LOZ
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d'ïseo, dans la prov. et à 35 kil. N.-E. de Bergame ; 4,500 hab.
Lovisa, v. de Russie, petit port sur le golfe de Finlande, dans la principauté de Finlande.
Lowe (Sir Hudson), né à Galway, 1769-4844, servit aux Indes, à Gibraltar, en Corse, en Egypte, à Naples, fit la campagne de France en 1814, et reçut, en 4815, la mission difficile de garder Napoléon à Sainte-Hélène ; il eut le rang de lieutenant général. Ombrageux, maladroit, il fatigua Napoléon et ses compagnons, qui, de leur côté, ne furent pas toujours très justes à son égard. Il commanda, plus tard, les forces militaires à Ceylan, et mourut pauvre. Ses Mémoires n'ont pas modifié les préjugés enracinés de l'opinion public à son égard.
Loweii, v. des Etats-Unis, à 40 kil. N.-O. de Boston, au confluent de la Goncord et du Merrimac (Massachusetts); 60,000 hab. Siège principal de l'industrie cotonnière aux Etats-Unis; teintureries, blanchisseries, ateliers pour la construction des machines nécessaires aux filatures, papeteries , verreries , fabrique de poudre à canon.
Lowendal (UlRIC-FrÉDÉRIC Woldemar,
comte de), né à Hambourg, 1700-1755, descendant d'un fils naturel du roi de Danemark, Frédéric III, servit en Pologne sous le prince Eugène, entra au service de la Russie, comme lieutenant général, battit les Turks à Ghoczim, puis lutta contre les Suédois en Finlande, de 4740 à 4843. Mécontent de la tzarine Elisabeth, il fut nommé par Louis XV lieutenant général, 4743; il se distingua à Fontenoy et surtout à la prise de Berg-op-Zoom, 4747 ; il fut alors nommé maréchal.
Lowertz, village de Suisse sur le lac du même nom, dans la vallée de Goldau, canton de Schwytz.
Lowestoft, v. d'Angleterre, à 35 kil. E. de Norwich (Suffolk); 5,000 hab. Pêche du hareng; bains de mer.
Lowicz, v. de Russie, à 51 kil. O. de Varsovie, sur la Bzura (Pologne); 6,000 hab.
Lowiands, nom des basses terres en Ecosse, par opposition aux Highlands.
Lowositz ou Lobositz, village près de Leitmeritz (Bohême). Victoire de Frédéric II en 4755.
Low'th (Robert), né à Winchester, 4740-4787, fut professeur à Oxford, évêque de Saint-David, d'Oxford, de Londres. On lui doit : Introduction à la grammaire anglaise ; Isaiah, a new translation; De sacra poesi Hebrœorum.
Loxa. V. LOJA.
Loyalty, îles à 400 kil. E. de la Nouv.-Calédonie (Ouvéa, Lifou, Mare). Formées de massifs de corail, elles ont 45,000 hab. et appartiennent à la France depuis 4863.
Loyat, comra. du cant. et de l'arr. de Ploërmel (Morbihan); 2,133 hab.
Loyola, village à 22 kil. S.-O. de Saint-Sébastien, dans le Guipuzcoa (Espagne). Magnifique monastère sur l'emplacemeni du château où naquit Ignace de Loyola.
Loyseau (Gharles), né à Nogent-le-Roi, 4566- 1627, bailli de Châteaudun, a composé Traités des offices et seigneuries; de VAbus des justices de village ; des Ordres de noblesse, etc.
Loyson ( Charles ), né à Château-Gontier, 4791-1820, maître de conférences à l'Ecole normale, fut l'un des fondateurs du Lycée français, se fit connaître par plusieurs écrits de circonstance, et a laissé un volume d'Epltres et d'Elégies.
Lozère (Mont), massif de montagnes dans le dép. du même nom, près de celui du Gard. Il comprend le mont Grucinas, 4,748 m., et le mont Malpertuis, 4.683 m. Il est recouvert presque partout de pâturages.
