MAM
avec l'anglais Grew, le créateur de l'anatomio végétale.
niaipiaqoet, village à 28 kil. N.-O. d'Avesnes (Nord). Défaite glorieuse de Villars en 1709.
Malte, île de la Méditerranée qui donne son nom à un archipel formé, en outre, de Gozzo, Comino et Cominelto, et ayant une superficie totale de 400 kil. carrés, avec une population de 155,000 hab. — L'île principale, à 100 kil. S.-E. de la Sicile, et 250 lui. de l'Afrique, a 28 kil. de long sur 16 de large. Elle s'appelait Melita dans l'antiquité. C'est un rocher calcaire, couvert d'une couche de terre végétale apportée à grands frais. On y récolte du coton, des figues, des oranses et des fruits. La population , demi-italienne, demi-arabe, est catholique. Les villes sont : Cité-la-Valette, capitale, et CittàrVecchia. — En 1530, Charles-Quint la céda aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem ; en 1798 elle fut >rise par Bonaparte, qui allait en Egypte, et en 800 par les Anglais, qui la conservèrent malgré le traité d'Amiens, 1802.
Malte (Ordre de). Ordre religieux et militaire dont l'origine remonte à un hôpital de pèlerins fondé, au xie siècle, par des marchands d'Amaîfi, à Jérusalem : les frères s'appelaient alors Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Après la prise de la ville par les Croisés, 1099, ils devinrent un ordre militaire, qui se distingua dans les Croisades. La Palestine conquise par les Mamelucks, 1290, les Hospitaliers passèrent à Chypre, puis à Rhodes, 1310. — Vainqueurs de Mahomet II, 1480, mais expulsés par Soliman II, 1522, les chevaliers de Rhodes s'établirent, en 1530, dans l'île de Malte. Après 1798, ils se placèrent sous la protection du tzar Paul Ier, et essayèrent de se reconstituer à Catane, puis dans les Etats pontificaux A la tête était un grand maître élu à vie. Le costume de guerre était une cotte d'armes rouge portant, sur le côté gauche, une croix blanche à huit pointes, insigne de l'ordre.
Malte-Brun (MALTE-CONRAD Brnnn, dit), né
à Thisted (Jutland), condamné à l'exil, 1800, vint à Paris, fut attaché au Journal des Débats, 1806, et ne cessa de travailler aux progrès de sa science favorite, la géographie. On a de lui : Géographie mathématique, physigue et politique, avec Mentelle, 16 vol. in-8<> et atlas; Tableau de la Pologne ancienne et moderne, 1 vol. avec atlas. Il a fondé les Annales des Voyages, 1808, et publié avec Eyriès les Nouvelles Annales de Voyages, 1819, etc. En 1810 il donna le premier volume du Précis de la géographie universelle, qui a consacré son nom. Il fut l'un des fondateurs de la Société de géographie, 1821.
Maithus (Thomas-Robert), né à Rookerv, près de Guildford (Surrey), 1766-1834, d'abord curé, devint professeur d'histoire et d'économie politique au Collège de la Compagnie des Indes orientales, à Haileybury (Hertford). — La réputation de Maithus est due surtout à son Essai sur le principe de population, 1798. Bien ou mal compris, ce livre souleva contre Maithus de vives réclamations. Outre cet écrit, on a de lui, Principes d'économie politique, etc.
Maitoa cvei-v-), v. d'Angleterre, à 30kil. N.- E. d'York, sur le Derwent.. Foires de chevaux renommés; 7,000 hab.
Malus (Etienne-Louis), né à Paris, 1775- 4812, volontaire dans un bataillon de Paris, élève de lEcole polytechnique, fit partie des armées de Sambre-et-Meuse et d'Egvpte comme officier du génie. Ses études sur "la lumière (Traité d'optique analytique, 1807, Théorie mathématique de la double réfraction, 1808) lui ouvrirent, en 1810, les portes de l'Académie des Sciences. On lui doit la découverte de la polarisation de la lumière par réflexion.
Maiva ou Muiacha, auj. Moulouia, rivière
d'Afrique, séparait la Mauritanie Tingitane de la Mauritanie Césarienne.
Malvoisie OU Malvasia, presqu'île à l'E.
de la Laconie (Grèce), où l'on récoltait un vin estimé. Ch.-l., Monembasie ou Aapo/i-de-Malvoisie.
Maiwah, l'une des trois provinces du Sindhya (Hindoustan), arrosée par le Tchambal, la Beivah, etc., et riche en céréales, coton, tabac, opium et graines oléagineuses. La capitale est Oudjein.
Maizéviiie, comm. du cant. et de l'arr. de Nancy (Meurthe-et-Moselle); 2,756 hab.
Maizieu (Le), cb.-l. de cant., arr. et à 40 kil. N.-E. de Marvejols (Lozère), sur la Truvère;
Mambré, vallée de Palestine, près d'Hébron (Juda).
Mamed (San.), sierra d'Espagne, l'une des parties de la suite de montagnes, qui séparent les bassins du Guadalquivir ei du Guadiana.
Mameluks (Esclaves en araJoe), nom d'une milice qui a dominé l'Egypte depuis le temps de saint Louis jusqu'à l'expédition de Bonaparte, en 1798. Recrutée d'esclaves achetés en Circassie, elle fut attachée à la garde des sultans Ayoubites; mais, en 1250, elle commença à porter ses chefs au pouvoir. Dans une première période, 1250-1517, les Mameluks furent indépendants de nom et de fait sous leurs deux dynasties : les Baharites et les Bordjites; ceuxci furent renversés par le sultan des Turks Ottomans, Sélim 1er, 1517. Alors vassaux de Constantinople, plutôt que sujets, ils fournissent les 24 beys chargés de l'administration locale ; l'autorité de la Porte, représentée par un pacha, s'amoindrit insensiblement, et, au xvme s., Âli-Bey jouit quelques années d'une réelle indépendance, 1766-1773. L'expédition de Bonaparte, 1798, anéantit la puissance renaissante des Mameluks, et Méhémet-Ali les extermina dans un massacre général, 1811.
Marnerons, nom de la plus ancienne famille de la maison JEmilia, dans l'anc. Rome.
Mamers, Mamerciœ, ch.-l. d'arr., a -n kil. N.-E. du Mans (Sarthe), sur la Dive. Commerce de toiles, calicots, cotonnades, etc.; fabriques de chandelles; 6,070 hab.
Mamers, dieu de la guerre chez les tribus de la Sabine et du Samnium.
Mamert (Saint), gouvernait l'église de Vienne en Gaule vers 463, et mourut vers 474. Il a institué les Rogations. Fête, le 11 mai.
Mamert (Claudien), prêtre du diocèse de Vienne, frère du précédent, mort vers 473 ou 474, est l'auteur d'un traité de Statu animœ, dirigé contre Faustus, évêque de Riez. On lui attribue : Carmen contra poetas vanos, l'hymne Pange lingua, etc.
Mamert (Saint.), ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N.-O. de Nîmes (Gard); 452 hab.
Mamert in (Claude), professeur a Trêves au ine s. On lui attribue les deux premiers discours en l'honneur de Maximien Hercule, insérés dans les Panegyrici veteres de Drepanius.
Mamertîne (Prison). V. TuLLIANUM.
Mamertins. On entendit par ce mot : 4° les enfants qui, voués à Mamers dans un printemps sacré, étaient condamnés, chez les tribus sabelliennes, à l'exil, quand ils avaient atteint l'âge de 20 ans; 2° des aventuriers venus en Sicile de Mamertium, sous le règne d'Agathocle ; attaqués par Hiéron et par les Carthaginois, ils appelèrent les Romains à leur secours. De là sortit la première guerre punique, 264
Mamertium OU Mamertum, anc. ville du Bruttium (Italie), à 44 kil. N.-E. de Rhegium.
Mamet-la-Salvetat (Saint-), ch.-J. de canton, arr. et à 18 kil. S.-O. d'Aurillac (Cantal): 1,943 hab.
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Mamilius (Octavius), dictateur de Tusculum et gendre de Tarquin le Superbe, fut tué à la bataille du lac Régille, 496 av. J.-C.
Mammée (Jui.IA Mammsea), fille de Jlllia
Mesa et mère d'Alexandre Sévère, née à Emèse. Elle gouverna l'Empire romain sous son nom, s'entoura d'hommes illustres , et fut initiée, dit-on, au christianisme par Origène. Les soldats regorgèrent avec Alexandre Sévère, près de Mayence, en 235.
siasmuon, dieu des richesses chez les anciens Syriens.
DLtmoré, rivière de Bolivie, traverse le pays des Moxos et se réunit au Guaporé. Cours de 900 kil.
Man, Monabia, Menavia, île de la mer d'Irlande, au S.-O. du golfe de Solway, dépendance du comté de Cumberland (Angleterre). Elle a 588 kil. carr. et 54,000 hab. On y trouve de vastes tourbières, des gîtes d'ardoise"s et de pierres de taille, des filons de plomb, de fer et de cuivre. Les villes sont : Castle-town ou Caslleton, ch.-l., Douglas, Ramsey, Peele-town, etc.
Mana, fleuve de la Guyane française, long de 200 kil., à 160 kil. N.-O. de Cayenne.
aianaar, île de l'Océan Indien, à l'O. de Cevlan, dans le golfe de son nom, a 16 kil. sur 5. Ch.-l., Manaar, petit port.
Manacor, v. de Majorque, à 35 kil. N.-E. de Paîma. Cordages, distilleries d'eau-de-vie; 40,000 hab.
Managua, capit. de la république de Nicaragua, près du lac du même nom; 12,000 hab,
Hanahem. roi d'Israël, 766-754 av. J.-C, tua l'usurpateur Sellum.
Manassarovar, lac du Thibet, au N. de l'Himalaya, à 5,000 met. de hauteur.
Manassé, patriarche juif, fils aîné de Joseph et de Aseneth, donna son nom à deux demitribus israélites : 1° Manassé occidental; villes : ïhersa, Mageddo, Thèbes, Samarie, etc. ; 2o Manassé oriental, villes : Gessur, Gadara, Astaroth, Gaulon, etc.
Menasses, roi de Juda, né en 706 av. J.-C, succéda, en 694, à son père Ezéchias, rétablit le culte des idoles, fut emmené en captivité par Assar-Haddon, 672; puis revenu à Jérusalem, 609, releva les autels du vrai Dieu, et mourut en 639.
Marnasses (CONSTANTIN), vivait SOUS Manuel
Comnène au xne s. Il a composé une chronique depuis la création jusqu'en 4081, en vers politiques, espèce de prose rhythmique ; on a de lui les fragments d'un roman, les Amaurs d'Aristandre et de Callistée.
Mancha.reai, v. d'Espagne (Jaën), à 8 kil. E. du ch.-l. Draps; 5,000 hab.
Manche, Oceanus Britannicus, bras de mer compris entre la France et l'Angleterre, unit la mer du Nord à l'Océan Atlantique. Elle a 34 kil. de large entre les caps Gris-Nez et Sud-Foreland, 220 kil. de l'embouchure du Couesnon à celle de l'Exe, et une superficie de 810 myr. carrés. Les côtes de France, droites et bordées de dunes ou de falaises, sauf dans la péninsule de Bretagne, qui est fort découpée, présentent les caps Gris-Nez, d'Antifer, de la Heve, de Barfleur, de la Hogue, etc. ; les baies de la Somme, de la Seine, de Cancale, de Saint-Brieuc, de Saint- Malo, etc. On y trouve les ports de Boulogne, Saint-Valerv, le Tréport, Dieppe, Fécamp, le Havre, Ronfleur, la Hougue. Cherbourg, Gran- Tille, Saint-Servan, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Paimpol, Tréguier, etc. — Les côtes d'Angleterre, rùeux dotées par la nature, ont les ports de Falmouth, Plymouth, Dartmouth, Exmouth, Southampton. Portsmouth, Brighton, Folkestone, Douvres. On y voit les caps Lands'end, Lizard, Beachy, Sud-Foreland, etc. — Les îles de la Manche sont, sur les côtes d'Angleterre, les Sorlin-
gues et nie de Wight ; et, sur les côtes de France, le groupe de Saint-Marcouf et l'archipel anglonormand (Jersey, etc.), qui dépend des Anglais. Ces derniers appellent la Manche Canal Britannique (British Channel).
Manche, département maritime situé au N.-O. de la France, et forme d'une partie de la Basse- Normandie (Cotentin et Avranchin). Il a 592.838 h. de superficie, et une population de 526,377 hab. — Il dépend du diocèse de Coutances, de la préfecture maritime de Cherbourg, de la Cour d'appel et de l'Académie universitaire de Caen. Il a 6 arrondissements : Saint-Lô, Avranches, Cherbourg, Coutances, Mortain et Valognes. Le climat est, en général, brumeux, mais tempéré. Les côtes sont bordées de falaises et de grèves. On y récolte des céréales, du lin, du chanvre, des fruits à cidre; les bestiaux et le beurre sont aussi une des richesses du pays. On exploite le fer, le plomb, le sel, la houille,'le grès, le granit, le marbre, la chaux, la tangue. 40c rég. milit.
Manche, ancienne région d'Espagne comprise actuellement dans la province de Ciudad-Real (Nouvelle-Castille).
Manche de Tartarie, détroit long de 400 k.,
et qui se resserre graduellement du S. au N. en séparant de la Mandchourie l'île Saghalien ou Tarrakaï.
Manchester, ville du Lancashire (Angleterre), sur l'Irwell, qui v reçoit l'Irk et le Medlock, à 270 kil. N.-O. de* Londres et 54 kil. E. de Liverpool. La population est de 360,000 hab. — Introduite dans cette ville en 4789, la machine à vapeur y entretient l'activité dans plus de 200 filatures de coton, 200 manufactures de tissage, sans compter les établissements de Salford, Preston, Bolton, Stockport, Oldham, etc., qui sont ses succursales. On peut affirmer que Manchester fabrique les 3/5 des cotonnades de la Grande-Bretagne Le port de Liverpool est le débouché de cet immense centre manufacturier que des voies ferrées ou des canaux relient à toutes les localités un peu importantes de l'Angleterre. — Avec Salford, 520,000 hab.
