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Harigny (AbeL-FrançOIS Poisson, marquis Ce), frère de M"»e de Pompadour, né à Paris, -1725-1781 , fut directeur des bâtiments du roi, en -1751.

Maragny (GaSPARD-AuGUSTIN-ReNÉ Bernard

de), né à Luçon, 1755-4798, lieutenant de vaisseau à Rochefort en 4792. devint l'un des chefs les plus braves, mais les plus cruels, des Vendéens. Charette, et surtout Stofflet, jaloux de lui, le firent condamner à mort par un conseil de guerre, et fusiller à la Grenadière, 40 juillet

Marigot (£.e). bourg sur la côte N. de La Martinique, à l'embouchure d'une petite rivière, qui v forme un bon port. Fabrication de sucre ; 1,500 hab.

Marigot (t,e), ch.-l. de la partie française de Saint-Martin (Petites Antilles).

Mariihat (Prosper), peintre de paysages, né à Vertaizon (Puy-de-Dôme). 4814-1847, élevé de Camille Roqueplan, visita l'Orient, et a demandé aussi des inspirations à l'Italie et à l'Algérie. Une composition harmonieuse et le sentiment de la couleur distinguent cet artiste.

Mariiiac (Charles de), d'une ancienne famille d'Auvergne né près de Riom, 4504-4560, fut diplomate à Constantinople, en Angleterre, près de Charles-Quint ; fut évêque de Vannes, 4550, archevêque devienne, 4557; il était du parti des modérés, comme L'Hospital.

Mariiiac (Michel de), neveu du précédent, né à Paris, 1563-1632, devint, en 1624, l'un des directeurs des finances, et, en 1626, garde des sceaux. Dans un lit de justice, 1629, il présenta un édit de réforme, qui ne fut pas enregistré par le Parlement et fut flétri du nom de Code Mi~ chau. Après la Journée des dupes, 1630, il fut transféré de prison en prison jusqu'à sa mort. On a de lui une traduction de Ylmitation de J.-C.

Mariiiac (Louis de), frère du précédent, né en 1572 ou 1573, en Auvergne, servit sous Henri IV et sous Louis XIII; il se distingua au siège de La Rochelle (1628) et devint maréchal de France, 1629. Après la Journée des dupes, 1630, il fut arrêté à l'armée d'Italie, et après un long procès, condamné à mort, et décapité en place de Grève, 1632.

Mariiiac (LOUISE de), V. LEGRAS.

Marillier (Clément-Pierre), né à Dijon, 1740- 4808, a orné de vignettes un grand nombre de publications.

Marin de Tyr, géographe grec du Ile s., a été l'un des fondateurs de la géographie mathématique.

Marin (Saint), anachorète dalmate, du ivc s., se retira dans une cellule qu'il bâtit sur le mont Titano, près de Ri mini. Les maisons élevées par les visiteurs qu'attiraient les miracles opérés sur le tombeau du pieux ermite ont été l'origine de la ville de Saint -Marin. Fête, le 4 septembre.

Marin (Michel-Ange), né à Marseille, 1697- 4767, provincial des Minimes, outre les Vies des pères des déserts d'Orient, a laissé une foule de romans édifiants encore réimprimés.

Marin (François-Loujs-Claude) , né à la Ciotat, 1754-4809, secrétaire général de la librairie, et. en 1774, directeur de la Gazette de France, est moins connu aujourd'hui par ses nombreux ouvrages (l'Homme aimable; Histoire de Saladin, 1758 ; Bibliothèque du Théâtre-Français depuis son origine, 3 vol. in-i$°; Histoire de la ville de la Ciotat, ete.), que par les épigrammes de Beaumarchais.

Marin (Saint.), San Marino, en italien, république située entre les provinces de Forli et de Pesaro (Italie). Son territoire, qui a 85 kil. carrés de superficie et 8.000 hab.. se compose du mont Titano et de quelques collines. Fondée au x« siècle, autour du tombeau de saint Marin,

la petite république a subsisté sous la protection des ducs d'Urbin, puis des papes.

Marin (Saint-), capitale de la république de ce nom, sur le mont Titano, protégée par 3 forts; 5.000 hab. — Elle est à 225 kil. N. de Rome.

Marin (Le), port de la Martinique, à 30 kil. S.-E. de Fort-de-France; 3,000 hab.

Marines, ch.-l. de cant., arr. et à 15 kil. N.-O. de Pontoise (Seine-et-Oisc) ; 1,433 hab.

Maringues, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.-O. de Thiers (Puy-de-Dôme); 3,685 hab.

Marinho-dos-Mouros (San-), bourg de la

prov. de Reira (Portugal), sur le Douro, à" 12 kil. N.-O. de Lamego; 4,800 hab.

Mariai OU Marino (JEAN-BAPTISTE), dit le cavalier Marin, né à Naples, 1569-1625, eut pour protecteur le cardinal Aldobrandini ; composa contre le poète Murtola la Murtoléïde, recueil de 81 sonnets. Appelé en France, 1615, il y dédia à Louis XIII son poème d'Adonis, qui mit le comble à sa réputation , depuis longtemps éclipsée.

Marin! (Gaétan-Louis), né à Santo-Archangelo (Etats Romains), 1742-1815, a écrit : Gli atti e monumenti de' fratelli Arvali, etc., 2 vol. in-4».

Mariniiia, ville de la Confédération Grenadine, dans l'Etat d'Antioquia, à une altitude de plus de 2,100 mètres ; 5,000 hab.

Marino.de.Abajo (Santa-Maria>), bourg

de la prov. et à 6 kil. de Pontevedra (Espagne), sur la Pontevedra. Pêche et salaison de sardines, savon, huile; le port est assez actif: 6,000 hab.

Marinus, né à Flavia Neapolis (Palestine), disciple et successeur de Proclus à l'école d'Athènes, 485, nous a laissé une vie de son maître sous ce titre : Proclus ou du bonheur.

Marion (Simon), né à Nevers, 1540-1605, fut l'un des plus célèbres avocats de Paris, puis conseiller au Parlement, 1596, avocat général. Mais ses Plaidoyers ne paraissent pas justifier sa réputation.

Marion (Eue), né à Barre (Lozère), en 1678, mort au milieu d'à xvme siècle, quitta Toulouse, pour se mettre à la tête d'une troupe de camisards, 1701. Exilé, 1704, il se retira à Londres, où il excita des troubles par ses prédications fanatiques. On a de lui: Avertissements prophétiques ; Cri d'alarme; Plan de la Justice de Dieu sur la terre dans ces derniers jours, etc.

Mariotte (Edme), né en Bourgone, prieur de Saint-Martin-sous-Beaune, et membre de l'Académie des sciences, dès 1666, mort en 1684, est l'un des fondateurs de la physique expérimentale. Il s'est encore occupé d'<?tudier les lois du choc des corps, de la lumière, du mouvement des eaux, etc. Ses Œuvres ont été imprimées en 1717 et 1740, 2 vol. in-4°.

Marioupol, Cremnœ, port de la Russie d'Europe, sur la mer d'Azov, à 280 kil. S.-E, dTékaterinoslaw, fondé en 1784; 3,500 hab. Pêcheries importantes.

Mariouth (Lac) , Mareotis , dans la Basse- Egypte, à l'O. du Delta, au S. de la Méditerranée; il a 45 kil. sur 25.

Mariposa, affl. de droite du San-Joaquin (Californie), célèbre par ses riches placers.

Maritz (Jean), né à Berne, 1711-1790, directeur de la fonderie de Lyon, créa en Espagne les fonderies de Séville et de Barcelone.

Maritza, ancien Hèbre, fleuve de la Turquie d'Europe, naît dans le Despoto-Dagh, passe à Philippopoli, à Andrinople, à Démotica, et se perd dans le golfe d'Enos. Cours de 400 kil.; son principal affluent est la Tundja.

Marins (Caïcs), né en 157 av. J.-C, à Cereatae, près d'Arpinum, d'une famille obscure. Après s'être distingué au siège de Numance sous Scipion Emilien, 134, il devint tribun du peuple. 119; puis propréteur de l'Espagne Ultérieure, 114, il

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purgea le pays de brigands. Dans la guerre contre Jugurtha il fut l'habile lieutenant de Metellus, son protecteur, 109-108. Elu consul, malgré ce dernier, il le remplaça dans le commandement, 107, et se fit livrer Jugurtha par Bocchus, 106. Consul pendant quatre ans de suite, pour combattre les timbres et les Teutons, il aguerrit ses troupes ; battit à Aix, 102, les Teutons, puis à Verceil, 101, les Cimbres, qui avaient pénétré en Italie par les sources de l'Adige. Récompensé par les honneurs du triomphe et par le titre de troisième fondateur de Rome, il n'obtint, qu'en s'alliant aux démagogues Saturninus et Glaucia, un sixième consulat. Il ne trouva à combattre que dans la guerre sociale, où sa gloire fut éclipsée par les succès de Svlla, son ancien questeur, 90. Sylla obtint avec le consulat, 88. le commandement de l'armée envoyée contre Mithridate ; mais Marius le lui fit ôtèr à son profit par la multitude du Forum. Sylla, marchant sur Rome, proscrivit son rival qui, abandonné et saisi dans les marais de Minturnes, fut sauvé par la pitié des habitants. Marius parvint à Carthage , d'où, expulsé par le gouverneur romain, il se rendit dans l'île de Gercine. Appelé Î>ar ses partisans, il se hâta de se rendre en talie, et ordonna, à Rome, le massacre de ses ennemis, 87. Il se nomma lui-même consul pour la septième fois, et mourut quelques jours après, 86.

Marius (Caïus), le Jeune, neveu et fils adoptif du précèdent, né en 109 av. J.-C, trouva un asile chez Hiempsal, roi de Numidie; consul avec Carbon, 82, il fut battu à Sacriport par Sylla, bloqué dans Préneste, et contraint de se faire tuer par un esclave.

marins (Marcds Aurelius), anc. forgeron, un des trente tyrans, régna en Gaule, vers 268, et fut assassiné par un soldat.

Marius, évêque d'Avenches (Helvétie), né à Autun vers 532, est l'auteur d'une Chronique qui continue celle de Prosper jusqu'en 581. Il mourut en 596.

Marivaux (PIERRE Carlet de Chamblain

de), né à Paris, 1688-1763, débuta, sous les auspices de la Motte et de Fontenelle, par YHomère travesti, 1716, et par la Mort d'Annibal, 1720. Il réussit mieux à la Comédie-Italienne, a laquelle il donna les Jeux de V Amour et du Hasard, 1730, son chef-d'œuvre; le Legs, 1736; la Surprise de l'Amour, 1722; les Fausses Confidences, 1736; l'Epreuve, 1740, etc. Il a encore écrit Marianne, roman en 12 parties; le Paysan parvenu ; le Spectateur français; l'Indigent philosophe; le Cabinet du philosophe, etc. Il fut admis a l'Académie française en 1743.

Marjoiin ( Jean - Nicolas ), né à Scey-sur- Saône, 1780-1850, clerc de notaire et dragon avant d'étudier la médecine, devint chirurgien à l'Hôtel-Dieu, 1818, et professeur de pathologie externe à la Faculté de Paris, 1819. On a de lui : Manuel d'anatomie ; Cours de pathologie chirurgicale ; etc.

Marlbopough (JOHN CHDRCHILL, duc DE), né

à Ash (Devonshiie), d'une ancienne famille royaliste ruinée par la guerre civile, 1650-1722. Attaché comme page au duc d'York, 1666, il servit, en 4672, dans les Pays-Bas, sous Turenne qui le distingua. A son retour, il épousa Sarah Jennings, et devint le favori de Jacques II. Cependant, abandonnant son maître avec ses principaux officiers, 4688, il obtint pour prix de sa trahison les titres de comte de Marlborough,de lord chambellan, etc. Disgracié tout à coup, 1692, pour de coupables intelligences avec le roi déchu, il ne se releva que lentement dans l'esprit de Guillaume. Tout-

puissant, après l'avènement d'Anne Stuart, par le crédit de sa femme et par la prépondérance des whigs, il obtint le titre de duc, 4702. Dans

le crédit de sa femme et par la prépondérance des whigs, il obtint le titre de duc, 1702. Dans la guerre de la Succession d'Espagne, il chassa

les Français d'Allemagne par la victoire de Blenheim ou Hochstedt, 1704, des Pays-Bas espagnols par celles d'Oudenarde, 1708, et de Malplaquet, 1709. Au moment où il refusait la paix à Louis XIV vaincu, 1710, il était lui-même atteint par la disgrâce de sa femme, et par l'avènement des tories au ministère. Rappelé en 1711, destitué de ses emplois en 1712, il se retira auprès de George de Hanovre, héritier présomptif de la couronne. Rétabli par ce dernier dans ses honneurs, 1714, mais frappé de paralysie en 1716, il mourut, laissant une fortune de 75 millions de francs.

Marlborough (SARAH Jennings, duchesse de), née à Sandbridge (Hertford), 1660-1744, de bonne heure attachée à la princesse Anne, seconde fille du duc d'York, exerça dès lors sur elle le plus grand ascendant, et inspira une vive passion au colonel Churchill, qui l'épousa en 1678. Elle vécut dans la plus grande intimité avec Anne, contribua à la détacher de son père; plus tard, la brouilla avec Guillaume III et la reine Marie. Lorsque son amie fut reine, 1702, elle devint intendante de la maison rovale, maîtresse de la garde- robe, etc.; elle la força à donner le pouvoir aux whigs. et les plus grands commandements au duc de Marlborough. Mais une nouvelle favorite, Abigaïl Masham, excitée et dirigée par Harley, le chef de l'opposition, décida la disgrâce de lady Marlborough, avril 1710. Elle fut en guerre constante avec ses enfants et ses petits-enfants. Peu d'années avant sa mort, elle publia des Mémoires justificatifs, rédigés par Hooke.

Marlborough, ville du comté de Wilts (Angleterre), à 45 kil. N.-E. de Salisbury, sur le Kennefc 4,000 hab.

Marie ou Mule, ch.-l de canton, arr. et à 25 kil. N.-E. de Laon (Aisne). Ancien comté; 2,404 hab.

Mariés (Lacroix-), littérateur français, mort en 1850, a beaucoup écrit : Histoire de la domination des Arabes et des Maures en Espagne, traduction de J. de Conde; Histoire de l'Inde ancienne et moderne; Paris ancien et moderne; Merveilles de la nature et de fart; Histoire d'Angleterre; etc.

Marines, comm. du cant. de Saint-Genèt- Malifaux, arr. de Saint-Etienne (Loire). Houille, grains.

Marliani (BARTHELEMY), né à Milan, mort

vers 1560, a laissé : Urbis Romœ topographia, 1534, in-fol. ; Consulum, dictatorum... séries una cum ipsorum triumphis, 1549 ; De legionibus Romanorum, etc.

niariow (Great-), v. d'Angleterre, sur la Tamise (Buckingham) ; 7,000 hab.

Harlowe ( Christophe) , poète dramatique anglais, né peut-être en 1565, mort dans une lutte, d'un coup de poignard, en 1593. On cite son Faust et la Mort d'Edouard II, qui paraissent avoir inspiré Shakespeare.

