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LER

près de Vannes, 1740-1813, fut maire de Rennes, 1790, député du Morbihan à l'Assemblée législative, à la Convention. Il se distingua par ses cruautés dans les départements de l'Ouest, et fit partie du conseil des Cinq-Cents. On lui doit : les Préjugés détruits; De la nécessité du divorce; la Guerre de la Vendée et des Chouans, 1795 ; Philosophie du peuple, 4796 ; Voyage pittoresque dans le Jura.

Le Kagois (L'abbé), précepteur du duc du Maine, mort vers 1683, est l'auteur d'un livre médiocre sur V Histoire de France et V Histoire romaine.

Lerambert (Louis), sculpteur, né à Paris, 1602-1670, a beaucoup travaillé pour le parc de Versailles.

Léré, ch.-l. de canton, arrond., et à 20 kil. N de Sancerre (Cher), près de la Loire; 1,661 hab.

Lérida, Ilerda, v. d'Espagne, ch.-l. de la prov. du même nom, en Catalogne, sur la Sègre, à 200 kil. O. de Barcelone ; 20,000 hab. Ville très forte, citadelle, magnifique cathédrale du xin* s. — La prov. de Lérida a 12,366 kil. carrés de superf., et 285,000 hab.

Lérins, îles françaises de la Méditerranée, sur la côte S. du dép. des Alpes-Maritimes, arrond. de Grasse, en face du golfe de Napoule. Ce sont Saint-Honorat (Lerina) et Sainte-Marguerite ( Lero ). Dans la première fut fondé en 410 par saint Honorât un monastère célèbre. Dans la seconde est une citadelle où fut enfermé l'Homme au masque de fer.

Lermc (FRANÇOIS de Roxas de Sandoval,

marquis de Dénia, duc de), né au milieu du xvie s., mort en 1623, fut le premier ministre de Philippe III d'Espagne. Il se laissa lui-même

f:ouvernerpar Rodrigo Calderon. Ils maintinrent es prétentions hautaines de l'Espagne, malgré son épuisement ; mais les Espagnols n'éprouvèrent que des revers. A l'iniérieur, on rendit l'ordonnance fatale du 11 septembre 1609, qui chassait les Morisques d'Espagne. Le duc de Lerme reçut en 1618 le chapeau de cardinal; mais peu après, Philippe III le disgracia. A la mort du roi, le duc de Lerme dut restituer au trésor une somme considérable.

Lerme, Lerma, v. de la prov. et à 40 kil. S. de Burgos (Espagne), dans la Vieille-Castille.

Lerminicr (Jean-Louis-Eugène), né à Paris, 1803-1857, fit un' cours public de droit qui eut du succès, 1828-1830, et fut nommé professeur des Législations comparées au Collège de France, 1831. Mais ses articles, comme publiciste politique, dans la Revue des Deux Mondes, le titre de maître des requêtes qui lui fut donné en 1838, déchaînèrent l'opinion contre le professeur, et il fut arraché de sa chaire par de brutales émeutes. On lui doit : Introduction générale à l'histoire du Droit ; Philosophie du Droit ; Histoire des Législateurs et des Constitutions de la Grèce antique ; De l'influence de la philosophie du xvme s. sur la législation et la sociabilité du xixe ; Etudes d'Histoire et de Philosophie ; Cours d'histoire romaine, depuis Auguste jusqu'à Commode ; etc.

Lermontof (Michel), Russe, 1811-1841. d'une famille d'origine écossaise, fut envoyé à l'armée du Caucase, et composa là de belles poésies, qui lui ont mérité le titre le Poète du Caucase. 11 mourut dans un duel avec l'un de ses camarades. [rHydre.]

Lerne, marais de l'Argolide, où Hercule tuaj

Lero, Leria, île de la Turquie d'Asie, dans l'Archipel, près de la côte d'Anatolie.

