‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 358 sur 657 · M/ES · texte numérisé non relu

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Madère, Madeira (bois), île de l'océan Atlantique, aux Portugais, à 700 kil. de la côte 0. de l'Afrique, au N. des Canaries. Le pic Ruivo (1800 mètres) est un ancien cratère. Le climat est doux; Madère possède une foule d'arbres fruitiers, cultive la canne à sucre et a des vignobles renommés. Elle a 815 kil. carr. et 130.000 hab. La capitale est Funchal. Découverte en 1419 par Gonzalès Zarco et Tristan van Texeïra, elle forme, avec Porto-Santo et quelques îlots, le groupe qui porte le nom de Madère.

niaderno (Charles), architecte, né près de Côme, à Bissone, 1556-1629, était neveu de Dominique Fontana, qui l'appela à Rome. Parmi ses œuvres, qui sont nombreuses, on cite l'achèvement de Saint-Pierre, la coupole de Santa- Andrea-della-Valle, le palais de Castel-Gandolfo, les palais Mattei et Barberini, etc.

Madfuneh, ville d'Egypte. V. Abydos.

Madianites II y eut deux peuples de ce nom, également de race arabe : 1° une tribu au S.-O. de la mer Morte, issue de Madian, fils d'Abraham, e.t de Céthura ; 2° une tribu fixée dans le pays de Madian, dans la péninsule du Sinaï, et à l'O. du golfe Elanitique.

Madison (James), né près du Port-Royal (Virginie), 1751-1836. Il contribua beaucoup à l'établissement de la constitution fédérale, 1784- 1788; fut secrétaire d'Etal pour les affaires étrangères, 1801-1809, puis élu président, 1809-1812, et 1813-1817; il eut à soutenir contre les Anglais une guerre dans laquelle Washington tomba au pouvoir de l'ennemi, 1814; la paix de Gand, 1814, termina les hostilités.

Madison, capit. du Wisconsin (Etats-Unis). — Ville dTndiana (Etats-Unis), sur l'Ohio; 10,000 h.

Madjicosimah, archipel du Grand Océan (Asie), dépendance des îles Lieou-Khieou, au S.-O.

Madoura ou Madura, île de la Malaisie (archipel de la Sonde), à l'E. de Java. La Hollande en a laissé l'administration à des chefs indigènes qui dépendent de la résidence de Sourabàya.

madoura ou Dladouré, v. de la présidence et au S.-O. de Madras (Hindoustan); elle renferme des monuments de l'architecture indoue; 15,000 hab.

Madox (Thomas), historiographe anglais, mort vers 1735, a laissé : Formulave anglicanum, collection d'anciennes chartes; Histoire^et antiquités de l'Echiquier des rois d'Angleterre; Firma Burgi, essai sur les cités d'Angleterre ; Baronia anglica.

Madoz (Pascual), né à Pampelune, 1806, docteur en droit, se retira en France et vécut à Tours. Rentré en Espagne, il dirigea à Barcelone la rédaction d'un Dictionnaire géographique universel, 10 vol. in-8°, édita la Coleccion de causas célèbres, 20 vol. in-8°, et dirigea aussi le Catalan, journal d'opposition. Député de Lérida, 1836, il fut l'un des chefs insurgés de la Catalogne contre Espartero. En 1854, il rendit les plus grands services pour rétablir l'ordre à Barcelone, se mit à la tête du parti progressiste, et fut président des Cortès. Ministre des finances , 1855, il proposa et fit voter la loi de desamortisacion, qui décrétait la vente des biens du clergé. Il redevint le chef d'une des fractions du parti progressisle. A la révolution de 1869, il fut gouverneur civil de la province de Madrid, puis fut l'un des plus ardents adversaires de Serrano et du ministère des finances. Figuerola. Son principal ouvrage est le Diccionario geografico, estatistico y historico de Espana, Madrid, 1848-1860, 16 vol.,'in-4<>.

Madras, ch.-l. de la présidence de son nom (Hindoustan), sur la côte de Coromandel, à 1,630 kil. S.-O. de Calcutta. Pop., 400,000 hab. L'air est sain, en dépit d'une température éte-

vée. N'ayant qu'une rade ouverte et dangereuse, Madras borne ses opérations à l'exportation de coton, indigo, cuirs, etc.

Madras (Présidence de). Bornée au N.-O. par la présidence de Bombay, au N. par celle de Calcutta, à l'E. par le golfe dé Bengale et le détruit de Palk, au S. par le golfe de Manaar et l'océan Indien, et à l'O. par la mer d'Oman ; elle comprend les anciennes provinces de Karnatic, Koïmbatour, Maïssour, Malabar, Kanara, Balaghat, Circars du Nord ; et les Etats vassaux de Maïssour, Travancore, Cochin, etc.

Madrazo y Agudo (Joseph de), peintre espagnol, né à Santander, 1781-1859, élève de David, à Paris, devint directeur du Musée royal, à Madiid.

Madré (Sierra), chaîne de montagnes du Mexique, unit la sierra de los Mimbres au plateau d'Anahuac.

Madré. de-Dios ^Archipel), sur la côte S.-O. du Chili, du détroit de Magellan au 53<> lat. S.

Madré (Laguna), lagune sur la côte du golfe du Mexique, dans le Mexique. Elle communique au N.-E. avec la mer par quelques passes étroites. Elle est longue de 133 kil. et large de 30.

Madrid, en arabe, Majerit (maison du bon air), capit. de l'Espagne, par 40°24'30" lat. N. et par.6o0'54" long. O., dans une plaine, sur la rive gauche du Manzanarès, à 1,305 kil. S.-O. de Paris ; la popul. est de 397,000 hab. — Siège du gouvernement, Madrid est aussi le chef-lieu de la province de son nom, et de la Nouvelle-Castille. Elle possède un évêché, de nombreux établissements d'instruction, parmi lesquels est une université transférée d'Alcala de Hénarès, des musées, etc. On y remarque le palais du roi et celui de Buen Retiro, la promenade du Prado, les rues d'Alcala, de Tolède, d'Atocha, les places Mayor, du Palais-Royal, etc. — Cette ville, connue dès la domination romaine, apparaît réellement dans l'histoire, sous le nom arabe de Majerit. Philippe II y transporta, en 1560. le siège de la monarchie espagnole. — Madrid est la patrie de Lope de Vega, Quevedo, Calderon, Moratin, etc. — La prov. de Madrid (Nouvelle- Castille) a 7,762 kil. carrés, et 594,000 hab. Les villes princ. sont : Madrid. Leganez, Getafe.

