collaboration a plusieurs Revues; puis dirigea une vaste encyclopédie populaire qui forme 154 vol. in- 12, sous le titre de : Lardner's cabinet cyclopœdia. Il donna en Amérique des Lectures 1res goûtées qui ont eu plus de 15 édilions à New- York ; puis il vint s'établir à Paris, 1845, où il est mort. 11 a écrit de nombreux traités populaires.
Laredo, v. d'Espagne, prov. et à 37 kil. E. de Santander (Vieilie-Castille). Petit port sur le golfe de Gascogne.
La Renaudie (GODEFROI de Barry, seigneur
de), gentilhomme du Périgord, du parti protestant, fut mis en avant par le prince de Gondé, dans la conjuration d'Amboise, en 1560. Il fut tué dans un bois près d'Amboise.
La Renaadière (PHILIPPE-FRANÇOIS de) né
à "Vire, 1781-1845, se lia avec Malte-Brun, 's'adonna dès lors à la géographie et a été l'un des principaux rédacteurs des Annales des Voyages. On lui doit : Mexique, dans Y Univers pittoresque ; Introduction historique à la Géographie de Malte- Brun (avec Balbi et Huot), etc.
Larendeh. V. KARAMAN.
Lares, dieux domestiques des anciens Romains, protecteurs de la maison, de la famille, du quartier, de la ville. Dans la maison, le Lar familiaris était considéré comme le gardien de toute la famille ; on plaçait son image dans le Lararium, espèce d'oratoire, dans l'atrium, au foyer domestique. Les Lares publici, urbani, compilales, viales, avaient un culte public; leurs fêtes s'appelaient Compitalia.
La Revellière-Lepeauat (LOUIS-MARIE de),
né à Montaigu (Vendée), 1753-1824, fils du maire de cette ville, consentit à faire un cours public de botanique à Angers, et y révéla un talent de parole qui le fit connaître. Député aux Etatsgénéraux de 1789, il vota avec la gauche ; à la Convention, il aima les Girondins, mais ne suivit pas leur politique; il fut mis hors la loi, et parvint à se cacher. Rentré à la Convention après le 9 thermidor, il fut l'ennemi des thermidoriens et des royalistes ; président du conseil des Anciens, il fut élu directeur à l'unanimité, moins deux voix. La Revellière, républicain sincère et honnête homme, prit une grande part au coup d'Etat du 18 fructidor; mais fut renversé par la réaction du 20 prairial. Sincèrement religieux, il favorisa par conviction et par politique la tentative des théophilanthropes ; ce fut la source d'une foule de calomnies et de moqueries injustes. Après le 18 brumaire, il rentra dans la vie privée, vécut dans une modeste propriété de la Sologne. Il a laissé des Mémoires importants.
La Reynie (NlCOLAS-GABRIEL de), né à Limoees, 1625-1709, maître des requêtes, en 1661, fut nommé par Louis XIV lieutenant général de police, en 1667. Il améliora singulièrement l'état de la capitale. Conseiller d'Etat en 1680, il présida la chambre ardente, chargée de poursuivre les empoisonneurs, et, plus tard, exécuta dans Paris les ordres du roi, après la révocation de l'édit de Nantes. Il quitta ses fonctions en
Largentière. V. ArgeNTIÈRE (L').
Largillière (Nicolas de), né à Paris, 1656- 1746, passa ses premières années en Belgique et en Angleterre, revint en France, 1678, et, protégé par Van der Meulen et par Lebrun, fut bientôt connu. Admis à l'Académie de peinture, en 1686. il y fut professeur, directeur et chancelier Il a surtout réussi dans les portraits de femmes; on cite de lui une Erection de Croix;
l'Assomption de la Vierge, une Fuite en Egypte, etc. On l'a surnommé le Van Dyck français.
La Riboisière ( Jean- AMBROISE Baston, comte de), né à Fougères (Ille-et-Vilaine), 1759- 1812, entra au service en 1781, se distingua dans la défense de Mayence, en 1793, et fut nommé colonel. Ses services dans les campagnes d'Austerlitz, de Prusse et de Pologne lui donnèrent le grade de général de division et le commandement de l'artillerie de la garde. Inspecteur général de l'artillerie, il prit une part considérable à la campagne de Russie ; il mourut d'épuisement et de chagrin à Kœnigsberg.
Larino, Larinum, v. de la prov. et à 30 kil. N.-E. de Campo-Basso (Italie); 4,000 hab.
Lario, départ, du roy. d'Italie, sous Napoléon I«, ch.-l., Corne, de l'ancien nom du lac de Côme (Larius).
Larisse, en turk Yéni-Schehr, la nouvelle ville, anc. Larissa, en Thessalie, dans le vilayet de Janina, sur la Salembria {Pénée); 30,000 hab., presque tous Turks. Fabriques de maroquins et de tabac; teintureries en rouge.
Laristân, territoire de la Perse, partie S. de la prov. de Farsistân ; ch.-l., Lar.
Larius, nom ancien du lac de Côme.
La Rive (Charles-Gaspard de), chimiste et physicien suisse, né à Genève, 1770-1834, se réfugia à Edimbourg, où il devint médecin, et s'occupa de sciences. De retour à Genève, il fit des cours de chimie, coopéra activement à la rédaction de la Bibliothèque britannique et de la Bibliothèque universelle, et, dans son laboratoire, se livra à des expériences remarquables.
La Rive (Jean Mauduit, dit), acteur et auteur dramatique, né à La Rochelle, 1747-1827, débuta au Théâtre-Français, en 1770, et fut admis en 1775. Après la mort de Lekain, 1778, il fut sans rival sérieux jusqu'à Taima. Il a écrit : Pyrame et Thisbé, scène lyrique, 1784; Réflexions sur l'art théâtral, 1801 f Cours de déclamation prononcé à l'Athénée de Paris, 1810, 2 vol. in-8».
Larivey (Pierre de), auteur comique, né à Troyes, vers 1550, mort vers 1612, peut-être fils d'un Florentin, donna, en 1579, six pièces, en 1611, trois autres pièces arrangées de l'italien. Ces pièces renferment une collection curieuse des types de notre vieille comédie ; le dialogue est naturel, souvent vif; le style est plein de franchise ; mais il pèche par le plan et par le goût. Larivey a encore publié plusieurs traductions de l'italien, et principalement les Facétieuses nuits du seigneur Straparole, 1580, rééditées en 1857.
Larivière ( PlERRE-FRANÇOIS - JOACHIM-HENRI
de), né à Falaise, 1761-1833, se lia avec les Girondins, à l'Assemblée législative et à la Convention ; il se prononça avec la même énergie contre la royauté, contre les Bourbons et contre la Commune de Paris. Décrété d'accusation au 31 mai, arrêté le 2 juin, il parvint à se réfugier dans le Calvados, où il prit part au mouvement insurrectionnel. Il se cacha jusqu'après le 9 thermidor, et rentra alors à la Convention ; il se distingua par son zèle réactionnaire. Au conseil des Cinq-Cents, il se prononça toujours contre le Directoire, et fut l'un des principaux chefs du parti de Clichy ; il entra même dans plusieurs conspirations royalistes. Aussi fut-il proscrit au 18 fructidor; en 1814, il fut nommé avocat général à la Cour de cassation; devint conseiller en 1818, et ne voulut pas prêter serment en 1830.
Lamessin (Nicolas de), né à Paris, 1640- 1694, a gravé un grand nombre de portraits d'hommes illustres, et les Augustes représentations des rois de France, 1688, in-4<>. — Son fils, fticolas, né à Paris, 1684-1755, membre de l'Académie de peinture, a beaucoup gravé pour 1© Recueil de Crozat.
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LAR
ou Larnica , v. de la Turquie d'Asie, port sur la côte S. de l'île de Chypre; 10,000 hab. Exportation de soie, huile, sésame, laines, vins et garance.
Laroche (Benjamin), littérateur, 1797-1852, a traduit avec succès beaucoup d'écrivains anglais (Ganning, Goldsmith, Bentham, W. Irving, Shakspeare, Cooper, Byron, W. Scott, Shéridan, etc.). Il a écrit dans beaucoup de journaux d'une opinion avancée.
La Roche, ch.-l. de canton, arr. et à 4 kil. S.-O. de Bonneville (Haute-Savoie); 3,183 hab.
La Roche - Abeille , village de l'arr. de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Victoire des protestants, commandés par Coligny, sur les catholiques, en 1569.
La Roche-Bernard, ch.-l. de canton, arr. et à 40 kil. E. de Vannes (Morbihan). Pont suspendu, très-hardi, sur la Vilaine. Blé, bois; 1,515 hab.
La Roche-Canillae, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. S.-E. de Tulle (Corrèze); 307 hab.
La Roehe.Derrien, ch.-l. de canton, arr. , et a 20 kil. E. de Lannion (Côtes-du-Nord). Charles de Biois v fut vaincu et fait prisonnier, en 1347; 1,502 hab.
La Koche.sur.l'on OU IVapoléon-Ven-
dée, ch.-l. du départ, de la Vendée, à 433 kil. S.-O. de Paris, sur l'Yon, ville de création récente ; 10,634 hab.
La Roche.Aymon, ancienne famille française qui remonte au moins jusqu'au commencement du xie s., et que la tradition fait descendre des quatre fils Aymon.
La Roehe.Aymon (CHARLES-ANTOINE de),
né au château de Mainsat, 1697-1777, évêque en 1725, plus tard grand aumônier, 1760, archevêque de Beims, 1762, chargé de la feuille des bénéfices, cardinal, 1771, abbé de Saint-Germain-des- Prés.
La Roche.Aymon ( ANTOINE- CHARLES -
Etienne-Paul, marquis de), né à Paris, 1772- 4849, servit à l'armée des princes, et resta dans l'armée prussienne jusqu'en 1811. En 1814, Louis XVIII le nomma maréchal de camp ; en 1815, il devint pair de France, et commanda dès lors plusieurs départements. Il fut fait lieutenant général dans la guerre d'Espagne, 1823. Il reconnut le gouvernement de Juillet. On lui doit : Introduction à l'étude de l'art de la guerre, 1802-1804, 4 vol. in-8<> ; Manuel du service de la cavalerie légère en campagne; des Troupes légères, 1817; de la Cavalerie, 1828-1827, 3 vol. in-8», etc.
La Rochefoucauld, ch.-l. de canton, arr. h et à 20 kil. N.-F, d'Angoulême (Charente), sur , la Tardouère ; 2,802 hab. Dominée par un château gothique où naquit l'auteur des Maximes.
La Rochefoucauld, ancienne famille française, originaire de la petite ville de La Bochefoucauld, bien connue depuis le xii<= s., a compté jusqu'à quinzes branches.
La Rochefoucauld (FRANÇOIS 1", baron, puis comte de), conseiller et chambellan de Charles VIII et de Louis XII, tint sur les fonts de baptême François d'Angoulême, qui, devenu roi, érigea sa baronnie en comté, 1515. Depuis lui, tous les aînés delà famille ont porté le nom de François.
