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LOUIS PRINCES

Louis de France, dauphin, fils de Louis XIV, né a Fontainebleau, 1661-1711, eut pour gouverneur le duc de Montausier et pour précepteur Bossuet. Mais son esprit resta borné; il n'eut de passion que pour la chasse. Il épousa, en 1679, Marie-Anne-Christine de Bavière, qui lui donna trois fils ; mademoiselle Choin fut à Meudon une Maintenon au petit pied. Il s'annula complètement devant son père.

Louis de France, dauphin. V. Bourgogne (Duc de).

Louis de France, dauphin, fils de Louis XV et de Marie Leczinska, né à Versailles, 1729-1765, fut avant tout un prince honnête et pieux. De son mariage avec Marie-Josèphe de Saxe, il eut trois fils, qui furent Louis XVI, Louis XVIII, et Charles X; deux filles, la reine de Sardaigne, Clotilde, et M»* Elisabeth.

Louis Ier de Nevers, comte de Flandre et de Nevers, né vers 1304, succéda à son grand-père, Robert III de Béthune, 1322, implora l'appui de Philippe VI de Valois contre ses sujets, et, après la victoire des Français à Cassel, 1328, se signala par de cruelles vengeances. Le brasseur Arteveldt appela contre lui le roi d'Angleterre, Edouard III. Louis de Nevers mourut à la bataille de Crécy, 1346.

Louis il de Maie, comte de Flandre et de Nevers, fils du précédent, né a Maie ou Marie,

près de Bruges, 1330-1384, fut blessé à Crécy, maria sa fille, en 1369, à Philippe, duc de Bourgogne. Les Flamands soulevés prirent pour chef Philippe Arteveldt, mais furent écrasés à Rosebecque, 1382. Louis mourut, peut-être frappé d'un coup de poignard par le duc de Berry.

Louis (Frédéric-Christian), neveu de Frédéric II, 1772-1806, d'une bravoure aventureuse, fut l'un des partisans les plus emportés de la guerre contre Napoléon 1er. n fut tué au combat de Saalfeld, 9 octobre 1806.

LOUIS, personnages divers.

Louis (Saint), second fils de Charles II, le Boiteux, roi de Naples, né à Brignoles (Provence), 1274-1294, entra dans l'ordre des Franciscains et fut nommé évêque de Toulouse, en 1295. Le pape Jean XXII le canonisa, en 1317. On le fête le 11 avril.

Louis Bertrand (Saint), dominicain, né à Valence, 1526-1581, célèbre, comme missionnaire et prédicateur, en Amérique et en Espagne. C'est le patron de la Nouvelle-Grenade. On le fête le 10 octobre.

Louis de Gonzague (Saint), jésuite italien, né à Castiglione, 1568-1591, a été canonisé, en 1726, par Benoît XIII.

Louis de Grenade, dominicain espagnol, né à Grenade, 1505-1558, a composé de nombreux ouvrages : Le Guide des Pécheurs, le Mémorial de la vie chrétienne, le Livre de l'Oraison et de la Méditation.

Louis (Antoine), né à Metz, 1723-1792, fut membre de l'Académie de chirurgie et professeur estimé de physique. Ses articles remar- Saables de l'Encyclopédie ont été réimprimés ans son Dictionnaire de chirurgie, 1772, 2 vol. in-12.

Louis (Victor), architecte, né à Paris, en 1735, mort après 1810, fut chargé de travaux importants : à Paris, les galeries du Palais-Roval, i'ancienne salle du Théâtre-Français ; à Bordeaux, le Grand-Théâtre ; etc.

Louis (Dominique, baron), né à Toul, 1755- 1837, destiné à l'état ecclésiastique, entra de bonne heure au parlement de Paris. Il fut forcé d'émigrer en Angleterre. Après le 18 brumaire, il rentra en France, devint maître des requêtes, conseiller d'Etat, 1811, baron de l'Empire. Ministre des finances en 1814, il rendit de grands services par son intelligence et sa probité sévère; il se retira du ministère avec Talleyrand, nov. 1815. Il redevint ministre des finances, à la fin de 1818, se retira avec le général Dessoles, 1819, et dès lors vota avec l'opposition jusqu'en 1830. Ministre des finances après la révolution de Juillet, il réorganisa le service du Trésor; il ne se retira de la vie active que le 11 octobre 1832, et fut alors nommé pair de France.

