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empereur. Il a donné des romans, des drames (la Tireuse de cartes), etc.
iiiodaïD (El-), village de l'Irak-Arabi (Tur-
2uie d'Asie), bâti sur les ruines de Ctésiphon et e Séleucie, sur la rive gauche de l'Euphrate.
jiodane, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. S.-E. de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), sur l'Arc , 2,394 hab. Là commence le grand tunnel du chen'na de fer qui traverse les Alpes.
Hodène, Mutina, ch.-l. de la prov. de son nom (Italie), et anc. capit. du duché de Modène, à 101 kil. N.-O. de Florence, près du Panaro et de la Secchia. Archevêché ; cathédrale, du xi* s., remarquable par sa tour élevée. Soieries, toiles, cuirs, draps, instruments d'optique. Université. Patrie de Sigonius, Muratori, Fallope, Tassoni et Vignole. Elle fut le ch.-l. du départ, du Panaro ; 58,000 hab. — La province de Modène a 2,502 kil. carrés et 273,000 hab.
Modène (duché de), ancien Etat de l'Italie du Nord, au S. du royaume Lombard-Vénitien. Le territoire de Modène érigé en duché, 1453, par Frédéric III, constitua, à'partir de 4597, le domaine principal de la maison d'Esté. Il forme aujourd'hui les 3 provinces de Modène, Reggio et Massa.
Moder, affl. de gauche du Rhin, passe à Haguenau et à Bischwiller , et reçoit la Zorn. Cours de 72 kil.
itiodestinus (Herennius), jurisconsulte romain, du iip s. élève d'Ulpien, conseiller d'Alexandre Sévère.
Modestus, écrivain latin du me s., a composé un Libellus de vocabulis rei jnilitaris.
Modica, Motyca, v. de Sicile, à 52 kil. S.-O. de Syracuse, sur le Scicli; 41,000 hab.
Modin, anc. v. de Judée sur une montagne de ce nom, patrie des Maccabées.
Modiin, v. du gouvern. de Plock (Russie), à 65 kil. S.-E. du ch.-l.
Modon, Méthone, v. de la Messénie (Morée), sur la Méditerranée, à 30 kil. S.-O. de Calamata.
iHoëian, comm. du cant. de Pont-Aven, arr. de Quimperlé (Finistère) ; 5,213 hab.
Mœiiendorf (Richard-Joachim-Henri, comte de), feld-maréchal-général prussien, né dans la marche de Priegnitz, 1725-1816, se distingua dans les diverses guerres de Frédéric II, fut créé feld-maréchal en 1793, fut l'un des négociateurs de la paix de Râle.
Mœen, île du Danemark, au S.-E. de Seeland, dont elle dépend ; 13,000 hab. Ch.-l., Stege.
Mœnch (Le Moine), sommet des Alpes bernoises (Valais), haut de 4,114 met.
Moerbeke, v. de la Flandre orientale (Belgique), à 20 kil. N.-E. de Gand ; 5,000 hab.
Moëres, vastes et profonds marais, auj desséchés et d'une grande fertilité, près de la mer du Nord, sur les limites de la France et de la Belgique.
Mœris (Touthmosis, dit), roi d'Egypte, qm aurait régné au xvme s. av. J.-C. Parmi les nombreux monuments de son règne, on cite surtout le lac qui porte son nom.
Moesa. V. MÉSA.
Mœskirch, village à 40 kil. N. de Constance (Bade). Défaite des Autrichiens par Moreau,
Moe/z.Ledin-AHah, premier khalife d'Egypte (953-975), résida d'abord à Mahadia (Tunisie), avant de s'établir au Kaire, 973.
Moffat, dans le comté de Durafries (Ecosse). Eaux minérales célèbres.
Mogador OU Soueirah, port du Maroc, Sur
l'Atlantique, à 178 kil. O. de Maroc; 27.000 hab. Elle a été bombardée en 1844 par. les Français.
Mogente, v. de la prov. et à 84 kil. S.-O. de Valence (Espagne), dans un territoire très fertile; ancienne ville arabe de 3,600 hab.
aioghistào (pays des dattes), portion mari-
time du Kermân (Perse) ; région malsaine, soumise à l'iman de Mascate. Ch.-l., Minab.
Mogiah, Alinda, v. de l'Anatolie au S.-O., à 95 kil. S.-E. de Ghuzel-Hissar ; 15,000 hab.
Moguer, port de la province d'Huelva (Espagne), à 16 kil. E. du ch.-l., sur le Tinto; 6,000 hab.
Moguntiacum, auj. Mayence, ville des Ca* racates (anc. Gaule), et ch.-l. de la Germanie première.
Mohacz, v. de la Hongrie mérid., sur la rive droite du Danube, à 97 kil. O. de Szegedin; 10,000 hab. Défaite célèbre des Hongrois par Soliman II, 1526. Victoire de Charles de Lorraine sur les Turks, 1687.
Mohamnied.ai'Mahdi, khalife abbasside, 775-785, lils et successeur d'Almansor.
iMohammed<ai<Gaury, souverain musulman de l'Inde, 1171-1206, et sultan de Perse, de la dynastie persane des Ghourides. 11 mit fin à l'Empire des Ghaznévides, par la prise de Lahore, 1186, et s'avança jusqu'à Bénarès, 1193; en 1203, il usurpa la Perse sur ses neveux, et fut assassiné.
Mohammed (Abotil-Modhaf fer), empereur mongol de l'Hindoustan, 1719-1748.
IHohammed'Hassan-Khan, fondateur de
la dynastie actuelle des Kadjars en Perse, se déclara indépendant à la mort de Nadir-Chah, 1748, mais fut pris et décapité par son compétiteur Kérim-Khan, 1758.
Mohammed-Aga, fils du précédent, d'abord, 1758-1779, captif de Kérim-Khan, devint maître de toute la Perse ; il attaquait la Russie quand il fut assassiné, 1797.
Mohammed-Chah, roi de Perse, 1834-1848, petit-fils et successeur de Feth-Ali-Chah.
Moham'rah, v. du Khouzistan (Perse), sur le Chott-el-Arab. [Cours de 400 kil.l
Mohawk, riv. des Etats-Unis (New-York).J
Mohedano (RAPHAëL et PlERRE-RoDRIGUEZ),
religieux de la Merci à Grenade, ont laissé une Histoire littéraire d'Espagne, 1766-1791, 10 vol. in-4o, qui s'arrête à Lucain.
