MAJ
itiaira, rivière qui vient du mont Maloïa, arrose les Grisons et se jette dans le lac de Corne.
Mairan (JEAN-JACQUES Dortous de), né à
Béziers, 1678-1774, de l'Académie des Sciences, puis de l'Académie française, 4743. — On a de lui de nombreux Mémoires, des Eloges des académiciens, etc.
Maire, major, premier magistrat de la commune en France. Le maire fut d'abord un magistrat exclusivement municipal (xne siècle). Louis XIV rendit cette charge vénale ; il nomma les maires à vie, en 1692, et pour trois ans, depuis 1706. L'Assemblée constituante remit l'élection en vigueur, mais le Consulat rétablit le mode de nomination par le pouvoir central.
Maire d« palais, major domus regiœ, intendant des rois mérovingiens ou majordome, qui, à la fin du vie s., prit un ascendant politique considérable. Warnachaire, maire de Bourgogne, obtint, en 614, que sa charge devint inamovible. Sous les rois fainéants, 638, les maires furent les véritables souverains des Francs, en attendant que l'un d'eux, Pépin le Bref, prit la couronne royale, 752.
iiairena.dei.iicor, bourg de la prov. et à 22 kil. E. de Séville (Espagne). Foire célèbre de bestiaux; 3,900 hab.
mairet (Jean de), né à Besançon, 1604-1686, donna, en 1620, Chryséide et Arimand, tragédie, et, eu 1621, la Sylvie, pastorale, qui, pour le stvle et la composition, surpassaient de beaucoup les pièces de Hardy. Son chef-d'œuvre est Sophonisbe, 1629, première pièce régulière qui ait paru au Théâtre-Français.
Maisdom, comm. du cant. d'Aigrefeuille, arr. de Nantes (Loire-inférieure) ; 2,094 hab.
Maison (Nicolas - Joseph, marquis), né à Epinay-sur-Seine, 1771-1840, de paysans aisés, s'engagea en 1792, et devint général'de brigade, à Aiïsterlitz, 1805, général de division, à Polotzk, en 1812. Commandant en chef de l'armée du Nord, qui défendit la Belgique en 1814, il battit les alliés à Courtray au moment où Paris capitulait. Pair de France depuis 1814, il siégea dans les rangs du parti constitutionnel. Chargé, en 1828, de l'expédition de Morée, il reçut le bâton de maréchal. Après avoir été l'un des commissaires qui accompagnèrent Charles X s'embarquant à Cherbourg, 1830, il se rendit comme ambassadeur à Vienne, 1831, puis en Bussie, 1833, devint ministre de la guerre, 1835-1836, et mourut en 1840.
Maison de Dieu (Ligue de la) OU Ligue Caddée. V. GRISONS.
Maison du roi, nom sous lequel on désignait, avant 17S9, l'ensemble des officiers civils et militaires attachés au service ou à la garde du prince.
Maisonfort ( LOUIS Dubois - Descours, marquis de la), né dans le Berry, 1763-1827, émigra, servit les Bourbons dans plusieurs missions, et, en 1814, fut nommé maréchal de camp et conseiller d'Etat. Il fut député du Nord en 1815, puis ministre en Toscane. On a de lui : Etat réel de la France à la fin de 1795 ; Dictionnaire biographique et historique des hommes marquants de la fin du dix-huitième siècle, 1800, 3 vol. in-8°, etc.
Maisonneuve (LOUIS - JEAN - BAPTISTE Si-
mounet de), né à Saint-Cloud, 1745-1819, auteur de Roxelane et Mustapha, tragédie, 1785, etc.
Maisons-Alfort. V. ALFORT.
Illaisons-Laffitte, OU Maisons>sur-§eine.
comm. du cant. de Saint-Germain, arr. et a 22 kil. N. de Versailles (Seine-et-Oise), sur la Seine ; 3,725 hab.
Maïssour, en anglais Mysore, Etat de l'Hindoustan, (présidence de Madras), dansleDekkan. La capitale est Maïssour. — Ce royaume dut sa
puissance à Haïder-Ali et à son fils, Tippoo- Saëb; après la défaite du dernier à Seringapatam, 1799, l'Angleterre ne laissa qu'une faible portion du Maïssour à un prince vassal.
