LYS
50 Danaïdes. — Lyngée, fils d'un roi de Messénie, avait la vue tellement perçante qu'il voyait à travers les murs.
Lyncestide, anc. région de la Macédoine occidentale, arrosée par l'Erigon.
Lynch (Jean-Baptiste, comte), né à Bordeaux, 1749-1835, petit-fils d'un Irlandais catholique, qui suivit Jacques Iï en France. Conseiller au parlement de Bordeaux, en 1771, il devint maire de Bordeaux, en 1808, et fut nommé comte, en 1809. En 1814, il arbora le drapeau blanc et fit reconnaître Louis XVIII; en 1815, il fut créé pair de France, et resta partisan dévoué des Bourbons.
Ljnehburg, v. des Etats-Unis, sur le James, à 140 kil. N.-O. de Bichmond (Virginie orientale); 8,000 hab.
Lynn, v. des Etats-Unis, sur l'Atlantique, à 16 kil. N.-E. de Boston (Massachusetts); 38,000 h. Grandes fabriques de chaussures.
Lynn-regis OU Kings.Lynn. V. KlNG's
Lynn.
Lyon (George-Francis), voyageur anglais, né à Ghichester, 1795-1832, officier de marine, a laissé des relations de ses voyages à Mourzouk, au N. de l'Amérique, et surtout Journal of a résidence and tour in Mexico.
Lyon, Lugdunum, ch.-l. du département du Bhône, à 508 kil. S.-E. de Paris par le chemin de fer; 376,613 hab., en y comprenant les faubourgs de Fourvières, Vaise, Serin, la Croix- Bousse, les Brotteaux et la Guillotière. Cette grande et belle ville est située sur le Bhône et la Saône, près de leur confluent. Elle est le siège d'un archevêché, d'une Cour d'appel, de cinq Facultés, théologie, sciences, lettres, médecine et droil, d'une école vétérinaire et d'une école des beaux-arts; elle possède un musée de peinture et d'antiquités et deux bibliothèques. Lyon est une grande place forte, centre d'un grand commandement militaire. On y fabrique des soieries unies et de riches étoffes brochées, des velours, des crêpes et des châles de soie; c'est le centre principal de la fabrication de la soie en Europe. On fait aussi à Lyon des aiguilles, des allumettes chimiques, de la charcuterie renommée, des liqueurs fines, de l'absinthe, des articles d'ornement et d'ameublement d'église, du fil de soie, des dentelles, des machines et des chaudières à vapeur, de la chaudronnerie, des peignes à tisser et des couleurs pour la teinture des étoffes, etc. — Lyon fut fondée par le consul Lucius Munatius Plancus, en 41 av. J.-C. , et devint sous Auguste la capitale de la Gaule. Elle fut , après l'invasion des barbares , la capitale des Bourguignons , puis celle du royaume de Provence. Ses archevêques devinrent ses suzerains, et Philippe le Bel, profitant des luttes entre l'archevêque et la municipalité, l'annexa au royaume de France. Alors fut constitué régulièrement son gouvernement municipal, qui lui conserva pendant plusieurs siècles des libertés étendues. En 1793, Lyon, presque ruinée, se révolta contre la Convention ; subit un siège horrible, des vengeances féroces, et perdit jusqu'à son nom; elle s'appela Commune affranchie. Lyon est la patrie des empereurs Claude, Marc Aurèle et Caracalla, de Germanicus, de saint Ambroise, de Sidoine Apollinaire; des mathématiciens Bossut, Montucla et Barrême, d'Ampère, de Jacquart; des botanistes Laurent, Bernard et Joseph de Jussieu; de Ballanche, de Gérando, de Lémontey, de madame Bécamier; de Philibert Delorme, d'Audran, des statuaires Coysevox et Goustou ; de Camille Jordan, de Bofand, de Sauzet, du maréchal Suchet, de J.-B. Say, du major Martin, fondateur de l'école de La Martinière, etc.
Lyonnais, gouvernement de l'ancienne France, au S.-E. ; il comprenait le Lyonnais propre-
ment dit, capit. Lyon ; le Franc- Lyonnais, capit. Neuville, entre la Saône et la Bresse; le Forez, capit. Montbrison ; le Beaujolais, capit., Villefranche. — Lyon fut conquise par Philippe le Bel en 1312. Le Forez fut confisqué en 1522 sur le connétable de Bourbon, et réuni définitivement en 1666. Le Beaujolais, confisqué sur le connétable en 1522, donné à Gaston, frère de Louis XIII, puis à Philippe, frère de Louis XIV, fut réuni en 1789.