Mohedano (Antonio), peintre et poète espagnol, né à Antequera (Andalousie), 1561-1625, se distingua comme peintre de fresques ; il a laissé des œuvres très estimées.
Mohicans , anc. tribu de l'Amérique du Nord, qui habitait les bords du Connecticut.
Mohiiev, ch.-l. du gouvern. de ce nom (Russie), sur le Dnieper, à 800 kil. S. de Saint-Pétersbourg ; 42,000 hab.— Archevêchés grec et catholique métropolitains. Commerce avec la mer Noire. — Le gouvern. de Mohilev a 4,845,000 hect. et 1,092,000 hab. Arrosé par le Dnieper, il est riche en bois et en pâturages. Les villes sont : Mohilev, Orcha, Dubrowna, Mstislawl, etc.
Mohilev, v. de Russie (Podolie), sur le Dniester, à 132 kil. S.-E. de Kaminiec. Evêché arménien ; 9,000 hab. [res.l
Mohiiia ou Monhiiiy, l'une des îles Como-J
Mohon, comm. du cant. de La Trinité, arr. de Ploërmel (Morbihan) ; 2,878 hab.
Mohrungen, v. de la prov. et du roy. de Prusse, à 110 kil. S.-O. de Kœnigsberg; 2,500 h.
Moine (Antonin), né à Saint-Etienne, 1797- 1849, fut élève de Girodet et de Gros, puis abandonna la peinture pour la sculpture.
moine, affl. de dr. de la Sèvre-Nantaise, passe à Cholet, Montfaucon et finit à Clisson.
Moines (île aux), la plus grande des Sept- Iles, avec un fort, à 44 kil. N. de Lannion (Côtes-du-Nord).
Moines. Ce mot, qui signifie solitaires (du grec ilÔvqç, seul), a fini par désigner tous les membres des communautés religieuses. Instituée en Orient, où elle fut surtout contempla-
MOK
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tive, la vie monastique prit, en Occident, un caractère plus pratique ; les premiers établissements furent ceux de Marmoutier, 375, et de Lerins, 391, en Gaule. Au vi« siècle, saint Benoît de Nurcia rédigea la règle qui porte son nom.
Moirans, ch.-l. de cant., arr- et à 20 kil. N.-O. de Saint-Claude (Jura) ; 4,240 hab.
Moirans, cornm. du cant. de Rives, arr. de Saint-Marcellin) (Isère). Forges , filatures de soie ; 3,227 hab.
Moisdon, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. S. de Ghâleaubriant (Loire-Inférieure) ; 2,545 hab.
Moïse, en hébreu Mosché (tiré de l'eau), législateur des Hébreux, né en Egypte, vers 1705 av. J.-C. Fils du lévite Amram et de Jochabed, il fut exposé au bord du Nil, découvert et adopté par Termutis, fille du roi. A l'âge de quarante ans, il s'enfuit dans le pays de Madian dont le chef, Jéthro, lui donna en mariage sa fille, Séphora. Il y gardait les troupeaux de son beau-père, quand une voix, sortant d'un buisson ardent, sur le mont Horeb, lui ordonna d'aller délivrer les Hébreux opprimés. Secondé par Aaron, son frère, il obtint de Pharaon qu'ils sortiraient d'Egypte, mais ce ne fut qu'après avoir frappé le pays de dix plaies. Les Israélites franchirent miraculeusement la mer Rouge ; du mont Sinaï, Moïse transmit au peuple, au nom de Dieu, le Décalogue inscrit sur deux tables de pierre. Après avoir châtié les adorateurs du veau d'or, et construit le Tabernacle, il erra dans les déserts avec les Hébreux, qui plusieurs fois se soulevèrent contre lui. Enfin, dans la quarantième année qui suivit la sortie d'Egypte, Moïse arriva au bord du Jourdain; mais exclu de la Terre Promise, pour avoir hésité, lorsque Dieu lui ordonna de faire jaillir l'eau du rocher d'Horeb, en le frappant de sa baguette ; il désigna Josué pour son successeur, et mourut sur le mont Nébo, à l'âge de 420 ans, 4585. Il est regardé comme l'auteur du Pentateuque.
Moïse de Koren, né au bourg de Koren (Arménie), 370-489, évêque de Pakrévant. Il a écrit une Géographie, une Rhétorique, et surtout une Histoire d'Arménie qui s'arrête à l'an 444 de J.-G.
Moissac , Mussiacum, ch.-l. d'arrond. de Tarn-et-Garonne, sur le Tarn et le canal latéral à la Garonne, à 28 kil. N.-O. de Montauban. Minoteries renommées , huiles , vins , laines ; 9,202 hab. [de Corte (Corse) ; 826 hab.]
Moita, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. E.J
Moitte (Jean-Guillaume) , sculpteur, né à Paris, 4747-4840, était fils d'un graveur distingué. Elève de Pigalle et de J.-B. Lemoyne, il obtint le prix de Rome en 4768.
itioivre (Abraham) , mathématicien, né en 4667 à Vitry (Champagne), d'une famille protestante. Il passa en Angleterre, 4688, où il se lia avec Newton, et mourut en 4754.
Mojacar, v. de la prov. et à 405 kil. d'Almeria (Espagne), près de la Méditerranée. Pèche active ; fabrique de soude ; 4,500 hab.
Mojaïsk, v. du gouvern. et à 400 kil. S.-O. de Moscou (Russie), sur un affl. de la Moskowa ; 4,000 hab.
Moka, port d'Yémen (Arabie), au S.-O. de Sana, sur la mer Rouge; 2,500 hab. Cette ville, jadis florissante, a restreint ses exportations de café, cire, etc.
Mokcna, riv. de Russie, affl. de l'Oka. Cours de 500 kil.
Moke (Henri-Guillaume), né au Havre, 480o- 4862, professeur à l'Athénée royal de Gand, puis à l'Université, a écrit : les Gueux de mer ou la Belgique sous le duc d'Albe ; les Gueux des bois ou les patriotes belges en 4566 ; Histoire des Francs (le commencement seul a paru); Hist. de la Belgique; Mœurs, usages, fêtes et solennités
des Belges; Hist. de la littérature française; Précis de l'histoire moderne, etc.