Marly-ia-Macnine, annexe de la commune de Bougival (Seine-et-Oise) , Rennequin-Sualem y construisit, 1676-1683. une machine hydraulique destinée à approvisionner d'eau la ville de Versailles.

3iariy.ie.Roy, ch.-l. de canton, arr. et à 10 kil. N. de Versailles (Seine-et-Oise), près de la rive gauche de de la Seine ; 1.558 hab. — — Louis XIV y avait fait éle\er par J. Hard. Mansard un ermitage composé de 12 petits pavillons groupés aux deux côtés d'un pavillon central. Ces bâtiments furent démolis pendant la Révolution.

Marmande, ch -1. d'arr. , à 58 kil. N.-O.

d'Agen (Lot-et-Garonne), sur la Garonne, le canal et le chemin de fer du Midi. Tabacs, corderie, vins, spiritueux, prunes, grains. 9,857 hab. Marmara (mer de), ancienne Propontide

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portion de la Méditerranée, comprise entre le détroit des Dardanelles et celui de Constanlinople, longue de 275 kil. et large de 85. Elle baigne à 1*0. Constantinople, Rodosto, Selivri ; et, a l'E., Scutari, lsmid, etc. ; elle renferme, entres autres îles, celle de Marmara ou Marmora (ancienne Proconèse), riche en marbres ; les îles des Princes sont au S.-E. du Bosphore.

Marmarique, région de l'Afrique ancienne, . sur la Méditerranée, entre l'Egypte à l'E. et la f Cyrénaïque a l'O. Elle était habitée par des nomades, les Marmarides, les Adyrmachides, les Ammoniens, etc. — Au iv« s., elle" forma la Libye Inférieure, ch.-l. Parœlonium.

Marmelade, ville de la république de Haïti, au N. de Puerto Republicano et au S.-E. de Puerto de Paz.

aiar Menor, lac d'Espagne sur la côte de la Méditerranée, dans la prov. de Murcie, au N. du cap Palos. Il est séparé de la mer par une langue de sables de 500 mètres de largeur; il est très poissonneux.

m ai- moi (Louis Caiavajai de), né à Grenade, au xvie s. Piis par les Maures, en 1541, il a écrit l'Afrique de Louis de Marmol; Histoire de la révolte de Grenade.

Mai itioiatta. point culminant des Alpes Carniques, haut de 3.508 met.

Narmoat (AcGUSTE-FrÉDÉMC-LouiS Viesse

de), duc de Raguse, né en 1774 à Chàtillon-sur- Seine (Côte-d'Or), était lieutenant d'artilierie au siège de Toulon, 1793, où il connut Bonaparte. Aide de camp de ce dernier, en Italie, il suivit son général en Egypte, et se signala à la prise de Malte et à celle d'Alexandrie. Il seconda le coup d'Etat du 18 brumaire, prépara le passage du inont Saint-Bernard, et prit une part décisive à la journée de Marengo, 1800. Il était inspecteur général de l'artillerie quand Napoléon devint empereur, 1804. Après avoir occupé la Styrie, 1805, il battit 16,000 Russes ou Monténégrins a Castelnuovo, 1806, et resta dans le pays comme administrateur; Napoléon lui donna le titre de duc de Raguse, 1807. Dans la campagne de 1809, l'Empereur le créa maréchal de France. Marmont fut envoyé ensuite en Illyrie avec le litre de gouverneur, puis en Espagne, où il succéda a Masséna disgracié, 1811 ; il perdit la bataille des Arapiles, juillet 1812. En 1813, il commanda, en Allemagne, le sixième corps ; il prit, en 1814, une part glorieuse aux combats de Brienne, de la Rothière, de Champaubert, de Vaux-Champs, de Soissons, mais fut rejeté, avec Mortier, sous les murs de Paris, où, à la tête de 21,000 hommes, ils livrèrent une dernière bataille à l'ennemi, 29 mars. Marmont conclut une convention et rejoignit Napoléon, qui lui confia la garde de l'importante position d'Essonne ^rouble par les événements de Paris, Marmont s'entendit avec Schwarizenberg pour faire passer ses troupes en Normandie, 3 avril 1814. La défection de ce corps d'armée entraînail la chute de l'empire. Marmont suivit Louis XVIII à Gand; il devint, en 1815, l'un des quatre majors de la garde royale, pair de France, pacifia Lvon, 1817, et compromit sa fortune dans des spéculations métallurgiques et agricoles. 11 était membre libre de l'Académie des Sciences depuis 1816. Il commandait à Pans quand le ministère Polignac fit rendre les ordonnances du 25 juillet 1830; il tenta vainement d'arrêter la lutte, en sollicitant le renvoi des ministres. 11 suivit Charles X jus-

3u'en Angleterre, et vécut, depuis ce temps, ans un exil volontaire. On a de lui: Voyage en Hongrie, en Transylvanie, dans la Russie méridionale, etc., 4 vol. in-8», 1837; Esprit des institutions militaires, 1845, etc. On a publié, en 1836, les Mémoires du duc de Raguse de 1792 à 1832.

Marmontei (Jean-François), né à Bort /Corrèze), 1723-1799, d'une famille pauvre, débuta

dans les lettres par des tragédies dont l'une, les Heraclides, 1752, a obtenu les éloges de La Harpe, par des opéras- comiques médiocres. Ses premiers Contes moraux, 1756, firent sa réputation; il eut un prix à l'Académie française pour une épître : les Charmes de l'étude, 1761 ; il fut enfermé à la Bastille pour une satire, dont il n'était pas l'auteur, perdit le privilège du Mercure, mais l'Académie française l'admit, en 1763. En 1766, il donna une traduction en prose de la Pharsale, et, en 1767, l'ouvrage qui a le plus contribué à sa réputation, Réhsaire, traduit dans la plupart des langues de l'Europe. Il publia, plus tard, un pendant à Rélùaire dans les Incas, tableau,déclamatoire parfois, du fanatisme religieux, 17i3; il composa des opéras-comiques : le Huron, 1768, Lucile, Zéntire et Azov, etc., pour Grétry ; Didon, Pénélope, le Doinneur éveillé, pour Piccini ; Démopfioon, pour Chémbini. Il a réuni des articles qu'il avait écrits pour Y Encyclopédie, sous ce titre : Eléments de littérature. Secrétaire perpétuel de l'Académie française en 1783, il vécut dans la retraite, 1792 95; sous le Directoire, il siégea au conseil des Anciens, mais fut expulsé par le coup d'Etat du 18 fructidor, 1797. On a encore de lui ses Mémoires, précieux pour l'histoire littéraire, et les Mémoires sur la régence du duc d'Orléans.

Marmorice, Physcus, port d'Anatolie, au S.-O., sur la Méditerranée, l'un des meilleurs mouillages du Levant.

Marmoutier, Martini ou Majus monasterium, village à 2 kil. de Tours. Ruines d'une abbaye fondée en 371 par saint Martin, et occupée, dans la suite, par les bénédictins. — Ane. ch.-l. de canton, à 6 kil. S.-E. de Saverne (Be-Alsace), doit son nom à une abbaye appelée Mauri monasterium en latin, et Mauermûnster en allemand ; 2,400 hab.

Mamay, ch.-l. de canton, arr. et à 2* kil. S. de Gray (Haute-Saône), sur l'Ognon ; 999 hab.

Marne (JEAN-LOUIS de Marnette de), né à

Bruxelles, 1754-1829, eut le titre de peintre du roi, et composa des ouvrages d'un pinceau délicat et d'un ton fin.

Marne, Matrona, rivière de Fiance, naît au pied de la montagne de Langres, passe près de Chaumont, Joinville, Saint-Dizier (Haute-Marne), à Yitry-le-François,à Chàlons, Epernay (Marne), à Château-Thierry (Aisnel, à la Ferté-sous- Jouarre, Meaux. Lagny (Seine-et-Marne), à Nogent-sur-Marne, et a Charenton-le-Pont (Seine), où elle se réunit à la Seine. Elle reçoit, à droite : l'Ornain et l'Ourcq, à gauche : la Somme-Soude, le Petit-Morin et le Grand-Morin. — Cours de 494 kil., navigable depuis Saint-Dizier, 363 kil.

Marne, département de la région N.-E. de la France, formé du Bernois, du Perthois, de la Basse Brie (Champagne). La superficie est de 818,041 hectares, et la population de 421,800 hab. — - Il relève des diocèses de Beims et de Chàlons-sur-Marne, de la Cour d'appel et de l'Académie universitaire de Paris. Il renferme 5 arrond. : Chàlons-sur- Marne , Epernay, Reims, Sainte-MenehouJd, Vitry-le-François ; 32 cantons et 664 communes. Le sol est peu fertile, mais bien cultivé : on y produit quelquefois jusqu'à 15 millions de bouteilles de vin blanc, spécialement dans les arrondissements de Reims, d'Epernay et dans le canton des Vertus. L'industrie est très-avancée: tissus de Reims, vanneries, verreries, tonnellerie, bonneterie, distilleries ; exploitation des pierres meulières, des tourbières, de la craie, etc. 6e rég. milit.

Marne (Haute-), département de la région N.-E. de la France, formé du Vallage, du Perthois, du Bassigny (Champagne), et de quelques parcelles de la "Bourgogne, de Bar et de la Franche-Comté. La superficie est de 621,968 hectares, et la population de 254,816 hab. — 11 re-

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lève du diocèse de Langres, de la Cour d'appel et de l'Académie de Dijon; 7e rég. milit. Il comprend 3 arrond. Chaumont, Langres et Vassy ; 28 cantons et 550 communes. Le sol est très fertile, mais mal cultivé ; les forêts sont une des richesses agricoles. Elève de bestiaux. Les principales branches de l'industrie sont la coutellerie, la ganterie, et surtout la métallurgie.

Mariie-au Rhiu (Canal de la). Il commence sur la Marne, près de Vitrv-le-François, suit la vallée de l'Ornain en passant à Bar-le-Duc (Meuse), traverse la Meuse sur un pont-canal, arrose Toul (Meurthe), franchit la Moselle, suit la Meurthe par Nancy, puis la vallée du Sanon, traverse la Sarre, coupe les Vosges par deux souterrains, passe dans la vallée de la Zorn ("Bas-Rhin), puis à Saverne, et débouche dans 1*111 au-dessous de Strasbourg, où il se rattache au canal de 1*111 au Rhin. Sa longueur est de 315,055 met.

Marnes, village do Seine-et-Oise, peuplé de 350 hab., près du parc de Saint-Cloud, à 6 kil. N.-E. de Versailles, où se trouve le château de VUleneuve-l'Elang.

Marnix (PHILIPPE VAN), Seigneur de Morat-

Sainte-Aidegonde, né à Bruxelles, 1548-1598. joua un grand rôle dans le parti protestant et contribua à la fondation de la république des Provinces-Unies. Il fut l'un des signataires du Compromis de Bréda , s'attacha a Guillaume d'Orange, combattit de la parole, de la plume et de l'épée; fut envoyé en France comme ambassadeur des Etats-Généraux, 1590, et servit le stathouder Maurice, comme il avait servi son père.

Maroc (empire de), Etat de l'Afrique, au N.- O., dans le Mogreb, entre le 28<> et le 36» lat. N., et entre le 2° et le 14° de long. 0. Il est borné : à l'O. par l'Océan Atlantique, au N. par le détroit de Gibraltar et la Méditerranée, au N.-E. par l'Algérie, à l'E. et au S. par le Sahara. Sa superficie est d'environ 672,000 kil. carrés, et sa popul. de 8.500,000 hab. — Il est traversé, du S.-O. au N.-E., par le grand Atlas, dont un sommet, le Miltsin, est haut de 3,475 mètres. Il y a des mines de fer, de cuivre et d'antimoine. Les forêts se composent de chênes, d'acacias, de thuyas, de cèdres, de dattiers., etc. Le sol produit céréales, lin, chanvre, olivier, tabac, kermès, etc. Il possède d'excellentes races de moutons, de mules, de chevaux, de poules, etc. — Il a pour villes principales : Maroc, capitale, Fez, Méquinez, Tafilet, etc., dans l'intérieur ; Tétouan, Tanger, Larach, Salé, Rabat, Mogador, etc., sur le littoral.

Dans l'antiquité, le Maroc était compris dans la Mauritanie et la Gétulie. Après avoir subi la domination de Rome, des Vandales et de Constantùnople, il fut envahi par les Arabes. Il est gouverné, depuis 1550, par un schérif ou descendant de Mahomet. Soumis à l'influence de l'Angleterre, établie à Gibraltar en 1704, le Maroc, depuis la conquête de l'Algérie, a été plusieurs fois en conflit avec la France, notamment en 4844. La population professe l'islamisme. Elle se compose de Kabvles ou Berbères, à peu près indépendants, d'Arabes nomades et de Maures. Les Juifs sont fort nombreux. L'Espagne possède 4 ports sur la côte N.

Maroc, Marrakch ou Marakoucha, capitale de l'empire, sur un affluent du Tensift, a 12 kil. de circonférence et 30 à 40,000 âmes. Il y a 19 mosquées, des manufactures de soieries, de papier et de maroquin. Maroc a été bâtie en 1052 par l'Alinoravide Abou-al-Fin.

Marochetti (Charles, baron), né à Turin, de parents naturalisés Irançais, 1805-1868, élève de Bosio, se ht connaître, dès 1827, par le groupe d'une Jeune fille jouant avec un chien, exposa un Ange déchu, en 1831, et exécuta d'une manière

remarquable la statue équestre d' Emmanuel- Philibert. On lui doit un des bas-reliefs de l'arc de triomphe de l'Etoile. Après la révolution de 1848, il alla s'établir en Angleterre.

Maroilles OU Marolles, COmm. du Cant. de

Landrecies, arr. et à 12 kil. O. d'Avesnes (Nord), sur la Petite-Helpe. Fromages estimés ; 2,000 hab. Marolles (Michel de), né à Marolles (Touraine), 1600(?)-1681, obtint, en 1626, l'abbaye de Villeloin. Il donna une masse de traductions faites à la hâte, plates et inexactes. On ne lit guère aujourd'hui que ses Mémoires et le Livre des peintres et graveurs, dont M. G. Duplessis a donné une édition en 1855.

Marolles-les^Braults , ch.-l. de canton,

arr. et à 14 kil. S.-O. de Mamers (Sarthe) ; 2,181 h.

niaromme, ch.-l. de canton, arrond. et à 7 kil. N.-O. de Rouen (Seine-Inférieure), sur le Cailly. Filât, et tissage de coton, teintureries, blanchissage de toiles ; 3,092 hab.

Maron (Saint), anachorète du iv« s. vivait près de Tyr. On le fête le 9 février.

Maroncelii (Pierre), né à Forli, 1795-1846, fut arrêté pour avoir conçu l'idée d'une fédération italienne, indépendante de l'Autriche, 1820, et subit avec Silvio Pellico une captivité fameuse au Spielberg. Il mourut fou à New-York.

Maronée, v. de l'anc. Thrace, sur la mer Egée, au N.-O. de Samothrace. Son vin était estimé.

Maroni.riv. de la Guyane, sépare les Guvanes hollandaise et française. Cours de 500 kil.

Maronites, peuplade catholique qui habite les vallées du Liban. Elle a pour chef religieux un patriarche qui réside dans le monastère de Cànubin. Elle compte 400,000 individus, a les Druses pour ennemis, et est sous le protectorat de la France.

