‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 380 sur 657 · V. Halifax · texte numérisé non relu

V. Halifax

Montaigne (MICHEL Eyquem de), né au

château de Montaigne (Périgord), 1533-1592, succéda à son père à la cour des aides de Périf;ueux, laquelle fut transférée, 1557, à Rordeaux. I donna sa démission en 1570 ; et publia, 1580, la première édition de ses Essais, en deux livres. Il était à Rome, quand il fut élu maire de Rordeaux, 1581 ; il donna à Paris la'5e édition de ses Essais, accrue d'un 3« livre et de 600 additions aux deux premiers, quand survint la journée des Rarricades. Les Essais, composés par l'auteur sans dessein, sans plan, ne sont qu'un simple manuel de morale, qu'un recueil d'observations et de pensées. Montaigne s'est tout approprié, grâce à un style naïf, vif, original, pittoresque, qui n'est qu'à lui. En 1774, on a publié : Journal du voyage de Michel de Montaigne en Italie, en 1580-lo81, in-4«; puis Lettres inédites de Montaigne, en 1863.

Montaigu, ch.-l. de cant., arr. et à 34 kil. N.-E. de La Roche-sur-Yon (Vendée). Patrie de Lareveillère-Lepeaux, 1,731 hab.

Montaigu (Jean de), surintendant des finances sous Charles VI, poursuivi "par la haine de Jean sans Peur, fut jugé par une commission et décapité aux halles de Paris, 1409.

Montaigut (GlLLES Aycelin de), archevêque de Narbonne, 1290, puis de Rouen, 1311, mourut en 1318. Par testament, il avait fondé le collège de Montaigut à Paris.

Montaigut, ch.-l, de cant., arr. et à 20 kil. N. de Moissac (Tarn-el-Garonne); 3,020 hab.

Montaigut en Combrailles, ch.-l. de canl..

arr. et à 50 kil. N.-O. de Riom (Puy-de-Dôme):

Montai (Charles de Montsaulnin, comte de), né à Dunkerque, 1616-1696, fut l'un des meilleurs capitaines du règne de Louis XIV.

Montaieino, v. de la prov. et à 3o kil. S.-E. de Sienne (Italie) ; 6,500 hab. [V. Essé.i

Montalembert (ANDRÉ de), sire d'Essé.J

Montaiembert (Marc-René, marquis de), né à Angoulême, 1714-1800, servit, à partir de 1732, dans les guerres de Louis XV. Entré à l'Académie des Sciences, 1747, il se livra à l'étude des fortifications. On a de lui : la Fortification perpendiculaire, 11 vol. in-8° ; Correspondance pendant la guerre de 1757-1760, etc.

Montalembert (CHARLES Forbes, Comte

de), né à Londres, 1810-1870, fils du comte Marc- René-Anne-Marie de Montalembert, disciple de La Mennais, prit part à la fondation de l'Avenir, oct 1830, avec son ami Lacordaire; avec Lacordaire et de Coux , ouvrit une école gratuite d'externes, sans l'autorisation de l'Université, mai 1831 ; ce fut l'occasion d'un procès célèbre à la cour des Pairs. Grégoire XVI condamna les doctrines de l'Avenir, qui cessa de paraître, août 1832. Montalembert, dans la chambre des Pairs, se plaça à la tête du parti catholique, et acquit une réputation d'éloquence, en attaquant le gouvernement. Après la révolution de 1848, il siégea à l'extrême droite dans l'Assemblée constituante; à l'Assemblée législative, il joua un rôle considérable et soutint plusieurs fois la cause du prince président. Aussi, après le coup d'Etat du 2 décembre, il fut nommé membre de la commission consultative, mais se démit de ses fonctions, au mois de janvier 1852. Il remplaça Droz à l'Académie française, 1852. Député au Corps législatif, il représenta presque seul l'opposition. Comme écrivain, M. de Montalembert a été diversement jugé ; on a de lui : Histoire de sainte Elisabeth de Hongrie ; Monuments de l'histoire de sainte Elisabeth ; Du vandalisme et du catholicisme dans l'art; Du devoir des catholiques dans la question de la liberté d'enseignement; Saint Anselme; les Moines d'Occident depuis saint Benoît jusqu'à saint Bernard, 1860, 5 vol. in-8<>; etc., etc.

Montalivet ( JEAN-PlERRE Bachasson, COmte

de), né près de Sarreguemines, à Neukirch, 1766- 1823, conseiller au parlement de Grenoble en 1785, conseiller d'Etat et directeur des ponts-etchaussées, 1806, enfin ministre de l'intérieur, de 1809 à 1814. Il entra à la Chambre des pairs, en

Montaito, v. de la prov. et à 28 kil. N.-E. d'Ascoli (Italie) ; 2,000 hab.

Montaivan, v. de la prov. et à 50 kil. N. de Téruel, en Aragon (Espagne) ; 4,000 hab.

Montalvan (JEAN Perez de), né à Madrid,

1602-1638, ami et collaborateur de Lope de Vega, a écrit un grand nombre de comédies, qui eurent beaucoup de.succès, et des nouvelles.

Hontan, hérésiarque du ne s., né à Ardaban (Mysie), se donna comme le Paraclet, condamnait les secondes noces, établissait trois carêmes rigoureux et de nouveaux jeûnes. Montan mourut vers 212.

Montana, territoire des Etats-Unis, borné au N. par le territoire de la baie d'Hudson. Pays montueux, surtout à l'ouest, arrosé par le Missouri, le Yellowstone, couvert de pâturages. Sup. 378,331 kil. carr.; pop. 39,159 hab. Virginia- City est le chef-lieu.

Montana (La), de Monte, forêt, région peu connue à l'E. des Andes, qui dépend du Pérou, et est composée de grandes plaines boisées, marécageuses, malsaines.

Montaneiii (Joseph), né en Toscane, 1813- 1862, avocat à Florence , professeur de droit commercial à Pise. 1840, fonda la société secrète des Frères Italiens, 1844, se distingua dans la guerre de l'Indépendance, à la tête des étudiants toscans, et fut laissé pour mort sur le champ de bataille de Curtatone, 1848. Il fut l'un des triumvirs de Florence, en 1849. Il a fait partie du parlement italien. On lui doit des poésies, une Introduction philosophique à l'étude du droit commercial, 1840, des Mémoires, une traduction italienne de la Médée de M. Legouvé et la tragédie de Camma.

Montaner, ch.-l. de cant., arr. et à 36 kii N.-E. de Pau (Basses-Pyrénées); 785 hab.

Montargis, Mons Argisius, ch.-l d'arr. (Loiret), sur le Loing et le canal de Briare, à 69 kil. £. d'Orléans. Céréales, vins, foins; forêt de

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30 kïl. de tour. Bonneterie, coutellerie, mégisse- . ries, papeteries. Patrie de M«»»e Guyon, de Girodet et de Manuel le conventionnel. Ane. capitale du Gatinais; 11,164 hab.

Montastruc, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.-E. de Toulouse (Haute-Garonne); 4,043 habitants.

Montataiae, comm. du cant. de Creil. arr et à 14 kil. N.-O. de Senlis (Oise), sur le Thérain. Usines métallurgiques, scieries hydrauliques; 5,804 hab.

Montauban, Mons Albanus, ch.-l. du dép.

de Tarn-et-Garonne, entre le Tarn et le Tescou, à 641 kil. S. de Paris. Evêché suffragant de Toulouse. Consistoire et faculté de théologie réformés. Toiles en soie pour tamis, minoteries, chaudronnerie, plumes. Cette ville fut, au xvie siècle, une place forte du protestantisme ; patrie de Lefranc de Pompignan et d'Ingres ; 28,335 hab.

Montauban, ch.-l. de cant., arr. ^t à 12 kil. N.-O. de Montfort (Ille-et-Vilaine); 3,142 hab.

Montauban, fameux capitaine de flibustiers, dans la dernière moitié du xvn* s., fut la terreur des Espagnols en Afrique et en Amérique, de 1680 à 1700.

Montaud, bourg dépendant de Saint-Etienne (Loire), sur le Furens. Forges, houille.

Montausier (CHARLES de Sainte-Maure,

duc de), 4610-4690, lieutenant-général, 1644, abjura le calvinisme pour épouser Julie d'Angennes, 1645. Duc et pair, 1674, il fut nommé gouverneur du Dauphin, 1668.

Montausier (JCLIE-LUCINE DAngennes de

Rambouillet, duchesse de), femme du précédent, et fille du marquis de Rambouillet et de Catherine de Vivonne, 1607-1681, gouvernante du dauphin, 1661, devint dame d'honneur de la reine en 1664, se retira de la cour en 1669. En 1638, Montausier avait associé les familiers de l'hôtel de Rambouillet pour lui offrir ce qu'on appela la Guirlande de Julie.

Montazet (ANTOINE Malvin de), né dans

l'Agénois, 1712-1788, archevêque de Lyon , fit rédiger par le P. Valla de l'Oratoire la "Philosophie et la Théologie, dite de Lyon. Il fut de l'Académie française en 1757.

Montbard, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. N. de Semur (Côte-d'Or), sur la Rrenne et le canal de fiourgogne. Draps, droguets. Patrie de Daubenton et de Buffon. Aux environs bergerie célèbre ; 2,607 hab.

Montbarrey (AleXANDRE-MaRIE-LÉONOR de

Saint-Mauris, prince de), né à Besançon, 1732- 1796, ministre de la guerre sous Louis XVI, 1777- 1780, a laissé des Mémoires, 3 vol. in-8°.

Montbarrey, ch. - 1. de cant. , arr. et à 16 kil. S.-E. de Dôle (Jura) ; 4il hab.

Montbars, dit Y Exterminateur, né, vers 1645, en Languedoc, d'une famille noble, s'embarqua, 1663, pour aller combattre les Espagnols, se mit à la tête des boucaniers, et devint la terreur des Antilles.

Montbazens, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil N.-E. de Villefranche (Aveyron); 4.640 hab.

Montbazon, ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil. S. de Tours (Indre-et-Loire), sur l'Indre. Montbazon fut érigé en duché-pairie en 1588 ; 1,181 h.

Montbazon (MARIE de Rohan-). Yoy. Che-

vreuse (duchesse de).

Montbel (GUILLAUME-ISIDORE Baron, COmte

de), né a Toulouse, 1787-1861, maire de Toulouse, député en 1827, se distingua par son zèle monarchique. Ministre dans le cabinet de M. de Polignac, il signa les ordonnances de Juillet. 11 rentra en France après l'amnistie. On a de lui quelques écrits : Le duc de Reichstadt ; Dernière époque de l'histoire de Charles X; le comte de Marnes ou le duc d'Angoulême.

Montbéiiard, en allemand Mùmpelgard, cli.-

1. d'arrond. (Doubs), sur le canal du Rhône au Rhin, à 80 kilomètres N.-E. de Besançon. Consistoire de la confession d'Augsbourg. Cotonnades, horlogerie. Patrie des deux Cuvier. — Cette ville a été la capitale d'un comté, érigé en principauté, 1654 ; occupé par la France de 1676 à 1697, et définitivement en 1792: le traité de Lunéville nous l'a assuré, 1801 ; 8,784 hab.

Montbenoît, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil N.-E. de Pontarlier, sur le Doubs ; 238 hab.

Montbert, comm. du cant. d'Aigreteuille, arr. de Nantes (Loire-Inférieure); 2,603 hab.

Montbiancb, ville de la prov. et à 44 kil N.-O. de Tarragone (Espagne), sur le Francoli. Commerce de vins, de farines ; draps, étoffes de coton ; 4,500 hab.

Montbozon, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-E. de Vesoul (Haute-Saône) , sur l'Ognon ; 802 hab.

Montbrebain, comm. du cant. de Bohain, arr. de Saint-Quentin (Aisne) : 2,022 hab.

Montbrison , Mons Brisonis , ch.-l. d'arr. (Loire), sur le Vizezy, à 35 kil. N.-O. de Saint- Etienne, au pied d'une butte volcanique. Eaux minérales. Ane. capitale du Forez, et, de 1795 à 1856, ch.-l. du département de la Loire ; 7,006 h.

Montbron, ch.-l. de cant., arr., et à 28 kil. E. d'Angoulême (Charente), sur la Tardouère; 3,323 hab.