Moktader.Biiiah, khalife de Ragdad, 908- 932. [4074-1094.1
Moktadi.BiamriUah, khalife de Bagdad,]
Moktafi-Biiiah, khalife de Bagdad, 902-908
Moia, port d'Italie, à 22 kil. S.-O. de Bari, sur l'Adriatique; 9,000 hab.
Moia-di-Gaeta, Formies, petit port sur le golfe de Gaëte et à 40 kil. N. de cette ville ; 4,800 hab.
Moia (Pierre-François), né près de Gôme, 4642-4668, élève de l'Albane. On vante son dessin, son coloris, la hardiesse de ses compositions; il excella surtout dans le paysage.
Molay (Jacques de), dernier grand maître des Templiers, né en Bourgogne, vers 4244. Grand maître vers 4298, chassé de la Terre- Sainte, il se retira à Chypre, puis se rendit en France, 4306. Arrêté. 43 octobre 4307, avec beaucoup de chevaliers, traduit devant l'inquisiteur de France, puis devant une commission papale, 4309-4310, il ne cessa de protester de l'orthodoxie de son ordre. Jacques de Molay et Guy d'Auvergne, commandeur de Normandie, ayant protesté contre de prétendus aveux qu'on leur attribuait, furent brûlés sur un bûcher dressé sur l'emplacement du terre-plein actuel du Pont-Neuf, à Paris.
Moibech (Christian), savant danois, né à Soroe, 4783-4857, professeur à l'Université de Copenhague. 4829, et membre de l'Académie des sciences, a beaucoup travaillé au Dictionnaire danois. On lui doit : Histoire de la guerre des Ditmarses en 4500 ; Récits et tableaux de l'histoire danoise; Leçons sur la poésie danoise; Documents relatifs à Vhistoire de la langue et de la littérature danoise, etc.
Moid, ch.-l. du comté de Flint (Pays de Galles), en Angleterre, sur l'Allen. Houille et plomb ; 40,000 hab.
Moidau, riv. de Bohême, naît au Bœhmer-. Wald, coule d'abord au S.-E., puis au N., en arrosant Budweiss et Prague, et se jette dans l'Elbe à Melnik. Son cours est de 420 kil. Elle reçoit la Beraun et la Wottava, à gauche; la Luschnitz et la Zasawa, à droite.
Moidava, riv. qui arrose la Bukowine (Empire d'Autriche) et la Moldavie, et se réunit au Sereth après 450 kil. de cours.
Moldavie, en turc, Bogdan, l'une des deux Principautés- Unies du Danube ou de la Roumanie, bornée au N. par la Bukowine et par la Russie ; à l'E. par la Russie et la mer Noire ; au S. par la Bulgarie et la Valachie ; à l'O. par la Transylvanie. La superficie est de 47,800 kil. carrés, et la pop. de 4,800,000 hab. — Plat, sauf dans le voisinage des Karpathes, le sol est arrosé par le Sereth, le Pruth, la Moldava, etc. Les forêts couvrent le 5e du territoire, 29,000 hect. de vignobles. Céréales; élève du bétail, de chevaux recherchés, d'abeilles. Salines d'Okna; eaux minérales. Les villes sont : Jassy, capit., Galatz, Okna, etc. — Comprise dans la Dacie des anciens, el conquise par Trajan, elle reçut des colons romains qui se mêlèrent aux indigènes, et gardèrent leur nationalité à travers les invasions. Constituée en Etat indépendant sous Bogdan 1er. vers 4352, elle repoussa les Turks jusqu'à Soliman II qui la réduisit à la condition de vassale, 4538. Elle perdit la Bukowine en 4774; la Bessarabie, 4812, et les bouches du Danube, 4829. Ces dernières lui ont été restituées par le traité de Paris, 4856. La Moldavie et la Valachie forment la Roumanie ou les Principautés-Unies. V. Roumanie.
Moide, port de Norvège à 80 kil. S.-O. de Drontheim; 7,000 hab.
Mole (t,e) OU Le Mole-Saint-Nicolas, ch.-l. d'arrondissement, à 180 kil. N. de
MOL
MOL
Port - Républicain (Haïti), beau port à l'embouchure d'une petite rivière. Exportation de café, coton et. indigo.
Moié (Edouard), né à Paris, 4540-1614, d'une famille originaire de Troyes, nommé procureur général par les Ligueurs, resta fidèle, malgré les Seize, à la royauté, et devint président à mortier.
Mole (Mathieu), fils du précédent, 1584-1656, fut conseiller au parlement de Paris, 1606, procureur général, 1614, et premier président, 1641. 11 alla réclamer, à travers les barricades, Broussel et Blancmesnil, arrêtés par ordre d'Anne d'Autriche, 1648, et suspendit par la paix de Rueil, 1649, la lutte de la Fronde. Nommé garde des sceaux, 1651, il se démit des fonctions de premier président, 1653. On a de lui des Mémoires, 4 vol. in-8°, publiés, en 1855.
Mole (Louis-Mathieu, comte), de ia famille des précédents, né à Paris, 1781-1865, fut signalé à Napoléon Ier par ses Essais de momie et de politique, in-8°, 1805. Maître des requêtes au Conseil d'Etat, 1806, conseiller d'Etat et directeur général des ponts et chaussées, 1810, il devint grand juge, 1813, et membre du conseil de régence, 1814. Appelé par la 2e Restauration à la Chambre des Pairs, 1815, Mole fut ministre de la marine, 1817-1818. Ministre des affaires étrangères après la révolution de 1830, il posa le principe de non-intervention. Président de deux ministères successifs, septembre 1836; 15 avril 1837-31 mars 1839, il perdit le pouvoir à la suite d'une coalition des divers partis de la Chambre élective. Nommé par le département de la Gironde aux deux assemblées qui siégèrent pendant la seconde république, il y fut l'un des chefs du parti monarchique. Il était de l'Académie française depuis 1840.
Mole (François-René), acteur, né à Paris, 1734-1802, excella dans la comédie, mais échoua dans la tragédie. On a ses Mémoires, publiés par Etienne, 1825.
Moiesme, bourg de 900 hab., à 24 kil. N.-O. de Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or).
Moiesworth (William), né à Camberwell (Surrey), 1810-1855, fut à la Chambre des communes l'un des chefs des radicaux philosophes, qu'il soutint dans la London Review et la Westminster lieview. Il fit partie des ministères Aberdeen, 1852, et Palmerston, 1855. Il a publié une magnifique édition des Œuvres de Hobbes, 16 vol., 1842-1845.