Maros, rivière de l'empire d'Autriche, naît dans les Karpathes de l'Est (Transylvanie), arrose le pays des Szekler , Maros- Vasarhely (10,000 hab,), Karlsbourg où il devient navigable", Arad, et finit près de Szegedin, dans la Theiss. Cours de 600 kil.

Marot (Jean), né à Mathieu, près de Caen, en 1463, s'appelait Desmarets. Poète d'Anne de Bretagne, il accompagna Louis XII à Gênes et à Venise, et donna de ces deux Voyages une relation aussi poétique qu'exacte. Il mourut à Cahors, en 1523 ou 1527. — Ses Œuvres ont été réunies en 1723, et publiées avec celles de son fils.

Marot (Clément), fils du précédent, né à Cahors, 1495-1544. Il dédia à François 1er jc Temple de Cupido, et obtint de Marguerite de Valois le titre de son valet de chambre, en attendant qu'il succédât à son père dans le même emploi auprès du prince. Il fut pris avec le roi à Pavie (1525). Arrêté comme suspect d'hérésie, sauvé par l'évêque de Chartres, il fut repris par le Châtelet de Paris pour avoir arraché un homme des mains des archers ; il ne fallut pas moins que l'intervention du roi pour tirer le poète d'embarras. Dénoncé comme luthérien, 1535, il s'enfuit en Béarn auprès de Marguerite, puis à Ferrare, auprès de Benée de France, et, en dernier lieu à Venise. Revenu en France, 1536, il mit en vers les Psaumes de David ; il dut fuir à Genève, 1543, et de là à Turin, où il mourut. Il a atteint la perfection dans l'épître familière, la ballade et surtout l'épigramme.

Marot (Jean), architecte, né à Paris. 1619 (?)- 1679, s'est surtout consacré à la théorie de son art. Habile graveur, il a donné : Le château de Richelieu; — de Madrid; — du Louvre; Y Architecture française, recueil de plans d'édifices de Paris ; le Petit Marot, recueil de divers morceaux d'architecture.

Maroto (Don Rafaël), né à Conca (Murcie), en 1785, commandait, en 1833, le Guipuzcoa.

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MAR

Partisan de don Carlos, il encourut la disgrâce

de ce prétendant, et conclut la convention de

■ Bergara qui termina la guerre civile, 1839. Re-

! gardé comme un traître, il alla mourir au Chili

en 1847.

Maroué, oomm. du cant. de Lamballe, arr. de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) ; 2,155 hab.

Harozia ou Marosie, dame romaine, fille de Théodora. Mariée à Albéric, marquis de Spolète, elle disposa de la papauté. Jean X, ayant fait assassiner Albéric, Marozia s'empara du château Saint-Ange, épousa Guido, marquis de Toscane, et fit étouffer son ennemi, 928. Elle disposa ensuite de la tiare en faveur de Léon VI, d'Etienne VIII, et d'un de ses fils, Jean XI. Veuve une seconde fois, elle avait donné sa main à Hugues de Provence, roi d'Italie, 932 ; ce dernier fut expulsé de Rome par Albéric, fils aîné de Marozia, lequel mit en prison sa propre mère.

Marpessns, montagne au S. de Paros (Grèce).

Marquette, comm. du cant. de Mareq. arr. de Lille (Nord), sur la Deule. Sucre de betterave ; impressions sur étoffes ; 3,770 hab.

Marquette, comm. du cant. de Bouchain, arr. de Valenciennes (Nord). Distilleries ; 2.472 h.

Marquion, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. S.-E. d'Arras (Pas-de-Calais); 823 hab.

marquis, titre dérivé de Mark ou Marche (frontière), comme celui de margrave, dont il a le sens.

Marquise, ch.-l. de cant., arr. et à 13 kil. N. de Boulogne (Pas-de-Calais). Carrières de marbre; 4,433 hab.

Marquises (Iles) ou îles Mendana, ou encore îles IXouka-hiva, archipel de la Polynésie (Océanie), dans le Grand Océan, entre 7° 30' et 10û 26' lat. S., et entre 141<> et 143° long. 0. au N. des îles Pomotou. Elles sont volcaniques, montueuses, renferment de profondes vallées, d'une végétation inextricable. Le climat est sain. Elles ont 1,300 kil. carrés de superficie, et 10,000 hab. Les indigènes, ou Kanala, d'un brun rouge, sont forts, braves, cruels et perfides. Découvertes en 1594 par Mendana, qui les nomma îles du Marquis de Mendoça, en l'honneur du vice-roi du Pérou, elles ont été occupées en 1842 par la France. Le fort Collet, dans l'île Nouka-hiva, est le ch.-l.

Marr, pays d'Ecosse situé dans le comté d'Aberdeen, ayant le titre de comté.

Marracci (Louis), né à Lucques, 1612-1700, de la congrégation des Clers réguliers de la Mère de Dieu, enseigna l'arabe à Rome. On a de lui: Prodromus ad refutationem Alcorani ; Alcorani textus universus ; Biblia sacra arabica, 1671, 3 vol. in-fol., etc.

Marrast (Armand), né à Saint - Gaudens, (Haute-Garonne), 1801-1852, maître d'études, licencié et docteur es lettres, fut exclu de l'enseignement public, 1827. Il écrivit dans la Tribune, puis vint prendre au National la place laissée vacante par la mort d'A. Carrel. Membre du gouvernement provisoire, en 1848, il fut maire de Paris (9 mars) et député à l'Assemblée constituante. Celle-ci le nomma son président à partir du 19 juillet et jusqu'à la fin de la session ; en celte qualité il proclama la Constitution républicaine dont il avait été le rapporteur. Il ne fut pas réélu à l'Assemblée législative.

Marrubium, capitale des Marses dans l'anc. Samnium ; auj., San-Benedetto.

Marrucins, peuple de l'anc. Samnium, au S. de l'Aternus.

Marryat (Frédéric), né à Londres, 1792-1848, capitaine dans la marine, commença, vers 1827, à composer des romans maritimes. On cite : le Pirate, le Vaisseau fantôme, Pauvre Jacques, etc. Il a encore écrit un Code de Signaux et le Journal d'un vogage en Amérique.

Mars ou Mavors, Y Ares des Grecs, le Mamers des Sabins, dieu de la guerre, fils de Junon seule, ou de Jupiter et de Junon. Il représentait le courage brutal, surtout dans les tragiques grecs. Le culte de Mars, peu répandu chez les Grecs, était en honneur en Thrace et aussi à Rome ; on le regardait comme le père de Romulus. Numa lui consacra le collège des Salions. Comme dieu de la guerre on l'appelait Gradivus. Le loup et le pivert lui étaient consacrés.

Mars, 1er mois du calendrier romain, et le troisième du calendrier grégorien. Chez les Romains, Romulus l'avait consacré au dieu Mars. Il a 31 jours.

Mars (AnISE-FrANÇOISE-HiPPOLYTE Boutet.

Mouvei), fille de l'acteur Monvel et d'une actrice nommée Jeanne-Marguerite Salvetat, qui se faisait appeler au théâtre madame Mars, née à Paris, 1779-1847. Elle débuta en 1792, au théâtre Montansier, et fut admise, en 1795, au théâtre Feydeau, grâce à mademoiselle Contât, dont avec mademoiselle Leverd, elle partagea l'héritage au Théâtre - Français, en 1809. Elle se retira du théâtre en 1841.

Mars. d'Outillé (Saint-), COtlim. du cant.

d'Ecommoy, arr. du Mans (Sarthe) ; 2,093 hab.

Mars.la.Jaille (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. N. d'Ancenis (Loire-Inférieure); 1,943 hab.

Mars-ia-Tours, comm. du canton de Gorze.à 23 kil. de Metz (Lorraine). Combat du 16 août 1870.

Marsac, comm. du cant. et de l'an*. d'Ambert (Puy-de-Dôme) ; 2,941 hab.

Marsaiiie (La), village de Piémont (Italie), entre Pignerol et Turin. Victoire de Catinat, 4 oct. 1693.

Marsai, place forte, sur la Seille, à 8 kil. S.-E. de Château - Salins (Lorraine); 1.200 hab. — Sources salées.

Marsala, ville de Sicile, à 27 kil. S.-O. de Trapani, sur la Méditerranée; 40,000 hab. On y fabrique des vins secs renommés ; commerce de sel, d'huile et de blé.

Marsan (i^e), ancien petit pays de France, au N. de la Chalosse (Gascogne), auj. dans l'arr. de Mont-de-Marsan (Landes).

Marsand (Antoine), né à Venise, 1765-1842, entra dans les ordres, fut professeur d'économie politique à Padoue, puis, après 1814, s'adonna exclusivement aux lettres, à l'étude des beauxarts, et surtout fut admirateur de Pétrarque. On lui doit une bonne édition des Poésies de Pétrarque, 2 vol. in-4», avec un Mémoire sur sa vie ; etc.

Marsanne, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N.-E. de Montélimar (Drôme), 1,521 hab.

Marschner (Henri), né à Zittau (Lusace), 1795-1861, fut élevé à la maîtrise de Bautzen et fut surtout élève de Schicht, à Leipzig. Il écrivit alors beaucoup de motets, de sonates, de symphonies ; puis composa le petit opéra, la Montagne de Kiffhausen, qui réussit, 1816. Il écrivit Henri IV et d'Aubigné, en 3 actes, Saïdar, qui eut beaucoup de succès, Lucrèce, la Bella Ella, Ali-Babu, le Voleur de bois. Sa réputation s'agrandit, lorsqu'il donna le Vampire, 1828, le Templier et la Juive, 1829, la Fiancée du Fauconnier, 1832, Hans Heilling, 1833, etc. Il a été l'un des successeurs les plus distingués de Weber.

Marsden (William), né à Dublin, 1754-1836, a écrit : Histoire de Sumatra, 1782 ; Grammaire et Dictionnaire de la langue malaise, une traduction des Voyages de Marco Polo avec un commentaire, etc.

Marseilian, port de l'Hérault, dans le cant. d'Agde, arr. et à 26 kil. E. de Béziers. Pêcheries, salines-, 4,065 hab.

Marseille, ch.-l. du département des Bouches - du -Rhône , sur la Méditerranée, par 43o 17' 4" lat. N., et 3<> 2' 3" long. E., à 794 kil. S.-E.

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de Paris, 863 kil. par le chemin de fer de la Méditerranée. — Pop. 360,099 hab. — Evêché suffragant d'Aix; Faculté des sciences, écoles des beaux- arts, des langues orientales ; observatoire, jardin zoologique, musées, etc. Par ses établissements maritimes, elle est le premier port de France ; outre le Vieux-Port et celui de la Juliette, elle possède plusieurs bassins. Lazaret, d'Arenc, etc. Des paquebots-poste desservent régulièrement le Brésil et la Plata, le Levant, l'Algérie, etc. — Il y a des savonneries, des huileries, des raffineries, des fonderies de fer, de plomb, de cuivre, des tanneries, des fabriques de soude, de bougies, de conserves alimentaires, de corail, d'ustensiles de pèche, etc. — Marseille s'élève en amphithéâtre : sur la rive E. du port est la vieille cité; sur la rive 0. a été établie la ville épiscopale, au moyen âge ; elles ont été réunies par la ville neuve, où l'on voit la promenade célèbre de la Canebière, et la magnifique avenue du Cours. De nos jours on abâti cequ'on appelle la ville maritime sur l'emplacement rasé de l'ancien lazaret. On a reconstruit la cathédrale et la célèbre chapelle de Notre-Dame-de-la-Garde. On y a mené, en 1850, l'eau de la Durance par un canal long de 420 kil.

— Fondée et colonisée à deux reprises par les Phocéens, 600 et 535 av. J.-C, elle atteignit bientôt un haut degré de prospérité; alliée des Romains, elle les appela contre les Ligures, ses voisins, en 150 et en 425, et garda son rang commercial pendant toute la durée de l'empire. Son organisation municipale et quasi républicaine ne fut sérieusement compromise qu'après l'avènement de Charles d'Anjou, comme comte de Provence, 4246. Réunie au domaine royal en 4481, elle résista au connétable de Bourbon en 4524, et fut désolée, en 4720, par une terrible peste. Pythéas, Pétrone, Mascaron, Puget, Dumarsais,~Barbaroux, M. Thiers, etc., sont nés à Marseille.

Marseille. le- Petit, Ctl.-l. de Canton, aiT. et

à 20 kil. N.-O. de Beauvais (Oise); 735 hab.

Mars&s, peuple de l'anc. Samnium, fixé autour du lac Fucin, qui avait Marrubium pour capitale. Célèbres par leur courage, ils donnèrent leur nom à la guerre Sociale, appelée souvent Guerre Marsique.

Marses, peuple de l'anc. Germanie, qui habitait vers le haut Ems.

Marsh (James), chimiste anglais, 4789-4846, est surtout connu par l'invention d'un appareil qui sert à révéler la présence des plus minimes parcelles d'arsenic dans le liquide, 4836.

Marshall (îles), archipel de la Polynésie, au N.-O.. composé de deux chaînes d'altolons, formés de corail.

Marsham (Sir John), chronologiste anglais, né à Londres, 1602-4685, est surtout connu par 6on Chronicus canon Mgyptiacus, Hebraïcus, Grœcus, 4672, in-fol.

Marsico, nom de deux villes de l'ancien rovaume de Naples : Marsico-nuovo, à 46 kil. N.-E. de Policastro (prov. de Salerne); 5,000 hab.

— Marsico-vetere, à 31 kil. S.-O. dePotenza; 3,000 hab.

MarsigH (Louis-Ferdinand, comte m:), né à Bologne, Îtio8-4730, visita la Turquie, fut général, au service de l'emp. Léopold Ie«", et a laissé : Lettres touchant quelques branches de corail; De gentratione fungorum; Danubius Pannonico-mysicus, 7 vol. in-fol. avec pi.; Etat militaire de l'Empire Ottoman; Hist. physique de la mer, etc.

Marsiie de Padoue ou Menandrino, né à Padoue au xnr* s., mort en 4328, fut recteur de l'Université de Vienne, en 4312. Dans ses deux principaux ouvrages, Defensor Pacis et Tractatus de Tramlatione Imperii, il a émis des opinions démocratiques d'une hardiesse remarquable.

niarsiiiac (Le prince de). V. La Rochefoucauld VII.

Marsiiiargues, comm. du cant. de Lunel, arr. et à 28 kil. N.-E. de Montpellier (Hérault), sur la Vidourle; 3,227 hab.

Marsin OU Marchin (FERDINAND, COmte DE),

général français, originaire du pays de Liège, 4656; lieutenant général, en 4701. et maréchal, en 4703, il perdit la bataille d'Hochstedl, 1704; adjoint à La Feuillade et au duc d'Orléans, il fut tué au siège de Turin, 4706.

Marsoiiier (Jacques), né à Paris, 4647-1724, chanoine régulier de Sainte-Geneviève, a écrit : Histoire de V origine des dîmes; — de l'Inquisition; — du cardinal Ximénès; — de Henri VII d'Angleterre; Vie de saint François de Sales; — de l'abbé de Rancé; etc.