Montbrun (Charles du Puy), chef protestant, né près de Gap, 1530-1575, fut, en 1562, lieutenant du baron des Adrets. 11 fut pris, et décapité à Grenoble , 1575. On l'appelait le Brave.

Montcalm de Saint-Véran (LûUIS-JoSEPH,

marquis de), né au château de Candiac, près de Nîmes, 1712-1759, maréchal de camp, envoyé au Canada, battit Abercromby devant le fort Carillon, 1758, et livra à Wolf la bataille de Québec, dans laquelle il fut blessé mortellement.

Montceau-les-Mines, ch.-l. de cant., arr. de Chàlon (Saône-et-Loire). Houillères, fer, grains, vins; 13,108 hab.

Mont-Cenis, ch.-l. de cant., arr. et à 27 kil. S.-E. d'Autun (Saône-et-Loire). Mines de fer; houille; fabr. de cristaux; 1.918 hab.

Montcbanin-les-Mines, comm. du cant. de

Mont-Saint-Vincent, arr. de Châlon (Saône-et- Loire). Houille, fer; vins ; 4,780 hab.

Montcbrestien (ANTOINE de) né à Falaise,

1570-1621, a composé des tragédies qui ne sont pas dépourvues de mérite, et un Traicté de VŒconomie politique, 1615, in-4°.

Montcuq, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. N.-O. de Cahors (Lot), près de la Braguelonne ; 2,166 h.

Mont-Dauphin, v. fortifiée sur un rocher au pied duquel coulent le Guil et la Durance, à 20 kil, N.-E. d'Embrun (Hautes-Alpes). Eaux thermales.

Mont-de-Marsan , ch.-l. du départ, des

Landes, au confluent du Midou et de la Douze, à 690 kil. S.-O. de Paris. Résines. Vins et eaude-vie. Ane. capitale du Marsan ; patrie de la famille de Mesme ; 10,878 hab.

Montdidier, Mons Desiderii, ch.-l. d'arr., à 36 kil. S.-E. d'Amiens (Somme). Grains, légumes, bestiaux. Patrie de Parmentier; 4:551 hab.

Mont-Dor, groupe de montagnes, à 5 kil. N. de Lyon, près de la Saône. Fromages renommés.

Mont-Dore, village de l'arr. d'Issoire (Puyde-Dôme), célèbre par ses eaux minérales.

Montdragon, comm. du cant. de Bollène, arr. d'Orange (Vaucluse) ; 2,516 hab.

Monte (Piero dai), canoniste célèbre, né à Venise au xve s., mort en 1457, docteur en droit a Padoue, évêque de Brescia, légat en France, gouverneur de Pérouse, a laissé : Repertorium juris utriusque. 3 vol. in-fol. ; Monarchia.

Monte-Aiegro, v. de la prov. de Para (Brésil), sur la rive gauche de l'Amazone,

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Monte-Baido, montagnes abruptes, bordant à l'E. le lac de Garde, et formant le plateau où se livra la bataille de Rivoli.

uontebeiio, village du Piémont, à 40 kil. N.-E. d'Alexandrie, fameux par deux victoires des Français sur les Autrichiens, en 1800 et en

Montehelïo (Lannes, duc DE). V. LANNES.

Montébourg, ch.-l. de cant., arr. et à 8 kil. S. de Valognes (Manche); 2,232 hab.

Monte-Bruno, col des Apennins, de Gènes à Plaisance, par Bobhio.

MoDte-Catini, village au N.-E. de Lucques (Italie), dans la vallée de la Nievole, important par ses eaux minérales.

Monte.Cervoii, bourg de Toscane, à 25 kil. S. de Volterra. Volcans gazeux (lagoni), et eaux thermales.

niontech, ch.-l. de cant., arr. et à 43 kil. S.-E. de Castel-Sarrazin (Tarn-et-Garonne) ; 2,723 hab.

noniechiaro, v. de la prov. et à 20 kil. S.-E. de Brescia (Italie), sur la Ghiese ; 7,000 hab.

Montecorvino, v. de la Principauté Citérieure (Italie), à 18 kil. E. de Salerne. Eaux sulfureuses ; 5,000 hab.

Monte-Cristo, Oglasa, île de la Méditerranée, au S. de l'île d'Eibe, stérile et inhabitée.

Montecaccoii (Sébastien de), né à Ferrare, s'attacha à Charles-Quint, puis à Catherine de Médicis, et, enfin, comme échanson, au dauphin, fils de François 1er. On accusa Montecuccoli d'avoir empoisonné le prince, et il fut écartelé,

Montecuculli OU plutôt Montecuccoli

(Raymond, comte de), né à Modène, 1608-1681, se forma pendant les deux dernières périodes de la guerre de Trente Ans. Il établit en Transylvanie le prince Kémény, 1661, malgré les Turks, qu'il vainquit en 1664. à la célèbre bataille de Saint-Gothard. Dans la guerre de Hollande, il eut à lutter contre Turenne ; il fit, en 1675, cette admirable campagne où la mort de Turenne lui valut le succès d'Altenheim. Créé prince de l'Empire, 1679, et duc de Melfi par le roi d'Espagne, il a laissé des Mémoires sur la guerre.

Monte. d'Oro, l'un des plus hauts sommets de la Corse, a 2,652 met.

Monte-Faicone, v. de la Principauté Ultérieure (Italie), à 22 kil. S.-E. de Bénévent ; 5,000 hab.

Montefeitro , ancienne famille italienne, originaire de la marche d'Ancône, et tige de la Ire dynastie des ducs d'Urbin.

Mon te-Fiascone , Mons Faliscorum , v. à 22 kil. N.-O. de Viterbe (Italie) ; 5,500 hab. Vin muscat estimé.

Montefrio, v. de la prov. et à 30 kil. de Grenade (Espagne), près du Xénil ; 7,000 hab.

Monte. Grosso, l'un des sommets de la Corse, a 1,861 met.

Monte -Hermoso, v. de te prov. de Badajoz (Espagne), à 22 kil. S.-O. de Plasencia ; 4,000 hab.

Monteil (Amans-Alexis), né à Rodez, 1769- 1850, donna une Description de l'Aveyron, 5 vol., 1801. Il commença, en 1827, une Histoire des Français des divers états, qui a obtenu le prix Gobert. On a encore de lui : Traité des matériaux manuscrits, 1836, et Poétique de l'Histoire.

Monteleone, v. de la prov. et à 47 kil. S.-O. de Catanzaro (Italie), sur le golfe de Santa-Eufemia ; 10,000 hab.

Monteiimar, ch.-l. d'arr., à 44 kil. S.-O. de Valence (Drôme), au confluent du Roubion et du Jabron. Nougats renommés, vins, truffes, soies grèges, tanneries ; 12.894 hab.

Montelovez OU Monclova, ville du Coha-

huila (Mexique) ; 5,000 hab.

Montemayor OU Montemor, V. du Beira

(Portugal), sur le Mondégo, à 22 kil. S.-O. de Coïmbre : 3,000 hab.

Montemayor, bourg de la prov. et à 78 kil.

de Salainanque (Espagne). Toiles, sparteries ; 3,500 hab. ; P

Montemayor (GEORGE de), né à Montemavor,

près de Coïmbre (Portugal^, 1520-1561, a publié: Cancionero, recueil de poésies, 1554 ; et Diana enamorata, 1542, in-4o, pastorale en 7 livres de prose mêlée de vers.

Montemolin (DON CARLOS, Comte DE), fils du

prétendant don Carlos , 1818-1861 , suivit en France son père, qui abdiqua en sa faveur, 1845. Il renonça à ses prétentions, 1860, se rétracta et alla mourir à Trieste.

Moutembœuf , ch.-l. de cant. , arr- et à 30 kil S.-O. de Confolens (Charente); 1,281 hab.

Montémont (Albert de), né à Remiremont (Vosges), 1788-1562, a écrit : Voyages aux Alpes et en Italie ; Lettres sur l'astronomie en vers et en prose; Voyage dans les cinq parties du monde; Bibliothèque universelle des Voyages, 46 vol. in-8° ; Grammaire générale; etc. Il a traduit les Œuvres de Walter Scott, de Cooper, de Marryat, etc.

Montemor. V. MONTEMAYOR.

Montenay, comm. du cant. d'Ernée, arr. et à. 22 kil. O. de (Mayenne) ; 2,001 hab.

Montendre, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S. de Jonzac (Charente-Inférieure) ; 1,321 hab.

Monténégro, nom italien de la Czerna-Gora, ou Tcherna-Gora (Montagne-Noire), en turc Kara-Dagh, pays montagneux, entre la Bosnie au N., l'Albanie à l'E. et au S., et la Dalmatie à l'O. Amas confus de petits plateaux et de vallées ; il a 9,030 kilom. carrés de superficie. Les Monténégrins, pour la plupart bergers et pauvres, sont forcés d'aller piller le territoire turc. Il a 236,000 hab., de race slave, et de religion grecque. Il est administré par un chef appelé tladika, dont le pouvoir est tempéré par un sénat de 16 membres. Le chef-lieu est Celtigné. Le Monténégro ne fut réduit à payer tribut anx Turks qu'en 1623. Il trouva un protecteur dans la Russie. En 1862, le Monténégro a été forcé de reconnaître la suzeraineté de la Turquie, mais il a définitivement obtenu son indépendance au traité de Berlin, 1878.

Montenotte, village d'Italie, à 14 kil. N. de Savone, sur l'Erro. Victoire de Bonaparte, 17%. Sous le 1er Empire français, il donnait son nom à un départ, maritime; ch.-l.. Savone.

Monte-Peioso, v. de la Basilicate (Italie), à 37 kil. N.-E. de Potenza; 4,000 hab.

Montepulciano, v, de la prov. et au S.-E. de Sienne (Italie); 3,000 hab. Patrie d'Ange Politien et du cardinal Bellarmin. Vins estimés. Près de là est le lac de Montepulciano qui a 8 kil. de tour et se déverse dans l'Arno.

Monterean.Faut.Yonne, Condate Senonwn Monasteriolum, ch.-l. de canton, à 24 kil. E. de Fontainebleau (Seine-et-Marne), au confluent de la Seine et de l'Yonne. Papeterie, porcelaines, briqueteries. Jean sans Peur fut assassiné sur le pont de Montereau, 1419. Victoire de Napoléon, 18 février 1814; 7,306 hab.

xMonterey, v. du Mexique, sur un affluent du rio San-Juan, ch.-l. du Nouveau-Léon. Mines très-riches. Evêché; cour de justice; 15,000 hab.

Monterey, v. de Californie (Etats-Unis), sur la baie de son nom ; 4,000 hab.

Monte.Rotondo, Eretum, v. à 16 kil. N.-E. de Rome.

Montesa, v. d'Espagne, à 40 kil. de Valence, jadis ch.-l. d'un ordre militaire de son nom, créé par Jayme II, après la destruction des Templiers, 1316.

Monte-San-Angeio, v. de la Capitanate (Italie), sur le mont Gargano, à 12 kil. N. de Manfredonia; 9,000 hab.

Monte-San-Juiîano, anc. Eryx, v. de la prov. et à 10 kil. N.-E. de Trapani (Sicile); 10,000 hab,

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Montesinos (Fernando), historien espagnol, né à Ossuna, mort après 1652, de bonne heure établi à Lima, composa plusieurs ouvrages sur l'histoire du Pérou. Ses Mémoires historiques de l'ancien Pérou ont été traduits en français par Ternaux-Gompans.

Monte.§anto. V. ÀTHOS (MONT).

Montespan (FrANÇOISE-AtheNAÏS) de Rochechouart, de Mortemart, marquise DE),

née au château de Tonnay-Çharente, 4641-1707, fille du duc de Mortemart, femme du marquis de Montespan et dame du palais de la reine. En 4668, elle supplanta, par son esprit et sa beauté, la duchesse de la Vallière auprès de Louis XIV, elle n'abandonna la cour qu'en 1691. Altière et ambitieuse, elle se fit beaucoup d'ennemis, mais protégea les lettres et les arts.

Montespan, comm. de 960 hab., à 11 kil. E. de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), sur la Garonne. Marquisat en 1612.

