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l'Egvpte et le territoire de Carthage. comprenant la Cyrénaïque, la Pentapole, la Marmarique et la région des Syrtes. — On appelle eneore Désert de Libye,' \q désert qui s'étend entre 1'Egvpte et le Sahara; Chaîne libyque, la longue chaîne de montagnes qui longe la rive gauche du Nil depuis Khartoum jusqu'aux Pyramides. — Les anciens désignaient sous le nom de Mer de Libye ou Golfe libyque, la Méditerranée entre le Beau-Promontoire et la côte de Cyrénaïque, où se trouvaient les deux Syrtes.
Libyssa, âne. ville de Bithynie (auj. Gebsèh). où mourut Annibal, entre Nicomédie et Chalcédoine.
Liceti (Fortunio), médecin et érudit italien, né à Rapallo, 1577-1657, a laissé : De Ortu Animas humanœ ; De his qui diu vivunt sine alimento Lib. IV ; De Animarum coextensione corpori Lib. II; De monstrorum cansis Lib. II; etc.
Lien, v. du grand-duché de Hesse-Darmsladt, près de Giessen, sur le Wetter.
Richfield, v. d'Angleterre, à 26 kil. E. de Stafford, près du Trent (Stafford) ; 8,000 hab. Patrie de Samuel Johnson.
Lichtenberg, petit pays de la Prusse, au N.-E. de la Bavière Bhénàne ; 30,000 hab. Jusqu'en 4834, il forma une principauté relevant du duché de Saxe-Cobourg-Gotha
Lichtenberg, village de l'arr. et à 20 kil. N. de Saverne (Be-Alsace) ; 1,200 hab. Château fort. Lichtenberg (Georges-Christophe), physicien et écrivain satirique allemand, né près de Darmstadt, 1742-1799, a écrit : Timorus, satire dirigée contre Lavater, 1773, in-8»; Sur la Physiognomonie contre les Physiognomonistes, 1778 ; Explication des Caricatures de Hogarth, in-fol. Lichtenstein OU Liechtenstein (Principauté de), petit Etat de l'Allemagne du S., sur le Rhin, entre la Suisse et le Tyrol autrichien; 457 kil. carrés de superficie, et 2,000 hab. Capit., Vaduz, sur le Bhin, Le prince a des domaines, en Autriche, en Saxe et en Prusse, qui rapportent 1,400,000 florins.
Lichtenstein (Ulric de), minnesinger allemand, né au château de ce nom vers 1200, mourut de 1274 à 1277. On a de lui deux poèmes : le Service des dames, qui compte 18.882 vers, et le livre des dames, en 2,092 vers.
Lichterveide, v. de Belgique, à 17 kil. S. de Bruges (Flandre occid.); 6,000 hab.
Licinianus (Granius), historien romain du i« s. av. J.-C, avait composé des Annales, en 36 ou 40 livres, dont on a retrouvé des fragments.
Licinius stolon (Caïus Calvus), riche plébéien de Rome, fut élu tribun du peuple avec L. Sextius Lateranus, 376 av. J.-C. Tous deux proposèrent : 1<> que l'un des deux consuls serait toujours plébéien ; 2<> que personne ne pourrait plus tenir à ferme du domaine public que 500 jugera (126 hectares); etc., etc. Les patriciens s'opposèrent à ces propositions; après dix ans de luttes, le vieux Camille décida les sénateurs à céder, et l'égalité politique fut enfin établie à Rome, 366. Licinius fut consul en 364 et en 361 ; il fut condamné à une amende de 40,000 as, pour avoir frauduleusement conservé mille jugera du domaine public.
Licinius Macer (CaÏCS), né Vers 110 av. J.-C,
questeur, tribun du peuple, préteur, fut accusé de concussion par Cicéron et se tua, 66. Il avait composé des Annales, depuis la fondation de Rome.
Licinius Calvus Macer (CaÏUS), fils du précédent, 82-46 av. J.-C, devint, à force de travail, l'un des premiers orateurs de Rome et bon poète.