La Rochefoucauld (FRANÇOIS II, COmte DE),
prince de Marsiiiac, son fils, reçut Charles- Quint dans son château de Verteuil, en 1539.
La Rochefoucauld (FRANÇOIS III, comte de), comte de Boucy, prince de Marsillaç, se distingua au siège de Metz, embrassa le calvinisme I et se distingua dans les trois premières guerres , de religion. 11 fut l'une des victimes du massacre de la Saint-Barthélémy.
La Rochefoucauld (FRANÇOIS IV , comte
de) rejoignit, en 1575, le prince de Condé, combattit, avec lur. Mercœur en 1585 ; il fut pris, en
1591, par les Ligueurs, qui le poignardèrent. La Rochefoucauld (François V, comte, puis duc de), 1588-1650, se convertit au catholicisme, et servit Louis XIII, qui érigea son comté en duché-pairie, 1622.
La Rochefoucauld (FRANÇOIS VI, duc DE),
prince de Marsiiiac, né a Pans, 1613-1680, se mêla aux intrigues dirigées contre Bichelieu, avec la duchesse de Chevreuse et avec Cinq- Mars. Au commencement de la régence, il fut de la cabale des Importants, se fit aimer de la duchesse de Longueville, 1646, l'entraîna dans la révolte, et fut l'un des chefs dans la première guerre de la Fronde terminée par la paix de Bueil, 1649. Après l'arrestation des princes, 1650, il chercha à soulever le Poitou, et se défendit à Bordeaux contre Mazarin. 11 suivit la fortune du prince de Condé. Au combat du faubourg Saint-Antoine, il reçut un coup de feu qui le priva longtemps de la vue. Quand il revint à la santé, la Fronde était finie; il vécut dès lors dans le repos, traité avec affection par Louis XIV, dans la compagnie de femmes aimables et spirituelles, Mmei de Sablé, de La Fayette, de Sévigné, s'occupant d'écrire ses Mémoires et ses Maximes. — Ses Mémoires parurent à Cologne, 1662,. in-4°; c'est un monument curieux pour l'histoire de la Fronde et pour la connaissance de la Bochefoucauld. Il existe cinq éditions originales des Maximes; la première parut en 1665, in-12; une sixième édition, publiée en 1693, renferme cinquante pensées nouvelles qui, trèsprobablement, sont bien de La Bochefoucauld. Tout le monde est d'accord sur le mérite littéraire de l'ouvrage ; mais l'on a reproché à l'auteur, au nom de la morale, son point de vue exclusif, son esprit profondément égoïste.
La Rochefoucauld (FRANÇOIS VII, duc DE),
E rince de Marsiiiac, 1644-1714, se distingua dans i guerre de 1667, fut blessé au passage du Bhin, et fut nommé par Louis XIV, qui l'estimait, grand veneur, grand maître de la garde-robe et gouverneur du Berry , après la disgrâce de Lauzun.
La Rochefoucauld (FRANÇOIS VIII, duc DE),
duc de La Boche-Guyon et marquis de Liancourt, 1663-1728, succéda à son père dans ses charges.
La Rochefoucauld (ALEXANDRE, duc DE^,
deuxième fils de François VIII, 1690-1762, fut disgracié pour sa persistance à éloigner M^e de Châteauroux, pendant la maladie de Louis XV à Metz, 1744. Avec lui s'éteignit la branche masculine aînée des La Bochefoucauld.
La Rochefoucauld (FRANÇOIS DE), d'une branche cadette, né à Paris, 1558-1645, évêque de Clermont, en 1584, se déclara pour la Ligue, mais se soumit après l'abjuration de Henri IV. Cardinal, 1607, évêque de Senlis, il devint grand aumônier de France, 1618, abbé de Sainte-Geneviève, 1619, président du conseil d'Etat, 1622, puis fut chargé de la réforme des abbayes de France. — Son frère, Jean-Louis de La Rochefoucauld, comte de Bandan, gouverneur de l'Auvergne pour la Ligue, fut tuè à Issoire, 1590.
La Rochefoucauld (FRÉDÉRIC-JÉRÔME De
Roye de), 1701-1757, fut archevêque de Bourges, en 1729. cardinal, chargé de la feuille des bénéfices, 1755. Il devint grand aumônier en 1756.
La Rochefoucauld dEnville ( LOUIS- ALEXANDRE, duc de la Roche-Guyon et de),
petit-fils par sa mère du duc Alexandre de La Bochefoucauld, 1743-1792, fut membre de l'Académie des Sciences, en 1782, de l'assemblée des notables, en 1787, député de la noblesse de Paris aux Etats généraux, et l'un des premiers se réunit au tiers état. Il fut massacré à Gisors, le 14 septembre, en se rendant aux eaux de Forges.
La Rochefoucauld.Liancourt (FRANÇOIS'
LAR
LAR
Alexandre-Frédéric, duc de), fils du duc d'Estissac et de Marie, seconde iille du duc Alexandre, cousin germain du précédent, 4747-1827, fut grand maître de la garde-robe depuis 1768. Il fonda à Liancourt une école d'arts et métiers. Député par la noblesse du bailliage de Glermont en Reauvoisis, aux Etats généraux, il défendit à la fois la royauté et les libertés publiques ; il fut forcé de fuir en Angleterre; passa aux Etats- Unis, et refusa de rendre à Louis XVIII la charge de grand maître de la garde-robe. De retour à Paris, 1799, il fut l'un des premiers propagateurs de la vaccine; en 1814, il entra à la Chambre des pairs ; il fit partie delà Chambre des représentants pendant les Cent-Jours. Sous la Restauration, il se dévoua plus que jamais à la bienfaisance; l'Académie des Sciences l'admit dans son sein. Ses funérailles furent malheureusement troublées par le gouvernement irrité des démonstrations populaires en faveur d'un opposant. On a de lui : Finances, Crédit, 1789; des Prisons de Philadelphie, 1796; Etat des pauvres en Angleterre, 1800; Voyage dans les Etats-Unis, 1800, 8 vol. in-8<> ; le Bonheur du peuple, Almanach à l'usage de tout le monde, etc., etc.
La Rochefoucauld (ALEXANDRE, COmte DE),
second fils du précédent, 1767-1841, fut préfet de Seine-et-Marne, en 1800, ambassadeur à Vienne, 1805, en Hollande, 1808; député de 1822 à 1831, et devint alors pair de France. — Son fils, Alexandre-Jules, comte de la Rochefoucauld, duc d'Estissac, né à Mello (Oise), 1786-1856, fut aide de camp du duc d'Orléans, 1828, député depuis 1830, et entra à la Chambre des pairs, en 1839.
La Rochefoucauld-Doudeauville ( AM-
broise-Polycarpe de), né à Paris, 1765-1841, ne s'occupa que d'œuvres de bienfaisance. Pair de France en 1814, directeur des postes, 1821, ministre de la maison du roi, 1824, il fut opposé toujours à la liberté de la presse. Il refusa de prêter serment en 1830.
La Rochefoucauld-Surgères (ALEXANDRE-
Nicolas de), marquis de Surgères, 1709-1760, lieutenant général en 1748, écrivit une comédie en vers, l'Ecole du monde, 1739, des romans, des opuscules sur la guerre, la morale, etc.
La Roche-Guilhem (Mlle de), d'une famille protestante, 1640-1710, se réfugia en Hollande, puis en Angleterre, à la révocation de l'édit de Nantes. Elle a imité Mlle de Scudéry dans ses romans maintenant oubliés.
La Roche-Guyon, commune de l'arr. et à 16 kit. N.-O. de Mantes (Seine-et-Oise), sur l'Oise.
La Roche jaqnelein (HENRI du Verger,
comte de), né au château de la Durbellière, près de Châfîllon-sur-Sèvre, 1772-1794, fils du marquis de La Rochejaquelein, maréchal de camp, fit partie de la garde constitutionnelle de Louis XVI, et, après le 10 août, rejoignit Lescure, son parent, à Clisson. L'un des premiers chefs des paysans soulevés, il remporta de nombreux succès et, après la mort de Lescure, fut élu général en chef des Vendéens, qui avaient passé la Loire; il échoua devant Granville, fut mis en déroute au Mans, put avec peine repasser la Loire et fut tué dans un engagement près de Nouaillé.
La Rochejaquelein (LOUIS du "Verger,
marquis de), frère du précédent, né à Saint- Aubin-de-Reaubigné, 1777-1815, épousa, 1802, la veuve du marquis de Lescure. 11 repoussa toutes les avances qui lui furent faites par le gouvernement impérial. Il fut nommé commandant des grenadiers à cheval de la maison du roi, en 1814. En 1815, il appela les Vendéens aux armes; il fut tué au Pont-des-Mathis, 4 juin.
La Rochejaquelein (MARIE-LOUISE - VIC-
TOIRE de Donnissan, marquise de), femme du précédent, née à Versailles, 1772-1857, épousa le marquis de Lescure, son cousin-germain, partagea ses dangers dans la Vendée et reçut son dernier Soupir. Elle épousa plus tard le marquis de La Rochejaquelein. Après la mort de son second époux, elle publia ses intéressants Mémoires, plusieurs fois réimprimés.
La Rochejaquelein (HENRI-AUGUSTE-GEOR-
ges du Verger, marquis de), fils des précédents, né au château de Citran (Gironde), 1805- 1866, sortit de Saint-Cyr en 1823, fut nommé pair de France, en 182o. Il donna sa démission, après 1830, fut député de Ploërmel depuis 1842, prêta un concours très actif à la république de 1848, et fit partie de la Constituante et de l'Assemblée législative. Vivement attaqué par le parti légitimiste, il se rallia à la politique de Napoléon III et fut nommé sénateur, le 31 décembre 1852.
La Romana (PEDRO Caro y Sareda, marquis de), né à Palma, 1761-1811, combattit les Français jusqu'au traité de Râle, 1795; et, plus tard, conduisit le corps d'Espagnols, qui servit avec les Français, en Poméranie, 1807. Il refusa de reconnaître le roi Joseph, et put rentrer en Espagne sur une escadre anglaise. Il commanda les provinces du Nord insurgées contre les Français.
Laromiguière (Pierre), né à Livignac (Aveyron), 1756-1836, de la congrégation des Doctrinaires, ouvrit, en 1790, à Toulouse, un cours libre de philosophie, fut nommé professeur de logique au Prytanée français et adjoint à la classe des sciences morales et politiques de l'Institut. 11 y lut alors deux mémoires sur Y Analyse des "sensations et la Détermination du mot idée. Tribun, de 1799 à 1802, il devint professeur de philosophie à la Faculté des lettres de Paris, resta bibliothécaire de l'Université, et fut élu. en 1833, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques. — Laromiguière a prépare le mouvement spiritualiste du xixe s.; il reconnaissait au-dessus de la sensation toute passive l'activité de l'âme, et il donnait une théorie ingénieuse de nos facultés diverses et de l'origine de nos idées. Les Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, % vol.in-8e, sont de beaucoup son meilleur ouvrage.
Laroque, ch.-l. de canton, arr. d'Agen (Lotet-Garonne) ; 1.254 hab.
