LEP
LEQ
chands en 1668, contrôleur général des finances après Colbert, 1683. 11 abandonna sa charge en 1689, fut surintendant des postes, à la mort de Louvois, et vécut dans la retraite depuis 1697
Le Pelletier-des-Ports (MlCHEL-ROBERT),
son neveu, 1675-1740, fut contrôleur général des finances, sous Fleury, de 1726 à 1730.
Le Pelletier de Saiut.Fargeau (LOUIS-
Michel), arrière-petit-flls du précédent, né à Pans, 1760-1793, était président à mortier au Parlement et riche de 600,000 francs de rentes. Député de la noblesse de Paris aux Etats généraux, il hésita d'abord à se réunir au tiers état, puis changea tout à coup de conduite, par conviction ou par calcul. Membre de la Convention, il défendit la liberté de la presse, et vola la mort de Louis XVI. Le 20 janvier 1793, il fut assassiné, dans un restaurant du Palais-Royal, Ï>ar le garde du corps Paris, qui voulait venger a mort du roi sur l'un de ses juges. La Convention lui fit de pompeuses funérailles, 24 janvier. Ses Œuvres (Plan d'éducation publique, discours, rapports) ont été publiées en 1826 par son frère, le comte Félix, 1769-1837.
Le Père (Jean-Baptiste), architecte, né à Paris, 1761-1844, fit partie de l'expédition d'Egypte, prit part aux travaux de l'institut du Caire; éleva avec Gondouin, en 1806, la colonne de la place Vendôme. Il fut architecte de Saint- Cloud, sous l'Empire, de Fontainebleau, sous la Restauration. Il érigea la statue de Napoléon sur la colonne Vendôme, en 1833, et termina, avec son gendre, M. Hiltorf, l'église de Saint- Vincent-de-Paul, commencée en 1824.
Lepic (Louis, comte), né à Montpellier, 1765- 1827, simple dragon en 1781, général de division en 1813, prit part à la bataille de Waterloo, et fut mis à la retraite.
Lépicié (Bernard), peintre et graveur, né à Paris, 1698-1755, élève de Mariette et de Duchange, fut de l'Académie en 1737, et a publié un Catalogue raisonné des tableaux du roi, avec un abrégé de la vie des peintres, 1744 et 1752, 2 vol. in-4°.
Lépicié (Nicolas-Bernard), peintre et graveur, fils du précédent, né à Paris, 1735-1784, produisit beaucoup de tableaux, d'un style maniéré et d'un dessin incorrect.
Lepidus (M. ^Emilids), de la gens JEmilia patricienne, consul en 137 av. J.-C, fit la guerre en Espagne et fut le plus grand orateur de son temps.
Lepidus (M. jEmilius), neveu du précédent, préteur en Sicile, 81 av. J.-C, se distingua par ses exactions. Il épousa la fille du tribun A. Saturninus. fut nommé consul, en 79, demanda l'abrogation des lois de Sylla, après avoir voulu s'opposer à la célébration de ses funérailles au champ de Mars. Il rassembla une armée en Etrurie et fut déclaré ennemi public par le sénat, 77 ; battu sous les murs de Rome, il mourut de chagrin en Sardaigne.
Lepidus (Padlus jEmilius), fils du précédent, fut l'un des accusateurs de Catilina, en 63, devint édile, en 55, préteur en 53, consul en 50. Mais il se laissa gagner par l'or de César et put achever sa magnifique basilique. Proscrit par les triumvirs, il mourut probablement à Milet, vers 40.
Lepidus ( Marcus ^Emilius) , le triumvir , frère du précédent, était préleur en 49, lorsqu'il se déclara pour César. Il devint un personnage, malgré son avidité et sa nullité; il fut consul et reçut du dictateur le gouvernement de la Gaule Narbonnaise et de l'Espagne Citérieure. A la mort de César, il s'unit au consul Antoine, oco»pa le Forum, puis fut nommé grand pontife. Il accueillit Antoine vaincu à Modène et fut déclaré ennemi public, 43. Lepidus et Antoine s'entendirent alors avec le jeune Octave
et formèrent avec lui le premier triumvirat. On ne lui accorda le gouvernement de l'Afrique qu'en 40 En 36, Lepidus, maître de la Sicile, de 20 légions, réclama une part plus grande Octave gagna ses soldats, et Lepidus fut réduit à se jeler à ses pieds. On lui laissa ses biens et le titre de grand pontife, mais il fut relégué à Circéi. 11 mourut méprisé, l'an 13 av. J.-C
Le Plaisant (Jean), né à Saint-Trond, 1485- 1548, théologien a Louvain, est l'auteur d'un poème en vers latins, dont tous les mots commencent par la lettre P.
