LEN
le xiii» s., mort en 1343, évêque de Poitiers, fut nommé cardinal par Boniface VIII. Il fonda, en 1303, a Paris, rue Saint-Victor, un collège qui a porté son nom jusqu'à la Révolution.
Lemoine (Le P. Pierre), né à Chaumont-en- Bassigny, 1602-1672, jésuite, obtint une grande réputation par son poème épique de Saint Louis, en 8 chants, 1658; mais elle ne s'est pas longtemps soutenue.
Lemoine OU Lemoyne (FRANÇOIS), né à Paris, 1688-1737, membre de l'Académie de peinture, 1718, acquit un nom comme peintre d'histoire. On cite de lui : Persée délivrant Andromède, une Femme entrant au bain, Y Assomption, dans la chapelle de la Vierge à Saint-Sulpice, le plafond du salon d'Hercule, à Versailles.
Le nioniiier (Pierre), astronome, né à Saint- Sever, près de Vire, 1675-1757, a laissé un cours de mathématiques sous le titre de Cursus Philosophiez, 1750, 6 vol. in-12.
Le ntonnier (Pierre), astronome, fils du précédent, né à Paris, 1715-1799, entra à 21 ans à l'Académie des Sciences, accompagna Maupertuis dans son expédition scientique vers le cercle polaire, et fut professeur au Collège de France. On lui doit de savants mémoires sur les Vents, les Marées, les Lois du Magnétisme, des Institutions astronomiques.
Le Monnier (Louis-Guillaume\, médecin et naturaliste, frère du précédent, né à Paris, 4747- 1799, accompagna, en 1739, Cassini de Thury et Lacailie dans leur voyage scientifique au midi de la France, fut nommé professeur au Jardin du Roi, puis premier médecin ordinaire du roi; il contribua aux plantations de Trianon. Privé de sa fortune, il vint gaiement établir une boutique d'herboriste à Montreuil, faubourg de Versailles.
LemoBnier (Guillaume-Antoine), né à Saint- Sauveur-le-Vicomte, 1721-1797, curé, puis bibliothécaire du Panthéon, a écrit : le Bon fils ou Antoine Masson, musique de Philidor; des traductions de Térence et de Perse; des Fables, des Contes, des Epîtres, etc.
Lemounier (Pierre-René), né à Paris, 4734- 1796, a écrit plusieurs comédies ou opéras-comiques.
Lemoanier (ANICET-CHARLES-GABRIEL), né à
Rouen, 1743-1824, élève de Vien, étudia en Italie de 1774 à 1785. fut membre de l'Académie de peinture en 1789, et, en 1810, administrateur de fa manufacture des tapisseries de la couronne. Ses tableaux se distinguent par la noblesse des expressions et la fermeté du pinceau.
lémontey (PlERRE - EDOUARD) , né à Lyon,
4762-1826, avocat jusqu'à la Révolution, fut député à l'Assemblée législative. Etabli a Paris, en 4797, chef d'un bureau de police littéraire, il fut chargé d'écrire une histoire de France au xviip s., et on lui ouvrit les archives de l'Etat. Il fut membre de l'Académie française en 1819. Parmi ses œuvres on remarque un Essai sur rétablissement monarchique de louis XIV, qui peut servir d'introduction à une Histoire de la Régence et de la Minorité de Louis X V, 2 vol.in-8<>.
Lemos (DON PeDRO-FeRNANDEZ de Castro, marquis de Sarria, comte de), né à Madrid. 4576-1622. 11 se distingua dans les campagnes de Flandre et protégea les lettres; gendre du comte de Lerme, il fut président du Conseil des Indes, 4603, capitaine général, 4604, vice-roi de Naples, 4610. 11 partagea la disgrâce de son beau-père en
Lemot (François -Frédéric, baron), sculpteur, ne à Lyon, 4773-4827, fils d'un menuisier, fut chargé de nombreux travaux par les différents gouvernements, depuis 4795. 11 éleva la nouvelle statue de Henri IV sur le Pont-Neuf, 4817, et celle de Louis XIV, à Lyon, sur la place Bellecour 1826. Membre de l'institut, 1805, pro-
fesseur à l'Ecole des beaux-arts, il conserva les ruines pittoresques du château de Clisson, et a publié, en 1817, une Notice historique sur la ville et le château de Clisson.