. Licinius (PcBLIUS FLAVIUS GALERIUS VALE-
rianus Lici>'ia>us,), né vers 260, en Dacie, d'une famille de paysans, compagnon d'armes de Ga-
lerms, nommé Auguste par son ami en 307, eut le gouvernement des provinces Illyricnnes. Il se rapprocha de Constantin, épousa sa sœur, Constantia, 313, attaqua Maximin, qui succomba ; puis la guerre s'engagea entre Licinius et Constantin ; Licinius, vaincu à Cibalis et à Mardia, perdit la Grèce, la Macédoine, la plus grande partie de la vallée du Danube, 315; huit ans plus tard, dans une nouvelle rupture, Licinius fut vaincu à Andrinople, 303, à Chrvsopolis; fut pris, abdiqua, et bientôt fut mis à mort, 324.
Licosa (Cap de), anc. Posidium promontorium, à l'entrée O. du golfe de Salerne.
Licquet (François-Isidore), né à Caudebec, 1787-1832, bibliothécaire à Rouen, a écrit : Recherches sur l'histoire de Rouen, depuis les premiers temps jusqu'à Rollon, 1826, in-8° ; Histoire de Normandie, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête de l'Angleterre, 1835, 2 vol. in-8».
Licteurs, officiers subalternes, qui, à Rome, accompagnaient les principaux magistrats. Le dictateur avait 24 licteurs ; les consuls 12; les proconsuls, les préteurs, le maître de la cavalerie 6. Les licteurs marchaient toujours sur une seule file devant le magistrat, portant des faisceaux de verges, du milieu desquels sortait une hache, quand ils n'étaient pas dans la ville.
Lido, groupe de 2 îles de l'Adriatique, au S de Venise, Lido-di-Sotomarina et Lido-di-Palestrina.
Liébault (Jean), agronome, né à Dijon vers 1535, mort en 1596, a écrit : l'Agriculture et maison rustique de Charles Estienne; Quatre livres des secrets de médecine et de la philosophie chymique; Trois livres de la santé et fécondité et maladies des femmes, 1582. in-8°, etc.
Liebig» (Justus, baron Von), chimiste allemand, né à Darmstadt (Hesse), 1803-1873, fils d'un droguiste, compléta son éducation scientifique à Paris. Humboidt remarqua le jeune savant et le fit nommer professeur à l'université de Giessen. Pendant 25 ans, ses cours donnèrent une importance toute nouvelle à cette université; il établit un laboratoire de chimie pratique, qui a servi de modèle dans le monde entier. Il écrivit: Chimie organique dans son application à l'agriculture et Chimie organique appliquée à la pathologie, qui formèrent, en 1842, un ouvrage complet, sous ce titre : Chimie animale ou chimie dans son application à la physiologie et à la pathologie. Il a publié seul près de 300 mémoires et en collaboration une quarantaine de mémoires sur toutes sortes, de questions chimiques; la science nouvelle de la chimie organique lui doit beaucoup.
Ses mémoires ont été pour la plupart publiés dans les recueils scientifiques de l'Allemagne, dans les Transactions de la Société royale de Londres, dans les Mémoires de l'Académie des sciences, dans un journal qu'il avait fondé, dès 1832, avec son collègue YVœhler, Annales de pharmacie. On lui doit : Dictionnaire de chimie; Manuel de pharmacie ; Traité de la chimie organique, etc., etc.
Liechtenstein. V. LlCHTENSTEIN.
Liège, v. de Belgique, capit. de la prov. du même nom, au confluent de l'Ourthe et de la Meuse, à 90 kil. E. de Bruxelles ; 123,000 hab. Place forte avec une citadelle. Evêché, université, école des mines. Grande fabrication d'armes de luxe et de guerre ; fonderie de canons et de boulets ; usines nombreuses de tous genres. Charbonnages très riches aux environs. — Les bourgeois, enrichis par l'industrie, soutinrent, contre leurs évoques et contre les ducs de Bourgogne, des luttes sans cesse renouvelées. Charles le Téméraire prit la ville et massacra 40,000 personnes, en 1468. L'évêché de Liège, conquis par les Français, forma, en 1801,
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le dép. de l'Ourthe, passa aux Pavs-Bas, en 1814, et à la Belgique en 1830.