Maïssour, capit. de l'Etat de ce nom, ville forte, a 14 kil. S.-O. de Seringapatam ; 58,000 h.
Maistre (Joseph-Marie, comte de"), né à Chambéry, 1754-1821, d'une famille languedocienne établie en Savoie depuis près d'un siècle, était sénateur depuis 1788, quand sa patrie fut réunie à la France, 1792. Il se retira à Lausanne, 1793, et y composa les Considérations sur la France. Charles-Emmanuel le nouma régent de la grande-chancellerie de Sardaigne, à Cagliari, 1799, puis l'envoya en Bussie comme ministre plénipotentiaire en 1803; il ne publia que son Essai sur le principe générateur des constitutions, 1810, in-8°. La dynastie de Savoie restaurée en 1814, Joseph de Maistre devint ministre d'Etat et régent de la grande-chancellerie. Il avait publié, en 1819, son livre du Pape, apologie hardie de la puissance temporelle et spirituelle de la papauté. Parmi ses ouvrages posthumes on remarque : de l'Eglise gallicane ; les Soirées de Saint-Pétersbourg ; Lettres et opuscules inédits ; Mémoires politiques et correspondance diplomatique, extraits de ses dépêches pendant sa mission en Bussie.
Maistre (Xavier de), frère du précédent, né à Chambéry, 1763-1852, d'abord officier, suivit Souwarov en "Bussie, et vécut de son talent de peintre, jusqu'à l'arrivée de son frère Joseph de Maistre. 1803. 11 devint général-maior, ne revit la Savoie qu'en 1825, et revint en 1839, à Saint- Pétersbourg, où il mourut. — On a de lui : Voyage autour de ma chambre, Turin, 1791 ; le Lépreux de la cité d'Aoste, 1812 ; Expédition nocturne autour de ma chambre ; les Prisonniers du Caucase ; la Jeune Sibérienne ; etc.
Maitiand, v. de la Nouvelle-Galles du Sud (Australie), sur le Hunter; 6,000 hab.
Maître de la cavalerie, magister eqt(itumy charge des armées romaines, créée quand il y avait un dictateur, qui choisissait, pour commander la cavalerie, un officier dont les fonctions duraient autant que les siennes.
Maîtrises. Les membres d'une corporation industrielle ayant, après apprentissage, présenté un chef-d'œuvre, et obtenu le titre de maîtres^ avaient seuls le droit de travailler pour leur compte. Ils choisissaient, dans leur sein, le syndicat ou jurande. La royauté revendiqua pour elle-même, au xvie siècle, le droit de donner des lettres de maîtrise. Les maîtrises, qui faisaient du droit de travailler un monopole, frappées par Turgot, en 1776, mais rétablies après lui, ont été supprimées par la Constituante en 1791.
Maittaire (Michel), philologue et bibliographe anglais, né en France, 1668-1747, d'une famille protestante qui émigra après la révocation de l'édit de Nantes, a laissé : Grcecœ linguœ dialecti ; Stephanorum historia ; Historia typographorum; Annales typographici ; Marmora Arundelliana.
Diaixent (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 23 kil. N.-E. de Niort (Deux-Sèvres), sur la Sèvre -Niortaise. Elève de chevaux, mules, mulets; céréales; filatures de laine ; 4,790 hab.
Maizières (Philippe de), né près d'Amiens, 1312-1405, jouit d'un grand crédit auprès des rois de Chvpre, 1343-1370, passa, vers 1371, au service de Charles V, roi de France, qui lui confia l'éducation du dauphin. On lui a attribué, à tort, le Songe du Vergier. Il a écrit : le Songe du vieil pèlerin.
Majesté (Lettres de), édit signé par l'empereur Bodolphe II (5 juillet 1609), qui autorisait les protestants de Bohême à fonder des temples, et à nommer des défensewrs de la foi.
MAL
MAL
Majeur (Lac), ancien Verbanus lacus, entre ]a Suisse et l'Italie, et traversé par le Tessin ; il a 64 kil. de long sur 12 de large. Il renferme les îles Borromées.