Montesquieu (CHARLES de Secondât, baron de la Brède et de), né au château de la Brède, près de Bordeaux, 1689-1755. Conseiller, 4744, puis président à mortier au parlement de Guienne, 4716, il se démit de ses fonctions, en 4723. Il avait débuté par l'éclatant succès des Lettres persanes, 1721 ; il entra à l'Académie française en 1728. Après avoir voyagé en Autriche, en Italie, en Suisse, en Hollande, et en Angleterre, il publia, en 1734, le plus populaire de ses ouvrages : Considérations sur les causes de la grandeur et de la décadence des Romains, et, en 1748, son chef-d'œuvre, l'Esprit des lois, 2 vol. in-4», qui, en 18 mois, eut jusqu'à 22 éditions et fut traduit dans presque toutes les langues. Montesquieu publia encore une Défense de l'Esprit des lois, le Dialogue de Sylla et d'Eucrate, 4748, Lysimaque, 4754, le Temple de Guide, un Essai sur le Goût, des Lettres, etc.

Montesquieu - Volvestre, ch.-l. de cant.,

arrond. et à 36 kil. S. de Muret (Haute-Garonne), sur l'Arize ; 3.605 hab.

Montesquiou, anc. baronnie de l'Armagnac, ch.-l. de cant., à 42 kil. N.-O. de Mirande (Gers); 4, 582 hab.

Montesquiou (baron de), capitaine des gardes du duc d'Anjou (depuis Henri III), tua d'un coup de pistolet Louis I", prince de Condé, blessé et pris à la bataille de Jarnac, 4569.

Montesquiou (PlERRE de), Comte d'ARTA-

gnan, 4645-4725, mérita à Malplaquet le bâton de maréchal de France, 4709.

Montesquiou - Fezenzac (ANNE-PIERRE , marquis de), né à Paris, 4739-4798, député aux Etats généraux, commandait en 479:2 l'armée du Midi, avec laquelle il conquit la Savoie. Il était de l'Académie française depuis 4784.

Montesquiou-Fezenzac (FRANÇOIS-XAVIER,

abbé de), né au château de Marsan, près d'Auch, 4757-4832, fut membre modéré des Etats généraux, fut plus tard l'un des agents de Louis XVIII ; siégea dans le gouvernement provisoire, en 4814, devint ministre de l'intérieur, et fut l'un des rédacteurs de la Charte. Créé pair de France, 4845, duc en 4824, il fut de l'Académie française.

Montesquiou - Fezensac (AMBROISJE - ANA-

tole-Aogdstin, comte de), né à Paris, 4788-4867, conquit tous ses grades sur les champs de bataille, et fut, en 4813, colonel et aide de camp de l'empereur. Maréchal de camp, 1831, député de la Sarthe, 1834, et pair de France, en 1841, il suivit le roi dans l'exil en 1848. Il a travaillé au texte de la Galerie des tableaux du duc d'Orléans, a traduit Pétrarque, a publié les Chants divers, 2 vol. in-8°, et Moïse, poème religieux en 24 chants; etc.

Montesson (CHARLOTTE-JEANNE Béraud de

la Haye de Riou, marquise de), née, à Paris, 4737-1806, veuve en 1769, s'unit, par un mariage secret, au duc d'Orléans, 1773. Veuve de nou-

veau, en 4785, elle fut très considérée par Napoléon 1er. On a d'elle des Mélanges et quatorze Comédies.

Montet-aux-Moines (Le), Ch.-l. de rant.,

arr. et à 30 kil. S.-O. de Moulins (Allier); 809 h.

Monteur, comm. du cant., de l'arr. et à 6 k. S.-O. de Carpentras (Vaucluse). Garance; 3,722 h.

Monteverde (Cladde), compositeur de musique, né à Crémone, 1565-1649, fut attaché au duc de Mantoue, et, après 1612, fut maître de chapelle de Saint-Marc, à Venise.

Monteverde (Juan-Domingo), général espagnol, né en 1772, envoyé contre les insurgés du Venezuela, battit Miranda, mais se montra déloyal et cruel, 1812. Vaincu par Bolivar, il revint en Europe et mourut en 1823.

Monteverde, v. de la Principauté Ultérieure (Italie), à 12 kil. O. de Melfi, sur l'Ofanto.

Montevideo, autrefois San-Felipe, capit. de l'Uruguay, à l'embouchure de la Plata et sur la rive gauche. Exportation de bétail, viande sèche, cuir, suif, crins, laine, mules, chevaux ; 75,000 hab., en partie Basques français ou espagnols.

Montézuma ou Moctheuzoma, roi du Mexique, 4502-4520, arrêté par Cortez, devint, entre les mains des Espagnols, un instrument de domination. Blessé dans une insurrection par les Mexicains, il se laissa mourir de faim.

Montfaucon, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. O. de Cholet (Maine-et-Loire); 646 hab.

Montfaucon, ch.-l. de cant., arr. et à 35 kil. S.-E. de Montmédy (Meuse), près de la forêt de l'Argonne; 943 hab,

Montfaucon, ch.-l. de cant., arr. et à 49 kil. N.-E. d'Yssingeaux (Haute-Loire); 4,119 hab.

Montfaucon, hauteur de Paris, au N.-O. ; entre La Villetle et les Buttes-Chaumont, où étaient, avant même Enguerrand de Marigny, qui y fut pendu, les fourches patibulaires de la prévôté de Paris.

Montfaucon (Bernard de), bénédictin de Saint-Maur, né au château de Soulage (diocèse de Narbonne), 1655-1741, garde du cabinet des médailles de Saint-Germain-des-Prés , publia une édition des Œuvres de saint Athanase, 1698. Il visita ensuite diverses bibliothèques d'Italie, et consacra sa vie à l'étude. On lui doit : Diarium italicum, journal de son voyage en Italie; Collectio Patrum et Scriptorum grœcorum ; Palœographia grœca, 4708 , in-folio ; L'Antiquité expliquée, 40 vol. in-fol., 4749, avec Supplément, 5 vol. 4724 ; les Monuments de la Monarchie française, 4729-4733, 5 vol. in-fol.; enfin Bibliotheca bibliothecarum manuscriptorum nova, 4739, 2 vol. in-folio. Il était membre de l'Académie des Inscriptions depuis 4749.

Montferrand (AUGUSTE Ricarol, dit de), né

à Chaillot, 4786-4858, élève de Percier et Fontaine, devint architecte de l'empereur de Bussie. Montferrat, ancien marquisat, puis duché de l'Italie, entre le Piémont au N. et à l'O., la république de Gênes au S. et le Milanais à TE. Le Montferrat passa à la maison de Gonzague, pour laquelle il fut érigé en duché, 4573, et enfin à la maison de Savoie, en 4703.

Montferrier (ALEXANDRE-ANDRÉ- VlCTOR Sar-

razin de), né à Paris, 4792-4863, publia les Annales du magnétisme animal depuis 4814; Dictionnaires des Sciences mathématiques pures et appliquées ; Théorie des facultés algorithmiques ; Cours élémentaire de mathématiques pures; Dictionnaire universel et raisonné de marine; Encyclopédie mathématique, etc.

Montlleury (ZACHARIE Jacob, dit), Comédien, né en Anjou, 4610 ou 1611-1667, a écrit La Mort d'Asdrubal, tragédie. — Son fils, Antoine Jacob, 1640-1685, a écrit 16 comédies ; il a de la gaieté, mais il est souvent grossier et trivial.

Montfort-en-Chalosse, ch.-l. de canton,

MON

MON

air, et à 18 kil. E. de Dax (Landes); 1,630 hab.

IHontfort.l'Amaury, ch.-l. de Cant., aiT.

et à 19 kil. N.-O. de Rambouillet (Seine-et-Oise). Ruines du château de Simon de Montfort; 1.488 hab.

MoutforUie.Rotrou, ch.-l. de caïUon, à 20 kil. E. du Mans (Sarthe), près de l'Huisne; 9-29 hab.

Montfort-sur-Meu OU Monffort-Ia.Cane,

ch.-l. d'arr., à 23 kil. 0. de Rennes (Ille-et-Vilaine). Toiles, bestiaux, cuirs, céréales ; 2,3"3 h.

lUontfort-sur-Risie, ch.-l. de canton, arr. et à 15 kil. S.-E. de Pont-Audemer (Eure); 526 hab.

Montfort (Simon, comte de), d'une famille noble qui possédait Montfort-l'Amaury, 1150- 1218, abandonna les chevaliers de la ¥ croisade à Zara, sur l'ordre d'Innocent III, pour aller guerroyer 5 ans en Palestine. En 1208, il prit part à la croisade contre les Albigeois, et en devint le chef, 1209. Vainqueur à Castelnaudary, 1212, et à Muret, 1213, il fut enfin investi du comté de Toulouse, 1215. Celte ville s'étant soulevée. Simon périt en l'assiégeant, 1218.

Montfort (Amaery, comte de), fils aîné du précédent, 1192-1241, céda ses droits à Louis de de France, 1224, et mourut à Otrante, au retour d'une expédition en Terre-Sainte.

Montfort (Simon de), comte de Leicester, 3e frère du précédent, 1206-1265, passa en Angleterre, où il devint comte de Leicester, épousa Èléonore, sœur de Henri III, 1238. Chef des barons révoltés, 1258, il imposa au roi les Statuts d'Oxford, le battit et le prit à Lewes, 1264; il appela au Parlement les représentants des comtés et des bourgs. Il fut battu et tué à Evesham, 1265, par Edouard, fils de Henri III.

montfort (Alexandre), compositeur de musique, 1803-18o6, élève de Rerton, a donné plusieurs pièces de l'Opéra-Gomique.

ntontfort (Louis-Marie Gnignion de), missionnaire jésuite, né à Montfort en Bretagne, 1673-1716, fonda à La Rochelle les Missionnaires du Saint-Esprit et les Sœurs hospitalières de la Sagesse.

iHontfrin, comm. du cant. d'Aramon, arr. de Nimes (Gard); 2,561 hab.

Montgaillard (BERNARD de Percin de), dit

le Petit-Feuillant, né près de Toulouse en 1563- 1628, fut l'un des plus fougueux orateurs de la Ligue. Il se retira dans les Pays-Bas. On a de lui une Lettre violente à Henri III, l'Oraison funèbre de l'archiduc Albert, etc.

MontgaUlard (GuiLLADME-HONORÉ Roques,

dit abbé de), né près de Toulouse, 1772-1825, ne prit aucun des ordres. Emigré de 1792 à 1799, il publia, en 1820, une Revue chronologique de V Histoire de France, de 1787 à 1818.

Montgaillard ( JEAN - GARRIEL - MAURICE Roques, connu sous le nom de), né à Toulouse, 1761-1841, dès le commencement de la révolution , se fit espion politique, au service de Louis XVI, du gouvernement conventionnel, de Louis XVIII, du Gonsulat, de l'Empire. Ii a écrit de nombreux ouvrages, commandés par Napoléon ou par Louis XVIII. On lui doit encore des Mémoires politiques, 3 vol. in-8° (par ordre de Napoléon), des Mémoires sur les affaires intérieures et extérieures de la France, 2 vol. in-8», remis à Louis XVIII. Il a eu la plus grande part à YHistoire de France, publiée par son frère.

Montgeron (LOUIS-BASILE Carré de), né à

Paris, 1686-1754, conseiller au Parlement, 1711, se montra tout d'un coup partisan fanatique des convulsionnàires, et écrivit sur eux : la Vérité des miracles opérés par l'intercession du diacre Paris, 1737-1748, 3 vol.

Montgeron, comm. du cant. de Boissy-Saint- Léger, an-, et à 16 kil. N. de Gorbeil (Seine-et- Oise),- 1,500 hab.

Montgiscard, ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil. N.-O. de Villefrarvche (Haute-Garonne); 905 h.

Montglat (FRANÇOIS DE PAULE de Clermont,

marquis de), né a Turin, 1610-1675, maréchal de camp, écrivit des Mémoires qui vont de 1635 à

Montgolfi«r ( JOSEPH - MlCHEL et JACQUES-

Etienne), inventeurs des aérostats, nés à Vidalon-lès-Annonay (Ardèche), le premier en 1740 et le deuxième en 1745. Ils perfectionnèrent la fabrication du papier, et inventèrent les ballons, dits montgolfières, 1783, 1784. Etienne mourut en 1799. — Joseph fut administrateur du Conservatoire des arts et métiers, entra à l'Institut en 1807, et mourut en 1810.