Liège (Province de), l'une des provinces de la Belgique, à TE. ; arrosée parla Meilse et l'Ourthe. Elle a 2,893 kil. carrés de sup.; 663,000 hab.. et pour v. princ. : Liège* Wareiiime, Yerviers, Huy, Seraing, Grivegnée, Spa, etc.
Liegnitz, v. de Prusse, à 70 kil. O. de Breslau, sur la Katzbach (Silésie) ; 37,000 hab. Nombreuses fabriques de draps. Victoire de Frédéric II sur les Autrichiens, le 15 août 1760.
Liemaeckcr (NICOLAS), Surnommé Roose,
peintre flamand, né à Gand, 1575-1646, fut l'intime ami et l'émule de Bubens.
LietHi.Kieou OU Lieu-Khieu, archipel du
Grand Océan, formant une longue chaîne depuis le Japon jusqu'à Formose. Les Chinois ont rendu les habit, tributaires ; 500,000 h.
Lier, bourg de Belgique, où se réunissent les deux Nèthes.
Liemais, ch.-l. de canton de l'air, et à 60 k. N.-O. de Beaune (Gôte-d'Or) , 1,295 hab.
Lierre, v. de Belgique, au confluent des deux Nèthes, dans la prov. et à 15 kil. S.-E. d'Anvers ; 15,000 hab.
Liesse (Notre-Dame de), village de l'arr.
et à 45 kil. E. de Laon (Aisne). Eglise romane du xip s. ; pèlerinage célèbre.
Liestall OU Lichstall, ch.-l. du canton de
Bâle-Campagne (Suisse), à 14 kil. S.-E. de Bàle, sur l'Ergolz; 3,000 hab.
Lieue, anc. mesure itinéraire, encore usitée dans plusieurs pays. La lieue commune de France est de 4,445 m. ; la lieue marine est de 5,556 m. En Suisse, la lieue vaut 4,800 m.; en Espagne, 4,177 m.; en Portugal, 6,173 m., etc.
Lieutaud (Joseph), né à Aix, 1703-1780, médecin des enfants de France, puis de Louis XV. a écrit : Essais anatomiques ; Eiementa physiologiœ; Synopsis universa praxeos medicce; Historia Anatomico-Medica ; etc.
Lieuvin, Lexuinus pagus , petit pays de France, dans la Normandie, comprenant Lïsieux, Honfleur et Orbec, traversé par les collines de Lieuvin ; partie des dép. de l'Eure et du Calvados.
Lieven (DoROTHÉE-ChRISTOPHOROWNA de
Benkendorf, princesse de), 1784-1857, d'une ancienne famille de Livonie, épouse du comte de Lieven, ambassadeur à Berlin et à Londres, eut une grande réputation dans les salons diplomatiques.
Lievens (Jean), peintre hollandais, né à Leyden en 1607, élève de Schouten et de Pierre Laïsman, de bonne heure célèbre, fit à la cour de Charles Ier des portraits estimés ; à Anvers, ii travailla pour les églises.
Lîévin, comm. du canton de Lens. arr. de Béthune (Pas-de-Oalais) ; 8,309 hab.
Lifffey, riv. d'Irlande, qui se jette dans la baie de Dublin ; cours de 130 kil.
Lifford, v. d'Irlande, capit. du comté de Donegal, à 94 kil. N.-E. de Dublin, sur le Foyle; 5,000 hab.
Liffré, ch.-l. de canton, arr. et à 18 kil. N.-E. de Bennes (llle-et-Vilaine).; 3,015 hab.
Ligarius (QuiNTus)r pris a Adrumète. après la défaite de Thapsus, fut admirablement défendu par Cicéron, qui obtint son rappel. Il fut probablement l'une des victimes du 2e triumvirat. [Ligerula, nom du Loiret. 1
Liger ou Ligeris, nom latin de la Loire. — J
Lignac, comm. du canton de Bélabre, arr. de Le Blanc (Indre) ; 2,134 hab.
Ligne, village de Belgique, sur la Dender, à 25 kil. E. de Tournai (Ilainaut) ; 1,000 hab.
Ligne, famille illustre des Pays-Bas depuis je commencement du xne siècle, tirant son origine du bourg de Ligne.
