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au confluent de la Pleisse, de l'Elster et de la Partha, à 145 kil. 0. de Dresde; 149,000 hab. Université importante érigée en 1409. Foires très considérables, à partir du 1" janvier, de Pâques et de la Saint-Michel Leipsick est une ville plus commerçante qu'industrielle ; le
Çrincipal objet de son industrie est la librairie, rois batailles célèbres se sont livrées aux environs : la 1" à Breitenfeld, au N., où Gustave-Adolphe battit Tilly, le 7 sept. 4632; la 2e aussi à Breitenfeld, où "le Suédois Torstenson battit les Impériaux, le 15 oct. 1642; la 3e où les Français furent vaincus par les alliés, les 16, 18 et 19 oct. 1813. Leipsick est la patrie de Leibniz.
Leiria, v. de Portugal, en Estrémadure, à 115 kil. N. de Lisbonne. 3,000 hab. Evêché suffragant de Lisbonne. Grande verrerie.
Leith, v. d'Ecosse, sur le Forth, à l'emb. du Leith, dans le comté et à 2 kil. N. d'Edimbourg. Chantiers de construction ; une longue rue réunit aujourd'hui Leith à Edimbourg; 61,000 h.
Leitha, affl. de dr. du Danube, prend source au Sœmmering, passe à Neustadt et à Brùck dans la Basse-Autriche et se jette dans le Danube en face de l'île de Schùtt. Elle sépare les possessions allemandes de l'empire de ses pays slaves et magyares ; on appelle l'Autriche et ses annexes pays en deçà de la Leitha, et la Hongrie et ses annexes pays au delà de la Leitha.
Leithmeritz OU Leitméritz, ch.-l. d'un des
18 cercles de la Bohème, sur l'Elbe, à 54 kil. N. de Prague; 6,000 hab.
Leitrim, comté de l'Irlande, au N.-O., dans le Connaught, arrosé par le Biackwater et les lacs Allen et Melvin. Cn.-l., Carrick-sur-Shannon.
Le Jay (Gui-Michel), né à Paris, 1588-1674, avocat au Parlement de Paris, consacra sa fortune et une partie de sa vie à une édition d'une Bible polyglotte en sept langues ( hébraïque, samaritaine, chaldéenne, grecque, syrienne, latine, arabe), 1628-1645, 9 tomes en 10 Volumes in-fol.
Lejay (Gabriel-François), né à Paris, 1657- 1734, fut professeur au collège Louis le Grand. On lui doit : les Devoirs du chrétien ,- les Antiquités romaines de Denys d'Halicarnasse ; Bibliotheca Rhetorum, etc.
Lejeuue (CLAUDE) OU Claudia, musicien,
né a Valenciennes, vers 1540, mort de 1598 à 1603, fut en grande faveur à la cour sous Henri III et sous Henri IV.
Lejeune-Dirichtet (Gdstave), mathématicien allemand, né à DUren, 1805-1859, remplaça Gauss à GœUingue, et fit partie de l'Académie des sciences de Berlin.
Lekain (Henri-Louis Cain, dit), né à Paris, 1728-4778, fils d'un orfèvre, fut deviné par Voltaire, qui le fit débuter en 4750. Il ne fut admis qu'avec peine à la Comédie-Française, 4752. Il redoubla d'efforts, et devint un acteur remarquable. Ses Mémoires ont été publiés par son fils aîné.
Le Laboureur (Jean), né à Montmorency, 1623-1675, accompagna la maréchale de Guébriant en Pologne. Il a laissé : Relation du voyage de la royne de Pologne; Hist du comte de Guébriant; Discours de l'origine des Armoiries, 1684, in-4° Il a publié : les Mémoires de Michel de Castelnau ; Histoire de Charles VI, écrite par un religieux de Sant- Denis, etc.
Leiand (Jean), né à Wigan ( Lancashire), 1694-4766, pasteur d'une congrégation de dissidents, a Dublin, défendit avec éloquence la religion chrétienne : la Divine autorité de l'Ancien et du Nouveau Testament prouvée ; Avantage et nécessité de la Révélation chrétienne ; etc.
Leiand (Thomas), né à Dublin, 4722-1785, prédicateur renommé, a écrit : Hist. du règne de
Philippe, roi de Macédoine; Histoire d'Irlande, 1773. 3 vol. in-4°.