Marsollier des Vivetières (BENOIT-JOSEPH),

né à Paris, 4750-4817, donna plus de 40 opérascomiques que mirent en musique Gaveaux, Méhul. Dalayrac. On a publié ses Œuvres choisies, 1825, 3 vol. in-8°.

Mai son, ch.-l. de cant., arr- et à 45 kil. E. de Châlons-sur-Marne (Marne); 320 hab.

Marston.Moor, localité du comté d'York (Angleterre), au N.-O. d'York. Le prince Robert y fut défait, 4644.

Marsy (BALTHASAR et GASPARD), Sculpteurs,

nés à Cambrai, le premier en 4625 et le second en 4628 (?). Ils travaillèrent à la décoration du Louvre, des Tuileries et de Versailles. De Gaspard seul on signale Mars portant Vécu de Finance, bas-relief de la porte Saint-Martin, à Paris. Balthasar mourut en 4674 et Gaspard en

Marsy (Claude-Sixte Sautreau de), né à Paris, 4740-1815, a publié : Y Almanach des Muses, 4765-4789, 24 vol. in-46»; Annales poétiques depuis l'origine de la poésie française (avec Imbert), 40 vol. in-42; le Nouveau siècle de Louis XIV (avec Noël) 4 vol. in-8°; Poésies satiriques du xvme siècle; Tablettes d'un curieux, etc.

Marsyas, né à Célènes (Phrygie), excellait à jouer de la flûte; vaincu dans une lutte avec Apollon, il fut écorché vif.

Marsyas, rivière de Phrygie, se jetait dans le Méandre près de Célènes. — Rivière de Carie, qui se jetait dans le Méandre, près de Tralles.

Marta, riv. d'Italie, qui sort du lac Bolsena et finit dans la Méditerranée, au-dessous de Corneto.

Marta (Santa-), lac de l'Amérique méridional, large de 22 kii., dans la Confédération Grenadine. Il communique par deux endroits à la baie de Magdalena.

Marta (Santa-), montagnes de la Conîédération Grenadine, a l'O. du lac de Maracaïbo. Les sommets les plus élevés atteignent 3,000 mètres.

Marta (Santa-). V. MARTHE (SAINTE-).

Martaban, province et ville de l'Indo-Chins anglaise, sur le golfe du même nom. La province, bornée à l'O. par le golfe, a été conquise par les Anglais, en 4827 et 4852; 400,000 hab. Les villes sont Martaban, Moulmeïn et Amherst. — Martaban, capitale, occupée, en 4852, par les Anglais, sur le Salouen, et â 54 kil. de son embouchure, n'est plus que le faubourg de Moulmeïn ; 2,000 hab.

Martaban (Golfe de), formé par le golfe de Bengale, sur la côte O. de llndo-Chine, entre le cap Négraïs et l'archipel Merghi.

Martainville (AlPHONSE-LoUIS-DiECDONNÉ),

né, en 4776, à Cadix, de parents français. Il fit partie, après le 9 thermidor, de la Jeunesse dorée de Fréron, et publia diverses pièces contre les jacobins vaincus ; il donna, en 4802, avec Etienne, une Histoire du Théâtre-Français depuis le commencement de la Révolution, 4 vol. in-42°, puis des comédies. Partisan fougueux de la Restau-

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ration, il fonda, en 1S18, le Drapeau blanc; il mourut en 1830.

martel, ch.-l. de cant., arr. et a 30 kil. N.-L. de Gourdon (Lot); 2,837 hab.

niarteiii (Pierre - Jacques), né à Bologne, 1665-1727, professeur à l'université de cette ville, a écrit, avec facilité, dans tous les genres, et spécialement des tragédies.

Martène (Edmond, dom). bénédictin, né a Saint-Jean-de-Losne, 1654-1739, a laissé d'utiles compilations : Veterum Scrivtorum et Monumentorum... Collectio nova, 1700, in 4°; amplissima Collectio, 1714-1733, 9 vol. in-fol; Thésaurus novus anecdotorum, 1717, 5 vol. in-fol.; Annales S. Benedicti, tomns VI; De antiquis Ecclesiœ ritibus ; Voyage littéraire de deux religieux bénédictins (Mariene et Durand), etc.

Alartens OU Mertens (THIERRY), imprimeur,

né vers 1450-1534, à Alo^t. où il fonda le premier établissement typographique des Pays-Bas, 1473.

Martens (Georges-Frédéric de), né à Hambourg, 1756-18-21, a élé professeur de jurisprudence à Gœtlingue, conseiller d'Etat du royaume de Westphalie en 1808, etc. Il a écrit en français : Précis du droit des gens moderne de l'Europe, 1789, 2 vol. in-12o; Cours diplomatique, 1801, 3 vol. in-8°; Recueil de traités... depuis 1761 ; Nouveau recueil de traités depuis 1808. en tout 28 vol. in-8^, etc. , ,, .

Marthe (Sainte), sœur de Lazare et de Marie de Béthanie. obtint de Jésus la résurrection de son frère. Fête, le 29 juillet.

Marthe (Sœurs de Sainte). V. Augustines.

Marthe (Sainte-), Santa-Marta, port de la Nouvelle-Grenade, sur la mer des Antilles, à 175 kil. N.-E. de Carthagène; 4,000 hab. Evêché. Bâtie en 1554; brûlée par Drake en 1594, cette ville a encore souffert du tremblement de terre de 1834.

Martial (Saint), évêque de Limoges, vécut au troisième siècle. Fêle, le 30 juin.

Martial (Marcus Valerius Martialis), né à Bilbilis (Espagne), en 45, vint en 65 à Rome, où il séjourna 35 ans. Revenu dans sa patrie en 400, il y serait mort vers 104. On a de lui un recueil de 1,500 petites pièces appelées Epigrammata, et divisées en 15 livres. Le quinzième livre, renfermant 38 épigrammes, porte te titre de Liber de spectaculis. Martial a une imagination féconde, un esprit vif, un langage élégant et facile.

Martial d'Auvergne, d'une famille originaire d'Auvergne, né a Paris, 1440-1508. On a de lui : les Vigiles de Charles VII, et les Arrêts d'amour, sentences rendues en style judiciaire sur des causes galantes et fictives, etc.

Martialis Qargilius, écrivain latin du troisième siècle, qui a écrit l'histoire d'Alexandre Sévère, et dont on a retrouvé les fragments d'un ouvrage sur la chirurgie vétérinaire.

Martianay (Dom Jean), bénédictin, né à Saint-Sever-Cap (Landes), 1647-1717, composa divers travaux sur l'Ecriture Sainte.

Martignac (ETIENNE Algay de), né à Brive,

1620-1698, a donné des Mémoires sur Gaston d'Orléans; a traduit les Œuvres d'Horace, de Virgile. d'Ovide, de Perse, de Juvénal, etc.

Martignac (JeAN-BapTISTE-SiLVÈRE Gaye, vi-

comte de), né à Bordeaux, 1776-1832, avocat, procureur général à Limoges, député de Marmande en 1821. Le cabinet qu'il forma, 1828, présenta de bonnes lois, et fit rendre des ordonnances qui assujettissaient les écoles des jésuites à l'Lniversité, et limitaient le nombre des élèves dans les séminaires. La chute de ce ministère modéré, que Charles X n'avait ni aimé, ni soutenu, fut un malheur. Remplacé par le prince de Polignae, août 1829, Martignac devait, en 1830, être appelé à le défendre devant la Cour des pairs. On a de lui : Essai historique sur la révo-

lution d'Espagne; Bordeaux au mois de mars 1815;

Le Couvent de Sainte- Marie-aux-Bois, 1831 ; etc.

Martigné-Briand, connu, du cailt. de Doué.

arr. et à 30 kil. O. de Saumur (Maine-et-Loire). Eaux minérales.

Martigné.Ferchand, COmm. du Cant. de

Rhétiers, arr. et à 40 kil. S.-O. de Vitré (Ille-et- Vilaine). Forges ; 3,994 hab.

Martigné, bourg du cant. et de l'arr. de Mayenne (Mayenne). Eaux minérales.

Martigny, Octodurus , Forum Clandii, Vicus Veragrorum, v. du Valais (Suisse), a 28 kil. S.-O. de Sion, au confluent du Rhône et de la Dranse valaisanne; autrefois évêché ; 1,100 hab.

Martigues (Les), Maritima Anatiliorum, ch.-l. de canton, à 40 kil. S.-O. d'Aix (Bouchesdu-Rhône), entre l'étang de Berre et les canaux qui mènent à Bouc. Produits chimiques, chapellerie, etc. Commerce de poisson salé, d'huile, etc.; 6,483 hab.

Martin (Saint), né à Sabaria (Pannonie), vers 316. Renonçant au service, il se fit disciple de saint Hilaire de Poitiers; il s'établit au désert de Ligugé, qui devint le plus ancien monastère de la Gaule , en 371, le peuple de Tours le prit pour son évêque. Saint Martin unit la plus grande simplicité à un rare courage; non loin de Tours, il fonda le couvent de Marmoutier. Il mourut en 396 ou en 400. On le considère comme l'un des patrons de la Gaule. Sous les Mérovingiens, sa chape ou châsse servit d'étendard. Fête, le 11 nov.

Martin I" (Saint), pape en 649, persécuté par Constant II, fut déporté en Chersonèse, où il mourut, 655. Fête, le 12 novembre.

Martin II, OU Marin I", pape, 882-884.

Martin III, OU Marin II, pape, 943-946. Martin IV (SlMON de Brion), pape, 1281-

1285, né en Touraine, fut élu par l'influence de Charles d'Anjou. Il nomma ce dernier sénateur de Rome, excommunia Michel Paléologue, 1281, les habitants de Palerme, après les Vêpres Siciliennes, 1282, enfin Pierre III d'Aragon.

Martin V (OTTO Colonna), pape, 1417-1431,

né à Rome en 1365, fut élu, au concile de Constance, à la place de Grégoire XII, de Jean XXIII et de Benoît XIII, 1417. Il fulmina une bulle contre les Hussites, et revint à Rome, où il mit fin au schisme d'Occident. Martin V convoqua un concile à Bâle pour la réforme de l'Eglise.

Martin I", le Jeune, fils de Martin le Vieux, né en 1374, devint roi de Sicile par son mariage avec Marie, fille de Frédéric II ou III, roi de Sicile, héritière de ce royaume, 1391. Il mourut, en 1409.

Martin II, le Vieux (roi d'Aragon depuis 1395), père du précédent, lui succéda en Sicile en 1409, et mourut en 1410.

Martin le Polonais (Martinus Polonus), né à Troppau ( Silésie ) , archevêque de Gnesne, mourut en 1278. Il est l'auteur d'une Chronique des Papes, qui s'étend jusqu'en 1277.

Martin (David), théologien protestant, né à Revel (Haute-Garonne). 1639-1721, a écrit : Histoire du Vieux et du Nouveau Testament, plus connue sous le nom de Bible de Mortier ; Traité de la religion naturelle, — de la religion révélée, etc.

Martin (François) fonda, après 1674, Pondichéry, qu'il gouverna jusqu'à sa mort, vers 1727.

Martin (Jean-Baptiste), dit Martin des batailles, peintre, né à Paris, 1659-1735, fut élève de Van der Meulen, et directeur des Gobelins. Il a représenté les victoires de Louis XIV. — Son fils, Jean-Baptiste Martin II, né en 1700, continua plusieurs tableaux de son père.

Martin (Pierre-Denis), peintre, surnommé le Jeune, peui-être cousin des précédents, a composé un grand nombre de portraits. Il mourut en 4742, âgé de 69 ans.

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Martin (Dom Jacques de), bénédictin, né à Fanjoux (Aude), 1684-1751, a laissé : la Religion des Gaulois, 2 vol. in-4<>, 1727 ; Histoire des Gaules, 2 vol. in-4°, etc.

Martin (Claude), né à Lyon, 1732-1800, fils d'un lonnelier, suivit Lally dans l'Inde, mais l'abandonna en 1760. Bien accueilli par les Anglais, il obtint la confiance du roi d'Aoude, acquit une grande fortune, et légua 700.000 francs à chacune des villes de Lyon, Calcutta, Chandernagor et Lucknow, pour la fondation d'établissements de bienfaisance qui portent encore le nom de La Martinière.

Martin (Jean-Blaise), chanteur et acteur, né à Paris en 1768, débuta, en 1788, au théâtre de Monsieur, depuis Tfiédtre-Feydeau, lequel se réunit ensuite à Y Opéra-Comique. Retiré de la scène en 1823, il professa encore au Conservatoire, et mourut en 1837.

Martin (Louis-Aimé), né à Lyon, 1781-1847, connu, dès 1810, par des Lettres a Sophie sur la physique, fut professeur de littérature et d'histoire a l'Ecole polytechnique, et conservateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Admirateur de Bernardin de Saint-Pierre, il épousa sa veuve et adopta sa fille. Son livre sur V Education des mères de famille, 1834, fut couronné par l'Institut.

Martin (John), né à Haydon-Bridge (Northumberland), 1789-1854, donna une série de toiles dont les plu» populaires ont été le Festin de Balthazar, 1821, et la Chute de Ninive, 1828.

Martin (Saint-), l'une des Petites-Antilles, à 198 kil. N.-O. de la Guadeloupe. Depuis 1648, cette île est partagée entre les Français, qui ont le N. (capit., Le Marigot), et les Hollandais, qui ont le S. (capit., Philipsbourg). — La population est de 7,500 hab.

Martin (Canal Saint-). Long de 4,228 mètres, il traverse une partie de Paris, du bassin de la Villette à la Seine.

Martin-Boulogne (Saint-), COmm. du cant.

et de l'arr. de Boulogne (Pas-de-Calais); 4,017 h.

Martin.d'Anxigny (Saint-), ch.-l. de Cant.,

arr. et à 20 kil. N. de Bourges (Cher) ; 2,502 hab.

Martin-de-Connée (Saint-), COmm. du

cant. de Bais, arr. de Mayenne (Mayenne). For ses, fer.

Martin.de-Londres (Saint-), ch.-l. de Cant.,

arr. et à 28 kil. N -O. de Montpellier (Hérault) ; 849 hab. • , , - ,■

Martin-de-Ré (Saint-), ch.-l. de canton,

port de l'île de Bé, à 22 kil. N.-O. de la Bochelle (Charente-Inférieure). Place de guerre ; 2,4/2 h.

Martin-de-Scignaux (Saint-) , ch.-l. de

cant., arr. et à 36 kil. S.-O. de Dax (Landes) ; 2,713 hab. % . .

Martin-de-Valamas (Saint-), Ch.-l. de cant., arr. et à 56 kil. S.-O. de Tournon (Ardèche, sur l'Erieux; 2,402 hab.

Martin-d'Uriage (Saint-), COmm. du cant.

de Domène, arr. et à 16 kil. S.-E. de Grenoble (Isère). Eaux sulfureuses ; 2,165 hab.

Martin-en-Bresse (Saint-), ch.-l. de Cant.,

arr. et à 16 kil. E. de Châlon (Saône-et-Loire) ; 2,017 hab.

Martin-en-Haut (Saint-), COinm. du cant.

de âaint-Symphorien, arr. de Lyon (Rhône) ; 2,676 hab.

Martin-Lantosque (Saint-), ch.-l. de cant,

arr. de Nice (Alpes-Maritimes).