Lyonnaise, Lugdunensis, une des 4 provinces créées par Auguste dans la Gaule transalpine. Lorsque la Gaule fut divisée plus tard en 17 provinces, la Lyonnaise en forma 4 : Lyonnaise 1", au S.-E., capit. Lugdunum (Lyon); Lyonnaise Ile, au N., capit. Botomagus (Bouen) ou Juliobona (Lillebonne); Lyonnaise Ille, à PO., capit. Turones (Tours); Lyonnaise IV% au centre, capit. Senones (Sens).
Lyons (Edmdnd, lord), né à Burton (Hampshire), 1790-4858, entra dans la marine à onze ans. En 1828, il se distingua en Grèce ; fut ministre plénipotentiaire, en Grèce, 1840, en Suisse, 1849, en Suède, 1851. II combattit à l'Aima, à Balaklava, à Inkermann, commanda la flotte en 1855, fut élevé au grade de vice-amiral, reçut le titre de baron et un siège à la chambre des lords.
Lyons, v. des Etats-Unis, sur le Grand-Canal (New- York) ; 6,000 hab.
Lyons-ia.Forèt, ch.-l. de canton, arr. et à 22 kil. N.-E. des Andelys (Eure). Patrie de Benserade ; 1,370 hab.
Lymesse, Lyrnessus, capit. d'un petit état de Mysie.
Lys (La), en flamand Leye, affl. de gauche de l'Escaut, coule du S.-O. au N.-E. par Thérouenne, Aire, Saint- Venant et Armentières; entre cette ville et Menin, elle sépare la France de la Belgique. A Menin, elle devient navigable et entre en Belgique, où elle arrose Courtray, et finit près de Gand, après un cours de 184 kil., dont 83 en France. Elle reçoit la Deule. Elle a donné, sous le 1« Empire français, son nom à un département dont le ch.-l. était Bruges.
Lys (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N.-O. de Muret (Haute-Garonne); 1,491 h.
Lys-lès-Lannoy, comm. du cant. do Lannoy, arr. de Lille (Nord) ; 3,773 hab.
Lys (Jean), peintre allemand, né à Oldenbourg, 1570 (?)-1629, étudia surtout les maîtres italiens.
Lys (Jacques Darc ou du), père de Jeanne Darc, fut anobli avec toute sa famille par Charles VII.
Lysandre, général de Sparte, mort en 395 av. J.-C, s'éleva par son mérite aux premiers grades militaires; en 407, il commanda la flotte des alliés , battit l'athénien Antiochus à Notium, et se fit beaucoup d'amis en Asie. En 405, il remporta la victoire décisive d'^Egos Potamos, puis s'empara d'Athènes, abattit les Longs Murs, et établit le gouvernement oligarchique des Trente, 404. Il usa de son pouvoir avec brutalité et orgueil ; il excita les soupçons des éphores et des rois; il se proposait de changer la constitution de Sparte, lorsqu'on lui confia une armée pour aller combattre en Béotie ; il fut tué à la bataille d'Haliarte.
Lysias, né à Athènes, 437-378 av. J.-C., fils d'un Syracusain, établi à Athènes, enseigna la rhétorique à Thurium, en fut chassé, revint à Athènes, et seconda de tous ses efforts Thrasy bule. De ses nombreux discours il n'en subsiste guère que 34, avec de courts fragments de 53 autres; ils justifient les éloges des anciens, qui regardaient Lysias comme un des plus parfaits modèles du dialecte attique.
Lysicrate, Athénien, fit élever, 355 av. J.-C, le monument connu sous le nom de Lanterne de Démosthène ou de Diogène.
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Lysimachie OU Hexamilion, V. de la Cher-
sonnèse de Thrace.
Lvsimaque, roi de Thrace, né à Pella (Macédoine), mort en 281 av. J.-C, se distingua par sa force et son courage parmi les gardes du corps d'Alexandre. Après sa mort, il gouverna la Thrace, prit part aux deux ligues contre Antigone et contribua à la victoire d'Ipsus, 301 , il s'était proclamé roi en 306. 11 s'empara de l'Asie Mineure jusqu'au milieu de la Phrygie, fonda Lysimachie sur l'Hellespont, Nicée; s'unit contre Démélrius à Ptolémée, a Séleucus, à Pyrrhus, et resta maître de la Macédoine, en 286. 'Séleucus, roi du Syrie, lui déclara la guerre ; Lysimaquc fut vaincu et tué en Phrygie,près de Cyropédion.