Léièges, probablement l'une des anciennes tribus pélasgiques, habitaient, dans les temps reculés, la Carie, les côtes de la mer Egée, plusieurs îles, comme Samos ; puis ils seraient passés dans le Péloponnèse.
Leiewei (Joachim), né a Varsovie, 4786-4861, exilé, en 4826, fut membre du gouvernement provisoire, en 4830, et, réfugié en France, 4834, fut président du comité de l'émigration. Il a écrit beaucoup d'ouvrages, la plupart sur l'histoire de son pays : Monuments de la langue et de la Constitution de Pologne ; Histoire de Pologne ; Hist. de Pologne sous Stanislas-Auguste ; Hist. de la Lithuanie et de la Petite-Russie jusqu'à leur réunion à la Pologne ; la Pologne au moyen âge, etc.
Leiong (Jacques), né à Paris, 4665-4724, de la congrégation de l'Oratoire, se livra tcut entier a l'étude. On lui doit : Bibliotheca sacra ; Discours historique sur les principales éditions des Bibles polyglottes ; Bibliothèque historique de la France, 4719, in-fol.; Fevret de Fontette en a donné une édition, considérablement augmontée, d'après les manuscrits du P. Leiong, 4768, 5 vol. in-fol.
Le Lorrain (Bobert), né à Paris, 4666-4743, élevé de Girardon, travailla avec lui au tombeau de Richelieu, à la Sorbonne.
Le Lorrain (Louis-Joseph), peintre et graveur, né a Paris, 4746-4759, fut de l'Académie de peinture en 4756.
Le Lorrain. V. GELÉE (Claude).
Leiy (Pierre van der Faes, dit le chevalier), né a Soest (Westphalie), 4648-4680, s'établit à Londres, où il eut bientôt la plus grande vogue, grâce à ses portraits, que l'on a compaparés à "ceux de Van Dyck. Il excellait à peindre les femmes.
Le Maçon ou Le Masson (Robert), chancelier de France, né à Chàteau-du-Loir, vers 4365, mort en 4443, se montra favorable à la mission de Jeanne d'Arc, mais se laissa dominer par l'influence perverse de la ïrémoille.
Lemaire (Jacques), navigateur hollandais, né à Egmont, mort en 4616, s'associa avec Schouten, et tous deux reconnurent le détroit qui porte le nom de Lemaire, 4646.
Lemaire (Détroit de), détroit de l'Océan Atlantique, au S. de l'Amérique; entre la Terre des Etats à l'E., et la Terre de Feu à l'O.
Lemaire (Jean), né à Bavai (Hainaut), en 4473, mort en 4548, neveu de Molinet, historiographe de Marguerite d'Autriche, écrivit les" Illustrations de Gaule Belgique. 11 composa pour Louis XII, qui le nomma historiographe de France, la Légende des Vénitiens et le Promptuaire des Conciles de l'Eglise catholique avec les schismes et la différence d'ieux. On lui doit encore des contes, des épîtres, etc.
Lemaire (Henry), né à Nancy, 4756-4808, directeur de la Gazette de Francfort, a écrit des romans ; le plus connu est le Gil-Blas français, qui eut beaucoup» de succès.
Lemaire (Nicolas-Eloi), né à Triaucourt (Meuse), 4767-4832, professeur de rhétorique en 4790, fut juge suppléant au tribunal du 6e arrondissement en 4793. Il se fit un nom par ses poésies latines, fut nommé professeur de poésie latine à la Faculté des lettres en 4814, et devint doyen en 4825. Louis XVIII le chargea de publier une collection des classiques latins; elle forme 454 volumes grand in-8».
Le niaistre (Jean) se distingua comme avocat, et fut, après la mort de Brisson, président du parlement. Avec Du Vair, il eut la plus grande part à l'arrêt qui maintenait la loi salique dans toute sa rigueur. Il dut abandonner sa charge à Achille de Harlay, et mourut en 1601.