Louis (Ordre de Saint-), ordre militaire, institué par Louis XIV, en 1693. Le roi était le grand-maître; les princes du sang, les maréchaux, les amiraux en faisaient partie de droit. La croix, à 8 pointes, avec des fleurs de lis d'or aux angles, était suspendue à un ruban rouge couleur de feu. Supprimé à la Révolution, rétabli en 1815, cet ordre a disparu en 1830.

Louis (Canal), canal qui fait communiquer la Regnitz, affl. du Main, avec l'Atmuhl, affl. du Danube. Il a été creusé par ordre de Louis I«, roi de Bavière.

Louis (Saint.), village de l'arr. d'Altkirch, à 2 kil. O. d'Huningue (Haute-Alsace); 1,300 hab.

Louis (Saint.), village de l'arr. et à 30 kil. E. de Sarreguemines (Lorraine). Très importante fabrique de cristaux.

Louis (Saint.), y. de la Sénégàmbie» capit. des possessions françaises du pays, dans l'île du même nom, formée par le Sénégal, à 14 kil. de son embouchure dans l'Atlantique; 12.000 hab.

Louis (Saint.), v. des Etats-Unis, dans

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l'Etat de Missouri, sur le Mississipi, au S. du ! confl. du Missouri et au N. de celui de l'Ohio. Fondée en 1764 par des Français de la Louisiane, elle avait 4,600 hab., en 1810, 70.000 en 1850, 350,000, en 1880. C'est le grand marché de l'Ouest et le centre du commerce du bassin du Mississipi : grains, farines, salaisons de porc, pelleteries, bétail, sucre, café, whisky, fer. Nombreuses fonderies, forges, minoteries, huileries, fabriques de chaussures, scieries de bois, brosseries, fabriques de tabac, chantiers de construction de bateaux.

Louis (Saint.), ch.-l. de cant. de l'arr. Sousle-Vent, dans l'île de la Réunion; 5,000 hab.

Louisbourg, v. de la Nouv.-Ecosse, sur la côte S.-O. de l'île du Cap-Breton, jadis grande place forte, auj. pauvre port de pêche.

Louise de Savoie, née au Pont-de-1'Ain, 1476-1531, tille de Philippe, duc de Savoie, et de Marguerite de Bourbon, mariée à Charles d'Orléans, comte d'Angoulôme, 1490, veuve en 1496, vécut à Romorantin avec ses enfants, François et Marguerite, puis au château d'Amboise. Lorsque son fils, François 1er, fut roi, 1515, elle eut une part considérable, mais souvent malheureuse, dans le gouvernement. Elle fit échouer l'expédition de Lautrec en Italie; intenta au connétable de Bourbon un procès qui le décida à trahir la France ; fit donner le commandement de l'armée d'Italie à son favori Bonnivet. Mais, régente pendant la captivité de son fils, elle montra de l'énergie et de l'habileté. En 1529, elle négocia, à Cambrai, la paix des Dames avec Marguerite, tante de Charles-Quint.

Louise de Lorraine, née à Nomény, 1553-

1601, fille de Nicolas de Lorraine, comte de Vaudemont, épousa Henri III, roi de France, 1575 ; elle fut pieuse et charitable. Retirée à Chenonceaux, elle essaya de réconcilier le duc de Mercœur, son frère, avec le roi.

Louise-uirique de Prusse, reine de Suède, née à Berlin, 1720-1782, sœur de Frédéric II, épousa, en 1744, Adolphe-Frédéric, qui devint roi de Suède en 1751. Elle protégea les lettres, les beaux-arts, l'agriculture, et excita le roi à rendre quelque force à l'autorité royale. Elle contribua par ses conseils au coup d'Etat de son fils, Gustave III, le 19 août 1772.

Louise-Marie de France, fille de Louis XV,

née à Versailles, 1737-1787, entra, en 1770, dans le couvent des Carmélites de Saint-Denis. On a d'elle des Méditations eucharistiques, et des Lettres.

Louise de Mecklembourg-Strelitz (Au-

gusta-Wilhelmine- Amélie), née à Hanovre, 1776- 1810, fille du duc Charles de Mecklembourg, épousa, en 1793, le prince royal de Prusse, qui devint roi en 1797, sous le nom de Frédéric- Guillaume III. Elle poussa le roi dans le parti de la guerre contre la France, et fut vivement attaquée par Napoléon; elle souffrit beaucoup de tous les malheurs de la Prusse, et essaya vainement, à Tilsitt, de fléchir Napoléon. Ses chagrins hâtèrent sa mort.