Ligne (Charles-Joseph, prince de), né à
Bruxelles, 1735-1814, fils et petit-fils de feld-maréchaux autrichiens, lieutenant général en 1771, acquit dès lors une grande réputation par son esprit brillant. Catherine II le nomma feld-maréchal, et l'emmena dans son voyage de Crimée ; il eut une part glorieuse à la prise de Belgrade, 1789. Quoique nommé feld-maréchal par François II, en 1808, il n'eut aucun commandement, mais conserva jusqu'au dernier moment sa réputation. Ses œuvres, piquantes, originales, mais d'un style incorrect et prolixe, forment 32 vol. in-12, sous le titre de : Mélanges militaires, littéraires et sentimentaires.
Ligné, ch.-l. de canton, arr. et à 18 kil. N.-O. d'Ancenis (Loire-Inférieure); 2,620 hab.
Lignières, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. O. de Saint-Amand (Cher), sur l'Arnon; 3,156 h.
Lignières-la-Doucelle, COmm. du Canton
de Couptrain, arr. de Mayenne (Mayenne); 2,145 hab.
Lignon, riv. de France, prend sa source dans les monts du Forez, et se jette dans la Loire, après un cours de 50 kil.
Ligny, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. S.- E. de Bar-le-Duc, sur l'Ornain (Meuse). Vins, confitures, toiles de coton ; 4,512 hab.
Ligny, village de Belgique, prov. et à 20 kil. N.-O. de Namur. Victoire de Napoléon I" sur les Prussiens, le 16 juin 1815.
Ligny.ie-Chàtei, ch.-l. de canton, arrond. et à 20 kil. N.-E. d'Auxerre (Yonne), sur le Serain; 1,367 hab. [Cambrai (Nord) ; 2,148 hab.]
Ligny, comm. du canton de Clary, arr. dej
Ligorio (Pirro), né à Naples, vers '1530, mort en 1580, fut peintre médiocre, mais se distingua comme architecte et antiquaire. Il fut directeur des travaux du Vatican après Michel-Ange ; il a recueilli à Ferrare 34 vol. in-fol. de dessins et manuscrits, dont plusieurs ont été inventés ou altérés par lui.
Ligozzi (Jacopo), né à Vérone, 1543-1627, eut pour maître Paul Véronèse. mais vint s'établir à Florence. Il fut peintre du grand-duc Ferdinand Ier. On a de lui des fresques à Vérone et à Florence.
Ligue (Sainte) OU Sainte-Union. Ce fut
seulement après la paix de Beaulieu, 1576, que la Sainte-Union fut définitivement organisée par les catholiques, sous les auspices des Guises ; le sire d'Humières, gouverneur de Péronne, fit signer un formulaire pour la défense de la religion envers et contre tous; les Ligueurs s'engageaient à obéir au chef qui serait désigné. L'association se propagea rapidement dans toutes les provinces. Dès lors Henri de Guise espéra monter sur le trône méprisé des Valois. La Ligue eut donc un double caractère ; elle fut, à certains égards, religieuse et même nationale; mais, d'un autre côté, elle fut dirigée en faveur de l'ambition égoï&te d'une famille. Après la mort du duc d'Alençon, frère de Henri III, les Ligueurs se déclarèrent contre les prétentions à la couronne du roi de Navarre; ils s'unirent à Philippe II, et forcèrent Henri III à signer avec eux le traité de Nemours, 1585. Après la Journée des Barricades, 12 mai 1588, Henri III dut signer l'édit d'Union et convoquer les Etatsgénéraux à Blois. Les Ligueurs poussaient le roi à une abdication forcée; il crut sauver sa couronne, en ordonnant l'assassinat du roi de la Ligue, 22 déc. 1588. Ce crime souleva tout le parti contre lui; Mayenne fut proclamé lieutenant général du royaume, les prédicateurs de la Ligue redoublèrent de violence dans leurs sermons et dans leurs pamphlets. Pendant que Henri IV montait sur le trône, 1589, les Ligueurs donnaient le titre de roi à son oncle, le vieux cardinal de Bourbon, sous le nom de Charles X. Les victoires et l'habileté de Henri IV, les divisions qui désorganisèrent bientôt le parti de
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la Ligue, les excès des Seize, l'ambition avouée du roi d'Espagne, amenèrent la ruine de la Sainte-Union. Les Etats de la Ligue, réunis à Paris en 1593, furent sans puissance; les pamphlets et surtout la Satire Ménippée ranimèrent le sentiment national; et lorsque Henri IV crut pouvoir abjurer le calvinisme, la Ligue reçut un coup mortel, 1593, et la plupart des chefs ambitieux de la Ligue n'eurent plus qu'à vendre à bon prix leur soumission.