Laroque (Gilles-André), sieur de la Loutière, né près de Caen, 1598-1686, a laissé un Traité du blason, du Ban et de V Arrière-ban, de la Noblesse, de l'Origine des noms, surnoms et de leur diversité, etc.
Larra (Mariano-Jose de), né à Madrid, 1809- 1836, publia en 1832, le pauvre Jaseur, pamphlet périodique, que l'autorité arrêta au quatorzième numéro. Sous la régence de Christine, il donna une série d'études de mœurs, écrivit un roman, un drame, mais se tua, à la suite d'un désespoir amoureux.
Larrey (ISAAC de), Sieur DE GRANCHAMP et DE
Courménil, né à Montiviliers, 1638 ou 1639, mort en 1719, protestant et avocat renommé, se réfugia en Prusse, 1683, et a écrit : Histoire d'Auguste, 1690 ; — d'Eléonore de Guienne, 1691 ; — d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, 1697-1713, 4 vol. in-fol.; — des sept sages; — de France sous le règne de Louis XIV, 1718-1722, 3 vol. in-4» ou 9 vol. ln-12, etc. ,
Larrey (Dominique-Jean, baron), né a Raudêan, près Ragnères-de-Rigorre, 1766-1842, obtint au concours une place de chirurgien interne aux Invalides, puis devint, en 1792, aide-major à l'armée du Rhin. Dès lors il ne cessa de prodiguer sa science infatigable et son dévouement admirable à nos soldats ; il fit toutes les campagnes de l'Empire, comme chirurgien en cher
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de la garde impériale; il était encore à Waterloo, où il fut blessé et pris. La Restauration, après lui avoir enlevé ses titres et sa pension, les lui rendit en 1848. On lui doit beaucoup de procédés chirurgicaux très ingénieux, et il a fait une foule d'observations et de recherches importantes sur presque toutes les maladies qui sont du ressort de la chirurgie. Il a écrit un assez grand nombre de mémoires, qui sont dans les recueils de l'Académie de médecine et de l'Académie des sciences :
Larrivée (Henri), chanteur de l'Opéra, né à Lyon, 1753-1802, d'abord garçon perruquier, jouit dé 1754 à 1786 d'un succès non interrompu.
Larrons (Iles des). V. Mariannes.
Lars, mot qui signifiait roi chez les Etrusques.
Lariius (Titus Flavius), consul, 501 av. J.-C, fut le premier dictateur, en 498.
La Rue (Gharles de), né à Paris, 1643-1725,
Erofessa chez les jésuites, et surtout au collège ouis-le-Grand avec le plus brillant succès. On a de lui 4 vol. de Sermons et d'Oraisons funèbres; Panégyriques des saints, avec quelques autres sermons, 2 vol. in-12 ; un recueil de vers latins, Carminum libri IV ; des tragédies ^ latines; des éditions estimées de Virgile et d'Horace ; des tragédies françaises, Lysimaque et Sylla. On le croit même l'auteur de deux comédies, VAndrienne et l'Homme à bonne fortune, représentées sous le nom de son ami, l'acteur Baron.
La Rue (Gervais, abbé de), né à Caen, 1751- 1835, se réfugia en Angleterre, étudia surtout les antiquités Anglo-Normandes; fut nommé, en 1808, professeur d'histoire à la Faculté des lettres de Caen ; en 1815, membre correspondant de l'Institut. On lui doit : Mémoires sur les bardes armoricains, 1815; Essai sur la ville de Caen, 1820, 2 vol. ; Recherches sur la tapisserie dite de la reine Mathilde, 1824; Essais sur les bardes, les jongleurs et les trouvères normands, 3 vol. in-8<>.
Laruette (Jean-Louis), né à Paris), 1731-1792, débuta à l'Opéra-Comique en 1762 et a laissé son nom aux rôles de pères et de tuteurs qu'il joua avec un grand succès. 11 a composé la musique de plusieurs pièces à ariettes.
LaruDs, ch.-l. de canton, arr. et à 33 kil. S. d'Oloron (Basses-Pyrénées), à l'entrée de la vallée d'Ossau. Eaux minérales ; cuivre ; 2,429 hab.
Larves ou Lémures, mauvais esprits, chez les Romains, créations fantastiques et monstrueuses de la superstition populaire, fantômes des morts coupables et tourmentés.
La Sablière (ANTOINE de Rambouillet, sieur de), financier et poète, né à Paris, 1624- 1679, fils du financier Rambouillet, a laissé un recueil de madrigaux.
La Sablière (MARGUERITE Hessein,M»>e de),
femme du précédent, morte en 1693, fut l'une des femmes les plus instruites et les plus charmantes du xvne siècle. Elle recueillit La Fontaine chez elle et l'y garda tant qu'elle vécut. Sa liaison avec La Fare fit beaucoup de bruit dans la société polie du xvne siècle. Elle se convertit au catholicisme ; se retira aux Incurables, y soigna les malades et y mourut. Elle a laissé quelques pensées chrétiennes, plusieurs fois imprimées à la suite des Pensées de La Rochefoucauld.
La Sale OU La Salle (ANTOINE de), né
vers 1398, mort après 1461, attaché aux princes de la maison d'Anjou, composa une piquante compilation, appelée plaisamment la Salade. Puis, il éleva les enfants du comte de Saint-Pol, et écrivit probablement les Quinze Joyes du mariage, satire souvent imprimée depuis le xve s. En 1459, il composa son chef-d'œuvre, l'Hystoire et plaisante Cronicque du petit Jehan de Saintré et de la jeune dame des Belles- Cousines, j
qu'il dédia au duc de Calabre. Il a encore écrit Addicion extraite des Chroniques de Flandres; plusieurs critiques, entre autres Génin, le regardent comme l'auteur de la Farce de Patelin. Lasale OU Lasalle (ROBERT Cavelier, sieur
de), né à Rouen vers 1640, mort en 1687, se rendit au Canada dès 1668, pour y faire le commerce des fourrures; il obtint de Seignelay une commission pour explorer les contrées voisines du Mississipi, 1678, et parvint à descendre le grand fleuve depuis le pays des Illinois jusqu'à la mer du Mexique. Il prit possession des pays découverts, au nom de la France, leur donna le nom de Louisiane, et remonta le fleuve pour regagner le Canada, 1681-82. Dans un nouveau voyage, il fut abandonné par une partie de ses compagnons, voulut regagner le pays des Illinois, et fut assassiné par quelques-uns des siens, 1684-1687.
La Salle (Jean-Baptiste de), né à Reims, 1651-1719, chanoine de Reims, est célèbre comme fondateur des Frères des écoles chrétiennes. Il a écrit . les Devoirs du chrétien envers Dieu; les Règles de la bienséance et de la civilité chrétienne; Conduite des écoles chrétiennes; les Douze vertus d'un bon maître., etc. Béatifié par Grégoire XVI, il a été canonisé par Pie IX.
La Salle (Philippe de), dessinateur et mécanicien, né à' Seyssel, 1723-1804, introduisit de nombreuses améliorations dans le travail des soieries, inventa la navette volante pour la fabrication des gazes, et. jusqu'à ses derniers jours, donna des preuves de son génie inventif.
Lasalle (Antoine-Charles-Louis, comte de), né à Metz, 1775-1809, arrière-petit-fijs de Fabert, sous-lieutenant en 1791, s'engagea comme soldat, 1794, et, par son courage brillant, devint l'un de nos meilleurs généraux de cavalerie; il fut tué à Wagram.
Lasalle, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. N.-E. du Vigan (Gard). Bonneterie; 2,430 hab.
La Saute (Gilles-Anne-Xavier de), né près de Redon, 1684-1762. de la Compagnie des jésuites, enseigna à Louis-le-Grand, et a laissé : Orationes ; Musœrhetorices, s eu carminum libri VI; Agapitus, martyr, en 3 actes et en vers, avec les chœurs français, par le P. Porée, etc.
La Sauvagère (FÉLIX-FRANÇOIS Le Royer
dArtezet de), antiquaire, né à Strasbourg, 1707-1781, a publié : Recueil d'antiquités dans les Gaules, 1770, in-4<> ; Recueil de dissertations, etc., 1776, in-8o.
Lascaris, nom d'une ancienne famille byzantine. Théodore Lascaris, gendre de l'empereur Alexis III, fut proclamé empereur en avril 1204, se réfugia en Asie, et fonda l'empire de Nicée, 1205-1222. — Théodore II Lascaris, fils de Vatace, régna après lui, de 1255 à 1259. — Son fils, Jean Lascaris, né vers 1250, régna de 1259 à 1261, fut détrôné par Michel Paléologue, son tuteur, qui lui fit crever les yeux et le relégua dans l'exil.
Lascaris (Constantin) quitta Constantinople en 1454, écrivit pour Hippolyte, fille de François Sforza, une Grammaire grecque, le premier livre imprimé en grec en Italie, 1476, puis enseigna le grec à Naples, et mourut à Messine en 1493.
Lascaris (André-Jean), originaire de Rhyndacus en Phrygie, 1445-1535, trouva un asile à Florence, auprès de Laurent de Médicis ; recueillit pour lui de précieux manuscrits; enseigna le grec à Paris ; fut ambassadeur de Louis XII à Venise, 1503 et 1505, et dirigea l'imprimerie pontificale, à Rome. On lui doit : Anthologia epigrammatum grœcorum libri Vil; Callimachi hymni, grœce ; Scholia grœca in Iliadem ; Homericarum quœstionum liber; Commentarii in septem tragœdias Sophoclis ; Epigrammata grœca et latina, Paris, 1527 ; de Veris grœcarum litterarum formis ac causis apud antiquos ; Orationes, etc.
Las Casas (Barthélémy de), né d'une fa-
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mille noble à Séville, 4474-1566, entra dans l'ordre des dominicains, alla en Amérique comme missionnaire, fut évêque de Chiapa, et dévoua sa vie entière à la défense des Indiens, victimes de l'avidité cruelle des Espagnols. 11 rentra dans sa patrie en 4551. On a de lui : Brevissima relation de la destruction de las Indias, Séville, 1552, in-4% etc.
Las Cases (EMMANUEL-AUGUSTIN-DlEUDONNÉ-
Marin-Joseph, seigneur de la Canssade, marquis de), né au château de Las-Cases, près Revel, 1766-1842, entra dans la marine comme aspirant, fut lieutenant de vaisseau en 1787, et, à la Révolution, fut l'un des premiers à émigrer. Il donna des leçons à Londres, et conçut dès lors le plan de son Atlas historique et géographique, qui parut en 1802, sous le nom de Le Sage et qui eut un grand succès. Rentré en France après le 18 brumaire, il vécut dans l'obscurité; mais, en 1809, s'étant engagé comme volontaire pour repousser les Anglais de Flessingue, Napoléon le nomma maître des requêtes, chambellan, comte de l'Empire, et lui confia
Îdusieurs missions importantes. Après Wateroo, il suivit Napoléon à Sainte-Hélène, et, chaque soir, il eut soin d'enregistrer les entretiens de la journée. Le 27 novembre 1816, il fut séparé
de son maître, et ne put entrer en France qu'après la mort de Napoléon. Il fut député de Saint-Denis, de 1831 à 1839, et siégea à l'extrême gauche. Il avait publié le Mémorial de Sainte- Hélène, 1822-1823, 8 vol. in-8° ; ce livre, qui est resté populaire, « est, suivant l'opinion juste de Walter Scott, le meilleur recueil des opinions que Bonaparte voulait faire passer comme telles. » — Son fils, Emmanuel- Pons- Dieudonné, comte de Las-Cases, né à Saint-Meen (Finistère), 1800-1854, fut, à Sainte-Hélène, secrétaire de Napoléon, partagea la captivité de son père au Cap, et, de retour en Europe, alla souffleter à Londres Hudson Lowe. Il prit part à la révolution de 1830, fut membre de la Chambre des députés, de 4830 à 4848, accompagna à Sainte- Hélène, 4840, le prince de Joinville , et fut nommé sénateur en 4852.