Lozère, département du S. de la France,
formé de la partie du Languedoc qui comprenait le Gévaudan. Il a une superficie de 516,973 hectares, et 443,565 hab. 11 est couvert au N. par la Margeride et l'Aubrac, à I'O. par le Mt. Lozère, au S. par le Gévaudan : toutes ces chaînes se tiennent par des plateaux appelés causses. Les vallées sont celles de la Trueyre, du Lot et du Tarn. Le tiers du département est inculte; le reste est mal cultivé. On trouve dans les monts du Gévaudan du plomb, de l'argent et de l'antimoine; l'Aubrac nourrit une bonne race de bêtes à cornes. Le dép. a 3 arrond. : Mende, Florac, Marvejols; 24 cantons et 497 communes. 11 forme le diocèse de Mende, et dépend de la Cour d'appel de Nîmes, de l'Académie de Montpellier.
Lna, déesse des expiations, chez les Romains.
Lualaba, nom de plusieurs cours d'eau, reconnus par Livingstone, dans l'Afrique centrale.
Lubbenau, v. de Prusse, sur la Sprée (Brandebourg); 4,500 hab.
Lubeck, v. libre, capit. de la petite république du même nom (Emp. d'Allemagne), à 42 kil. de la mer Baltique, sur la Trave, à 74 kil. de Hambourg, à qui elle est jointe par un canal et un chemin de fer. La superf. du territoire est de 287 kil. carrés; la population de 62,000 dont 51 ,000 pour la ville. Faor. de tabac, savon, cuirs, toiles à voiles, cordes, soieries, velours. — Lubeck a été pendant quatre siècles la capitale de la Hanse teutonique formée dans cette ville, en 4241, dissoute en 4630. La constitution du 29 déc. 4854 confie le gouvernement à un sénat de 44 membres. — Lubeck (Principauté de), au duc d'Oldenbourg; 544 k. c. ; 35,000 hab.
Lubersac, ch.-l. de canton, arr et à 50 kil. N. de Brive (Corrèze); 3,818 hab.
Lubin (Saint), Leobinus, évêque de Chartres, de 554 à 556, né à Poitiers. On le fête le 44 mars.
Lubis (E.-P.), publiciste et historien, né à Paris, 4706-1859, a écrit dans la Quotidienne, la Gazette de France, la France et VUnion. Il a composé, dans le sens royaliste, une Histoire de la Restauration, 6 vol. in-8°.
Lubize (Pierre-Henri Martin, dit), auteur dramatique, né à Bayonne, 4800-1863, débuta au théâtre en 4832, et, depuis cette époque, soit seul, soit en collaboration, a donné un grand nombre de vaudevilles.
Lublin, v. de Russie, à 450 kil. S.-E. de Varsovie, sur la Bistricza (Pologne), dans un pays marécageux, ch.-l. du gouv. du même nom ; 33,000 hab., doni 40,000 juifs.
Lubomirski, nom de l'une des plus anciennes et des plus illustres familles de la Pologne, originaire du palatinat de Cracovie.
Lubrin bourg de la prov. et à 72 kil. d'Almeria (Espagne), au pied de la Sierra de Los Filabres. Aux environs, marbres, opales, cristal de roche, amiante, cuivre gris, fer; 5,000 hab.
L«c (Saint), 3e évangéliste, né à Anlioche, mort vers 70. Il avait probablement étudié dans les écoles de la Grèce, et il savait même la médecine et la peinture ; disciple intime de saint Paul, il mourut martyr; suivant d'autres, il s'éteignit paisiblement à Patras. On le fête surtout le 48 octobre; il a pour symbole une tête de bœuf. Son Evangile en 24 chapitres, en langue grecque, est, comme récit historique, plus complet que les autres. Il a aussi composé les Actes des Apôtres, depuis l'ascension de Jésus-Christ jusqu'à la 4e année du règne de Néron.
Luc (Le), ch.-l. de canton de l'arr. et à 28 kil. S.-O. de Draguignan (Var). Verreries; commerce de marrons; 3,110 hab.
Lur.en.Diois (Le), ch.-l. de canton, arr. et à 21 kil. S.-E. de Die, sur la Drôme (Drôme), 4,042 hab.
Lucsur.sier, comm. du cant. de Douvres, arr. et à 45 kil. N- de Caen (Calvados); 4,600 hab. Bains de mer.