Majorien (JULIUS VALER1US Majorianus),
empereur d'Occident, 457-461, avait été porté au pouvoir par le Suève Ricimer. Il se proposait d'attaquer Genséric dans Carthage, quand une trahison amena la destruction de sa flotte, 460. Il mourut, tué sans doute, par l'ordre de Ricimer.
Majorque, Maiiorea, Balearis major, la plus grande des îles Baléares, a 3,480 kil. carrés de superficie, et 480.000 hab. Elle produit beaucoup de vins, de l'huile, des fruits, des oranges, des citrons, etc. On élève des moutons, des mulets, des ânes, des abeilles, des vers à soie. On pêche le corail sur les côtes. Les villes sont : Palma, la capitale, Alcudiaet Pollenza. Majorque dépend de la province des Baléares.
Makaiiah, port principal de l'Hadramaout (Arabie), sur la mer d'Oman, résidence d'un sultan ; 6,000 hab.
lHakhadou, capitale d'Anjouan, l'une des Comores, sur une baie du même nom; 5,000 hab.
Mako, v. de Hongrie, sur le Maros, ch.-l. et évêehé du comitat de Czanad ; 30,000 hab.
Makololo, pays de l'Afrique australe sur le Zambèze, plat et marécageux, assez fertile, renfermant beaucoup d'animaux sauvages, mais désolé par la mouche tsé-tsé. Linyanti, sur le Tchobé, affluent du Zambèze, est leur capitale.
Makri, port d'Anatolie, à 270 kil. S.-E. de Smyrne, sur le golfe de son nom; jadis Telmesms Port du vilavet d'Andrinople, à 100 kil. N.-O. de Gallipoli ; 3,000 hab.
Makrisi (Ahmed-al-), né au Kaire vers 1360-1442, n écrit de nombreux ouvrages : Livre des avertissements, description historique et topographique de l'Egypte ; Connaissance des dynasties : Traités des monnaies, des poids et des mesures des Musulmans ; Traité des principautés musulmanes d' Abyssinie, etc.
Malabar (Côte de), en indou Malayaba (pays de montagnes), portion de la côte O. du Dekkan, entre la mer d'Oman et les Chattes occidentales.
— Quand Vasco de Gama y aborda, 1498, tout le pavs obéissait au roi ou Zamorin de Calicut. 11 dépend aujourd'hui de l'Angleterre, y compris les Etats vassaux de Cochin, de Travancore, etc.
— La France y possède Mahé.
Malaca, aujourd'hui Malaga, v. de 1 anc. Bétique (Espagne), chez les Baslules.
Malacca (Presqu'île de), Chersonèse d'Or des anciens, située au S. de l'Indo-Chine, à laquelle elle se rattache par l'isthme de Kraw, entre le golfe du Bengale à l'O., le golfe de Siam a l'E., et le détroit de Malacca au S. Sa longueur est de 1,040 kil. sur 265 dans sa plus grande largeur. L'intérieur est occupé par des forêts vierges, remplies de bêtes féroces. La population se compose de Malais, de nègres. La presqu'île renferme : 1° le Malacca anglais (Wellesley, île Poulo-Pinang, Malacca propre, Singapour) ; 2° le Malacca siamois (provinces de Ligor, Bondelon, Patani. Kedah, Kalantan, Tringano); 3<> le Malacca indépendant, au S., composé des royaumes de Perak, Pahang, Salengore, Roumbo, et Djohore. . . %
Malacca (Ville et province de). La province, située a l'extrémité S. de la péninsule a 65 kil. de long sur 40 de large. Elle a pour capitale Malacca, excellente rade, à 160 kil. N.-Ô.^de Singapour, conquise par Albuquerque en 1511, prise par les Anglais, en 1795 ; 25.000 hab.
Malacca (Détroit de), bras de nier, long de 1,300 kil. et large de 50 a 300 kil., qui unit la .mer de Chine au golfe du. Bengale, en séparant Sumatra de la presqu'île de Malacca.
