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Linacre (Thomas), né à Cantorbéry, vers 1460, mort en 4524, médecin de Henri VII et de Henri VIII, eut la principale part à la fondation du Collège des Médecins et en fut le premier président. Il a écrit : De Emendata latini sermonis Structura Lib. VI; et Eléments de la Grammaire anglaise.
Linares, prov. du Chili; sup., 9,036 k. et pop. 429,000hab. - Linarès, la capit.; 6,500 hab.
Linarès, v. d'Espagne, dans la prov. et à 30 kil. N.-O. de Jaen (Andalousie) ; 36,000 hab.
Linarès (Sierra de), chaîne de montagnes, longue de 54 kilom., qui traverse la province de Salamanque (Espagne).
Lincoln, v. d'Angleterre, capit. du comté de Lincoln, à 214 kil. N. de Londres, sur la Wytham ; 27,000 hab. Belle cathédrale gothique ; Louis de France, fils de Philippe Auguste, y fut défait en 4216. — Le comté de Lincoln touche à î'E. à la mer du Nord ; le sol est fertile ; on élève de beaux moutons.
Lincoln (Abraham), né le 42 février 4809. dans le Kentucky, fit d'abord tous les métiers, comme, presque tous les gens de l'Ouest; étudia le droit, devint avocat, fut membre de l'assemblée législative de l'Illinois, et siégea au congrès, 4848-49. Ses qualités remarquables Pavaient déjà rendu populaire ; Yhonnête vieux Abe (diminutif d'Abraham), comme on l'appelait familièrement, fut choisi pour candidat à la présidence par le parti républicain et abolitioniste; il fut élu le 9 novembre 4860. Cette élection fut le signal de la guerre civile entre les Etats du Sud et les Etats du Nord. Après avoir échappé à une tentative d'assassinat, en passant à Baltimore, Lincoln prit, le 4 mars 1864, possession du pouvoir. Il trouva le trésor vide, des traîtres partout, point d'armée, les chambres divisées, l'opinion publique hésitant. 11 annonça sa ferme intention de pourvoir par tous les moyens, et au besoin par la force, au rétablissement de l'Union. Lincoln fut l'âme, la tête, le bras d'un grand peuple; on eut confiance dans son honnêteté et dans son amour pour la patrie. Lincoln appela aux affaires les plus capables, aussi bien parmi les démocrates que parmi les républicains. Pendant que les armées se combattaient avec des succès divers sur une immense étendue de pays, Lincoln, entraîné par la nécessité, poursuivait l'abolilion de l'esclavage ; le 22 septembre 4862, le président proclama l'affranchissement de tous les noirs, et il leur ouvrit aussitôt les rangs de l'armée. Les campagnes de 4864 et 4865 furent décisives ; Lincoln ordonna l'exécution d'un plan concentrique, qui enferma les confédérés dans les environs de Richmond, leur capitale. Malgré la candidature opposante de Mac Clellan, il fut. réélu, le 8 novembre 4864, à une immense majorité; enfin les victoires de Grant à Petersburg et près de Richmond, et la capitulation de Lee, amenèrent la fin de la guerre civile. Elle était terminée depuis cinq jours seulement ; le 45 avril 4865, Lincoln fut assassiné dans un théâtre de Washington par un misérable, Wilkes Booth, ancien acteur, partisan fanatique de la cause du Sud. La renommée de Lincoln a été consacrée en Europe, comme aux Etats-Unis ; il a été de la race des vrais grands hommes qui mettent le génie ou la foi, féconde comme le génie, au service du devoir.
Lindau, v. de Bavière, dans le cercle de Souabe-et-Neubourg, sur trois petites îles du iac de Constance ; 3,000 hab. Entrepôt du commerce de l'Allemagne avec la Suisse.
Linde (Samuel-Bogumil), né à Thorn, 4774- ; 4847, a laissé un Dictionnaire de la Langue Polonaise, Varsovie, 4807-1844, 6 vol. in-4<>.