Lascy (Pierre de), né dans le comté de Limerick (Irlande), 4678-1751, suivit en France ses parents attachés à la. fortune des Stuarts, devint feld-maréchal au service de la Russie, et battit les Suédois à Helsingfors, 1742.
Lascy (JosEPH-François-MAURiCE, comte de), fils du précédent, né à Saint-Pétersbourg, 1725- 4801, servit vaillamment Marie-Thérèse contre Frédéric II, et devint feld-maréchal en 1762.
La Serre (JEAN Puget de), né à Toulouse,
1600-1665, fut historiographe de France et conseiller d'Etat. Le Secrétaire de la cour, 1625, misérable rapsodie, eut 50 éditions; Tune de ses tragédies, Thomas Morus, en 5 actes et en prose, jouée en 1641, attira une telle foule au théâtre, que quatre portiers furent étouffés.
Lasne (Michel) , graveur au burin , né à Caen, 1595(?)-1667, a exécuté avec talent plus de 600 pièces.
Lasource (Marie-David-Albin ou Alba), né à Angles, près de Montpellier, 1762-1793, ministre protestant, fit partie de l'Assemblée législative, et, à la Convention, se rapprocha de plus en plus des Girondins, se déclara contre le despotisme de Paris, contre Robespierre. Arrêté au 2 juin avec les Girondins, il partagea leur sort.
Lassa ou H'Lassa, v. de l'empire chinois, capit. du Thibet, à 2,400 kil. S.-O. de Pékin ; 40,000 hab. A 1 kil. de Lassa, sur la montagne de Bouddha , est situé le palais du Dalaïlama.
Lassaigne (Jean-Louis), né à Paris, 1800- 4859, élève de Vauquelin, professeur de physique et de pharmacie à l'école d'Alfort, 1828, a publié un livre très instructif : Abrégé élémen-
taire de chimie inorganique et organique, 2 vol. in-8°.
Lassay, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N -O de Mayenne (Mayenne) ; 2,568 hab.
Lassay (ARMAND de Madaillan de Les* parre, marquis de), fut célèbre au xvue siècle par ses aventures romanesques, et a écrit le Recueil de différentes choses, A vol.. qui renferme des choses profondes parmi beaucoup de frivolités.
Lasseube, ch.-l. de cant.. arr. et à 15 kil. N.-E. d'Oloron (Basses-Pyrénées), sur la Baïse Bois de construction ; 2,468 hab.
Lassigny, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N. de Compiègne (Oise) ; 887 hab.
Lassus (Orland ou Roland de), né à Mons, 4520-4594, s'appelait Roland de Lattre. Il fut maître de chapelle de Saint-Jean-de-Latran, de Notre-Dame d'Anvers, de la cour de Bavière et acquit une réputation universelle. Il fut l'égal de Palestrina, partout honoré. On a de lui 53 messes, des motets, des hymnes, des psaumes, plus de 800 morceaux de musique profaneses œuvres s'élèvent au nombre de 2,337.
Lassus (Jean-Baptiste-Antoine), né à Paris, 4807-1857, élève de Labrouste, s'occupa surtout d'études archéologiques ; il fut chargé de restaurer Saint-Germain-l'Auxerrois, Notre-Dame de Paris, d'élever l'église de Belleville,etc. Outre de nombreux articles dans les Annales archéologiques, il a écrit la Monographie de la cathédrale de Chartres, 1843, in-fol.
Lasteyrie-Dusaillant (CHARLES-PHILIBERT,
comte de), né à Brive-la-Gaillarde, 1759-1849, devint l'ami de La Fayette, et s'occupa surtout d'économie rurale. Membre actif de la plupart des sociétés agricoles, industrielles, philanthropiques, il a écrit beaucoup de livres d'instruction élémentaire; il a fondé et dirigé pendant plusieurs années le Journal des connaissances usuelles et pratiques.
Lasus, poète lyrique grec, né à Hermione en Argolide, vivait au vi« siècle, av. J.-C, fut le maître de Pindare, perfectionna le dithyrambe, et fut mis au nombre des sages.
La Suze (HENRIETTE de Coligny, Comtesse
de), 1618-1673, fille de Gaspard de Coligny, maréchal de France, abjura le protestantisme, reçut dans sa maison les beaux esprits du temps, et écrivit : Les Poésies de M^ la comtesse de la Suze.
La Taille (Jean de), né à Bondaroy, près de Pithiviers, vers 1540, mort en 1608, calviniste, fut blessé à Arnay-le-Duc. Il a laissé de nombreux écrits : Saul le furieux, tragédie prise de la Bible, 1572; la Famine ou les Gabaonites, 1573; la Mort de Paris Alexandre et d'QEnone, poème; les Corrivaux, le ISégromant, comédies en 5 actes et en prose ; des Elégies, etc. ; Discours notable des Duels, 4607, in-42.
La Taille (Jacques de), poète, frère du précédent, né à Bondaroy, 4542-4562 , avait déjà écrit : la Manière de faire des vers en français comme en grec et en latin; etc.
Latakiéh, v. de la Turquie d'Asie, sur la Méditerranée, dans le pachalik de Beyrouth (Syrie) ; 6,000 hab. ; anc. Laodicée. Commerce de tabac excellent et d'épongés fines. — Latakiéh, Laodicœa combusta, est un bourg de 500 âmes au N.-O. de Koniéh, en Caramanie.
La Thorillière (FRANÇOIS Lenoir, sieur DE),
né vers 1626, mort en 1680, capitaine d'infanterie, entra dans la troupe de Molière, au Palais- Royal, 1662, et alla, après la mort de Molière, au théâtre de l'hôtel de Bourgogne en 1673. Il fit jouer sans succès, en 1667, la tragédie de Cléopàtre. — Son fils, Pierre, né à Paris, 4659- 4734, reçut de Molière ses premières leçons, débuta à Paris en 4684, et, pendant 47 ans, joua avec talent les rôles de comédie.
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La Thuillerie (JeaN-FraNCOIS Ji
dit), 1653-1688, débuta au théâtre de l'hôtel de Bourgogne, ea 1672, et passa au théâtre de la rue Guénégaud, 1680. Il lit jouer deux comédies, Crispin précepteur et Crispin bel esprit, et deux tragédies, Soliman et Hercule.
Lathus, commune du '-ant. et de l'arr. de Montmorillon (Vienne); 2,332 hab.
Latil ( JeAN-BaPTISTE-MaRIE-ANNE-ANTOINE
de), né aux îles Sainte-Marguerite, 1761-1839, émigra, fui l'aumônier du comte d'Artois, et, de retour en France, fut nommé évêque d'Amyclée in partibus, 1816, évêque de Chartres, 1821, archevêque de Reims, 1824; pair de France en 1823, comte, ministre d'Etat, cardinal, 1826; il reçut même le titre de duc.
Latimer (Hdgh), né à Thurcaston (Leicester), 1472-1555, d'abord prêtre catholique zélé, devint un réformiste ardent, et fut nommé évêque de Worcester. Sous Marie Tudor, il fut victime de la réaction catholique et brûlé vif à Oxford.
Latin (Empire). Il fut formé par les Croisés latins de la 4e croisade, en "1204, après la prise de Constantinople; il finit en 1261. Les empereurs furent :
Baudouin 1er 1204
Henri 1206
Pierre de Courtenay. .. ; . . . 1216
Robert de CourtenaV 1219
Baudouin II 1228
Jean de Brienne 1231
Baudouin II 1237-1261
Latini (Brunetto), né à Florence, 1230-1294, eut une grande réputation par sa science, ses leçons, ses élèves, comme Guido Cavalcanti et Dante. Exilé, de 1260 à 1264, il écrivit en France le Livre du Trésor, son œuvre capitale, sommaire des différentes branches de la philosophie réunies en un corps. Il a écrit en français, à cause de l'excellence et de l'universalité de cette langue.
Latinus, fils de Faune, fut roi du Latium 11 eut de sa femme Amate, Lavinie, qui, d'abord fiancée à Turnus, épousa Enée.
Latitude, distance d'un lieu du globe à l'Equateur, mesurée en degrés, minutes, secondes. 11 v a 90 degrés de latitude N. et 90 degrés de laùtude S.
Latium, ancien pays de l'Italie, entre l'Etrurie et la Sabine au N.,"le pays des Marses et le Samnium à l'E., la Campanie au S. et la mer Tyrrhénienne à l'O. Il se divisait en deux parties : le vieux Latium comprenait les Eques, les Herniques, les Latins ; le nouveau Latium comprenait les Volsques, les Auronces. Le pays est traversé par l'Apennin qui orojette un" contrefort parallèle à la côte, et qui s'étend le long et au S. du Liris, depuis Préneste jusqu'à Minturnes;unde ses sommets était le mont Algide au S.-E. de Rome, près d'Albe la Longue. Il était arrosé par le Tibre, l'Anio, et par le Liris.
Latium (Droit de) ou Droit latin, jus latinum. C'était l'ensemble des droits que possédaient les Latins, d'abord alliés, puis sujets de Rome. Il était inférieur au droit de cité, mais supérieur au droit italique; c'était la voie la plus ordinaire pour arriver au droit des Romains.
Latmos, montagne de l'Asie Mineure, entre Milet et Héraclée; il y eut une ville de Latmos, plus tard Héraclée.
Latofao ou Leucofao, auj. Lafau, entre Soissons et Laon (Haute-Marne). Bataille de 594 gagnée par Frédégonde et les Neustriens sur les Austrasiens ; bataille de 680 gagnée par Ebroïn, maire du palais de.Neustrie sur Pépin d'Héristal et Martin, maires d'Austrasie.
Latone, fille du Titan Cœus, aimée par Jupiter. Poursuivie par la jalousie de Junon, elle mit au monde, à Délos, Apollon et Diane.
La Touche-Tréville (LODIS-RENÉ-MADELEINE
Le Vassor de), né à Rochefort, 1745-1808, garde de la marine à douze ans, député de la noblesse aux Etats généraux , fut l'un des premiers à se réunir au tiers état. Contre-amiral en 1792, il prit part à l'expédition de Saint- Domingue. Nommé vice-amiral , il était déjà malade; il voulut mourir à son poste sur le Bucentaure.