Malachie, le dernier des 12 petits prophètes hébreux, de la tribu de Zabulon, vivait vers 450 av. J.-C.
Malachie (Saint), né à Armagh (Irlande), 1094-1148, fut abbé de Bangor, évêque de Connor et archevêque d'Armagh (1127-1135). Il mourut auprès de saint Bernard à Clairvaux. Fête, le 3 novembre.
Maïadeita (Mont), dans les Pyrénées centrales ; il a 3,312 met.
Malaga, ch.-l. de la province de son nom (Espagne, sur la Méditerranée, a l'embouchure du Guadaî-Médina, à 350 kil. S. de Madrid. Evèché; cathédrale du xvje siècle. Manufactures de draps, satin, taffetas, toiles, coton, etc. ; des fabriques de chapeaux, de maroquin, de fil de fer, des plaques d'étain. Son port est l'un des meilleurs de la Méditerranée; 116,000 hab. De 1015 à 1077, elle fut la capitale d'un petit Etat arabe, mais elle ne fut reconquise par les chrétiens qu'en 1487. — La province de Malasa a une superficie de 7,313 kil. carrés et 500,000 hab.
Maiagrida (Gabriel), jésuite, né à Mercajo (Milanais), 1689-1761, était, en Portugal, confesseur de la marquise de Tavora; Maiagrida fut impliqué dans le complot dirigé contre Joseph 1er, par sa famille ; il fut condamné au bûcher par l'inquisition et exécuté comme hérétique. La Vie de sainte Anne et la Vie de V Antéchrist furent le prétexte de l'arrêt.
Malaguette (Côte de). Voy. CÔTE DES GRAINES.
Malais, variété de l'espèce humaine qui habite non-seulement la Malaisie, mais encore des portions du reste de l'Océanie, de la presqu'île de Malacca et même de l'Afrique. On leur a donné pour origine soit la presqu'île de Malacca, soit Java et Sumatra. D'une stature moyenne, ils ont le teint brun, les cheveux noirs, le nez gros et court.
Malaisie, l'une des grandes divisions de l'Océanie, s'étend entre les côtes de l'Empire Chinois et de l'Indo-Chine au N.-O. ; la Mélanésie au S., et la Micronésie à l'E. Elle renferme les îles Sumatra, Java, Bornéo, Soulou, Célèbes, Timor, les Philippines, les Moluques, etc. — On l'appelait autrefois Nolasie, et on la désigne quelquefois encore sous le nom de Grand Archipel d'Asie.
Maïala (Jean), né à Antioche, a écrit, en grec, une chronique du monde qui s'arrête à l'an 566 après J.-C.
Maïamocco, îlot de la Vénétie, entre l'Adriatique et les lagunes, à 6 kil. S. de Venise.
Malansac, comm. du cant. de Rochefort, arr. de Vannes (Morbihan) ; 2,396 hab.
Malaspina (Ricordano), historien florentin, mort en 1281, est l'auteur d'une Chronique de Florence.
Malaspina, famille d'Italie, attachée au parti guelfe, qui a possédé Massa-Carrara, et, pendant huit siècles, la Lunégiane.
Malatesti (Les), famille issue des comtes de Carpegna, qui a régné du xme au xvie siècle à Rimini, et appartenait au parti guelfe.
Malatia, autrefois Mélitène, v. de l'Asie Mineure (Turquie d'Asie), à 175 kil. S.-E. de Sivas, sur le Karasou, affluent de l'Euphrate.
Maïaucène, ch.-l. de canton, arr. et à 32 kil. N.-E. d'Orange (Vaucluse) ; 2,560 hab.
Maïaunay, comm. du canton de Maromme, arr. et a 10 kil. N. de Rouen (Seine-Inférieure). Filatures de coton ; 1,900 hab.
Maicoim, nom de quatre rois d'Ecosse. Le premier régna en 938; le second, de 1003 à 1033 ; le troisième, fils de Duncan I", fut dépouillé par Macbeth, 1040, rétabli par les Anglo- Saxons, 1057, et tué à Alnwick en combattant Guillaume le Roux, 1093. — Malcolm IV régna de 1153 à 1163.