Moifetta, v. de la prov. et à 26 kil. N.-O. de Ban (Italie), sur l'Adriatique ; 30,000 hab.
Molière (JEAN-BAPTISTE Poquelin, dit), né
à Paris, le 15 janvier 1622, fils d'un valet de chambre tapissier du roi, eut, en 1637, la survivance de sa charge. Reçu avocat, 1645, il fit Eartie d'une troupe de comédiens amateurs qui ientôt se constitua régulièrement : il prit alors le nom de Molière. Il passa 12 ans, 1646-1658, à parcourir les villes de province, surtout celles du Midi, alimentant le répertoire de la troupe dont il était le chef par des farces, telles que le Médecin volant et la Jalousie du Barbouillé. Il donna aussi à Lyon, l'Etourdi, 1653, et à Béziers, le Dépit amoureux, 1656. Revenu à Paris, il joua, devant le roi, Nicomède de Corneille, et mit sur la scène les Précieuses ridicules; dès lors il se borna t à étudier le monde », 1659. Il suivit cette voie nouvelle dans Sganarelle, 1660 ; Don Garde de Navarre, 1661 ; l'Ecole des Maris, 1661 ; les Fâcheux, comédie-ballet, jouée pour la l" fois, comme la précédente, chez Fouquet, au château de Vaux, 1661. Marié, en 1662, a Armande-Grésinde Béjart, il obtint un éclatant succès dans l'Ecole des Femmes, qu'il défendit dans la Critique de l'Ecole des Femmes, et dans l'Impromptu de Versailles, 1663. Après avoir joué le Mariage forcé, 1664, et la Princesse d'E- I
lide, il écrivit Don Juan ou le Festin de Pierre. Soutenu par Louis XIV, Molière donna l'Amour médecin, 1665; le Misanthrope, le chef-d'œuvre de la scène comique, 1666; le Médecin malgré lui ; Mélicerte et la Pastorale comique ; le Sicilien ou V Amour peintre, 1667. Puis il fit jouer l'imposteur ou Tartufe, dont la représentation ne fut autorisée qu'en 1669. Il composa : Amphytrion, l'Avare, Georges Dandin. Les dernières pièces de Molière, M. de Pourceangnac, 1670; les Amants magnifiques, 1670; le Bourgeois gentilhomme, 1670; Psyché, tragédie-ballel, en collaboration avec Corneille, Quinault et Lully, et la Comtesse d'Escarbagnas, 1671, furent écrites pour l'amusement de la cour. Les Fourberies de Scapin, 1671 ; les Femmes savantes, 1672, et le Malade imaginaire, 1673, parurent sur la scène du Palais-Royal. A la 4e représentation du Malade imaginaire, Molière, qui jouait le principal rôle, fut saisi d'une convulsion; transporté à son domicile, il mourut à 10 heures du soir, 17 fév. 1673, épuisé de travaux et de soucis domestiques. Molière est, au jugement de tous les critiques, le plus grand des poètes comiques. On lui a élevé, en 1844, un monument à Paris, rue Richelieu.
Molières (JOSEPH Privât de), savant Ora-
torien, né à Tarascon, 1677-1742, professeur de philosophie au Collège de France, 1723, défendit le système des tourbillons de Descartes.
Molières, ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. N. de Montauban (Tarn-et-Garonne) ; 2,376 habit.
Molina ( Louis ) , jésuite espagnol , né à Cuença, 1535-1601, enseigna, pendant 20 ans, la théologie à l'université d'Evora (Portugal). Il écrivit un traité De liberi arbitra cum gratiœ donis concordia, in-4°, 1588, qui fut attaqué par les dominicains espagnols, par les calvinistes et par les jansénistes.
Molina-de-Aragon, V. de la prov. et au
N.-E. de Guadalajara (Espagne), sur le Gallo; 5,000 hab.
Molina (Sierra de), chaîne de montagnes d'Espagne, vers le Tage supérieur.
Moiïneiia, affl. du Tartaro, importante par sa position dans le pays marécageux situé entre le bas Mincio, le Pô et l'Adige.
Molinet (Jean), poète et chroniqueur français, né dans le Boulonnais au xve s., mort en 1507, a écrit une Chronique, qui s'étend de 1474 à 1504.
Molinistes, partisans de Molina.
Molinos (Michel), théologien mystique, né près de Saragosse, 1627-1696, publia, 1675, la Guide spirituelle, où il posa en principe que la perfection chrétienne consiste dans la quiétude. Molinos dut abjurer ses erreurs, 1687, et fut condamné à une détention perpétuelle.
Molins-deL-Rey, v. de la prov. et à 17 k N.-O. de Barcelone (Espagne), dans une vaste plaine fertile en céréales et en vins assez estimés ; 3,000 hab.
Molise ou Sannio, prov. de l'anc. roy. de Naples , aujourd'hui province de Campo- Bassot
Moliterno, v. de la Basilicate (Italie) à 45 kil. S. de Potenza; 5,000 hab.
Molitor (Gabriel-Jean-Joseph, comte), né à Hayange (Moselle), 1770-1849, capitaine de volontaires, 1791, général de brigade sous Masséna. passa, en 1800, sous les ordres de Moreau, qui l'envoya dans le Tyrol, 1800-1802. Général de division, 1802, il commanda, dans la campagne de 1805, l'avant-garde de l'armée d'Italie. Il fut ensuite gouverneur général de la Dalmatie, 1806, puis de la Poméranie, 1807-1808, des villes Hanséatiques, 1810, 1811-1813. Exilé en 1815, mais rappelé en 1818, il soumit, dans l'expédition d'Espagne, les provinces du littoral de la Méditerranée, 1823 ; Louis XVIII le créa alors maréchal de France. Gouverneur des Invalides en
MOM
MON
1847, il fut grand-chancelier de la Légion d'honneur, 1848. '
Moiivo ou Moiievah, v. de l'île de Mételin, sur la côte N. Autrefois Méthymne.
Mon, v. de la prov. d'Anvers (Belgique). Fabr. de draps; 5,000 hab.
Moiiendo, bourg de la république du Pérou, sur le Grand Océan, dans le département d'Aréquipa. Grand commerce de guano.
Mollevah. V. MOLIVO.
jMoiievaut ( Charles-Louis ), né à Nancy, 1//6-1844, professeur, correspondant de l'Académie des Inscriptions, a écrit des poésies originales (Elégies, Fables, Chants sacrés, le poème des Fleurs, en 4 chants, etc.), et des traductions, en prose ou en vers.