Latouche (HYACINTHE Thabaud de), Connu
sous le nom de Henri de Latouche, né à la Châtre, 1785-1851, débuta en 1811 par un poème sur la mort de Rotrou, et par une comédie en vers, jouée à l'Odéon : les Projets de sagesse. Sous la Restauration, il publia Y Histoire du procès Fualdès, la Biographie pittoresque des députés, etc.. et se fit surtout apprécier par deux comédies en vers, Selmours, en 3 actes, et un Tour de faveur, en 1 acte, 1818. Il a publié, en 1819, les Œuvres inédites d'André Chénier. On lui doit la Correspondance de Clément XIV et de Carlin, 1827; le roman de Fragoletta; La Vallée aux loups, 1S33 ; deux volumes de vers, les Adieux, 1843,les Agrestes, 1844, etc.
La Tour (CHARLES-ANTOIXE-MAXlMILIENBail-
let , comte de), né au château de la Tour (Luxembourg), 1737-1806, devint colonel du régiment autrichien de dragons qui prit le nom de La Tour. Il combattit la révolte des Brabançons, se distingua à Wattignies, 1793, et devint feldmarécnal. — Son fils, Théodore, 1780-1848, devint aussi feld-maréchal; il était ministre de la guerre en 1848, lorsqu'il fut massacré par le peuple de Vienne dans l'insurrection du 7 octobre.
Latour (Maurice-Quentin de), né à Saint- Quentin, 1704-1788, fut d'abord peintre de portraits à Paris, 1727, et obtint un grand succès en employant le pastel avec talent. Ses beaux portraits se sont conservés, et sont encore admirés. Il fut membre, puis directeur de l'Académie de peinture, 1744-1746; peintre du roi,
La Tour-d'Auvergne, ch.-l. de Canton,
arr. et à 55 kil. E. dlssoire (Puy-de-Dôme): 2.211 hab.
La Tour-d' Auvergne (Maison de), famille noble, connue dès le xip s., qui hérita par mariage du comté d'Auvergne, en 1389, et a formé plusieurs branches, celles des ducs de Bouillon, des vicomtes de Turenne, des barons de Murât, etc.
La Tour-d'Auvergne (HENRI de), vicomte de Turenne, duc de Bouillon, 1555-1623, partisan dévoué de Henri de Navarre, épousa, grâce à lui, en 1591, Charlotte de la Marck, qui lui apporta le duché de Bouillon et la principauté de Sedan. Maréchal en 1592, il voulut, par ambition, se mettre à la tête du parti protestant contre Henri IV, et fut forcé d'abandonner Sedan au roi, 1602-1606. Sous Louis XIII, il se déclara contre Concini, et contre Luynes. Il a laissé des Mémoires, 1666.
La Tour-d'Auvergne (FRÉDÉRIC-MAURICE de), duc de Bouillon, fils aîné du précédent, né à Sedan, 1605-1652, abjura le calvinisme en 1634, se révolta avec le comte de Soissons, prit part au combat de la Marfée, 1641, et dut livrer Sedan. Pendant la Fronde, il entraîna dans la révolte son frère, Turenne.
La Tour- d'Auvergne (ThÉOPHILE-Malo Corret de), né à Cairhaix (Finistère), 1743-1800, descendant d'une branche bâtarde de la famille de Bouillon, embrassa avec ardeur la cause de la Révolution. Il était capitaine et refusa tout avancement; il se distingua à l'armée des Alpes, puis à l'armée des Pyrénées occidentales
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Le général Servan le mit à la tête d'un corps de huit mille grenadiers, que l'on appela la colonne infernale. Ayant appris que le dernier fils de son ami Le Brigant allait être enlevé par la conscription, il obtint l'autorisation de prendre sa place et fit la campagne de 4799 en Suisse, comme simple grenadier. Le Premier Consul lui décerna un sabre d'honneur et le nomma premier grenadier de la république ; la Tour d'Auvergne refusa ce titre, qui lui est resté. Il venait de rejoindre l'armée de Moreau, lorsqu'il fut tué d'un coup de lance à Oberhausen, près de Neubourg. Savant distingué, il s'est occupé principalement de la langue et de l'origine des anciens Bretons. Il a publié : Nouvelles recherches sur la langue, l'origine et les antiquités des Bretons, 4792 in-42; un Précis historique sur la ville de Keraes (Carhaix).
l» Tour-de-France, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 25 kil. N.-O. de Perpignan (Pyrénées-Orientales), sur l'Agly. Vins, eaux-de-vie ; 4,519 hab.
La Tonr-dn>Pin, ch.-l. d'arr. à 64 kil. N. de Grenoble (Isère), sur la Bourbre ; 2,857 hab.
La Tour.du-Pin (Maison de), famille noble, dent on fait remonter l'origine aux dauphins du Viennois.
La Tour.du.Pin.GouTemei (RENÉ de),
né à Gouvernet (Dauphiné), 4543-4619, l'un des chefs du parti calviniste dans le Dauphiné, sous Lesdiguières. Son fils Hector, fut aussi chef des protestants au commencement du xvne siècle. — Son petit-fils René, 4620-4687, fut gouverneur de la Franche-Comté. — ■ Philis de la Todr-dd-Pin de la. Charce, femme de la même famille, contribua à repousser du Dauphiné les troupes du duc de Savoie, en 4692. — Jean-Frédéric de la Tour-du-Pin-Gouvernet, né à Grenoble, 4727-4794, commandant du Poitou et de la Saintonge, député aux Etats généraux, nommé ministre de la guerre, août 4789. fut emprisonné, août 4792, et périt sur l'échafaud. La Tonr.Maubourg , famille française , dont la généalogie remonte jusqu'à l'an 4000, originaire du Haut-Languedoc.
La Tour.«aubourg (MARIE-CHARLES-CÉSAR
de Fa7, comte de), 4758-4834, colonel du régiment de Soissonnais en 4789, député de la noblesse aux Etats généraux, partagea la longue captivité de La Fayette et fut rappelé en France après le 48 brumaire. Membre du Corps législatif, 4804, du Sénat, 4806, pair de France en 4814, pendant les Cent- Jours, puis, après l'ordonnance de 4849, il défendit toujours les libertés constitutionnelles.
La Tour-Maubourg ( MARIE-VlCTOR de
Fay, marquis de), frère du précédent, 4766- 4850, fit, comme colonel, la campagne de 4792, avec La Fayette, fut pris avec lui par les Autrichiens, mais remis en liberté un mois après. Il rentra en France en 4798, devint général de brigade à Austerlitz, général de division dans la campagne de Pologne. Il se distingua en Espagne, en Russie, à Leipzig. Pair de France en 4844, ambassadeur à Londres, il fut ministre de la guerre, de 4849 à la tin de 4824. Gouverneur des Invalides, 4822-4830, il quitta alors la Chambre des pairs et fut, en 483o, gouverneur du duc de Bordeaux.
Lutour.Maubourg ( CHARLES de Fay ,
comte de), fils aîné du comte César, 4784-1837, suivit la carrière diplomatique. Il fut ministre en Hanovre, puis ambassadeur en Saxe, dans les Deux-Siciles, à Rome; il entra à la Chambre des pairs, en 4834.
Latour-Maubourg» (ArmAND-ChARLES-Sep-
time de Fay, comte de), frère du précédent, 4804-4845, fut ministre plénipotentiaire à Bruxelles, 4832, ambassadeur en Espagne, 1836. Il remplaça son frère à l'ambassade de Rome et fut nommé pair de France, en 4844.
Latran (Basilique de), l'une des 5 basiliques patriarcales de Rome; on l'appelle la Mère de toutes les églises du monde; les papes y prennent possession de leur dignité. Elle a été fondée par Constantin, et placée par le pape Lucius II, en 4144, sous l'invocation de saint Jean- Baptiste et de saint Jean l'évangéliste. Il s'v est tenu 42 conciles, dont 5 œcuméniques, 4123 4439, 4479, 4245 et 1512. 4 ' '
Latreilie (Pierre-André), né à Brtve, 1762- 4833, fut ordonné prêtre à Paris, 4786, et, de retour à Brive, se consacra à l'étude des insectes Il venait de publier un mémoire sur les mutilles de France, lorsqu'il fut condamné à la déportation ; il fut sauvé par Bory de Saint-Vincent. Correspondant de l'Institut, il reçut un modique emploi au Muséum, entra à l'Académie des Sciences en 4844, et n'obtint qu'en 4829 l'une des deux chaires de Lamarck. Il vécut et mourut pauvre. On a de lui un grand nombre d'ouvrages sur les insectes, les salamandres, les reptiles ; surtout, Gênera Crustaceorum et Insectorum, secundum ordinem naturalem in familias disposita, 4806-9, 4 vol. in-8°.
La Trémoille, La Trémouille OU La Trimouilie, ch.-l. de cant., arr. et à 44 kil N.-E. de Montmorillon (Vienne) ; 4,845 hab.
La Trémoille OU La Trimouilie, anc.
famille, originaire du Poitou, déjà connue au temps des Croisades, Il paraît que la forme la Trimouilie a prévalu.
La Trémoille (GEORGES de"), comte de Gui-
nes, de Boulogne et d'Auvergne', comte de Sully de Craon, de la Trimouilie, de Sainte-Hermine! etc., 4385-4446, fut chambellan de Jean sans Peur,' dès 4407, fut pris à Azincourt, 4415, acquit dé grands domaines par de brillants mariages, et devint l'un des plus riches seigneurs de France. En 4427, de concert avec le connétable de Richemont, il fit périr le sire de Giac, favori du roi; il prit bientôt sa place, fut nommé grand-chambellan de France et fut comblé de faveurs par le faible Charles VII. Songeant avant tout à ses intérêts il excita le roi contre le connétable, fut l'ennemi de Jeanne d'Arc, et des bons serviteurs de la France. Enfin, il fut enlevé à Chinon par les ordres du connétable, 4433, et enfermé au château de Montrésor ; il fut délivré en payant rançon ; il prit part à la révolte de la Praguerie, reparut à la cour, en 4446, et mourut peu après.
La Trémoille ( LOUIS de) , vicomte de
Thouars et prince de Talmont, petit-fils du précédent, 4460-4525, commanda l'armée royale, qui vainquit les Bretons à Saint-Aubin-du-Cormier, 4488; il fut vainqueur à Fornoue, 1495, et eut lé gouvernement du Poitou, de FAngoumois, de l'Aunis, de l'Anjou. Louis XII lui donna sa confiance et il prit part à toutes les campagnes du règne. A Marignan, il vit tomber son fils, criblé de blessures ; il protégea la Picardie contre les Anglais et les Impériaux, et mourut, frappé au cœur, à Pavie. On l'avait surnommé le chevalier sans reproche.
La Trémoille (CLAUDE, duc DE), 4566-4604,
combattit avec le prince de Condé, en 4585-4586, avec Henri de Navarre à Coutras, en 4587 ; son duché de Thouars fut érigé en duché-pairie,
La Trémoille (HENRI-CHARLES de), prince de Tarente, né à Thouars, 4620-4672, petit-fils du précédent, soutint d'abord Mazarin, puis se déclara pour le parti des Princes; il était au combat du faubourg Saint-Antoine. Il abjura le calvinisme en 4670. Il a laissé des Mémoires, publiés par le P. Griffet, 4767, in-42.