Manchester, v. du New-Hampshire (Etats- Unis). Fabriques de cotonnades; 32,000 hab.
Manchester (EDOUARD Montagu, COmte DE),
4602-1671, fils d'un ministre de Charles 1er, membre de la Chambre des lords, fut l'un des chefs de l'opposition au roi; eut le commandement d'une armée du Parlement ; et, avec Cromwell pour lieutenant, prit York et gagna la victoire de Marston-Moor, 4644. Il fit partie de la Chambre haute de Cromwell, contribua à la restauration de Charles II, et fut nommé grand chambellan.
Mancîni, la sœur du cardinal Mazarin, mariée à un baron romain, Laurent Mancini, eut cinq filles, que leur oncle fit venir en France, et qui furent célèbres.
Mancini (Laure), l'aînée des nièces Mazarin, née en 4636, épousa, en 1651, le duc de Mercœur, frère du duc de Beaufort, et mourut en 1657.
Mancîni (Olympe), sœur de la précédente. V. Soissons.
Mancini (Marie), sœur, de la précédente, née à Rome en 1640; Louis XIV fut un moment tenté de l'épouser; le cardinal s'opposa à ce mariage, et Marie Mancini fut unie, 1661, au connétable de Colonna qui l'emmena à Naples. En 1672, elle quitta son mari, obtint son consentement à un divorce, s'enferma dans un couvent à Madrid, 1673, revint en France en 4684, et vécut complètement oubliée.
Mancini (HORTENSE, dUcheSSe de Mazarin),
née à Rome en 4646, a été la nièce favorite de Mazarin. Elle épousa, en 4660, le marquis de la Meilleraye, auquel elle porta le nom et la plus grande partie de la fortune du cardinal. Se séparant, en 4668, de ce mari bizarre et maniaque, elle vécut en Italie, puis en Angleterre, où elle
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tint une petite cour dont Sainl-Evremond était l'un des familiers. Elle mourut en 1699.
Mancini (Marie-Anne), née à Rome en 1649, fut mariée, en 16tr2, a Godefroy, duc de Bouillon. Impliquée, en 168U, dan» les procès d'empoisonnement de ce temps, elle se fit bannir pour s'être moquée des juges qui l'interrogeaient. Revenue en 1690, elle mourut en 1714.
Mancini (LoDIS). V. IVivernois (dUC DE).
Mancinus (C. Hostu.us), consul romain. Enveloppé par les Numantins avec son armée (137 avant J.-C.), il se sauva par un traité honteux que le sénat ne ratifia point.
Manco-Capac Ier, fondateur de la monarchie des Incas au Pérou, aurait vécu dans le xe siècle après J.-G. Se donnant pour le fils du Soleil, il prit de l'ascendant sur les Péruviens qu'il civilisa, et fonda Cuzco.
Mandaté OU Yedena-Shuébon (paradis terrestre), nouv. capitale de la Birmanie, près de l'Iraouaddy, à 15 kil. N. d'Amarapoura. Elle renferme le palais du roi et ses jardins splendides.
Mandais, v. de Norvège, sur la mer du Nord, dans le diocèse de Christiansand. à l'embouchure de la Mandais.
Mandane, fille d'Astyage et mère de Cyrus.
Mandanes, ancienne tribu de l'Amérique du Nord (Etats-Unis), qui habitait dans le territoire de Nébraska, vers le haut Missouri.
Mandara, Etat du Soudan, au S. du Bournou, dont il est tributaire, dans le bassin du Chary. Capit., Mora.
Mandarins, nom des fonctionnaires publics de la Chine, soit civils, soit militaires. Ce mot, qui n'est en usage que chez les Européens, est d'origine portugaise.
Mandat (JEAN-ANTOINE Galyot de), né près de Paris, en 1731, commandait, en août 1792, la garde nationale de la capitale. Il songeait à défendre les Tuileries lors de l'insurrection du 10 août, lorsqu'il fut tué d'un coup de pistolet.
Mandchourie OU Mantchonrie, région de
l'empire chinois, bornée au N. par la bibérie, à l'O. par la Mongolie, au S. par la Corée et la mer Jaune, à l'E. par la mer du Japon. Elle est arrosée par le Saghalien et par ses affluents, le Soungari et l'Oussouri. C'est un pays montueux, boisé, renfermant de grandes vallées fertiles. Les productions consistent en riz, tabac, cotonniers, blé, ginseng, peaux de zibeline, etc. Une partie de la Mandchourie a été cédée à la Russie; le reste comprend 4 provinces : Helun- Dzian, au N., ch.-l., Aïgoun ; Mandchourie, à l'E., ch.-l., Ghirin-Oula ; Ching-King, au S.-E., v. pr., Moukden et Nioutchouang ; le Ching-te, au S.-O., ch.-l., Jehol ou Tchingte-tcheou. — La Mandchourie renferme 12 millions (?) d'habitants de race toungouse, qui, en 1648, imposèrent a la Chine la dynastie actuellement régnante. Le bouddhisme paraît être la religion du pays.
Mandé (Saint-), comm. du cant. de Vincennes, arr. et à 16 kil. N.-E. de Sceaux (Seine). Bougies, couleurs, savons, produits chimiques, etc.; 9,398 hab.
Mandelat (François de), né à Paris, 1529- 1588, se distingua par sa valeur sous Henri II et pendant les guerres de religion. Il fut lieutenant du duc de Nemours dans le Lyonnais, puis devint gouverneur de Lyon; on lui reproche les massacres après la Saint-Barthélémy. On a de lui une volumineuse correspondance avec Charles IX et Henri in; 27 de ses lettres ont été seulement publiées. [Hooglède et à Rosebecque 1
Mandeis, affluent de la Lys, qui passe aj
Mander (Kakel van), peintre et littérateur flamand, né à Meulebeeke près de Courtrai, 1548-1606, a laissé, en langue flamande, des tragédies, les Vies des plus célèbre* peintres modernes, etc.
Mandeure, commune de 1,000 hab., sur le Doubs, à 12 kil. S.-E. de Montbéliard (Doubs). On y trouve les ruines de la ville romaine d' Epamanduodurum.
Mandeviiie (Jean de), né à Saint-Albarcs, vers 1300-1372, passa 34 ans, 1327-1361, en E-vpte, dans les Indes et la Chine, La relation de son voyage parut d'abord en français, 1480. Le texte anglais a été réimprimé, en 1839.
Mandingues, peuple nègre sur la limite de laSénégambieet du Soudan, qui forme huit Etats principaux. Ils sont musulmans et font un grand commerce avec l'Afrique intérieure. Leur ville principale est Bouré.
Mandrin (Louis), fameux brigand, né en 1 72 i à Saint-Etienne-de-Geoire , près de Romans. Déserteur, faux monnayeur, contrebandier, il exploita tout le bassin du Rhône. Attaqué par 6,000 hommes, il fut trahi, pris et roué a Valence, 1755.
Manduniens , peuple gaulois , client des Eduens, au N. desquels ils habitaient (Lyonnaise Ire au ive siècle.). Leur ch.-l. était Alise.
Manduel, comm. du cant. de Marguenttes, arrond. de Nîmes (Gard). Vins, eaux-de-vie ; 2/116 hab.
Mânes, nom donné, chez les Grecs et les Romains, aux âmes des morts que la croyance populaire mettait au rang des dieux.
Manès, hérésiarque, né à Caroub (Perse), vers 240, s'appelait d'abord Curbicus. Malgré son savoir en médecine, il ne put guérir le jeune fils de Sapor, et fut mis en prison. Etudiant alors les livres chrétiens, il prétendit en tirer la notion de deux principes éternels, le bon et le mauvais. Dieu et Satan, et il se donna pour le Paraclel, promis par J.-C. Il s'enfuit, mais fut mis à mort par Varanes Ier, vers 274.
Manéthon, prêtre égyptien de Sebennytus, vivait sous les deux premiers Lagides. Il composa pour eux une Histoire d'Egypte , dont nous n'avons plus que des fragments.
Manetti (Rutilio), né à Sienne, 1571-1637, imita surtout le Caravage. 11 a orne de ses fresques le palais public et les églises de Sienne.
Manfred ou Muinfroi, roi de Naples et de Sicile, fils naturel de l'empereur Frédéric II, né en 1233. Vice-roi pour Conrad IV. 1250, régent au nom de Conradin, 1254, enfin roi lui-même, 1258-1266, il eut à lutter contre les papes qui lui opposèrent Charles d'Anjou. Manfred fut tué près de Bénévent, 1266, à la bataille de Grandella.
Manfredi, famille gibeline de la Romagne qui s'empara de la souveraineté à Faenza, 1334, et à Imola, 1377.
Manfredi (Eustache), né à Bologne, 1674- 1739, professeur, fonda une académie des sciences. On a de lui : Ephemerides motuum cœlestium ab anno 1715, ad annum 1750; De transitu Mercurii per soient; De novissimis circa siderum fixorum errores observationibus, etc.
Manfredi (Bartolommeo), né à Ustiano (Mantouan), 1580-1617, imita Michel-Ange de Caravage. Il a surtout représenté des réunions de soldats, des joueurs, des rixes populaires.
Manfredonia, v. forte de la province de Foggia, sur le golfe de son nom (Italie). Archevêché; citadelle; à 35 kil. N.-E. de Foggia; 5,000 hab.
Manfredonia (Golfe de), Sinus Crias, formé par l'Adriatique, au S.-E. du mont Gargano (Italie).
Mangaiore, v. forte de la côte de Malabar (présidence de Madras), dans l'Hindoustan, port commerçant sur la mer d'Oman; 15,0(J0 hab.
niangaratibas , bourg de la prov. et à 90 kil. O. de Rio-de-Janeiro (Brésil), sur la baie d'Angra-dos-Reyes. Bon port; 4,700 hab.
Manga-réva (Iles). V. GAMBIER (Iles).
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Mangdéraï. île de Malaisie. V. Florès.
Mangeart (Dom Thomas), né à Metz, 1695- 1762, bénédictin de Saint- Vannes, a surtout laissé : Introduction à la science des Médailles.
Mangia (îles). OU archipel de Cook, îles
Hervey, groupe de la Polynésie, entre les Iles Tonga et Taïti. Elles sont hautes, boisées, assez bien cultivées.
Mangin (Claude), né à Metz, 1786-1835, avocat, procureur du roi à Metz, 1815, procureur général à Poitiers, fut récompensé de son zèle par un siège à la Cour de cassation, 1826, et par la préfecture de police, 1829. Très-impopulaire, il se déroba par la fuite, en 1830.
JiangoJaeiras (Serra do), chaîne de montagnes du Brésil, qui sépare les bassins du Tocantins et du Paranahyba, entre les provinces de Goyaz, à l'O., de Marànhào, à l'E.
niangou, Khan des Mongols, né à Karakorum, 1207-1259, petit-fils de Gengis-Khan, régna en 1251. Il reçut le moine Rubruquis, envoya ses frères en exnédition, Houlagou contre les Assassins et le'Khahîat de Bagdad, Kublaï contre la Chine.
Manheim, ch.-l. du district du même nom, (Bade), au confluent, du Rhin et du Neckar, à 65 kil. N. de Carlsruhe. Toiles, lainages, préparation de tabac, bijouterie fausse. La cour suprême du grand-duché y réside; 53,000 hab.
Manhès (Charles-Antoine), né à Aurillac, 1777-1854, aide de camp de Murât, 1807, le suivit dans le royaume de Naples. Chargé de détruire le brigandage en Calabre, 1810, il montra une rigueur qui alla jusqu'à la cruauté.
Manichéens, sectateurs de l'hérésiarque Mânes. Répandue dans les pays voisins de la Perse, la doctrine de Manès s'étendit en dépit des persécutions. Renouvelée par les Pauliciens (ioe siècle), elle gagna le midi de la France. On croit que le manichéisme était aussi la croyance de la plupart des sectes que l'on confondit aux xne et xme siècles sous le nom à'Albigeois.
Manika ou Manissa, Magnesia ad Sipylum, v. d'Analolie (Turquie), près du Sarabat, et a 40 kil. N.-E. de Smyrne; 40,000 hab.
iManîiius (Caïus), tribun du peuple, fit charger, par un plébiscite, Pompée de la guerre contre Mithridate, 66 avant J.-C.
Maniiius (Marcus) écrivit, à la fin du règne d'Auguste, un poème en cinq chants, intitulé Astronomica, et aussi remarquable par le fonds que par le style.
Manille, capitale des îles Philippines, dans l'île Luçon, sur une baie qui porte son nom, dans une plaine que traverse le Passig. Manille a un archevêché, une Cour d'appel, une université. On y fait un grand commerce; on y fabri- 3ue des* cigares , des cordages et des toiles 'abaca. La pop. est d'environ 270,000 hab., dont 40,000 Européens dans la ville officielle, le reste, Chinois, Tagales, dans le grand faubourg de Binondo.
Manin (Ludovico), 121e et dernier doge de Venise, né en 1726, gouverna avec faiblesse depuis 1789, et fut forcé d'abdiquer en 1797.
Manin (Daniel), né à Venise, 1804-1847, avocat, demanda à l'Autriche, en 1847, l'autonomie du rovaume lombard-vénitien sous un vice-roi. Arrêté (janvier 1848), mais délivré par le peuple (1? mars), il devint le président d'un gouvernement provisoire (23 mars); il reprit bientôt la dictature et soutint, pendant un an, un siège héroïque contre les Autrichiens. La république tombée, il se rendit en France, vivant de leçons d'italien, et recommandant à ses compatriotes ïunion comme condition de l'indépendance.
Manissa. V. MANIKA.
Manitch , rivière de la Russie d'Europe , sépare les gouvernements d'Astrakhan et de Caucasie, et se jette dans le Don. Elle fmmo.
plusieurs lacs, et reçoit le Kalaus, qui vient du Caucase , et qui, dans la saison des pluies, amené assez d'eau pour que la Manitch sedivise en deux courants qui vont, à l'O., vers la mer Noire, à l'E., vers la Caspienne. Cours de 500 kil. de l'E. à l'O.