Moiiien ( Nicolas-François ), né à Rouen, 1758-4850, devint, après le 18 brumaire, directeur de la caisse d'amortissement, en 4804, conseiller d'Etat, puis ministre du Trésor, 1806- 4814. Il fut nommé pair de France, en 1819. Il a écrit les Mémoires d'un ministre du trésor public, 4845, 4 vol. in-8°.
Moiiiens.vidame, ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. O. d'Amiens (Somme); 754 hab.
Moioch, c'est-à-dire roi, l'un des dieux des Phéniciens et des Carthaginois. On lui sacrifiait des enfants.
Moioga, affl. de gauche du Volga, communique avec le lac Ladoga par le canal Tikhvin. Cours de 400 kil.
Molosses, anc. peuple de l'Epire; les villes étaient Dodone, Photica, Tecmon, Chalcis, Ambracie et Passaro. Il était d'origine pélasgique, et reçut une colonie d'Eoliens. Les Molosses, aidés de l'alliance Macédonienne, s'emparèrent du reste de l'Epire, et, sous Pyrrhus II, 295-272 av. J.-C, firent même des conquêtes au dehors.
Moisheim, anc. ch.-l. de canton, à 20 kil. S.-O. de Strasbourg (B. -Alsace), sur leBrusche; 3.500 hab. Armes blanches et grosse quincaillerie.
Dioluqnes (en arabe, îles royales), archipel de laMalaisie (Océanie), au S. des îles Philippines, à l'O. de la Papouasie, à l'E. de Célèbes, et au N. de l'Australie; 14,000 kil. carrés; 550.000 hab. — Ces îles, encore bouleversées par des tremblements de terre, ont de nombreux volcans. On y cultive surtout le giroflier et le muscadier : de là leur nom d'îles aux épices. On les partage en trois résidences hollandaises : 4<> Amboine et Ceram; 2<> Banda ; 3<> Moluques proprement dites (Ternate. Gilok), Tidor, Batchian, Matchian, Bourou). Le gouverneur général réside à Amboine. — On appelle mer des Moluques la mer entre Célèbes, Gilolo, la Nouvelle-Guinée, les îles Arrou et Timor.
Moiwitz, village de Silésie (Prusse), à 38 kil. S,-E. de Breslau. Victoire de Frédéric II, 4741.
nioiyneux (William), né à Dublin, 4656-4698, fut ingénieur et surintendant des bâtiments. On cite de lui : Traité de Dioptrique, 4692 ; il avait demandé à Locke si un aveugle, à qui la vue serait rendue, reconnaîtrait la forme des corps : c'est ce qu'on appelle le problème de Molyneux.
Mombaza, île et ville d'Afrique, sur la côte de Zanguebar. L'île a 25 kil. de tour; le port est très beau, mais il n'y a plus que 3,000 hab., Souahilis, Arabes et Indiens.
Momigny (JÉRÔME-JOSEPH de), né à Philip-
peville, 4766-1838, a composé des quatuors, des sonates, des cantates, etc. On lui doit : Cours complet d'harmonie et de composition; Cours général de musique, de piano, d'harmonie et de composition, etc. [lande.]
Momonie OU Munster, division de l'Ir-J Momoro (Antoine-François), né à Besançon, 1756-4794, d'origine espagnole, imprimeur à Paris, devint l'un des membres les plus exaltés I des Jacobins, puis des Cordeliers. Il se signala |
parmi les plus fougueux Hébertistes, et périt sur l'échafaud, 24 mars 1794.
Mompox, v. de l'Etat de Boyaca (Confédération Grenadine), à 200 kil. S.-E, de Carthagène, sur la Magdalena, 10,000 hab.
Momus, fils du Sommeil et de la Nuit, Dieu des bons mots et de la plaisanterie chez les anciens.
Mona, nom latin d'ANGLESEY.
Monabia, nom latin de l'île de Man.
Monachium, nom latin de Munich.
Monaco, Portus ou Arx Herculis Monœci, capit. de la principauté de son nom, à 14 kil. N.-E. de Nice, maintenant réduite à la ville de Monaco et à sa banlieue. La population totale est de 3,100 habitants.
Possédée d'abord par la famille génoise des Grimaldi, la principauté de Monaco passa par mariage dans celle de Matignon (1731), qui hérita aussi du nom. Les villes de Menton et de Roquebrune-ont été réunies à la France, en 1861.
Monagas (Don Jacinto), l'un des libérateurs de la Colombie, né à Venezuela, 1785-1819, seconda Miranda. Bolivar, et fut tué à la bataille de Boyaca. La famille des Monagas est restée puissante dans le Venezuela.
Monaghan, comté d'Irlande (Ulster); superf., 130,000 hectares ; pop., 200,000 hab. Entrecoupé de marais et de lacs, il est très humide.
Monaghan, ch.-l. du comté (Irlande), près du Blackwater, à 135 kil. N.-O. de Dublin; 4,200 hab.
Monaideschi (Jean de), gentilhomme d'Orvieto , devint grand-écuyer de Christine de Suède, et fut assassiné par ses ordres à Fontainebleau, 4657.
Monastier (r.e), ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-E. du Puy (Haute-Loire); 3,739 hab.
Monastir ou Bitoiia, v. de Macédoine (Turquie d'Europe), située dans une riche plaine, à 480 kil. S.-O. de Salonique ; 45,000 hab.
Monastir ou Mistir, v. de la Tunisie, sur le golfe d'Hammâmet, près du cap Monastir ; port commerçant.
Monboddo (JAMES Bnrnett, lord), né à Mon-
boddo (Kincardine), 4744-4799, s'est principalement occupé de la philosophie grecque.
Moncade (Hugues de), né vers 1466, d'une famille originaire de Béarn, vice-roi de Sicile, 1522, fut pris par André Doria, 1524. Plus tard il se laissa bloquer dans Naples par Doria, et périt, dans un combat naval à l'entrée du port,
Moncade (François de), comte d'Ossone, né à Valence, 1586-1635, fut général des Espagnols dans les Pays-Bas, 4633. On lui doit : Hist. de l'Expédition des Catalans et des Aragonais contre les Turcs et les Grecs.
Moncaiieri, v. d'Italie, à 9 kil. S. de Turin, sur le Pô. Château royal; 9,300 hab.