Madrid (Traité de); il fut signé entre François !" prisonnier et Charles-Quint, le 14 janv.

Madrid (José-Fernandez de), né à Carthagena de Indias, 1789-1830, devint président de Ta république de la Nouvelle-Grenade, en 1816, fut pris par Morillo, s'échappa en 1825, et fut chargé d'importantes missions par Bolivar. On lui doit une bonne traduction en vers des Trois règnes de la nature de Delille; des pièces de théâtre, comme Atala et Guatimo, tragédies Madridejos, v. de la prov. et à 66 kil. S.-E. de Tolède (Espagne); 5,800 hab.

Msecianus (Lucius Volusius), jurisconsulte romain, maître de Marc-Aurèle et conseiller d'Antonin, mort en 175.

Mœiar, lac de Suède, dans la province et au N.-O. de Stockholm, communiquant par deux cours d'eau avec la Baltique; il a une superficie de 1,168 kil. carrés, et renferme 1,260 îlots.

Diaei-Carhaix, ch.-l. de canton, arr. et à 45 kil. S.-O. de Guingamp (Côtes-du-Nord); 2*182 hab.

Maeistrom (courant qui moud), courant assez dangereux de l'Océan Atlantique, entre les îles Vœroe et Moskenœsoë (Lofoden), sur les côtes de Norvège.

Maeizel (Léonard), mécanicien, né à Ratisbonne, 1776-1855, a construit de très curieux automates et a inventé le métronome.

Maerro-Roa , volcan des îles Sandwich, haut de 4,200 mètres.

Msesa, V. MÉSA.

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Maeseyck OU Maaseyck, V. du Limbourg (Belgique), sur la gauche de la Meuse, à 26 kil. N. de Maestricht ; 4,000 hab. Patrie des frères Van Eyck.

Maestricht OU Maastricht, Trajectum ad Mosam, ch.-l. du Limbourg hollandais, sur la rive gauche de la Meuse, à 170 kil. S.-E. d'Amsterdam. Pop., 28,500 hab. Place forte considérable. Il y a, sur la Meuse, un pont de 500 pieds qui l'unit au faubourg de Wyck sur la rive dr. La citadelle couronne la montagne Saint-Pierre, d'où l'on tire des pierres depuis quinze siècles. Verreries, poteries, armes à feu, draps, distilleries, sucre de betterave, etc. — Cette place a été prise plusieurs fois, par Vauban en 1673, par le maréchal de Saxe en 1748, et par Kléber en 1794. Gh.-l. de la Meuse-Inférieure sous la domination française, 1794-1814.

Maffei (Raphaël), dit Volaterranus, érudit, né à Volterra, 1451-1522, composa, à Rome, les Commentarii urbani.

Maffei (Jean-Pierre), jésuite, né à Bergame, 1536-1603, a écrit en latin, Vie d'Ignace de Loyola, et Histoire des Indes.

Maffei (Paul-Alexandre), antiquaire, né à Volterra, 1653-1716.

Maffei (Scipion, marquis de), né à Vérone, 1676^1755. Il donna, en 1713, une tragédie de Mérope, qui a commencé la régénération du théâtre italien. Il publia, en 1727, Istoria diplomatica, in-4°, livre qui contribua aux progrès de la diplomatique. Ses Œuvres complètes, 1790, 18 vol. in-8», contiennent encore : Verona illustrata; Histoire théologique de la question de la grâce, 1742, Musœum Veronense, 1749. etc.

Maffeo-Tegio, né à Lodi , 1406-1458, est connu surtout par nn Supplementum libri duodecimi Mneidos.

Mafra, v. de l'Estrémadure (Portugal), à 25 kil. N.-O. de Lisbonne. Couvent, château royal, bâti par Jean V.

Mafumo, fleuve de la côte E. de l'Afrique, sépare la Cafrerie du pays de Sofala. Cours de

Magadoxo OU Magadchou, V. de la CÔte

orientale d'Afrique, sur la mer des Indes. On y fabrique, avec le coton de l'Inde, beaucoup d'étoffes pour les Somaulis.

Magdala, forteresse de l'Abyssinie, au milieu des montagnes, à 550 kil/ du littoral, où l'empereur Théodoros s'est tué, 1868, au moment d'être forcé par l'armée de sir Napier.

Magdalena, fl. de la Colombie, naît au plateau d'Almaguer, coule du S. au N., devient navigable à Honda, et se jette dans la mer des Antilles, au-dessous de Santa-Marta, par plusieurs embouchures; sur la principale est le port de Barranquilla. Court de 1,320 kil. — Elle reçoit, à droite, le Bogota, et, à gauche, le Cauca. — On a donné le nom de Magdalena à un Etat de la Confédération Grenadine, situé à l'embouchure du fleuve. Ch.-l. Santa-Marta; 85,000 hab.

Magdalena (La), petit port de l'Etat et au S.-E. de Buenos-Ayres (Confédération Argentine), sur la rive droite de la Plata.

Magdebourg, ch.-l. de la province de Saxe (Prusse), à 112 kil. S.-O. de Berlin, sur la rive gauche de l'Elbe, grande place forte; la citadelle s'élève dans une île du fleuve. Construction de machines , fabrication de produits chimiques, de chicorée , de sucre de betterave, de tabac, de cigares , d'eau-de-vie de betterave et de pomme de terre. Le commerce est favorisé par l'Elbe, et par les chemins de fer ; c'est l'entrepôt de l'Allemagne du Nord ; 97,000 hab. ; et, avec Neust.-Magdebourg, Buckau, 137,000. — Ancienne place des Saxons, Magdebourg doit son agrandissement à Otton le Grand, qui y fit établir, 967, un archevêché. Au moyen âge, elle fut ville libre et hanséatique; elle de-

vint, en 1810, le ch.-l. du département de l'Elbe, et ne revint aux Prussiens que par le traité de Paris, 1814. Patrie d'Otto de Guericke. — On appelle Centuries de Magdebourg une Histoire ecclésiastique, composée à Magdebourg par des protestants ; elle est divisée en siècles ou centuries, et forme 13 vol. in-fol., puis 6 vol. in-4<>; elle s'arrête à 1300.