Manitoba (Province de), ou colonie de la Rivière-Rouge, l'un des Etats du Dominion of Canada, situé sur les bords du lac Winnipeg, de la Rivière Rouge et de l'Assiniboine. Le territoire a plus de 3«8,000 kil. carrés de superficie ; on y trouve plus de 15,000 européens, cultivant des fermes étendues et plus de 50,000 Indiens. Winnipeg, près du fort Garry, en est comme le chef-lieu. Il tire son nom du petit lac de Manitoba.
Manlins Capitolinus (MARCUS), consul en
392 av. J.-C, triompha des Eques sur le mont Algide, puis repoussa les Gaulois du Capitule, 390 av. J.-C. Manlius aspira, dit-on. plus tard à la royauté. Accusé par les tribuns, il fut précipité du haut de la roche Tarpéienne, 382.
Manlius imperiosus (TiTosi, dictateur en 364 av. J.-C, fut chargé d'enfoncer le clou sacré dans la muraille du temple de Jupiter.
Manlius Torquatus (TlTUS), fils de Manlius
Imperiosus, sauva son père d'une accusation en menaçant le tribun Pomponius, qui l'avait intentée, 362 av. J.-C. Tribun militaire en 361. il tua un Gaulois en combat singulier, et lui prit son collier (torques), d'où le surnom de Torquatus donné à ses descendants. Consui en 337, il fit mettre à mort son propre fils, qui avait, contre son ordre, accepté le défi d'un Latin.
Manli-us Torquatus (TlTCS), COnSUl en 235
et 224 av J.-C, conquit la Sardaigne, et ferma le temple de Janus pour la seconde fois.
Mannert (Conrad), né à Altdorf, 1756, mort professeur d'histoire à l'université de Munich en 1836, a écrit : Histoire des Vandales ; — des successeurs immédiats d' Alexandre ; — de Bavière; — d'Allemagne ; — des anciens Germains. Enfin il a publié, avec Ukert, une excellente Géographie des Grecs et des Romains, 10 vol. in-8».
Mannozzi (Giovanni), né à San-Giovanni, 1590-1636, fut un artiste distingué. On cite surtout, parmi ses ouvrages, lés fresques de la Badia (abbaye) de Fiesole, et du palais Pitti.
Manoei-Àivez.Grande, rivière du Brésil, affluent de droite du Tocantins. Son cours est de 350 kil.
Manoi, affluent du Llobrégat (Espagne), qui passe à Figuières.
Manosque, ch.-l. de cant., arr. et à 17 kil. S. de Forcalquier (Basses-Alpes), sur la Durance. Sources sulfureuses ; mines de lignite. Tanneries, filatures de cocons, distilleries, etc. ; 5,775 h.
Manou, nom du premier homme créé par Brahma. On le confond souvent avec le premier législateur des Indiens, qui aurait vécu 12 ou 15 siècles avant J.-C. Le code de Manou, le Manava-Dharma-Sàstra, a été traduit en français par Loiseleur-Deslongchamps.
Manresa, Minorissa, v. forte d'Espagne (Catalogne), à 47 kil. N.-O. de Barcelone; 13,000 hab. — Draps, soieries, cotonnades.
Mans (n.e), Suindinum ou Cenomani, ch.-l. du départ, de la Sarthe, sur la rive gauche de la Sarthe, à 211 kil. S.-O. de Paris. Evêché. Commerce de grains, chanvre, bestiaux, poulardes grasses, toiles, coutils, fil ; fonderies de cuivre et de fer; fabriques de couvertures de laine, de conserves alimentaires, etc. — Le Mans était, avant la conquête romaine, la capitale des Cénomans. La première commune du centre de la France y a été établie en 1070 ; 55,347 hab.
Mansard, OU plutôt Mansart (FRANÇOIS),
né a Paris, 1598-1666, d'une famille originaire d'Italie, architecte célèbre. Son chef-d'œuvre était, le château de Maisons (Seine-et-Oise). On
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lui attribue l'invention des toits brisés qui laissent à l'intérieur des pièces habitables appelées mansardes.
Mansard (Jules Hardouin-), petit-neveu et élève du précédent, né à Paris, •1646-1708, devint surintendant des bâtiments et architecte du grand roi. Il bâtit les châteaux de Marly, de Dampierre, de Lunéville, le palais de Versailles, dont la chapelle est un chef-d'œuvre; la chapelle des Invalides. Les orangeries, le grand Trianon, la maison de Saint-Cyr sont encore de lui. Paris lui doit l'admirable dôme de l'hôtel des Invalides.
Mansfeid, v. de la régence de Mersebourg (Saxe prussienne), ancienne capit. du comté de son nom.
Mansfeid, ancien comté souverain d'Allemagne (cercle de Haute-Saxe), dans le bassin inférieur de la Saale. Il renfermait Mansfeid, Eisleben, etc. La maison qui y régnait s'éteignit en 4780; le comté a été adjugé à la Prusse en 4815.
Mansfeid (Pierre Ernest, comte de), né en 4517, servit dans les guerres de Charles-Quint et de Philippe II, succéda à Alexandre Farnese dans les Pays-Bas, 4592-4594 et mourut en 4604.
Mansfeid (Ernest de), général allemand, fils naturel du précédent, né à Malines en 4585; au commencement de la guerre de Trente Ans, il passa en Bohême, puis recrutant 20,000 hommes dans le Palatinat, il désola la Franconie et l'Alsace, battit les Espagnols à Fleurus, 4622, et alla se mettre sous les ordres de Maurice de Nassau. Aidé par Richelieu et Christian IV de Danemark, il reforma une nouvelle armée, 4625 ; battu par Wallenstein à Dessau, 4626. il passa en Hongrie, et alla mourir en Bosnie, 4626.
Mansfieid, v. d'Angleterre (Nottingham), à 22- kil. N. du ch.-l., près de l'Idda ; 10,000 hab.
Mansfieid (WILLIAM Murray, Comte DE), né
à Perth, 1705-4793, se rendit célèbre comme avocat et jurisconsulte. Il devint solicitor gênerai en 4742, et fut l'un des chefs du parti tory. Attorney gênerai en 1754, il fut nommé pair et siégea dans le cabinet, comme ministre sans portefeuille. Durant les troubles de 1780 , on brûla son hôtel. Il se démit de ses fonctions en
Mansî (Jean-Dominique), né à Lucques, 1692- 4769, archevêque, a laissé Sacrorum conciliorum nova Collectio qui s'arrête à 1509, 31 vol. in-fol.
Mansigné, comm. du cant. de Pontvallain, arr. de La Flèche (Sarthe) ; 2,13-4 hab.
Mansie, ch.-l. de canton, arr. et à 20 kil. S. de Ruffec (Charente), sur la Charente; 1,825 hab.
Manso (Jean-Gaspard-Frédéric), né a Blasienzell (duché de Saxe-Gotha), en 1757, mourut recteur a Breslau, 1826 — On cite de lui : Histoire des Ostrogoths en Italie ; — de la Prusse depuis la paix d'Hubertsbourg ; Vie de Constantin le Grand ; Sparte. Essai sur la constitution et l'histoire de cet État.
Manso (Llanos de), partie du Gran-Chaco (Amérique méridionale), entre le Pilcomayo et le Vermejo.
Mansour ( ABOU-DjAFAR-ABDALLAH-AL- ), OU
Aimanzor (le Victorieux), khalife abbasside de Bagdad, né vers 712, régna de 754 â 775, après son frère Aboul-Abbas. Il perdit l'Espagne que les Ommiades lui enlevèrent, mais battit les Grecs en Pamphylie. 11 fit élever Bagdad, en 762. Cruel et intolérant, il encouragea les lettres et fit traduire en arabe et en persan un grand nombre d'ouvrages grecs et latins.
Mansour (Abou-Amer-Mohammed-Al-), vizir des Ommiades d'Espagne, né à Torrès , près d'Algéziras, 939-1001. 11 gouverna l'Espagne â la lin du xe siècle, et fut célèbre comme guerrier, comme administrateur, comme poète. A la tête d'une armée formidable, où l'on comptait beau- Coup de Berbères, il lit, dit-on, 56 expéditions
contre les chrétiens et fut presque toujours victorieux. Mais, en 998, les chrétiens remportèrent la grande victoire de Calatanozor; il survécut peu â sa défaite.
Mansourah ou la Massoure, v. de la Basse- Egypte, sur la branche E. du Nil, â 70 kil. S.-O. de Damiette. Fondée pendant la ve croisade, 1218, elle rappelle la défaite de saint Louis, en 1250.
Mantaiiie, château situé sur le Rhône, près de Valence (Drôme), où une assemblée de nobles et d'évêques déféra la couronne de Bourgogne a Boson, 879.
Mantaro, affluent de gauche de l'Amazone, arrose le plateau de Guamanga, passe près de Huancavelica (Pérou).
Mantegna (Andréa), né à Padoue, 1430-1506, élève et fils adoptif du Squarcione, décora de fresques Padoue, Vérone, et surtout Mantoue, où il vécut depuis 1468. Il mourut en 1506. Plusieurs églises d'Italie et beaucoup de galeries d'Europe possèdent de ses tableaux.
Mantes, Medunta, ch.-l. d'arrond., à 48 kil. N.-O. de Versailles (Seine-et-Oise), sur la rive gauche de la Seine. Commerce de plâtre, vins, grains et cuirs. Bemarquable église de Notre- Dame, œuvre d'Eudes de Montreuil ; 6,056 hab.
Mantiiii, comm. du cant. de Passais, arr. de Domfront (Orne) ; 2,200 hab.
Mantinée, v. de fane. Arcadie, au N. de Tégée, sur l'Ophis ; aujourd'hui Paléopoli. — Victoire des Spartiates en 418 avant J.-C, d'Epaminondas en 363, de Philopœmen en 206
Mantinum, nom de Bastia en latin.
Mantîqueîra (Serra), chaîne de montagnes du Brésil ; elle se détache du nœud d'itacolumi, au N. de Rio-de-Janeiro, et se prolonge vers le S. jusque dans l'Uruguay, sous les noms de Serra-do-Mar, Serra-Tapes, etc.
Manto, prophétesse, fille du devin Tirésias, fut prêtresse d'Apollon, â Thèbes, puis à Delphes, après la guerre des Epigones.
Mantois ou Mantais (Le), Medutensis pagus, petit pays de l'Ile-de-France, qui comprenait Mantes, ch.-l., Meulan, Poissy, Saint-Germainen-Laye, Anet, Dreux, etc.
Mantouan (Le). V. GHIZI. V. BATTISTA.
Mantoue, Mantua en latin, et Mantova en italien, ch.-l. de la province de ce nom (Italie), située sur la rive droite du Mincio, et dans un coude de cette rivière qui y forme trois lacs marécageux. Elle commande la ligne du Mincio. Elle possède une belle cathédrale, les églises Saint-André et Saint-Barnabe ; un musée célèbre de sculpture et d'antiques, etc. Il y a un évêché. Elle a été le centre de deux grandes écoles de peinture, celle de Mantegna, au xve siècle, celle de Jules Romain, au xvi«. — Mantoue, dont on a fait dériver le nom de celui de la prophétesse Manto, est une ville très ancienne. Elle eut, au moyen âge, des seigneurs particuliers dont les derniers furent les Gonzague, en 1528. Erigée en marquisat, 1133, puis en duché, 1530, elle fut réunie au Montferrat en 1536. L'Autriche s'empara de Mantoue et de son territoire, en 1708. Elle céda l'un et l'autre, en 1797, a la France, mais elle les recouvra en 1814. Mantoue fut prise
Ear Bonaparte après un siège fameux, 1797; elle t partie de la république Cisalpine, puis du rovaume d'Italie, comme ch.-l. du département du Mincio. — Elle est la patrie des Ghisi et de Battista Spagnuoli; 28,000 hab. — La prov. de Mantoue a 2,490 kil. carrés et 289,000 hab.
Mantoue (GiOVANNI-BatTISTA Briziano De),
dit le Mantouan, sculpteur et graveur, né à Mantoue, au xvie siècle, fut élève de Jules Romain.
Mantua, ville des Cénomans (Gaule Cisalpine), aujourd'hui Mantoue.
Manuce (Alde), dit Aide l'Ancien, né à Bas-
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siano près de Velletri (Etats Romains), 1449-1515, fonda, en 1490, à Venise, une imprimerie consacrée à la reproduction des chefs-d'œuvre grecs et latins. On vante surtout ses éditions d'auteurs latins. Outre de nombreuses dissertations, il a laissé : Grammaire latine; — grecque; Dictionnaire grec-latin; et un excellent traité de Met ris Horatianis.
Manuce (Paul), fils du précédent, né à Venise, 1511-1574, s'attacha à reproduire les auteurs latins et, en particulier, Cicéron, sur lequel il a laissé de judicieux Commentaires. Il se rendit à Rome, en 1561, pour y imprimer les Pères de VEglise. On a de lui : Douze livres de Lettres; quatre traités : de Legibus ; de Senatu; de Comitiis; de Civitate romana, etc.
Manuce (Alde), dit Aide le Jeune, fils du précédent, né à Venise 1547-1597, enseigna, à Venise, à Bologne, à Pise, enfin a Rome, où Clément VIII l'appela en 1590. Cédant son imprimerie à l'un de ses agents, il prit la direction de l'imprimerie du Vatican.
Manuel ier Comuène, empereur de Constantinople, succéda en 1143 à son père Jean II. Il trahit Conrad III et Louis le Jeune, chefs de la seconde Croisade, il enleva Corfou aux Siciliens, 1148; il lutta contre Geisa et Etienne, rois de Hongrie ; etc. Il mourut en 1180.
Manuel II Paiéoio^ue, empereur de Constantinople, succéda en 1391 à son père, Jean VI. Assiégé six ans dans sa capitale par Bajazet 1er, il fut sauvé par l'invasion de Tamerlan, 1402. Il mourut en 1425.
Manuel (Don Juan), né à Escalona (Espagne), 1282-1347, petit fils du roi saint Ferdinand, corégent de Castille en 1320, lutta, 1325-1335, contre Alphonse XI, avant de s'unir à lui contre les Maures. Il a laissé Le comte Lucanor, recueil de 49 contes à la manière orientale, réunis dans un cadre romanesque.