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Laça, peintre florentin du ixe siècle, est, dit- ' on, l'auteur de tableaux représentant la Vierge et l'Enfant Jésus, que l'on montre à Bologne et à Rome.
Lucain (Marcus Ann^eus), né à Cordoue, o9- 65, fils d'un chevalier romain, Annaeus Mêla, qui était frère de Sénèque le philosophe, fut élevé à Rome Bien accueilli par Néron, qui le nomma questeur, il eut de bonne heure une grande renommée. Mais, après un concours poétique où il l'emporta sur l'empereur, Lucain fut disgracié ; Néron lui interdit la poésie. Pour se venger, il entra dans la conspiration de Pison; il sut, du moins, mourir avec courage. Il a raconté, dans son poème de la Pharsale, en 10 chants, la guerre civile entre César et Pompée ; c'est plutôt un récit poétique qu'un véritable poème épique; et il v a plus d'enflure oratoire que d'imagination dans la conception du sujet; mais il y a de la passion, des idées grandes et généreuses, des passages d'une verve remarquable.
Lucanie, contrée de l'Italie ancienne, dans la Grande Grèce, bornée au N. par la Campanie, le Samnium et l'Apulie ; à l'E. par l'Apulie et le golfe de Tarente; au S. par le Bruttium ; à l'O.
Ear la mer Tvrrhénienne. Fabricius battit les ucaniens. en 282 av. J.-C; Papirius les soumit en 272.
Lucar.de.Barrameda (San.), V. d'Espagne, dans la prov. et à 70 kil. S.-O. de Séville (Andalousie), à l'emb. du Guadalquivir ; 19,000 hab. Soieries et cotonnades; comm. de vins. Lucar-la.Mayor ( San- ) , V. d'Espagne,
dans la prov. et à 11 kil. O. de Séville (Andalousie); 2,000 hab.
Lucar (San.), cap au S. de la presqu'île de Californie.
Lucas de Cranach. V. CRANACH.
Lucas de Leyde, né à Leyde, 1494-1533, peignit a douze ans VHistoire de saint Hubert, à quatorze ans grava Mahomet ivre gui égorge un religieux, et à quinze ans la Tentation de saint Antoine et une Conversion de saint Paul; à seize ans, il fit un Ecce homo très-remarquable. Il a gravé à l'eau-forte et au burin 174 estampes. Ses tableaux sont bien dessinés, d'une grande fraîcheur de couleur, d'une ordonnance riche et variée.
Lucas (Paul), né à Rouen, 1664-1737, partit, dès sa jeunesse, pour le Levant, afin d'y faire le commerce des bijoux et des pierres précieuses. Il visita l'Egypte, la Syrie, la Perse, l'Arménie, fut plusieurs fois dépouillé de ses richesses, et en 1704 fut nommé antiquaire de Louis XIV. Ses ouvrages sont curieux : Voyage au Levant; Voyage dans la Grèce, l'Asie- Mineure, la Macédoine et l'Afrique; Voyage dans la Turquie, l'Asie, Sourie (Syrie), Palestine, Haute et Basse-Egypte.
Lucayes (Iles). V. BAHAMA.
Lucceius (Lucres), orateur et historien romain, du l" siècle avant J.-C, est surtout connu par la correspondance de Cicéron. Il prit parti pour Pompée, et mourut peu de temps avant la mort de César.
Lucchesini (Jérôme, marquis de), né à Lucques, 175-2-18-25, bibliothécaire et lecteur du roi de Prusse. Frédéric II, 1778-1786, fut ensuite diplomate. 1788, puis se retira a Lucques en 1807 et y devint chambellan de la princesse Elisa. Il a publié un ouvrage curieux : sulle Cause e gli effetti délia Confederazione Rhenana.
Luce (Louis-René), graveur du xvme siècle, né a Paris.
Luce de Lancival (JEAN-CHARLES-JCLIEN), né à Saint-Gobain, 1764-1810, professeur de rhétorique au collège de Navarre, en 1786, rompit ses vœux à la Révolution, s'occupa de théâtre, et fut excellent professeur de rhétorique au Prytapée français (lycée Louis le Grand)» de 1797 à
1810. 11 a composé des tragédies, et surtout Hector, qui eut un grand succès en 1809; des poésies légères; Achille à Scyros, poème en six chants; et une satire en quatre chants, Folliculus, dirigée contre le critique Geoffroy.