La Trémoille ( CHARLES-BRETAGNE-MARIE- Joseph, duc de Tarente, prince de), né à Paris, 1764-4839, colonel en 4787, fut nommé lieutenant général et pair de Fr.ance, en 4844.
La Trémoille (Antoine-Philippe de), prince
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de Talmont, frère du précédent, fut aide de camp du comte d'Artois, en 1792, se joignit aux Vendéens en 4793, et fut nommé général de cavalerie. Il fit des prodiges de valeur, après la déroute du Mans, et fut exécuté à Laval, 1794.
Latro (M. Porcius), rhéteur latin, originaire d'Espagne, né en 50 av. J.-C, mort en 4 ap. J.-C, ami de Sénèque l'Ancien, fut maître dans l'art de la déclamation.
Latude (Henri Masers de), né à Montagnac (Languedoc), 1725-1805, fils naturel d'un chevalier de Saint-Louis, donna avis à Mme de Pompadour d'un prétendu complot formé contre elle, 1748. Elle le lit enfermer à la Bastille, 1749, puis à Vincennes. Il s'échappa plusieurs fois, fut toujours repris ; on le fit passer pour fou. et il fallut le dévouement de M">e Legros pour qu'il pût enfin obtenir sa liberté en 1784. En 1792, l'Assemblée nationale vota en sa faveur un secours de 3,000 francs. Les Mémoires publies sur sa captivité et ses aventures, en 1787 et 1791, ne sont pas de lui.
Lauban, v. de Silésie (Prusse), à 60 kil. S.-O. de Liegnitz. Tanneries et cotonnades ; 6,000 hab.
Laubardemont (JEAN Martin de), Conseiller d'Etat sous Louis XIII, acquit une mauvaise renommée, en se faisant l'instrument des vengeances de Richelieu ; il était mort en 1653.
Laubert ( Charles-Jean) , né à Teano (royaume de Naples), d'un officier français au service de l'Espagne, 1762-1835, devint pharmacien en chef des armées françaises, 1808, et membre de l'Académie de médecine. On lui doit le Codex pharmaceutique des hôpitaux militaires.
Lanch, riv. qui prend source dans les Vosges, arrose Guebwiller, Rouffaeh, C'olmar, et se jette dans 1*111 après un cours de 50 kil.
Laud (William), né à Reading (Berkshire), 1573-1645, fils d'un drapier, entra dans les ordres, et devint archevêque de Cantorbéry, 1633. Ministre de Charles l" avec Slrafford, il persécuta les puritains. Ses innovations en Ecosse amenèrent le soulèvement qui prépara la ruine de Charles I". Frappé par un bill d'attainder de la Chambre des communes, il mourut courageusement sur l'échafaud, janvier 1645. On a de lui : Sermons, 1651 ; Remarques sur la vie et sur la mort de Jacques I" ; Officium quotidianum, 1650; Diary on journal de sa vie.
Lauder,v. du comté de Berwick (Ecosse), sur ia Lauder, à 40 kil. S.-E. d'Edimbourg; 2,200 h.
Lauderdale (JOHN Maitland, duc DE), né à
Lethington (Ecosse), 1616-1682, fut l'un des plus zélés partisans du Covenant, en 1638. Il contribua à livrer Charles 1er aux Anglais, puis se rapprocha des Stuarts, et fut ministre de Charles II, duc de Lauderdale, 1673, pair d'Angleterre sous les titres de vicomte Petersham et comte de Guilford; il fit partie du ministère de la Cabale. Il continua de diriger les affaires d'Ecosse jusque vers 1680; le duc d'York le fit alors disgracier.
i.audon ou Loudon (Gédéon-Ernest, baron de), général autrichien, né à Trolzen (Livonie), 1/16-1790. d'une famille écossaise d'origine, fut repoussé par Frédéric II, mais, au service de l'Autriche, fut l'un des meilleurs lieutenants de Daun. Feld-maréchal, 1778, il se distingua dans la guerre de 1788-1789 contre les Turks, prit Belgrade, et reçut le titre de généralissime.
Laudonnière (RENÉ Goulaine de), Seigneur calviniste de France , fut chargé par Charles IX, à l'instigation de Coligny, de conduire en Floride une colonie protestante. En 1562 il fonda la colonie de Port-Royal; en 1564, il bâtit un nouveau fort, la Caroline. Les Espagnols tinrent l'attaquer, massacrèrent les colons et les pendirent comme hérétiques. Laudonnière I put s'échapper; de Gourgues vengea la mort
des Français. Laudonnière a écrit une Histoire de la Floride, 1586, in-8<>.
La«dun, comm. du canton de Roquemaure, arr. d'Lïzès (Gardï, à 8 kil. S.-E. de Ba^nols Vins estimés; 2,217 hab
Lauenbourg, ville de Prusse, dans le duché du même nom, sur l'Elbe et le canal de la Trave à 45 kil. S.-E. de Hambourg; 4,000 hab.
Lauenbonrg (Duché de), situé entre le territoire de Lubeck, le Mecklembourg-Strélitz. le Hanovre et le territoire de Hambourg. Superf , 117,229 hect. Pop., 49,650 hab. — Ce duché, occupé par les Français, fit partie en 1810 du dép. des Bouches-de-1'Elbe. La Prusse le céda au Danemark, en échange de la Poméranie, 1816. La Prusse et l'Autriche l'ont enlevé au Danemark en 1864, puis l'Autriche a vendu à la Prusse ses droits sur le Lauenbourg, 1865. Villes pr., Lauenbourg, sur l'Elbe, et Ratzebourg, capitale.
Laafeid ou Lawfeid, village de Hollande, dans la prov. de Limbourg, près de Maëstricht, Victoire du maréchal de Saxe, en 1747.
Laufen, village de Suisse, canton de Zurich, à 4 kil. S.-O. de Schaffouse, sur le Rhin. Belle chute, dite de Laufen, qui a 22 mètres de hauteur.
Laufenbourg, ville de Suisse, canton d'Argovie, à 35 kil. E. de Bâle; 800 hab. Jadis l'une des villes forestières.
Lauffen, v . du cercle du Neckar (Wurtemberg), sur le Neckar, à 35 kil. de Stuttgart: 5,000 hab.
Laugier (Marc-Antoine), né à Manosque, 1713-1769, d'abord jésuite, devint rédacteur de la Gazette de France et secrétaire d'ambassade à Cologne. On a de lui : Essais sur l'architecture ; Apologie de la musique française; Histoire de la république de Venise, 12 vol. in-12 ; Histoire de la paix de Belgrade, 2 vol. in-12.
Laugier (André), chimiste, né à Paris, 1770- 1832, fut protégé par Fourcroy, son parent, et fut élève de Vauquelin. Il suppléa Fourcroy au Muséum d'histoire naturelle , 1802 , et devint professeur titulaire en 1810. Il fut directeur de l'école de pharmacie, et membre de l'Académie de médecine, en 1820. Il a fait de nombreuses découvertes et des recherches analytiques sur les minéraux. Outre beaucoup de mémoires, on lui doit : Leçons de chimie générale, 1828, 2 vol. in-8».
Lauingen, v. de Bavière, dans le cercle de Souabe et Neubourg, à 40 kil. N.-O. d'Augsbourg, sur le Danube ; 5,000 h. Patrie d'Albert le Grand.
Laujou (Pierre), né à Paris, 1727-1811, se fit connaître par ses parodies d'opéras, par ses chansons ; et, ruiné à la Révolution, conserva sa gaieté; il entra à l'Académie française, en 1807. Il avait donné en 3 vol. in-8° un recueil de chansons en musique, A-propos de société, 1771 ; il publia ses Œuvres choisies, 1809. 4 vol. in-8». Launay (François de), né à Angers, 1612- 1693, professeur de droit français au Collège Royal, a publié : Traité du droit de Chasse; Institution du Droit romain et du Droit français, etc. Launay (Nicolas de), graveur, né à Paris, 1739-1792, membre de l'Académie en 1777.
Lannay (Jean-Baptiste) , ingénieur, né à Avranches, 1768-1827, fondeur célèbre. On lui doit le pont des Arts, le pont d'Austerlitz, et surtout la colonne de la grande armée, sur la place Vendôme.
Launay (Mlle de). V. STAAL (Mn>e de).
Launay OU de Launey (BERNARD-RENÉ
jourdan, marquis de), né à Paris, 1740, gouverneur de la Bastille de 1776 jusqu'au 14 juillet 1789, fut massacré par le peuple sur la place de Grève.
• Launceston, v. d'Angleterre, ch.-l. du comté de Cornouaille, à 35 kil. N. de Plymouth, sur l'Attery; 3,500 hab.
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Lannceston , v. de la Tasmanie, près de f embouchure de la Tamer; 11,000 hab. Port fréquenté appelé rade de Dalrymple.
Launoi OU Launoy (JEAN de), né près de
Valognes, 1603-1678, docteur de Sorbonne, très savant, et très indépendant, fut exclu de la Sorbonne pour avoir refusé de souscrire à la condamnation d'Arnauld. Dans ses Œuvres, 10 vol. in-fol., on remarque : de Frequenti confessionis et eucharistiœ usu; de Duobus Dionysiis; de Varia Aristotelis in Academia parisina fortuna; de Scholis celebrioribus, etc., etc.
Laupen, v. de Suisse, canton de Berne, à 18 kil. O. de Berne, sur la Saane ou Sarine; 800 hab.
Lauraguais (LOUIS-LÉON-FÉLICITÉ, duc DE
Brancas, comte de), né à Paris, 1733-1824, fils du duc de Villars-Brancas, se fit connaître par son goût pour les lettres et pour les arts, et fut membre adjoint de l'Académie des Sciences. Il fit imprimer, en 1764, la tragédie de Clytemnestre; en 1784, sa tragédie de Joâaste fut mal accueillie. Il fut pair de France en 1814, sous le titre de duc de Brancas. Il a écrit un grand nombre de Mémoires, de Lettres, d'Opuscules, etc.
Lauraguais, petit pays de l'anc. France, dans le Languedoc, tirait son nom de la ville de Laurac-le- Grand, aujourd'hui village de l'Aude. Il est partagé entre les départ, de l'Aude et de la Haute-Garonne.
Lanre, née vers 1307, à Noves, près d'Avignon, fille d'Audibert de Noves, épousa Hugues de Sade, en 1325. Pétrarque l'aima et la chanta. Mère de onze enfants, elle mourut de la peste noire, en 1348.
Laurent (Saint), né à Rome, souffrit le martyre sous Valérien, en 238. Il fut brûlé sur un gril. On a bâti sur sa tombe Saint-Laurent extra muros. Fête, le 10 août.
Laurent, antipape, vivait de 460 à 520, et fut opposé à Symmaque, en 498. Laurent se soumit, fut évêque de Nocera, puis mourut dans l'exil.