Ligue de Cambrai, coalition signée à Cambrai, contre Venise, en 1508.
Ligue (Sainte-) , coalition formée contre Louis XII, sous les auspices de Jules II, 1514.
Ligue du Bien public, coalition des seigneurs contre Louis XL 1464-1465.
Ligueil, ch.-l. de canton, arr. et à 15 kil. S.-O. de Tours (Indre-et-Loire); 2,044 hab.
Liguori (Saint Alphonse-Marie de), né à Naples, 1696-1787, d'abord docteur en droit, prit l'habit monastique en 1722, fut ordonné prêtre en 1726, fut surnommé Yapôtre des pauvres et des ignorants. Il fonda, en 1732, une confrérie destinée à éclairer les paysans; Liguori, nommé, malgré lui. évêque de Santa-Agata de Goti, 1762, mourut à Nocera de Pagani. 11 a été béatifié en 4816, et on l'honore le 30 mai. Ses écrits ont été traduits en français. 1834, 30 vol. in-8<>.
Ligurie, région de l'Italie ancienne, au N. du golfe de Gênes, à l'O. de la Gispadane, au S. de la Transpadane et à l'E. des Alpes. Elle fut peuplée vers le xive siècle av. J.-G. par des tribus ibériennes chassées d'Espagne. Les Ligures occupèrent d'abord les rivages de la mer depuis les Pyrénées jusqu'à l'Arno ; ils furent refoulés par les Etrusques dans les cantons montagneux des Alpes maritimes. Au v« siècle av. J.-G., les principales tribus liguriennes étaient les Sordes (Illiberri et Ruscino) ; les Elésykes (Nemausus et Narbo); les Bébryces, les Salyes Salluves (Arelate) , les Voconces ; les Verrucins, les Sveltères, les Oxibes. les Décéates, les Néruses; en Italie, les Lèves, les Ingaunes, les Hibuens, les Taurins, les Apuans. Ces peuples durs et opiniâtres résistèrent longtemps aux Romains, et ne furent soumis définitivement que sous Auguste. Le nom de Ligurie fut dès lors réservé au pays des Ligures italiens. Comprise d'abord dans la province de Gaule Cisalpine, elle devint au iv* siècle une province spéciale avec Milan pour capitale ; elle se divisait en Ligurie montagneuse au S. et Ligurie plane, au N.
Ligurienne (République). V. GÊNES.
Ligusticus sinus, nom ancien du golfe de Gênes. [(Seine); 5,690 hab. ]
Lilas (Les), comm. de l'arr. de Saint-DenisJ
Liiburne (John), né dans le comté de Durham, 1618-1657, sectaire puritain, fut condamné au fouet, 1637, reçut, en 1640, une indemnité de 3,000 liv. sterl., fut l'un des chefs des niveleurs, attaqua Cromwell et ne cessa de lutter, toujours courageux, et toujours turbulent.
Lille, en flamand Ryssel, en latin Insula, jadis Vlsle, ch.-l. du dép. du Nord, sur la Deule et le canal delà Sensée à la mer. Place forte de 4" classe, boulevard de la frontière du Nord ; siège d'une Faculté des sciences et d'une école de médecine, riches archives. Nombreuses filatures de coton et de lin, fabriques de fil, toiles, coutils, tulles, huile de colza, produits chimiques, ateliers de construction de machines, Srande fabrication de dentelles dites de Flanre; commerce de sucre et d'alcool de betterave. Louis XIV s'en empara en 4667, après un siège de 9 jours ; en 1792, le duc de Saxe-Teschen, général des Autrichiens, la bombarda cruellement pendant 8 jours, sans pouvoir la prendre ; 478,144 hab.