Mageddo, v. de la demi-tribu occidentale de Manassé (Palestine). Défaite de Josias par Néchao, 609 av. J.-C.

Magellan (FeRNAND de) OU Magalhaens,

né vers 1470, à Villa de Sabroza (Tras-os-Montes), mécontent du roi Emmanuel, alla offrir ses services à Charles-Quint. Parti avec cinq vaisseaux (20 septembre 1519), il découvrit le détroit qui porte son nom, 1520, traversa l'océan Pacifiqne, et, après avoir touché aux îles des Larrons, aborda à l'archipel des Philippines. Il fut tué dans un combat contre les naturels de Zébu, 27 avril 1521. Ce voyage, le premier qui ait été accompli autour du monde, fut terminé sous la conduite de Sébastien del Cano.

Magellan (Archipel de) OU de Bonin-Sima,

situé dans la Micronésie (Océanie), au N.-O. des Mari ânes.

Magellan (Détroit de), entre la Patagonie et l'archipel de la Terre-de-Feu ; il unit l'océan Atlantique au Grand Océan. Sinueux et d'une navigation assez difficile, il a 550 kil. de long. — Le gouvernement chilien a fondé une colonie de Magellan, sur le détroit, près du cap Froward, a Punta Arenas.

Magellan (Archipel de). V. Terre-de-Feu.

Magendie (François), médecin et physiologiste, né à Bordeaux, 1783-1855, fit partie de TAcadémie de médecine, dès l'origine, de l'Académie des sciences, en 1821, et fut professeur au Collège de France, 1831. Magendie a beaucoup expérimenté les poisons; il a laissé : Précis de physiologie, 2 vol. in-8<> ; Leçons sur les phénomènes de la vie, 4 vol. in-8° ; Leçons sur les fonctions du système nerveux, 2 vol. in-8<>; etc.

Magenta, bourg de la prov. de Pavie (Italie), à l'E. du Tessin et à 37 kil. N.-O. de Pavie. Victoire des Français sur les Autrichiens, 4 juin 1859; le général Mac-Mahon fut nommé duc de Magenta; 6,000 hab.

Mages, prêtres «chez les Mèdes et les Perses. On regarde Zoroastre comme le fondateur de leur religion.

Maghreb, le couchant, nom donné par les Arabes à la région de l'Afrique qui s'étend de la Tunisie à l'Atlantique Les habitants s'appellent Mograbins.

Magliabecchi (Antoine), né à Florence, 1633-1714, fut orfèvre avant d'être gardien de la bibliothèque de Cosme III. On a publié une grande partie de sa Correspondance.

Magloire (Saint), né dans le pays de Galles, succéda à son cousin, saint Samson, comme évêque et abbé de Dol, 565. Il mourut à Jersev en 575. Fête, le 24 octobre.

Magnac-Lavai, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N.-E. de Bellac (Haute-Vienne), sur la Bram ; 4,019 hab.

Magnan (Dominiqce), né à Reillane, près de Forcalquier, 1731-1796, composa : la Ville de Rome, 4 vol. in-fol. avec 425 gravures; Dictionnaire géographique de la France; etc.

Magnan (Bernard-Pierre), né à Paris, 1791- 1865, s'engagea en 1809, se distingua en Espagne, dans la campagne de France, a Waterloo; et, comme colonel, se signala à la bataille de Staouëli, en Algérie, 1830. Mis en disponibilité pour avoir ouvert des pourparlers avec les insurgés de Lyon, il servit le roi des Belges de 1832 a 1839. et rentra en France, en qualité de maréchal de camp. Il se trouva mêlé aux débats de l'affaire de Boulogne, et fut nommé lieutenant

MAG

MAH

général en 1845. Il fit partie de l'Assemblée législative , et devint commandant en chef de l'armée de Paris, 15 juillet 1851. Dévoué dès lors à la politique du Président, il fut l'un de ceux qui préparèrent et accomplirent le coup d'Etat du 2 décembre, et fut récompensé par le bâton de maréchal de France. Sénateur, grand veneur en 1854, commandant de l'armée de Paris, 1859, il fut nommé par l'empereur grand maître du Grand-Orient de France, 1862.

Hagnano, village sur la rive droite de l'Adige, au S. de Vérone (Italie).

nagnasco (Alessandro), peintre italien, né à Gênes, 1681-1747, excella surtout dans les bambochades.

Magne, péninsule de Morée. V. Maïna.

IHagnence (FLAVIUS PûPILIUS MAGNENTIUS),

Franc d'origine, commandait sous Constant les Joviens et les Herculiens. Proclamé empereur à Autun. 350, il fit tuer Constant, défit devant Rome Népotien; mais fut battu car Constance à Mursa, en 351, puis au mont Seleucus, près de Gap, 353 ; il se tua à Lyon.

Magnésie de Thessalie, donnait son nom à une province et à une presqu'île située à l'E. du golfe Pagasétique.

Magnésie du Sipyle, colonie de la précédente, au N. du mont Sipyle et près de l'Hermus (Lydie). Scipion l'Asiatique y battit Antiochus lit le Grand, en 490 av. J.-C. Auj. Manika.

Magnésie du Méandre, colonie de Magnésie de Thessalie, au S.-O. d'Ephèse, non loin du Méandre (Lydie). Aujourd'hui Ghuzel-Hlssar.

MagiM-ie-Oésert, comm. du canton.de La Ferté-Macé, arr. de Domfront (Orne) ; 2,251 hab.

Magnin (Charles), né à Paris, 1793-1862, fut trente ans conservateur à la Bibliothèque nationale. Ses articles d'érudition ont été en partie réunis sous le titre de Mélanges et causeries, 1842, 2 vol. in-8°. Il a traduit en français les comédies de Hrosvita; et publié Y Histoire des marionnettes en Europe depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, 1854, in-8°. Il était membre de l'Académie des Inscriptions depuis 1838.