Lépontiennes (Alpes), ou Alpes Centrales, section des Alpes, qui s'étend de l'E. à l'O. depuis le mont Maloïa jusqu'au mont Saint-Gothard, sur une longueur de 90 kil. Elles sont traversées par les cols du Maloïa, du Spliigen et du Saint-Gothard.
Lépontiens, anc. peuple des Alpes, partie dans la Rhétie, partie dans la Gaule Cisalpine. Les villes princ. étaient : Oscelum (Domo d'Ossola) , Summum penninum , Eudracinum (Eutranne).
Leporius, écrivain latin, Gaulois de naissance, au ve s., moine à Marseille, sous Cassien, tomba dans l'hérésie de Pelage, puis fit une rétractation solennelle, qui forme le traité Libellus emendationis sive satisfactionis ad episcopos Galliœ, publié par Sirmond en 1630.
Le Prévost d'Iray (ChrÉTIEN-SimÉON, vicomte), né au château d'Iray, près de Mortagne, 1758-1849, professa l'histoire, fut inspecteur général, et de l'Académie des Inscriptions en 1818. On lui doit : Tableaux comparatifs de l'histoire ancienne et de l'histoire moderne, in-l'ol.; Histoire de l'Egypte sous le gouvernement des Romains ; etc.
Leprévôt de Beanmont, né en Normandie, secrétaire du clergé de France, dénonça les* agiotages sur les blés, connus sous le nom de pacte de famine, en 1768, fut jeté en prison et ne fut rendu à la liberté qu'en 1789. Il a écrit : Tableau historique de la captivité de Leprévôt de Beaumont, écrit par lui-même, Paris, 1791, in-8<>.
Leprince (Jean), peintre, né à Metz, 1733- 1781. élève de Boucher, fit beaucoup de tableaux d'une touche légère.
Le Prince (Nicolas-Thomas), né à Paris, 1750-1818, lut inspecteur de la librairie. On lui doit : Anecdotes des Beaux-arts ; Essai historique sur la Bibliothèque du Roi; Petite bibliothèque des théâtres, 80 vol. in-18, etc.
Lepsina, village de Grèce, dans le nome d'Attique-et-Béotie, à 17 kil. N.-O. d'Athènes ; anc. Eleusis. [Démosthène.i
Leptine, orateur athénien, contemporain dej
Leptines, bourg de Belgique, au S.-O. de Charleroi (Hainaul) ; concile sous Pépin et Carloman, en 743.
Leptis Magna ou major, colonie des Phéniciens, dans la Tripolitaine, au N. de l'Afrique ; auj . Lebedah. — Leptis Parva ou minor, sur la côte de la Byzacène. entre Adrumète et Thapsus ; auj. ruines près de Lempta.
Lequeitio, bourg de la prov. de Biscaye (Espagne), à 66 kil. N.-E. de Bilbao, petit port de pêche et de cabotage, dont les marins sont renommés ; 2,400 hab.
Lequien (Michel), dominicain, né à Boulogne-sur-Mer, 1661-1733, a écrit Défense du texte hébreu et de la version vulgate; Oriens christianus, in quatuor patriarchatus digestus, 1740, 3 vol. in-fol.
Lequien de la IVeimfville (JACQUES), né à
Paris, 1647-1728, membre de l'Académie des Inscriptions, 1706, a écrit : Origine des postes chez les anciens et les modernes; Histoire de Portugal ; Histoire des Dauphins du Viennois, d'Auvergne et de France.
Le Quinio (Joseph-Marie), né à Sarzeau,