Moncayo (Sierra 'de), Caunus, portion de la chaîne Ibérique, entre les provinces de Soria et de Saragosse.
Moncey (BON-ADRIEN Jeannot de), duc de Conegliano, né à Besançon, 4754-4842, engagé à 45 ans, dirigea, en 4792, le bataillon des chasseurs Cantabres, à l'armée des Pyrénées-Occidentales. Général de brigade, puis de division, 4794, il commanda l'armée des Pyrénées-Occidentales; il envahit la Navarre, et, en 4795, les provinces basques. En 4800, if amena au Premier Consul, avant Marengo, 20,000 hommes de l'armée du Rhin, par le Saint-Gothard. Maréchal, 1804, duc de Conegliano, 1808, il prit part au siège de Saragosse en 1809. En 1814, il fut nommé commandant en second de la garde nationale parisienne et combattit un des derniers dans la plaine de Clichy. En août 1815, il refusa de présider le conseil de guerre chargé de juger le maréchal Ney, et fut emprisonné pendant 3 mois
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au fort de Ham. Il commanda, en 1823, le corps
3ui opéra contre Mina en Catalogne. En 4834, il evint gouverneur de l'hôtel des Invalides.
Monchique (Serra de), chaîne de montagnes du Portugal qui commence au cap Saint- Vincent, entre Algarves et Alemtejo. Elle tire son nom de Monchique, v. à 24 kil. N. de Lagos ; 3,000 hab. Eaux chaudes ; oranges renommées.
Monciar, ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kil. S.-E. de Montauban (Tarn-et-Garonne); 1,874 h.
Monciar, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.-O. de Viileneuve-d'Agen (Lot-et-Garonne); 1,664 hab.
Monciar (JEAN-PJERRE-FRANÇOIS de Ripert,
marquis de-), né à Apt, 1711-4773, procureur-général du parlement d'Aix, se déclara énergiquement en faveur des protestants; il est surtout célèbre par la part qu'il prit au fameux procès des Jésuites, et refusa la place de contrôleurgénéral.
Monclova. V. MONTELOVEZ.
Monçon, nionzon OU Monçon, V. de la
prov. de Huesca (Aragon), sur la'Cinca, à 56 kil. S.-E. du ch.-l.; 3,500 hab. Traité de 1626.
Honcontour, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. S.-O. de Loudun (Vienne), sur la Dive. Défaite de Coligny, 1569 ; 891 hab.
Moncontour, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. S.-E. de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord); 4,378 hab.
Moncorvo (Torre de), ville de la prov. de Tras-os-Montes (Portugal), au S.-O. de Bragance, position stratégique importante ; 3.000 hab.
nioncoutant, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. N.-O. de Parthenay (Deux-Sèvres); 2,653 hab.
Moncrabeau, comm. du cant. de Francescas, arr. de Nérac (Lot-et-Garonne); 2,062 hab.
Itloncrif (FRANÇOIS-AUGUSTIN Paradis de),
né et mort à Paris, 4687-4770, censeur royal, 4733, et lecteur de la reine Marie Leczinska, membre de l'Académie française, 4733, après avoir écrit une Histoire des Chats, 4727. On cite encore de lui : Essais sur la nécessité et les moyens de plaire, 4738, et surtout des poésies légères et des chansons.
Monda, v. de la prov. et à 36 kil. O. de Malaga (Espagne). Antiquités romaines; 6,000 hab.
siondego, Munda, fleuve du Portugal, naît dans la Serra de Estrella, passe à Coïmbre, et finit à Figueira. Cours de 450 kil.
Mondego, rivière de l'Amérique du Sud, arrose la province de Mato-Grosso (Brésil) et finit dans le Paraguay, par la rive gauche, après un cours d'environ 350 kilom. Elle est presque toujours navigable.
Mondoûedo, v. de la prov. de Lugo (Galice), en Espagne, à 48 kil. N.-E. du ch.-l.; 8,000 hab.
Mondonville (JEAN-JOSEPH Cassanea de),
né à Narbonne, 4745-4773, fut surintendant de la chapelle de Versailles. Ses oratorios, ses sonates, ses concertos, ses opéras eurent une certaine vogue.
Mondor, célèbre empirique et opérateur du xvnc s., peut-être italien, s'établit à Paris vers 4648 et fut l'associé de Tabarin, sur le théâtre de la place Dauphine.
Mondoubleau, ch.-l. de cant., arr. et à 27 kil. N.-O. de Vendôme (Loir-et-Cher). Elève de chevaux percherons; 4,885 hab.
Mondovi, v. forte de la prov. et à 26 kil. E. de Coni (Italie), à 87 kil. S.-E. de Turin, près de l'EIero; 22,000 hab. Evêché, citadelle. Victoire de Bonaparte, en 4796.
Mondragon. V. MONTDRAGON.
Mondragon, v. du Guipuzcoa (Espagne), à 20 kil. S.-O. de Plasencia; 2,500 hab.
Monein, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N. d'Oloron (Basses-Pyrénées). Bons vins ; mines de fer, cuivre, plomb ; 4,364 hab.
Monestier-de-Clermont, ch.-l. de cant.,
arr. et à 24 kil. S. de Grenoble (Isère); 779 hab.
Monestiès, ch.-l. de cant., de l'arr. et à 24 kil. N.-O. d'Albi (Tarn); 4,498 hab.
Monétîer (Le), ch.-l. de cant., arr. et à 44 kil. N.-O. de Briançon (Hautes-Alpes). Eaux thermales, cuivre, anlhracite; 2.287 hab.
Monfia, île de la côte de Quiloa (Zanguebar), en Afrique, au S. de Zanzibar, dans la mer des Indes.
Monflanquin, ch.-l. de cant., arr. et à 48 kil. N. de Villeneuve (Lot-et-Garonne), près de la Lède; 3,235 hab.
Monforte.de.Leœos, V. de la prov. de LugO
(Espagne), à 57 kil. S.-E. de Lugo; 6.000 hab.
Monforte, v. de la prov. et a 20 kil. d'Alicante (Espagne) ; 3,600 hab.
Mongault (Nicolas-Hubert de), né à Paris, 4674-1746, oratorien, entra à l'Académie française 1718, et à l'Académie des Inscriptions. On estime ses traductions.