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Lemaistre (ANTOINE), né à Paris 1608-1638,
fut élevé par son grand-père Antoine Arnauld, et se plaça dès son début, comme avocat, au premier rang, à côté de Patru, 1628. Il se retira a Port-Royal, s'y consacra à l'étude, collabora à la traduction du Nouveau Testament de son frère, et fit paraître des traductions de saint Jean Chrysostome, de saint Augustin, de saint Cyprien, et'de saint Bernard ; une Vie de saint Bernard, 1648; r Aumône chrétienne, 1658, in-12 ; etc. Lemaistre de Sacy. V. SàCY.
Léman (Lac). V. Genève (Lac de).
Léman, département du 1er Empire français, formé en 1801, perdu en 1814, au sud du lac de Genève; ch.-l., Genève; 3 arrond. : Genève, Bonneville, Thonon.
Léman (Canton du), nom du canton de Vaud, sous le 1er Empire français.
Lemare (Pierre-Alexandre), né à Grande- Rivière (Jura), 1766-1835, professeur et principal du collège de Saint-Claude, fut proscrit deux fois par la Convention, et, au 18 brumaire, protesta hardiment contre Bonaparte. Il professa le latin à Paris, fonda l'Athénée de la jeunesse, et a composé plusieurs ouvrages d'enseignement : Cours théorique et pratique de la langue latine, 1804 ; Cours théorique et pratique de la langue française, 1807 ; Dictionnaire français, par ordre d'analogie, etc.
Lemarrois (JEAN-LÉONARD-FRANÇOIS, COmte),
né a Briquebec (Manche). 1776, aide de camp de Bonaparte en Italie, général de division après Austerlitz, défendit courageusement Magdebourg en 1813, fut nommé pair de France, pendant les Cent Jours, et rentra dans la vie privée à la seconde restauration.
Lemazurier (PIERRE-DAVID), né à Gisûrs, 1775-1836, a publié : Galerie historique des acteurs des Théâtres français, depuis 1600 jusqu'à nos jours, 1810; YOpinion du Parterre, ou revue des Théâtres français, 10 vol. in-8° ; etc.
Lemberg ou Léopol, capit. de la Galicie (Autriche), sur le Peltew, à 400 kil. N.-E. de Vienne ; 110,000 hab., dont 20,000 juifs. Evêché catholique, archevêché arménien, évêché grecuni, consistoire calviniste, surintendance luthérienne ; université ; hôpital magnifique. Grand commerce avec la Turquie et la Russie ; foires considérables pour les peaux, les fourrures et les bestiaux.
Lembeye, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. N.-E. de Pau (Basses-Pyrénées) ; 1,183 hab.
Lemercier (Jacques), architecte et graveur, né â Pontoise, vers 1595, mort vers 1654, fut chargé par Richelieu d'achever le Louvre, éleva dans le même temps la Sorbonne et le Palais- Cardinal, 1629; succéda à Mansart dans la direction des travaux du Val-de-Grâce, à Metézeau dans la construction de l'église de l'Oratoire, et commença Saint-Roch en 1653, etc.
Lemercier ( LOUIS - NlCOLAS, Comte), né à
Saintes, 1755-1849, fut député aux Etats généraux, présidait le conseil des Anciens au 18 brumaire. Il fut président du Sénat après Roger-Ducos ; et resta â la Chambre des Pairs jusqu'en 1848.