Lncena, v. d'Espagne* dans la prov. et à 65 kil. S.-E. de Cordoue (Andalousie): 11,000 h. Eaux minérales. — Bourg près de Séville, où l'on fabrique de grandes jarres en terre cuite.
Lucena, bourg de la prov. et à 42 kil. de Castellon-de-la-Plana (Espagne), su-r la rivière du même nom ; 3,000 hab.
Lucenay.lEvêque, ctl.-l. de canton, an*
et à 15 kil. N. d'Autun (Saône-et-Loire) ; 1,138 h.
Lucenay.ies-Aix, comm. du canton de Dornes, arr. de Nevers (Nièvre); 2,773 hab.
Lucentum, anc. ville d'Espagne, en Bétique. Auj. Alicante.
Lacera, Luceria, v. d'Italie, dans la prov. et a 18 kil. N.-O. de Foggia (anc. Càpitanale), sur la Salsola; 14,000 hab. Evêché, belle cathédrale. — Lucera, fondée, dit-on, par Diomède, fut prise par les Romains en 330 av. J.-C. Frédéric II, en 1233, y établit une colonie de 60,000 Sarrasins. [mitives de Rome.]
Lucères, nom de l'une des trois tribus pri-J
Luccrne, v. de Suisse, ch.-l. du canton du même nom, à l'extrémité N -O. du lac des Quatre-Cantons ou de Lucerne, sur la Reuss, à 65 kil. N.-E. de Berne. Fabr. de draps légers, de fil de lin et de chanvre et d'ouvrages de paille ; 17,500 hab, — Le canton de Lucerne est un pays très accidenté; on y trouve les lacs de Sempàch, de Baldegg et de Lucerne. Le canton a 1,501 kil. carrés de superficie, 135,000 hab., dont 15,000 protestants et 130,000 catholiques. Le gouvernement est une'démocratie, dans laquelle le clergé a beaucoup d'influence.
Lucerne (Lac de) ou des Quatre-Cantons, en allemand Vier Waldstattersee, lac de la Suisse qui touche aux cantons de Lucerne, d'Uri, d'Unterwalden et de Schwytz. Sa plus grande longueur est de 38 kil., sa plus grande largeur de 5, sa plus grande profondeur de 360 m. Deux étranglements le partagent en 3 lacs : d'Uri au S., de Buochs au centre, de Lucerne au N.-O. La navigation y est difficile à cause des tempêtes violentes et soudaines qui y éclatent.
Luché-Pringé , comm. du canton de la Lude, arr. de La Flèche (Sarthe) ; 2,310 hab.
Luchon (Bagnères de-). V. BAGNÈRES.
Luciano (Frà Sebastiano), dit Sebastiano dei Piombo ou Sébastien de Venise, né à Venise, 1485-1547, élève de Jean Bellini et du Giorgione, acquit une grande réputation par ses portraits pleins de fraîcheur et par ses tableaux de moyenne dimension. Il travailla à la Farnesine, à San-Pietro in Montorio. Clément VII le nomma chancelier des bulles (d'où son surnom)
Lucie (Sainte-), vierge et martyre à Syracuse, en 304. On la fête le 13 décembre.
Lucie (Sainte-), une des petites Antilles, entre Saint- Vincent et la Martinique. Elle a 638 kil. carrés et 14,600 hab. Récolte de sucre et de cacao. Capit., Port-Castries ou le Carénage. Ancienne colonie française qui appartient à l'Angleterre depuis le traité de Paris, 1814.
Lucie (Sainte-), v. de Sicile, à 27 kil. O. de Messine ; 5.500 hab.
Lucie-di-Tallano (Sainte-), ch.-l. de Canton, arr. et à 20 kil. N.-E. de Sartène (Corse) Eaux thermales sulfureuses; 1,259 hab.