Magnoi (Pierre), né à Montpellier, 1638-1715, médecin du roi en 1663, a écrit . Botanicum Monspeliense; Pradromus historiée generaUsplantarum; etc. Il a donné son nom au magnolia.

Magnopolis, anc. ville du Pont (Asie Mineure), au confluent de l'Iris et du Lycus, fondée par Mithridate qui l'avait nommée Eupàtoria.

Magnum promontorium. Y. RûCA (cap).

Hagnns Ier, dit Ladulas, roi de Suède, 1276- 1298, détrôna son frère Waldemar, et s'appela roi des Suédois et des Goths. Il s'appuya sur le clergé et les paysans ; il établit une milice privilégiée et entretint une sécurité qui valut à Magnus le surnom de Ladulas (serrure des granges).

Magnus il, dit Smek (Le Leurré), petit-fils du précédent, roi de Norvège en 1319, et de Suède en 1321, était né en 1316. Il se déshonora en abandonnant aux Danois la Scanie, fut attaqué par les nobles, qui prirent pour chef Haquin de Norvège, 1361, puis Albert de Mecklembourg, 1363; il resta en prison jusqu'en 1371 et périt dans un naufrage. 1374.

Magnus (JEAiN), prélat suédois, né à Linkôping, 1488-4544, archevêque d'Upsal, 1522, ne put empêcher Gustave Wasa d'établir le luthéranisme. On a de lui : Historia Gothorum Suevorumque, etc.

Magnus (Olaûs)) frère du précédent, mort à Rome, 1568, a écrit : Tabula terrarum septentrionalium, 1539, de Gentvbus septentricnalibus, 1555.

Magnus I" le Bon, fils d'Olaûs le Saint, roi de Norvège, 1035, et de Danemark, 1042, mourut en 1047.

Magnus il, roi de Norvège, 1066-^1069, succéda à son père Harald III.

Magnus in aux Jambes nues, roi de Norvège, 1087, conquit pour son fils Sigurd \eroyaume des Iles (Hébrides, Orcades, etc.), et fut tué dans une expédition en Irlande, 1103.

Magnus rv, roi de Norvège, 1130-1139.

Magnus V, roi de Norvège, 1142-43.

Magnus VI, roi de Norvège, 1162-1184, petitfils de Sigurd I" par sa mère, eut pour rival Sverrer, qui le battit à Drontheim, 1179, puis dans un combat naval, où Magnus VI se noya.

Magnus VII le Législateur, roi de Norvège. 1262-1^80, céda à l'Ecosse les Hébrides» 1266, fut battu par les Danois à Skarcer, 1278, et rendit de nouveau la couronne héréditaire.

Magnus vin, roi de Norvège. V. Magsus II, roi de Suède.

Magny-en-Vexîn, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. N. de Mantes (Seine-et-Oise), sur l'Aubette; 2,006 hab.

Magny-les.Hameaux, village du cant. de

Chevreuse, arr. de Rambouillet (Seine-et-Oise), à l'O. de Versailles, où sont les ruines de l'abbaye de Port-Royal.

Magon, nom de plusieurs amiraux et généraux carthaginois. Le plus ancien aurait conquis les Baléares et fondé Port-Mahon (Portus Magonis), 702 av. J.-C. Deux autres combattirent en Sicile, le premier contre Denis le Tyran, qui fut vaincu, en 397, et vainqueur en deux rencontres (392 et 383), et le second contre Timoléon (344), qui réduisit l'ennemi à une fuite honteuse.

Magon, jeune frère d'Annibal, combattit, avec Asdrubal, son autre frère, les Scipions, pendant 10 ans, en Espagne; débarqua en Ligurie, 204, fut battu par Quintilius Varus dans un combat où il reçut une blessure mortelle, 203.

Magon, auteur carthaginois d'un Traité d'agriculture en 28 livres. Il ne reste de cet ouvrage que les citations faites parles agronomes latins.

Magon de Clos-Doré (CHARLES-RENÉ), né à

Paris, 1763-1805, combattit dans les mers de l'Orient (1796), à Saint-Domingue, devint contreamiral, 1802, et fut tué à Trafalgar.

Magra, anc. Macra, riv. d'Italie, naît dans les Apennins, arrose la Lunegiana, passe à Pontremoli, Sardane, et se jette dans le golfe de la Spezzia. Cours de 55 kil.

Magriz, montagne de l'Atlas , en Algérie, entre Djidjelli et Sétif (1,722 met.).

Maguelonne, Magalona{ étang de 1,300 hectares, sur le littoral de la Méditerranée (Hérault). Dans l'île de Maguelonne sont les ruines d'une ancienne ville episcopale, détruite par ordre de Louis XÏII, en 1633. L'évêcné était, depuis 1536, transféré à Montpellier.

Magyars, nom indigène des Hongrois, peuple probablement, d'origine finnoise, établi depuis 894 dans l'ancienne Pannonie.

Mahaiiei^UKebir , v. de la Moyenne- Egypte, où l'on fabrique des soieries; 15,000 hab.

Mahanaddy, Méhéoéddy OU Kattak, fl.

de l'Hindoustan, traverse le Gandouana et l'Orissa, arrose Kattak, et se jette, par plusieurs bouches, dans le golfe de Bengale. Cours de 1,100 kil.

Mandia ou Africra, port de la Tunisie, à 150 kil. S.-E. de Tunis.

Mabé, v. française sur la côte de Maiabar (Hindoustan), à 450 kil. O. de Pondichéry. Le territoire a 585 hect. et 7,000 hab. — Commerce de poivre, huile, noix d'arec, etc.

Mané, une des îles Seychelles, a 80 kil. carrés. La capitale, du même nom, a 6,000 hab. — Mahé a été cédée par la France à l'Angleterre, en 1814.

