‹ Dictionnaire classique d'histoireChapitre 389 sur 657 · NA'P · texte numérisé non relu

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délie et confidentielle, a paru, mais incomplète, par les soins de Napoléon III.

Marie - Laetitia Bonaparte (née Ramolino), mère de Napoléon ï«», née a Ajaccio le 28 août 4750, morte à Rome, 1836, épousa Charles Bonaparte, à l'âge de 16 ans. Mère de 43 enfants, dont 8 survécurent seuls; obligée à s'expatrier en 1793, elle vécut dans l'indigence jusqu'à la nomination de son fils au commandement de l'armée d'Italie. En 1814, elle se retira à Rome, où elle finit ses jours dans la religion et des exercices de charité.

Napoléon II (JOSEPH - FRANÇOIS - CHARLES),

fils de Napoléon 1er et de Marie-Louise d'Autriche, né â Paris le 20 mars 1811, mort à Schœnbrunn, près de Vienne, le 22 juillet 1832, reçut, à sa naissance, le titre de roi de Rome, et, en mai 1814, après l'abdication de Fontainebleau, fut conduit, avec sa mère, au château de Schœnbrunn. Son aïeul, l'empereur François II, lui accorda le titre de duc de Reichstadt, et le rang de prince autrichien, 1818. Il mourut d'une phthisie.

Napoléon ni (Charles - Louis - Napoléon Bonaparte), fils de Louis Bonaparte, roi de Hollande et ct'Hortense de Beauharnais, né à Paris, au château des Tuileries, le 20 avril 18G8. 11 suivit dans l'exil sa mère, et, en 1824, s'établit avec elle au château d'Arenenberg, sur les bords du lac de Constance ; il se forma aux manœuvres militaires, dans le camp fédéral de Thun, sous la direction du général Dufour, et étudia

Particulièrement ce qui concernait le génie et artillerie. Après la révolutkm de 4830, Louis- Napoléon et son frère Charles se jetèrent dans le mouvement insurrectionnel des Etats pontificaux; le prince Charles expira à Forh dans les bras de son frère; le prince Li uis, réfugié dans Ancône, ne dut son salut, dans une grave maladie, qu'au dévouement de sa mère. Les chefs de l'insurrection polonaise offrirent alors au neveu de Napoléon 1er ]e commandement de leurs troupes; il sollicita vainement de Louis- Philippe la permission de rentrer en France.

Il se fit alors connaître par plusieurs écrits : Rêveries politiques; Deux mots a M. de Chateaubriand sur la duchesse de Berri ; Considérations politiques et militaires sur la Suisse, 1833; Manuel d'artillerie. En 1836, Louis-Napoléon se décida avec une ardeur aveugle à tenter le renversement du gouvernement de Louis-Philippe; il échoua à Strasbourg, 30 octobre, fut amené a Paris et conduit en Amérique.

11 revint, assez à temps pour recevoir les derniers soupirs de la reine flortense. Le gouvernement français demanda à la Suisse l'éloignement du prince Louis-Napoléon; pour éviter tout conflit, il se retira en Angleterre. 11 publia, en juillet 1839, les Idées napoléoniennes, apologie du système impérial, dont il se déclarait le représentant. En 1840, il fit une tentative semblable à celle de Strasbourg ; mais échoua encore à Boulogne, fut pris, jugé par la Cour des Pairs, condamné à l'emprisonnement et transféré au fort de Ham.

Il publia des études historiques, politiques et sociales dans divers journaux et s'occupa aussi activement de la jonction des océans Atlantique et Pacifique par un grand canal. Grâce au dévouement de son médecin Conneau, il parvint à s'échapper sous le déguisement d'un ouvrier, 25 mai 1846, et se réfugia en Angleterre.