Manuel (Pierre-Lodis), né à Montargis, 1751- 4793, de la congrégation des Doctrinaires, fut nommé procureur de la Commune de Paris en 4791. 11 seconda les insurrections du 20 juin et du 10 août 1792 ; dans les journées de septembre, il sauva Beaumarchais, etc. Député de Paris à la Convention, il donna sa démission et se retira à Montargis. Arrêté après l'insurrection du 2 juin 1793, il périt sur l'échafaud, 14 novembre. Il a édité les Lettres de Mirabeau à Sophie Monnier, 1792, et donné : la Bastille dévoilée; l'Année française ou vie des hommes gui ont honoré la France; Coup d'oeil philosophique sur le règne de saint Louis A~ $>§, Lettres sur la RévolutionAl$2.etc.
Manuel (Jacques-Antoine), né à Barcelonnette. 1775-1827, avait acquis au barreau d'Aix une brillante réputation, quand il fut élu à la Chambre des Cent-Jours, 1815. Après la seconde abdication de l'Empereur, il demanda que l'on reconnût Napoléon il. Député de la Vendée, 1818, il fut l'un des adversaires les plus agressifs du
f>arti royaliste; au milieu des débats que soueva l'expédition d'Espagne, 1823, on accusa Manuel de faire l'apologie du régicide; en dépit des explications de l'orateur, on le bannit de la Chambre, 3 mars, et Manuel fut entraîné hors de l'assemblée par les gendarmes. Son convoi fut suivi par plus de 100.000 personnes.
Manzanarez OU Mançanarez, riv. d'Es-
pamie, naît dans la Sierra* de Guadarrama, arrose Madrid, et se jette dans le Xarama. Son cours est de 100 kil. — V., à 42 lui. E. de Ciudad- Real (Nouvelle-Castille) ; 10,000 hab.
Manzat , ch.-l. de cant. de l'arrond. et à 20 kil. N.-O. de Riom (Puv-de-Dôme), sur la Morge; 2,073 hab.
Manzoïii (Pierre-Ange), né à Stellata près de Ferrare, publia un poème satirique, intitule: Zodiacus vitce, qui contient de vives attaques contre les papes et le clergé.
Manzoni (ALEXANDRE , COMTE), né à Milan,
1783 ou 1785-1873, était par sa mère petit-fils du célèbre Beccaria. A Paris, il fut introduit dans la société d'Auteuil, où il connut surtout Fauriel, dont il devint l'ami intime. Il débuta, en 1806, par une pièce de vers Sciolti (non rimes), intitulée : In morte di Carlo Imbonati. Vivant tour à tour en France et en Lombardie, s'occupant d'agriculture, il écrivit un poème mythologique d'Uranie; se convertit au catholicisme, 1810, et publia l'une de ses plus belles œuvres, les Inni sacri (Nativité, Passion, Résurrection, Pentecôte, Ascension). En 1820, il fit paraître sa première tragédie romantique, le Comte de Carmagnola ; sa seconde tragédie, Adelchi, 1823, est un drame noble, simple, touchant, et on y admire surtout des chœurs à la manière antique. Dans l'intervalle il avait écrit son ode célèbre sur la mort de Napoléon, Il Cinque Maio. Mais son titre de gloire le plus populaire est son roman intitulé : / promessi Sposi, qui parut en 1827; dans une édition illustrée des Fiancés qui parut à Milan, en 1842, Manzoni ajouta à son œuvre une Histoire de la colonne infâme, où il raconte dans un récit émouvant les exécutions barbares auxquelles donna lieu la superstition populaire pendant la peste de 1630. Dès lors, Manzoni vécut dans la retraite ; en 1860, il fut nommé sénateur du royaume d'Italie, et ses funérailles ont été un événement national. On cite encore de lui : Osservazioni sulla morale cattolica, Florence, 1834; Discours sur quelques points de V histoire des Lombards; en 1868 il a rédigé le rapport sur le moyen d'établir l'unité de langue dans le nouveau royaume d'Italie, en prenant pour base le dialecte florentin.
Maoris, nom des indigènes de la Nouvelle- Zélande. D'une couleur cuivrée, braves, intelligents et cruels, ils ont été les adversaires redoutables des Anglais; ils habitent presque tous dans l'île du Nord. [haut de 4,250 mètres."!
Maouna-Roa , volcan des îles Sandwich, J
Maouna, île de l'archipel des Navigateurs.
Mar (Serra do), chaîne de montagnes du Brésil, qui s'étend le long de l'Atlantique, depuis l'embouchure du Rio San-Francisco jusqu'au lac Patos ; les sommets les plus élevés ont 1,300 mètres environ.
Maraca, île de l'Océan Atlantique, près de la côte du Grâo Para (Brésil), au N. du cap de Norte.
Maracaïbo, golfe, lac et ville du Venezuela (Amérique du Sud). Le golfe est formé par la mer des Antilles. — Le lac s'écoule dans le golfe, au S. duquel il est situé : il a 200 kii. de long, sur 120 kil. de large; on en tire de la poix minérale. — La ville, place forte, bâtie sur la rive O. du canal qui unit le lac au golfe, est à 550 kil. O. de Caracas et a 22,000 hab. Son port est sûr, mais d'un accès difficile.
Maracanda, aujourd'hui Samarcande, ville de Sogdiane sur le Polytimetus.
Maracay, ville de Venezuela, à 90 kil. S.-O. de Caracas, au N.-O. du lac de Maracay. Aux environs on cultive le coton, l'indigo, le café, le blé ; 3,500 hab.
Marach, Germanica Cœsarea, v. de l'Anatolic, à 100 kil. O. de i'Euphrate et 140 kil. N.-O. d'Alep ; 35.000 hab.
Maragha, place forte de Perse (x^derbaïdjan), à 80 kil. S. de Tauris; 8,000 hab.
Marais (Mathieu), avocat au Parlement, né à Paris, 1665-1737, a écrit un Journal intéressant, publié par M. de Lescure.
Marais (Le), partie de la Vendée, le long de la mer et de la Sèvre-Niortaise.
Marais (Le) OU La Plaine, dénomination
donnée, dans la Convention, aux députés qui siégeaient sur les bancs inférieurs de la salle, au pied de la Montagne.
MAR
MAR
Marajo.île du Brésil, formée par les bouches de l'Amazone et du Para; 260 lui. sur 240. Sol extrêmement fertile; bœufs et chevaux; v2U,000 h.
■arakah, capitale du Dongolah (Nubie égyptienne), sur le Nil, ville défendue par une forteresse.
Maraldi (Jacqdes-Philipi'e), né à Perinaldo (comté de Nice), 1665-17^9. neveu et élève de Cassini, s'occupa d'un Catalogue des étoiles fixes, etc.
Maraldi (Jean-Dominique), né à Perinaldo 1709-1788, neveu du précédent, travailla à la théorie des satellites de Jupiter, à la carte de France, dite de Cassini. 4732-1740, à la Connaissance des temps, 1735-1760, etc.
Maran (dom Prudent), bénédictin de Saint- Maur, né à Sézanne, 1683-1762, a publié plusieurs savantes dissertations de théologie et des éditions estimées.
Marana (Jean-Paul), écrivain génois, 4642- 4692, a laisse : Conjuration du comte délia Torre, en italien ; l'Espion du Grand-Seigneur, 6 vol. in- 12, en français, etc.
Marauham OU Maranhào, province et île
au N.-E. du Brésil. — La province a 359,000 hab. et 459,884 kil. carr. Elle est riche en bois de teinture et d'ébénisterie. — L'île, qui a 460 kil. de circuit, est située entre les baies San-Marcos et San-José.
«aranham (§an-Lnis de) (Brésil), Capit.
de la province de son nom sur la côte O. de l'île de Maranham; ville forte, évêché. Exportation de coton, cuirs, riz, tapioca, cacao, sucre, salsepareille, etc. ; 32.000 hab .
Maranon. V. AMAZONES (FI. des).
Marans, ch.-l. de canton, an*, et à 24 kil. N.-E. de La Bochelle (Charente-Inférieure), sur la Sèvre-Niortaise, au confluent de la Vendée. Commerce de grains, bois, bestiaux, volailles ;
Marat (Jean-Paul), né à Baudry (principauté de Neuchâtel), 4744-1793, d'une famille originaire d'Espagne et calviniste, s'occupa d'abord de philosophie, de physique, de médecine, et d'économie sociale, et fut médecin des gardes du corps du comte d'Artois. Il commença, le 42 septembre 4789, la publication de l'Ami du peuple, journal qui parut, sous divers titres, jusqu'au 44 juillet 4793; décrété d'accusation par la Constituante, il se cacha dans des caves. Après le 40 août, il siégea dans la Commune de Paris et prépara les massacres de septembre 4792. Député de Paris à la Convention, il réclama le supplice de 270,000 individus ; traduit par les Girondins devant le tribunal révolutionnaire, il fut acquitté, et se vengea de ses adversaires en les frappant aux journées du 31 mai et du 2 juin. Il périt sous le couteau de Charlotte Corday, 43 juillet 4793. Entre autres ouvrages, il a lafssé : Les Chaînes de l'esclavage; de l'Homme, 1775; Plan de législation criminelle, 4787; Projet de constitution, 4790; Recherches physiques sur le feu ; Découvertes sur la lumière ; Recherches sur Vélectricité ; Electricité médicale ; etc.
Marat, comm. du cant. d'Olliergues, arr. et à 46 kil. N.-O. d'Ambert (Puy-de-Dôme) ; 2,589 hab.
Marathon, village de l'Attique, près de la mer, à 31 kil. N.-E. d'Athènes. Victoire de Miltiade sur les Perses, en 490 av. J.-C.
Marathonisi, anc. Gythium, ville des Maïnoles, dans la nomarchie de Laconie (Morée), au fond du golfe de Kolokythia.
Marathus, v. importante de la Phénicie ancienne, en face d'Aradus et près d'Antaradus.
Maratta (Carlo), né à Camerino, 1625-1713, élève d'Andréa Sacchi. Il restaura les fresques de Baphaël au Vatican et à la Farnésine. Maratta a gravé aussi à l'eau-forte.
Marbach, ville du cercle du Neckar (Wurtemberg), à 20 kil. N. de Stuttgart, sur le Neckar; 2,400 hab. Patrie de Schiller.
MarbeJia, Salduba, port d'Espagne, a 47 kil. S.-O. de Malaga (Andalousie), sur la Méditerranée; 5,500 hab".
Marbeuf (Louis-Charles-Bené, comte de), nô à Bennes, 1712-1786 fut envoyé en Corse au secours des Génois, 1764. L'île cédée à la France, 1768, il répara les échecs de Chauvelin, et prépara les succès du comte de Vaux, 4769. Il demeura à la tête du pays qu'il administra jusqu'à sa mort, et il protégea la famille Bonaparte.
Marbiehead, port du Massachusetts (Eiats- Unis), à 22 kil. N.-E. de Boston ; 6.000 hab.
Marbod OU Maroboduus, noble Suève, élevé à Borne, fonda, au N. du Danube supérieur, le royaume des Marcomans. Combattu par les Bomains, sous Auguste, puis par Arminius, 47 après J.-C, enfin exilé par ses sujets révoltés, il obtint de Tibère de terminer sa vie à Bavenne.
Marbode, évoque de Bennes, né en Anjou, 4035-4123. a laissé des Lettres, des Vies de saints, le livre des Dix chapitres, sorte d'encyclopédie, des poèmes en vers latins.
Marboré, massif de montagnes, sur les limites des Pyrénées centrales et occidentales. Il est dominé "par le Cylindre, haut de 3,327 met.
Marbot (Jean-Baptiste-Marcellin), né à Altillac (Corrèze), 4782-4854, volontaire en 4799, commandait le 7e régiment de hussards à Waterloo. Exilé en 1815, rappelé en 1S19, il fut attaché au duc de Chartres, depuis duc d'Orléans, et plus tard au comte de Paris.
Marbourg, Mattiacum, Mattium, Amasia Cat~ torum, Marpurgum, capitale de la Haute-Hesse (Prusse), sur la Lahn , 8,000 hab. — Université; bibliothèque de 400,000 vol. Manufactures de serge, camelot, tabac et cuir; fabrication de pipes et de poterie. — Marbourg a été l'un des ch.-l. de l'Ordre Teutonique.
Marbourg, Mariana Castra, v. de Stvrie (Autriche), a 60 kil. S.-E. de Grtetz, sur la Dràve; 5,000 hab.
Marboz, comm. du cant. de Coilgny, arr. de Bourg (Ain); 2,550 hab.
Marc (Saint), évangéliste, était, selon saint Jérôme, juif d'origine. Il vécut principalement à Alexandrie, et fut martyrisé en 68. Compagnon fidèle de saint Pierre, il paraît avoir écrit son évangile en grec, vers l'an 65. Fête, le 25 avril. — Le lion est le symbole de saint Marc ; e'était aussi celui de larepublique de Venise qui possède les reliques de cet évangéliste depuis 815.
Marc (Saint), élu pape en 336, régna moins de neuf mois.
Marc, hérésiarque grec du ne s., était originaire d'Asie ou peut-êLre d'Egypte. Saint Irénée donne une longue exposition des doctrines de ce sectateur- du gnosticisme ; Marc cherchait des mystères dans le nombre et la position des lettres de l'alpl>abet.
Marc-Antoine. V. ANTOINE et RAIMONDI.
MarcAurèie, empereur romain, né à Borne, 424-480, fut adopté, en 438, par Antonin dont il épousa la fille, Faustine; avec lui la philosophie stoïcienne devait monter sur le trône. A son avènement, il s'associa son frère adoptif, Lucius Verus, 464. Marc-Aurèle s'occupa d'améliorer la justice et l'assistance publique, 461-465. Les deux empereurs durent ensuite se diriger contre une ligue des Quades, des Marcomans, des Jazyges, etc., qui avaient franchi le Danube; Marc- Aurèle fut obligé de vendre aux enchères les meubles et les ornements impériaux pour se procurer des ressources. En 474, l'armée, enveloppée par les Quades, et dévorée par la soif, fut sauvée par une pluie bienfaisante, tandis que l'ennemi était mis en déroute par une tempête mêlée de foudre et de grêle. Au même moment, Avidius Cassius se soulevait en Orient; tué par un centurion, il échappa à la clémence
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que lui réservait l'empereur. Marc-Aurèle fut ramené par de nouvelles invasions sur le Danube, 178. Atteint de la peste, i! mourut à Vienne ou à Sirmium. — On a de lui un ouvrage en 12 livres, sous ce titre : A moi-même ou Pensées de Marc-Aurèle; A. Mai a publié sa Correspondance avec Fronton, 1829.