Mané de la Bourdonnais (BeRTRAIS'D-FRAMçois), né à Saint-Malo, 1699-1751, entra au service de la compagnie des Indes, 1718, et, en 1734, fut nommé directeur général des îles de France et de Bourbon. Il développa la prospérité de ces

MAH

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eolonies; il équipa une escadre de 9 bâtiments, et força Madras à capituler, 1746. Dupleix, jaloux, refusa de ratifier la convention, et lui donna un successeur à l'île de France. La Bourdonnais fut retenu prisonnier à la Bastille. Après un procès «jui dura trois ans et. demi, il fut déclaré innocent, mais il mourut de chagrin quelques mois après.

Maherbai, général carthaginois, se signala au lac Trasimène, et surtout à Cannes, où il commandait la cavalerie.

Mahmoud (Aboul Caeem), dit le Ghazné-

vlde, né à Ghazna, en 967, succéda à son père Sébouctighin, en 997. Il soumit les dynasties soulevées contre le khalife de Bagdad, puis l'Inde jusqu'au Ganse, en 14 expéditions entreprises de 1001 à 1028. Mahmoud éleva la grande mosquée de Ghazna, 1017. Firdousi vécut à sa cour. Il mourut en 1030.

Mahmoud i, sultan des Turks ottomans, fils de Mustapha II, né en 1696, remplaça, en 1730, son oncle Achmet III. Il conclut, en 1735, un traité avec la Perse; et, en 1739, la paix de Belgrade, avec la Russie et l'Autriche. Il mourut en 1754.

Mahmoud il, sultan des Turks ottomans, fils d'Abdul-Hamid et, dit-on. d'une française, né en 1785, remplaça, en 1808. son frère, Mustapha IV. Après avoir cédé la Bessarabie à la Russie, par la paix de Bukharest, 1812, il soumit la Serbie, 1814, détruisit la puissance d'Ali, pacha d'Albanie, 1820-1822 ; mais ne put réprimer, même avec l'assistance d'Ibrahim, fils de Méhémet-Ali, la révolte de la Grèce (1824-29); par le traité d'Andrinople. il céda les bouches du Danube et le protectorat des trois principautés danubiennes à la Russie, 1829. Mahmoud, vaincu par Méhémet-Ali. lui livra aussi Adana et la Syrie, 1833, par le traité de Kutayé, et mourut, en 1839, au début d'une seconde lutte contre son vassal — A l'intérieur, il avait exterminé l&s janissaires, 1826, et introduit violemment les institutions et les usages de l'Europe.

Mahmoudieh, canal de la Basse-Egypte, long de 8l) kil., entre Alexandrie et Atfeh, sur la branche de Rosette du Nil.

Mahomet, en arabe Mohammed (louable), fondateur de l'islamisme, né à la Mecque, vers 571, appartenait à la noble tribu des Koréyschites. Orphelin à 5 ans, il fut élevé par son aïeul Abd-al-Mottaleb, puis par soi» oncle Abou-Taleb; il épousa, en 596, une riche veuve du nom de Khadidia. Renonçant alors à une vie active, il passa 15 années à méditer la réforme de ses concitoyens; il s'inspirait des traditions judaïques et chrétiennes pour fonder une nouvelle religion qui prit le nom d'Islamisme. L'aristocratie obligea d'abord la plupart des disciples àrfuir en Abyssime, puis résolut de tuer le novateur. Mahomet averti se réfugia à Yatreb ; de cette fuite ou hégire (septembre 622) date l'ère musulmane; Yatreb prit dès lors le nom de Medinet-al-Nabi (ville du prophète). Mahomet commença la guerre; vainqueur dans la vallée de Beder, 623, vaincu sur le mont Ohud, 624, il résista, dans la guerre du Fosse, à 10.000 Juifs ou idolâtres qui assiégeaient Médine, 626; il vainquit, non sans peine, les Juifs de Khaïbar. et en 629 fit à la Mecque un pèlerinage célèbre. Il s'empara, l'année suivante, de cette ville, où il abattit les 3C0 idoles de la Kaaba pour leur substituer le culte du Dieu unique. Les autres tribus arabes ne tardèrent pas à faire leur soumission a l'islamisme La mort le surprit à Médine, en 632. Il a laissé dans le Koran l'exposé de sa doctrine.

Mahomet i«, sultan des Turks ottomans, né en 1387, était le plus jeune des 4 fils de Bajazet I". Reconnu sultan à Amasia après la défaite de son père à Angora, 1402, il redevint seul maître

de l'empire ottoman (1413-1421). Vaincu, en Europe, par les Vénitiens, il fut l'allié de l'empire grec et mourut en 1421.

Mahomet il, dit le Conquérant, sultan des Turks ottomans, né en 1430, succéda à Amurat II, son père, en 1451. Il doit surtout sa gloire à la prise de Constantinople, 29 mai 1453. Repoussé de Belgrade par Hunyade, 1456, battu en Albanie par Scanderbeg, 1461, il se dédommagea par la ruine facile de l'empire de Trébizonde, 1461, par la prise de Médelin, 1463, par l'invasion de la Valachie et de la Bosnie, 1463, par la soumission de Négrepont, etc. Son règne se termina par une défaite devant Rhodes, 1480, et par une victoire en Italie, où une armée turque saccageait Otrante. Il mourut en 1484. Mahomet II s'est souillé par d'odieuses cruautés; mais il accorda aux Grecs de Constantinople le libre exercice de leur culte.

Mahomet ni, sultan des Turks ottomans, né en 1566, succéda à son père Amurat III en 1595; il fil étrangler ses 19 frères, combattit l'Autriche et mourut en 1603.

Mahomet iv, sultan des Turks ottomans, né en 1642, succéda en 1649 à son père Ibrahim. L'empire fut livré à l'anarchie, mais les Koprili lui rendirent son prestige. Kara-Mustapha, battu devant Vienne par Sobieski, 1683, fut mis à mort. A la suite de la prise du Péloponnèse par Venise, 1685, et de Bude par les Impériaux, 1686, Mahomet IV fut déposé, 1687. Il mourut en prison, 1691.

Mahométisme. V. MAHOMET, ISLAMISME, Ko-

ran, Sunnites, Schiites, etc.

Mahon OU Port-Mahon, Portus Magonis,

capitale de l'île Minorque (Baléares) et siège d'un évêché, sur la côte E. Pop., 14,000 hab. En 1756 le duc de Richelieu l'emporta d'assaut; en 1782, le duc de Crillon la reprit aux Anglais pour les Espagnols.