Lysippe, né à Sicyone, florissait pendant le règne d'Alexandre. Il étudia surtout la nature,
et se proposa de reproduire la beauté humaine en l'idéalisant. Aucune de ses 1,500 statues n'est venue jusqu'à nous; mais des copies, des médailles nous permettent de juger de son talent.
Lysis, philosophe grec de Tarente, disciple de Pythagore , est considéré comme l'auteur des Vers dorés,
Lystra, v. de Lycaonie, où saint Paul fut lapidé. Patrie de saint Timoihée. Auj. Latik.
Lyttieton (George, lord), né a Hagley (Worcesier), 1709-1773, se distingua parmi les plus ardents adversaires de Walpole, devint lord de la trésorerie, en 1744, et pendant quelque temps chancelier de l'Echiquier. Il a écrit des poésies, des Lettres persanes, une dissertation sur la Conversion de saint Paul, des Dialogues des morts, et surtout une Histoire de Henri II.
Haad, v. de Hongrie, à 10 kil. O. de Tokay ; 6,000 hab.
Jlaanen (CORNELIS-FÉLIX van) , né à La
Hâve en 1769, fut ministre de la justice sous Louis Bonaparte, sous Guillaume I"; seconda activement sa politique contre la nationalité belge, et mourut en 1843.
Haas, nom de la Meuse en allemand.
Haas (Arnoult van Aart), peintre et graveur hollandais au xvne siècle, né à Gouda, élève de Téniers.
Haas (Niklaas), peintre hollandais , né à Dort, 1632-1693, élève de Rembrandt.
Haas (Dirk), peintre hollandais, né à Harlem, 1656-1700.
Maasiuis, v. de la Hollande mér., sur un bras de la Meuse, à 15 kil. O. de Rotterdam; 4,500 hab.
Hab, reine des fées et femme d'Obéron.
MabiUon (Jea>-), né en 1632, à Saint-Pierre- Mont, près de Reims, bénédictin de Saint-Germain-des-Prés. publia les Acta Sanctorum ordinis S. Benedicti (1668-1701, 9 vol. in-fol.). En même temps il fut chargé d'excursions bibliographiques dans les Flandres, 1671, en Lorraine, 1680. en Suisse et en Allemagne, 1682, enfin en Italie, 1685-1686. Il composa le de Re diplomatica, 16S1 ; Musœum italicum, 1687-1689 ; Traité des études monastiques ; Epistola de Cultu Sanctorum ignotorum ; etc. Il travaillait aux Annales de V ordre de Saint-Benoît, quand il mourut en 1707. On a publié, en 1846, la Correspondance inédite de MabiUon et de Montfaucon sur l'Italie.
Hablin ( GlOVANNI- BAPTISTA-CARLO-MAR1A-
Pacifico Habeilini ou), né à Savigliano (Piémont), 1774-1834, prêtre en 1797, vint s'établir à Paris, et a surtout contribué à remettre l'étude du grec en honneur dans l'Université.
Mabiy (Gabriel Bonnot de), né à Grenoble, 1709 -1785 , était frère utérin de Condillac. Brouillé avec son oncle, le cardinal de Tencin, il composa une foule d'ouvrages où une admiration aveugle pour l'antiquité lui a fait commettre plus d'une erreur. On peut citer de lui : Parallèle des Romains et des Français; Droit public de l'Europe depuis la paix de Westphalie ; Observations sur les Grecs; sur les Romains; sur V Histoire de France; Entretiens de Phocion ; et de la Législation, etc.
Mac-Adam (John Loudon), ingénieur, né à Kirkcudbright (Ecosse), 1756-1836, a inventé un système de routes qui porte son nom.
Hacaire ( Saint ) d'Egypte ou l'Ancien, né vers 300 après J.-C. se retira à 30 ans dans le désert de Libye, où il mourut en 390. Fête, le 15 janvier. On lui a attribué 50 Homélies et 7 Opuscules ascétiques.
Hacaire (Saint) d'Alexandrie ou le Jeune, vécut dans le désert de Nitria, et mourut en 394 ou en 404. Fête, le 2 janvier.
Hacaire (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 15 kil. O. de la Réole (Gironde), sur la rive dr. de la Garonne. Tonnellerie, vins; 2,023 hab.
Hacaire (Saint-), comm. du cant. de Montfaucon, arr. de Cholet (Maine-et-Loire) ; 2,181 h.