Louise d'Orléans ( MARIE - THÉRÈSE-CARO -

line-Isabelle), reine des Belges, née à Palerme, 4812-1850, fille aînée de Louis-Philippe et de Marie-Amélie, épousa le roi Léopold Ier, le 9 août 1832.

Louise de Bourbon (MARIE-THÉRÈSE), 1819-

1866, fille du duc de Berry, épousa le prince héréditaire de Lucques, 1845", et devint duchesse de Parme en 1849. Charles III fut assassiné en 1854; elle gouverna comme régente de son fils Robert, mais fut forcée de se retirer en Suisse,

Loutsiade, presqu'île de la Nouvelle-Guinée, au S.-E., traversée par une haute chaîne de montagnes que domine le mont Owen-Stanley (4,024 m.). — Archipel de la Mélanésie, à l'E. de la presqu'île, dont il semble être la continuation.

Louisiane, un des Etats-Unis de l'Amérique

du Nord, arrosé par le Mississipi. Superf, , 126,180 kil. carrés ; pop. 939,946 hab. Pays plat, couvert de forêts de pins, de prairies ou de marais, et d'immenses plantations de cannes ; il produit du sucre, du coton et du riz. Les villes sont : Bâton-Rouge, capitale, Donaldsonville, Natchitochez, la Nouvelle-Orléans et Madisonville. — L'Etat de Louisiane n'est qu'une faible portion de l'ancienne colonie française du même nom, fondée sous Louis XIV, et qui comprenait presque tout le bassin du Mississipi. La Louisiane actuelle a été admise dans l'Union comme territoire en 1804, et comme Etat en 1812.

Louis-Philippe (Terre), terre de l'Océan glacial antarctique, à 800 kil. S. de l'Amérique Méridionale, au S. des Nouvelles-Shetland méridionales, découverte par Dumont-d'Urville. le 27 fév. 1838.

Louisviiie, v. des Etats-Unis, sur l'Ohio, à 80 kil. de Francfort (Kentucky); 124,000 hab. Minoteries, fonderies, abattoirs et établissements pour la préparation de la viande salée.

Louiay, ch.-l. de canton, arr. et à 12 kil. N. de Saint-Jean-drAngély (Charente-Inférieure) ; 621 hab.

Loulé, v. de Portugal, à 15 kil. N. de Faro, dans les Algarves ; 14,000 hab. Mines d'argent.

Louny, affi. de g. de l'Indus, coule du N.-E. au S.-O., passe à Adjémir, et se réunit à un bras de l'Indus dans le marais du Run.

Loup (saint), né à Toul, d'une noble famille gallo-romaine, devint évêque de Troyes, en 427. A. l'époque de l'invasion d'Attila, il sut préserver Troyes de la dévastation. Il mourut en 479. On l'honore le 29 juillet.

Loup de Ferrières, né dans le diocèse de Sens, 805-862 (?), étudia à Ferrières, devint l'un des familiers de Louis le Débonnaire, l'un des conseillers de Charles le Chauve, et, comme abbé de Ferrières, depuis 841, joua un grand rôle dans les affaires politiques et religieuses de l'époque. On a de lui , 134 Lettres; deux traités De tribus Quœstionibus ; une Vie de saint Wigbert, etc.

Loup (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 34 kil. N.-E. de Parthenay (Deux-Sèvres), sur le Thoué. Fabr. de tapis grossiers ; commerce de laines ; 1,702 hab.

Loup-sur- Sémouse (Saint-), ch.-l. de canton arr. et à 34 kil. N.-O. de Lure (Haute-Saône) ;

Loupe (La), ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. N.-E. de Nogent-le-Rotrou ( Eure - et-Loir ) ; 1,441 hab.

Louqsor ou Luxor, village de la Haute- Egvpte, situé sur remplacement et au milieu des ruines de Thèbes, à droite du Nil. Le Palais de Louqsor est un grand temple d'Ammon construit par plusieurs Pharaons de la XVIIIe dynastie. L'un des obélisques qui l'ornaient a été transporté à Paris en 1836 et mis sur la place de la Concorde.

Lourches, comm. du canton de Bouchain arr. de Valenciennes (Nord) ; 4,025 hab.

Lourdes, ch.-l. de canton, arr. et à 13 kil. N.-E. d'Argelès (Hautes-Pyrénées), près du Gave de Pau et du lac de Lourdes. Tribunal de 1« instance de l'arr. Ardoises, marbre. Fabr. de chocolat. Pèlerinage célèbre ; 5,864 hab.