Montgomery, comté d'Angleterre (pavs de Galles). Montagneux, mais fertile, il produit une bonne race de moutons. Plomb, cuivre, ardoises. Les villes sont Montgomery, ch.-l., Welch-Pool, Newton, etc.

Montgomery, ch.-I. du comté, sur la Severn, à 235 kil. N.-O. de Londres; 1,200 hab.

Montgomery, ch.-l. de l'Etat d'Alabama (Etats-Unis), sur le fleuve Alabama; 36,000 hab.

Montgomery (GARRIEL de Lorges, comte

de), capitaine de la garde écossaise de Henri II, tua le roi par accident, dans un tournois, 1559. Il se signala, dans les guerres de religion, à la tête des protestants ; pris dans Domfront, par le maréchal de Matignon, il fut, au mépris de la capitulation, décapité par arrêt du Parlement, à l'instigation de Catherine de Médicis, 1574.

Montgomery (Bichard), général américain, né en Irlande, 1737, fut chargé, au début de l'insurrection des colonies, d'attaquer le Canada. Il prit Montréal, mais fut tué devant Québec,

Montgomery (Jacques), né à Irvine (Ayr), 1771-1854, a écrit des poésies d'un style plein d'harmonie.

Montgon (Charles-Alexandre, abbé de), né à Versailles, 1697-1770, s'attacha à Philippe V, roi d'Espagne, et a publié des Mémoires sur ses négociations en Espagne et en Portugal de 1726 à 1731.

Montgnyon, ch.-l. de cant., arr. et à 35 kil. S.-E. de Jonzac (Charente-Inférieure); 1,659 hab.

Monthermé, ch.-l. de cant.. arr. et à 16 kil. N. de Mézières (Ardennes), sur la Meuse. Glaces, verrerie; carrières d'ardoises; 3,383 hab.

Monthoîs, ch.-l. de canton, arr. et à 17 kil. S. de Vouziers (Ardennes); 567 hab.

Monthclon (FRANÇOIS de), né à Autun, 1490-

1543, fut garde des sceaux en 1542. — Son fils, François, eut aussi les sceaux en 1588 et mourut en 1590.

Monthoion (Charles-Tristan de), né à Paris, 1782-1853, général de brigade en 1814, devint, pendant les Cent-Jours, aide de camp de Napoléon 1er, qu'il accompagna à Sainte-Hélène. Il publia avec Gourgaud : Mémoires pour servir à l'histoire de France sous Napoléon, écrits à Sainte-Hélène, sous sa dictée, 1823, 2 vol. in-8«>. On a encore de lui : Récits de la captivité de Napoléon à Sainte-Hélène, 2 vol. 1847.

Monthurenx-sur-Saône , Ch.-l. de cant.,

an- et à 40 kil. S.-O. de Mirecourt (Vosges) ; 1,506 hab.

Montî (Vincent), né à Alfonsine, près de Ferrare, 1754-1828, écrivit des tragédies, dans le genre d'Alfieri, fut secrétaire du Directoire de la république Cisalpine, et en 1808, historiographe du royaume d'Italie. Après avoir célébré Napoléon, il chanta François I»r d'Autriche (Le Retour de l'Astrée); aussi la valeur de ses œuvres est dans la forme plus que dans le fond.

Montiel, village d'Espagne (Ciudad-Beal).

Défaite de Pierre le Cruel par Du Guesclin, 1368.

Montiérender OU Montier-en«Der, ch.-l.

de cant., arr. et à 15 kil. O. de Vassy (Haute-

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Marne). Ancienne abbaye de bénédictins ; 1,374 hab.

!Mon(iers>sur>Saulx, ch.-l. de cant., aiT. et à 35 kil. S.-E. de Bar-le-Duc (Meuse); 1,161 hab.

Monti£?nac-le-Comte, ch.-l. de Canl., ari'. et à 25 kil. N. de Sarlat (Dordogne), sur la Vézère. Patrie de Joubert le moraliste; 3,513 hab.

MonMgny-ie-Roi, ch.-l. de canton, arr. et à 28 kil. N.-E. de Langres (Haute-Marne); 1,110 h.

Montigny - lès-Metz , bourg de l'arr. de Metz (Lorraine). Fabriques de sucre; 2,600 hab.

Montignj.sut.Aube, ch.-l. de canton, arr. et à 24 kil. N.-E. de Ghàtillon (Côte-d'Or) ; 764 hab.

.îiontijo, v. de la prov. et à 25 kil. E. de Badajoz (Estrémadure espagnole) ; 6,000 hab.

Montiiia, v. de la prov. et au S.-E. de Cordoue (Espagne), près du Cabro ; 13,000 hab. Patrie de Gonzalve de Cordoue.

Mon tirât, comm. du cant. de Monestiés, arr. d'Albi (Tarn) ; 2,384 hab.

iHontiviiiiers, ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. N.-E. du Havre (Seine-Inférieure), sur la Lézarde; 4,727 hab.

Montjean, comm. du cant. de Saint-Florent, arr. de Cholet (Maine - et - Loire), Houille et chaux; 3,179 hab.

Montjoie (ChRISTOPHE-FÉT.IX-LodIS Ventre

de la Touioubre), né à Aix, 1746-1816, fonda avec Royou, en 1790, un journal royaliste, l'Ami du Roi; fut professeur de l'Université, et conservateur de la bibliothèque Mazarine. On cite de lui: Histoire de la conjuration de Robespierre; — de la conjuration de Philippe-Egalité ; — de Marie-Antoinette, etc.

Montjoie, v. de la prov. du Rhin (Prusse), sur la Roër, à 26 kil. S.-E. d'Aix-la-Chapelle ; 3,000 hab.

Montjouy ou Monjuich, montagne à 3 kil. S. de Barcelone (Espagne), dominée par un fort.

Montihéry, Mons Letherici, comm. du cant. d'Arpajon, arr. et à 18 kil. N.-O. de Corbeil (Seine-et-Oise). Ruines d'un ancien château; bataille entre Louis XI et Charles le Téméraire, 1465; 2,309 hab.

Montiieu, ch.-l. de canton, arr. et à 32 kil. S.-E. de Jonzac (Charente-Inférieure); 1,121 hab.

Moutlosier (FRANÇOIS-DOMINIQUE de Rey-

naud, comte de), né à Clermont-Ferrand, 1755- 1838, député aux Etats-généraux, émigra, 1791 ; et, sous le Consulat, fut attaché au ministère des affaires étrangères. En 1814, il publia la Monarchie française, plaidoyer en faveur des libertés féodales , il donna, en 1826, un célèbre Mémoire à consulter, dirigé contre les jésuites, qu'il dénonça dans d'autres écrits aux tribunaux et à la Chambre des pairs. Il devint pair de France, 1832.

Mont-Louis, comm. du cant., de l'arr. et à 12 kil. E. de Tours (Indre-et-Loire), sur la Loire. Vins blancs; 2,232 hab.

Mont-Louis, ch.-l. de canton, arr. et à 35 kil. S.-O. de Prades (Pyrénées -Orientales), forteresse sur un rocher escarpé, près de la Tet. Capitale de la Cerdagne française; 523 hab.

Montiuc (Blaise de), né à Sainte-Gemme, près de Condom, 1501-1577, se forma dans les guerres d'Italie; à Cérisoles, il décida du gain de la bataille, 1544. Sous Henri II, il défendit Sienne, et devint colonel général de l'infanterie française, 1555. Sous Charles IX, en Guienne, ses cruautés contre les protestants le rendirent célèbre. 11 fut, en 1573, maréchal de France. Il rédigea, en 7 livres, ses Mémoires, que Henri IV appelait le bréviaire du soldat.

Montiuc (Jean de), frère du précédent, 1508- 1569 évêque de Valence en 1553, remplit jusqu'à 16 ambassades On a de lui : Sermons; Election du roi Henri III (en Pologne), etc.

i»iontiuc (Jean de), seigneur de Balagny, fils naturel du précédent, 1545-1603, légitimé en 1567, s'attacha au duc d'Alençon, qui le fit gouverneur de Cambrai, 1581, puis à la Ligue, 1589, enfin, à Henri IV, 1594, qui le nomma maréchal.

Montiuçon, ch.-l. d'arrond., à 90 kil. S.-O. de Moulins (Allier), sur le Cher. Usines à fer, glaces, verreries; 26,079 hab.

Montluel, ch.-l. de canton, arr. et à 32 kil. S.-E. de Trévoux (Ain), sur la Seraine; 2,703 h.

Montmarault, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. E. de Montiuçon (Allier); 1,840 hab.

Montmartin-sur-Mer* ch.-l. de cant., arr,

et à 10 kil. S.-O. de Coutances (Manche); 1,023 h.

Montmartre, v. au nord de Paris, auquel elle a été réunie en 1860 (18e arrond.). Située sur une colline de 130 mètres de haut, elle tirait son nom soit du martyre de saint Denis et de ses compagnons (Mons marlyrum), soit d'un ancien temple de Mars (Mons Martis).

Montmédy, ch.-l, d'arrond., à 86 kil. N.-E. de Bar-le-Duc (Meuse), sur le Chiers. Place de guerre. Grains et vins; 3,000 hab.

Montmélian, mons Emelianus, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. S.-E. de Chambéry (Savoie), sur l'Isère. Bons vins blancs ; 1,274 hab.

Montmeyran, comm. du cant. de Chabeuil, arr. de Valence (Drôme) ; 2, 015 hab.

Montmiraii, Mons mirabilis, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. S.-O. d'Epernay (Marne), sur le Petit-Morin. Eaux minérales. Meules à moulin. Victoire de Napoléon, le 11 févr. 1814. Patrie du cardinal de Retz ; 2,349 hab.

Montmiraii, ch.-l. de canton, arr. et à 50 kil. S.-E. de Mamers (Sarthe), près de la Cane; 748 h.

Montmirey-le-Château, ch.-l. de cant., arr

et à 16 kil. N. de Dôle (Jura); 386 hab.

Montmoreau, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. S.-E. de Barbezieux (Charente) ; 791 hab.

Montmorency, ch.-l. de cant.,arr. et à 21 kil. S.-E. de Pontoise (Seine-et-Oise), sur une colline, près de la forêt de son nom ; 4,294 hab. — Première baronnie de France, elle fut érigée en duché-pairie, 1551.

Montmorency (Barons et ducs de), ancienne famille de France, dont le premier auteur connu est un Rouchard /«, sire de Montmorency, grand feudataire du duché de France, en 950. Depuis 1060, cette maison a eu 6 connétables, 12 maréchaux de France, 4 amiraux, plusieurs cardinaux, des grands officiers de la couronne et des chevaliers de tous les ordres chrétiens. Sous Mathieu II, mort en 1230, elle se divisa en deux branches ; la branche cadette, celle de Montmorency-Laval, s'est perpétuée jusqu'à nos jours. La branche aînée, ou des barons de Montmorency, se partagea, en 1447, après la mort de Jean II, en 3 branches : Nivelle, de Fosseux, des ducs de Montmorency .

Montmorency (MATHIEU 1er de) épousa Adélaïde de Savoie, veuve de Louis VI, fut connétable, aida le régent Suger, et mourut en 1160.

Montmorency (MATHIEU II de), dit le grand

connétable, 7* descendant de Bouchard Ier, contribua à la victoire de Bouvines, 1214, et connétable, en 1218, soutint vigoureusement Blanche de Castille ; il mourut en 123*0.

Montmorency (Anne, 1" duc de), né à Chantilly, 1492-1567, servit dans les guerres d'Italie, devint le ministre principal de François 1er, repoussa Charles-Quint de la Provence, 1536, et rapprocha les deux rivaux dans les conférences d'Aigues-Mortes, 1538 ; il reçut alors l'épée de connétable. Tout-puissant sous Henri II, il perdit la bataille de Saint- Quentin, 1557, et négocia le traité de Cateau-Cambrésis, 1559 A l'avénement de Charles IX, il se rapprocha de Catherine de Médicis, forma, avec François de Guise et le maréchal de Saint-André, le triumvirat catholique qui prit la direction des affaires,

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61. Dans la 1" guerre de religion, il fut pris à la bataille de Dreux, 4562; dans la 2e, il livra la bataille de Saint-Denis, dans laquelle il fut blessé mortellement, 1567.