Mahouna, l'une des parties du Moyen Atlas, près de Guelma (Algérie).

Mahrattes, grands guerriers, peuple du Dekkan (Hindoustan); retranchés dans les monts Vindhya et les Ghattes occidentales, ils défendirent contre Aurengzeb le brahmanisme menacé. Au xvme s., ils possédaient la péninsule depuis Agrah jusqu'au cap Comorin. Leur décadence commença, en 1750, par la division de leur empire en royaume de Nagpour à l'E., et royaume de Pounah à l'O. ; le chef de Pounah, ou peschwa, battu à Pannipot, 1761, par le shah de Kaboul, se reconnut, en 1803, vassal de la Compagnie des Indes. En 1818. le peschwa fut dépossédé, et les Etats mahrattes de Nagpour, du Holcar, du Sïndiah, etc., ont été réduits à la condition de tributaires.

Mai (Angelo), né à Schilpario près de Bergame, 1782-1854, jésuite, découvrit, en examinant les palimpsestes, une foule d'ouvrages anciens, en tout ou en partie inédits; bibliothécaire à la Vaticane, 1819, il y poursuivit ses travaux, qui lui valurent le cardinalat, 1838, et le titre d'associé de l'Institut de France. Il a publié deux Collections d'auteurs anciens : Spicilegium romanum; Patrum nova Bibliotheca, etc.

Mai, Maïus, 3e mois du calendrier romain, 5e du calendrier grégorien. Son nom vient de Maïa, mère de Mercure, ou plutôt, de ce que, chez les anciens Romains, il était consacré aux anciens, aux vieillards (majores).

Maïa, l'une des Pléiades, fille d'Atlas et de Pléioné, l'aînée des Pléiades, eut de Jupiter, Mercure.

Maîche, ch.-l. de cant., air. et à 37 kil. S de Montbéliard (Doubs); 1,501 hab.

Maidstone, ville du comté de Kent (Angleterre), sur la Medway, à 45 kil. S.-E. de Londres. Fabriques de papier; commerce de houblon ; 26.000 hab.

MAI

MAI

Mnïeui ou Mayeui (Saint)» né vers 906 à Avignon, abbé de Cluny en 961, mourut en 994. Fête, le 44 mai.

maignan (Emmanuel), né à Toulouse, 4601- 4676, de l'ordre des Minimes, professa les mathématiques à Rome. On a de lui : Perspeciiva horaria; Cursus philosophicus ; de Usu licito pecuniœ.

Uai-nelais (ANTOINETTE de), 4420-4474 (?),

fille d'un capitaine picard, supplanta sa cousine, Agnès Sorel, dans la faveur de Charles VII, puis devint la maîtresse du duc de Bretagne, François II. L'un de ses fils, François, est devenu la tige des barons d'Avaugour.

Maigneiay, ch.-l. de cant., arr. et à 25 ls.il. N.-E. de Glermont (Oise); 780 hab.

Mailath (Jean-Népomumene-Joseph), comte de Szeicheiy, né à Pesth, 4786-4855, a écrit, en allemand : Histoire des Magyares; Histoire de l'Empire d'Autriche; Grammaire hongroise; le Mouvement religieux en Hongrie, 2 vol. ; Histoire de la ville de Vienne.

itiaiicotta, v. du Maïssour (Hindoustan), à 26 kil. N. de Seringapatam.

Maiihe (Jean-Baptiste), 4754-4839, avocat à Toulouse, fut député à la Législative, en 4791 ; à la Convention, il fut chargé du rapport sur la mise en accusation de Louis XVL, et fut l'un des principaux accusateurs de Carrier. Il fit partie du Conseil des Cinq-Cents, fut transporté à l'île d'Oleron, après le 48 fructidor.

Mailla OU Maillac (JOSEPH-ANNE-MARIE de

Moyria), né près de Nantua, 4679-4748, jésuite, fut chargé par l'emper. Khang-hi de lever une carte générale de la Chine et de la Tartarie; et traduisit en français V Histoire générale de la Chine, 4777-4783, 42 vol. in-4o.

Maillard (Olivier), cordelier, prédicateur de Louis XI, né en Bretagne au xv« s., mourut peut-être en 4502. Ses Sermons sont d'une licence et d'un mauvais goût rares.

Maillard (Stanislas), né à Paris, vers 4745, huissier au Châtelet, arrêta de Launay, gouverneur de la Bastille, dirigea l'armée des femmes qui se porta sur Versailles (5 octobre 4789), et présida les massacres des Carmes et de l'Abbaye, sept. 4792. Attaché à la police secrète, il mourut dans la misère après 4805.

Maillard (M.-Th Datons, dite Mlle), actrice de l'Opéra. En 4793, elle représenta la déesse Baison dans les fêtes célébrées à Notre- Dame.

Maillé* anc. famille française, connue dès le xne s., originaire de Touraine. Urbain, marquis de Brézé, né vers 4597, maréchal de France en 4632, battit les Espagnols à Avein, 4635, fut viceroi de Catalogne, 4644, et mourut en 4650. Marié à une sœur de Bichelieu, il en eut Claire-Clémence, qui épousa le grand Condé, 4644, et Jean- Armand, qui fut tué dans un combat naval près d'Orbitello.

Maillebols (JëAN-Bap«STE-FrançOIS Des-

marets, marquis de), fils du contrôleur général Desmarets et petit-neA'eu de Colbert, né à Paris, 4C82-4762 II mérita le bâton de maréchal par une prompte pacification de la Corse, 4739\ Il battit les Piémontais à Bassignano, 4745, mais il éprouva, à Plaisanoe, une défaite qui chassa les Français d'Italie, 4746.

Maille-bois (YVES-MARIE Desmarets, Comte de), fils du précédent, 4715-4791, était lieutenant général quand on l'accusa d'avoir empêché d'Estrées de profiter de la victoire d'Hastembeck, 4757. En 4790, dénoncé à la Constituante pour avoir rédigé un plan de contre-révolution, il s'enfuit à Liège où il mourut, 4791.