Liiiebonne, Juliobona, ch.-l. de canton de
l'arr. et à 35 kil. E. du Havre (Seine-Inférieure). Filatures de coton,) calicots.indiennes; 6,108 hab.
Liiiers, ch.-l. de canton, arr. et à 15 kil. O. de Béthune (Pas-de-Calais). Toiles, poteries, brasseries ; 7,353 hab.
Liiio, bourg fortifié de Belgique, sur l'Escaut, dans la prov. et à 13 kil. N.-O. d'Anvers.
Lilio (George), né à Londres, 1693-1739, d'abord joaillier, écrivit des pièces qui eurent du succès. Elles se recommandent par le naturel, la force et la moralité.
Lilly ou Lily (John), né dans le comté de Kent, en 1553 ou 1554, a acquis une certaine célébrité par ses ouvrages, écrits dans un style rempli d'hyperboles de mauvais goût. Ses pièces eurent beaucoup de succès; cependant son ouvrage le plus connu est Euphues, the Anatomy of wit, avec une suite, Euphues and his England, 1580-1581.
Lilly ou Lily (William), né à Diceworth (Leicester), 1602-1681, commença à prédire l'avenir dès 1632, et fut le Nostradamus de l'Angleterre. Il a laissé de nombreux ouvrages de prophéties qui eurent beaucoup de succès.
Lily (William), né dans le Hampshire. vers 1468, mort en 4522, ouvrit le premier, à Londres, des cours publics de grec, et a écrit Brevissima institutio, seu ratio grammatices cognoscendœ, 1513, excellent traité de grammaire.
Lilybée, Lilybœum, une. port de Sicile, au N.-O., près du cap du même nom (auj. cap Boec). C'est auj. Marsala.
Lima, capitale du Pérou, sur le Rimac, à 10 kil. de l'Océan Pacifique. Archevêché, université, ch.-l. du dép. du même nom. La ville est régulièrement bâtie. On remarque, sur la grande place, le palais national, la cathédrale et l'archevêché ; les établissements publics sont nombreux. L'industrie consiste surtout dans le travail des métaux précieux. Lima a été fondée par Pizarre, en 1535; 120,000 hab.,
Lima (Ldiz-Caetano de) , historien portugais, né à Lisbonne, 1671-1757, moine théatin, se distingua par son éloquence et ses poésies latines. Ses ouvrages sont nombreux et d'une science solide : Grammatica franceza; Lisbonne, 1710, in-8°; Tablettes chronologiques et historiques des rois de Portugal (en français) ; — Epigrammata ; — Grammatica Italiana; — Geographia historica de todos Estados soveranos da Europa, — Carminum Libri m; — Jus Canonicum; 1754, 5 vol. in-fol. ; etc.
Limaçol OU Limisso, port Sur la CÔte S.-E.
de l'île de Chypre, à 70 kil. de Nicosie.
Limagne, Alimania, anc. pays de France, forme une partie du dép. du Puy-de-Dôme. C'est une vallée de 108 kil. de longueur du N. au S., sur 2 kil. de largeur, entre les monts Dômes et les monts du Forez. Les villes sont Aigueperse, Riom, Clermont, Billom, lssoire. Le terrain, le plus fertile de France, produit abondamment le blé, le seigle, etc.
Limarî, rivière du Chili, tributaire du Grand Océan, prend sa source au pied du volcan de Limari et a un cours de 176 kil.
Limay, ch.-l. de canton, arr. et à 4 kil. E. de Mantes (Seine-et-Oise), sur la rive droite de la Seine; 1,360 hab.
Limbourg, prov. de Belgique, sur la rive gauche de la Meuse, a 2,413 kil. carrés, et 210,000 hab. Villes : Hasselt, ch.-l., Beverloo, Tongres, Saint-Trond, Maseyck, Lawfeld.
Limbourg, prov. des Pays-Bas, au S.-E., sur la rive droite de la Meuse, a 2,205 kil. carrés, 243,000 hab. Villes : Maëstricht, ch.-l., Ruremonde et Vanloo. — Les deux provinces de Limbourg formaient autrefois le duché de Limbourg; en 4815, il fut attribué au roy. des Pays- Bas, et les deux roy. de Hollande et de Belgique se le partagèrent par le traité du 49 avril 4839,
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après de longues discussions. Le pays, plat, marécageux, arrosé par la Meuse et lé Demer, est fertile en grains et a de beaux pâturages.