Louristan, région de la Perse, dans le N. du Khousistan. Ane. Elymaïde.

Louroux.Beconnais (I^e)» ch.-l de Cftllton,

an-, et à 28 kil. O. d'Angers (Maine-et-Loire) ; 2,908 hab.

Loustaiot (Elysée), né à Saint-Jean-d'Angélv, 1762-1790, avocat, fut chargé par Prudhomme, en 1789, de diriger les Révolutions de Paris, journal qui eut un grand succès.

i. outh, v. d'Angleterre, dans le comté et à

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40 kil. E. de Lincoln, sur la Lucld ; 7,000 hab. Tapis, papier, savons.

Louth, comté d'Irlande, compris dans le Leinster, touche à la mer d'Irlande à l'E. Ch.lieu, Dundalk; v. princ. Drogheda.

Loutherbourg ( PHILIPPE-JACQUES ) , né à

Fulde (Hesse-Cassel), 1740-4812 (?), membre de l'Académie de peinture, 1768, imagina des tableaux mouvants, espèces de panoramas ; il fut reçu a l'Académie royale de Londres, en 1782.

Louvaiu. Lovaniùs, en flamand Lœven. v. de Belgique, à 24 kil. N -E. de Bruxelles (Brabant), sur la Dvie : 36,000 hab. Université catholique de libre "exercice fondée en 1835. Brasseries qui fabriquent par an plus de 200,000 tonneaux de bière. Magnifique hôtel de ville, belle église de Saint-Pierre.

Louveciennes. V. LuCIENNES.

Louvei (Louis-Pierre), né à Versailles, en 1783, mort en 1820. Rêveur et fanatique, il assassina, seul et sans complices, le duc de Berry, à la porte de l'Opéra, le 13 février 1820 ; il fut exécuté le 7 juin.

Louvet (Jean), né vers 1370, mort après 1438, d'abord président à la chambre des comptes d'Aix, fut l'un des principaux chefs du parti Armagnac, surtout après la mort du connétable. Il excita beaucoup de plaintes par sa mauvaise administration, et fut forcé, par Tanneguy Du Châtel, de se retirer à Avignon, 1425.

Louvet de Couvray (JeAN-BâPTISTE), né à

Paris, 1760-1797, hls d'un papetier, publia, de 1787 à 1789, un roman trop célèbre, les Aventures du chevalier de Faublas. Partisan de la Révolution, il écrivit un nouveau roman, Emilie de Yarlmont ou le divorce nécessaire. Lié avec les Girondins, il publia le journal la Sentinelle, prit part au combat du 10 août, et fut député du Loiret à la Convention. Il attaqua avec plus d'éloquence que de prudence Danton , Marat et surtout Robespierre; dénonça vainement la Commune de Paris et les jacobins, fut l'un des proscrits du 2 juin 1793 ; se cacha, écrivit avec entrain le Récit de ses périls ; et rentra à la Convention, mars 1795. Membre du cpnseil des Cinq-Cents, il se montra républicain prononcé. Il fut compris dans la première organisation de l'Institut (section de grammaire) ; accablé de dégoût et d'insultes, il mourut de chagrin.

Louviers, Luparia, ch.-l. d'arr., à 22 kil. N. d'Evreux (Eure), sur l'Eure. Grand centre de fabrication de draps fins, depuis 1680; ^0,760 hab.

Louvi^né.du.Désert, ch.-l. de canton, aiT. et a 20 kil. N.-E. de Fougères (Ille-et-Vilaine) ; 3,642 hab.

Louville (Charles-Auguste d'Ailooviiie, marquis de), né au château de Louville (pays Chartrain), 1668-1731, ami de Fénelon et de Beauvilliers, prit part à l'éducation du duc d'Anjou, et le suivit en Espagne. Du Roure a publié ses Mémoires secrets sur l'établissement de la maison de Bourbon en Espagne, 1818, 2 vol. in-8°.

Louville (Jacques-Eugène d'Aiionviiie, chevalier de), frère du précédent, né au château de Louville, 1671-1732, se livra à l'étude de l'astronomie et devint membre de l'Académie des sciences.