Maiiieraye OL-a), petit port sur la gauche de la Seine (Seine-Inférieure), à 20 kil. S. d'Yvetot, près de la forêt de Brotonne.

Maillet (Benoît de), né à Saint-Mihiel, 1636-

4738, fut consul général en Egypte, 4692, consul à Livourne, etc. On a de lui : Description de l'Egypte; Idée du gouvernement ancien et nouveau de l'Egypte; Telliamed, ou Entretiens d'un philosophe indien avec un missionnaire français.

Maiiiezais, ch.-l. de canton, dans une île formée par l'Autise et la Sèvre-Niortaise, à 45 kil. S.-E. de Fontenay-le-Comte (Vendée); 4,344 hab. — Jadis place forte, abbaye bénédictine, et évêché.

MaiiiotiDs. On appela ainsi, en 4382, les Parisiens soulevés, parce qu'ils prirent à l'arsenal de Paris des maillets de plomb.

Maiiiy, famille française de Picardie qui descendait des anciens comtes de Dijon. La branche de N-esle était représentée, au xvme s., par Louis III, marquis de Nesle, qui eut cinq filles. Quatre furent maîtresses de Louis XV : Louise-Julie de Mailly, 4740-4754, mariée à son cousin, Henri-Alexandre de Mailly, supplantée par sa seconde sœur, Pauline-Félicité, 4712- 4740, mariée au comte de Vintimille; par la troisième, Diane-Adélaïde, marquise de Lauraguais, née en 4744; enfin par la cinquième, Marie-Anne, connue sous le nom de duchesse de Châteauroux.

Mailly (Jean-Baptiste), né à Dijon, 4744-4794, a écrit l'Esprit de la Fronde, et l'Esprit des Croisades.

Maï-Maitcbin, v. de Mongolie (Empire chinois), sur la frontière de Sibérie, vis-à-vis de Kiakhta, entrepôt du commerce entre la Bussie et la Chine.

niaimbourg (Louis), né à Nancy-, 4640-4686, fut professeur, prédicateur, défendit l'Eglise gallicane dans son Traité de l'Eglise de Rome, 4685, et composa des ouvrages assez connus : Histoire de l'hérésie des Iconoclastes ; de la Décadence de l'Empire après Charlemagne; Histoire du Luthéranisme ; — du Calvinisme, etc.

MaimoD (Salomon), philosophe israélite, né à Beschwitz, en Lithuanie, 4753-4800, attaqua la philosophie de Kant au nom du scepticisme, et a laissé : Essai d'une nouvelle logique; Progrès de la philosophie depuis Leibnitz; etc.

Maimoun OU Maimonide (MOÏSE BEN), rabbin juif, né à Cordoue, 4435-4204, fut à la fois philosophe, théologien et médecin; il alla s'établir à Fostât (Vieux Kaire), où il devint médecin de Saladin. Il a introduit l'ordre dans le Talmud; en morale, comme en physique, il s'en tint à Aristote. Ses principaux ouvrages sont : Mischné-Mora (soconde loi), abrégé du Talmud; Commentaire sur la Misvhna; More Nébouchim (guide des égarés), etc.

Main ou Mayn, nom allemand du Mein.

Maïna ou Magne, presqu'île au S. de la Morée, entre le golfe de Coron à l'O., et le golfe de Kolokythia à l'E. Le Magne, ou région du Tavgète, est un pays âpre, raviné; le ch.-l. est Mccvathonisi. Les Maïnoles ont toujours résisté aux Turks, qui n'ont jamais pu pénétrer dans ces montagnes.

Alaincy, comm. de 4,040 hab., a 4 kil. N.-E. de Melun (Seine-et-Marne). — Château de Vaux (aujourd'hui Vaux-Praslin), construit, en 4653, par Levau, pour le surintendant Fouquet.

Maine de Biran ( FraNÇOLS-PiERRE-GoN-

thier), né à Bergerac, 1766-4824. Après le licenciement des gardes du corps de Louis XVI, où il était entré en 4784, il vécut dans son domaine de Grateloup près de Bergerac. Il fut député, en 4797, au conseil des Cinq-Cents, d'où il fut expulsé par le coup d'Etat du 48 fructidor. \ï écrivit des mémoires sur l'Habitude, 4802, sur la Décomposition de la pensée, 4805, sur l'Aperception immédiate, 4807, sur les Rapports du physique et du moral, 1814, qui furent couronnés à Paris, à Berlin ou à Copenhague. Député au

MAI

MAI

Corps législatif, 4812, il fit partie de la commission qui, en décembre 1813, osa le premier acte d'opposition contre Napoléon 1er. Membre de la Chambre injrouvable, 1815, il devint conseiller d'Etat en 1816. Cousin a publié, 1841, les Œuvres philosophiques de Maine de Biran; M. Naville a donné des Œuvres inédites, 1857, in-8°. Ce philosophe a commencé une réaction vigoureuse contre les exagérations idéalistes de l'école cartésienne et contre le sensualisme du xvme siècle. Royer-Gollard disait de lui : « C'est notre maître à tous. »

Maine (LOOIS-AUGCSTE de Bourbon, duc

du), fils Légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan, né à Versailles, 1670, fut élevé par Mme de Maintenon. Déclaré prince du sang et habile à succéder au trône, 1714, il reçut le commandement de la maison du roi par le testament de Louis XIV, 1715. Ce dernier fut cassé Ear le parlement; poussé par sa femme (Anneodise de Bourbon, petite-fille du grand Condé, née en 1676, qu'il avait épousée en 1692), il se compromit avec elle dans la conspiration de Cellamare. Le régent enferma le duc à Doullens et la duchesse au château de Dijon, 1718. Remis en liberté, ils se bornèrent désormais à tenir à Sceaux une cour qui fut le rendez-vous des beaux-esprits. Le duc du Maine mourut en 1736, et la duchesse en 1753.

Maine ( ANNB-LOCISE-BÉNÉDICTE de Bourbon, duchesse du). V. l'article précédent.

Maine, rivière de France (Maine-et-Loire), due à la réunion de la Mayenne et de la Sarthe, à 3 kil. N. d'Angers. Elle se jette dans la Loire après 10 kil. de cours.

