LET
rive gauche, dans un pays riche en grains et en vignes ; 4,146 hab.
LEsparre (ANDRÉ de Foix, seigneur DE),
frère cadet de Lautrec et de Lescun, prit Pampelune, en 1524, mais fut battu par les Castillans, et perdit la vue. Il mourut en 1547.
Lespinasse (Claire-Françoise) , Mlle), née à Lyon, en 1731 ou 1733, morte en 1776, fille naturelle d'une grande dame, sans ressources, devint dame de compagnie de madame Du Deffand, C'est là que son esprit remarquable lui attira l'amitié d'hommes illustres. Après 10 ans d'intimité, Mademoiselle Lespinasse fut forcée de rompre avec madame Du Deffand, jalouse des succès de sa lectrice, Aidée par ses amis, elle continua à tenir un salon célèbre. L'amitié constante de Dalembert, qui vint habiter sa maison, ne put la rendre heureuse, à cause de l'exaltation de ses sentiments. On a de Mademoiselle Lespinasse des Lettres, publiées en 1809, 2 vol. in-8°.
Lessart (ANTOINE de Valdec de), né en
Guyenne, 1742-1792, fut contrôleur général des finances en 1790, ministre de l'intérieur, puis des affaires étrangères. Arrêté, mars 1792, conduit à Orléans, puis ramené vers Paris, il fut égorgé à Versailles le 9 septembre.
Lessay, ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil. N. de Coutances (Manche); 1,384 hab.
Lessines, v. de Belgique, à 35 kil. N.-O. de Tournai, sur la Dender (Hainaut) ; 6,000 hab. Pierres à paver, houille ; savonneries , huileries.
Lessing (Gotthold-Ephraïm), né à Kamenz (Lusace), 1729-1781, fils d'un pasteur luthérien, fit jouer à Leipzig le Jeune savant, 1751 ; à Berlin, 1753, il gagna sa vie en rédigeant des articles littéraires pour la Gazette de Voss, et en publiant plusieurs volumes de mélanges. En 1755. le drame bourgeois de Miss Sara Sampson, joué à Leipzig, ouvrit la série de ses succès dramatiques ; il publia à Berlin, en 1767, le beau drame de Minna de Barnhelm et le Laocoon, son ouvrage célèbre d'esthétique. Directeur du théâtre de Hambourg, il écrivit un journal périodique, la Dramaturgie. Bibliothécaire à Wolfenbuttel, en 1769, il composa son chef-d'œuvre, Emilia Galotti, le drame de Nathan le Sage, beaucoup d'ouvrages de critique littéraire et de polémique religieuse. Les Fragments d'un inconnu lui suscitèrent de nombreux ennemis ; un pamphlet, YAnti-Gœtze, lui retira la protection du duc de Brunswick. Par ses drames et dans ses critiques, il a préparé la rénovation du théâtre national de l'Allemagne. Dans ses œuvres d'esthétique, le Laocoon, Des images de la mort chez les anciens, Lettres d'un Antiquaire, il s'est mis au premier rang des critiques; il a laissé
fdusieurs écrits sur des sujets philosophiques. 1 rappelle Diderot, mais lui est supérieur. L'édition la plus complète de ses Œuvres est celle de Lachmann, Berlin, 1838-40, 13 vol. in-8».
Lesson (Bené-Primevère). naturaliste, né à Bochefort, 1794-1849, fit le tour du monde avec Duperrev, sur la Coquille, et fut chargé de la publication du Voyage. 11 a écrit un grand nombre d'ouvrages et de mémoires d'histoire naturelle.
Lestocq (Jean-Herman, comte), né à Zelle (Hanovre), 1B92-1767, fils d'un chirurgien français, servit Pierre le Grand, en qualité de chirurgien, exerça une grande influence sur l'esprit d'Elisabeth et la décida à s'emparer du trône au détriment du jeune Ivan VI, 1741. Calomnié par Bestoujef, il fut exilé dans le gouvernement d'Arkhangel. Pierre 111 le fit revenir.