A la nouvelle de )a révolution de 1848, il accourut à Paris; mais le gouvernement provisoire l'invita à s'éloigner. Aux élections partielles du 3 juin, nommé représentant par la Seine, l'Yonne, la Charente-Inférieure et la Corse, il donna sa démission, le 15 juin. Il ne rentra en France qu'après les sanglantes journées de juin, lorsqu'il eut été nommé par une

quintuple élection, 17 septembre 1848. Pendant ce temps, lui et ses amis préparaient sa candidature à la présidence de la République ; il eut 5 millions et demi de suffrages, 10 décembre 1848, et fut proclamé, le 20 décembre, après avoir prêté le serment de défendre la République.

Le bon accord ne dura pas longtemps entre le prince-président et l'Assemblée ; la Constituante, sous la pression d'un énorme pétitionnement, dut céder la place à l'Assemblée législative, 28 mai 1849. L'expédition de Rome excita un double mécontentement : le parti démocratique demanda la mise en accusation du président et de ses ministres ; mais la prise d'armes du 13 juin fut fatale à M. Ledru-Rollin et à ses amis de la Montagne. D'un autre côté, la lettre de Louis-Napoléon à M. Edgar Ney, excita les dédains et les railleries de la droite de l'Assemblée. L'harmonie fut dès lors rompue ; les lois importantes furent cependant votées. Pendant la prorogation de l'Assemblée, du 11 août au 11 novembre, le président gagnait de la popularité en parcourant les provinces, et la sociéfé, dite du 10 décembre, organisait un vaste mouvement bonapartiste. Au commencement de 1851, le président brisa les pouvoirs extraordinaires du général Changarnier, 9 janvier.

Le président proposa alors l'abrogation de la loi du 31 mai, qui restreignait le suffrage universel; l'Assemblée s'y refusa. Dès lors un coup d'Etat parut imminent; le président prévint l'Assemblée. Le 2 décembre 1851, après l'arrestation d'un grand nombre de représentants pendant la nuit, l'Assemblée nationale fut dissoute par la force, la loi du 31 mai abrogée et le peuple convoqué dans ses comices pour se prononcer par un oui ou par un non sur les bases d'une constitution renouvelée du système du Consulat. La force l'emporta sur toutes les protestations ; les soldats, obéissant aveuglément au pouvoir exécutif, renversèrent les barricades ; la terreur régna surtout dans les départements; et 7,500,000 suffrages donnèrent à Louis-Napoléon, avec les pouvoirs constituants, la présidence pour dix ans, 20 et 21 décembre.

La nouvelle Constitution fut promulguée le 14 janvier 1852; puis, après une période remplie de décrets de toute sorte, le prince déposa la dictature qu'il avait résolument exercée, le 29 mars. Un voyage qu'il fit dans le Midi prépara une nouvelle transformation ; après avoir visité Lyon, Marseille, Bordeaux où il prononça cette parole célèbre : l'Empire, c'est la paix, l'Empire fut solennellement proclamé le 2 décembre 1852.

Alors commence le règne de Napoléon III, qui doit durer jusqu'en septembre 1870. L'Empereur est tout-puissant, malgré les formes apparentes de la liberté. Contentons-nous de rappeler quelques faits et quelques dates. Le 23 décembre 1S52, modifications apportées à la constitution du 14 janvier. Le 30 janvier 1853, mariage de l'Empereur avec mademoiselle Eugénie de Montijo, comtesse de Teba ; de ce mariage doit naître un fils, le prince impérial, 16 mars 1856. La guerre continue en Algérie : prise de Laghouat, 4 décembre 1852; expéditions des généraux Randon, Bosquet et Mac-Manon contre les Kabyles, mai et juin 1853. Achèvement de la digue de Cherbourg, décembre. Prise de possession de la Nouvelle-Calédonie, le 24 septembre 1853.