Marca (Pierre de), né près de Pau. 1594- 1662, président du parlement de Béarn en 1621, évoque de Conserans, 1641, archevêque de Toulouse, en 1652, et de Paris, en 1662, a donné : De Concordia sacerdotii et imperii; Histoire du Béarn ; Marca Hispanica, etc.
Marcadé (Victor-Napoléon), né à Rouen, 4810-1854, avocat a la Cour de Cassation, a surtout publié : Explication théorique et pratique du Code Napoléon, 9 vol. in-8».
Marceau (FRA>ÇOIS-SÉVERtN Desgraviers), né à Chartres, 4769-1796, s'engagea, en 4785, dans un régiment d'infanterie. Commandant d'un "bataillon des volontaires d'Eure-et-Loir, 4792, lieutenant de cuirassiers en Vendée, 4793, il était bientôt créé général de division. A Fleurus, il dirigea l'aile droite, 1794; chargé du commandement de l'arrière-garde après la défaite de Wurzbourg, il fut, dans la retraite, blessé mortellement, près d'Altenkirchen, par un chasseur tyrolien, 1796.
Marcel (Saint-), comm. du cant. d'Argenton, arr. et à 27 kit. de Chàteauroux (Indre). Grains, vins; papeteries; 2,575 hab.
Marcel d'Ardèche (Saint-), COmm. du
cant. de JBourg-Saint-Andéol, arr. et à 50 kil. S. de Privas (Ardèche). Fabr. de souliers sans coutures ; 2,153 hab.
Marcel ou «arceau (Saint), évêque de Paris, né dans cette ville, mourut vers 405. On a donné son nom à un faubourg de Paris. Fête, le 3 novembre.
Marcel Ier (Saint), pape pendant vingt mois, mourut en 310. Fête, le 46 janvier.
Marcel il, né en 4501, pape en 4555, régna 21 jours.
Marcel (Etienne), prévôt des marchands de Paris, apparaît surtout dans l'histoire après la bataille de Poitiers, 1356. Il fit fortifier la capitale, et. avec Robert Leeoq, essaya, dans les Etats généraux de 1356 et de 1357, de limiter l'autorité royale. Compromis par l'assassinat des maréchaux de Champagne et de Normandie, il s'aliéna le reste de la bourgeoisie en s'alliant aux Jacques, puis à Charles le Mauvais. Il voulait livrer a ce dernier la porte Saint-Antoine, quand Jean Maillard le tua, 31 juillet 1358.
Marcel (Guillaume), né a Toulouse, 1617-1708, a écrit : Tablettes chronologiques pour l'histoire de l'Eglise; — pour Vhistoire profane; Origine et progrès de la monarchie française.
Marcel (Jean-Joseph), petit-neveu du précédent, né à Paris, 1776-1854. Attaché, en 1795, a la publication du Journal des Ecoles normales, il dirigea, en Egypte, l'imprimerie qui suivait l'armée, et, après son retour en France, l'imprimerie impériale jusqu'à la Restauration. On a de lui : Vocabulaire français-arabe; Fables de Lokman; Paléographie arabe; Dictionnaire arabefrançais des dialectes vulgaires africains ; Histoire de l'expédition française en Egypte; Hist. de l'Egypte depuis la conquête des Arabes jusqu'à la domination français (dans l'Univers pittoresque), etc. .
Marcellin (Saint-), ch.-l. d'arrond., a 52
kil. S.-O. de Grenoble (Isère), près de l'Isère;
3 250 hab. [Diociétien. Fête, le 26 avril.]
'Marcellin (Saint), pape, 296-304, martyr sousj
Marcellin, général romain, ami d'Aétius, s'empara de la Dalmatie et d'une partie de 1*11lyrie: sous les derniers empereurs d'Occident. 11 fut assassiné par les Romains, en 468.
Marcello (Benedetto), poète et compositeur,
né à Venise, 1686-1739. On cite surtout les airs des 50 premiers psaumes, regardés comme un chef-d'œuvre de musique sacrée.
Marceiius (M. Claudiusj, consul en 222 avant J.-C, battit a Clastidium Viridomare, roi des Gésates, auquel il enleva les troisièmes dépouilles opimes. Préteur après Cannes, il arrêta Annibal à Noie. Consul pour la troisième fois, 214, il assiégea et prit Syracuse, 212; il vainquit Annibal à Canusium, en 210 Enfin, dans un 5e consulat, il périt dans une embuscade, 208. On l'appelait l'Epée de Rome.
Marceiius (M. Claudius). consul en 51 avant J.-C, abandonna Pompée après Pharsale, 48. Rappelé de Mitylène où il s'était exilé, il fut assassiné au Pirée pendant son retour, 46.
Marcelius (M. Claudius), petit-cousin du précédent, fils d'Octavie, sœur d'Auguste, né 41 avant J.-C. Fils adoptif et gendre d'Auguste, il mourut subitement en 23.
Marcelius de Side en Pamphylie, contemporain d'Adrien et d'Antonin le Pieux, auteur d'un poème médical en grec.
Marcelius Empiricus, né à Bordeaux, médecin et maître des offices sous Théodosc le Grand, 379-395, est auteur d'une compilation pharmaceutique, De Medicamentis empiricis.
Marcelius (MaRIE-LouIS-JeAN-AnDRÉ-ChAR- LES Demartin du Tyrac, Comte DE), né au
château de Marcelius (Lot-et-Garonne), 1795-1861, secrétaire d'ambassade à Constantinople, rapporta de Milo la belle statue de Vénus victorieuse, dite Vénus de Milo, 4820-21 ; fut chargé de missions en Espagne, à Lucques ; fut un instant sous-secrétaire d'Etat aux affaires étrangères dans le ministère Polignac. On a de lui : Souvenirs de l'Orient; Vingt jours en Sicile; Episodes littéraires en Orient; Chants du peuple en Grèce; les Dionysiaques de Nonnos, texte grec et traduction française; Souvenirs diplomatiques ; Correspondance intime de M. de Chateaubriand; Chateaubriand et son temps; les Grecs anciens et les Grecs modernes, etc.
Marcenat, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil N.-O. de Murât ( Cantal ). Eaux minérales ; 2,328 hab.
Marcn, rivière de Moravie. V. Morawa.
Marchand (Louis), né à Lyon, 4669-1732, organiste de la chapelle royale de Versailles, a laissé : Pièces de clavecin, pièces d'orgue, 12 sonates pour flûte, etc.
Marchand (Prosper), né à Guise, 1675-1756, libraire a Paris, puis à Amsterdam, 1711, a composé un Dictionnaire, faisant suite à celui de Bayle, publié à La Haye, 1758-59, in-fol., etc.
Marchand (Etienne), né dans l'île de la Grenade, 1755-1793, découvrit plusieurs des îles Marquises , 4790-1792. Son Voyage autour du monde a été publié par Fleurieu, 4 vol. in-4<>.
Marchand (Jean-Gabriel, comte), né près de Saint-Marcellin, 4765-4851, avocat à Grenoble, capitaine des volontaires de l'Isère en 1791, fit les campagnes de la République et fut nommé colonel par Bonaparte, en 1797. En 1805, il devint général de division; en 1814, il défendit avec les volontaires le département de l'Isère contre les Autrichiens; en 1815, il fit de vains efforts pour arrêter la défection de ses troupes qui se donnèrent à Napoléon. 11 fut nommé pair de France en 1837.
Marchangy (LoUIS-ANTOINE-FrANÇOIS de),
né à Clamecy. 4782-1826, remplit, à partir de 4810, diverses fonctions du ministère public à Paris. Son zèle royaliste se manifesta dans des réquisitoires passionnés. Ses ouvrages jes plus connus sont : la Gaule poétique, 4813-1817, 8 vol. in -8°; Tristan le Voyageur, ou la France au xiv* siècle, 6 vol. in-8°.
Marchaux, ch.-l. de canton, arr. et à 17 kil. N.-E. de Besançon (Doubs); 400 hab.
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Marche (Olivier de la), né dans le comté de Bourgogne, 1426-150-2. fut élevé auprès *iu due de Bourgogne, Philippe le Bon, servit Charles le Téméraire, dont il était capitaine des gardes, et fut pris à la bataille de Nancy. 1477. >n a de lui : Mémoires (de 1435 à 1492), publiés à Lyon, 1562, in-fol.; Traité des duels; la Source d'honneur pour maintenir la corporelle élégance des dames (en vers); le Débat de Cuidier et de Fortune (en vers); le Mirouer de la mort (en vers); le Parement des dames, 1510; les Advineaux amoureux ; le Chevalier délibéré, ou la vie et la mort de Charles le Téméraire, 1488, in-4°, etc. Marche (La), Marchia Lemovicina, province de l'anc. France, au centre, divisée en Haute- Marche ((iuéret) à TE., et Basse-Marche (Bellac) à l'O. Traversée par la chaîne des monts de la Marche, elle est arrosée par le Cher, la Creuse, la Gartempc , etc. — Longtemps considérée comme dépendance du pays" des Lemavices, la Marche devint, au xe s , un comté, qui fut réuni à la couronne sous Philippe le Bel, 1309, puis fut confisqué sur le connétable de Bourbon, 1523. La Marche, gouvern. militaire, en 1789, a formé le département de la Creuse et une partie de la Haute- Vienne.
Marche (JACQUES de Bourbon, comte DE
la), après la campagne de Nicopolis. 1396, épousa en secondes noces Jeanne II, de Naples. 1415 ; mais dut fuir devant le peuple. 1419, et se retira chez les Franciscains de Besançon, où il mourut, 1438.
Marche (BERNARD d'Armagnac, Comte DE la), 1400-1462, fils du connétable Bernard, combattit pour Charles VII contre les Bourguignons, hérita de son beau-père, Jacques de Bourbon, des comtés de Castres et de la Marche, et fut nommé gouverneur du dauphin Louis, 4437. C'était un seigneur vertueux et lettré.
Marchena (José), né à Utrera (Andalousie), 176S-1S21, fut poursuivi par l'inquisition et se réfugia en France, où il s'attacha a Marat, puis aux Girondins. Bédacteur de Y Ami des Lois, il fut accusé d'être royaliste ; il rentra en Espagne à la suite de Murât, et servit le roi Joseph. 11. fut forcé de se réfugier en France, 1813-1820. Parmi ses nombreux" ouvrages on cite : Essai de théologie, Paris, 1797, in-8<> ; — Fragmentum Petronii ex bibliothecœ Sancti-Galli antiquissimo manuscripto excerptum (c'est une fraude littéraire), Baie, 1800; — Description des provinces basques ; — Leçons de philosophie morale et d'éloquence, 1S2U, 2 vol. in-8<>, recueil des meilleurs morceaux de la littérature espagnole ; etc.
Marches, Marca, dénomination d'une portion des anciens Etats de l'Eglise, située entre l'Apennin à l'O. et l'Adriatique à l'E. Les Marches forment aujourd'hui les provinces d'Ancône, d'Ascoli, de Macerata, de Pesaro et Urbin, dans le royaume d'Italie.
Marches d'Espagne. Conquises par Charleniagne sur les Arabes, elles comprenaient la marche de Jacca ou de Pampelune à l'O., et la marche de Gothie ou de Barcelone à l'E.
Marche. en- Faniène, ville du Luxembourg
belge, a 75 kil.N.-O. d'Arlon. Forges, dentelles"^ 2,000 hab.
Marchena, Castra Gemina, v. d'Espagne à 40 kil S.-E. de Séville. Antiquités romaines; 12,000 hab.
Marchenoir, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil N. de Blois (Loir-et-Cher). Bestes de fortifications; /19 hab. Combats dans la forêt de Marchenoir en 1S70.
Marches (Les), anc. pavs de France, compris auj. dans les arr. d'Alençon et d'Argentan (Orne).
Marchés! (Pompée), sculpteur, né à Milan, 1790-4858, élève de Canova.
Marchetti (Marco), peintre de l'école bolo-
naise, né à Faenza, mort en 1588, contemporain de \asari. ^
Marchfeld. V LAA.
Marchïennes, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. >i.-E. de Douai (Nord), bur la Searpe Brasseries, bonneterie, sucre de betterave, lin ; 3,388 hab.
Marchiennes.au- Pont, village du Hainailt (Belgique), à 12 kil S.-O. ne Namur; 1.200 hab. Houilles. Victoire des Français sur les Autrichiens, en 1794.
Marcia gens, famille de l'anc. Rome, qui prétendait descendre d'Ancus Martius.
Marciac, ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. O. de Mirande (Gers). Verreries; 1,956 hab.
Marciano, village près d'Ârezzo (Toscane). Défaite des Français en 1554.
Marcianopoiîs, capitale de la Mésie-Inférieure au Ve s. Aujourd'hui Peréjaslaw.
Marcien, Marcianus, empereur d'Orient. 450- 457, Thrace d'origine, âgé de 58 ans, et tribun militaire, épousa l'impératrice Pulchérie. Il répondit fièrement à Attila et l'éloigna.
Marcien d'Héraclée, géographe grec, vivait au commencement du'ivs. après J.-C. On n'a qu'une partie de son Périple, etc.
Marcigny.les.A'onnains , ch.-l. de cant.,
arr. et à 30 kil. S.-O. de Charolles (Saône-et- Loire); 2,833 hab.
Marciiiac, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil N.-O. de Rodez (Aveyron) ; 1,799 hab.
Marciiiac, comm. du cant. de St.-Ciers-la- Lande, arr. de Blaye (Gironde); 2,010 hab.
Marciiiat, cb.-l. de cant.. arr. et à 25 kil S. de Montluçon (Allier); 2,013 hab.