Hacao, en chinois Ngao-men, v. de Chine, située dans une presqu'île à l'extrémité S.-E. de l'île de Hiang-Chan, dans la baie de Canton. La population est de 60,000 individus, dont 50 à 55,000 Chinois et 5 à 6,000 Portugais. — Occupée définitivement par ces derniers, en 1563, Macao est un port franc depuis 1845.
Hacapa, v. du Brésil, port de plus en plus important, sur le grand bras de l'Amazone.
Hacarel (Louis-Antoine), né à Orléans, 1790- 1851, professeur de droit administratif, conseiller d'Etat, a écrit : Eléments de jurisprudence administrative ; des Tribunaux administratifs ; Cours de droit administratif; Recueil des arrêts du Conseil, etc.
Hacartney (George, comte de), né à Lissanoure (Irlande), 1737-1806, diplomate, gouverneur de quelques-unes des Antilles, chef de la présidence de Madras (1781-1785). Le gouvernement anglais l'envoya en Chine, 1793-94, négocier un traité de commerce ; après avoir gouverné la colonie du Cap, il mourut dans la retraite. On a de lui : Journal de V ambassade en Chine.
Hacassar OU Hangkassar, V. de l'île Célè-
bes, qui donne son nom à un gouvernement hollandais, à un royaume indigène et à un détroit. La ville se compose de Ylaardingen, bâtie en 1708, et du fort Rotterdam ; 17,000 hab. — Le gouvernement, dont elle est le ch.-l., comprend toutes les possessions hollandaises de Célèbes. — Le rovaume de Goak ou de Macassar. au S.- O. de Célèbes, est vassal de la Hollande. — Le détroit de Macassar, à l'O. de Célèbes, sépare celle-ci de Bornéo.
Hacaulay (THOMAS Babington, lord), né
à Rothley-Temple (Leicester), 1800-1859, se fit connaître par d'intéressants articles insérés dans la Revue d'Edimbourg. Porté au parlement
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par les whigs, 1830, il alla siéger au conseil suprême de Calcutta d'où il devait rapporter deux Etudes sur Clive et Warren Hastings. A son retour, 1837, il prit part aux luttes parlementaires; puis consacra ses loisirs à composer une Histoire d'Angleterre depuis l'avènement de Jacques II ; il entra à la Chambre des Lords, en 1857. — On a encore de lui : Essais, et Chants populaires de l'ancienne Rome.
Macaulay - Graham ( CATHERINE Cambridge), née dans le comté de Kent, 1733-1791, épousa le médecin Macaulay, 1760, puis un jeune homme du nom de Graham. — On a d'elle : Histoire d'Angleterre depuis Vavènement de Jacques I" (jusqu'en 1714) ; Histoire d'Angleterre depuis la révolution (jusqu'à 1742); etc.
Macbeth, thane de Glammis, tua le roi d'Ecosse Duncan 1er, 1040, et régna à sa place. Dix-sept ans après, il fut renversé et tué par Malcolm, fils de Duncan, qui lui succéda, 1057.
Mac Carthy (Nicolas de), né à Dublin, 1769- 1833, eut, pendant la Restauration, une grande réputation, grâce à ses sermons, qu'il improvisa souvent, et n'écrivit jamais.
Mac Carthy (Jacqdes), géographe français, né à Cork, 1785-1835, a laissé : Choix de voyages modernes, 1822 ; Dictionnaire de géographie, 1844, 2 vol. in-8° (3e édition) ; Traité de géographie, 1833, etc.
Maccabée OU Machabée, de machkab,
marteau (Mattathias), Juif de Modin, commença l'insurrection de la Judée, quand Antiochus Epiphane voulut lui imposer la religion hellénique, 167 av. J.-C. — Il est la tige des Asmonéens; il avait 5 fils : Judas, Jonathas, Simon, Jean et Eléazar.
Maccabée (Judas) lui succéda ; vainqueur à Emmaus, 165, et à Hébron, 164, il reprit Jérusalem, 163. Judas périt accablé par le nombre, 160, dans une nouvelle guerre contre Démétrius Soler.
Maccabée (Jonathas), frère du précédent, reconnu grand prêtre des Juifs par Alexandre Bala, fut assassiné en 144.
Maccabée (Simon), frère du précédent, reconnu grand prêtre par Démétrius Nicator, repoussa Antiochus VII et fut assassiné par son gendre Ptolémée, gouverneur de Jéricho, 135 av.
Maccabées (Les Sept). On désigne ainsi sept frères, fils d'Eléazar, qu' Antiochus Epiphane fit périr, avec leur mère, Salmonée, 168 av. J.-C.