LEstrange (Sir Boger), né à Norfolk, 1616- 4704, publia des journaux, pour défendre le parti tory ; Jacques II le récompensa en le nommant baronnet. Il a publié des pamphlets et plu-
sieurs traductions de Cicéron, de Josèphe, do Sénèque, d Erasme, etc.
Lestrem, comm. du canton de Laventie, arr. de Béthune (Pas-de-Calais); 3,174 hab.
Lestrigons, peuple de géants anthropophages, qui habitaient, dit-on, la côte orientale de Sicile, près des Cyclopes.
Le Sueur (Eustache), né à Paris, 1617-1655, d'une famille originaire de Montdidier, élève de Vouet, reçut les conseils du Poussin. Mais il puisa dans son âme cette sensibilité de pinceau, cette simplicité chaste et touchante qui lui ont mérité le titre de Raphaël français. Vouet l'associa à la décoration de l'hôtel Bullion ; Bichelieu lui demanda huit sujets tirés du Songe de Polyphile. Un malheureux duel le força de chercher un asile dans le couvent des Chartreux du Luxembourg; il y peignit la Vie de saint Bruno, en 22 tableaux. Après la mort de sa femme, il se retira dans ce couvent, y mourut et fut enterré à Saint-Etienne-du-Mont. Il avait été l'un des fondateurs de l'Académie en 1648.
Lesueur (Pierre), 1636-1716, l'un des meilleurs graveurs en bois de son temps.
Lesueur (Nicolas), graveur, neveu du précédent, né à Paris, 1690-1764.
Le Sueur ((Jean-François), né à Drucat- Plessiel, près d'Abbeville, 1760-1837, arrièrepetit-neveu d'Eutache Le Sueur, fut, en 1778, maître de musique de la cathédrale de Séez,puis maître, à la suite d'un concours, à Notre-Dame de Paris, en 1786. Il quitta l'Eglise pour le théâtre, et ses compositions : Télémaque, la Caverne, 1793, Paul et Virginie, 1794, obtinrent un grand succès. Il entra à l'Institut en 1815, et resta surintendant de la musique du roi sous la Bestauration. Dans sa musique d'église (Oratorios, Cantates, Messes, Te Deum, etc.), son styla est d'une large simplicité. Dans la musique *de théâtre, il a trouvé souvent avec bonheur le sentiment dramatique, et a des scènes d'une grande beauté.
" Lesur (Charles-Louis), né à Guise, 1770-1849, fit plusieurs pièces pour le Théâtre-Français, écrivit : Progrès de la puissance russe ; YHistoire des Cosaques ; la France et les Français. Il est surtout connu par son Annuaire historique et politique, qu'il publia de 1818 à 1832.
Lesurques (Joseph), né à Douai en 1763, riche de plus de 10,000 livres de rentes, fut condamné, en 1796, par le tribunal criminel de Paris, comme coupable d'assassinat et de vol sur la personne d'un courrier de Lyon. Malgré ses protestations, il fut décapité. L'arrestation de l'un des assassins, Dubosq, qui ressemblait à Lesurques, fit croire que ce malheureux avait été victime d'une erreur judiciaire. Sa famille a vainement poursuivi sa réhabilitation.
Letarouiiiy (Pacl-Marie), architecte, né à Coutances, 1795-1855, élève de Percier, est surtout connu par un grand et bel ouvrage : les Edifices de Rome moderne, dessinés, mesurés et décrits.
Lété ou Léthé, fleuve de l'ancienne Macédoine, sur les bords duquel Esculape était né, dit-on; d'autres cours d'eau portaient ce nom en Bôotie. en Crète, en Bétique (Guadalete), etc. Dans la mythologie grecque et latine Léthé ou YOubli était un fleuve des enfers; ceux qui avaient bu de ses eaux oubliaient le passé.
Le Xeiiier (Michel), 1603-1685, fils d'un conseiller à la Cour des aides, devint secrétaire d'Etat au département de la guerre, 1643. Il resta toujours dévoué à Mazarin; il contribua à la perte de Fouquet, s'associa son fils, Louvois, et résigna ses fonctions en sa faveur, 1666. En 1677, il fut nommé chancelier; il se montra très rigoureux à l'égard des protestants, et se félicita de signer la révocation de l'Edit de Nantes, 2 octobre 1685.