Martin-La-Plaine (Saint-), COmm. du

cant. de Rive-de-Gier, arr. de Saint-Etienne (Loire).

Martin Xiiotepec (San-), ville de l'Etat de Guatemala (Amérique centrale) ; 4,000 hab.

Martinet, l'un des organisateurs de l'infanterie sous Louis XIV. En 1669, il commença à mettre la baïonnette en usage.

riartinez (Eugenio), poète espagnol du com-

mencement du xvue siècle , né à Tolède , de l'ordre de Cîteaux, écrivit un poème imité des anciens romans de chevalerie : Genealogia de la Toledana discreta, en 34 chants, Alcala, 1604, une Vida de Santa Caterina et Vida y Martirio de santa Ynes, poème en 20 chants ; Alcala, 1592, in-12.

Martinez (Sébastien), né à Jaën, 1602-1667, premier peintre de Philippe IV, a excelle dans l'histoire et le paysage.

Martinez (José), né à Saragosse, 1612-1682, élève de Velasquez, peintre de don Juan d'Autriche, eut une grande réputation.

Martinez del Barranco (BERNARDO), peintre espagnol, né à Cuesta, 1738-1791, se perfectionna en Italie et imita la manière du Corrége. Il fut le collaborateur d'Antoine Mengs.

Martinez (JOSÉ Luxaii OU Luzan), né à

Saragosse, 1710-1785, peintre de Philippe V. a fondé l'Académie de Saint-Louis.

Martinez Pasqualis, chef de la secte des

Martinistes, illuminés qui avaient emprunté certains rites mystiques à la Cabale des Juifs. Né en Portugal, mort en 1779, il compta parmi ses disciples, à Bordeaux, le jeune Saint-Martin, et alla mourir à Saint-Domingue.

Martinez de la Rosa (FRANÇOIS), né à Grenade, 1789-1862, fut chargé par la junte de Grenade, puis par les Cortès de Cadix, de plusieurs missions diplomatiques, tout en écrivant plusieurs poèmes : Zaragoza, 1811, La veuve de Padilla, 1812, Ce que peut un emploi, agréable comédie, etc. Ferdinand Vil le condamna à 10 ans de détention. Libre après la révolution de 1820, il siégea aux Cortès, fut président de l'Assemblée, ministre des affaires étrangères président du conseil, 1822 ; mais il donna sa démission et vint à Paris, où il fit représenter, en 1830, le drame frAben-Humeya. Président du conseil et ministre des affaires étrangères , janvier 1834, il publia la constitution, appelée Statuto real, avril 1834, et signa le traité de la quadruple alliance, avec le Portugal, la France et l'Angleterre. Forcé de céder la place au parti exalté, en 1835, il publia le roman de Dona Isabel de Solis, 1837-1840 ; les événements de 1840 le condamnèrent encore à l'exil. La chute d'Espartero, 1843, le ramena en Espagne. 11 entra dans le cabinet Narvaez, fut ambassadeur à Paris, en 1846, puis à Rome, fut plusieurs fois ministre, président du conseil d'Etat, et il est mort président des Cortès. On lui doit une volumineuse composition, VEsprit du Siècle, 6 vol., 1835-1851.

Martin-Garcia, île de l'Amérique du S., au confluent du Parana et de l'Uruguay. La France l'occupa pendant un différend avec Buenos- Ayres, 1838-40.

Martinno (San-), petit port, très sûr, de la prov. d'Estrémadure (Portugal). Construction de navires, exportation de bois.

Martini (Martino), jésuite italien, né à Trente, 1614-1661, a laissé : Atlas Sinensis, hoc est descriptio Imper ii Sinensis, 1655 ; Sinicœ historiée decas prima, 1658, etc.

Martini (Le P. Jean-Baptiste), cordeîier, né à Bologne, 1706-1784, a écrit : Histoire de la musique (inachevée), 3 vol. in-fol. ou in-4°; Essai du contre-point fugué, etc.

Martini (Jean-Paul-Egide), dont le véritable nom était Schwartzendorf,né en Bavière à Freystadt, 1741-1816, vint à Paris en 1767, et fut surintendant de la musique de Louis XVI. Il a composé des mélodies, des messes, des marches militaires, des opéras.

Martini (Vjcente), compositeur espagnol, né à Valence, 1754-1810, se rendit en Italie, 1781, où ses opéras eurent beaucoup de succès; puis à Vienne et à Saint-Pétersbourg, où il dirigea l'opéra italien, de 1788 à 1801. Il perdit alors son emploi et donna des leçons. Ses opéras se dis-

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tin^uent par une mélodie facile et expressive.

Mart iiiien (Martinds Martini anus), maître des offices de Licinius, fut associé par lui à l'empire, puis vaincu et mis à mort avec lui par Constantin, en 323.

Martinique (La), île des Petites-Antilles, entre 14° 28' et 14° 52' lat. N., et entre 63° 11' et 63° 38' long. 0., à 110 kil. S.-E. de la Guadeloupe. Elle a une superficie de 98,782 hectares, dont 42,000 sont cultivés: Sa pop. est de 164,000 hab., dont plus de 100,000 noirs ou mulâtres. Formée de deux massifs montagneux réunis par un isthme, elle renferme 6 anciens volcans, dont l'un, la Montagne Pelée, de 1,350 mètres, s'est ranimé en 1854. Elle a 75 rivières dont la plus longue a 30 kil. Exposée à des ouragans et à des tremblements de terre, elle a un climat chaud et humide. Les productions consistent en café, coton, cacao, tabac, sucre. — Découverte par Christophe Colomb en 1493, le jour de la Saint- Martin, colonisée par le Français Denambuc en 1635, elle forme un gouvernement distinct. On y a créé un évêché en 1850. Les villes principales sont : Fort - de - France , ch - 1. ; Saint-Pierre, etc.

Martinistes. V. MARTINEZ PaSQUALIS et SAINT-

Martin. , , , ,

Martîno-di-liOta (San-), ch.-l. de cant., ,arr. de Bastia (Corse); 920 hab.

Martino (San-), v. de Toscane (Italie), sur le Sieve, affl. de l'Arno. Arsenal et fonderie de canons.

Martinuzzi (Georges), moine, né en Croatie, évêque de Grosswardein en 1540, gouverna la Transylvanie au nom de Jean Sigismond, reçut le chapeau de cardinal, et fut assassiné en 1551, par ordre de Ferdinand d'Autriche.

martires (Rio de los), fl. des Etats-Unis, traverse la Californie, et se jette dans le Grand Océan. Cours de 700 kil.

Martorell, bourg de la prov. et à 28 kil. de Barcelone (Espagne), sur le Llobregat. Exportation de vin ; 4,500 hab.

Martory (Saint-), ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. N.-E. de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), sur la Garonne. Draps communs ; 1,093 hab.

Martos, Tucci, Tuccitana, Augusta Gemella, v. d'Espagne (Jaën), à 17 kil. S.-O. de son cheflieu. Commerce d'huile, bains d'eaux minérales; 11,000 hab.

Martos ( Ivan - Petrovitch ) , né à Itchnia (Petite-Russie), 1755-1835, a été le meilleur sculpteur de la Russie. 11 avait de la hardiesse dans l'expression, et beaucoup d'habileté dans l'arrangement d'un bas-relief.

Martres-de-Veyre, ch.-l. de Cant., arr. de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme); 2.509 hab.

Martyn (John), botaniste anglais, né à Londres, 1699-1768, professeur à Cambridge, a publié : Historia plantarum rariorum, in-fol.

martyn (Thomas), né à Chelsea. fils du précédent, 1735-1825, professeur à l'université de Cambridge, a laissé le Conchyliologiste universel, 2 vol. in-fol.

Martyr (PIERRE Vermigli, dit Pierre), né à

Florence, 1500, adopta la réforme en Allemagne, enseigna la théologie à Oxford, 1547, mais dut quitter l'Angleterre, à l'avènement de Marie Tudor, 1553. On a de lui : Locorum communium theologicorum tomi III, 3 vol. in-fol.

Marv OU Marv-Chah.djihan, V. du Tur-

kestan, sur la frontière de Perse ; 3,000 hab. Jadis Antiochia Slargiana.

Marrejols, Marologium, Maringium, ch.-l.

d'arr. (Lozère), sur la Colange, à 20 kil. N.-O. de Mende. Vins, fruits, grains, fourrages. Lainages, serges: 5,650 hab.

iHarveii (André), né à Kingston-upon-Hull, 1620-1678; secrétaire latin de Cromwell, membre du Parlement, est connu par divers pamphlets

dirigés contre les partisans de l'anglicanisme et d<-. l'absolutisme.

Narwar. V. DjOUDPOUR.

Mary, affl. de droite du Rhin, avec une vallée étroite et difficile, arrose Rastadt.

Maryborough, ch.-l. du comté de la Reine ou Queen's county (Leinster), en Irlande, à 80 kil. S.-O. de Dublin, sur un affluent du Barrow.

Maryland, un des Etats-Unis de l'Amérique du N., borné au N. par le Pennsylvanie, à l'O. par le Potomac, qui le sépare de "la Virginie, il est limité à l'E. par la Delaware et l'Océan Atlantique. La population est de 935,000 hab. ; la superficie de 31,623 kil. carrés. Marécageux, près de la baie de Chesapeake, le Marvland est sillonné à l'O. par quelques chaînes parallèles des Alleghanys. Ses blés et ses tabacs sont renommés. Il y a des mines de fer et de houille. Les villes principales sont Annapolis, capitale, Baltimore, Cumberland, etc. — Le Maryland fut ainsi nommé en l'honneur de la reine d'Angleterre, Henriette-Marie. Le plus grand nombre des habitants professe le catholicisme.

Maryport, v. du Cumberland (Angleterre), sur la mer d'Irlande, à 44 kil. S.-O. de Carlisle ; 10,000 hab.

Mas-a-Fuera, île du Grand Océan Austral, à 150 kil. O. de l'île Juan-Fernandez. Elle a 12 kilom. de longueur, des rochers en rendent l'accès difficile ; elle est inculte.

Mas-Cabardès (t.e), ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. N. de Carcassonne (Aude) ; 751 hab.

iHas'd'Agenais (î^«), ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. N.-O. de Marmande (Lot-et-Garonne) ; 2,008 hab.

Mas-d'Azil (Le), ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. S.-O. de Pamiers (Ariége), sur l'Arize ; 2,375 hab.

Mas-Saintes-Puelles (t.e), COmm. ducant., de l'arr. et à 6 kii. S. de Castelnaudary (Aude); jadis ville forte.

Mas.d'Eu, champ de bataille en 1793, sur le Réar (Pyrénées-Orientales).

Masaccio. V. Gcidi (Tommaso).

Masanieiio (Tommaso Anieiio, par contraction), pêcheur napolitain, né à Amalfi en 4§23, dirigea, 7 juillet 1647, l'insurrection du peuple de Naples contre le duc d'Arcos, vice-roi espagnol, et le força de céder, 13 juillet. Saisi, dès le lendemain, d'un accès de démence, Masaniello perdit tout à coup la faveur de la multitude. Le 16 juillet, des bandits, à la solde du duc d'Arcos, le tuèrent.

Masatenango, petite ville du Guatemala, au S.-O. de Quelsaltenango.

Masaya, ville de l'Etat de Nicaragua (Amérique Centrale), sur le bord N.-O. du lac de Nicaragua, à 95 kil. S.-E. de Léon. Commerce actif.

Mascagnï (Donato), né a Florence, 1579-1636, de l'ordre des Servitos, peignit avec ardeur et talent, sous le nom de frà Arsenio.

Mascagni (Paul), anatomiste italien, né à Castelleto, près de Sienne, 1752-1815, professeur à Pise et à Florence. Son meilleur ouvrage est intitulé : Vasorum lymphaticorum corporis humant historia et iconographia, 1787 ; on a encore de lui : Anatomia universa, etc., magnifique ouvrage d'anatomie, in-fol.

Mascala, île du lac Chapala (Mexique), qui servit de refuge aux patriotes pendant la guerre de l'indépendance.

Mascaiî, v. de Sicile, à 30 kil. N.-E. de Catane ; 15,000 hab. Vins rouges les plus estimés de Sicile.

Mascara, ville forte d'Algérie, ch.-l. d'une subdivision militaire et d'un arrond. du département d'Oran, à 96 kil. S.-.E. d'Oran, près de la plaine d'Eghris. Ancienne capitale d'Abd-el- Kader, elle a été prise par les Français en 1833 et en 1841; 40,000 hab.

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Mascareignes (Iles), ïirchipel de l'Océan Indien, à l'E. de Madagascar, composé des îles Bourbon, Maurice, Rodrigue et Cargados. Il doit son nom au portugais Mascarenhas.

Mascaron (Jules), né à Marseille, 1634-1703, prononça, en 4666, l'oraison funèbre d'Anne d'Autriche. Nommé évêque de Tulle, 4671, il fil, en 4675, l'oraison funèbre de Turenne, son chefd'œuvre. Il devint évêque d'Agen, en 4678. • Mascate, ville du pays d'Oman (Arabie), sur une baie du golfe Persfque, entrepôt commercial des mers voisines ; 60,000 hab. Albuquerque s'empara, en 4508, de Mascate, que les Arabes reprirent en 4648.

Mascate (Imanat de), Etat qui comprend les deux rives du détroit d'Ormus, et le S.-E. de l'Arabie. L'iman, protégé par les Anglais contre les Wahabites, réside à Rostak. La popul. est d'environ 2 millions d'hab., assez civilisés.

Mascheroni (Laurent), né à Castagneta près de Bergame, 4750-1800, mathématicien, siégea au Corps législatif de la république Cisalpine et vint à Paris comme membre italien de la commission du système métrique. On cite surtout de lui sa Géométrie du compas.

Mascief (François), né à Amiens, 4662-172S, a donné Grammatica hebraïca a punctis aliisque inventis massoreticis libéra, 4716, in-12, et Grammaire chaldaïque, syriaque et samaritaine.

Masden (Jean-François), jésuite espagnol, né à Barcelone, 1740-1817, auteur d'une Histoire critique d'Espagne, 20 vol. in-4°, inachevée.

Masenius (Jacob), jésuite, né, en 1606, à Daelhem (Liège), professa la poésie et l'éloquence à Cologne, où il mourut en 1681

itlasham (Abigaïl Hill, lady), née à Londres, cousine-germaine de la duchesse de Marlborough, femme de chambre auprès d'Anne, sut obtenir l'affection de la reine, elle contribua à la disgrâce de la duchesse et à la chute des whigs, en 4744 ; elle mourut en 4734.

Masiuissa, roi des Massyliens ou Numides orientaux, né en 238 avant J.-C. Il combattit d'abord pour Carthage; mais irrité du mariage de Sophonisbe avec Syphax, il se déclara pour les Romains, dont il conserva l'amitié en leur sacrifiant Sophonisbe, 203. Après avoir pris part à la bataille de Zama, 202, il ne cessa de méditer, pendant 50 a,ns, la ruine des Carthaginois. 11 les battit en 45*0 à Oroscope, et mourut en 449.

Masius Mons, chaîne de montagnes de l'Asie ancienne, formait à peu près la limite de l'Arménie et de la Mésopotamie ; aujourd'hui Karadja-dagh.