Maccabées (Livres des). L'Eglise romaine n'en admet que deux comme canoniques; le 1« contient l'histoire des Juifs de 174 à \ôo av. J.-C. ; le 2e donne le martyre des Sept Maccabées, etc. L'un et l'autre sont en grec.
Maccbietti OU Maglietti (GlROLAMO), peintre, né à Florence, de 1535 à 4541, vivait encore
Macciesfield, v. du Cheshire (Angleterre), sur le Rolin, à 54 kil. N.-E. de Chester. Métiers à tisser la soie, filatures de coton et chapelleries ; 36,000 hab.
Mac-Cuiioch (John), né à Guernesey, 1773- 1835, a laissé de beaux travaux sur la géologie de l'Ecosse : Description des lies occidentales d'Ecosse ; Classification géologique des roches ; les Hautes terres el les îles occidentales d'Ecosse ; Système de géologie, etc.
Mac-Cuiiocb (John-Bamsay), né à Wigton (Ecosse), 1749-1868, rédacteur de la Revue d'Edimbourg, professeur à l'université de Londres, associé de l'Institut de France, a écrit : Dictionnaires de commerce et de géographie ; Principes d'économie politique, 1825 ; Statistique de l'Empire britannique ; etc.
Macdonald ( ETIENNE-JaC0 UES-J0SEPH-ALE-
xandre), né à Sancerre (Cher), 1765-1840, d'une noble famille écossaise. Sous-lieutenant, 1784, il
devint général de brigade en 1795, et de division, 1796, dans l'armée du Rhin. 11 se distingua à Otricoli, 1798, à Naples, et lutta trois jours contre Souwarof, à la Trébie, 1799. Partisan de Bonaparte au 18 brumaire, son amitié pour Moreau lui attira, 1804, une disgrâce de cinq ans. Il conquit, à Wagram, le bâton de maréchal et le titre de duc de Tarente, 1809. Après avoir remplacé Augereau en Espagne, 1810-1811, il prit part aux campagnes de Russie, de Saxe, de France. En 1815, il fut chargé de licencier l'armée de la Loire; pair de France, il devint, en 1816, grand chancelier de la Légion d'honneur. Démissionnaire en 4831, il mourut en 4840,
Macedo (François de), né à Coimbre, 1596- 1681, jésuite, puis cordelier, soutint à Rome, puis à Venise, des thèses de omni re scibili; il a composé, sous le prénom de François de Saint- Augustin, beaucoup de discours, 150,000 vers; Propugnaculum lusitano-gallicum, 1647, apologie des maisons de Bourbon et de Bragance, etc.
Macédoine. On a entendu par ce nom : I, un Etat de l'Europe ancienne, situé au N.-E. de la Grèce, borné au N. par les monts Scardus et Orbelus, à l'O. par le mont Pindus, au S. par les monts Cambuniens et Olympe et par la mer Egée, et à l'E. par le fleuve Strymon. Au S.-E, elle était terminée par la péninsule de Chalcidique. Elle renfermait : 1° l'Emathie, qui possédait la capitale Edesse ou JEges, que remplaça Pella; 2<> au N., la Péonie ou Pélagonie; 3° à l'E., la Mydonie, à laquelle on rattachait l'Amphaxitide, l'Anthémonte et une portion de la Bisaltie et de la Crestonie; 4<> au S.-O., la Lyncestide, l'Eordée, l'Orestide, la Piérie, etc. ; 5<> au S.-E., la Chalcidique. — II. Au iv« siècle de l'ère chrétienne, un diocèse de l'empire d'Orient comprenant six provinces : 1» Macédoine propre, cheflieu, Thessalonique; 2o et 3° la nouvelle et l'ancienne Epire ; 4<> la Thessalie ; 5» l'Achaïc : 6o la Crète.
Macédoine. Histoire. Selon les traditions grecques la Macédoine devrait son nom aux Macednes, tribu pélasgique qui s'établit dans l'Emathie, au xrve siècle av. J.-C. Le véritable fondateur du royaume serait pourtant l'Héraclide Caranus, venu d'Argos, qui lui donna Edesse pour capitale, 799. Agrandie sous les successeurs de ce prince, la Macédoine commença à jouer un rôle, sous Alexandre 1er, pendant la guerre médique ; elle fut puissante avec Philippe II, qui prépara la ruine de l'empire des Perses, accomplie par Alexandre III, le Grand (336-323). La mort de ce dernier la livra, pour cinquante années (323-273), à des usurpations sans nombre jusqu'au jour où Antigone Gonatas ; resta maître du trône, 273.