Montmorency (FRANÇOIS, duc DE), fils aîné

du précédent, 1530-1579, fut maréchal de France,

Montmorency (HENRI I", comte DE Damville, puis duc de), frère du précédent, 4534- 4644, gouverneur du Languedoc, maréchal en 4566, chef des Politiques sous Henri III, fut créé connétable par Henri IV, 4595.

Montmorency (Henri II, duc DE), fils du

§ recèdent, né à Chantilly, 4595-1632, gouverneur u Languedoc, amiral en 4612, vendit cette charge à Richelieu en 4628. Il servit Louis XIII contre les protestants, contre les Piémontais, 4630. Maréchal, il seconda la révolte de Gaston, frère du roi. Vaincu et pris à Castelnaudary, 4632, il fut jugé et décapité à Toulouse. Ses biens passèrent en grande partie à son beaufrère, le prince de Condé.

Montmorency ( MatHIEU-JeAN-FÉLICITÉ de Montmorency-Laval, vicomte, puis duc DE),

né à Paris 4766-4826, député aux Etats généraux, proposa, dans la nuit du 4 août, l'abolition des droits féodaux. Il émigra en 1792. Gréé pair de France, 4845, il devint ministre des affaires étrangères en 4824, et fit décider, au congrès de Vérone, l'intervention française en Espagne, 4822. Il fut admis à l'Académie française en 4825. [Laval.]

Montmorency. V. BOUTEVILLE, LUXEMBOURG,]

Montmorency, petit affluent du Saint-Laurent, par la rive gauche, se jette un peu au-dessous de Québec, après avoir formé une belle cascade de 75 mètres, le sault de Montmorency.

Montmorilion, ch.-l. d'arrond., à 50 kil. S.- E. de Poitiers (Vienne), sur la Gartempe. Mine de fer. Bestiaux. Macarons renommés ; 5,128 Hab.

Montmorin-Saint-Hérem (ARMAND-MARC, comte de), 1745-4792, remplaça Vergennes au ministère des affaires étrangères, 4787. Dénoncé comme faisant partie du prétendu Comité autrichien, il fut arrêté et massacré à l'Abbaye, 2 septembre.

Montmort, ch.-l. de canton, arr. et à 48 kil. S.-O. d'Epernay (Marne); 740 hab.

Montmort (PIERRE Rémond de), né et mort

à Paris, 4678-4749, membre de l'Académie des Sciences et de la Société royale de Londres. On a de lui : Essai d'analyse sur les jeux de hasard; Traité des suites infinies, etc.

Montoir, comm. du cant. et de l'arr. de Saint- Nazaire (Loire-Inférieure). Aux environs, marais considérables d'où l'on extrait beaucoup de tourbe; 5,442 hab.

Montoire-sur-Hioir, ch.-l. de cant., arr. et à 48 kil. S.-O. de Vendôme (Loir-et-Cher). Toiles, cotonnades; 3,439 hab.

Montolieu (JEANNE-ISABELLE-PAULINE de Uot-

tens, baronne de), née à Lausanne, 4754-4832, a composé plusieurs romans, et en a traduit ou imité un très grand nombre de l'allemand ou de l'anglais.

Montoro, v. de la prov. et à 40 kil. N.-E. de Cordoue (Espagne), sur le Guadalquivir ; 43,000 h.

Montpellier, Mons Pessulanus, Mons Puellarum, ch.-l. du département de l'Hérault, sur une colline près du Lez, à 753 kil. S.-E. de Paris. Evêché, suffragant d'Avignon. Eglise consistoriale réformée. Cour d'appel ; Académie universitaire, et facultés de médecine, des sciences et des lettres. On y fabrique des bougies stéariques, des instruments de pesage, des produits chimiques, du vert-de-gris, des lainages, des cotonnades. Vins, eaux-de-vie, grains, Bestiaux, sel, huile. Patrie de saint Roch, Barthez, La Peyronie, Roucher, Séb. Bourdon, Cambacérés, Cambon, Vien, Daru. etc. : 56,005 hab.

Montpellier, capit. de l'Etat de Vermont (Etats-Unis), à 840 kil. N.-E. de Washington - 4,000 hab. b

Montpensier, comm. de 550 hab., à 25 kil. N.-E. de Riom (Puy-de-Dôme). La seigneurie de Montpensier fut possédée par les maisons de Beaujeu et de Dreux, avant de passer, xv* siècle, à la maison de Bourbon.

Montpensier ( CATHERINE-MARIE de Lorraine, duchesse de), 4552-1596, mariée en 4570 à Louis II de Montpensier, était sœur de Henri de Guise. Sa fille épousa Gaston, frère de Louis XIII.

Montpensier ( AnNE-Marie-L0UISE D'Orléans, duchesse de), dite Mademoiselle ou la Grande Mademoiselle, fille de Gaston d'Orléans, 1627-1693, se jeta dans la Fronde, et, en 1652, sauva, en faisant tirer le canon de la Bastille, Condé, vaincu au faubourg Saint-Antoine. Elle faillit épouser, 4670, Lauzun, qui, l'année d'après, fut mis en prison pour 40 ans. Elle obtint sa liberté en cédant au duc du Maine, Dombes, Eu et Aumale. Le mariage de Lauzun avec Mademoiselle fut suivi d'une prompte séparation. Elle a laissé des Mémoires.

Montpensier (ANTOINE-PHILIPPE , duc DE) ,

frère du roi Louis-Philippe I", 4775-4807, subit à Marseille une captivité de 43 mois, rejoignit son frère en Amérique, et revint, en 4800, en Angleterre, où il mourut à Twickenham.

Montpezat, ch.-l. de cant., arr. et à 34 kil. N.-O. de Largentière (Ardèche) ; 2,303 hab.

Montpezat, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. N.-E. de Montauban (Tarn-et-Garonne) ; 2, 724 h.

Montpont, ch.-l. de cant., arr. et à 45 kil. S. de Louhans (Saône-et-Loire) ; 2,703 hab.

Montréal [Hochelaga des Indiens), v. du Bas- Canada, dans une île, au confluent du Saint-Laurent et de l'Ottawa. Cette belle ville possède une vaste cathédrale gothique, une université anglaise, etc. Elle est l'entrepôt du commerce entre les Etats-Unis, le Haut-Canada et Québec. On y a jeté un pont tubulaire, dit Victoria, sur le Saint-Laurent ; 440,000 hab.

Montréal, ch.-l. de cant., arr et à 20 kil. O. de Carcassonne (Aude). Céréales, vins; 2,830 hab.

Montréal, ch.-l. de cant., arr. et à 45 kil. O. de Condom (Gers) ; 2,687 hab.

Montréal, ville de Sicile. V. Monreale.

Montréal d'Albarno OU Fra Moriale,

condottiere provençal, né à Narbonne, combattit en Italie, à la tête des bandes d'aventuriers qui désolèrent le pays. Rienzi le fit arrêter et mettre à mort, 4354.

Montredon, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. N.-E. de Castres (Tarn). Bestiaux, bonneterie; 4,744 hab.

Montre j eau, ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil. O. de Sainl-Gaudens (Haute-Garonne), au confluent de la Garonne et de la Neste. Vins, bougies, minoterie, scierie de bois et marbre: 2,992 hab.

Montreiais , comm, du cant. de Varades, arr. et à 46 kil. N.-E. d'Ancenis (Loire-Inférieure). Houille ; 2,000 hab.

Montrésor, ch.-l. de cant., arr. et à 46 kil. E. de Loches (Indre-et-Loire); 677 hab.

Montrésor (CLAUDE de Bourdeille, comte

de), 1608-1663, favori de Gaston d'Orléans, mêlé au complot du comte de Soissons, puis à celui de Cinq-Mars contre Richelieu, fut l'un des chefs de la Fronde. On a de lui des Mémoires.

Montret, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. N.-O. de Louhans (Saône-et-Loire) ; 4,035 hab.

Montrenii-Beilay, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S. de Saumur (Maine-et-Loire), sur le Thouet; 2,071 hab.

Montrenil-sous-Bois, comm. du cant. de Vincennes, arr. et à 47 kil. N.-E. de Sceaux (SeineJ. Pêches renommées ; 48,695 hab.

MON

MOQ

Moutrenil - sur - Mer, ch.-l. d'aiTOnd., à 80 kil. N.-O. d'Arras (Pas-de-Calais), près de la Canche. Place de guerre, au moyen âge, elle fut la capitale d'un comté ; 3,352 hab.

Montrerauit, ch.-l. de canton, arrond. de Cholet (Maine-et-Loire). Bestiaux; 836 hab.

Montrevei (maréchal de). V. Baume-Montrevel (De la).

Montrevei, ch.-l. de canton, arrond. et à 48 kil. N.-O. de Bourg (Ain), sur ia Beyssouse ; 4,545 hab.

Montrichard, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. S.-O. de Blois (Loir-et-Cher) , sur le Cher ;

Montrose, port d'Ecosse (Angus), à 58 kil. S.-O. d'Aberdeen, à l'embouchure de l'Esk. Grand commerce de toiles et de blé; 18,000 hab.

Montrose (JACQUES GRAHAM, Comte DE), lié à

Edimbourg, 1642-1650, s'attacha aux CovenantaireSy puis à Charles 1er, pour lequel il remporta une série de vicloires en Ecosse, 1644- 1645. En Allemagne, il fut nommé maréchal de l'Empire. Sur l'ordre du prétendant Charles II, il déharqua aux Orcades, 1650, fut livré par un traître, pendu et écartelé à Edimbourg.

Montrouge (le Grand), commune du cant., de l'arr. et à 6 kil. N. de Sceaux (Seine). Carrières de pierres , pépinières , distilleries ; 8,595 hab.

Montrouge (le Petit), localité qui dépendait de la commune précédente, avant d'être annexée à Paris, en 1860, 14e arrond.

Mont Sacré, colline à 5 kil. N.-O. de Borne, où les plébéiens se retirèrent en 493 et en 449 av. J.-C.

Mont-Saint- Aignan , COmm. du cant. de

Maromme , arr. de Bouen (Seine-Inférieure), 3,H5 hab.

Mont-Saint-Jean. V. WATERLOO.

Mont-Saint-Jean, comm. du cant. de Silléle-Guillaume, arr. du Mans (Sarthe) ; 2,006 hab.

Mont-Saint-Michel, commune de 1,100 hab., sur un rocher isolé, de 9,000 m. de circonférence, haut de 125 m., au fond de la baie de Cancale. à 5 kil. de la côte, à 10 kil. N. de Pontorson, et à 16 kil. S.-O. d'Avrancbes (Manche). Célèbre abbaye bénédictine, convertie en prison centrale à la Bévolution, Louis XI y institua l'ordre de Saint-Michel. — La baie du Mont- Saint-Michel se termine à l'O. par le Groin de Cancale.

Mont-Saint-Vincent, ch.-l. de cant., arr. et à 35 kil. S.-O. de Chalon-sur-Saône (Saôneet-Loire); 655 hab.

MontsaivT, ch.-l. de cant., arr. et à 34 kil. S. d'Aurillac (Cantal). 1,058 hab.

Montsauche, ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. N. de Château-Chinon (Nièvre; ; 1,565 hab.

Montserado. Y. MESDRADO.

Montserrat, l'une des Petites-Antilles, à 42 k. S. d'Antigua; 8,000 hab. Ch.-l., Plymouth. Découverte par Chr. Colomb, 1493, et occuDée par les Anglais, 1632.

Montserrat, montagne d'Espagne, à 30 kil. S. de Manresa (Espagne), haute de 1,236 met.. et couronnée de sommets coniques séparés ; d'où son nom [Serra, scie). Buines d'un monastère bénédictin.

Dionts-sur-Guesnes, ch.-l. de cant., arr. de Loudun (Vienne) ; 967 hab.

Montsnrs, ch.-l. de cant.. arr. et à 20 kil. N.-E. de Laval (Mayenne); 1,797 hab.

Mont-Terrible, Mont-Tonnerre. V. TER- RIBLE, Tonnerre.