MAL
MAL
Maicoim (John), né à Burnfort (Perlh), 1769- 1833, passa une grande partie de sa vie dans l'Inde, et remplit en Perse des missions diplomatiques. Il a écrit : Histoire de Perse; Esquisses sur la Perse; Essai sur les Sikhs; Histoire politique de l'Inde, do 1784 à 1823.
.tiaideghem, v. de la Flandre orientale (Belgique), à 24 kil. N.-O. de Gand ; 6,000 hab.
Maldives (Iles), groupe d'îles de la mer des Indes.au S. des Laquedives ; la principale a nom Maie. Les 12,000 îlots qui composent l'archipel sont partagés en 19 attollons ou groupes circulaires, sur une longueur de 720 kil. du N. au S. Les habitants sont musulmans; leur sultan vassal des Anglais.
Maidon ou Maiden-Water, ville d'Angleterre (Essex), à l'embouchure du Blackwater,. à 32 kil. N.-O. de Colchester ; 5,000 hab.
siaidonado, port de l'Uruguay, à Ho kil. E. de Montevideo, à l'embouchure de La Plata et sur l'Atlantique ; 5,000 hab.
Maidonado, petit port de l'Etat d'Oajaca (Mexique), sur le Grand Océan.
Maidonado (LAURENT Ferrer), aventurier
espagnol, mort en 1625, prétendit avoir trouvé un détroit d'Anian par lequel il se serait rendu, en 1588, d'Europe à la Chine en trois mois.
niaiebranche (Nicolas), né à Paris, 1638- 1715, fils d'un trésorier des fermes, entra dans la savante congrégation de l'Oratoire. Il s'y occupa d'histoire ecclésiastique ; puis, après six années consacrées à l'étude de la doctrine cartésienne, il publia sa Recherche de la vérité', 1674, 1 vol. in-12 ; la 5e édition, bien augmentée, 1712. est en 4 vol. in-12. Malebranche admettait comme principe de toute certitude la raison, mais complètement libre du contrôle des sens; elle voit dans la pensée de Dieu la cause des êtres, et par cette vision s'unit à la pensée divine. La théorie de Malebranche souleva de vives objections ; il publia, pour les réfuter, ses Conversations métaphysiques et chrétiennes, 1677, in-12. Son Traité de la nature et de la grâce, 4680, fut combattu par Fénelon et par Arnauld, qui entama une polémique de six ans. Malebranche donna alors divers traités que fit valoir son talent d'écrivain supérieur : Méditations métaphysiques et chrétiennes ; Traité de morale; Entretiens sur la métaphysique et sur la religion ; Traité sur l'amour de Dieu ; Entretiens d'un philosophe chrétien et d'un philosophe chinois sur l'existence de Dieu ; enfin Réflexions sur la prémotion physique.
Malée (Cap), Malea promontorium, cap situé au S.-E. de l'ancienne Laconie. Aujourd'hui cap Saint-Ange.
Maiek, docteur musulman, né à Médine, 713-795, donna, sous le titre de Mouwatha, le premier code de traditions musulmanes.
Malesherbes (CHRÉTIEN-GUILLAUME de La>
moignon de), né à Paris, 1721-1794, conseiller au parlement de Paris, 1744, premier président de la Cour des aides à la place de son père qui devenait chancelier de France, 1750, eut en même temps la direction de la librairie. Sous le ministère Maupeou, Malesherbes protesta contre la chute des parlements : il fut alors, 1771, exilé dans ses terres, et il n'en revint que sous Louis XVI. Les instances de Turgot le déterminèrent, en 1775, à accepter le ministère de la maison du roi, mais sentant son impuissance à opérer^ des réformes, il donna sa démission (mai 1776). Il écrivit un Mémoire sur le mariage des protestants , 1787, des Lettres sur la revocation de fédit de Aantes, des Mémoires sur la librairie et la liberté de la presse, etc. En 1787, il rentra pour un an aux affaires comme ministre d'Etat ; et, en 1792, il réclama l'honneur de défendre Louis XVI, accusé, devant la Convention. Arrêté (décembre 1793), il fut transféré
à Paris, et périt sur Téchafaud avec sa fille et son gendre, 22 avril 1794.
malesherbes, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.-E. de Pithiviers (Loiret), sur l'Essonne; 1,883 hab.