Leroux. (Pierre), né à Paris, 1798-1871. fut typographe et correcteur. En 1824, M. Dubois l'associa à la rédaction du Globe; en 1831, il adhéra au Saint-Simonisme, détermina la transformation du Globe, puis fonda avec Jean Reynaud l'Encyclopédie nouvelle (1838). Il publia

la Réfutation de l'éclectisme ; et exposa ses propres idées dans un livre intitulé : De l'humanité, de son principe et de son avenir, 1839, 2 vol. ïn-8°. Membre de l'Assemblée nationale, en 1848, il vota avec la Montagne, mais ne parvint pas à faire même discuter ses opinions socialistes. Il fut réélu à la Législative. Après le 2 décembre 1851, il se retira à Jersey; il put rentrer en France en 1860. On lui doit beaucoup d'opuscules : la Grève de Samarez, poème philosophi- ; que ; et Job, drame en 5 actes, traduit de l'hé- ! breu,1865. Il a traduit le Werther de Goethe, 1842.

Leroux de Lincy (ADRIEN-JEAN-VICTOR), né

a Paris, 1806-1869, élève de l'Ecole des chartes, bibliothécaire à l'Arsenal, a publié de nombreux articles d'érudition: On lui doit : Analyse du roman de Garni le Loherain ; le Livre des légendes; les quatre Livres des Rois, traduits en françois du xii* siècle; Recueil de chants historiques français du xn« au xvme siècle; le Livre des Proverbes français ; les Femmes célèbres de l'ancienne France ; Registres de l'Hôtel de Ville de Paris pendant la Fronde ; Chants historiques et populaires du temps de Charles VU et de Louis XI ; etc.

Le Roy (Louis), né à Coutances, mort en 1577, se fit connaître par des traductions d'ouvrages grecs, et fut professeur de grec au Collège Royal, en 1573. Il a écrit plusieurs ouvrages assez curieux : De l'Origine et Excellence de l'Art politique; Des Troubles et différends advenant entre les hommes par la diversité des religions; etc.

Le Roy (Adrien), luthiste et compositeur fiançais du xvie s., créa à Paris, en 1550, une célèbre imprimerie de musique, publia des Chansons, des traités de musique, et mourut probablement vers 1588.

Leroy (Julien), né à Tours, 1686-1759, s'établit à Paris, et fut horloger du roi. On a de lui : Nouvelle manière de construire les grosses horloges; Usage d'un nouveau cadran universel à boussole, etc.

Leroy (Pierre), fils aîné du précédent, né à Paris, 1717-1785, fil d'exceller*es montres marines. Il a écrit un Mémoire pour les Horlogers de Paris, 1750, in-4<> ; etc.

Leroy (Jean-Baptiste), frère du précédent, né à Paris, fut de l'Académie des Sciences, 1751, et s'occupa surtout d'électricité. Il mourut en 1800.

Leroy (Jdlien-David), frère des précédents, architecte, né à Paris, 1728-1803, publia, en 1758, les Ruines des plus beaux Monuments de la Grèce, in-fol. Il fut membre de l'Académie des Inscriptions et de l'Académie des Beaux-arts. On lui doit : Histoire de la disposition et des formes différentes que les chrétiens ont données à leurs Temples, 1764, in-8° ; La Marine des anciens peuples, 1777 ; Les Navires des Anciens, 1783 ; etc.

Leroy (Pierre), chanoine de la cathédrale de Reims, aumônier du jeune cardinal de Bourbon, est l'auteur de la première partie de la Satyre Ménippèe.

Leroy dElsolles (JEAN-JACQUES-JOSEPH), né

à Paris, 179S-1S60, présenta, dès 1822, à l'Académie de chirurgie, les premiers instruments à l'aide desquels on pouvait détruire les calculs de la vessie; il obtint, en 1831, un prix de 6,000 fr. Parmi ses ouvrages, on remarque : Dictionnaire de chirurgie; De la Lithotritie; Histoire de la lithotritie, 1839, in-8» ; Sur le cancer; Traitement des anévrysmes par la coagulation du sang. Il a inventé un grand nombre d'instruments de chirurgie, etc.

Lers, affl. de dr. de la Garonne, coule parallèlement au canal du Midi jusqu'à Villefranche, coupe le canal et finit à Grenade.

Lerwick. capit. des îles Shetland (Ecosse), au S.-E. de l'île de Mainland ; 2,500 hab.