Hontucia (Jean-Etienne), né à Lyon, 4725- 1799, fut commis des bâtiments, censeur, s'occupa surtout de mathématiques, et fut membre de l'Institut. On cite de lui : Histoire des recherches sur la quadrature du cercle ; une édition refondue des Récréations mathématiques

d'Ozanam; et surtout Histoire des mathémaA

tiques, [arr. de Montluçon (Allier) ; 2,762 hab.J

Montvicq, comm. du cant. de Montmarault,

Montyon OU Monthyon (ANTOINE-JEAN-

Baptiste-Bobert Auget, baron de), né à Paris, 1733-4820, fut intendant d'Auvergne, de Provence et de la Bochelle. conseiller d'Etat; émigra et rentra en France en 1815. Dès 1780, il avait fondé des prix de vertu et autres que devaient décerner des corps savants. Il les rétablit à son retour. On a de lui : Eloge de L'Hôpital; Recherches sur la population de la France- Influence de la découverte de l'Amérique ; Particularités et observations sur les contrôleursgénéraux des finances depuis 1660, etc.

Monvel (JACQUES-MARIE Boutet, dit), né à

Lunéviile, 1745-1812, acteur de la Comédie- Française, adopta avec ardeur les principes de la Bévolution, et fut professeur au Conservatoire. Il a écrit 26 pièces de théâtre.

Monviiie, comm. du cant. de Clères, arr. et à 16 kil. N. de Bouen (Seine-Inférieure). Filatures et tissus de coton ; 2,376 hab.

Monza, v. de la prov. de Milan (Italie), sur le Lambro, à 17 kil. N.-E. du ch.-l.; 28,000 hab.

— Dans sa cathédrale on garde la couronne de fer des rois lombards.

Monzon. V. MONÇON.

Mook, Mooker OU Mookerheide, village des Pays-Bas, à 65 kil. N. de Buremonde (Limbourg). Défaite de Louis et Henri de Nassau.

Moor (Antonis Van), en espagnol Antonio Moro, peintre de portraits surtout, né à Utrecht, 1512-1568, s'attacha à Charles-Quint, puis à Philippe II.

Moor (Karel de), né à Leyde , 1656-1738, élève de Gérard Dow et du vieux Mieris, a exécuté beaucoup de portraits et aussi des tableaux de genre et d'histoire.

Moore (John), né à Stirling, 1729-1802, chirurgien militaire, littérateur, a laissé : Lettres d'un voyageur anglais, sur la France, la Suisse et l'Allemagne ; Zeluco, Edouard, romans; Vues des causes et des progrès de la Révolution française.

Moore (Sir John), général anglais, fils du précédent, né à Glasgow en 1761, combattit les Français en Espagne, se retira sur la Corogne et livra une bataille dans laquelle il fut tué,

Moore (Thomas), né à Dublin , 1779-1852, donna ses premiers essais sous le titre d'QEuvres de feu Thomas Little. En 1807, il commença à publier les Mélodies irlandaises ; c'est son plus beau titre de gloire. En 1817, il fit paraître Lalla-Rookh, poème oriental, et, en 1823, les Amours des Anges. Il écrivit ensuite : Mémoires du capitaine Rock ; Vie de Sheridan ; — de Byron;

— de lord Edouard Fitz-Gerald; et l'Histoire d'Irlande. On a aussi de lui des Mémoires publiés par lord John Bussell.

Mooriand (Monts), collines d'Angleterre, dans le comté d'York , peu élevées, couvertes de bruyères.

Moorsiède, v. de la Flandre occidentale (Belgique), à 14 kil. N.-E. d'Ypres ; 6,500 hab.

Mooui ou Mowi, île du Grand Océan (Polynésie), la seconde en grandeur de l'archipel Sandwich ; le ch.-l. est Raheina.

Moouna-Kaa (4,154 met.), et Moonna-Roa

(3,043 met.), volcans de Hawaï (îles Sandwich).

Mopsucrène, anc v. de Cilicie, près de Tarse.

Mopsueste, anc. v. de Cilicie, sur le Pyramus, au N.-E. de Tarse.

Mopsus, nom de deux devins grecs, l'un compagnon des Argonautes, l'autre contemporain de la guerre de Troie.

Moquera, v. du Pérou, à 150 kil. S. d'Aréquipa (6,000 hab.), donne son nom à un département.

MOR

MOR

Moquin-Tandon(HoRACE-BÉNÉDICT-ALFREn\

né à Montpellier, 1804-1863 ; professeur de botanique à la Faculté de Toulouse, d'histoire naturelle médicale à la Faculté de médecine de Paris. 1853; membre de l'Académie des Sciences,

1854. Il a écrit surtout : Histoire naturelle des mollusques terrestres et fluviatile* de la France,

1855, 2 vol. in-8°. Il a publié de jolies pièces de vers en dialecte languedocien, et surtout Carya Magalonensis (le Noyer de Maguelonne).

Mom, v. de la prov. et à 32 kil. S.-E. de Téruel (Espagne) ; 5,000 hab.

Mora-de-Ebro, ville de la province et à 5G kilom. de Tarragone (Espagne), sur la rive droite de l'Ebre; 3,900 hab.

Mora, v. de la prov. et à 30 kil. S.-E. de Tolède (Espagne); 5,000 hab.

Mora, ville du lan de Fahlun (Suède), où Gustave Wasa souleva les paysans de la Dalécarlic contre les Danois, en 1581.

Morabin (Jacques), né à LaFlèche. 1687-176:2, a publié une Histoire de Cicéron, 2 vol. in-4<>.

Moradabad, capit. du Rohilkund (Hindoustan), a 170 kil. E. de Delhy ; 67,000 hab.

Morales (Louis de), dit le divin, peintre es-

Fagnol, né à Badajoz, 1509-1586, excellait dans expression des passions. Son chef-d'œuvre est la Voie des douleurs.

Morales (Ambroise de), né à Cordoue, 1513- 1591, a continué la Chronique d'Ocampo jusqu'en 1070, 3 vol. in-fol., et écrit, en outre : Antiquités des villes d'Espagne, etc.

Morand (Pierre de) , auteur dramatique , 1701-1757. On a de lui trois tragédies et quelques comédies.

Morand (Jean Antoine), architecte, né à Briançon, 1727-1794, fut élève de Servandoni et de Souffiot.

Morand (CHARLES - ANTOINE - LoDIS - ALEXIS,

comte), né à Pontarlier, 1771-f835, capitaine de volontaires en 1792, fut général de division à Austerlitz. Il fut nommé pair de France après 1830. On a de lui : De l'Armée selon la Charte, 1829.

Morande (CHARLES Thévenot OU Théve-

neau de), né à Arnay-le-Duc, 1748-1803, passa en Angleterre, où il vécut en écrivant des libelles; il rançonnait, en menaçant d'attaquer. Il composa contre Mme qu Barry les Mémoires secrets d'une femme publique, et Louis XV n'obtint la suppression de l'ouvrage, que movennant 20,000 livres et 4,000 livres de rente, 1774. Morande dès lors rédigea le Courrier de l'Europe. II revint en France à la Révolution, publia l'Argus patriotique, fut emprisonné après le 10 août, échappa aux massacres de septembre, et fut juge de paix à Arnay-le-Duc.

Morandinî (Frax^esco), dit le Poppi, peintre, né à Poppi, 1544-15S4, fut l'un des bons élèves de Vasari.

Morannes, comm. du cant. de Durtal, arr. et à 36 kil. N.-O. de Baugé (Maine-et-Loire) : 2,278 hab.

Moras, comm. du cant. de La Grande-Serre, arrond. et a 56 kil. N. de Valence (Drôme) ; 3,803 hab.

Morat (Lac de). Commun aux cantons de Vaud et de Fribourg (Suisse), il est formé par la Broyé, et s'écoule au N.-Ô. dans le lac de Neuehâtel.

Morat , v. du cant. de Fribourg (Suisse), sur le lac de son nom, à 15 kil. N. de Fribourg ; 2,000 hab. — Défaite de Charles le Téméraire par les Suisses. 1476.

Morata (Olympia-Fulvia), savante italienne, née à Ferrare. 1526-1555, convertie à la réforme par Renée de France, et mariée à un Allemand, a laissé des discours, des lettres, des poésies en grec et en latin, etc.

Morataiia, v. de la prov. et â 70 kil. N.-O. de Murcie (Espagne) : 8.500 hab.

!Mora(cha,fi. tributaire de l'Adriatique, vient du mont Dormitor, traverse le Monténégro, gc jette dans le lac de Scutari, et en sort sous le nom de Bojana.

Moratin (Nicolas Fernam)ez de), né à Madrid, 1737-1780, essaya de réformer le théâtre espagnol.

Moratin (Léandre Ferna?:dez), iil s du précédent, né à Madrid, i760-ll<28, reprit l'œuvre commencée par son père ; donna plusieurs comédies imitées des auteurs irançais; traduisit en espagnol deux pièces de Molière : YEcole fies ?uaris, 1812, et le Médecin malgré lui, 1814. On a encore de lui des Poésies et un livre sur les origines du théâtre espagnol.

Morava, Margus, riv. de Serbie, naît au mont Tchardagh, coule du S. au N., reçoit un affluent appelé Morava de l'O., et se jette, par deux bras, dans le Danube, à l'E. de Semendria. Cours de 300 kil.

Mora-ves (Frères), Frères de Kahême OU

Frères de l'Unité, secte religieuse, formée en 1457, d'anciens Hussites. Son principal établissement est aujourd'hui celui de Herrnnhut (Lusace), d'où leur nom de Herrnnhutters. Les Frètes Moraves ont adopté, en partie, la confession d'Augsbourg.

Moravie, en allemand Màhren, province de l'empire d'Autriche, entre la Bohême et la Hongrie, accidentée à cause du voisinage des Sudètes et des monts de Moravie, arrosée par la March ou Morawa. Industrie avancée : draps, toiles, cotonnades, brasseries. Elle a 22,223 kil. carr. et 2,153,000 hab., slaves et allemands. Les villes sont. Briinn, capit., Olmùtz, Kremsier, Hradisch, Iglau, Znaïm, etc.

Moravie (Monts de), chaîne de hauteurs, longue de 240 kil., qui unit, en se dirigeant du S.-O: au N.-E., les monts de Bohême aux Sudètes.

Morawa ou March, riv. de l'empire d'Autriche (Moravie), naît au Schneebeig, couie au S. par Olmùtz, Hradisch et Gœding. où elle est navigable, et se jette dans le Danube à Theben. Cours de 280 kil. — Elle reçoit la Thaya.

Morbecque, comm. du cant., de l'arrond.

et à 4 kil. S.-O. de Hazebrouck (Nord); 3,546 hab

Morbihan, en breton petite mer, golfe de France, formé par le golfe de Gascogne sur la côte S. du département de ce nom. Il a 16 kiL sur 8. Il renferme un très grand nombre d'îles.

Morbihan, départ, du N.-O. de la France, formé d'une partie de la Bretagne. Sup., 679,781 hect. ; pop., 521,614 hab. Il forme le diocèse de Vannes, ressort de la Cour d'appel et de l'Académie universitaire de Bennes. 11 fait partie du 3e arrond. maritime (Lorient). Il a

4 arrond., Vannes, Pontivy, Lorient, Ploërmel. Il est arrosé par la Vilaine, l'Auray, le Blavet et son affluent, le Scorf. Pays agricole, il produit céréales, chanvre, cidre, etc. Chevaux, bœufs, moutons, porcs, abeilles. Peu d'industrie.

Morceiii ( Etienne-Antoine ), né à Chiari, 1737-1821, jésuite, a laissé : De stylo inscriptionum latinarum ; Kalendarium Ecclesiœ Constantinopolitanœ ; Africa christiana ; etc. Ses œuvres archéologiques, Opéra epigraphica, forment

5 vol. in-4<>.

Mordeiies, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. S.-O. de Bennes (Ille-et-Vilaine), sur le Meu ;

Morduans, peuplade finnoise qui habite quelques gouvernements de la Russie sur le moyen et bas Volga.

More (Thomas). V. Moins.

Moreac, comm. du cant. de Locniiné, arr. do Pontivy (Morbihan) ; 3,031 hab.

Moreau (Jean-Baptiste), né à Angers, 1656- 1733, fut chargé par Racine de la musique des chœurs d'Esther et d'Athalie.