Maiestroit, ch.-l. de cant.. arr. et à 18 kil. S. de Ploermel (Morbihan), sur ï'Oust ; 1,691 hab.
Malet (Claude-François de), né à Dole, 1754- 1812, servit d'abord dans les mousquetaires, commanda, en 1792, un bataillon de volontaires, fut général de brigade en 1799, et songea, de bonne heure, à profiler d'une absence de Napoléon pour s'emparer du gouvernement. Arrêté en 1807, il s'échappa dans la nuit du 22 au 23octo. 1812, et fut sur le point de réussir, lorsqu'il fut arrêté par le chef de bataillon Laborde. 11 fut fusillé le 29 octobre 1812.
Maieventum, premier nom de Bénévent.
Maie ville (Jacques, marquis de), jurisconsulte, né à Domme (Dordogne), 1741-1824, siégea au conseil des Cinq-Cents, fut, sous le Consulat, l'un des rédacteurs du projet de code civil. Sénateur en 1806, il mourut pair de France.
Maleville (PIERRE-JOSEPH, marquis DE), fils
du précédent, né à Domme, 1778-1832, conseiller à la Cour d'appel de Paris, député de Sarlat pendant les Cent Jours, premier président à la cour de Metz, 1819, à celle d'Amiens, 1820, entra à la cour de Cassation, en 1828. Pair de France depuis la mort de son père, il défendit les principes de la monarchie constitutionnelle.
Maieviiie, comm. du cant. de Montbazens, arr. et à 8 kil. N.-E. de Villefranche (Aveyron) ; 2,056 hab.
Maiezieu (Nicolas de), né à Paris, 1650(?)- 1727, précepteur du duc du Maine, fut enfermé treize mois à la Bastille, lors de la conspiration de Cellamare. Il a donné nombre de pièces pour les fêtes de Sceaux, dont il était l'ordonnateur. Membre honoraire de l'Académie des Sciences, il fut de l'Académie française en 1701.
Matfilâtre de Clinchamp, OU plutôt Mal-
niiatre (Jacques-Charles-Louis), né à Caen vers 1735-1767, entraîné par son amour pour les plaisirs, fut réduit bientôt à une détresse extrême ; il mourut des suites d'une chute de cheval. Dans ses œuvres poétiques, on remarque Narcisse dans l'île de Vénus, poème gracieux de détails; des essais sur Virgile, etc.
Malgaches, nom des habitants de Madagascar.
Malherbe (François de), né à Caen, 1555- 1628, fils d'un conseiller au présidial, se maria en Provence, et y résida longtemps. Il révéla son talent pour la poésie lyrique dans le Bouquet de fleurs de Sénèque et dans les Stances à Du Perrier, 1599. Depuis 1605, il vécut à la cour où il reçut une pension du duc de Bellegarde. Malherbe a été un réformateur de la langue; combattant les ncoiogismes importés par l'école de Ronsard, il se vantait, non à tort, d'avoir dégasconné la cour. Ayant le sentiment de l'harmonie, un goût délicat et pur, il amis au service de la poésie un vers clair, noble, expressif.
Malherbe (JOSEPH-FRANÇOIS-MARIE), né à
Rennes, 1733-1827, fut bénédictin jusqu'à la Révolution. Il découvrit un procédé pour fabriquer la soude par la décomposition du sel marin, 1774 ; il améliora la confection du savon à Paris, 1792-1793.
Maliaquc (golfe), Maliacus sinus, golfe au S.-E. de l'ancienne Thessalie, en face la pointe N.-O. de l'Eubée. Il tirait son nom de la ville de Malia ou Malis (Phthiotide). Aujourd'hui golfe de Zeitoun.