ïtiaskeiyne (Nevil), né à Londres, 4732-4844, astronome royal en 4763, vécut à l'Observatoire de Greenwich. On lui doit : British Mariner' s Guide, 4763 ; The nautical Almanack, etc.

Mason (William), né dans le Yorkshire, 1725- 4797, chanoine d'York, a donné : /*», satire du jacobitisme ; Elfrida, tragédie ; des Odes ; le Jardin anglai*, poème en 4 livres, le chef-d'œuvre de l'auteur, etc.

Mas'ond, fils de Mahmoud le Gaznévide, battu à Zendékan par les Turks Seldjoucides, 4038, périt assassiné, 1042.

MasoMdi (Ali-Aboul-Hassan), né à Bagdad à la fin du ix* s., passa en voyages la plus grande partie de sa vie, et mourut en Egypte, 956. Nous n'avons que l'abrégé de son principal ouvrage, Mémoires du temps ; il l'a intitulé les Prairies d'or; il a donné des renseignements géographiques et les faits les plus importants depuis Mahomet.

Maso-vie ou Mazovie, l'un des anciens palatinats de la grande Pologne, au confluent de la Vistule et du Bog. Chef-lieu, Varsovie. — Au moyen âge. un gentilhomme, Mazos, fonda le duché de Mazovie, vassal de l'Empire jusqu'en 4364, et réuni au royaume de Pologne en 4529.

niasphat {lieu élevé), ville de la tribu de Dan (Judée), résidence de Samuel.

Masque de fer (L'homme au), nom sous lequel on désigne un prisonnier d'Etat qui fut enfermé successivement a Pignerol, aux îles Sainte-Marguerite, 4686, et à la Bastille de Paris, 4698, où il mourut le 49 novembre 4703. Il avait, dit-on, le visage couvert d'un masque de velours noir, fixé par une charnière de fer. On l'enterra, sous le nom de Marchiali, dans le cimetière Saint-Paul. Les personnages, que l'on a cru deviner dans ce prisonnier inconnu, sont : le comte de Vermandois, fils de Louis XIV et de Mlle de la Vallière ; Je duc de Beaufort ; le duc de Monmouth ; Matthioli, ancien ministre du duc de Mantoue; un frère jumeau de Louis XIV; un fils adultérin de Buckingham et d'Anne d'Autriche ; le surintendant Fouquet, etc. Il est à croire que le merveilleux accumulé à plaisir sur le masque de fer rendra impossible la solution du problème.

Masquelier (Louis- Joseph), graveur français, né à Cysoing, près de Lille, 1741-1811. La Galerie de Florence a consacré sa réputation. — Son fils, Claude-Louis, né à Paris, 1781-1852, succéda à son père dans la publication ^l'estampes, dite de la Galerie de Florence.

Diassa.Carrara (Duché de), petit Etat d'Italie, était situé entre les Etats Sardes à l'O., la Toscane au N. et à VE., la république de Lucques au S. Après avoir appartenu aux familles Malaspina et Cibo, il fut réuni, en 1743, au duché de Modène, et, en 4806, à la principauté de Lucques. Il revint, en 4814, à l'archiduchesse Marie- Béatrix, dont le fils, duc de Modène, en hérita en 1829. Le grand-juge Bégnier reçut le titre de duc de Massa- Carrara, en 1809. Aujourd'hui il est compris dans la province de Massa (Italie), laquelle a 1,780 kil. carrés et 162,000 hab.

Massa-di-Carrara, anc. capitale du duché, auj. de la province, est à 5 kil. de la mer, et à 96 kil. N.-O. de Florence, sur le Frigido; 9.000 h. Aux environs, exploitation de marbres plus variés que ceux de Carrare.

Massa-di-Maremma OU Massa-Maritima, v. de l'anc. Toscane, dans les Maremmes, à 40 kil. S.-O. de Sienne; 2,000 hab.

Massa. di-Sorrento, V. d'Italie, à 4 kil. S.-O.

de Sorrente, sur le golfe de Naples; 3,000 bal».

Massachusetts, un des Etats- Unis de l'Amérique du Nord, sur l'Océan Atlantique, a21, 535 kil. carrés de superficie, et 1,783,000 hab. Le sol, médiocrement fertile, est bien cultivé; le climat est froid, mais sain. Les céréales et les bestiaux sont les principaux produits agricoles. Il y a du plomb, du fer, du cuivre, du sulfure d'antimoine, des ocres jaune et rouge, de l'anthracite, etc. La pêche et le commerce maritime sont en honneur. — Les villes les plus importantes sont : Boston, capitale, Charlestown, Cambridge, Franklin, Lawrence, New-Bedfort, Newburgh-Fort, Boxburgh, Worcester, Salem Brighton, Lowell, Springfield, Lynn, etc. — Le Massachusetts a été la première colonie fondée en Amérique par les puritains qui s'v établirent en 1620; Boston donna, en 4773, lé signal de l'émancipation.

Massada, anc. ville de la tribu de Juda (Palestine), entre Jérusalem et la mer Morte.

Massafra, v. de la Terre d'Otranle (Italie), à 45 kil. N.-O. de Tarente; 40,000 hab.

Massaga, v. de l'Inde ancienne, à l'E. du Paropamisus, chez les Assacéniens.

Massagètes, peuple scythe, qui habitait les environs du lac Oxien, sur'l'laxarte.

Massagnano , établissement portugais du Bcnguela (Afrique).

Massane (Col de la), dans les Pyrénées orientales, d'Espolla à Argelès.

Massaoua. V. MASSOUAH.

MAS

MAT

Massard (Jean), graveur, né à Bellème, 1740- 1822, a travaillé à la Galerie de Florence, etc. — Son fils. Jean-Baptiste-Raphael-Ukbain, né à Pans, 1775-1849, a exécuté beaucoup de belles gravures.

niassari (Lucio), né à Bologne, 1569-1633, approcha des Carraehe et de l'Aïbane, dont il eut fa grâce charmante, et dont il fut l'ami intime.

massât, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. S.- E. de Saint-Girons (Ariège). Mines de fer; 4,-088 hab.

Massay, comm. du cant. de Vierzon, arr. de Bourges (Cher) ; 2,402 hab.

Massé (Jean-Baptiste), peintre en émail et graveur, né à Paris, 1687-176/, fut de l'Académie, en 1717, quoique protestant, avec la permission du Régent. Il peignit la miniature.

Massegros (Le), ch.-l. de cant., arr. de Florac (Lozère) ; 453 hab.

Masselin (Jean), officiai de Rouen, mort on 1500, député du clergé de cette ville aux États généraux de 1484, en a dressé le Journal, inséré dans la Collection des documents inédits sur l'Histoire de France.

«asséna (André), né à Nice, 1758-1817, mousse, soldat au service de la France, se retira en 1789, puis s'engagea de nouveau dans les volontaires du Var en 1792. Général de division en 1795, lieutenant principal de Bonaparte dans la campagne de 1796-1797, il reçut de lui le surnom d'enfant chéri de la victoire. Masséna commanda l'armée de Rome, 1798, puis l'armée d'Htlvétie, 1799 ; il gagna alors sur les Busses une suite de combats désignés sous le nom de bataille de Zurich. Il s'illustra encore par la défense héroïque de Gêne?, 1800. Napoléon le créa maréchal en 1804; il lui confia le commandement des troupes qui arrêtèrent les Autrichiens au Caldiero, 1805, et s'emparèrent du royaume de Naples en 1806. Après avoir dirigé l'aile droite de la grande armée en Pologne, Masséna devint duc de Rivoli, 1807. Son énergie à Ebersdorf, à Essling et à Wagram, 1809, lui valurent encore le titre de prince d'Essling. La dernière campagne de ce grand général fut en Espagne; il refoula les troupes anglo-portugaises jusqu'à Torrès-Vedras, opéra une retraite admirable, terminée par la bataille indécise de Fuentes d'Oûoro, 1811. Disgracié injustement, il reçut, en 1813, le commandement de la division de Marseille que Louis XVIII lui laissa. Le général Koch a publié des Mémoires de Masséna, 4 vol. in-8».

Massésyiiens, l'une des deux tribus des Numides, entre l'Ampsagas à l'E. et la Malva à l'O.

Masseube, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-E. de Mirande, sur le Gers (Gers); 1,720 hab.

Massevam, en allemand Masmunster, anc.

ch.-l. de canton de l'air, et à 22 kil. N.-E. de Belfort (Haute-Alsace); 3,500 hab.

Massîac, ch.-l. de cant., arr. et à 38 kil. N. de Saint-Flour (Cantal), sur l'Alagnon ; 2,048 hab.

Massiiia, ville de la Gaule Narbonnaise. Aujourd'hui Marseille.

Massiiion (Jean-Baptiste), né à Hvères (Var), 1663-1742, entra, en 1681, dans la congrégation de l'Oratoire. D'abord professeur, il commença à prêcher à Montpellier, 1698, et débuta réellement à Paris, en 1699, dans l'église de l'Oratoire de la rue Saint-Honoré ; il y donna le Carême. 11 prêcha l'Avent qui suivit à Versailles devant Louis XIV, et se fit encore entendre à Versailles pendant les carêmes de 1701 et de 1704. Il prononça les oraisons funèbres du prince de Conti, 1709, du grand dauphin, 1711, et de Louis XIV, 1715. Massiiion, nommé évêque de Clermont en 1717, prêcha le carême devant , Louis XV ; en six semaines, il écrivit les dix ser-

mons du Petit Carême, expression la plus parfaite de son génie oratoire. Membre de l'Académie française en 1719, il fut l'un des prélats consécrateurs de Dubois, 1720. Ses Œui>res, réunies en 15 vol. in-12, 1745-1748, n'ont pas encore été publiées conformément aux manuscrits.

Massina, pays du Soudan (Afrique), au S.-O. de Tembouctou, sur le Niger, appartient aux FeUatahs. La v. princ. est Djenné.

Massingrer (Philippe), né à Salisburv, 1584- 16.0, fut l'un des collaborateurs assidus de Fletcher ; ses drames sont curieux, comme peinture des mœurs de l'époque; il est remai-quable par le pathétique et l'imagination.

Massique (Mont), aujourd'hui Massico, chaîne de collines, située au N. du Vulturne, sur la limite du Latium et de la Campanie (Italie). Ses vignobles étaient célèbres.

Massiva, prince numide. V. Jugurtha.

Masson (Jean-Papire), né à Saint-Germain- Laval en Forez, 1544-1611, a laissé : Vita Caroli IX, 1577; Annalium libri IV quibus res gestœ Francorum explicantur, in-4«; botitia episcopatuum Galliœ. 1606 ; Descriptio fluminum Galliœ; Historia calamitatum Galliœ; Elogia, etc.

Masson (Antoine), graveur, né à Loury près d'Orléans, 1636-1700.

Masson (Charles-François-Philibert), né à Blamont (Doubs), 1762 1807, officier en Bussi-e, 1794, expulsé par Paul Ie«\ 1796. mourut secrétaire général du département deBhin-et-Moselle. On a de lui : Elmine, conte; Mémoires secrets sur la Russie; les Helvétiens, poème en huit chants; la Nouvelle Astrée, roman; Statistique du département de Rhin-et-Moselle, etc. 11 était de l'Institut de France.

Masson (François), statuaire, né à la Vieille- Lyre (Normandie), 1745-1807, élève de G. Coustou, fit les bustes de beaucoup de personnages célèbres, le groupe allégorique du Dévouement à la patrie, etc. Il a montré un talent remarquable par la grâce unie à la vigueur.

Massouah ou Massaoua, port d'Abyssinie, dans une petite île de la mer Rouge, entrepôt du commerce de l'Abyssinie avec les pays étrangers. Le sultan l'a cédé récemment au vice-roi d'Egypte.

Massiret (Pierre), né à Mouzon-sur-Meuse, 1698-1776, bénédictin-, puis protestant en Hollande, a écrit : Histoire des rois de Pologne; Vie du prince Eugène ; Vie de l'empereur Charles VI, etc.

Massyliens, la plus orientale des deux tribus numides, entre la Zeugitane à l'E. et les Massésyliens à l'O.

Masuccio l«, architecte et sculpteur italien, né à Naples, 1230-1305.

Masuccio il (Tommaso de' Stefani), neveu du précédent, architecte et sculpteur napolitain, 1291-1388, éleva à Naples plusieurs églises pour le roi Robert; ses sculptures pèchent par l'exécution et par le dessin.

Masuccio, né à Salerne, vers 1420, a laissé une cinquantaine de Nouvelles, curieuses pour l'étude des mœurs, d'un style élégant, mais licencieuses.

Masuiipatam, v. de la présidence de Madras (Hindoustan), à 335 kil. N.-E. de Madras, dans le pays des Circars du Nord, à l'embouchure de la Krishna. Cotonnades renommées autrefois; 40,000 hab.

Mata-Florida (BERNARDO-MOZO Rosalès,

marquis de), né à Séville, 1761-1832, député aux cortès de 1814, se mit à la tête du parti ultramonarchiste, fut ministre de la justice de Î819 à 1821 ; puis forma a Urgel une régence royaliste dont il fut le chef. Ferdinand VII l'accueillit froidement, et Mata-Florida dut se retirer en France, où il mourut.

Matagaipa, petite ville de l'Etat de Nica-

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ragua, près de la source de l'Escondido, au N. de Managua.

Matamoros, v. du Tamaulipas (Mexique), sur le Rio-Grande-del-Nortc. Peaux, laines, etc. 41,000 hab.

Matan, capit. d'un royaume du même nom, vassal des Hollandais, au S.-O. de Bornéo; 10,000 hab. ■

Matanzas, port de Cuba, sur la côte N., à l'embouchure du rio San-Juan, à 96 kil. E. de La Havane. Exportation de sucre et de mélasses;

Matapan (Cap), à l'extrémité S. de la Morée (Grèce) et de l'Europe, par 36© 22' 58'' lat. N. et 20° 8' 53" long. E. Autrefois Tœnarium promontorium.

Matapas, bourg de l'Etat de San-Salvacfc>r (Amérique Centrale). Récolle de sucre, indigo et maïs ; aux environs, mine de fer; 4,500 hab.

Mati, torrent, tributaire delà mer Adriatique, qui traverse la région montagneuse habitée par les Mirdites (Albanie).

Matariéh, île du lac Menzaleh (Basse-Esvpte). — Village de la Basse-Egypte, à 10 kil. N.-E. du Kaire, près des ruines d'Héliopolis. Victoire de Kléber en 1800.

Mataro, ville d'Espagne, à 28 kil. N. E. de Barcelone, sur la Méditerranée; 18,000 hab.

Mateiies (Les), ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. N.-O. de Montpellier (Hérault) ; 469 hab.

Matera, Mateola, v. de la province de Potenza (Italie), à 68 kil. E. du chef-lieu, sur la Gravina; 44.000 hab.

Matha, ch.-l de cant., arr. et à 18 kil. S.-E. de Saint-Jean-d'Anqély (Charente-Inférieure); 2,114 hab.

niathan, grand prêtre de Baal et conseiller d'Athalie, mis à mort par l'ordre du pontife Joad, 870 av. J.-C.