Lucien, né à Samosate (Syrie), vécut de 130 à 200 ap. J.-C. Il se distingua dans l'éloquence sophistique, et parcourut l'Asie-Mineure , la Grèce, l'Italie, la Gaule, pour y réciter des discours préparés. Puis il entreprit une guerre infatigable contre les préjugés et les vices de son temps; ses satires, vives et mordantes, sont des tableaux comiques, pleins de vie et de vé-
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riié, de l'état moral et religieux de la société au 11e siècle. Ses Dialogues des dieux, Dialogues marins, Dialogues des courtisanes, mais surtout ses Dialogues des morts, ont une réputation méritée ; il attaque les philosophes de toutes les écoles, ou plutôt il tourne en ridicule les imposteurs qui se couvrent du nom de philosophes. 11 est l'ennemi des superstitions, et frappe indistinctement les cultes anciens comme les cultes nouveaux. Son style, d'une élégance soutenue, d'un atticisme piquant, est malheureusement, dans plus d'un passage, obscène et licencieux.
Lucien d'Antioche (Saint), né à Samosate, vers 235, prêtre et professeur de théologie à Antioche, mourut martyr, en 312. On le fête le 5 janvier.
Lucien Bonaparte. V. NAPOLÉON.
Luciennes OU Louveciennes, village de
l'arr. et à-7 kil. N. de Versailles (Seine-et-Oise); 3.091 hab. Beau château, construit pour M^e Du Barry.
Lucifer, évêque de Cagliari, mort vers 370, exilé en Orient par Constance, lui adressa une apologie vigoureuse, mais violente, de l'orthodoxie, Ad Constantium pro sancto Athanasio librî II. [65 kil. S. de Florence; 4,000 hab.]
Lucignano, v. d'Italie, dans la prov. et àj
Lucilius (Gaïus), né à Suessa Aurunca, 148- 105 av. J.-C , vécut dans l'intimité de Scipion Emilien et de Laelius. Il perfectionna le genre, tout romain, de la satire, et ne craignit pas de nommer les personnes. Il nous reste 200 fragments de ses satires, la plupart très courts.
Lucilius Junior, de Naples, chevalier romain, fut le disciple et l'ami de Sénèque, qui lui dédia
Elusieurs traités et lui écrivit des lettres nomreuses. On lui a attribué un poème, de l'Etna.
Luciiie (Lucilla Annia), fille de Marc-Aurèle et de Faustine, 147-183, épousa L. Verus, puis Pompeianus d'Antioche. Elle conspira contre son frère Commode, qui la fit périr.
Lucine, déesse de la lumière, ou plutôt qui mettait à la lumière. Elle présidait à la naissance des enfants.
Lucius i" ou Lace (Saint), pape, peut-être né à Rome, 252-253. On le fête le 4 mars.
Lucius II OU Luce (GÉRARD Cacciane-
mici), né à Bologne, succéda à Célestin II, en 1144; vit les Romains soulevés contre lui, et fut blessé mortellement en voulant rentrer dans Rome, 1145.
Lucius III OU Luce (UBALDO Aliucin-
goii). né à Lucques, pape en 1181, fut deux fois chassé de Rome par le peuple, et mourut à Vérone, 1185.
Lucius de Patras, écrivain grec d'une époque incertaine, a écrit Divers livres de Métamorphoses, dont parle Photius.
Lucius (Jean), né à Trau, 1614-1684, a écrit : de Hegno Dalmatiœ et Croatie», a gentis origine ad annum 1480.
Luckau, v. de Prusse, dans l'arr. et à 80 kil. S.-O. de Francfort (Brandebourg) ; 4,500 hab. Fabr. de draps et tabac.
Luckenwaid, v. de Prusse, à 33 kil. de Potsdam (Brandebourg), sur la Nathe: 6,000 hab.
Luckmanier, l'un des sommets du massif du Saint-Gothard.
Luckner (Nicolas, baron de), né à Campen (Bavière), 1722-1794, colonel de hussards, au service de Frédéric II, entra dans l'armée française, comme lieutenant général, 1763. Nommé maréchal à la fin de 1791, il commanda, en 1792, l'armée du Rhin, puis l'armée du Nord, fut remplacé par Kellermann, et condamné à mort.
Lucknow. V. LakNAD.
Lucon, cn.-l. de canton de l'arr. et à 28 kil. O. de*Fontenav-le-Comte (Vendée). Port sur un canal qui déb'ouche dans la baie d'Aiguillon.