Monge (Gaspard), né à Beaune (Côte-d'Or), 1746-1818, entra à l'école du génie de Mézières. Il y devint professeur de mathématiques, 1768, suppléant dans la chaire de physique 1772, et entra à l'Académie des Sciences dès 1780. Il fut ministre de la marine, (août 1792, avril 1793); en 1794, il composa son Art de fabriquer les canons, et, avec Bertholet et Vandermonde, son Avis aux ouvriers en fer sur la fabrication de l'acier. Il enseigna la géométrie descriptive à l'Ecole normale et à l'Ecole polytechnique. Il fit partie de l'expédition d'Egypte, il y présida l'Institut, et fut nommé comte de Péluse. Banni de l'Institut et de l'Ecole polytechnique par les Bourbons, il mourut brisé de douleur. On lui doit : Traité de statique ; Géométrie descriptive ; Application de l'analyse à la géométrie, etc.
Mong-ez (Antoine), né à Lyon, 1747-1835, de l'Académie des Inscriptions, 1785, travailla au Dictionnaire d'antiquités de l'Encyclopédie méthodique, et à l'explication des tableaux de la Galerie de Florence. Il continua aussi l'Iconographie romaine de Visconti et rédigea 48 Mémoires pour l'Académie.
nionghir, v. du Bahar (Hindoustan), à 130 kil. E. de Patna, et à 380 kil. N.-O. de Calcutta, sur le Gange. Armes et coutellerie ; 60,000 hab.
Mongolie, l'une des contrées comprises dans l'empire Chinois, au S. de la Sibérie, à l'O. de la Mandchourie, au N. du Thibet et do la Chine propre. Le désert de Gobi ou Chamo la divise en deux parties : au N., le pays des Khalkhas ; au S., le pays des Mongols proprement dits. Elle comprend, en partie, le plateau central d'Asie. Le pays des Khalkhas renferme les villes d'Ourga ou Kouren et celle de Maï-ma-tchin. La Mongolie propre et le pays de Khoukhou-Noor sont habités par des tribus nomades. Les princes mongols payent un tribut annuel à l'empereur de la Chine. Ils ont adopté le bouddhisme. La population s'élève peut-être à 3 millions d'individus.
Mongols (Empire des). On a entendu sous ce nom : 1<> l'empire fondé par Gengis-khan, 4206- 4227 ; 2o l'empire créé par Tamerlan (4370-4405); 3<> l'empire des grands Mogols, fondé par un descendant de Tamerlan, Babour (4505-1530). Après Aureng-Zeb, 1707, cet empire tomba en décadence.
Monïme, femme de Mithridate le Grand, née à Stratonicée (Carie), essaya en vain, par l'ordre du roi, de s'étrangler avec son diadème; un esclave lui donna la mort, 72 av. J.-C.
Monino (JOSEPH). V. FlORIDA-BlANGA.
Monique (Sainte), mère de saint Augustin, née en 332, prépara la conversion de son fils ; le suivit à Milan, où, grâce à saint Ambroise, il reçut le baptême, 387. Elle mourut à Ostie. Fête, le 4 mai.
Monistrol.sur-L.oire, Monasteriolum, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N. d'Yssingeaux (Haute-
MON
xMON
Loire). Dentelles, quincaillerie; 4,702 habitants.
Moniteur, journal officiel de la France, fondé par le libraire Panckoucke, lorsaue l'Assemblée constituante fut transférée à Paris. Il parut le 24 novembre 1789.
Monk (George), né à Potheridge (Devonshire), 1608-4670, servit Charles I«, fut pris par FairfaxJ 1644, et devint l'un des lieutenants de Cromwell' qui le chargea d'achever la réduction de l'Ecosse, et, en 1653, de combattre sur mer les Hollandais. Après l'abdication de Richard Cromwell, il s'avança sur Londres, où il détermina l'Assemblée à se dissoudre elle-même, 1660. Il amena la restauration de Charles II, qui le créa duc d'Albemarle; il servit encore dans la guerre de Hollande, 1665.
Monmerqué (LOUIS -JEAN-NlCOLAs), né à
Paris, 1780-1860, conseiller à la Cour d'appel, a édité, avec Petitot : Collection de Mémoires relatifs à V histoire de France (de l'avènement de Henri IV à la paix de Paris, 1763), 130 vol. in-8»; Lettres de M™ de Sévigné ; Mémoires de M. de Coulanges ; Historiettes de Tallemant des Réaux; Théâtre français du moyen âge ; Mémoires de Coligny-Saligny, — de Villette, etc.
Monmouth, comté d'Angleterre (pays de Galles). — Mines de fer, étain, houille et kaolin. Aride et montagneux à 1*0., il est plus fertile à l'E. Les villes sont : Monmouth, ch.-l., Abergavenny, Caerleon, Newport, etc.
Monmouth, ch.-l. du comté, sur la Wye, à 200 kil. N.-O. de Londres ; 6,000 hab.
Monmouth ou Freehoid, v. du New-Jersey (Etats-Unis), à 40 kil. N. de Trenton. Victoire de Washington en 1778 ; 6,000 hab.
Monmouth (Jacqdes, duc de), fils naturel de Charles II Stuart, né à Rotterdam, 1649-1685, fut comblé de faveurs par son père ; défit, 1678, les Ecossais révoltés au pont de Rothwell . mais fut exilé ea Hollande, 1683. A l'avènement de Jacques II, Monmouth débarqua à Lyme-Regis(Dorset) ; lut battu à Sedgemoor (Somerset), pris, et décapité à Londres.
Monnaies (Cour des). Elle connaissait, avant la Révolution, de tous les procès relatifs aux monnaies, et surveillait l'exécution des ordonnances relatives à la matière. Séparée de la Cour des Comptes, en 1357, elle jugea en dernier ressort, en 1552.
Monnet (Jean), né à Condrieux, 1710-1785. On a de lui : Anthologie française ou chansons choisies, depuis le xme s.
Monnîer (MARIE-THÉRÈSE DE Ruffey, COm-
tesse de), connue sous le nom Sophie, née en 1754, mariée à un vieillard, président à la Chambre des Comptes à Dôle, aima Mirabeau, s'enfuit avec lui, fut arrêtée, renfermée dans un couvent à Gien, et se donna la mort en 1789. Monnoyer (Jean-Raptiste), né à Lille, 1634- 1699, eut une grande réputation, comme peintre de fleurs et de fruits.
Monœvi portus. V. MONACO.
Monomotapa, région de l'Afrique australe, dans le bassin moyen du Zambèze. — Ce nom désigna un empire qui se divisa, en 1759, en plusieurs Etats cafres.