Mathathias. V. MaCCABÉES.

niathes (Les), comm. du cant. de La Tremblade, arr. et à 15 kil. S.-O. de Marennes (Charente-Inférieure). Défaite de Louis de la Rochejaquelein, qui y périt, en 1815.

Mathew (Théobald), dit V Apôtre de la tempérance, né en Irlande, à Thomastown (Tipperary), 1790-1856, reçut la prêtrise en 1814. En 1833, il forma une association pour l'extinction de l'ivrognerie, l'un des fléaux de l'Irlande.

Mathias (Saint), un des disciples de J.-C, fut désigné par le sort pour prendre la place d'apôtre vacante par le suicide de Judas Iscariote. Il subit peut-être le martyre en Colchide. Fête, le 24 février.

Mathias, empereur d'Allemagne, 1612-1619, l'un des lils de l'empereur Maximilien II, né en 1557, proclamé roi de Hongrie et archiduc d'Autriche, malgré Rodolphe, son frère, 1608, saisit encore la couronne de Bohême en 1611, et celle de l'Empire en 1612. Il essaya inutilement de dissoudre la ligue catholique et l'union protestante, 1617. En Bohême, la lutte commença par la défenestration de Prague. Mathias mourut en 1619, laissant la couronne à son cousin, Ferdinand II de Styrie.

Mathias Corvin, roi de Hongrie, né à Klauseinhourg, 1443-1490, fils de Jeun Hunyade, fut procl une roi par les soldats, aux acclamations du peuple, 1458. Aussitôt il organisa l'armée et la conduisit contre l'empereur Frédéric III, dont il repoussa les prétentions. Il se dirigea alors contre les Turks, 1463; mais le pape détourna malheureusement ses armes contre le roi de Bohème, Podiebrad, qui soutenait les Hussites; il eut aussi a repousser le prince polonais Casimir, qu'on lui opposait. Mathias Corvin se fit céder, en 1478, la Moravie, la Silésie et la Lusace ; recommença la guerre contre Frédéric III, ' prit Vienne, 1485, et resta maître de presque tous les Etats Autrichiens. Grand prince, sévère,

mais juste, il fut le protecteur des lettres et des art.s ; appela auprès de lui les hommes les plus habiles et développa l'agriculture. Ses Lettres ont été publiées, 1/44, 2 vol. in-8°.

Mathieu (Saint) ou Lévi, apôtre et évangéliste, né près de Capharnaùm, était receveur des impôts pour les Romains. Il prêcha l'Evangile dans le Pont et en Ethiopie. Fête, le 21 septembre. L'Evangile de saint Mathieu a pour but de montrer l'accord entre la vie du Christ et les anciennes prophéties.

Mathieu d'Edesse. chroniqueur arménien, tué à la prise d'Edesse, en 1144, est l'auteur d'une Histoire d'Arménie, de 952 à 1132.

Mathieu Paris, né vers 1195, bénédictin au monastère de Saint-Albans (Lincoln), 1217, fut chargé d'écrire la Chronique de cette maison, et mourut en 1259. — Son principal ouvrage, Historia major Anglorum, s'étend de la conquête normande à la mort de l'auteur, la période antérieure à 1235 n'est guère qu'une transcription de la Chronique de Roger de Wendover. On en a une traduction française par M. Buillard- Bréholles, Paris, 1840-1841, 9 vol in-8°.

Mathieu de Westminster, contemporain d'Edouard II, roi d'Angleterre, bénédictin, écrivit, sous le titre de Flores historiarum, une chronique qui s'arrête à l'an 1307.

Mathieu de Vendôme , abbé de Saint- Denis en 1258, régent de France en 1270 et 1285, principal ministre de Philippe III, mourut en

Mathieu OU Matthieu (PIERRE), né à Pesmes (Haute-Saône), 1563-1621 historiographe de Henri IV et de Louis XIII, a laissé : Les Quatrains de la vanité du monde; des tragédies : Esther% Lyon, 1585 ; la Guisiade; etc.; Histoire des troubles de France sous Henri III et Henri IV; Histoire de France (de François I" à 1621) ; Histoire de Louis XI; — de saint Louis, etc.

Mathieu de Dombasle (ChRISTOPHE-Jç-

seph-Alexaisdre), né à Nancy, 1777-1845. Il dirigea la ferme expérimentale et l'institut agricole de Roville; inventa la charrue qui porte son nom, et perfectionna beaucoup d'instruments aratoires. On cite de lui : Calendrier du bon cultivateur ; l'Agriculture pratique et raU sonnée; Annales de Roville, 1824-1837, 9 vol. in-8<> ; De l'avenir industriel de la France, etc.

Mathieu (DaVID-MadRICE-JoSEPH), CûmtC de

la Redorte, né à Saint-Affrique, 1768-1833, servit, comme cadet, dès 1783, se distingua dans les guerres de la république , et fut nommé général de division en 1799. Il fut pair de France en 1819.

Mathieu de la Drôme (PHILIPPE-ANTOINE),

né à Saint-Christophe, près de Romans, 1808- 1864, membre de l'Assemblée constituante en 1848, et de l'Assemblée législative en 1849, exilé après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, ne s'occupa plus que de météorologie, à sa rentrée en France, et acquit ainsi une grande popularité.

Mathieu (Saint-), île d'Afrique, à 800 kil. S. du cap Palmas, dans l'Atlantique, aujourd'hui inhabitée.

Mathieu (saint-), île de la mer de Behring.

Mathieu (Pointe Saint-). Cap Situé à l'extrémité O. de la presqu'île de Bretagne et de la i France, par 7° 6' 33" long. O., et 48» 19' 49" lat. N.

Mathieu (Saint-), ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. S.-O. de Rochechouart (Haute-Vienne), sur la Tardoire; 2,501 hab.

Mathilde (Sainte), épouse, en 909, de Henri l'Oiseleur, veuve en 936, mourut dans le monastère de Quedimbourg, qu'elle avait fondé, 968. Fête, le 14 mars.

Mathilde, femme de Guillaume le Conquérant, était fille de Baudouin V, comte de Flandre. Elle fonda, à Caen, l'Abbaye-aux-Dames.

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et mourut en 1083. On lui attribue la fameuse tapisserie de Baveux

Mathiide (Sainte), reine d'Angleterre, fille de Malcolm III, roi d'Ecosse, mariée a Henri 1er d'Angleterre, 1100. Elle mourut en 1118. Fête, le 30 avril.

Mathilde, reine d'Angleterre, fille de la précédente, née en 1102. Veuve en 1125, de Henri V, empereur d'Allemagne , remariée à Geoffroi Plantagenet, comte "d'Anjou, 1127, elle disputa l'Angleterre à son cousin, Etienne de Boulogne, et laissa l'autorité à son fils, Henri II Plantagenet. Elle mourut en 1177.

Mathilde (La grande comtesse), fille de Boniface II, duc de "Toscane, née en 1046, régna d'abord sous la tutelle de sa mère, Béatrice de Lorraine. Elle soutint avec dévouement les papes et surtout Grégoire VII contre les empereurs Henri IV et Henri V. Ses domaines comprenaient, à sa mort, en 1115, la Toscane, et, en outre, Plaisance, Parme, Modène, Reggio, Mantoue, Ferrare, une portion de l'Ombrie, le duché de Spolète et une partie du patrimoine de Saint-Pierre. On ne sait quelle a été l'étendue de la donation qu'elle fit au saint siège en 1077 et en 1102.

Matbos, soldat africain au service de Cartilage, fut l'un des chefs dans la guerre des Mercenaires, avec le Campanien Spendius. Mathos fut pris par Hamilcar Barca, accablé d'outrages et mis à mort, 241 av. J.-G.

Mathoura, DIathrah OU Hlottra, ville forte

de la présidence d'Agrah (Hindoustan), à 50 kil. N.-O. du chef-lieu, sur la Djemnah; 40,000 hab.

Mathurin (Saint), prêtre et confesseur, vivait en Gaule au ive ou au ve s. Fête, le 9 novembre.

Mathurin (Saint-) , comm. du cant. des Ponts-de-Cé, arr. et à 22 kil. S.-E. d'Angers (Maine-et-Loire), sur la Loire. Mines de fer; 2,366 hab,

Mathusaiem, patriarche, fils d'Hénoch, père de Lamech et grand-père de Noé, vécut 969 ans.

Matias (San-), golfe de l'Océan Atlantique, au N.-E. de la Patagonie.

Matifou, cap d'Algérie, à l'extrémité E. de la rade d'Alger, et à 13 kil. E. de cette dernière ville.

Matignon (JACQUES de Goyon, comte DE),

né à Lonlay (Normandie), 1525-1597. d'une ancienne famille bretonne, lieutenant général en Basse-Normandie, 1559-1580, prit part aux batailles de Saint-Denis, 1567, de Jarnac et de Moncontour, 1569 ; fut maréchal, 1579, devint lieutenant général en Guienne, 1580, et se rallia à Henri IV, 1589.

Matignon (CHARLES-AUGUSTE de Goyon, comte de Gacé, puis de), arriere-petit-fils du précédent, 1647-1729 , se distingua dans les guerres de Louis XIV, fut gouverneur de l'Aunis, 1688, et fut nommé maréchal, en 1708.

Matignon, ch.-l. de cant., arr. et a 30 kil. N.-O. de Dinan (Gôtes-du-Nord) ; 1,545 hab.

Matiock, v. du comté et à 61 kil. N. de Derby (Angleterre) . sur le Derwent. Eaux minérales célèbres; 4,500 hab.

Mato Grosso (grande forêt), province intérieure du Brésil, longue de 1,700 kil. et large de 1,600, en partie, déserte ou inconnue. Couverte d'immenses forêts, elle a des mines d'or et d'argent. La pop. est de 60,000 hab. La capitale est Cuyaba. — L'ancien ch.-l. Mato-Grosso, sur le Guaporé, est une jolie ville, dans une position malsaine.

Maton de la Yarenne, né à Paris, 1760-

1813, adversaire de la Bevolulion, échappa, comme par miracle, aux massacres de septembre. Parmi ses œuvres de circonstance, on remarque : les Crimes de Murât et des autres égorgeurs, ou ma résurrection, 1795 ; Histoire particulière des événements qui ont eu lieu en

France pendant les mois de juin, juillet, août et septembre 1792.

Matour, ch.-l. de cant., arr. et à 3i kil. O. de Mâcon (Saône-et-Loire); 2,167 hab.

Matoura, port au S. de Cej lan.

Matrah, ville maritime et commerçante- de l'Arabie, près et au N.-O. de Mascale ; 25,000 hab.

Matrona, aujourd'hui la Marne.

Matronaies, Matronalia, fête célébrée autrefois, aux calendes de mars (1er mars), par les dames romaines en l'honneur de Mars, de Lucine et des divinités qui président au mariajze.

Matschin, v. forte de Bulgarie (Turquie), sur la rive dr. du Danube, en face d'Ibraïla;

Matsmaï, capitale de Yeso ou Matsmaï, l'une des îles du Japon, sur le détroit de Sangar- 20,000 hab.

Mattei (Stanislas), compositeur de musique, né à Bologne, 1750-1825, professeur de contrepoint, eut pour élèves Rossini, Donizelti, etc.

Matteini (Teodoro), peintre de l'école de Florence, né à Pistoja, 1754-1825, élève de Raphaël Mengs, excellent dessinateur. ■

Matteis (Paolo de'), peintre et graveur de l'école napolitaine, né à Cilento près Naples, 1662-1728, avait beaucoup d'imagination, un coloris suave, mais travaillait avec trop de facilité.

Matteo de Siena (Ma'ITEO DI GlOVANNI, dit),

fteintre de l'école de Sienne, né dans celle viile, 420-1495.

Matter (Jacques), né à Alt-Eckendorf (Bas- Rhin), 1791-1864, fut couronné par l'Académie des Inscriptions, en 1817, pour son mémoire sur l'Ecole d'Alexandrie, puis pour son travail sur le Gnosticisme ; il fut nommé inspecteur de l'Académie de Strasbourg, 1828, et correspondant de l'Académie des Inscriptions, qui couronna encore son Histoire des sciences mathématiques et cosmographiques à l'école d'Alexandrie. 11 fut inspecteur général des bibliothèques de France. On a encore de lui : Tables chronologiques pour servir de base à l'enseignement de l'histoire ecclésiastique ; Histoire universelle de l'Eglise chrétienne, 4 vol. in-8°; De l'influence des mœurs sur les lois et des lois sur les mœurs, 1832, ouvrage auquel l'Académie française a décerné un "prix de 10,000 francs; Histoire des doctrines morales et politiques des trois derniers siècles ; Nouveau manuel de l'histoire de la Grèce ; De l'affaiblissement des idées et des études morales ; Schelling et la philosophie de la nature; De l'état moral, politique et liitéraire de l'Allemagne , Histoire de la philosophie moderne dans ses rapports avec la religion ; Philosophie de la religion, 2 vol. in-8° ; La Morale, philosophie des mœurs; etc.

Matteucci (Carlo), né à Forli, 1811-1868, fut professeur de physique à Ravenne, a Pise, et s'occupa surtout d'electro-physiologie. Il obtint, en 1843, la grande médaille de Copley de la Société royale de Londres. Il a publié" un Cours de Physique, un Manuel de Télégraphie, un Traité des phénomènes électro-physiologiques. L'Institut de France le nomma correspondant en 1857.

Matthsei (Chrétien-Frédéric), philologue, né à Grôst-en-Thuringe, 1744-1811, mourut professeur de littérature classique à Moscou.

Matthsei (LeONARDO) , dit Léonard d'CJdîne, né à Udine, 1400-1470 (?), dominicain, parcourut les principales villes d'Italie en prêchant avec succès, dans le genre de Barletta et de Menot.

Matthcson (Jean), compositeur et écrivain musical, né à Hambourg, 1681-1764.

Matthiae (Augcste-Henri), philologue, né à Gœttingue, 1769^1835. a composé une bonne Grammaire grecque, 3 vol. in-8°; des Eléments de littérature grecque et romaine, etc.

MAU

MAU

natthisson (Frédéric), poète allemand, né près de Masdebourg, 1761-1831.

Mattiacï, peuple de l'anc. Germanie, entre la Lahn et le Main.

Matlioli OU Matthiole (PIERRE-ANDRÉ), né

à Sienne, 1500-1577, médecin de Maximilien II, est connu surtout par son Commentaire de Dioscoride.

niattioii ou îiiitthioii (Erulo-Antonio), né à Bologne, en 1640, ancien secrétaire d'Etat du duc de Mantoue, avait promis de livrer Casai à la France, 1678, puis trahit la France au profit de l'Autriche. Arrêté par Catinat, dans un piège qu'on lui tendit, il fut transféré à Pignerol, 4679. On l'a regardé comme le personnage désigné sous le nom Masque de fer.

niattioii (Louis), graveur, né à Crevalcuore, 4662-4747, a gravé à l'eau-forte des pièces estimées,

niaturin (Charles-Robfrt) , né à Dublin, 178:2-1824, est connu par une tragédie, Bertram, représentée, en 1816, à Londres, par des romans : La Famille Montorio, Melmoth, le chef Milésien; etc. [Maturin, a 13,000 hab.l

Matiariai,Etat du Venezuela, dont la capitale, J

Maturino de Florence, peintre de l'école

florentine, mort à Rome, vers 1528, élève de Raphaël, réussit surtout dans la peinture en camaïeux.