Louvois, village de l'arr. et à 20 kil. S.-E. de Reims (Marne); 500 hab. Erigé en marquisat, en

Louvois (François-Michel Le Teiiier, marquis de), né a Paris. 1641-1691, fils du chancelier Le Tellier, obtint la survivance de la charge de secrétaire d'Etat de la guerre, se donna tout entier aux affaires et succéda à son père en 1666. Comme ministre de la guerre, il organisa l'armée royale , et se montra administrateur actif, intelligent, sévère ; il fonda des écoles, soumit les officiers à Vorûre du tableau; enfin, I

par ses réformes, par ses institutions, par sa vigilance despotique, eut une grande part aux succès militaires de Louis XIV. Mais, comme homme politique, Louvois, d'une ambition égoïste, flatta l'orgueil de son maître pour devenir plus puissant en devenant plus nécessaire; il fut jaloux de Colbert et de Turenne; il ne fut pas étranger à la triste affaire des chambres de réunion ; mais négocia la fameuse capitulation qui donna Strasbourg à la France, 1681. Le cruel bombardement de Gènes, 1684, et les Dragonnades, qui précédèrent la révocation de l'édit de Nantes, 1685, ont rendu son nom odieux Louvois, surintendant des postes, surintendant des bâtiments du roi, se croyait le maître; il provoqua la formation de la ligue d'Augsbourg; il excita l'horreur de toute PEurope, en ordonnant l'épouvantable incendie du Palatinat, 1689. Cependant Louvois, par ses hauteurs, avait mécontenté Mme de Maintenon et blessé Louis XIV ; il était sur le point d'être disgracié, lorsqu'il mourut d'une attaque d'apoplexie. On a publié un Testament politique de Louvois, 1695, qui n'est pas de lui ; on doit à Chamlay des Mémoires pour servir à l'histoire de F. Le Tellier, marquis de Louvois, 1740, in-12.

Louvois (Camille Le Teiiier, abbé de), 4e fils du précédent, né à Paris, 1675-1718, garde de la bibliothèque, intendant du cabinet des médailles, grand-maître de la librairie, entra, en 1706, à l'Académie française, puis à l'Académie des Sciences et à celle des Inscriptions. Il devint, en 1717, évêque de Clermont.

Louvois (AUGUSTE-MICHEL-FÉL4CITÉ Le Teiiier de Souvré, marquis de), 1783-1844, épousa la fille du prince de Monaco, fut chambellan de Napoléon, et pair de France en 1815. Il consacra une partie de sa grande fortune à donner une vive impulsion à l'industrie du fer dans l'arrondissement de Tonnerre.

Louvre (Le). Palais situé à Paris, sur la rive droite de la Seine. Vers 1204, Philippe Auguste commença à bâtir en cet endroit une forteresse, dont la grosse lour fut une prison royale ; on a retrouvé les fondations de ce vieux Louvre en 1867. François 1er fit commencer le Louvre moderne, en 1541, sur les plans de Pierre Lescot ; Henri II continua l'œuvre, à laquelle travaillèrent Jean Goujon et d'autres artistes célèbres. La magnifique colonnade, à l'E , du côté de Saint-Germain-1'Auxerrois, est due à Claude Perrault, sous Louis XIV. Le Louvre a été terminé et rattaché aux Tuileries, 1851-1856. Le Louvre est encore célèbre par les admirables collections d'art qu'il renferme.

LouvroiL, comm. du canton de Maubeuge, arr. d'Avesnes (Nord); 3,477 hab.

Lovât (Simon Frazer, lord), 1667-1747, appartenait au clan des Frazer. Capitaine au service de Guillaume III, il enleva audacieusement; la veuve de lord Lovât, s'enfuit auprès du prétendant Jacques III, 1702; trahit plusieurs fois les Stuarts et leurs ennemis ; seconda l'invasion de Charles-Edouard. Il fut arrêté, conduit à Londres, et condamné à mort par les pairs.

Loveira (Vasco de), romancier portugais, né à Porto, mort en 1404. On lui attribue généralement le poème célèbre de l'Amadis de Gaule, dont on a perdu l'original en portugais ; mais on a la traduction de ce roman, en langue castillane ; Los cuatro libros del cavallero Amadis de Gaula.

Loveiace (Richard), né à Woolwich (Kent), 1618-1658, fut un brillant seigneur de la cour de Charles Ier. On a de lui : the Scholar, comédie, the Goldier, tragédie, et un recueil de poésies, intitulé Lucasta.

Lovendeghem, v. de Belgique, à 8 kil. O. de Gand (Flandre-Orientale); 5,100 hab.

Lovere, v, d'Italie, à la pointe N. du lac

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