Monongahéla, rivière des Etats-Unis, se réunit à l'Alleghany pour former l'Ohio, à Pittsburg.
Monophysites, partisans d'Eutychès, qui ne reconnaissaient qu'une nature en J.-C.
Monopoli, v. de la prov. et à 44 kil. S.-E. de Rari (Italie), sur l'Adriatique. Commerce actif de vins et d'huiles- 21,000 hab.
Monothéistes, hérétiques qui n'admettaient en J.-C. qu'une seule volonté. Cette hérésie fut condamnée surtout par le concile œcuménique de Constantinoplc. en 680.
Monovar, v. d'Espagne (Valence), à 31 kil. N.-O. d'Aliaante ; 9,000 hab.
Monpazier, ch.-l. de cant., arr. et à 40 kil
S.-E. de Rergerac (Dordogne) ; 981 ha*>.
Monpont, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. S.-O. de Ribérac (Dordogne) ; 2,232 hab.
Monpou (Hippolyte), né à Paris, 1804-1841, d'abord organiste, débuta par des romances,' avant d'aborder l'opéra-comique. On lui doit : le Luthier de Vienne, Piquillo, le Planteur, la Chasie Suzanne, et surtout les Deux Reines.
Monreale OU Morreale, V de Sicile, à 4 kil. S.-O. de Palerme, sur le mont Caputo; 13,000 hab. Monastère bénédictin ; belle cathédrale, qui date de 1174. [à Londres, 1697-1767.]
Monro (Alexandre), anatomiste anglais, néj
Monroë (James), né en Virginie, 1759-1831, fut ministre de l'Union à Paris, 1794, gouverneur de Virginie, 1799, puis négociateur du traité qui amena l'acquisition de la Louisiane, 1803. Président de la république, 1817, il acquit la Floride, 1819. Réélu en 1821, il posa en principe que les puissances de l'Europe n'avaient pas le droit d'étendre leur système d'intervention en Amérique, 1823 : c'est ce qu'on appela depuis la doctrine de Monroë.
Monrose (ClAUDE-LoUIS-SÉRAPHIN Barizain,
dit), comédien, né à Resançon, 1783-1843, excella dans l'emploi des valets.
Monrovia, capit. de la république nègre de Libéria (Afrique), à l'embouchure du Saint- Paul; 8,000 hab.
Mons, en flamand Bergen, ch.-l. du Hainaut (Belgique), sur la Trouille, à 52 kil. S.-O. de Bruxelles; houille provenant, du bassin appelé Borinage, au milieu duquel cette ville est située. Sous la domination française, elle fut le ch.-l. du département de Jemmapes ; 24,000 hab.
Mons-en-Barœui, comm. du cant., de l'arr. de Lille (Nord) ; 2,388 hab.
Mons-en-Puelle OU Pevêle, COmm. du
cant. de Pont-à-Marcq, arr. et à 20 kil. S. de Lille (Nord). Victoire de Philippe le Rel sur les Flamands en 1304; 2,080 hab.
sionségur, Mons securus, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N.-E. de la Réole (Gironde): 1,649 hab. [S.-O. de Padoue ; 8,000 hab.i
Monselice, v de la Vénétie (Italie), à 24 kil.J
Monserado. V. MeSDRADO. [1754-1837.1
Monsiau(NicoLAs-ANDRÉ), peintre, né à ParisJ
Monsieur (Canal de). V- RlIÔNE-au-RHIN
(Canal du).
Monsignori (Francesco), peintre de l'éco«le de Mantoue, né à Vérone, 1455-1519, élève de Mantegna, a laissé des fresques, des tableaux estimés, des portraits, et excellait surtout à peindre les animaux.
Monsigny (PlERRE-ALEXANDRE de), né à Fau-
quembergues, près de Saint-Omer, 1729-1817, donna les Aveux indiscrets, opéra-comique, 1759. Le succès de deux autres partitions, le Maître en droit et Cadi dupé, 1768, lui valut la collaboration de Sedaine, qui écrivit pour lui : On ne s'avise jamais de tout, 1761 ; le Roi et le Fermier, 1762; Rose et Colas, 1763; le Dés-erteur, 1768; Félix ou l'Enfant de la forêt, Mil, etc., opéras-comiques, et Aline, reine de Golcondc, 1766, opéra.
Monsos ou Monsols, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. N.-O. de Villefranche (Rhône) ; 1,146 hab*
Monstrelet (ENGUERRAND de), né dans 16
comté de Roulogne vers 1390-1453, a écrit une Chronique en 2 livres qui s'étend de 14D0 à 1444.
Montabert ( Paillot de ) , peintre , né à
Troyes, 1771-1849, est surtout connu par son Traité complet de la Peinture, 9 vol. in-8» et 1 vol. de figures.
Montagna (Bartolommeo), peintre de l'école vénitienne, né à Vicence , vivait encore en
Montagnac, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. N.-E. de Béziers (Hérault), sur l'Hérault; 3,460 h.
MON
MON
Montagnana, v. de la Vénétie (Italie), à 35 kil. S.-O. de Padoue; 8,000 hab.
Montagne (La), les montagnards, noms donnés aux membres de la Convention qui occupaient les bancs les plus élevés de la salle des séances.
Montagne (Vieille). V. MORESNET.
Montagne d'argent (La), lieu de déportation de l'arrond. de Cayenne (Guyane française).
Montagny, comm. du cant. de Perreux, arrond. de Roanne (Loire). Etoffes de soie ; 2,141 bab.
Montagrier, ch.-l. de cant., arr. et à 15 kil. E. de Ribérac (Dordogne) ; 811 bab.
Montagne (Edouard de), marin anglais, 1625-1672, combattit dans les troupes du Long- Parlement, contribua à la prise de Dunkerque, 1658, puis se retira du service jusqu'à la restauration de Charles II, qu'il ramena en 1660. 11 fut alors créé comte de Sandwich et vice-amiral. Il périt dans le combat de Solebay engagé contre Ruvter.
Montagne (Lady MARIE Wortley-), fille du
duc de Kingston, 1690-1762, épousa, en 1712, Edouard Wortley-Montague, qui fut ambassadeur à Constantinople en 1716. Elle suivit son mari dans ce voyage, et en rapporta l'inoculation, 1718. Ses Lettres sur la Turquie assurent aujourd'hui sa réputation.
Montagne (CHARLES, comte d'Halifax).