‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 363 sur 657 · MAY · texte numérisé non relu

MAY

Maxime (Saint), dit le Confesseur, abbé de

Chrysopolis près de Constantinople. combattit les Ynonothélites, et périt en exil sous Constant II, 662. Fête, le 13 août.

Maximien (Maximianus), poète latin, peutêtre contemporain et ami de Boëce, auteur de 6 élégies vulgairement attribuées à Cornélius Gallus.

Maximien Hercule (M. AURELICS VALERIUS Maximianus), né d'une famille de paysans aux environs de Sirmium, compagnon d'armes de Dioclétien, qui se l'associa, 286, et lui confia l'Occident. Obligé d'abdiquer, 305, il reprit la pourpre, 306, à la prière de Maxence, son fils ; expulsé par Maxence, il se réfugia auprès de Constantin, mari de Fausta, sa fille , il essaya de détrôner, puis d'assassiner son gendre, "et fut contraint de s'étrangler, 310.

Maximiiien (Saint) subit le martyre à Tébeste (Numidie), en 295. Fête, le 12 mars.

Maximiiien Ier, empereur d'Allemagne, 1493- •1519, fils de Frédéric III d'Autriche, naquit en 4459. 11 épousa, en 1477. Marie de Bourgogne, fut vainqueur à Guinegate, 1479, et dut néanmoins subir le traité d'Arras, 1482. — Tuteur de son fiis, Philippe le Beau, il eut à lutter contre l'esprit indocile des Flamands, il reprit l'Autriche a la mort de Mathias Corvin, 1490, et se fit restituer par Charles VIII, roi de France, l'Artois et la Franche-Comté. Empereur en 1493, il commença, par l'institution de la Chambre impériale, 1495, l'organisation moderne de l'Allema- ?ne. Il lutta malheureusement contre les Suisses, 499 ; prit part à la ligue de Cambrai contre Venise , 1509 ; (V. Louis XII) ; il abandonna Louis XII, en lol2, dans l'espoir de succéder à Jules II. Membre de la ligue de Malines, 1513, il contribua au gain de la bataille de Guinegate, remportée par Henri VIII sur les Français. — L'Autriche lui doit sa grandeur préparée par les mariages de ce prince avec Marie de Bourgogne, 4477. de Philippe le Beau, son fils, avec Jeanne la Folle, 1496, et de Ferdinand, son petit-fils, avec l'héritière de Hongrie, 1516, et aussi par la réunion du Tyrol. L'Allemagne lui doit la Chambre impériale (à laquelle il opposa, il est vrai, le Conseil aulique), sa division en cercles, et ses milices de lansquenets et de reîtres. On a publié le Rèi sage, le poème de Theuerdank, qui abondent en détails sur sa vie, et sa Correspondance avec sa fille Marguerite.

Maximiiien il, empereur d'Allemagne, 1564- 1576, fils de Ferdinand 1", né en 1527 Sauf une lutte de deux ans contre les Turks, 1566- 1567, il régna en paix, s'efforçant de concilier les catholiques et les protestants.

Maximiiien ier, le Grand, électeur de Bavière, né en 1573, duc de Bavière en 1597, fut chef de la ligue catholique de Wurtzbourg, aida de toutes ses forces Ferdinand d'Autriche dans la guerre de Trente Ans, et reçut de lui les domaines du Palatin, qu'il avait dépouillé, et la dignité électorale, 1622. Il conserva, à la paix de Westphalie, le litre d'électeur et le Haut-Palatinat. 11 mourut en 1651.

Maximiiien il (Maria-Emmanuel), électeur de Bavière, petit-fils du précédent, 1662-1726, épousa la fille de l'empereur Léopold, et fut gouverneur des Pays-Bas. Après la mort de son jeune fils, 4699, Maximiiien se déclara contre l'Autriche, s'unit à Louis XIV, et fut mis au ban de l'Empire. Aux traités de Rastadt et de Bade, il fut réintégré dans ses Etats, 4714.

Maximiiien-.ioseph, électeur, puis roi de Bavière, né en 1756, fils du prince de Deux-Ponts- Biikenfeld, duc de Deux-Ponts, 1795, électeur de Bavière, 1799, à la mort de son oncle, Charles-Théodore. Après le traité de Presbourg, il reçut le titre de roi, 1806, fit partie de la Confédération du Rhin et donna l'une de ses filles à J

Eugène de Beauliarnais. En 1813, il entra dans lu coalition (.011110 la France. Il mourut en 1825.