Evêché, cathédrale avec une flèche de 67 m.;
Luçon, la plus grande île des Philippines, au N.'de la Malaisie; elle a 112,000 kil. carrés et 2,330,000 hab. Sol montueux, boisé; elle est souvent ravagée par des tremblements de terre et des typhons. On y cultive le riz, la canne à sucre, le tabac, le cacao, le musa textilis, palmier dont on tire le chanvre de Manille, l'indigo, le café, le coton, l'oranger, les épices. Capit., Manille. — Découverte par Magellan en 1521, occupée en 1571. La partie espagnole est divisée en 17 provinces; au N.-E. habitent des peuplades indépendantes.
Lucq, comm. du canton de Monein, arr. d'Oloron (Basses-Pyrénées); 2,061 hab.
Lucques, ital. Lucca, v. d'Ilalie, anc. capit. du duché du même nom, auj. ch.-l. de la prov. de Lucques, à 90 kil. O. de Florence, sur un bras du Serchio; 68,000 hab. Archevêché ; elle renferme des édifices remarquables , de riches collections historiques ; deux bibliothèques ; etc. A peu de distance sont les eaux thermales de Lucques, dont la température est de 54<>. — Napoléon la donna à sa sœur Elisa ; en 1815 elle passa aux Bourbons de Parme, qui la cédèrent en 1847 à la Toscane, dont elle a suivi le sort. — La province de Lucques a 1,493 kil. carrés et 280,000 hab.
Lucrèce, femme de Tarquin Collatin, fut déshonorée par Sextus Tarqum, et se tua, après avoir demandé vengeance. Ce fut l'occasion qui détermina la chute des Tarquins, 510 av. J.-C.
Lucrèce (Titcs Lccrétius Gards), né à Rome 95-51 av. J.-G., chevalier, ne nous est connu que par son poème de Natura rerum, en 6 livres. C'est l'exposition du système d'Epicure ; il a attaqué avec une sombre vigueur les croyances païennes, les superstitions, l'odieux fanatisme; il a su trouver de magnifiques épisodes et des descriptions dvune richesse incomparable. Ses doctrines ont été réfutées surtout dans le poème de Y Anti-Lucrèce, par le cardinal de Polignac,
Lucretiiis mons. Montagne du pays des Sabins, au N.-E. de Varia; aujourd'hui mont Gennaro.
Lucrin (lac), Lucrinus lacus, petit lac de la Campanie, près de Baies ; ses huîtres étaient renommées. Il a été presque comblé par une éruption volcanique, en 1538.
Lues, comm. du canton du Poiré-sur-Vie, arr. de la Roche-sur-Yon (Vendée) ; 2,579 hab.
Luculius, surnom d'une famille plébéienne de Rome, appartenant à la gens Licinia.
Luculius (L. Licinius), consul en 151 av. J.-C., fit massacrer 20,000 habitants de Cauca, malgré la capitulation, mais échoua au siège de Pallantia en Espagne.
Luculius (Lucius Licinius), petit-fils du précédent, né vers 109 av. J.-G., mort vers 57, servit avec distinction dans la Guerre Sociale, 90, fut questeur de Sylla contre Mithridate, et, préteur, gouverna l'Afrique avec équité. Consul en 74, il eut le commandement de l'armée dans la 2e guerre contre Mithridate; il le battit près de Cyzique et de Cabira, et acheva la conquête du Pont, puis marcha contre le roi d'Arménie, Tigrane. Il battit son immense armée, 69, mais fut arrêté par ses soldats, lorsqu'il voulut les mener contre les Parthes. Le parti démocratique et les chevaliers le firent rappeler ; il fut remplacé par Pompée, 66. Il n'obtint les honneurs du triomphe qu'au bout de trois ans. Il vécut désormais dans ie luxe et la culture des lettres ; sa magnificence sans égale est devenue proverbiale.
Lucumon, nom étrusque, signifiant prince,
roi, chef. Il y avait en Etrurie douze lucumonies.
Lucus Astii.Mni, anc. V. delà Tarraconaise
LUG
LUL
(Espagne), auj. Oviedo. — Lucus Aogusti, anc. ville de Gallécie (Espagne,) auj. Lugo. — Lucd9, anc. ville des Voconces (Gaule Narbonnaise), auj. Luc-en-Diois. — Lucus Dian^e, anc. ville d'Italie, auj. Lugo.