MOR

MOR

Moreau (Jacob-Nicolas), né à Saint-Florentin, 1717-1804, fut historiographe de France. On cite : Y Observateur hollandais; Mémoires pour servir à /' histoire des Cacouacs ; Mémoires pour servir à l'histoire de notre temps ; Principes de morale, de politique et de droit public ou Discours sur l'Histoire de France, 21 vol. in-8°. etc.; Exposition et défense de la Constitution de la monarchie française, 4789, 2 vol. in-8°.

Moreau (Jean-Michel), dit le Jeune, graveur, né à Paris, 1741-1814, fut élève de Le Lorrain et Le Bas. Ses estampes ornent les belles éditions d'auteurs français.

Moreau (Jean-Victor), né àMorlaix, 1753-1813, destiné au barreau, joua un rôle considérable dans les troubles de Rennes, 1787-1789. Chef d'un bataillon de volontaires bretons, en 1791, il était général de division, 1794. Il exécuta, en 1796, le long du Danube, une retraite demeurée célèbre. Lieutenant, puis successeur de l'inhabile Schérer, il fut battu à Cassano, 1799. et ne put que recueillir les débris de Macdonald. Il concourut au coup d'Etat du 18 brumaire ; Bonaparte lui confia les armées du Rhin et d'Helvétie avec lesquelles il refoula Kray sur l'Inn, et battit l'archiduc Jean à Hohenlihden, 1800. Moreau se trouva compromis dans le complot de Georges Cadoudal, 1804 ; exilé, il vécut aux Etats-Unis, revint en Europe, 1813, rejoignit l'armée des alliés, et, devant Dresde, fut atteint d'un boulet au moment où il s'entretenait avec le tzar Alexandre 1er.

Moreau (Hégésippe), né à Paris, 1810-1838, orphelin, compositeur d'imprimerie et maître d'études à Paris. On a publié ses poésies sous ce titre : Myosotis.

Moreau de Saint-Méry (MÉDÉRIC-LOUIS-

Elie), né à Port-Royal (Martinique), 1750-1819, recueillit les Lois et constitutions des Antilles françaises. En 1789, il fut élu président des électeurs de Paris, avant de siéger à la Constituante comme député de La Martinique. On a encore de lui : Description de Saint-Domingue ; Abrégé des sciences et des arts.

Moreau de Jonnès (ALEXANDRE), né près

Rennes, 1776-1870, s'enrôla en 1792 et fit en Europe et aux colonies les plus périlleuses campagnes de la République et de l'Empire. En 1818, il fut chargé par le ministre du commerce de diriger la publication de la Statistique générale de la France ; il fut de l'Académie des Sciences morales et politiques. Parmi ses nombreux ouvrages, on cite : Histoire physique des Antilles françaises ; Recherches sur les, changements produits dans l'état physique des contrées par la destruction des forets ; le Commerce au xix« siècle ; Statistique de l'Espagne ; — de la Grande- Bretagne et de l'Irlande ; Statistique de l'agriculture de la France; — des peuples de l'antiquité, les Egyptiens, Les Hébreux, les Grecs, les Romains et les Gaulois ; Aventures de guerre au temps dt la République et du Consulat ; Etat économique et social de la France depuis Henri IV jusqu'à Louis XIV; etc., etc.

Moreau (Jean-René), né à Rocroi, 1758-1795, marcha à la tête d'un bataillon de volontaires ardennais au secours de Thionville. En quelques mois, il devint général de brigade, 1793, Suis général de division. Il se distingua sous oche, son ami; en 1794, il battit les Autrichiens, prit Trêves; puis assiégea Mayence. Il fut emporté par une maladie subite.

Moi ée, ancien Péloponnèse (du slave more, pays maritime, ou de murus, mûrier, pays des mûriers), petite presqu'île de l'Europe, au S. de la péninsule turco-hellénique, à laquelle elle tient par l'isthme de Corinthe, entre le golfe de Lépante au N., la mer Ionienne à l'O., l'Archipel à TE., et la Méditerranée au S. La Morée lut enlevée à des princes grecs et aux Vénitiens j

par Mahomet II, 1463-1479 ; reprise par Venise, 1687-1715, elle retomba, 1718, au pouvoir des Turks. Elle appartient au royaume de Grèce.

Morée (Château de), construit par Bajazetll, 1482, sur la côte N. de la Morée, et à l'entrée du golfe de Lépante, à 10 kil. N.-E. de Patras.

Morée, ch.-l. de canton, arr. et à 22 kil. N.-E. de Vendôme (Loir-et-Cher); 1,383 hab.

Morel, famille originaire de Champagne, qui exerça la charge d'imprimeur du roi de 1571 à 1646.

Morel de lindé (CHARLES-GlLBERT), né et

mort à Paris, 1759-1842, se voua à l'agriculture, et entra à la Chambre des pairs, 1815. Il fut admis en 1824 à l'Académie des Sciences. On a de lui : Morale de l'Enfance, collection de 512 quatrains; Essai sur les constructions rurales économiques ; etc.

Moreii (André), né à Berne, 1646-1703, a laissé : Spécimen rei nummariœ anliquœ ; Thésaurus Morellianus (familiarum Romanarum numismata, 1734, 2 vol. în-fol. ; et XII priorum imperatorum Romanorum numismata, 1752, 3 vol. in-fol.).

Morelia, v. forte de la prov. de Castellonde-la-PIana (Espagne), à 60 kil. N. du ch.-l. ; 6,000 hab.

Morelia, ch.-l. du Michoacan. V. Valladolid.

Moreiiet (L'abbé André), né à Lyon, 1727- 1819, défendit loe philosophes contre Palissot, 1760, traduisit le traité de Beccaria sur les délits et les peines, 1776, et fut admis à l'Académie française, 1785. Il a fait lui-même un choix de ses nombreux écrits dans ses Mélanges de Littérature et de Philosophie, 1818, 4 vol. in-8<>.

Moreiiy, né à Vitry-le-François, au xvmes., écrivit divers ouvrages socialistes et même communistes : Le Prince, 1751 ; Naufrage des îles flottantes ou la Basiliade, poëmé en prose, 1753; Code de la nature, 1755.

Moreios (Dom José-Maria), curé d'Acapulco, né en 1780, dans la province de Valladolid (Mexique), fut l'un des chefs de l'insurrection mexicaine contre les Espagnols (1810-1815), avec et après Hidalgo. Pris en 1815, il fut fusillé.

Moreios. prov. du Mexique : 155.000 hah.

Morena (Sierra), chaîne noire, nom général de la ligne de hauteurs qui sépare les bassins du Guadiana et du Guadalquivir. Il désigne, toutefois, plus spécialement la partie orientale, depuis la Sierra d!Alcaraz jusqu'à la Sierra Constantina. On y trouve le défile de Despena- Perros. — Les anciens l'appelaient Marianus mons.

ïuoréri (Louis), né à Bargemont (Var), 1643- 1680, reçut les ordres à Lyon. Il a donné, en 1674 : le Grand dictionnaire historique, in-fol., bien des fois remanié; la meilleure édition est la 20e et dernière, 1759, 10 vol. in-fol.

Mores. V. MAURES.

Moresnet, village delà prov. de Liège (Belgique), à 18 kil. N.-E. du ch.-l. ; 500 hab. Extraction du minerai de zinc, dit de la Vieille-Montagne.

Moresol (Mont), sommet de la Côte-d'Or (590 met.) vers les sources de l'Arroux et de TArmançon, d'où se détachent les monts du Morvaa.

Morestel, ch.-l. de canton, arr. et à 16 kil. N.-E. de la Tour-du-Pin (Isère); 1,236 hab.

Moret, ch.-l. de cant., arr. et à 11 kil. S.-E. de Fontainebleau (Seine-et-Marne), sur le Loing. Bois, pavés, vins, céréales, batellerie; 1,978 hab.

Moret (Antoine de Bourbon, comte de), fils légitimé de Henri IV et de Jacqueline de Bueil, né en 1607, fut tué à la bataille de Castelnaudary, 1632.

Moreto (Augustin), né vers 1600, se retira dans un séminaire de Tolède, 1657, et mourut en 1669. On le regarde comme le créateur de la comédie espagnole; il a imité, presque toujours

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en les surpassant, Lope de Vega, Calderon. etc. Ses Œuvres ont été publiées à Madrid, 1654- 4676-1681, et 1703, 3 vol. in-4<».

Moreuii, ch.-l. de cant.. arr. et à 18 kil. N.-O. de Montdidier (Somme); 3,335 hab.

Itiorez, ch.-ï. de cant., arr. et à 28 kil. N.-E. de Saint-Claude (Jura), sur la Bienne. Verres de lunettes, horloges, clouterie; fromages de Gruyères;5, 542 hab.

Morfil ou lie de /'Eléphant. V. ce nom.

Moi-fontaine. V. MORTEFONTAINE.

Morg.ab ou Morghab, Margus, riv d'Asie, naît dans l'Hindou-kouch, coule a l'O. (Hérat), puis au N.-O. (Turkestan), et se perd dans les sables.

Morgagni (Jean-Baptiste), né à Foiii, 1682- 1771, professeur d'anatomie à Padone. On a de lui : Adversaria anatcmica, et De Stdibus et eausis morborum per anatomen indagatis, 2 vol. infol., ouvrage qui a créé l'anatomie pathologique.

Morgan (Henri-John), chef de flibustiers anglais, né dans le pays de Galles vers 1637, combattit et dépouilla les Espagnols. Enrichi par ses prises, il se retira à la Jamaïque, et mourut en 1690.

Morgan (Miss Sidney Owenson, lady),

née à Dublin, 1783-1859, a donné beaucoup de romans où elle a surtout mis l'Irlande en scène. Elle publia sur la France et l'Italie de vives esquisses. [côte E., à 7 kil. S. de Catane.i

Morgantium, ancienne v. de Sicile, sur la]

Morgarten, défilé de la vallée d'Egeri, dans le canton de Zug (Suisse), fameux par fa victoire des Suisses sur Léopold d'Autriche, 1315.

Morges, v de Suisse (Vaud), sur le lac Léman, à 10 kil. S.-O. de Lausanne; 3,300 hab.

Moigètes, peuplade pélasgique qui habitait l'extrémité S.-O. du Bruttium.

Morghab. V. MûRG-AB.

Morghen (Baphael), graveur italien d'origine allemande, né à Portici, près de Naples, 1758- 1833. vécut à Florence. Son œuvre se compose de 254 pièces. La gravure de la Transfiguration lui coûta 16 ans de travail ; la Cène, d'après Léonard d« Vinci, est son chef-d'œuvre.

Morhof (Daniel-George), érudit et bibliographe allemand, né à Wismar, 1639-1691; le plus important de ses ouvrages est Polyhistor. sive de notitia auctorum et rerum Commentarii.

Moriale (Frà). V. MONTRÉAL.

Morice de Beaubois (Dom PlERRE-HvACIN-*

the), né à Quimperlé. 1693-1750. de l'ordre des Bénédictins de Saint-Maur, publia la généalogie de la maison de Bohan, 2 vol. in-fol. Il .a laissé Mémoires pour servir de preuves à l'Histoire ecclésiastique de Bretagne (de dom Lobineau), 1742-46, 3 vol. in-fol. ; Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, 1750-56, 2 vol. in-fol.

Moriiio (Pallo ou Paul), général espagnol, né à Fuentes de Malsa (Toro), 1777-1838, après 1808, chef de guérillas. Envoyé contre les insurgés de la Nouvelle-Grenade, 1815, il se rendit odieux par ses cruautés; vaincu à Boyaca par Bolivar, 1819, il soutint Ferdinand Vil, puis les Cortès, 1820-1823. Il a écrit des Mémoires sur ses campagnes en Amérique.

Morimond, ancienne abbave, l'une des 4 premières filles de Cîteaux, fondée en 1115, à 37 kil. N.-E. de Langres (Haute-Marne).

Morin (Jean- Baptiste), né à Villefranche (Beaujolais), 1583-1656, professeur de malhéma tiques au Collège de France, 1630, combattit vivement les doctrines de Copernic, de Galilée et de Gassendi. Son plus célèbre ouvrage, Astrologia gallica, ne fut publié qu'en 1661

Morin (Jean), né à Blois, 1591-1659, de l'Oratoire, 1618, suivit la reine Henriette en Angleterre , il a donné : Exercitationes ecclesiasticœ et biblicœ,'! vol. in-fol. 1686; Opuscula Hebrœosamaritica, «te.

