MAY
MAZ
sique, de l'ébénisterie, des cuirs vernis, les meilleurs de l'Allemagne, de la chapellerie, des vins mousseux du Rhin, etc.; 61,000 hab. — Fondée (13 avant J.-C ) par Drusus, Mayence devint la capitale de la première Germanie. Les archevêques, successeurs de saint Boniface, y exercèrent la souveraineté de 1026 a 1255; Mayence entra alors dans la ligue des villes du Rhin , ce fut le temps de sa prospérité. Les archevêques la dépouillèrent de ses privilèges, en 4462. Elle soutint un siège fameux en 1793, fut le chef-lieu du départ, du Mont-Tonnerre, et fut donnée à la Hesse, en 4815. Patrie de Gutenberg.
Mayence (Electorat de), ancien Etat ecclésiastique de l'empire d'Allemagne (cercle du Bas-Rhin), supprimé en 4801. 11 comprenait les territoires de Mayence, Cassel, Aschaffenbourg, Bingen, Fritzlar, Erfurt. l'Eichsfeld, etc.
Mayenne, Meduana, riv. de France, passe à Mayenne, Laval et Château-Gontier (Mayenne), entre dans Maine-et-Loire, où, réunie à ia Sarthe, elle forme la Maine. Son cours est de 494 kil. Elle reçoit l'Ernée et. l'Oudon.
Mayenne, départ, de la région N.-O de la France, formé d'une partie du Maine et de l'Anjou. La superficie est de 517,063 hectares, et la population de 344,881 hab. Il relève du diocèse de Laval, de la Cour d'appel d'Angers, de l'Académie universitaire de Rennes. Il renferme trois arrondissements : Laval , Mayenne Château- Gontier; 27 cantons et 276 communes. Le climat est sain, mais froid et humide. Le sol est fertile ; on y élève des chevaux, des bœufs, des abeilles, etc. Il y a beaucoup de gibier. Le tissage du lin, du Chanvre et du coton, les papeteries, les tanneries, etc., représentent le mouvement industriel. 4e région militaire.
Mayenne, Meduanum, ch.-l. d'arr., à 29 kil. N. de Laval (Mayenne), sur la Mayenne, vieille ville, dominée par un ancien château, centre d'une fabrication considérable de toiles , de mouchoirs et de calicots; 41,188 hab.
Mayenne (CHARLES de Lorraine, dllC DE),
2* fils de François de Guise, 4554-4611, fut le lieutenant dévoué de son frère, Henri de Guise, et lui succéda comme chef des catholiques. Président du Conseil des Seize, 4589, il fit nommer roi le cardinal de Bourbon, gardant pour luimême la lieutenance générale de l'Etat. Battu par Henri IV à Arques, 4589, à Ivry, 4590, il ravitailla Paris avec le secours d'Alexandre Farnèse. Toutefois, en mettant à mort les plus fougueux des Seize, 4591, et en empêchant les Etals généraux de 4593 de proclamer une infante espagnole, il prépara les voies à Henri IV. II guerroya encore un an en Bourgogne, avant de faire la paix avec le roi, 4596. — Son fils Henri. 4578-1621, s'allia aux nobles contre Marie de Médicis, et à Marie de Médicis contre Luynes. Il fut tué devant Montauban.
Mayer (Tobie), astronome , né à Marbach (Wurtemberg), 1723-1762 donna, à 18 ans, une Méthode pour résoudre tous les problèmes de géométrie; fut directeur de l'Observatoire de Gcetlingue, 1754, et publia surtout des Tables des mouvements de la lune et du soleil.
Mayet, ch.-l. de cant.. arr. et à 30 kil. N.-E. de la Flèche (Sarthe); 3,484 hab.
Mayct de Montagne (Le), cll.-l. de Cant ,
arr. et a 24 kil. S. de la Palisse vAllier); 2,214 hab.
Mayeul (Saint-). V. MaÏEUL (SAINT-).
Mayn, nom du Mein en allemand.
Maynard (FRANÇOIS), poète, né à ToulOUSC,
1582-1646, fut l'un des premiers membres de l'Académie française. Ses Œuvres contiennent des sonnets, des épigrammes, des odes, des chansons, etc.