Lud, 4« fils de Sem, peupla la Lydie, suivant la Bible.
Lude (Le), ch.-l. de canton, arrond. et a 22 kil. S.-E. de La Flèche (Sarthe), sur le Loir. Commerce de bestiaux, grains et marrons ; 3,907 hab.
Luden (Henri), né près de Brème, 1780-1847, professeur à l'université d'Iéna, a écrit : Hist. générale de l'antiquité ; Hist. générale du moyen dge ; Hist. du peuple allemand, 1837 ; elle s'arrête en 1235.
Ludewig (Jean-Pierre de), né au château de Hohenhardt (Souabe), 1668-1743, professa avec talent le droit public, et fut historiographe de Prusse, 1704, puis chancelier de l'université de Halle, 1708. On cite de lui : Germania princeps; Explication complète de la Bulle d'or; Hist. de Henri l'Oiseleur; Scriptorum Rerum Germanicarum prœcipue Bambergensium ; Reliquiœ manuscriptorum medii œvi, etc. •
Ludiow, v. d'Angleterre, dans le comté et à 40 kil. S. de Shrewsbury ; 5,500 hab.
Ludiow (Edmond), né à Maiden-Bradley (Wilts). 1620-1693, d'une famille riche, se montra plein de haine républicaine contre le roi, mais conserva toujours une généreuse loyauté. Il fut l'un des principaux chefs des Indépendants, mais resta toujours opposé à l'ambition de Cromwell. A la mort du Protecteur, il fit les plus grands efforts pour maintenir la république. Menacé comme régicide, il se retira à Vevey ; en 1688, il s'empressa de revenir en Angleterre, mais la chambre des Communes pria Guillaume III de le faire arrêter. Il s'enfuit une seconde fois et revint mourir à Vevey. Ses Mémoires ont été publiés à Vevey, 1698, 3 vol. in-8».
Ludoif (Job), né à Erfurt, 1624-1704, parvint à connaître, dit-on, 27 langues. Il s'occupa surtout de la langue éthiopienne à laquelle il a consacré ses principaux ouvrages : Historia JEthiopica ; Grammatica Amharicœ linguœ et Lexicon Amharico-latinum ; Grammatica linguœ Aïthiopicœ ; Lexicon jEthiopico-latinum ; etc.
Ludolphe de Saxe, dominicain, chartreux, mourut, vers 1370, prieur de la chartreuse de Strasbourg. On lui doit la Vita Christi, ouvrage qui a été très populaire au xive et au xve s.
Ludwig (Chrétien-Théophile), né à Brieg (Silésie), 1709-1773, professeur à l'université de Leipzig, a rendu de grands services à la botanique. On lui doit : Definitiones Plantarum in usum auditorum collectée ; Aphorismi botanici ; etc.
Ludwigsburg ou Louisbourg, v. du Wurtemberg, à 20 kil. N. de Stuttgart, ch.-l. du cercle du Neckar. Porcelaine, draps, orgues. Château royal avec une galerie de tableaux; l2,000hab. -Ludwigshafen.v. de Bavière; 15,000 hab.
Ludwigsiust, v. du grand- duché de Mecklembourg-Schwérin, à 35 kil. S.-E. de Schwérin: 5,U00 hab.
Lugano, v. de Suisse, sur le lac, l'une des 3 capitales du canton du Tessin, à 52 kil. N.-O. de Milan ; 6,000 hab.
Lngano (Lac de), Ceresius lacus, entre le canton du Tessin et l'Italie ; 24 kil. sur 2.
Lugdonum.v, de la Gaule, dans le pays des Ségusiens, capit. de la Lyonnaise 1" ; auj. Lyon.
Lngdnnnm Batavorum, y. de la Gaule,
dans la Germanie 2e. Auj. Leyde.
Lugenfeid, Champ du mensonge, plaine auprès de Colmar, où Louis le Débonnaire fut trahi par ses soldats, qui passèrent à ses fils révoltés, 833.
Logny, ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil. N. de Màcon (Saône-et-Loire) ; 1,280 hab.