Maine, rivière de France, naît au mont des Alouettes (Vendée), et se jette dans la Sèvre- Nantaise (Loire-Inférieure), après 68 kil. de cours.

Maine (Le), Cenomanensis pagus, prov. de l'ancienne France, à l'O. Divisé en haut et bas Maine, il formait avec le Perche le gouvernement militaire du Maine, dépendait du parlement de Paris, de la généralité de Tours et du diocèse du Mans. Il devint au xe s. un comté, qui fut réuni en 1110 à l'Anjou, dont il suivit presque toujours les destinées. La capitale était le Mans. En 1789, il a formé les départements de la Sarthe et de la Mayenne.

Maine (Collines du). Elles séparent les vallées de la Mayenne et de la Vilaine ; elles sont hautes de 200 à 250 mètres et couvertes de landes.

Maine, un des États-Unis, situéau N.-E., sur l'Atlantique. La superficie est de 80.0/O kil. carrés et la pop de 648,936 hab. Les côtes sont très découpées. Il a des mines de fer, d'antimoine, etc., des carrières d'ardoises, de pierres à aiguiser et de granit. Le climat est froid Le sol est surtout propre aux pâturages. — Les villes princ. sont : Augusta, capitale, Portland Easport, Bath, Bangor, Hallowel, etc. — Colonisé par des Français, 1638, il reçut son nom de la reine Henriette de France, qui était duchesse du Maine, et fit partie de lAiiadie française Réuni en 1652, au Massachusetts il ne devint Etat souverain qu'en 1820. '

Maine.et-i.oire, département de la région N.-O. de la France, formé de la Plus grande partie de l'Anjou. Il a une superficie de 712,093 hectares et 523,491 hab. Il relève du diocèse et de la Cour d'appel d'Angers, et de l'Académie de Rennes. Il renferme 5 arrond. ; Angers, Baugé, Cholet, Saumur et Segré. On y récolte des grains, d'excellents légumes, du chanvre, du lin, des vins estimés et beaucoup de fruits. La culture des fleurs est considérable. On y élève des chevaux, des mulets, des bœufs, des moutons, etc. Il y a des filatures de laine, de coton, de chanvre, de lin; des fabriques de tissus, de toiles à voiles, des papeterios, etc. On

y exploite des mines de houille, et des ardoisières. Il a 34 cantons et 381 comm. 9erég. milit.

Mainfroi. V. MâNFRED.

Mainiand, la principale des îles Shetland, a 80 kil. sur 8 à 20 de large. Elle est montagneuse et peu fertile. Elle a 15,000 hab. et pour ch.-l., Lerwick.

Mainiand, l'une des Orcades. V. Pomona.

Main-Morte, main-mortables. Ce mot a

eu deux sens : 1° Il s'appliquait aux gens de condition servile qui n'avaient pas le droit de tester ; la mainmorte fut abolie par Louis XVI dans les domaines royaux, 1779. et par la Constituante dans le reste de la France. 4789. — 2<> 11 désigna les membres des corporations, qui acquéraient par donation ou achat, et ne se désaisissaient jamais. L'édit de 1749 défendit à toute corporation de recevoir ou d'acquérir sans y être autorisée par lettres patentes.

Mainsat, comm. du cant. de Bellegarde, arr. d'Aubusson (Creuse); 2,217 hab.

Maintenon, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. N.-E. de Chartres (Eure-et-Loir), au confluent de l'Eure et de la Voise; 1,898 hab. Commerce de grains et de farines. Beau château achevé en 1674, par Françoise d'Aubigné, qui en prit le nom, et laissé par celle-ci à sa nièce, la duchesse de Noailles. Le parc est traversé par les restes de l'aqueduc commencé sous Louis XIV, 1684-1688.

Maintenon (FRANÇOISE d'Aubigné, marquise de), petite-fille de Théodore -Agrippa d'Aubigné, naquit le 27 nov. 1635, dans le château de Niort; emmenée à la Martinique, 1639, orpheline, elle revint en France, et fut confiée à sa tante, madame de Villette, calviniste austère, puis aux Ursulines de Paris, gui la convertirent, non sans peine, au catholicisme. Elle se décida, après la mort de sa mère, vers 1652, à épouser Scarron, perclus de tous ses membres. Scarron mort, octobre 1660, elle continua à fréquenter les hôtels d'Albret et de Richelieu ; sur l'ordre de Louis XIV, elle se chargea d'élever en secret les enfants que madame de Montespan avait eus du roi ; ce dernier les ayant reconnus en 1673, madame Scarron vint habiter la cour, et elle put acheter la terre de Maintenon, 1674. Dame d'atours de la dauphine, 1680, Madame de Maintenon usa de son ascendant sur le roi pour le rapprocher de la reine Marie-Thérèse. Celleci mourut en 1683. L'année suivante, un mariage secret unit Madame de Maintenon à Louis XIV ; sans maison et sans honneurs, elle était traitée par le roi et les princes avec les mêmes égards qu'une reine reconnue. Lors de la révocation de l'édit de Nantes, 1685, elle n'inspira point les violences exercées contre les réformés; elle songeait alors a établir la maison royale de Saint- Cyr, destinée à l'éducation de 250 demoiselles nobles et pauvres, 4686. Les désastres privés et publics des dernières années du grand règne, la persécution du jansénisme, et aussi les infirmités de la vieillesse avaient épuisé les forces de Madame de Maintenon, quand mourut le roi, 1715. Retirée à Saint-Cvr, elle y. mourut, le 15 avril 1719. Madame de Maintenon a été défendue par la récente publication de ses Œuvres due à M. Lavallée, d'après les manuscrits, 1854-55, 10 vol. in-12.

MainvieUe (Pierre), né à Avignon, 1765-1793, contribua beaucoup à la réunion du comtat Venaissin à la France ; il remplaça Rebecqui à la Convention, avril 1793 ; se rapprocha des modérés, fut décrété d'accusation comme complice de Barbaroux, et mourut courageusement avec les Girondins, 31 octobre.

Mainz, nom de Mayence, en allemand.

Maipo, fleuve du Chili. Sur ses bords, à 70 kil. S.-O. de Santiago, Saint-Martin battit les Espagnols, 1818.

MAI

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