Marcilly.le.Hayer, ch.-l. de Cant., arr. et
à 20 kil. S.-E. de Nogent-sur- Seine (Aube); 664 hab. -
Marcion, hérésiarque, né à Sinope. vint à Rome en 138, et fut chassé deux fois de l'Eglise. Marck (Comté de la), ancien Etat de l'empire d'Allemagne, dans le cercle de Westphalie, arrosé par la Roër. Depuis 1815, il fait partie de la province prussienne de Westphalie.
Marck (Maison de la), famille originaire de la Westphalie, qui acquit successivement les comtés de la Marck, Clèves, Juliers, Berg, la seigneurie de Sedan, celles de Fleuranges et de Jametz, enfin le duché de Bouillon, au xvie s.
Marck (Guillacme de la), surnommé le Sanglier des Ardennes, 1446-1485, eut une existence turbulente et finit par être battu et pris par Maximilien d'Autriche, qui le fit décapiter, 1485. Marck (Rorert II, comte de la), neveu du précédent, duc de Bouillon, prince de Sedan, 1460-1535, combattit en Italie, sous Charles VIII et Louis XII; à l'instigation de François Ier? \\ osa défier Charles-Quint, qui le dépouilla de ses Etats, 1521. On les lui rendit au traité de Madrid.
Marck (Evrard de la), frère du précédent, 1475-1538, évéque de Liège en 15o6, puis de Chartres, se brouilla avec François !<"•. contribua à faire nommer Charles-Quint empereur, devint cardinal en 1521, et fut l'un des ennemis les plus implacables du luthéranisme.
Marck (Rorert III de la), seigneur de Fleuranges, surnommé YAdientureux, fils de Robert II, né à Sedan, 1491-1537, épousa la nièce de Georges d'Amboise, et se distingua par son courage téméraire dans les guerres d'Italie. A rsovare, où son père le sauva, il avait reçu 46 blessures. A Marignan, il fut armé chevalier par François I«. 1515; il fut pris à Pavie, et nommé maréchal de France, 1525. Ses Mémoires. ou Histoire des choses mémorables advenues au règne de Louis XII et de François /er. depuis 1499 jusqu'en 1521, sont écrits avec une naïveté toute chevaleresque.
Marck (Robert IV, comte de la), fils du précédent, 1520-1556, maréchal en 1547, contribua
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à la prise de Metz, 4552, fut pris àHesdin en 1533, et mourut en Flandre. — Son fils, Henri-Robert, ne laissa qu'une fille, qui épousa Henri de la Tour, vicomte de Turenne, 1591.
Marck, comm. du cant. de Calais, arr. de Boulogne (Pas-de-Calais); 2, 438 hab.
Marckoisheim, anc. ch.-l. de cant., arr. et à 15 kil. S.-E. de Schelestadt (Be-Alsace); 2,500 h.
Marco (Sam-), v. de la Calabre Citérieure (Italie), à 32 kil. N.-O. de Cosenza.
Marco (Sam-), v. de !a Capitanate (Italie), à 20 kil. N.-O. de Manfredonia ; 9,000 hab.
Mai coing, ch.-l. de cant., arr. et à 8 kil. S.- O. de Cambrai (Nord) ; 1,936 hab.
Marpomans , Marconianni (3Jarkmanner , hommes des frontières), peuplade germanique du groupe des Hermiones. Elle s'établit dans le pays des Boïens (Bohême), devint redoutable aux Romains sous Marbod ; sous Marc-Aurèle, réunis aux Quades, ils firent une guerre acharnée sur les frontières du Danube.
Marcouf (Saint-), groupe de trois îles fortifiées en avant de la rade de la Hougue(Manche).
Marcoussia, comm. du cant. de Limours, arr. et à 34 kil. E. de Rambouillet (Seine-et- Oise). Importantes carrières de grès à paver ; 4,780 hab.
Marcq-en-Barœul, comm. du cant. de Tourcoing, arr. et à 5 kil. N. de Lille (Nord). Brasseries, sucre de betterave; 9,268 hab.
Marcuife, moine probablement de Gaule, mort après 660, composa, à la demande de Landry, évêque de Paris, un recueil de Formules ou de' modèles des actes usités à cette époque.
Marcus Grasens, probablement grec duxe s., auteur d'un traité : Liber ignium ad combur endos hostes, publié en 1804.
Mardaïtes, montagnards du Liban et du Tau ru s, qui, du vue au xe s., luttèrent contre les Arabes.
Mardes, anc. peuple de la Médie, au S. de ]a nier Caspienne, dans le Mazendéran actuel.
Mardi (Martis dies). Les anciens l'appelaient ainsi parce que la planète Mars présidait à sa Ire beure.
Mardick, commune de 450 hab., à 8 kil. O. de Dunkerque (Nord). Elle fut mise en communication (1714) par un canal avec Dunkerque, dont le port était démoli en vertu du traité d'Utrecht. Le régent fit cesser les travaux en
Mardin, v. de l'Al-Djezireh (Turquie d'Asie), à 80 kil. S.-E. de Diarbekir ; 15,000 hab.
Mardochée. V. ESTHER, AMAN et ASSUÉRUS.
Mardonius, gendre de Darius I", défait par les Thraces, 496 av. J.-C, fut vaincu et tué par les Grées à Platée, 479.
Mardore, comm. du cant. de Thizy, arr. et à 23 kil. de Villefranehe (Rhône). Cotonnades, mousselines ; 2,571 hab.
Mareb, cours d'eau d'Abyssinie, finit dans le pays des Changallas, au milieu des sables.
Maréchal (Georges), i\é à Calais, 4658-Î736, chirurgien en chef de l'hôpital de la Charité en 1688, et premier chirurgien du roi en 1703.
Maréchal (Pierre-Silvain), né à Paris, 1750- 1803, après avoir imité Théocrite et nié l'existence de Dieu dans le Lucrèce français, parodia la Bible dans un Livre échappé au déluge, 1784. Dans son Almanach des honnêtes gens, il substitua aux noms des saints du calendrier ceux de personnages célèbres, 4788 ; sur l'invitation de l'astronome Lalande, il publia, en 1800, un Dictionnaire des Athées, etc. Le plus important de ses ouvrages a pour titre : Voyages de Pythaçore, 1799.
Marecchia, riv. d'Italie, qui finit dans l'Adriatique à Rimini. Dans son bassin est la république de Saint-Marin.
Maréchal de camp, officier général dont
l'origine remonte à François 1er et subordonné aux lieutenants généraux.
Maréchal de France, premier dignitaire de l'armée française depuis la suppression de la charge de connétable en 1626. Sous Philippe Auguste il y eut 1 maréchal, 2 sous saint Louis, et un plus grand nombre depuis François 1er. Louis XIV eut jusqu'à 20 maréchaux en 1703.
Mare-isiand , ville de Californie ( Etats- Unis), arsenal maritime dans la baie de Saint- Paul, formée par la baie de San-Francisco.
Maremmes (Les), ou littoral, région basse qui longe la mer Tvrrhénienne, en Toscane, sur une longueur de 190 kil. et une largeur de 16 à 20 kil. On y trouve de nombreux marécages pestilentiels.
Marengo, village du Piémont, à 4 kil. S.-E. d'Alexandrie, près du confluent du Tanaro et du Fontanone. Victoire de Bonaparte sur Mêlas, 14 juin 4800. — De 1803 à 1814, il donna son nom à un département français ; chef-lieu, Alexandrie.
Marengo, colonie agricole fondée, en 4849, dans la plaine de la Métidja (Algérie), à 86 kil. S.-O. d'Alger.
Marennes, ch.-l. d'arrond., à 44 kil. S. de La Rochelle (Charente-Inférieure), près de l'embouchure de la Seudre. Marais salants riches, mais insalubres; huîtres vertes renommées; 4,945 hab.
Marennes (Les) OU Maransin (Le), anc.
pays de France, compris aujourd'hui dans l'arr. de'Dax (Landes).
Maréotis (lac). — V. MARIOUTH (lac).
Marescalchi (FERDINAND), né à Bologne ,
1764-1816, d'une famille illustre, fut président de la république Cisalpine; et employa toute son influence a faire nommer Bonaparte président de la république italienne.
Marescot (Armand-Samuel, marquis de), né à Tours, 1758-1832, capitaine du génie, sous Dumouriez, 1792-1793, mit Maubeuge en état de défense, et reprit Landrecies, Le Quesnoy, Valenciennes, Condé; la chute de Maëstricht lui valut le garde de général de division, 4794. Il fut nommé premier inspecteur général du génie (janvier 4800). Mêlé, par hasard, dans les négociations d'où sortit la capitulation de Baylen, 4808, il fut destitué, détenu pendant trois ans, et, il était exilé à Tours quand l'Empire tomba. Mis à la retraite par la seconde Restauration, il entra, en 4819, à la Chambre des Pairs. On a de lui : Relation des principaux sièges depuis 1792 : 1806, in-4<> ; Emploi des bouches à feu pour lancer les grenades; Mémoire sur la fortification souterraine.
Maret (HUGUES-BERNARD), duc de Bassano,
fils d'un honorable chirurgien, né à Dijon, 1763-1839, publia un Bulletin de l'Assemblée constituante, avant d'exécuter le même travail pour le Moniteur, fondé par Panckoucke, 1789. Il exerça des fonctions diplomatiques, fut retenu deux ans prisonnier par les Autrichiens, 1793-95; fut bien accueilli par Bonaparte qui le connaissait depuis 1790, prépara avec lui le coup d'Etat du !8 brumaire ; et, sous le Consulat, devint secrétaire général du gouvernement consulaire, puis secrétaire d'Etat. Investi de toute la confiance de Napoléon, il ne devait le quitter qu'après son abdication à Fontainebleau.
Banni en 1815, il se retira à Grâtz, jusqu'au moment où on lui permit de rentrer dans son pays, 1820. Nommé pair de France en 1831, il fut, pendant trois jours, président du Conseil des ministres, 1834. Il fut de l'Académie française en 1803, et de l'Académie des Sciences morales et politiques, après 1830.
Maretimo, Hiera, l'une des îles Egades, à 32 kil. O. de la Sicile.
Maretz, comm. du cant. de Clary, arrond. et
MAR
MAR
à 24 kil. de Cambrai (Nord). Châles, tissus mérinos; 3,2-28 hab.
Mareuii, ch.-l. de cant., arrond. et à 24 kil. S.-O. de Nontron (Dordogne) ; 1.605 hab. — Ch.-l. de canton, arrond. et à 22 kil. S.-E. de La Roche-sur- Yon (Vendée), sur le Lay; 4,896 h.
Harey-Monge (GUILLAUME-STANISLAS), né à
Nuits (Côte-d'Orï. 4796-1863, fils du conventionnel Marey, petit-fils de Monge par sa mère, élève de l'Ecole polytechnique, se distingua dans le corps de l'artillerie par de savants mémoires et pendant l'expédition contre Alger, ISoU. Il forma les deux premiers escadrons de chasseurs algériens, les spahis d'Alger, dont il devint colonel en 1837, et gouverna les tribus arabes, avec le titre d'agha. Général de division, 1848, gouverneur général de l'Algérie par intérim, il fit la guerre de Kabylie en 1857, et devint sénateur. On a de lui : Notes sur la Régence d'Alger; Mémoire sur les armes blanches, 1841 ; Poésies d'Abdel-Kader, ses règlements militaires, 1848.
Marfée (La), bois près de Sedan (Ardennes).
Margarita (Santa.), ville de l'île Majorque (Espagne), à 5 kilom. de la mer; 2,700 hab.
jiargarita (sauta-), île située dans le Grand Océan, au S.-O. et près de la côte de la Vieille-Californie.
Margaritone, architecte, sculpteur et peintre de l'école florentine, né à Arezzo, vers 1236, mort en 1313. Il peignait sur cuivre et sur bois.
Margate, ville du comté de Kent (Angleterre), dans l'île de Thanet, à 24 kil. N.-E. de Canterbury; 12,000 hab.
Hargaùx, commune du cant. de Castelnau, à 22 kil. N.-O. de Bordeaux (Gironde), sur la Gironde. Vins dits de Château-Margaux ; 1,200 h.
Margeret (Jacques), aventurier, né en Bourgogne vers la fin du xvie siècle, combattit surtout en Pologne et en Russie, et écrivit, sur l'invitation dé Henri IV, Estât de l'empire de Russie, etc., relation des événements accomplis de 1590 à 1606.
Margoride ''Monts de la), ramification des Cevennes, qui s'unit aux monts d'Auvergne, en se dirigeant du S.-E. au N.-O. Ils séparent les bassins de la Loire et de la Garonne. Le point culminant entre Mende et Châteauneuf s'élève à 1,600 mètres. Les montagnes d'Aubrac s'en détachent vers l'O.
Margiane, région de l'anc. empire des Perses au N.-O. de la Bactriane, arrosée par le Margus. La capitale était Marginie ou Antiochesur-Margus.
Margraff (George), naturaliste et voyageur, né à Liebstaedt (Misnie), 1610-1644, a laissé : Historia rerum naturalium Brasiliœ; Tractât us topographicus Brasiliœ, 1648. in-fol.
Margraff (A>dré-Sigismomd), chimiste, né à Berlin, 1709-1780, a introduit dans la science l'emploi du microscope; dans un mémoire de 4745, il établit qu'un -sucre, identique à celui de la canne, peut être extrait de la betterave et d'autres plantes II a découvert l'acide phosphorique, distingué la soude de la potasse, etc.
margrave, en allemand Markgraf (comte de la frontière ou marche), titre porté, depuis Charlemagne, par les comtes chargés du gouvernement des pays situés sur les frontières.
marguerite (Sainte), Margarita, vierge martyrisée a Antioche de Pisidie, en 275. Fête, le 20 juillet.
