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Sa grande fortune, le plus noble emploi. On lui doit un grand nombre de travaux archéologiques sur la numismatique et l'art des anciens. Il a publié les Grandes Chroniques de Matthieu Paris, les Recherches sur les Monuments et l'Histoire des Normands et de la maison de Souabe dans l'Italie méridionale, VHistoria diplomalica de l'empereur Frédéric II, etc.
Luz, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. S.-E. d'Argelès (Hautes-Pyrénées). Eaux minérales ; 4,554 hab.
Luzan (Ignace de), né en Aragon, 1702-4754, vécut d'abord en Italie, traduisit Anacréon, Sapho, Musée ; arrangea pour la scène des drames de Maffei, de Métastase, de la Chaussée; écrivit un drame original, la Vertu honorée ; composa des Odes sur la conquête d'Oran, mais surtout publia un traité de critique, la Poetica.
Luzarches, ch.-l. de canton, arr. et à 30 kil. N.-E. de Pontoise (Seine-et-Oise) ; 4,443 hab.
Luzarches (ROBERT de), architecte du XIIl* S.,
né à Luzarches, commença, vers 4220, la magnifique cathédrale d'Amiens, qui fut terminée
Luzech, ch.-l. de canton, arr. et à 45 kil. O. de Cahors (Lot), sur le Lot; 4,970 hab.
Luzy, ch.-l. de canton, arr. et à 36 kil. S. de Chàteau-Chinon (Nièvre); 3,499 hab.
Luzzara, v. d'Italie, à 8 kil. N.-E. de Guastalla. dans la prov. de Parme; 4,800 hab. Bataille de 4702.
Ljtaon, roi d'Arcadie, offrait des victimes humaines à Jupiter Lycœus, qui le foudroya avec ses fils, ou le changea en loup.
Lycaonie, ancien pays de l'Asie Mineure au S.-E., au nord de l'isaurie et de la Pisidie.
Lycée, Lycœus mons, auj. Diaforti, montagne du Péloponnèse, au S. de l'Arcadie, consacrée à Pan.
Lycée, promenade d'Athènes sur les bords de l'Ilissus, avec des portiques sous lesquels Aristote donnait ses leçons en se promenant; de là le nom de Lycée donné à son écote, et le nom de Péripatéticiens (qui se promènent) , donné à ses disciples.
Lychnitis, lac de l'anc. Ulyrie, auj. Okhrida. Sur ses bords était la ville de Lychnidus, capit. des Dassarétiens ; auj. Okhrida.
Lycie, anc. pays de l'Asie Mineure, au S,-0., sur la Méditerranée et la mer Egée. Ses villes étaient : Limyra, Myra, Patara, Phasélis, Telmissus, Xanthe. N
Lycomède, roi de Scyros, reçut Achille, déguisé en femme, qui séduisit sa fille Déidamie.
Lycophron, né à Chalcis en Eubée, vivait en Egypte sous Ptokimée Philadelphe, au m» s. av. J.-C. Ses tragédies sont perdues; il nous reste de lui un poème, Cassandre ou Alexandra, monologue de 4,474 vers ïambiques, dans lequel Cassandre prophétise la ruine de Troie. C'est une composition bizarre, hérissée, à plaisir, de difficultés presque insurmontables.
Lycopoiis. ville des loups, v. de l'anc. Egypte, dans la Thébaïde, patrie de Plotin. Auj. Syout.
Lycortas, de Mégalopolis, général achéen,
Î)ère de Polybe, au n« s. av. J.-C., ami de Phiopœmen, fut stratège en 484, vengea la mort de Philopœmen sur les Messéniens, et devint suspect aux Romains.
Lycosure, v. d'Arcadie, au pied du mont Lycée.