Lugo, Lucus Augusti, v. d'Espagne, ch.-l. de la prov. du même nom, à 500 kil. N.-O. de Madrid, près du Minho (Galice); 4,000 hab. Evêché, belle cathédrale. — La prov. de Lugo a 9,808 kil. carrés et 410,000 hab.
Lugo, Lucus Dianœ, v. de la prov et à 50 kil. S.-E. de Ferrare (Italie), sur le Senio ; 25,000 hab,
Lugos ou Lugosch, v. de Hongrie, sur la Temès, en Hongrie, à 280 kil. S.-E. deBude; 8,000 hab.
Luini (Bernardino), né à Luino près du lac Majeur, vivait dans lapremière moitié du xvi* s. On a dit qu'il fut l'élève de Léonard de Vinci ; il est certain qu'il l'imita avec bonheur ; c'est surtout dans les fresques qu'il a excellé.
Luis de Maranham OU de Maraahao
(San-). V. Maranham.
Luis de Potosi (San.). V. POTOSI.
Luis (San.), l'une des prov. de la Confédération Argentine, au S.-O. Le sol est montagneux au nord; elle est fertile. Superf., 60,674 kil. carr. ; pop., de 53,000 hab. —Le ch.-l. est San- Luis-de-la-Punta , à 720 kil„ N.-O. de Buéno3- Ayres; 4,000 hab.
Luitprand, roi des Lombards, de 712 à 744, succéda à son père, Ansprand, voulut agrandir ses Etats, mais rencontra l'opposition des papes Grégoire II et Grégoire III.
Luitprand, né à Pavie vers 920, mort en 972, fut nommé évêque de Crémone par Otton 1«# qui l'envoya deux fois en ambassade à Constantinople, 968, 971. On lui doit : Rapport sur sa mission de 968 ,• Historia Ottonis, de 960 à 964 ; Aniapodosis, en 6 livres, histoire de l'Europe de 888 à 948.
Luiz, peintre espagnol du xvie s., étudia en Italie et fut l'un des premiers peintres de la Benaissance dans son pays. Il exécuta de grands tableaux d'histoire pour le monastère de Santa- Maria de Najera où il s'était retiré, vers 1442-
Lujar (Sierra de), chaîne de montagnes d'Espagne, dans la prov. de"Grenade. Elle a des sommets élevés, comme le mont de los Pelados (2,300 met.). On y trouve du marbre, de la chaux, du granit et beaucoup de plomb.
Luknow. V. LAKNAD.
Luléa, v. de Suède, dans le dép. et à 45 kil. N.-E. de Pitéa, port à l'emb. de la Luléa ; 1,200 hab. — La Luléa se jette dans le golfe de Bothnie, après un cours de 325 kil.
Luiie ou Luii (Raymond), né à Palma (Majorque), 1235-1315, quitta le monde vers 1266, pour se faire franciscain. Il étudia l'arabe et les ouvrages philosophiques du xuie siècle, pour se préparer à la conversion des musulmans. Il composa son Ars generalis, pour raisonner, à coup sûr, sur toute espèce de sujets ; fut considéré par le pape comme un illuminé ou comme un fou ; composa, à Paris, sa Table générale, son Art expositif; entreprit une sorte de croisade contre Averrhoès, alla combattre partout les docteurs musulmans avec les armes de la dialectique ; et après avoir composé son Arbor scientiœ, véritable encyclopédie, divisée en 16 parties, il se rendit en Egypte, à Tunis, à Bougie; il y fut lapidé par les habitants.
Lulli OU Lully (JEAN-BAPTISTE de), né à
Florence, 1633-1687, fils d'un meunier ou d'un gentilhomme pauvre, d'abord marmiton dans les cuisines de Mlle de Montpensier, fut admis au nombre de ses musiciens, et composa des airs qui plurent à Louis XIV. Il eut beaucoup de succès dans les ballets ou mascarades, dont le poète ordinaire était Benserade ; devint surintendant de la musique du roi, 1661, maître de musique de la famille royale, 1662; et épousa la fille unique du célèbre Lambert. Lié avec Molière, il composa la musique de la Princesse d'Elide, de l'Amour médecin, de Pourceaugnact
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