Lindenau (BERNHARD-ADGUSTE de) né à Al-
tenbourg, 4780-4854, fut ministre du duc de Saxe-
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Gotha, 1820, ministre de l'intérieur du royaume de Saxe, mais ne cessa de cultiver l'astronomie. On lui doit : Tables barométriques pour faciliter le calcul des nivellements, 1809; Tabulée Veneris, Tabulai Martis ; Histoire de l'Astronomie pendant les dix premières années du xixe s., etc.
Lindenbrog (Erpold), né à Brème, 1540- 1616. a écrit : Histoire de la guerre des Cimbres ; Historica narratio de origine gentis Danorum ; et a publié lierum germanicarum septentrionalium Scriptores, in-fol.
Lindenbrog (FRÉDÉRIC), fils du précédent,
né à Hambourg, 1573-1647, a publié le Liber legis salicœ, texte révisé du temps de Charlemagne ; Codex legum antiquarum.
Lindesnaes, cap de Norvège, au N. de l'entrée du Skager-Rak.
Lindet (Robert-Thomas), né à Bernay, 1743- 1823, curé à Bernay, fut élu député du clergé aux Etats généraux" Il devint évêque de l'Eure, mars 1791, se maria publiquement, novembre 1792, fut élu à la Convention, puis renonça à l'épiscopat, novembre 1793. Membre du Conseil des Anciens, il vécut dans la retraite depuis 1798.
Lindet (Jeas-Baptiste-Robert), frère puîné du précédent, né à Bernay, mort en 1825, avocat, député à l'Assemblée législative et à la Convention, membre du comité de salut public, fut spécialement chargé des subsistances et rendit des services. Il ne prit aucune part aux luttes qui amenèrent le 9 thermidor, défendit habilement les comités en 1795, fut impliqué dans la conspiration des Babouvistes, mais fut acquitté. Il fut ministre des finances en 1799, et se retira après le 18 brumaire.
Lindos, ville ancienne de l'île de Rhodes, sur la côte S.-E.
Lindpaintner (PlERRE-JoSEPH), né à CoblentZ,
4791-1856, a été l'un des premiers parmi les compositeurs de l'école allemande moderne. Ses opéras ont été bien accueillis ; sa musique d'église a contribué beaucoup à sa réputation; mais c'est surtout par ses chansons et par ses chœurs qu'il est devenu populaire.
Lindsay (Sir David), né dans le comté d'Haddington. 1490-1557, attaqua le clergé dans de Tives satires. Ses poèmes ont été populaires.
Lindsay (Mont), l'un des sommets remarquables des Alpes Australiennes (1,675 mètres).
Linga ou Lingga, une des îles de la Sonde, à l'E. de Sumatra ; 15,000 hab.
Lingain, dieu hindou de la puissance créatrice et de la reproduction.
Lingard (John), né à Winchester, 1771-1851, d'une famille catholique, fut prêtre à Newcasllesur-Tyne. Il a publié deux ouvrages importants d'histoire : Antiquités de l'Eglise anglo-saxonne, 2 vol. in-8° ; et Histoire d'Angleterre, depuis la première tnvasion des Romains jusqu'à la révolution de 1688, qui a eu de nombreuses éditions depuis 1825.
Lingeiback (Jean), né à Francfort, 1625-1687, vécut en Hollande, et a imité les maîtres flamands. Ses paysages sont d'un agréable effet et d'une grande variété.
Lingen, v. du Hanovre (Prusse), sur le canal de l'Ems, à 60 kil. N.-G\ d'Osnabrùck ; 3,000 hab.
Lingendes (Jean de), né à Moulins, vers 1580, mort en 1616, a laissé des stances, des sonnets^ une Ode à Marie de Médicis, une traduction en prose des Epitres d'Ovide, etc.
Lingendes (Claude de), cousin du précédent, né à Moulins, 1591-1660, jésuite, a prêché avec succès. On a de lui : Conciones in Quadragesimum, 1663, 4 vol. in-8« ; Sermons pour tous les dimanches du Carême, 1666, 2 vol. in-8o.
Lingendes (Jean de), pareni des précédents, né à Moulins, 1595-1665, eut aussi de la réputation comme prédicateur, et a laissé des Oraisons funèbres.