Lycnrgue, législateur de Sparte, dont on place l'existence au ixe s. av. J.-C. Sa vie renferme beaucoup de légendes, et la législation qui porte son nom n'a pas été l'œuvre d'un seul homme ; c'est plutôt l'œuvre de la race dorienne. — Probablement fils d'Eunomus, frère du roi Polydectes, il gouverna pendant la minorité de son neveu, Charilaos. Il voyagea en Crète, en Asie Mineure, en Egypte, etc. A son retour, sur
la prière de ses concitoyens, il remania hardiment la constitution de Sparte. Puis il quitta Sparte pour toujours; on ne sait où et comment il mourut. — Dans la constitution qu'on lui attribue, les deux rois régnent simultanément; le sénat est composé de 28 membres, choisis parmi tous les citoyens ayant soixante ans ; les deux rois siègent dans le sénat, qui propose et discute les lois. C'est l'assemblée populaire qui les vote; elle est composée des Spartiates ou Doriens, âgés de 30 ans. Lycurgue, suivant l'opinion générale, partagea le territoire de la Laconie; 9,000 portions furent attribuées aux Spartiates ; 30,000 aux Laconiens. Lycurgue avait fait des Spartiates, qui restaient campés au milieu du pays conquis, une sorte de communauté militaire. Chaque enfant, à sept ans, entrait dans une des casernes où l'on vivait en commun; à 17 ans, il exécutait les ordres sanguinaires et mystérieux des magistrats, et combattait jusqu'à 60 ans ; alors le citoyen instruisait les jeunes gens ou entrait au sénat. Tant que les lois de Lycurgue subsistèrent, Sparte fut l'une des villes puissantes de la Grèce par son génie militaire, sa discipline austère, l'union de tous ses enfants.
Lycurgue, orateur, né à Athènes. 396-323 av. J.-C, fut élève d'Isocrate. Adversaire de l'influence macédonienne, il mérita l'estime de ses concitoyens par sa probité sévère; on n'a conservé que son Discours contre Léocrate, et quelques fragments de ses autres discours; son style a de l'élévation, mais il est dépourvu d'élégance.
Lydda ou Diospolis, anc. v. de Palestine.
Lydie, ancien pa^ys de l'Asie Mineure à l'O., entre la Phrygie à l'E., les colonies grecques à l'O. Villes : Sardes, capitale; Apollonie.Larisse, Magnésie du Sipyle, Métropohs, Philadelphie, Termere et Thyatira. — La Lydie, habitée d'abord par les Pélasges, eut successivement trois dynasties de rois, les Atyades, les Héraclides et les Mermnades. Sous Crésus, le royaume de Lydie comprit toute l'Asie Mineure à l'O. du fleuve Halys. Cyrus le détruisit d'un coup à la bataille de Thymbrée, 548. Dès lors, la Lydie fut soumise aux Perses, aux Macédoniens, "aux rois de Syrie et de Pergame; elle fut cédée à Rome par le testament d'Attale III, roi de Pergame, 429.
Ly dus (Jean Laurentids, dit), écrivain byzantin, né à Philadelphie, en Lydie, 490-565 (?). On a retrouvé de lui : un traité des Mois ; des Magistratures de la république romaine; des Pré-
Lyell (Sir Charles), né à Kinnordy (comté de Forfar), 4797-4875, abandonna le barreau pour l'étude des sciences naturelles et surtout de la géologie. En 4832, chargé du cours de géologie au Collège du Toi, à Londres, il publia ses Principes de géologie; puis, un abrégé de ce bel ouvrage, Eléments de géologie, 4838. On lui doit encore : Excursions dans l'Amérique du Nord; Seconde visite aux Etats-Unis; l'Ancienneté de l'homme prouvée par la géologie; Manuel de géologie, etc. Il a présidé la société géologique de Londres.
Lygdate (John), poète et théologien anglais, a vécu de 4370 à 1450. On cite parmi ses œuvres : Story of Thebes, Fall of Princes, et surtout History, Siège and Destruction of Troy, roman poétique en 28,000 vers.
Lyme.regis, v. d'Angleterre, à 40 kil. O. de Dorchester (Dorset), port à l'embouchure de la Lyme dans la Manche. Rains de mer.
Lyniington, v. d'Angleterre, dans le comté et à 23 kil. S.-O. de Southampton; 6,000 hab. Port sur la Manche.
Lyncée, fils d'Egyptus, époux d'Hypermnestre, fut seul épargne par sa femme, l'une des
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