Laurent (André), né à Londres, vint à Paris, et grava des tableaux de genre et des paysages, 1720-1750.
Laurent (Pierre), né à Marseille, 1739-1809, graveur distingué.
Laurent (Augcste), chimiste, né à la Folie, près de Langres. 1807-1853, professeur de chimie à la Faculté des Sciences de Bordeaux en 1838, correspondant de l'Académie des Sciences, en 1845, fut essayeur à la Monnaie, à Paris, en 1848. Sa Méthode de chimie n'a été publiée qu'après sa mort, 1854.
Laurent (Saint-), fleuve de l'Amérique du Nord, par lequel s'écoulent les eaux des grands lacs. Il sort du lac Ontario, à Kingston, coule vers le N.-E., à travers le Canada, et se jette dans le golfe du Saint-Laurent, après un cours de 1,200 kil. Il a 70 kil. de large a son embouchure, 11 à Québec, 7 à sa sortie du lac Ontario. Entre le lac et Québec, il forme, en s'élargissant, les lacs des Mille-Iles, Saint-François et Saint-Pierre. Entre Kingston et Montréal, la navigation est entravée par les rapides des Cèdres, du Coteau, des Galiops et par le saut Saint- Louis ; des canaux servent aujourd'hui à tourner ces obstacles. Le fleuve reçoit : à droite, le Bichelieu , le Saint-François, la Chaudière; à gauche, l'Ottawa, le Saint-Maurice, le Montmorency et le Saguenay.
Laurent (Golfe du Saint-), SUr les CÔtes
de l'Amérique du Nord, entre le Labrador et le Bas-Canada, au N. ; le Nouveau-Brunswick, à l'O. ; la Nouvelle-Ecosse et l'île du cap Breton, au S. ; l'île de Terre-Neuve, à l'E.
Laurent (Saint-), ch.-l. de canton, arr. de Corte (Corse); 515 hab.
Laurent-les-Bains (Saint-) , village de
l'arr. de Largentière (Ardèche); source thermal*.
Laurent-Blangy (Saint-), village de l'arr.
d'Arias (Pas-de-Calais) ; forges importantes ; 1,600 hab.
Laurent-de-Cerdans (Saint-), COmm. dll
canton de Pratz-de-Mollo, arr. de Céret (Pvrénées-Orientales), a la source du Tech; 2.390 hab. Forges.
Laurent-de-Chamousset (Saint-), ch.-l.
de canton de l'arr. de Lyon (Bhône). Filatures de coton ; 1,787 hab.
Laurent.sur.Gorre (Saint-) , Ch.-l. de
canton de l'arr. de Rochechouart (Haute-Vienne); 2,759 hab.
Laurent-et-Benon (Saint-), ch.-l. de canton de l'arr. de Lesparre (Girondej ; 2,937 nab. Vins renommés.
Laurent-du-Pont (Saint-)» ch.-l. de canton de l'arr. de Grenoble (Isère); 2,447 hab. Forges. Tout près de là est la Grande-Chartreuse.
Laurent-de-la-Salanque (Saint-). COmm.
du canton de Rivesaltes, arr. de Perpignan (Pyrénées-Orientales); 5,036 hab. Port de commerce ; forges, vins.
Laurent-en-Grandvaux. (Saint-), Ch.-l.
de canton, arr. de Saint-Claude (Jura); 1,135 h.
Laurent- sur- Sevré (Saint-), ch.-l. de canton, arr. de La Roche-sur-Yon (Vendée). Communautés religieuses; bois, grains; 2,846 hab.
Laurentum, v. de l'Italie ancienne, dans le Latium, au S. de Borne; Auj. Paterno.
Laureti OU Lauretti (TOMMASû), dit le Sicilien, architecte et peintre de l'école napolitaine, né a Palerme, 1508-1592.
Lauri (Balthazar), né à Anvers, vers 1570, mort à Borne, en 1644, fut considéré comme l'un des meilleurs paysagistes de son temps. Le plus jeune de ses fils, Filippo, né à Rome, 1623-1694, réussit principalement dans ses petits tableaux d'une touche légère.
Lauriacum. V. anc. du Norique; auj. Lorch.
Lauricocna, lac du Pérou, dans les Andes, à 66 kil. S.-O. de Guanuco. Il s'écoule par la Tunguragua.
Laurière (Eusèbe-Jacob de), né à Paris, 1659-17^8, avocat en 1679, a composé d'excellents ouvrages de législation : De l'origine du droit d'amortissement; Textes des coutumes de la prévôté et vicomte de Paris; Bibliothèque des coutumes; Institutes coutumières d'Antoine Loysel, 2 vol. in-12 ; Traité des institutions et des substititutions contractuelles. Il a édité, avec notes et augmentations, le Glossaire du droit français de Bagueau; etc.
Laurière, ch.-l. de canton, arr. et à 35 kil. N.-E. de Limoges (Haute-Vienne); fab. de papier; 1,555 hab.
Lauriston ( JACQUES - ALEXANDRE-BERNARD
Law, marquis de), d'une ancienne famille d'Ecosse, né à Pondichéry, 1768-1828, condisciple de Bonaparte a l'Ecole militaire, 1784, chef de brigade en 1795; porta à Londres la ratification du traité d'Amiens, 1802. et fut nommé général de brigade, puis général de division, 1805. Il fit la campagne d'Austerlitz , fut gouverneur de Venise, commanda l'artillerie de la garde à Wagram et fut nommé ambassadeur en Bussie, 1811. Il commanda l'arrière-garde dans la retraite de Moscou, et fut pris à Leipzig. Louis XVIU le nomma pair de France, en 1815, et marquis en 1817; il fut ministre de la maison du roi en 1821, devint maréchal de France en 1823, et fit, en cette qualité, la guerre d'Espagne.
Laurium, auj. cap Colonne, promontoire qui termine l'Attique au S. Les Athéniens y exploitaient de riches mines d'argent. La petite ville de Laurium, auj. Legrano, était au pied de la montagne.
Laurvig, ville de Norvège, sur le Skager- Rack, à 100 kil. S.-O, de Christiania ; 4,000 hab.
LAV
LAV
Exportation de harengs et de bois de construction.
Lausanne, v. de Suisse, capit. du canton de Vaud, à 500 mètres du lac de Genève et du petit port d'Ouchy; 30,500 hab., réformés. Académie fondée en 1537 ; cathédrale du xie siècle ; pont magnifique; tanneries renommées.
Lautaret, col des Alpes du Dauphiné(2,070m.), où passe la route de Grenoble à Briançon.
Lauter (c.-à-d. claire), affluent de gauche du Rhin, prend source dans la BavièreRhénane, arrose' Wissembourg et Lauterbourg, en Alsace, passe à Hagenbach et a un cours de"70 kil.
Lauterbach, v. du grand-duché de Hesse- Darmstadt, sur la Schlitz ; 4,000 hab.
Lauterberg, y. de Prusse (Hanovre), au centre des montagnes du Hartz ; 4,000 hab.
Lauterbourg^ ancien ch.-l. de cant. de l'arr. et a 20 kil. E. de Wissembourg (Be-Alsace), sur la Lauter ; 2,200 h.
Lauterbrunnen, village de Suisse, dans l'Oberland bernois, près de la belle cascade du Staubach.
Lautrec (Odet de Foix, seigneur de) accompagna Louis XII en Italie, 1511 et, sous François I", fut tout-puissant, grâce à Mme de Chateaubriand, sa sœur. Lieutenant général du roi dans le Milanais, très brave, mais dur et avide, il fut complètement défait à la Bicoque, 29 avril 1522. Il' protégea la Guyenne contre les Espagnols, 1523, combattit à Pàvie, 1525, perdit un temps précieux au siège de Naples et mourut d'une fièvre contagieuse, 1528.
Lautrec, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N.-O. de Castres (Tarn); 3,024 hab.
Lauwer.zée, golfe de la mer du Nord, entre les provinces de Frise et de Groningue (Hollande).
Lauzerte, ch.-l. de canton, arr. et à 26 kil. N. de Moissac (Tarn-et-Garonne). Grains, vins ; 2,660 hab. [de Cahors (Lot) ; 427 hab.]
juauzès, ch.-l. de canton, arr. et à 22 kil. E.J
Lauzet (Le), ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. N.-O. de Barcelonette (Basses-Alpes), sur TUbaye ; 810 hab.
Lauzun (ANTONIN IVompar de Caumont,
comte, puis duc de), né en Gascogne, 1632-1723, n'était qu'un pauvre cadet, connu sous le nom de Puy-Guilhem. Le roi le remarqua chez la comtesse de Soissons, le traita en favori, et le nomma colonel général des dragons, puis capitaine des gardes. A la mort de son père, il prit le nom de comte de Lauzun. Il faillit épouser Mlle de Montpensier, en 1670; Louvois et Mme de Montespan se réunirent pour le perdre; en 1671, il fut arrêté, conduit à la Bastille, puis à Pignerol, où il resta dix ans prisonnier. Mlle de Montpensier obtint sa liberté, 1680, et son retour à la cour, 1684; c'est alors qu'il épousa secrètement la princesse; mais ils finirent par se brouiller. En 1688, Lauzun fut chargé par Jacques II de conduire en France la reine et le prince de Galles. Il réussit et rentra en grâce à la cour, mais sans retrouver la faveur des temps passés; il fut élevé à la dignité de duc en 1692, et épousa, en 1695, la fille du maréchal de Lorges, qui n'avait que quatorze ans.
Lauzun ( ARMAND-LOUIS DE Gontaut de Biron, duc DE). V. BlRON.
Lauzun, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. N.-E. deMarmande (Lot-et-Garonne); 1,315 hab.
Laval, ch.-l. du départ, de la Mayenne, à 300 kil. S.-O. de Pans, sur la Mavenne.'Evêché ; fabriques de coutils: commerce de marbres, de grains et de tissus. Victoire des Vendéens en 1793, 29,889 hab.
Lavai, maison noble du Maine, remontant au x* s. Le titre de seigneur de Laval passa au xne siècle dans la maison de Montmorencv et a formé des branches nombreuses,
Laval-Montmorency (URBAIN de), marquis de Bois-Dauphin, mort en 1629, se distingua sous Henri III, combattit pour les Ligueurs, se soumit à Henri IV et fut nommé maréchal de France, en 1597.
Laval-Montmorency [Gui-ClADDE-R0LLAND,
comte de), 1677-1751, devint maréchal de France en 1747.
Laval (Gilles de). V. Retz (maréchal de).
La Valette (Villebois ), ch.-l. de Canton,
arr. et à 22 kil. S.-E. d'Angoulême (Charente) ; 891 hab.
La Valette (ClTÉ-). V. VALETTE (La).
La "Valette (JEAN Parisot de),' né en 1494, d'une ancienne famille de Toulouse, mort en 1568, devint grand-maître de Malte, en 1557. Soliman II envoya contre Malte une grande flotte avec une armée; le siège dura quatre mois ; tous les efforts des Turks furent repous-
La Valette. V. EPERNON.