Malibran (MaRIA-FeLICITA GARCIA, Mme), née
à Paris, 18U3-18J8, fille de Manuel Garcia, épousa à New-York un négociant français, Malibran, dont elle se sépara en 1827. Elle était aussi remarquable comme tragédienne que comme can-
MAL
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tatrice. Remariée, en 1836, au violoniste Bériot, elle mourut six mois après des suites d'une chute de cheval.
Maiicorne, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N. de la Flèche (Sarthe), sur la Sarthe; 1,515 h.
niaiimbé, port de la Guinée inférieure, dans le Caeongo.
Matines (Mechelen, en flamand), ville de la province d'Anvers (Belgique), sur la Dyle, à 25 kil. S. du ch.-l. Archevêché métropolitain de Belgique et centre de tous les chemins de fer de cet Etat. Eglise gothique de Saint-Rombaud, construite de 1220 a 1487, avec une tour délicatement travaillée. Dentelle renommée dite point de Matines; étoffes de laine, chapellerie, fonderie de cuivre; chaises en bois et paille; impression de livres liturgiques; filatures de lin, etc. ; 42,000 hab.
Malingre (Claude), né à Sens, vers 1580, mort vers 1653, fut historiographe de France. Le moins décrié de ses ouvrages est YHistoire des Dignités honoraires de France, 1635, in-8».
ftiaiiefiiie (Jean-Pierre-Félici-en), né à l'île Maurice, 1813-1868, fut l'un des plus fervents disciples de l'école romantique, et fut chargé d'affaires à Lisbonne en 1848 et 1849. On a de lui des romans : le Collier, le Capitaine Laroze, Marcel, et surtout les Mémoires de don Juan; — des drames : Glenarvon, 1835; les Sept Infants de Lara, 1836; les Mères repenties, 1858, etc.; — des comédies, Psyché, 1842; le Cœur et la dot, 1852 ; — une tragédie lyrique, le Roi David, avec Alexandre Soumet, etc.
MaUemort, comni. du cant. d'Eyguières, arr. d'Arles (Bouches-du-Rhône); 2,149 hab.
Maiiet (David Maiioch, dit), né à Creff (Perth), 1700-1765 , était fils d'un aubergiste. Connu par deux bons poèmes, Guillaume et Marguerite, 1724, et l'Excursion, 1728, il a composé des tragédies, V Ermite, poème ;une Vie de Bacon, fort médiocre, etc.
Maiiet (Paul-Henri), né à Genève, 1730-1807, professa les belles-lettres à Copenhague, où il donna, en 1755, une Introduction à l'histoire du Danemark et une traduction de YEdda en français. Il a écrit : Histoire de Danemark; — de la maison de Brunswick ; — de la maison de Hesse ; — de la maison de Mecklembourg-Schwerin; — des Suisses ou Helvétiens ; — de la Ligue Hanséatique; etc.
Maiiet du Pan (Jacques), né près de Genève, 1749-1800, travailla aux Annales politiques et littéraires de Linguet, écrivit les Mémoires historiques et fut l'un des rédacteurs du Mercure de France, 1784. Chargé d'une mission de Louis XVI auprès des souverains de Prusse et d'Autriche, 1792, il passa, en 1798, en Angleterre. On a de lui : Considérations sur la nature de la révolution de France, 1793; Mémoires et Correspondance; etc.
Maiieviiie (Claude de), poète, né à Paris, 1597-1647, fut l'un des premiers membres de l'Académie française. Ses poésies ont été recueillies, 1649, in-4<\ et 1659, in-12.
Maiiicoio, île de la Mélanésie (Nouvelles- Hébrides), habitée par une race de nègres fort laids.
maiiiens, ancien peuple de l'Inde, sur l'Acésines.
Mailius (Caïus), complice de Catilina, commanda une aile à la bataille de Pistoja, où il fut tué, 63 avant J.-C.
Maiios ou Riaiius, anc. ville de Cilicie, à l'embouchure du Pyramus.
Maiiow, v. d'Irlande, dans le comté de Cork (Munster), sur le Blackwater et au N.-O. Eaux .thermales ; 7,000 hab.
Maiium ou Mail, assemblée annuelle des Francs qu'on appelait aussi Champ de mars ou Champ de mai,
Malmaison (La). V. RUEIL.