Limbourg, v. de Belgique, dans la prov. et à 26 kil. E. de Liège; 3,400 hab. Draps. Ane. capil. du duché de Limbourg.
Limbourg, v. de Prusse, sur la Lahn, à 33 kil. N. de Wiesbaden, dans l'anc. duché de Nassau ; 3,600 hab.
Limerick, v. d'Irlande, capit. du comté du même nom, à 188 kil S.-O. de Dublin, sur le Shannon ; 40,000 hab. Commerce de bétail, beurre et blé; fabrique d'hameçons renommés, de toiles, lainages, papier. — Le comté de Limerick, dans le Munster, est très fertile au centre, et compte 440,000 hab.
Limiers (Henri-Philippe de), né en Hollande, de parents français réfugiés, mort en 1725, a publié l'Histoire du règne de Louis XIV ; Annales de l'histoire de la monarchie française jusqu'à Louis XV; etc.
Limisso. V. LlMAÇOL.
Limmat, riv. de Suisse, affl. de droite de l'Aar, sort du lac de Zurich, passe à Zurich, et a un cours rapide de 28 kil. V. Linth.
Limm-Fiord OU Lym-Fiord, golfe profond
et marécageux, qui pénètre du Kattégat dans le Jutland (Danemark). Depuis 4824, il communique avec la mer du Nord, mais n'est pas navigable. Pêche abondante de harengs.
Limoges, Lemovices, Augustoritum, ch.-l. du départ, de la Haute-Vienne, à 381 kil. S.-O. de Paris, sur la rive dr. de la Vienne. Evèché. Cour d'appel, école préparatoire de médecine et de pharmacie, institut de sourds-muets; maison centrale de détention. Manufactures de porcelaine renommée, fabriques de draps, flanelles, gants, fonderies, papeteries, fabriques d'instruments aratoires ; commerce de chevaux, toiles, châtaignes, grains, eaux-de-vie; de manteaux dits limousines, d'articles de librairie, de fer, d émaux. Patrie du pape Clément VI, du chancelier d'Aguesseau, de l'orateur Vergniaud, du maréchal Jourdan, et de fameux ouvriers émailleurs ; 63,765 hab.
Limogne, ch.-l. de canton, arrond. et à 36 kil. S.-E. de Cahors (Lot); 4,433 hab.
Limonest, ch.-l. de canton, arrond. et à 40 k. N.-O. de Lyon (Rhône); 979 hab.
Limouis, ch.-l. de cant. de l'arr. et à 46 kil. E. de Rambouillet (Seine-et-Oise). Ecole modèle d'agriculture; pépinières, poteries; 4,478 hab.
Limousin, anc. province française, au centre, qui formait un grand gouvernement militaire et la généralité de Limoges; capit. Limoges. Il comprenait : le Haut-Limousin; v., Limoges, Chalus et Pompadour; le Bas-Limousin ; y ., Tulle, Brive, Uzerche, Ussel, Turenne, Noailles et Ayen. Cette province, confisquée par Philippe Auguste sur Jean sans Terre, fut rendue par saint Louis à Henri III, roi d'Angleterre, et reprise par Charles V. Elle a formé les dép. de la Haute- Vienne et de la Corrèze.
Limousin (Monts du); ils vont du plateau de Millevache aux sources de la Tardoueie. de la Dronne et de la Gorre; ce sont des plateaux stériles, aux formes arrondies, qui ne dépassent pas 950 mètres.
Limoux, ch.-l. d'arr. du dép. de l'Aude, à 30 kil. S.-O. de Carcassonne, sur l'Aude. Vin blanc, dit blanquette de Limoux; manuf. active de draps. Anc. capit. du Razès ; 6,283 hab.
Limpopo, fl. de l'Afrique australe, tributaire de la mer des Indes, formant la limite N. de l'Etat de Transvaal, grossie du Mériqua, de la riv. de l'Eléphant, etc.
Lin (Saint), né à Volterra, aurait été le coadjuteur, puis le successeur de saint Pierre, à Rome, en 66; il serait mort en 78. On le fête le 23 septembre.