Morin (Le Grand-), riv. do France, naît près de Sézanne, passe à Coulommiers et so jette dans la Marne, à 6 kil. S.-O. de Meaux. Cours de 100 kil.

Morin (Le Petit.), riv. de France, naît près de Fère-Champenoise (Marne), passe à Montmirail, et se jette dans la Marne, près de la Ferté-sous-Jouarre. Cours de 65 kil.

Morins, peuplade de la Belgique Ile (Gaule). Parmi leurs villes on a cité, dans la suite : Itiut Portus, Taruenna, Gessoriacum, etc. Leur territoire correspond à la moitié ouest du Pas-de- Calais.

Morison (Bobert), né à Aberdeen, 1620-1683, fut médecin de Charles 1J et inspecteur de ses jardins. On a de lui : Hortus regius Blesensis, 1669 ; Plantarum historia universalis.

Morisques, num donné aux Maures d'Espagne, qui préférèrent le baptême à l'exil.

Moriaas, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. N.-E. de Pau (Basses-Pyrénées). Gaston IV y fonda les premières courses de chevaux en France;

Moriacchi (François), compositeur d« musique, né a Pérouse, 1784-1841, fut élève de Zingarelli et du P. Mattei.

Moriaix, ch.-l. d'arr.. à 115 kil. N. de Quimper (Finistère), au confluent du Jarlot et du Kefflent. Port de commerce, à 10 kil. de la mer; on y arme pour la pêche de la morue. Manufacture de tabacs; toiles. A l'entrée de la rade est le château du Taureau, sur un rocher isolé au milieu de la mer. Patrie du général Moreau ; 15,346 hab.

Moriaques, tribu de la Dalmatie qui habite les bords du Kerka et de la Cettina dans l'intérieur du pays. Ils sont tous soldats et catholiques, mais vivent dans une indépendance presque sauvage. V. princ, Zeng et Cailopago.

Moriot (François-Nicolas-Madeleine), né à Langres, 1795-1862, évêque d'Orléans, en 1839, archevêque de Tours en 18*2, cardinal en 1853, succéda a monseigneur Sibour comme archevêque de Paris, 1857.

Morma&n. V. MORVAN.

Mormant, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. N.-Ede Melun (Seine-et-Marne). Combat du 17 février 1814; 1,409 hab.

Mormoiron, ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. E. de Carpentras (Vaucluse); 1,920 hab.

Mormons, ou saints du dernier jour, sectateurs d'une religion nouvelle inventée, vers 1830, et annoncée aux Etats-Unis par Joseph Smith, du Vermont. Chassé de l'Ohio, puis du Missouri, le prophète fut tué à Nauvoo, 1844. Ses disciples se réfugièrent à l'O. des monts Bocheux, dans le territoire d'Utah, 1845, et bâtirent, sur les bords du Lac Salé, la Nouvelle- Jérusalem. Ils ont constitué un Etat véritable. Le livre de Mormon, qui est la base de leurs doctrines, admet, comme principe fondamental, l'existence d'un Christ américain, d'une révélation spéciale a l'Amérique.

Momans ou ant' ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-O. de Lyon (Bhône). 2,168 hab.

Momay (Philippe de), seigneur Duplessis- Marly , dit Duplessis-Mornay, né à Buhy (Vexin français), 1549-1623. Sauvé du massacre de la Saint-Barthélémy, il s'attacha à Henri de Navarre, qu'il servit comme soldat, administrateur et diplomate. En 1589, il reçut le gouvernement de Saumur. Vrai « pape des huguenots, » il publia un traité de Y Institution de l'Eucharistie, 1598, qui lui attira la défaveur de Henri IV. En 1620, il perdit le gouvernement de Saumur. On a encore de lui : Traité de l'Eglise; De la vérité de la religion chrétienne ; Du droit prétendu de la maison de Guise ; Le mystère d'iniquité ou Histoire de la papauté, 1607 ; Mémoires, correspondance, etc.

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MOR

Morne (L.e Gros), bourg de la Martinique; 5,000 hab.

Morne-à>rEau, comm. de la Guadeloupe, cant. et à 10 kil. N.-E. de la Pointe-à-PItre ; 4,000 bab.

Morny (CHARLES - AUGUSTE - LOUIS - JOSEPH,

comte de), né à Paris, 1811-4865, élevé par la comtesse de Flahaut, officier en Algérie, 4831-4838, fut élu député, 4842, 4846; et fut membre de l'Assemblée législative. Ministre de l'intérieur (2 décembre 1851), il prit une part considérable au coup d'Etat; et fut président au Corps législatif de 1854 jusqu'à sa mort. [à 14/1.] Moro (Christophe), doge de Venise de 1462J

Morogues (SÉBASTIEN-FRANÇOIS Bigot, vi-

comte de), né à Brest, 1705-1781, fut l'un de nos meilleurs officiers au xvme s., et devint lieutenant général des armées navales en 1771. On lui doit surtout Tactique navale ou traité des évolutions et des signaux, 1763, in-4°.

Morogues (PIERRE-MARIE-SÉBASTIEN Bigot,

baron de), petit-fils du précédent, né à Orléans, 4776-1840, consacra sa vie à l'économie rurale. 11 fut pair de France, en 1835. Parmi ses ouvrages, on cite : Essai sur les moyens d'améliorer l'agriculture en France, 4822, 2 vol. in-8° ; Politique religieuse et philosophique, 4827, 4 vol. in-8° ; de la Misère des ouvriers, 4832, in-8° ; Recherches des causes de la richesse et de la misère des peuples civilisés, 4834, in-4° ; du Paupérisme, 4834, in-8°.

Moron OU Moron.dcla-Frontera, ville de

la prov. et à 60 kil. S.-E. de Séville (Espagne), sur la Guadaira. Antiquités romaines; belle église gotbique. Poteries, fabriques de chapeaux; 40,700 hab.

Morone (Jérôme), 4450-4529, serviteur habile de Louis le More, fut, avec le titre de vice-chancelier, le véritable maître de Milan sous les fils de ce prince. 11 ourdit une ligue contre Charles- Quint, 4525, et devint le conseiller du connétable de Bourbon; il mourut en 1529.

Morosaglia, ch.-l. de canton, arr. et à 25 kil. N.-E. de Corte (Corse). Patrie de Paoli; 1,057 hab.

Morosioi, famille ancienne et illustre de Venise, qui donna 4 doges à la république : Dominique, 1148-1156; Marin, 4249-1252; Michel, 4382; — François, 4688-4694. Ce dernier, né en 4648, se signala par l'héroïque défense de Candie contre les Turks, 4666-4669 ; s'empara d'Athènes et de presque toute la Morée ;mais échoua devant Négrepont, 1689.

Morosioi (André), historiographe de Venise, 1558-4648, a écrit une Histoire de Venise, de 4524 à 4645.

Morosquilio, golfo de la mer des Antilles, sur la côte de l'Etat de Bolivar (Confédération Grenadine).

Morpeth, v. d'Angleterre (Northumberland), sur le Wensbeck, à 24 kil. N.-O. de >*ewcastle; 5,000 hab. [meil et de la Nuit.]

Morphée, dieu des songes, était fils du Som-J

Morreale. V. MONREALE.

Morris (Gouverneur), né à Morrisania, près de New-York, 1752-1816, siégea dans la convention qui rédigea la constitution, 4787 ; représenta son pays en France pendant la Terreur, 4793- 4794. On a publié un extrait de sa correspondance sous ce titre : Mémorial de G. Morris.

Morris (Robert), financier américain, né en. Angleterre, 4734-4806, banquier à Philadelphie, fut nommé au congrès, 4775; seconda de tous ses efforts intelligents Washington, et fut surintendant des finances en 4784. Longtemps riche et libéral, il fit des spéculations malheureuses et mourut en prison pour dettes.

Morse (Samuel-Finley Breese), peintre américain, né à Charlestown (Massachusetts), 1791- 4872, est surtout connu pour avoir inventé la télégraphie électrique ; il ne prit de brevet

qu'en 1837 , perfectionna son procédé et le vit

6 référé aux autres systèmes et adopté aux Etatsnis, 1814, en Europe et particulièrement en Fiance, 1856.

Mortagne, ch.-l. d'arr., à 45 kil. E. d'Alençon (Orne), près de l'Huisne. Toiles. Clievaux percherons, bestiaux. Ane. caDiiale du Perche; 4,643 hab.

Mortagne-sur-Gironde, petit port de Cabotage, cant. de Cozes, arrond. et à 32 kil. S.-E. de Saintes (Charente-Inférieure).

Mortagne.sur.Sévre, ch.-l. de Cant., arr.

et à 55 kiJ. N.-E. de La Roche-sur-Yon (Vendée), sur la Sèvre-Nantaise. Eaux minérales; 2,157 hab.

Mortain, ch.-l. d'arr., à 56 kil. S-.-O. de Saint-Lô (Manche). Toiles, dentelles, papeteries; 2,398 hab.

Mortara, v. de la prov. et au S.-E. de Pavie (Italie); anc. ch.-l. de la Lomelline; 5,500 hab.

Morte (Mer) ou lac Asphaltite ou Bahr-el-Loud (mer de Loth) des Arabes, lac situé au S.-E. de la Palestine ; il a 100 kil. de long., 25 de largeur; les eaux sont salées et peu profondes; il n'y a point de poisson. Il a remplacé l'ancienne vallée de Siddim où s'élevaient Sodome, Gomorrhe, Adama, Séboïm et Segor. 11 reçoit le Jourdain au N., et le torrent de Cédron a l'O. Il est situé à 390 met. au-dessous du niveau de la Méditerranée.

Morteau, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. N.-E. de Pontarlier (Doubs). Ecole d'horlogerie ; 2,022 hab. [de Falaise (Calvados); 693 hab.]

Morteaux.Couiibœuf, ch.-l. de cant., arr.J

Morte fontaine OU Morfontaine, commune

de 300 hab., à 40 kil. S. de Senlis (Oise). Château du xvm8 siècle.

Mortemart, branche de l'ancienne famille de Rochechouart ; elle fut élevée aux honneurs de la duché-pairie, 1650, en la personne de Gabriel de Rochechouart, 1600-1675, qui eut pour fils le duc de Vivonne, et pour filles Mmes de Montespan et de Thianges et l'abbesse de Fontevrault.

Mortemer, commune de 200 hab. sur l'Eaulne, à 40 kil. E. de Neufchâtel (Seine-Inférieure). Victoire de Guillaume le Bâtard, 4054.

Mortes (Rio-das-), rivière du Brésil, arrose la province de Mato-Grosso, reçoit de nombreux affluents et finit dans l'Uruguay, au-dessous d'Anadia, après un cours de plus de 800 kil.

Mortier (EDOUARD-ADOLPHE-CASIMIR-JOSEPH),

duc de Trévise), né au Caleau-Cambrésis, 1768- 1835, capitaine de volontaires en 1791, générai de brigade, puis de division en 1799, servit en Suisse sous Masséna, 1799, et fut chargé d'occuper le Hanovre, 18U3. Maréchal, 1804, il se distingua dans les campagnes d'Autriche et de Prusse, et devint duc de Trévise. En Espagne, il gagna les victoires d Ocana, 1809, et de Gébora, 1814. Après avoir fait les campagnes de Russie, 1812. et d'Allemagne, 4813, il livra les derniers combats sous les murs de Paris en 1814. En 1815, il refusa de juger le maréchal Ney. Rappelé à la chambre des pairs, 1819. il devint, sous Louis-Philippe, ambassadeur en Russie, 1830-31, et ministre de la guerre, 1834-35. Il fut tué par la machine infernale de Fieschi.

Mortimer (Roger, comte de), baron anglais, né en 1287, s'unit aux ennemis de Spencer, favori d'Edouard II, se lia étroitement avec la reine Isabelle; la seconda, fit déposer le roi, qui ne tarda pas à être assassiné. Mortimer toutpuissant fut surpris par le jeune Edouard III, et, par arrêt de Parlement, pendu, près de Smithfield, 1330.

Mortimer (Roger, duc de), mort en 1399, était par sa mère Philippine de Clarence, petitfils de Lionel. 2* fils d'Edouard III. Ses droits passèrent à sa sœur, Anne, mariée à Richard, duc d'York

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