Lemercier (LocIS-JeaN-NÉPÛMUCÈNE), né à
Paris, 1771-1840, fils d'un secrétaire des commandements de la princesse de Lamballe, a beaucoup écrit : tragédies, comédies, drames,
Eoèmes, etc.; dans tous ses ouvrages il y a de i verve, de la force ; mais il a manqué de goût et de mesure. 11 a frayé la voie à l'école romantique, et il n'a cessé de la poursuivre de ses sarcasmes et de son indignation littéraire. Rappelons, en suivant l'ordre chronologique, ses principaux ouvrages : Méléagre, tragédie; Clarisse Harlowe, drame en vers; le Tartufe révolutionnaire, 1795; le Lévite d'Ephraïm; Agamemnon, 1797. Lemercier fut l'un des ornements de la société brillante et facile du Directoire, à l'épo-
que où il donnait sa tragédie d'Ophis ; peut-être avec les conseils de Beaumarchais, il composa Pinto. drame historique en 5 actes et en prose; puis Homère et Alexandre, les Trois Fanatiques, les Ages français, poème en 15 chants ; la tragédie d'Isule et Orovèse, le Corrupteur, comédie, Plaute ou la comédie latine, charmante pièce en 3 actes, 1808, écrite en vers libres ; l'Atlantiade ou la Théogonie newtonienne, en 6 chants, 1812. Lemercier était entré à l'Académie française en 1810. Sous la restauration, il écrivit : le Frère et la sœur jumeaux, le Faux bonhomme, l'Homme renouvelé, la Mérovéide, poème en 14 chants, Agar et, Ismaël, la tragédie de Saint Louis; enfin, il acheva la Panhypocrisiade ou la Comédie infernale du seizième siècle, 1819. Il continua à publier, avec une fécondité intarissable, Moïse, poème en 4 chants ; des tragédies, Clovis et la Démence de Charles VI, Frédégonde et Brunehaut; ses cours de littérature a l'Athénée, 4 vol. in-8°, 1820; Jeanne Shore, tragédie en 5 actes, 1823, et les Martyrs de Souli, 1825, etc., etc. ; enfin Caïn ou le premier meurtre, et l'Héroïne de Montpellier.
Lémery (Nicolas), né à Rouen, 1645-1715, se rendit a Montpellier, où il donna des leçons de chimie qui commencèrent sa réputation ; puis à Paris, 1672, où ses cours attirèrent la foule, les dames comme les savants. Il fut de l'Académie des Sciences, en 1699. Il a publié : Pharmacopée universelle; Traité universel des drogues simples; Traité de l'antimoine; Nouveau recueil des secrets et curiosités les plus rares, 1709, 2 vol. in-8° ; etc.
Lemgo, v. d'Allemagne, dans la principauté de Lippe-Detmod, à 10 kil. N. de Detmold ; 5,000 hab. Fabriques d'étoffes de laine, toiles et pipes d'écume de mer.
Lemierre (Antoine-Marin), né à Paris, 1723- 1793, obtint quatre fois le prix de poésie de l'Académie française, et débuta au théâtre, en 1758, par la tragédie d'Hypermnestre, qui réussit complètement. On accueillit avec éloge Idoménée, Aruxerce, Guillaume Tell, la Veuve du Malabar. On lui doit encore : la Peinture, poème en 3 chants, 1769, et les Fastes, poème en 16 chants, 1779. Lemierre entra à l'Académie française en 1781.
Lemière de Corvey (JeaN-FrÉDÉR1C-Au-
gdste), né à Rennes, 1770-1832. a composé un grand nombre d'opéras - comiques pour les théâtres Montansier, Favart, Feydeau, Louvois, etc.
Lemire (Aebert), en latin Mirœus, né à Bruxelles, 1573-1640, chanoine d'Anvers, doyen de la cathédrale et vicaire général de l'évêché. Il a publié un grand nombre d'ouvrages : Elogia illustrium Belgii scriptorum; Fasti Belgici ac Burgundici ; Rerum Belgicarum Annales, etc.
Lemire (Noël), graveur né à Rouen, 1724- 1801, élève de Le Bas.
Lemno, Myrina. v. de la Turquie, capit. de l'île de Lemno ou Stalimène, à l'O ; 2,500 hab.
Lemnos, auj. Lemno ou Stalimène, île de la mer Egée, au N., près de l'entrée des Dardanelles. La mythologie en faisait le séjour de \'ulcain et des Cyclopes, et l'appelait JEthalie, ou brûlante. Elle se compose de deux presqu'îles ; la terre sigillée, qu'elle produit, était autrefois en usage dans la médecine, et passait pour guérir de la morsure des serpents. Elle a trois bons ports : Lemno, à l'O. : San-Antonio, au S. ; Paraiso, au N. En 510 av. J.-C, les Athéniens, sous Miltiade, s'emparèrent de l'île, qui fut dès lors disputée par les Perses, les Spartiates et les Athéniens. En 522, elle passa â la Macédoine, et, en 146, à Rome. Pendant le moyen âge, elle appartint â l'empire grec, aux Vénitiens, aux Génois, aux Vénitiens de nouveau, et enfin aux Turks, à partir de 1478.
Lemoine (Jean), né à Cressy (Ponîhieu), dans
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