Maximiiien (Ferdinand-Chari.es), empereur du Mexique, 1864-1867, né en 1832, à Schœnbrunn, petit-fils de l'empereur d'Autriche, François 1er, servit dans la marine autrichienne, et tut gouverneur du royaume lombard-vénitien jusqu'en 1859. Marié depuis 1857 à la princesse Charlotte, fille de Léopold 1er, roi des Belges, il habitait Miramar, château bâti pour lui près de Trieste, quand des notables mexicains vinrent lui offrir la couronne impériale, octobre 1863. Il accepta, avril 1864, et pendant un règne de trois ans, essaya de réformer l'administration et de développer les ressources du pays. Contrarié sans cesse par le mauvais état dès finances, il devait échouer surtout devant l'attitude hostile des Etats-Unis, dont les réclamations obtinrent de Napoléon III le rappel de l'armée française, 1867. Après le départ de ses alliés, il fut assiégé à Queretaro, livré par le colonel Lopez, fut jugé, condamné à mort par un conseil de guerre, et, sur l'ordre du président Juarez, fusillé à Queretaro avec les généraux Miramon et Méjia, 49 juin. On a publié de lui en allemand : Souvenirs de voyages, etc., qui ont été traduits en français

Maximin (C. JuLIUS VeRUS Maximinus), empereur romain, 235-238, né en Thrace, était fils d'un Goth, d'une haute taille et d'une force prodigieuse. Nommé tribun par Alexandre Sévère, il l'assassina et prit sa place, juillet 235. L'Afrique proclama les deux Gordiens, que le sénat remplaça par Maxime Pupien et Balbin. Maximin fut tué par ses soldats aa siège d'Aquilée, mai 238.

Maximin Daïa ou Daza, empereur romain, 305-314, neveu de Galerius, longtemps pâtre, reçut en 305, le titre de César et le gouvernement de la Syrie et de l'Egypte; il prit le titre d'Auguste en "307, et, allié de Maxence, il attaqua Licinius, 313; mais, battu à Héraclée. il mourut à Tarse, de désespoir ou de poison, 314.

Maximin (Saint), évêque de Trêves, mort en 350. Fête, le 29 mai.

Maximin (Saint-), ch.-l. de cant., à 20 kil. N. de Brignoles (Var), près de la source de l'Argen*. Admirable église ogivale eu xuie siècle ; 3,085 hab.

May (r.e), comm. du cant. de Beaupréau, arr. de Cholet (Maine-et-Loire); 2,050 hab.

May (TnoMAs), né à Maytield (Sussex), 1594- 1650, a laissé : Histoire du Long -Parlement ; Supplementum Lucani lib. Vil, einq pièces de théâtre, et des poèmes, etc.

Maya, divinité indoue. D'elle et de Brahma naquit la Trimourti ou trinité indoue.

Maya, col ou port des montagnes de la Basse- Navarre, entre la France et l'Espagne; il conduit de Bayonne, par Espelette et Urdax, dans la vallée de Baztan, vers Elizondo. On y trouve le ruisseau et le village de Maya.

Mayaguez, rivière et ville de Porto- Rico. Celle-ci, a 120 kil. S.-O. du ch.-l., a 18,000 hab Sucre, café, etc.

Mayen (JEAN). V. JEAN MAYEN.

Mayence, Moguntiacum en latin, et Mainz en allemand, ch.-l. de la province du Rhin (Hes •- Darmstadt), sur la rive gauche du Rhin, un peu au-dessous de son confluent avec le Main. Evêché, avec une vieille et curieuse cathédrale appelée le Dôme; l'ancien palais de l'ordre Teutonique , aujourd'hui palais grand-ducal , des galeries de médailles, de tableaux, un musée d'antiquités, une bibliothèque de 400.000 volumes. Un pont de bateaux unit Mayence au faubourg de Cassel sur la rive droite' du Rhin ; ses fortifications ont plus de 15 kil. de développement. Le commerce de transit y est important; on y fabrique du tabac, des instruments de mu-

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