La Valette (BERNARD de Xogaret, duc DE), fils du duc d'Epernon, né à Angoulème, 1592-1661, fit échouer le siège de Fontarabie, et fut condamné à mort, 1639. Il obtint, pendant la régence d'Anne d'Autriche, l'annulation du jugement, et fut gouverneur de Guyenne et de Bordeaux»
La Valette (LoiJISde Kogaret d'Epernon,
cardinal de), né à Angoulème, 1593-1639, troisième fils du duc d'Epernon, fut de bonne heure archevêque de Toulouse, et cardinal en 1621, sans avoir reçu les ordres sacrés. Il se dévoua à Richelieu, fut gouverneur d'Anjou, 1631, de Metz, 1634, commanda l'armée du Rhin, puis, en 1638, l'armée d'Italie. Ses Mémoires, rédigés par Jacques Talon, ont paru en 1772.
Lavaiette (Antoine de), né en 1707, mort après 1762, supérieur des missions des jésuites à la Martinique, 1754, fit des spéculations commerciales : mais plusieurs de ses navires furent pris par les Anglais. Lavaiette, reconnu coupable d'avoir fait un commerce profane , fut expulsé de l'ordre ; il se retira en Angleterre,
La Valette (ANTOINE-MARIE Chamans, comte de), né à Paris, 1769-1830, fils d'un honnête marchand, devint aide de camp de Baraguev d'Hilliers, puis de Bonaparte, après Aréole". Il le suivit en Egvpte, et revint en France avec lui. La Valette fut, plus tard, directeur général des postes, conseiller d'Etat, comte de l'Empire, 1808. Il reprit la direction des postes dès le matin du 20 mars 1815, et fut nommé pair. A la seconde Restauration, il fut arrêté et condamné à mort; La Valette fut sauvé par le dévouement généreux de sa femme, qui facilita son évasion. Il put rentrer en France, 1822; mais la comtesse avait perdu la raison; elle est morte en 1855. Les Mémoires et souvenirs du comte de La Valette ont paru en 1831, 2 vol. in-8».
Lavaiie (Don Jcan), général argentin, né en 1797, combattit d'abord "les bandes indisciplinées d'Artisas, puis se distingua sous les ordres de San-Martin, et contribua à la délivrance du Pérou. Il se mit à la tête du parti de los unitarios; lutta contre Rosas, et fut soutenu par une escadre française. Battu par les troupes fédérales, et forcé de fuir jusqu'à Jujuy, il tomba frappé par les ennemis dans la maison où il s'était retiré, le 9 octobre 1841.
Lavaiiée (Théophile-Sébastien), né à Paris, 1S04-IS67, répétiteur de mathématiques, puis d'histoire à Saint-Cyr, fut ensuite professeur de géographie et de statistique militaire. On a de lui ; Jean sans Peur, scènes historiques ; Géographie physique, historique et militaire; Histoire des Français, 4 v. in-18 ; Histoire de Paris; Atlas de géographie militaire; Hist. de la Maison royale de Saint-Cyr ; Hist. de l'Empire ottoman. il a continué la traduction de Yffistoire d'Angle-
LAV
LAV
terre, de Lingard, par Léon de Wailly, refondu la Géographie universelle de Malte-Brun, et publié une édition complète des Œuvres de jî/me de Maintenon, 10 vol. in-18. On lui doit encore les Frontières de la France.
La Vallière (FRANÇOISE-LOUISE de la Baume le Blanc, duchesse de), née près de Tours, 4644(?)-1710> fille d'un gouverneur du château d'Amboise, devint fille d'honneur d'Henriette d'Angleterre. Louis XIV l'aima; Mlle de La Vallière céda par passion et non par ambition ; elle fut toujours troublée par les remords. De ses quatre enfants deux vécurent : Mlle de Blois, née en 4666, et le comte de Vermandois, né en 4667. Le roi érigea en duché deux terres qu'il acheta pour elle ; puis il légitima ses enfants. Mais la faveur de M>»e de Montespan mit à l'épreuve l'amour et les vertus de Mlle de La Vallière; deux fois elle s'éloigna et deux fois fut ramenée à la cour par Louis XIV. Enfin, après une maladie grave, elle se retira chez les carmélites (avril 4674), et y prit le voile sous le nom de Louise de la Miséricorde. En 4680 parurent les Réflexions sur la miséricorde de Dieu, par mie dame pénitente, qui n'avaient pas été écrites pour être publiées, et qu'on lui attribua généralement. M. Romain-Cornut , après un sérieux examen, a publié, en 4854 : les Confessions de Mme de La Vallière repentante, écrites par ellemême, et corrigées par Bossuet.
La Vallière (LOUIS-CÉSAR de la Baume
le Blanc, duc de), petit-neveu de la précédente, 4708-4780, avait réuni une immense et magnifique bibliothèque. Elle fut vendue après sa mort, les livres forment une partie importante de la bibliothèque de l'Arsenal. Avec son bibliothécaire l'abbé Rive, Mercier de Saint-Léger et Marin, il prit part à la rédaction de la Bibliothèque du Théâtre-Français, 4768, 3 vol. in-12.
Lavardac, ch.-l. de canton, arr. et à 8 kil. N.-O. de Nérac (Lot-et-Garonne), sur la Baise. Eau-de-vie ; bouchons ; 2,553 hab.
Lavardin (JEAN de Beaumanoir de), né
dans la Maine, 4551-4644, se fit catholique après la Saint-Barthélémy, et se rallia plus tard à Henri IV, qui le nomma maréchal de France et gouverneur du Maine, 4595.
Lavardin (CHARLES -HENRI de Beaumanoir,
marquis de), arrière-petit-fils du précédent, 4643-1701, est connu par son ambassade à Rome, en 1687, au moment de la querelle pour le droit des franchises.
Lavater (Jean-Gaspard), né à Zurich, 1744- 4804, suivit les cours de théologie de l'école de Zurich, composa, à Berlin, les Chants helvétiques, et devint pasteur de Saint-Pierre en 1786. Esprit d'élite, il a été poète, théologien, sermonnaire, philosophe, publiciste ; il a cru aux sorciers, aux charlatans, aux thaumaturges, aux Euissances invisibles; mais il est surtout célère, parce qu'il a cru de bonne foi avoir fondé une science nouvelle, la Physiognomonie, qui permettait de reconnaître les caractères, les instincts, les passions des hommes, et de lire sur les traits, dans leur extérieur, le passé, le
Ê résent, l'avenir. En 1799, lorsqu'il secourait les lessés, il fut frappé d'un coup de fusil par un de ses compatriotes, égaré par l'esprit de parti et croyant venger une injure personnelle. Il mourut après quinze mois de souffrances. On cite, outre ses Chants helvétiques, ses Chants sacrés, ses Poèmes, ses Sermons. Il publia, en 4772, son ouvrage de la Physiognomonique, 2 vol. in-8° ; il en fit faire une édition en français, avec le titre d'Essais sur la Physiognomonie ; c'est celle qui a reparu, considérablement améliorée, sous le titre de Y Art de connaître les hommes par la physionomie, 40 vol. in-8°, avec de nombreuses planches.
La Vauguyon (AntOINE-Padl-JacQDES de Quélen de Stuer de Caussade, duc DE)
prince de Carency, né à Tonneins, 4706-1772, eut une grande part à la victoire de Fontenoy : devint lieutenant général, et, ami du dauphin, fut gouverneur de ses fils, et duc et pair, 1758.
La Vauguyon (PAUL-FRANÇOIS de Quélen de Stuer de Caussade, duc DE), fils du précédent, 4746-4828, ambassadeur, ministre des affaires étrangères, 4789 ; fut l'un des quatre ministres de Louis XVIII à Vérone ; fit partie de la Chambre des Pairs, en 4844, et mit beaucoup de zèle à propager l'enseignement mutuel. Il a écrit : Portrait de feu monseigneur le Dauphin, 1765; Tableau de la Constitution française. 1816; Commentaire nouveau sur la Charte constitutionnelle, 4820
La Vauguyon ( PADL-MAXIMlLIEN-CASrMIR
de), prince de Carency, fils aîné du précédent, 4768-4824, livra au Directoire tous les secrets des royalistes, dissipa sa fortune dans des orgies ; fut plus tard repoussé par son père, et mourut dans une maison d'aliénés.
La Vauguyon (PAUL de Quélen de Stuer
de Caussade, comte de), frère du précédent, 1777-1837, rentra en France avec son père en 1805, fut aide de camp de Murât, qui l'emmena à Naples ; fut créé lieutenant généra], 1846. mais se couvrit de dettes, et mourut obscurément de chagrin.
Lavaur, ch.-l. d'arr. du Tarn, à 40 kil. S.-O. d'Albi, sur l'Agout, filatures de soie, 6,929 hab.
La-va-veix.-ies-Mines,comm. de l'arr. d'Aubusson (Creuse) ; 3,567 hab.
Laveaux (JeAN-ChARLES Thibault) , né à
Troyes, 4749-4827. rédigea le Courier de Strasbourg, et à Paris, pendant la Terreur, le Journal de la Montagne. Il devint plus tard inspecteur général des prisons et des nospices de la Seine. 11 avait déjà publié plusieurs ouvrages : Vie de Frédéric II; Hist. de Pierre III ; un Dictionnaire français -allemand et allemand-français ; mais il est surtout connu par son Dictionnaire de la langue française, 1820, 2 vol. in-4»; etc.
Laveianet, ch.-l. de cant., arr. et à 27 kil. E. de Foix (Ariège), sur laTouire. Draps; 3,202 hab.
Laveiine, comm. du canton et de l'arr. de Saint-Dié (Vosges); 2.477 hab.
Laventie, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.- E. de Béthune (Pas-de-Calais). Toiles de lin, brasseries ; 4.004 hab. [mains. 1
Laveme, déesse des voleurs, chez les Ro-J
La Verpillière, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil, N.-E. de Vienne (Isère); 1.243 hab.
La Vicomterie de Saint-Samson (LOUIS
de), 1732-1809, écrivit après 1789 quelques livres démagogiques, qui le firent nommer député de Paris à la Convention. Il vota la mort de Louis XVI, fit partie du comité de sûreté générale et prêcha le matérialisme.
La vieuvîiie (Charles, marquis de), né à Paris, 1582-1653, fut surintendant des finances sous Louis XIII, en 1623, intrigua contre Richelieu, recouvra sa faveur pendant la régence d'Anne d'Autriche, et fut, en 1649, ministre des finances, duc et pair.
La Ville de IHirmont (ALEXANDRE-JEAN-Joseph de), né à Versailles, 1782-1845, inspecteur général des dépôts de mendicité et des maisons de détention. Il a fait représenter avec succès la tragédie de Charles VI au Théâtre-Français, 1826. On lui doit plusieurs autres tragédies : Artaxerce, Childéric I" ; des comédies en vers d'un style facile : Alexandre et Apelle, le Folliculaire, en 5 actes, qui eut beaucoup de succès en 1820; le Libéré, tableau dramatique en 5 parties, qui a obtenu un prix Montyon a l'Académie française, 1835.
La viiie-Dîeu, ch.-l. de cant., arr. et à 15 kil. S. de Poitiers (Vienne); 43'-: hab