Lingons, tribu de Fane. Gaule, entre les Senons, les Séquanes et les Eduens ; ch.-l., Lingones ou Andomatunum (Langres). Ils furent compris dans la Lyonnaise lre. Une partie de la tribu émigra en "Italie, au vi« s. av. J.-C, et s'établit dans le delta du Pô.
Linguet (Simon-Nicolas-Henrj\ né à Reims, 1736-1794, eut de brillants sucrés, comme avocat, à Paris ; mais il s'attira beaucoup d'ennemis par son esprit railleur; il échoua, lorsqu'il se présenta à l'Académie française, et se vengea en attaquant la plupart des écrivains. Après avoir parcouru plusieurs pays étrangers, il publia en Angleterre des Annales poli-tiques; À Bruxelles, il gagna la faveur de Joseph 11, mais il défendit contre lui les insurgés des Pays-Bas, et se fit chasser des Etats autrichiens. Il reparut à Paris en 1791 ; il fut condamné par le tribunal révolutionnaire pour avoir encensé les despotes de Vienne et de Londres. Parmi ses nombreux ouvrages on cite : Histoire du siècle d' Alexandre le Grand ; le Fanatisme des philosophes ; So-crate, tragédie en 5 actes ; Hist. des Révolutions de l'empire romain depuis Auguste jusqu'à Constantin ; Théorie des lois civiles ; Histoire impartiale des Jésuites ; Théâtre espagnol, traduit en français, 4 vol. in-12 ; Mémoires et plaidoyers, 7 vol. in-12 ; Annales politiques, civiles et littéraires du xvine siècle, 19 vol. in-8° ; etc., etc.
Linière (FRANÇOIS Payot de), poète, né à
Paris , 1628-1704 , est l'auteur de l'ingénieuse Parodie de quelques scènes du Cid, attribuée à Boileau. Ses chansons et ses épigrammes sont disséminées.
Linkœping, v. de Suède, ch.-l. du département de ce nom, au N. du Gothland : 7,000 hab.
— Le lân de Linkœpins ou Œster-Gothland touche à la Baltique à l'E".; il a 267,000 hab. Sol boisé et parsemé de lacs ; fonderies de fer et de cuivre.
Lîniey (Thomas), né à Wells vers 1725, mort en 1795, exploita, avec son gendre Shéridan, le théâtre de Drury-Lane, et composa des ouvrages dramatiques remarquables par leur originalité et leur mélodie.
Liniithgow, v. d'Ecosse, capit. du comté du même nom, à 27 kil. O. d'Edimbourg ; 4,000 hab. Château fort où naquit Marie Stuart.
— Le comté de Liniithgow ou West-Lothian touche au Forth au N. et a 32,000 hab.
Linné (Charles), né à Rœshult (Smaîand, en Suède), 1707, mort à Upsal le 10 janvier 1778, fils d'un pasteur luthérien, conçut l'idée de classer les plantes d'après des considérations tirées des étamines et des pistils ; ce système ingénieux parut dans YHortus Uplandicus, en 1731. En Hollande, où il se fit recevoir docteur en médecine, il obtint l'amitié de Boerhaave, de Gronovius, et publia à Leyde, en 1735, le Systema natures, ouvrage qui a eu 14 éditions, et dan* lequel les trois règnes sont distribués d'après la méthode linnéenne. Alors parurent également les Fundamenta botanica, la Bibliotheca botanica, YHortus Cliffortianus, la Flora laponica, les Gênera plantarum, la Critica botanica, les Classes plantarum, les Fragmenta Methodi naturalis, 1736-1738 11 revint en Suède par la France, succéda à Rosen dans la chaire de botanique à l'Université d'Upsal, et dès lors, sa célébrité fut immense ; il était regardé comme le premier botaniste de l'Europe. Comme minéralogiste, il a dirigé l'attention des naturalistes sur les formes des cristaux ; comme zoologiste, on lui doit d'ingénieuses classifications. Il a donné une impulsion puissante à toutes les sciences naturelles. Comme écrivain, il a tout sacrifié à la concision; chez lui, autant de faits que de mots.
Linnicii, v. de Prusse, arr et à 30 kil. N. d'Aix-la-Chapelle, prov. du Rhin; 3,000 hab.
Linois (ChARLES-AmIXANDRE-LÉON Durand,