Maynooth, v. du comté de Kildare (Leinster), en Irlande, à 24 kil. N.-O. de Dublin, sur le «anal Royal. Séminaire catholique de Saint-
Patrick, érigé en université en 1845; 2,500 hab.
Mayo, comté d'Irlande (Connaught), au N.-O. de 1 île, sur l'Atlantique, a des côtes découpées, des lacs et marais à l'intérieur; le sol est peu fertile. Les villes sont : Castlebar, chef-lieu, Westport, Ballina, Killala, etc. — A 10 kil. S.-E. de Castlebar est la petite ville de Mayo.
Mayo, fleuve du Mexique, long de 400 kil., tributaire du golfe de Californie.
Mayo, une des îles du Cap Vert, montagneuse, riche en sel, bestiaux et coton; ch.-l., Pinosa.
Mayor (isia), une des îles formées par le Guadaiquivir au-dessous de Séville.
Mayotte, l'une des îles Comores, au nord du canal de Mozambique, à 300 kil. N.-O. de Madagascar. De formation volcanique, elle est entourée de récifs; elle a des bois de construction ; on y cultive la canne à sucre. La France a acheté cette île,, en 1813. Le ch.-l. est Dzaoudzi; la population est de 12,000 hab. nègres ou arabes.
Maypu, volcan de la chaîne des Andes, sur la frontière du Chili et de la Confédération Argentine, au S.-E. de Santiago. — V. Maipo.
Maypures, ville de Venezuela, à l'O., sur l'Orénoque, qui y forme des rapides considérables.
Mayres, comm. du cant de Thueyts, arr. de Largentière (Ardèche). Eaux minérales ; 2,399 h
Mazafran, Savus, cours d'eau d'Algérie, affl. de la Chiffa.
mazaga, pays de forêts et de marécages, au N.-O. de l'Abyssinie, arrosé par le Tacazzé et habité par les Shangallas. Il est très fertile, mais très malsain.
Mazagran, v. du Maroc, sur l'Atlantique, à 225 kil. N.-O. de Maroc; 5,000 hab. Bon port, fondé par les Portugais sous le nom de Castello- Real, 1500.
Mazagran, village d'Algérie (Oran), à 12 kil. E. de Mostaganem ; 900 hab. — En 1840, 123 Français y résistèrent a 12,000 Arabes.
Mazamet, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. E. de Castres (Tarn), près du confluent de l'Arnette et du Tarn. Draps de toutes sortes ; couvertures, flanelles, cadis pour la Bretagne, etc.; 14,429 hab.
Mazan, comm. du cant., de l'arr. et à 7 kil. E. de Carpentras (Vaucluse). Vin, garance, fruits, huile, etc.; 3,730 hab.
Mazarin (JULES), en italien GiuliO Mazarini.
né, en 1602, à Rome ou à Piscina (Abruzzes), d'une famille sicilienne établie à Rome. Capitaine des troupes papales en Valteline, diplomate, il contribua, en 1631, à la paix de Cherasco. Distingué par Richelieu, il devint nonce du pape en France, 1634-1636, et, à partir de 1639, il' ne servit plus que Louis XIII, qui le fit nommer cardinal, 1641. Après la mort du roi, 1643, Mazarin prit l'ascendant le plus êomplet sur Anne d'Autriche ; délivré de la cabale des Importants, il poursuivit et termina, par la paix de Westphalie, 1648, la guerre de Trente Ans. Mais, à l'intérieur, le Parlement commença contre lui la guerre de la Fronde. Mazarin opposa d'abord Condé au Parlement, 4648-4649, puis Betz et le Parlement à Condé, devenu le chef des Petits-maîtres : l'arrestation de Condé et la répression de ses partisans, 4650, auraient assuré le triomphe du ministre, si sa mauvaise foi à l'égard de Retz n'eût rapproché les deux factions. Obligé de se retirer à Cologne, 4651, Mazarin gouverna du fond de son exil; revenu avec une petite armée, 4652, il opposa Turenne à Condé, puis se retira une seconde fois pour ménager la transaction. Tout-puissant à son retour, il poussa vigoureusement la guerre contre l'Espagne, obtint l'alliance de Cromwell, et couronna ses succès par la paix des Pyrénées, 4659; il réunissait le Roussillon, l'Artois, etc. à
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