LES

LES

Le Sage (Alain-René), né à Sarzcau (Morbihan), 1668-1747, fils d'un notaire royal, vint à Paris,' en 1692, pour s'occuper de littérature. Ses premiers essais furent obscurs ; ses traductions de plusieurs ouvrages espagnols, ses premières comédies, ne réussirent pas. Mais en 1707, on accueillit favorablement une jolie comédie, Crispin rival de son maître, et un excellent roman de mœurs, le Diable boiteux. Il eut encore

flus de succès avec la comédie de Turcaret, en actes et en prose, 1708. La première partie de Gil Blas parut en 1715 ; c'est le chef-d'œuvre du roman de mœurs en France ; la suite fut publiée en 1724 et 1735. Le Sage, forcé de travailler pour vivre, ne put faire jouer qu'en 1732 la comédie de la Tontine, reçue en 1708. Il éorivit alors, avec de spirituels collaborateurs, des comédies-vaudevilles, des parades, pour les théâtres de la foire. Il publia une traduction abrégée des Aventures de Guzman d'Alfarache, les Aventures de Robert Chevalier, dit de Beauchêne, Estevanille Gonzalès, Le Bachelier de Salamanque, qui rappelle un peu Gil Blas, etc. Ses Œuvres complètes ont été réunies, 1821-22, 12 vol. in-8»; Le Théâtre de la Foire, 1721-1737, 10 vol. in-12, est rempli de ses œuvres badines.

Lesage, pseudonyme de Las-Cases.

Lesbonax, rhéteur grec, vivait sous Auguste, et était né probablement a Mytilène. On lui a attribué deux discours, d'un assez bon style.

Lesbos, auj. Mytilini, grande île de l'Archi-

Sel, sur la côte d'Anatolie, à l'entrée du golfe 'Edremid, séparée du continent par un canal de 20 kil. de large. Elle a 60 kil. de long sur 60 de large, et offre les deux plus sûrs mouillages de l'Asie Mineure. Sur les coteaux sont des vignes et des oliviers, sur les monts des pins, des térébinthes, des lentisques, dans les plaines des arbres fruitiers de toute sorte. Eaux thermales renommées ; 60,000 hab. , dont 20,000 Turks. L'ancienne Lesbos renfermait les 5 villes de Mytilène, Eresus, Antissa, Méthymne et Pyrrha. — 120 ans après la guerre de Troie, l'île fut conquise par des Eoliens et des Achéens, et Pittacus lui donna des lois; prise par Cyrus, elle se révolta contre Darius; elle devint l'alliée d'Athènes, se révolta au début de la guerre du Péloponnèse et fut traitée cruellement par les Athéniens. Plus tard, elle appartint a Alexandre et enfin aux Romains. Elle fut la patrie des poètes Terpandre, Arion, Leschès, Alcée, Sapho, des historiens Hellanicus de Mytilène, Charès et Théophane, des philosophes Pittacus et Théophraste. Mahomet II s'en empara en 1462. Elle fait partie du vilayet des Iles.

Lescar, ch.-l. de canton, arr. *t à 8 kil. N.-O. de Pau (Basses-Pyrénées); 1,191 hab. Ane. évêché.

Leschenault de la Tour (JEAN-BAPT1STE-

Lodis- Claude -Théodore), né à Chalon-sur- Saône, 1773-1826, fit partie de l'expédition scientifique du capitaine Baudin, 1800; dans un second voyage, qu'il fit dans l'Hindoustan, au Bengale, à Ceylan, 1816-1822, il recueillit de nouvelles^collections ; il fit un troisième voyage au Brésil et à la Guyane en 1823.

Leschès ou Lescheus, poète cyclique grec du vme s. av. J.-C, né près de Mytilène, a composé la Petite Iliade, en 4 chants.

Lesconvel (Pierre de), né près de Saint- Pol-de-Léon vers 1650, mort en 1722, a écrit. : Abrégé de l'histoire de Bretagne, de Bertrand d'Argentré ; la Comtesse de Chateaubriand; Anecdotes secrètes des règnes de Charles VIII et de Louis XII.

Lescot (Pierre), architecte, né à Paris, 1510- 1571, étudia en Italie et fut l'ami de Jean Goujon. François 1" le chargea de la construction du palais qu'on appelle encore aujourd'hui le

vieux Louvre, 1540-1548; c'est l'un des chefsd'œuvre de l'art français au xvie s.