Matuta, divinité romaine, aurait été la nourrice de Bacchus. Ses fêtes, les Matralia, se célébraient le 11 juin.

Maubert de Gouvest ( JeAN-HeNRi), né à

Rouen, 1721-1767, d'abord capucin, a laissé : Testament politique d'Alberoni, 1752, Histoire politique du siècle, 1754; Testament de Walpole, etc.

Maubeuge, Malbodium, ch.-l. de canton, arr. et à 16- kil. N. d'Avesnes (Nord), sur la Sambre. Place de guerre. Quincaillerie, fonderies, houille, ardoises, marbre, fabrication de sucre, etc. Assiégée par les Autrichiens en 1793, elle fut délivrée par la victoire de Wattignies; 17,221 hab.

Maubourguet, ch.-l. de cant., arr. et à 28 k. N. de Tarbes (Hautes-Pyrénées), sur l'Adour; 2,611 hab.

inaubuisson, anc. abbaye de femmes, fondée par la reine Blanche* de Castille, qui y mourut en 1252, à 8 kil. N.-E. de Pontoise.

Mauch-Chunk, v. de Pennsylvanie (Etats- Unis), sur le Lehigh, grand centre d'exploitation de houille; 6,000 hab.

Maucroix (François de), né à Noyon, 4619- 1708, devint chanoine de Reims; il fut l'ami de Boileau, de Racine, et surtout de La Fontaine, dont il avait l'insouciance. On a de lui des traductions de Lactance (De la mort des persécuteurs), de saint Jean Chrysostome [Homélies), de Démosthène (Philippiques) , d'Horace (Satires, Epitres, Art poétique), etc. Ses Poésies ont été publiées par Walckenaër; en 1854, on a donné ses Lettres, 2 vol. in-12.

niauges (Les), Medalgicus pagus, ancien pays de France, compris auj. dans l'arrond. de Cholet.

Mauguin (François), né à Dijon, 1785-1854, commença sa réputation, lors de la réaction royaliste de 1815, en plaidant dans diverses causes politiques. Député de Beaune, 1827-1848, il siégea, en juillet 1830, dans la commission municipale de Paris, et fut l'auxiliaire de Lamarque dans sa politique guerroyante. Membre des deux assemblées convoquées successivement après la révolution de Février, il mourut dans la retraite.

Mauguio (Etang de), lagune de 3.600 hectares, sur la Méditerranée, à 5 kil. S. de Mauguio (Hérault), et 10 kil. E. de Montpellier. — Ch.-l. dn canton do l'arr. et à 42 kil. E. de Montpellier (Hérault) , 4,942 hab.

Maui, l'une des îles Sandwich, a une montagne de 3,140 mètres, et 16,000 hab.

Manie, fleuve du Chili, a un cours de 225 kil. Le départ, de Maule a pour ch.-l. Cauquenès : 124,000 hab.

Mauléon-Licharre, cll.-l. d'arrond., à 61 k.

S.-O. de Pau (Basses-Pyrénées), sur le gave de son nom ; 3,409 hab.

Mauléon-Barousse, ch.-l. de cant.. arrond.

et à 50 kil. S.-E. de Bagnères-de-Bigorre (Hautes- Pyrénées), 652 hab.

Mauievrier, comm. du cant. et de l'arr. de Cholet (Maine-et-Loire). Ancien comté.

Mauitrot (Gabriel-Nicolas), né à Paris, 1714-1803, s'occupa surtout du droit canonique. On a de lui : Maximes du droit public français, 1782, Dissertation sur le Formulaire, 1775; Les prêtres juges dans les conciles avec les évêques, 1780; etc.

niaumusson (Pertuis ou passe de) sépare l'île d'Oleron du continent (Charente-Inférieure) , 4 kil. de largeur.

itiaunoir (Julien), né dans le diocèse de Rennes. 1606-1683, jésuite, professeur à Quimper, prêcha avec succès dans toutes les paroisses où l'on parlait le bas-breton. Il a composé, dans cette langue, un recueil de Cantiques, la Vie de saint Corentin, des Dictionnaires français-breton et breton-français, etc.

Maupeou (RENé-CHARLES de), né à Paris, 1688-1775, fut premier président du parlement de Paris, garde des sceaux et vice-chancelier en 1763, fut, en 1768, chancelier pendant 24 heures, le temps de transmettre sa charge à son fils.

Maupeou ( RENÉ-NICOLAS-CHARLES-AUGUSTIN

de), fils du précédent, 1714-1792, premier président du parlement de Paris, 1763, chancelier en 1768, supprima et remplaça, par des cours nouvelles, le parlement de Paris, puis toutes les juridictions qui résistèrent, 1771. Ce coup d'Etat ne parut, à la plupart, qu'un acte brutal de despotisme. Il fut disgracié à l'avènement de Louis XVI, 1774.

Mauperché (Henri), paysagiste, né à Paris, 1623(?)-1686, a aussi gravé des morceaux encore estimés.

Mauperluis (PlERRE-LODIS Aloreau de), né

à Saint -Malo, 1698-1759, de l'Académie des Sciences en 1723, fut envoyé, avec quelques savants, en Laponie, pour y déterminer la figure de la terre, 1727. Appelé par Frédéric II à Berlin, il y réorganisa l'Académie, dont il devint le président, 1746. Il entra en lutte avec un de ses collègues, Kœnig, vivement soutenu par Voltaire, qui lança contre le président de l'Académie toute une série de pamphlets, en tête desquels sont Micromégas et la Diatribe du docteur Akakia. Les Œuvres de Maupertuis ont paru à Lyon, 1768, 4 vol. in- 8°.

Maur (Saint), disciple de saint Benoît de Nurcia, vint en Gaule, où il fonda des monastères de la règle bénédictine (vie siècle). Fête, le 15 janvier. — La congrégation de Saint-Maur, réforme de l'ordre de Saint-Benoît, instituée en France au xvir* siècle, a été une pépinière d'érudits. Ses maisons principales étaient celles de Saint-Maur, Saint-Denis, Saint-Germain-des- Prés, Marmoutier, Saint-Benoît-sur-Loire, Saint- Pierre de Corbie, etc.

DIaur-lès-Fossés (Saint-), COUlUl. du cant.

de Charenton, sur la rive droite de la Marne, à 18 kil. N.-E. de Sceaux (Seine), et 44 kil. E. de Paris ; 10'492 hab. — Le canal de Saint-Maur, construit de 1809 à 1825, long de 4,445 mètres, abrège de 13 kil. le trajet par la Marne. En 638, on y fonda une abbaye de bénédictins ; traité de 4465, qui termina la guerre du Bien public.

Maure, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. N. de Redon (Ule-et- Vilaine)- 3,615 hab.

maure (sainte-)» ch.-l. de cant., arr. et à

MAU

MAU

30 kil. S.-E. de Chinon (Indre-et-Loire); 2,462 h.

Maure (Sainte.), autrefois Leucade, une des îles Ioniennes (Grèce), au S. du golfe d'Arta, sur la côte 0 de l'Albanie, a 468 kil. carrés et 20,000 hab. Production abondante de sel. — La capitale est Amaxichi.

Maurei (Abdias), dit Catinat, né au Caviar, près de Lodève, mort en 4705, dragon dans l'armée du Catinat, prit part aux troubles des Cévennes, en 1702, se signala par sa bravoure et par son fanatisme féroce, passa en Suisse, 1704; entra dans un complot pour tuer l'intendant Basville, fut pris à Nîmes et. brûlé vif.

Haurepas (JEAN - FRÉDÉRIC Phelypeaux, comte de), 1701-1781, petit-tils du chancelier de Pontchartrain, secrétaire d'Etat, 1715, exerça les fonctions de ministre de la maison du roi en 1718, et de la marine en 1723. Disgracié en 1749 pour une épigramine contre Mme de Pompadour, il ne revint d'exil qu'en 1774. Premier ministre sans en avoir le titre, mais toujours frivole, il rétablit les parlements, et eut le bonheur de porter au pouvoir Turgot, puis Necker, qu'il sacrifia quand ils lui firent ombrage.

maures. On a désigné successivement par ce nom : 1<> les habitants de l'ancienne Mauritanie; 2<> les conquérants musulmans de l'Espagne au moyen âge; ils ont été persécutés au xvie s., et cha'ssés d'Espagne en 1609; 3» de nos jours, la partie de la population musulmane qui habite spécialement les villes dans le Maroc, l'Algérie, etc.

Maures ( Montagnes des ), séparées des Alpes de Provence, parallèles à la côte, entre la Veaune et l'Argens.

Maurevei, assassin aux gages du duc de Guise, blessa Coligny d'un coup d'arquebuse, à la sortie du Louvre, le 20 août 1572.

Mauriac, ch.-l. d'arrond., à 50 kil. N.-O. d'Aurillac (Cantal), près de l'Auze. Bestiaux, chevaux, mulets, fromages. Eglise Notre-Dame des- Miracles qui date du xne s.; 3,201 hab.

Maurice (Saint), chef de la légion thébaine ou thébéenne (levée en Thébaïde), fut massacré avec ses soldats, par ordre de Maximien Hercule,

Four avoir refusé de sacrifier aux dieux, 286. été, le 22 septembre. — L'ordre militaire de Saint-Maurice, créé par Amédée VIII de Savoie, 4434, a été réuni, en 1572, à celui de Saint-Lazare. Maurice, Mauricius Tiberius, empereur d'Orient, 582-602, né en 539 à Arabissus (Cappadoce), gendre et successeur de Tibère II. Il combattit les Perses, puis les Avares, qui massacrèrent 12.000 soldats romains. L'armée donna alors l'empire à Phocas, qui fit périr Maurice et sa famille. On lui doit 12 livres sur Y Art militaire.

Maurice de Nassau. Y. NASSAU.

Maurice, né à Freiberg, 1521-1553, d'abord simple duc de Saxe, luthérien, se distingua dans la guerre contre les Turks, se laissa gagner par Charles-Quint, se déclara contre la ligue de Smalkalde, s'empara des Etats de l'électeur de Saxe, et contribua à la victoire de Mùhlberg, 1547. Il fut lui-même nommé électeur. Mécontent de voir son beau-père Philippe de Hesse retenu prisonnier malgré la promesse de l'Em-

f»ereur, il forma secrètement une nouvelle igue contre Charles-Quint, s'unit à Henri II, roi de France, par les traités de Friedwald et de Chambord, 1552; puis, levant le masque, força l'empereur de fuir d'Insprûck, et lui imposa la paix de Passau. 11 mourut en combattant Albrecht, margrave de Culmbach.

Maurice (Auguste), dit le Savant, landgrave de Hesse-Cassel, 1572-1632, a composé : Encyclopœdia, Poetice, Philosophia practica , Lexique français-allemand, Thésaurus linquce latinœ. etc Sa Correspondance avec Henri IV a été publiée en 1840, in-8».

Maurice (Thomas), né à Hertford. 1754-1824, fut aumônier de régiment, puis bibliothécaire adjoint du British Muséum. Ses vers ont de la grâce; ses ouvrages d'histoire ont plus d'importance : Indian Antiquilies, 7 vol. in-8°; Histoire de l'Hindoustan, 3 vol. in-4« ; Histoire moderne de V Hindous tan, 2 vol. in-4», avec un Supplément jusqu'en 1788, etc., etc.

Maurice (Ile) OU Ile de France, l'une des

îles Mascareignes, dans l'Océan Indien, à 180 k. N.-E. de la Béunion. Le sol s'élève continuellement depuis la côte : au centre est un piton haut de 604 mètres. On y cultive le caféier, la canne à sucre, le giroflier, le cotonnier, l'indigotier. — Le chef-lieu est Port-Nord-Ouest ou j Port-Louis. La pop. est de 378,000 hab., dont \ 60,000 noirs, 32,000 créoles d'origine française, 215,000 engagés, Indiens, Chinois ou noirs, et quelques Anglais. Elle devint possession fran-

£aise en 1721. Son importance commença avec a Bourdonnais. Les Anglais s'en emparèrent en 1810, la conservèrent en 1814, et, lui rendant le nom d'île Maurice, en firent le ch.-l. d'un gouvernement qui s'étend sur Bodrigues, les Seychelles, Diégo-Garcia, etc.

Maurice (Saint-), Agaunum, v. du "Valais (Suisse), sur la rive gauche du Bhône; 1,200 h — Ancienne abbaye ; saint Maurice et la légion thébaine y furent massacrés en 286.

Maurice (Saint-), ch.-l. de cant., aiT et à 28 kil. N.-E. de Moutiers (Savoie). Bestiaux, fromages ; houille aux environs ; 2,602 hab.

Maurice (Saint.), comm. du cant. du Thillot, arr. de Rennremont (Vosges) ; 2,480 hab.

Maurice (Saint-), comm. du cant. de Charenton (Seine). Hospice d'aliénés, industrie développée ; 5,576 hab.

Maiirice.en-Gourgois (Saint-), COIUm. du

cant. de St-Bonnet-le-Chàteau, arr de Monlbrison (Loire).

Maurienne, Maurianœ comilatus, Garocelia vallis, anc. province du S. de la Savoie, comprenant la vallée demi-circulaire de l'Arc ; elle correspond à l'arrondissement actuel de Saint- Jean-de-Maurienne (Savoie). — Les Alpes de Maurienne, contre-fort des Alpes du Dauphiné, s'en détachent à l'aiguille d'Arve, et séparent les vallées de la Bomanche et de l'Isère de celle de l'Arc Le Goléon de la Grave atteint 3,429 m.

Maurienne (Saint- Jean.de- ). V. JEAN-DE-

Maurienne (Saint-).

Mauritanie, ancien royaume, puis province romaine de l'Afrique, au N.-O., dont les limites ont varié. A l'origine, elle comprenait le territoire qui correspond à peu près au Maroc actuel. La trahison de Bocchus à l'égard de Jugurtha, 106 avant J.-O, y ajouta la portion de la Numidie située entre la Malva et l'Ampsagas, sous le nom de Mauritanie orientale, tandis que celui de Mauritanie occidentale fut donné à l'ancienne Mauritanie. — Enlevé par César à Juba 1er, 46, restitué par Auguste a Juba avec l'addition d'une partie de la Gétulie, 30, ce royaume fut réduit en province sous Claude I", 42 ans après J.-C. Il y eut alors les trois Mauritanies : Sitifienne, ch.-l., Sitifis; Césarienne, ch.-l., Césarée; Tingitane, ch.-l., Tingis. Les deux premières firent partie, au ive s., du diocèse d'Afrique; la troisième fut rattachée au diocèse d'Espagne.

Mauro (Fra), religieux camaldule, mort en 1459. On conserve encore de lui une mappemonde manuscrite exécutée de 1457 à 1459.

Maurocordato OU Mavrocordato, famille

fanariote, originaire de Chio, dont voici les principaux membres : Alexandre, 1637-1709, grand-drogman de la Porte, 1673, négociateur de la paix de Carlowitz, 1699; Nicolas, son fils, hospodar de Moldavie, 1709, de Valachie, mort en 1730; Constantin, son petit-fils, qui, de 1730 à 1763, fut hospodar, quatre fois en Valachie, et

MAU

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