Malmédy, Mal mundarium, v. de la Prusse Rhénane, sur la Warche, à 36 kil. S. d'Aix-la- Chapelle; 4,500 hab.
niaimesbury, ville d'Angleterre (Wilts), sur l'Avon de Bristol, à 62 kil. N.-O. de Salisburv 6,500 hab. Patrie de Hobbes.
Malmesbury (JOHN HARRIS, Comte DE), né à
Salisbury, 1746-1820, diplomate, représenta l'Angleterre dans les conférences de Lille. 1797, et a écrit YHistoire de la Révolution de Hollande de 1777 a 1788; on a publié, en 1845, ses Mémoires et sa correspondance.
Maimoe, ch.-l. du Malmoebus (Suède), sur le Sund, à 630 kil. S.-O. de Stockholm. — Draps, tissus de laine; son port ne reçoit que de petits navires; 39,700 hab.
Maimoehus, province de Suède, à l'extrémité de la Gothie. Les villes sont Malmoe, capitale, Lund, Landskrona, Helsingborg. C'est la plus fertile partie de la Suède. Excellents pâturages et élève du bétail. Elle a 350,000 hab
Malo (Saint-), ch.-l. d'arr., à 71 kil. N.-O. de Rennes (Ille-et-Vilaine), sur un rocher que la Manche entoure, en partie, à l'embouchure de la Rance. Armements pour la pêche de la murue; bateaux à vapeur pour Jersev, bains de mer. Construction de navires, cordëries, toiles, etc. La ville a des fortifications, œuvre de Vauban ; le château, où se trouve la fameuse tour dite Quinquengrogne, a été bâti par Anne de Bretagne, 1498. — Cette ville doit son origine au déplacement de la population d'Aleth, au xe siècle. Elle se signala aux xvie et xvne siècles par la hardiesse de ses marins ; Saint-Malo est la patrie de J. Cartier, Duguay-Trouin, La Bourdonnais, Maupertuis,la Mennais. Surcouf, Broussais, Chateaubriand, etc. ; 11.212 hab.
malo (Saint.). V. MACLOU (Sal\t).
3Ialo.de.la.Lande (Saint-), Ch.-l. de cant.
arr. et à 10 kil. N.-O. de Coutances (Manche) ; 406 hab.
Maioïa (Mont), sommet des Alpes Rhétiques (Suisse). L'Inn et la Maira y prennent leurs sources.
Itlalojaroslavetz, ville de Russie, sur la Louja, à 60 kil. N. de Kalouga. Victoire des Français en 1812.
niaiouei (Jean), peintre de l'école flamande, a travaillé pour Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.
Maiouet (Pierre-Victor, baron), né à Riom, 1740-1814, intendant de la marine à Toulon, député à l'Assemblée constituante, se distingua parmi les partisans d'une monarchie constitutionnelle. Après les massacres de septembre, il se réfugia à Londres; préfet maritime à Anvers, il fut conseiller d'Etat en 1810. Il mourut ministre de la marine sous la première Restauration, 1814. — Le plus précieux de ses ouvrages est une Collection de mémoires et correspondances... sur la Guyane, 5 vol. in-8°. La Collection de ses opinions à l'Assemblée nationale forme 3 vol. in-8».
Malouines OU Falkland (lies), archipel de
l'Océan Atlantique, à 450 kil. E. du détroit de Magellan. Composé des deux grandes îles, Falkland à l'E., et Soledad à i'O., il a 12,280 kil. carrés de superficie. Le climat est tempéré. Les végétaux d'Europe y réussissent, moins le froment; il n'y a pas d'arbres. Découvertes au xvie siècle et appelées Malouines par des navigateurs bretons, elles ont été disputées par l'Angleterre et la France à l'Fspagne, puis reprises, en 1833, par les Anglais qui ont ouvert le port Stanley à toutes les nations; 1,500 hab.
aiaipighi (Marcel), né à Crevalcuore, près de Bologne, 1628-1694, professeur d'anatomie à Pise, à Messine, à Bologne, à Rome, a secoué, l'un des premiers, l'autorité des Arabes. Il est
MAL