Lemovices, peuple gaulois du Limousin, ch.-l. Lemovices ou Augustoritum (Limoges), dans l'Aquitaine 4".
Lemoyne (Jean-Louis), sculpteur, né à Paris, 4665-1755.
Lemoyne (JEAN-BAPTISTE), sculpteur, fi, S et
élève du précédent, né à Paris, 4704-1778, fut de l'Académie en 4738.
Lemoyne (JEAN-BAPTISTE Kloyne, dit), COm-
positeur, né à Eymet (Périgord), 4751-1796, fit représenter, à Paris, Electre, 1782; Phèdre, 1736; les Prétendus, opéra-bouffe.
Le Muet (Pierre), architecte, né à Dijon, 1591-1669, acheva le Val-de-Grâce (coupole, voûte et façade), donna les plans de l'église des Petits- Pères, et a écrit : les Règles des cinq ordres d'architecture de Vignole; la Manière de bien bâtir pour toutes sortes de personnes.
Lémures. V. LARVES.
Lena, c'est-à-dire paresseuse, fl de la Sibérie, prend sa source à l'O. du lac Baïkal, passe à Iakoutsk, reçoit, à droite, le Vitim et l'Aldan, à gauche, le Viloui, a un cours lent et sinueux de 3,500 kil.
Le ivain (Lodis), mort en 1648; Antoine, mort en 4648; Mathieu, mort en 4677, frères, nés à Laon, furent tous trois peintres distingués.
Lenau (Nicolas), dont le véritable nom était Niembsch de Strahlenau, poète allemand, né près de Vienne, 1802-4850, a publié deux volumes de Poésies , qui l'ont placé au premier rang des poètes lyriques de l'Allemagne. Ses poèmes de Faust, Savonarole, et les Albigeois ont eu beaucoup moins de succès.
Lencioître, ch.-l. de canton, arr. et à 17 kil. O. de Chàtellerault (Vienne); 2,114 hab.
Lencios (Anne, dite Ninon de), née à Paris, 4620-4705, fille d'un gentilhomme tourangeau, reçut une éducation brillante, et, dès l'âge de dixsept ans, entra dans la carrière de la galanterie. Elle eut de nombreux amis; sa maison devint comme un petit hôtel de Rambouillet ; elle fut célébrée par les poètes, et surtout par son vieil ami, l'épicurien Saint-Evremond. On a d'elle quelques lettres adressées à Saint-Evremond; mais ses Lettres au marquis de Sévigné, sa Correspondance secrète avec M. de Villarceaux et M^e de Maintenon, sont supposées.
Lendinara, v. de ^Vénétie (Italie), à 16 kil. O. de Rovigo, sur l'Adigetto ; 6,000 hab.
Lenet (Pierre), né à Dijon, mort en 4671, conseiller d'Etat, se jeta dans la Fronde, et s'attacha au prince de Condé. Il a écrit des Mémoires très curieux pour la Fronde et l'histoire de Condé, 1729, 2 vol. in-12.
Lenfant (Jacques), né à Bazoches (Beauce), 4664-1728, fut pasteur de l'église française à Heidelberg. puis a Berlin. Il a laissé : Histoire du concile de Constance; — du Concile de Pise; — de la guerre des Hussites et du Concile de Baie ; le Nouveau Testament traduit en français, 4718, 2 vol. in-4»; etc.
Lenfant (ALEXANDRE - CHARLES-ANNE), né à
Lyon, 4726-4792, jésuite, prêcha avec succès dans les différentes villes de France, et attaqua avec éloquence les athées et les philosophes. Il fut l'une des viclimes de septembre. On a de lui : Oraison funèbre de M. de Belzunce ; — du Dauphin; des Sermons, 8 vol. in-42.
Lenglet-Dufresnoy (NICOLAS), né à Beau-
vais, 4674-4755, fut un savant et laborieux erudit, mais, avant tout, voulut vivre et écrire avec indépendance, franc Gaulois dans ses actions comme dans son style. Parmi ses nombreux ouvrages, citons : Traité historique et dogmatique du secret inviolable de la confession; Méthode