Marguerite (Sainte), reine d'Ecosse, petitenièce d'Edouard le Confesseur, née en Hongrie, 4046, épousa le roi d'Ecosse Malcolm III. 1070. Ce dernier ayant été tué à Alnwich, 1093, elle mourut de douleur. — Canonisée en 1251, elle est honorée le 40 juin.
marguerite d'Anjou, reine d'Angleterre, née a Pont-a-Mousson, 4429-4482, fille du roi René, épousa, en 1445, le jeune Henri VI de J
Lancastre,- sur lequel elle prit un ascendant absolu. Elle eut surtout à lutter contre le représentant de la Rose blanche. Richard d'York, auquel se rallièrent tous les mécontents. Elle montra la plus grande énergie dans cette guerre des Deux Roses, chercha des secours en Ecosse, en France; elle fut définitivement vaincue et prise à Teuksbury, 1471 ; son mari mourut dans la Tour de Londres ; son fils fut mis à mort par ordre d'Edouard IV. Rendue à la liberté après 4 ans de captivité, au traité de Picquigny, elle dut renoncer à toute prétention sur la couronne d'Angleterre. Elle mourut au château de Dampierre (Anjou).
marguerite de Provence, femme de saint Louis, 1221-1295, était fille aînée de Raymond- Béranger, comte de Provence. Mariée en 4234, elle suivit le roi dans sa première croisade (1248-4254). Elle se retira, en 1285, dans le couvent de Sainte-Claire qu'elle avait fondé.
marguerite de Bourgogne, fille du duc Robert il, née vers 1290, épousa. 4305, le fils de Philippe le Bel, qui fut Louis X, roi de France. Accusée d'adultère, elle fut enfermée (1314) avec sa belle-sœur Blanche au château des Andelys, puis au Château-Gaillard. Elle fut étouffée ou étranglée, en avril 4345, par ordre de Louis X*
• marguerite d'Ecosse, fille de Jacques 1er,
née en 4424, épousa, en 4436, Louis, fils de Charles VIL Dans son enthousiasme pour la poésie elle donna, dit-on. un baiser au vieil Alain Chartier endormi. Dédaignée par le dauphin Louis, elle mourut de douleur, 1445.
marguerite de Valois OU d'Angoaléme,
reine de Navarre, sœur de François 1er, tille de Charles d'Orléans et de Louise de Savoie, née à Angoulême, 4492-4549, épousa d'abord le duc d'Alençon, qui mourut en 4525. Après avoir visité son frère prisonnier à Madrid, elle fut remariée, en 4527, à Henri d'Albrel, roi de Navarre. La petite cour de Nérac devint un petit fover littéraire et un asile pour les réformés. Elle ne laissa qu'une fille, Jeanne d'Aibret. — On a publié des poésies d'elle sous ce titre : Marguerites de la Marguerite, 4547; son plus célèbre écrit est VHeptaméron, imité du Décameron de Boccace; on a publié des Lettres de Marguerite d'Angoulême, 4844.
marguerite de France, duchesse de Berry, fille de François 1er, 4523-4574, épousa Philibert- Emmanuel, duc de Savoie, en 4559. Elle attira les plus célèbres jurisconsultes à l'Université de Turin.
marguerite de "Valois OU de France, fille de Henri II et de Catherine de Médicis, née à Saint-Germain-en-Laye, 1552-1615, mariée en 1572 à Henri de Navarre (depuis Henri IV, roi de France), ne garda pas, au milieu des dissipations de la cour des derniers Valois, une fidélité scrupuleuse à son mari. Enfermée au château d'Usson (Auvergne), en 1587, elle y écrivit des Mémoires, agréables à lire. Son mariage avec Henri IV étant cassé, 1599. elle revint, en 1605, à Paris où elle fut bien accueillie. Elle a aussi laissé des Poésies.
marguerite d'Autriche, fille de Maximilien 1er et de Marie de Bourgogne, née à Bruxelles, 1480-1530, fiancée au fils de Louis XI, épousa d'abord l'infant Jean de Castille, qui mourut la même année, 4497, puis, en 4504, le duc de Savoie, Philippe le Beau, qui mourut en 1504. Gouvernante des Pays-Bas, 1507, elle négocia la ligue de Cambrai, 1509, contribua à l'élection de son neveu Charles à l'Empire, 1520, conclut avec- Louise de Savoie la paix des Dames ou de Cambrai, 4529. Elle construisit l'église de Brou (Ain). M. Leglay a publié sa Correspondance. Elle a laissé un" Discours de sa vie et de ses infortunes.
marguerite de Parme, fille naturelle de
Charles-Quint et d'une noble flamande, née a
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Bruxelles, 1522-1583, mariée d'abord, 1533, à Alexandre de Médieis, puis, en 1538, à Octave Farnèse, duc de Panne, devint sous Philippe II, gouvernante des Pays-Bas, 1559. A l'arrivée du duc d'Albe, 1567, elle se retira en Italie. Elle fut la mère d'Alexandre Farnèse.
Marguerite de Valdemar, dite la Sémiramis du Aord, née a Copenhague, en 1353, épousa, en 1363, le roi de Norvège, Haquin VIII. Elle gouverna le Danemark, après la mort de son père, Valdemar III, 1376, et la Norvège, après celle de son mari, 1380. Appelée par les Suédois, elle prit, à Falkôping, Albert de Mecklembourg, 4388. La fédération des trois Etats Scandinaves fut consacrée, grâce à elle, par l'union de Calmar, 1397; elle mourut en 1412.
marguerite (Ile), une des Iles-sous-le-Vent (Antilles), à 25 kil. N. du Venezuela, à qui elle appartient; 20,000 hab. Ch.-I., Y Assomption.
Marguerite (Sainte-), l'une des îles LerillS.
(V. Lerins).
Marguerittes, ch.-l.de cant., arr. et à 8 kil. S.-E. de Nîmes (Gard); 1,889 hab. [gaà.]
Margus, riv. de l'anc. Margiane, auj. Mar-\
Maria, bourg de la prov. d'Almeria (Espagne). Distilleries d'essences végétales; 4,000 hab.
Maria Barbara, fille de Juan V de Portugal, née à Lisbonne, 1711-1758, épousa, en 1729, le prince des Asturies, qui devint le roi Ferdinand d'Espagne, en 1746. Elle fut épouse dévouée et mérita l'affection des Espagnols; on connaît la protection qu'elle accorda au fameux chanteur italien, Carlo Broschi, plus connu sous le nom de Farinelli. [Portugal.]
Maria da Gloria. V. MARIE II, reine dej
Maria (Santa-), l'une des Açores, au S. de Saint-Michel, a 5,000 hab., et, pour capil., Villadc-Santa-Maria. [Fortaventura (Canaries).]
Maria-de-Betencuria (Santa-), capit. dej Maria-di-Capua (Santa-), V. de la province et à 7 kil. N.-O. de Caserte (Italie) ; 8,000 h. Maria-di-Lenca (Santa-), V. de la Terre
d'Otrante (Italie), à 45 kil. S.-E. de Gallipoli ; 4,000 hab.
Mariamne, petite-fille du roi juif Aristobule et d'Hyrcan IL épousa Hérode le Grand, 40 avant J.-C. Elle fut mise à mort, en 28.
Mariana (Jean de), jésuite, né à Talavera (Espagne), 1537-1624. professeur à Borne et à Paris, retiré à Tolède, 1574, y écrivit un traité De rege et régis itistitutione, 1599, in-4°, livre condamné par les jésuites de France et par le Parlement. Son principal ouvrage est son Histoire d'Espagne; les meilleures éditions sont, pour le texte latin, celle de La Haye, 1733, 2 vol. in-fol., et, pour le texte espagnol, celle de Madrid, 1780, 2 vol. in-fol.
Mariandyniens, âne. peuplade de Bithynie (Asie Mineure), près d'Héraclee.
Mariani montes, chaîne de la Betique, auj. Sierra- Morena.
Marianna, ville du Brésil (Minas-Geraes), à 12 kil. E. de Villa-Bica, sur le Rio de! Carmen ; 10,000 hab.
Mariannes (îles) OU îles des Larrons, archipel de 17 îles de la Micronésie (Oceame), dans le Grand Océan, au N.-E. des îles Pelew; on n'y compte que 6,000 hab. — Découvertes, en 1521, par Magellan, eiles ont reçu le nom de Mariannes, en l'honneur de ia reine Marie-Anne d'Autriche, femme de Philippe IV. Agagna, dans l'île Guam, est la capitale de cet archipel, qui dépend des Philippines.
Marianus Scotus, chroniqueur écossais ou irlandais, 1028-1086, vécut en Allemagne, et a écrit une Chronique universelle jusqu'en 1083.
Mariazell OU Marienzell, bourg de la
Styrie (Autriche), sur la Salza, célèbre pèlerinage. [Laaland; 1,000 hab.] Mariboc, v. de Danemark, au centre de l'ilej
Marica, nymphe du Latium, honorée à Minturnes.
Marie (Sainte), mère de Jésus-Christ, appelée aussi la Sainte Vierge et Notre-Dame. Fille d'Anne et de Joachim, elle fut fiancée à saint Joseph, et habita avec lui à Nazareth. Mère de Jésus, a Bethléem, elle s'enfuit en Egypte avec l'enfant, et ne revint qu'après la mort d'Hôrode le Grand Becommandée par le Sauveur mourant au disciple bien-aimé, elle vécut dans la maison de saint Jean. Morte à l'âge de 59 ans, selon une tradition, elle fut alors enlevée au ciel. — Au vie siècle, on établit, en son honneur, les fêtes de la Purification, de l'Annonciation et de la Visitation; et au vue, celles de la Nativité et de l'Assomption; au xie, on lui consacra le samedi. A partir du xne siècle, le culte qu'on lui rendit devint plus général encore. En 1855, Pie IX a proclamé le dogme de l'immaculée conception de Marie.
Marie de Bétnanie, sœur de Lazare et de Marthe, reçut souvent J.-C. dans leur maison A sa prière, il ressuscita Lazare. Elle accompagna le Christ au tombeau. On la fête le 17 décembre.
Marie-Madeleine. V. MADELEINE.
Marie-Xhérèse d'Autriche, née à Vienne,
1717-1780, épousa, en 1736, François, duc de Lorraine, et depuis duc de Toscane. En vertu de la Pragmatique-sanction, elle succéda à son père, Charles VI, en 1740 dans les Etats Autrichiens. Attaquée par une ligue redoutable, elle résista glorieusement, fit élire son mari empereur, 1745, et, après une dernière lutte contre la France et l'Espagne, signa le traité d'Aix-la- Chapelle, 1748. Elle développa l'industrie, le commerce et l'instruction publique, puis forma contre Frédéric II de Prusse une coalition, qui lui permît de reprendre la Silésie. Elle ne put réussir dans cette triste guerre de Sept Ans, terminée par la paix d'Hubertsbourg, 17o6-1763. Elle fit donner la couronne impériale à son fils, Joseph II, 1765, prit une part impolitique au premier partage de la Pologne. 17/2, et arrangea, par le traité de Teschen, 1779, les différends sortis de la succession de Bavière. Elle eut quatre fils, Joseph II, Léopold II, Ferdinand, duc de Modène; Maximilien, électeur de Cologne; et six filles, Marie-Antoinette, reine de France ; Marie-Caroline, reine de Naples, etc.
Marie i™ Xudor, reine d'Angleterre, fille de Henri V1I1 et de Catherine d'Aragon, née en 1516, succéda, en 1553, à son frère Edouard VI, après avoir triomphé de Jeanne Grey Ardente catholique, elle rétablit l'Eglise romaine dans son royaume; et persécuta les protestants, ce qui lui valut le surnom de la Sanglante. Elle avait épousé, en 1554, Philippe, fils de Charles-Quint; elle le soutint contre la France, il en coûta Calais aux Anglais, 1558. Elle mourut peu après.
Marie II, reine d'Angleterre, fille de Jacques II et d'Anne Hyde, née à Londres, 1662- 1695, mariée, en 1677, à son cousin, le prince d'Orange, plus tard Guillaume III. Après la révolution de 1688, le Parlement désigna Marie et Guillaume pour souverains, mais en réservant au dernier l'administration.
Marie de Lorraine, fille de Claude, duc de
Guise, 1515-1560, veuve à vingt ans de Louis, duc de Longueville, se remaria, en 1538, avec Jacques V, roi d'Ecosse. Elle fut régente, 1542, au nom de sa fille, Marie Stuart, et essaya d'arrêter les progrès de la réforme, 1559.
Marie stuart, reine d'Ecosse et de France, fille de Jacques V et de la précédente, naquit a Linlithgow, 1542. Elle fut envoyée en France, 1548, où elle épousa le dauphin, depuis François II, 1558 : elle prit alors le titre de reine d'Angleterre, et commença ainsi sa longue rivalité avec Elisabeth. Veuve à 18 ans, 1560, elle
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revint, non sans regret, dans la sauvage et protestante Ecosse. Elle épousa son cousin Darnîey, qui était catholique comme elle, 1565; mais elle refusa de partager avec lui l'autorité royale ; Darnley fit assassiner, sous les yeux de la reine, son secrétaire, l'italien Rizzio, Î566. 11 périt luimême d'une manière terrible en 1567, après une réconciliation apparente avec sa femme; toute l'Ecosse désigna comme auteur du meurtre le comte de Bothwell; la reine le combla de faveurs, et l'épousa. Mais Bothwell s'enfuit devant le soulèvement de la nation, et Marie Stuart, enfermée dans le château de Lochleven, fut contrainte d'abdiquer en faveur de son fils, Jacques VI. Elle s'évada; battue à Langside, 1568, elle alla demander asile à Elisabeth. Celle-ci la fit comparaître devant une commission chargée d'informer sur le meurtre de Darnley, puis, contre tout droit, la retint dix-neuf ans captive. A la suite de complots nombreux des cathotiques, Elisabeth se décida à la frapper; condamnée par une commission, Marie Stuart fut décapitée dans le château de Fotheringay, 18 février 1587.
Marie de Brabant, née vers 1260, fille de
Henri III, duc de Brabant, épousa, en 1275, Philippe III le Hardi. Elle fut accusée par le chambellan La Brosse d'avoir empoisonné son beaufils Louis; mais son frère, Jean de Brabant, la disculpa en combat singulier.Elle mourut en 1321. Marie d'Angleterre, sœur de Henri VIII,
née en 1497, mariée, en 1514, à Louis XII, veuve moins de trois mois après, épousa le duc de Suffolk, ambassadeur d'Angleterre, et mourut en 1534. Elle fut la grand'mère de Jeanne Grey.