Lescot. V. HAUDEBOURT (Mme).

Lescun, village de l'arr. et à 30 kil. S. d'Oloron (Basses-Pyrénées); 1,600 hab.

Lescun (Thomas de Foix, seigneur de), frère puîné de Lautrec, né en Béarn, dut à la faveur son titre de maréchal, 1521. Il combattit à la Bicoque, et fut tué a la bataille de Pavie,

Lescure (Louis-Marie, marquis de), d'une famille originaire de l'Albigeois, né près de Bressuire, 1766-1793, sortit de l'Ecole militaire, se retira dans son château de Clisson, après le 10 août 1792, et fut enfermé à Bressuire, où les Vendéens vinrent le délivrer. Il fut alors un de leurs chefs les plus respectés. Il fut blessé mortellement au combat de la Tremblaye, 15 octobre et mourut le 3 novembre. Sa veuve épousa son parent, La Rochejacquelein.

Lescure, comm. du canton, de l'arr. et à 4 kil. N.-E. d'Albi (Tarn); 500 hab. Ane. marquisat.

Lesdiguières, petit village de l'arr. de Gap (Hautes-Alpes). Erigé en duché-pairie, en 1611.

Lesdiguières (FRANÇOIS de Bonne, duc

de), né à Saint-Bonnet-de-Champsaur (Dauphiné), 1543-1626, embrassa le calvinisme, et, par ses "talents militaires, par son bonheur constant, devint l'un des principaux chefs du parti, en Dauphiné et en Provence. Après la mort de Henri III, il soutint la cause de Henri IV, et fut nommé maréchal en 1608. Marie de Médicis le fit duc et pair; fidèle au roi, il s'efforça vainement de rétablir la paix. Après la mort de Luynes, il reçut l'épée de connétable, 1622. Il avait abjuré le calvinisme pour obtenir cette dignité ; il fui gouverneur de Picardie en 1623, et mourut après avoir combattu jusqu'au dernier jour de sa vie. pour ainsi dire, sans avoir jamais été vaincu, ni blessé.

Lesghiens OU Lesghis, peuples de la BllS-

sie du Caucase, dans le Daghestan.

Lésina, Pharos, île de l'Adriatique dans l'archipel Illyrien ; elle a 100 kil. sur 8; et 16,000 hab. Ch.-l., Lésina, port sur la côte O.

Lésiniens (Monts), partie des Alpes Cadoriques, entre le Lavis et la Brenta, et sur la rive gauche de l'Adige.

Lesley (John), ne en Ecosse, 1527-1596. après avoir étudié à Aberdeen et en France, fut nommé par Marie Stuart évèque de Ross; la défendit habilement, s'efforça de ménager son mariage avec le duc de Norfolk, et fut enfermé par Elisabeth jusqu'en 1573. On a de lui : de Origine, Moribus et Rébus gestis Scotorum.

Leslie (Charles), controversisle anglais, né en Irlande vers 1660, mort en 1722, a écrit de nombreux traités contre les juifs, les presbytériens, les quakers, les sociniens.

Leslie (John), né à Largo, dans le comté de Fife, en Ecosse, 1766-1832, professeur distingué à l'Université d'Edimbourg, s'occupa d'expériences hygrométriques, inventa le thermomètre différentiel, un hygromètre, etc. On a de lui : Essai sur la nature et la propagation du calorique, 1804 ; Eléments de Philosophie naturelle, etc.

Leslie ( Charles-Robert ) , né à Londres, en 1794, peintre distingué, abandonna de bonne heure le genre historique pour s'inspirer de Shakspeare, Cervantes, Molière, Sterne, Walter Scott; la plupart de ses tableaux ont obtenu un grand succès et ont été reproduits par la gravure. 11 a publié son cours de peinture de 1848 à 1851 ; Manuel des jeunes peintres, 1853; etc.

Lesneven, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. N.-E. de Brest (Finistère) ; 2,948 hab.

Lesparre, ch.-l. d'arr., à 65 kil. N.-O. de Bordeaux (Gironde) ; à 8 kil. de la Gironde, sur la

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