Marie de Médicis, fille de François 1er, grand-duc de Toscane, née à Florence, 1573-1642, épousa Henri IV, 1600. Régente, 1610, elle livra l'autorité à son favori, Concini, mais perdit tout pouvoir après sa chute, 1617. Exilée à Blois, elle se sauva, en 1619, à Angoulême, d'où elle commença la guerre civile. Réconciliée avec Louis XIII, elle s'efforça de remplacer Luynes par Richelieu ; puis elle essaya de le renverser, et perdit elle-même tout crédit après la Journée des Dupes, 1630. Réléguée à Compiègne, 1631, elle s'enfuit dans les Pays-Bas, d'où elle se rendit en Hollande, 1638, puis en Angleterre. Son dernier asile fut l'électorat de Cologne. Elle protégea Philippe de Champaigne et Rubens. Paris lui doit le Cours-la-Reine, le palais du Luxembourg, qu'elle commença en 1616, l'aqueduc d'Arcueil. etc.
Marie. Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV, roi d'Espagne, née en 1638, mariée, en 1660, à Louis XIV, succomba, en 1683, aux chagrins que lui causèrent les nombreuses infidélités du roi.
Marie Leczinska, fille de Stanislas, roi de Pologne, née en 1703, mariée à Louis XV en 1725, fut pieuse, perdit sept des dix enfants qu'elle avait eus du roi, et mourut en 1768.
Marie-Antoinette d'Autriche , fille de l'empereur François 1er et de Marie-Thérèse, née à Vienne en 1755. épousa, en 1770, le dauphin, petit-fils de Louis XV, qui, en 1774, devint roi sous le nom de Louis XVI. Les courtisans furent les premiers à l'attaquer; on la calomnia dans les libelles et, en particulier, dans l'affaire du collier, 1785; on lui reprocha son ascendant sur le roi. Opposée à la réunion des Etats généraux, elle fut, dès lors, considérée par le peuple comme l'ennemie de la Révolution; en 1792, on la signala comme dirigeant un comité autrichien ou antirévolutionnaire. Après l'insurrection du 10 août, séparée du roi, puis de son fils, elle fut transférée à la Conciergerie et traduite devant le tribunal révolutionnaire; condamnée à mort, elle périt courageusement sur l'échafaud, 16 octobre 1793.
Marie-Louise, fille de François Ier, empereur d'Autriche, née à Vienne en 1791, épousa Napoléon 1er en 1810. Mère du roi de Rome, 20 mars 1811, elle exerça la régence pendant les campagnes de 1813 et de 1814. Le 29 mars 1814, elle quitta la capitale, se rendit à Blois, nuis en Autriche, et reçut, en 1815, le duché de 'Parme. Son attachement pour le comte de Neippeig lui fit oublier, de bonne heure, Napoléon et même son fils. Elle mourut en 1847.
Marie-Amélie, née à Naples, 1782, fille de Ferdinand I", roi des Deux-Siciles, épousa Louis-Philippe d'Orléans , en 1809. Duchesse d'Orléans, reine des Français, elle fut le modèle de toutes les vertus, et s'éteignit à Claremont, en 1866.
Marie de Cièves, fille de François, duc de Nevers, devint princesse de Condé, et mourut à 21 ans, en 1574.
Marie-Adélaïde de Savoie, mariée au dnc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, en 1697, était fille de Victor-Amédée II, et naquit à Turin en 1685. Elle donna naissance, en 1710, à un prince, qui fut Louis XV, et mourut en .4712, d'une épidémie de rougeole pourprée.
Marie d'Orléans ("La princesse). V. ORLÉANS. Marie-Louise d'Orléans, née à Paris, 1662-
1689 , fille de Philippe d'Orléans , frère de Louis XIV et d'Henriette d'Angleterre, fut forcée par son oncle d'épouser Charles II, roi d'Espagne, 1679. Elle fut malheureuse auprès de Charles II et fut cruellement persécutée par sa bellemère. Quand elle mourut presque subitement, on crut qu'elle avait été empoisonnée.
Marie.Louise-GabrielIe de Savoie, née
à Turin, 1688-1714, fille de Victor-Amédée II, sœur de la duchesse de Bourgogne, fut mariée, en 1701, au roi d'Espagne, Philippe V. Les deux époux furent gouvernés par la célèbre princesse des Ursius. Nommée régente, en 1706, elle déploya beaucoup d'énergie pour stimuler le zèle des Espagnols, et, quand elle mourut, elle fut regrettée.
Marie-Anne d'Autriche, fille de l'empereur Ferdinand III, née en 1634, épousa le roi d'Espagne Philippe IV, en 1649. Régente de son fils Charles H, 1665, dévouée à la maison d'Autriche, elle éloigna du gouvernement don Juan d'Autriche, et donna tout le pouvoir à son confesseur Nithard. Elle reconnut l'indépendance du Portugal, 1668. Après la majorité du roi, 1675, elle fut éloignée par don Juan, et conserva cependant un malheureux ascendant sur son fils; elle contribua aux malheurs et peut-être à la mort de la reine Marie-Louise d'Orléans; elle mourut en 1696.
Marie- Anne-de-Bavière-IVeuhourg, fille du duc de Bavière-Neubourg, née en 1667, devint la seconde femme de Charles II, en 1690. Elle domina son faible mari, sans pouvoir le déterminer à choisir un prince autrichien pour son successeur. Elle se rendit odieuse aux Espagnols. Après la mort du roi, 1700, elle se relira a Tolède, puis à Bayonne, où elle mourut en 1740.
Marie-ivouise, fille de don Philippe, duc de Parme, 1754-1819, épousa, en 1765, le prince des Asturies, qui devint roi sous le nom de Charles IV. Dominant son mari, mais dominée ellemême par Godoy, à qui elle livra le pouvoir, elle suivit le roi, après son abdication, 1808, à Fontainebleau, à Marseille, puis à Rome.
Marie-Louise, fille de la précédente, née à Madrid en 1782, mariée à Louis de Bourbon, qui devint, en 1801, roi d'Etrurie, et veuve en 1803; elle fut dépouillée, en 1807, de l'Etat qu'elle gouvernait. Après avoir suivi la destinée de son père, 1808-1817, elle reçut le duché de Lucques pour son fils, 1817, et mourut en 1824. — On a des mémoires de la reine d'Etrurie, traduits en français, 1824.
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Marie-Caroline, reine de Naples. V. Caroline.
Marie de Bourgogne, fille unique de Charles le Téméraire, née a Bruxelles en 1457, succéda à son père et épousa, en 1477, Maximilien d'Autriche, fils de l'empereur Frédéric 111. Elle mourut, en 1482, "d'une chute de cheval, laissant deux enfants, Philippe le Beau et Marguerite d'Autriche.
Marie d'Autriche, petite-fille de la précédente et sœur de Charles-Quint, née à Bruxelles en 1501, mariée, en 15-23, à Louis II, roi de Hongrie, suécéda, en 1531, à sa tante Marguerite d'Autriche, dans l'administration des Pays- Bas. Elle mourut, en 1558.
Marie ire, reine de Portugal, fille de Joseph I«, née à Lisbonne en 1734, succéda à son père en 1777. Après la mort de son mari, Pierre III, elle tomba dans une mélancolie qui dégénéra en démence, 1792. Son fils Jean, qui exerçait déjà la régence, l'emmena, avec toute la famille rovale, 1807, à Bio-de-Janeiro, où elle mourut,
Marie II OU Maria da Gloria, fille de dom Pedro I", empereur du Brésil, née à Bio-de- Janeiro en 1819. Investie de la couronne de Portugal par son père à la mort de Jean VI, 1826, elle fut fiancée à son oncle, dom Miguel, qui s'empara du trône, mais fut renversé, en 1834. Mariée à Auguste de Leuchtenberg, 1835, puis à Ferdinand de Saxe-Cobourg, 1836, elle mourut, après un règne troublé par de fréquentes insurrections, 1853.
Marie d'Agréda (MARIE Coronel, Marie de Jésus, connue sous le nom de), né à Agréda (Vieille-Caslille), 1602-1666, abbesse du couvent de l'Immaculée-Conception , prétendit avoir reçu, de Dieu et de la Vierge Marie, des communications surnaturelles. Elle entretint une Correspondance avec le roi Philippe IV, a écrit, sous le titre de la Cité mystique de Dieu, une histoire de la Sainte Vierge, d'un mysticisme exalté.
Marie de France, femme poète du XIII* S., née à Compiègne, vécut en Angleterre. Ses Poésies consistent en 15 lais, 103 fables, et une légende, le Purgatoire de Saint Patrick.
Marie de l'Incarnation (MARIE Gujaid,
dite), né à Tours, 1599-1672, veuve à 18 ans, ursuline, se rendit, en 1639, au Canada, où elle travailla à la conversion des indigènes. On a publié d'elle Lettres curieuses, in-4& ; Retraite et Ecole chrétienne, in-12.
Marie (PlERRE - THOMAS - ALEX ANDRE- AMABLE Marie de Saint-Georges (connu SOUS le nom
de), né à Auxerre (Yonne), 1797-1870, avocat à la Cour rovale de Paris en 1819, obtint de grands succès au'barreau, surtout après 1830; fut bâtonnier de l'ordre en 1840 et 1841 ; député de Paris en 1842 et 1846, il combattit dans les rangs de l'opposition. Le 24 février 1848, membre du gouvernement provisoire, chargé du ministère des travaux publics, il organisa les ateliers nationaux. Membre de la Commission executive, il devint président de l'Assemblée, après l'insurrection de juin, et ministre de la justice, 15 juillet 48i8. Il ne fut pas réélu a la Législative; en 18t,3, il fut nommé député par le départ, des Bouches-du-Bhône, mais échoua en 1869. Il a donné une introduction au Code des avocats, 1841, in-18, et collaboré a la Revue municipale, a V Encyclopédie du droit, à la Gazette des tribunaux; etc.
Marie (Sainte-) OU IVossi-Ibrahim, île Sur
la côte E. de Madagascar, longue de 60 kil. sur 4 de largeur; 7,000 hab. Le chef-lieu est Port- Louis.
Marie (Sainte-), rivière du Canada qui unit le lac Supérieur aux lacs Michigan et Huron, en formant une suite de rapides.
Marie Sainte-), v. du cant. de la Trinité, arr. de St-Pierre (Martinique) ; 4,500 hab.
Marie-aux-Mines (Sainte-), en allemand Markirck OU Mariakirch , anc. ch.-l. de
cant. de l'arr. et à 35 kil. N.-O. de Colmar (He-Alsace), sur la Liepvrette. Fabriques de toiles peintes ; filatures et tissages de coton ; produits chimiques, etc.; 12,000 hab.
Marie-et-Sicbé (Sainte-), ch.-l. de Cant.,
arr. et a 30 kil. E. d'Ajaccio (Corse); 744 hab.
Marie d'Oloron (Sainte-). V. OLORON.
Marie (Sainte-), comm. du cant. de Saint- Martin de Bé, arr. de La Bochelle (Charente- Inférieure). Eaux-de-vie, sel, grains; 2,541 hab.
Marie (Sainte-), port de commerce, à l'embouchure du Guadalèie, dans la province de Cadix (Espagne) ; 18,000 hab.
Marie-de-Bathurst (Sainte-). V. BATHURST.
Marie-Galante, l'une des Petites-Antilles, à 40 kil. S. de la Guadeloupe; 14,000 hab. — La France l'occupa en 1647. Montagneuse, mal arrosée, mais fertile, elle produit du sucre et du coton. Le ch.-l. est le Grand-Bourg ou Marigot.
Marienbad, petite ville du cercle de Pilsen (Bohême), sur une des sources de la Mies. Eaux minérales.
Marienbourg, en polonais Malborg, v. de la province et du royaume de Prusse, sur le Nogat; d,000 hab. — Superbe château où résidaient les grands-maîtres de l'Ordre Teutonique.
Marienbourg, v. de la province de Namur (Belgique), a 12 kil. S. de Philippeville ; 600 hab. — Acquise par Louis XIV en 1659, elle a été enlevée, en 1815, à la France, et démantelée en
MariendalOU Marientbal. V. MeRGEHTHEIM.
Marienwerder, en polonais Kwidzyn, v. de la province et du royaume de Prusse, sur le Petit-Nogat, a 60 kil. S.-E. de Dantzig; Fabriques de draps et de toiles, brasseries et distilleries. Cathédrale bâtie en 1255, et château des grandsmaîtres de l'Ordre Teutonique.
Marienzeii (cellule de Marie). V. Mariazell.
Maries (Saintes-), ch.-l. de cant., arr. et à 50 kil. S.-O. d'Arles (Bouches-du-Bhône), dans la Camargue; 918 hab.
Mariestad, ch.-l. du lan de Wester-Gothland (Suède), sur le lac Wener.
Mariette (Jean) . graveur et imprimeurlibraire, né à Paris, 1660-1742. — Son fils, Pierre- Jean, 1694-1774, réunit une collection de dessins et de gravures dispersée à sa mort. On a de lui : Traité des pierres gravées.
Marignan, Marignano ou Melegnano. v. d'Italie, à 15 kil. S.-E. de Milan, sur le Lambro; 4,000 hab. — Victoire de François 1er sur les Suisses, 1515; combats entre les Français et les Autrichiens, 8 juin 1859.
Marignane, comm. du cant. de Martigues, arr. d'Aix (Bouches-du-Bhône). Vins, huile d'olive ; 2.209 hab.
Marigué, comm. du cant. d'Ecêmmoy, arr.
du Mans (Sarthe). Céréales, toiles.
Marigny, ch.-l. de cant., arr., et à 12 kil. O. de Saint-Lô (Manche); 1,305 hab.
Marigny (Engderrand de), ministre de Philippe IV, roi de France, né en Normandie d'une famille appelée Le Portier. A l'avènement de Louis X, accusé de divers crimes, il fut pendu au gibet de Monfaucon, avril 1315. On réhabilita plus tard la mémoire de ce ministre.
Marigny (JACQUES Carpentier de) , né à
Marigny, près de Nevers, mort à Paris, en 1670, s'attaclia a Paul de Gondi, au prince de Condé, et fut, pendant la Fronde, l'un des plus ardents adversaires de Mazarin; grand ami de Saint- Amant, dont il partageait les débauches, il a écrit beaucoup de Mazarinades. un Recueil de lettres: en prose et en vers, ICoo, le Pain Bénit, etc.