L'année 1854 est signalée par la guerre d'Orient ; la France et l'Angleterre s'unissent pour protéger la Turquie contre l'ambition de l'empereur de Russie, Nicolas Ier ; prise de Bomarsund par le général Baraguey - d'Hilliers, 16 août 1854 ; victoire de l'Aima, 20 septembre ; siège de Sébastopol, qui, après de nombreux combats, Balaklava (25 octobre), Inkermann (6 novembre), de la Tchernaïa (16 août 4854),

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tombe au pouvoir des alliés, 8 septembre. L'empereur Alexandre II consent à la paix ; un congrès se réunit à Paris et le traité est signé, le 27 avril 4856. — Pendant la guerre, une exposition universelle avait eu lieu à Paris, du 45 mai au 46 novembre 4855; l'Empereur était allé visiter la reine Victoria à Londres, et la reine à son tour était venue à Paris (août 4855).

En 4857, on achève le Louvre, et la Grande Kabylie est enfin réduite par le maréchal Randon. Plusieurs complots avaient déjà été dirigés contre la vie de l'Empereur (Hippodrome et Opéra-Comique, 4853; Pianori, avril 4855); après la tentative plus sérieuse d'Orsini, 14 janvier 4858, on fait la loi de sûreté générale, 49 février.

En 4859, Napoléon III, est décidé à intervenir en Italie pour délivrer ce pays de la domination autrichienne. L'Empereur part pour l'Italie, où il prend le commandement des armées française et piémontaise. Combat de Montebello, 20 mai ; bataille de Magenta, 4 juin: entrée à Milan, 8 juin ; combat de Malegnano'; bataille de Solférino, 24 juin. Les préliminaires de Villafranca, 44 juillet, préparent la paix définitive de Zurich, 23 novembre.

En 4860, l'opinion publique est vivement émue des événements dont l'Italie est le théâtre ; des brochures officielles, comme le Pape et le congrès, entretiennent cette émotion. Nice et la Savoie sont cédées à la France par le roi de Sardaigne. Le 24 janvier 4860, un traité de commerce, favorable au libre échange, est signé pour dix ans avec l'Angleterre. C'est alors que les massacres des chrétiens en Syrie déterminent la convention de Paris du 3 août, qui décide l'envoi d'une expédition française pour rétablir l'ordre.

Une période nouvelle semble alors commencer dans l'histoire de l'Empire; on voit une réaction, suscitée par l'opinion publique, en faveur des idées libérales ; ainsi la discussion et le vote de l'adresse sont rendus au Sénat et au Corps législatif, on donne la publicité aux discussions des séances; on nomme des ministres sans portefeuille pour soutenir ces discussions (décret du 20 novembre 4860). Il est difficile d'ailleurs d'indiquer même tous les décrets qui modifient sans cesse la constitution impériale, en attendant la liberté promise comme couronnement de l'édifice. Dans tous ces actes on trouve continuellement l'intervention personnelle du souverain, par tous les moyens, sous toutes les formes; et plus d'une fois l'état de sa santé jette l'inquiétude dans les esprits et porte le trouble dans les affaires.

Pendant cette période, signalons à l'intérieur la réorganisation de la marine militaire et la transformation du matériel de la flotte ; les agitations causées par la question religieuse ; l'Exposition universelle de 4867 ; Paris trop rapidement transformé ; les chemins de fer se multipliant dans toute la France; le télégraphe électrique presque partout établi; etc.

A l'extérieur, les fortunes sont diverses; dans l'extrême Orient, deux expéditions, entreprises de concert avec les Anglais, en 4858 et 4860 contre les Chinois, ont été signalées par de beaux faits d'armes, par le combat de Palikao, 21 septembre 4860, par l'occupation de Pékin et le traité du 26 octobre. La guerre contre l'empire d'Annam, 4859-4863, a donné à la France trois provinces de la Basse-Cochinchine, auxquelles trois autres provinces ont été annexées en 4867. Mais la guerre fatale du Mexique aboutit, après la création d'un nouvel empire mexicain, en faveur de Maximilien d'Autriche (4864), à bien des humiliations, des pertes, et enfin au complet échec de ce qu'on avait appelé la grande pensée du règne (4867). Le gouvernement français échoue dans ses tentatives d'intervention

en faveur des Polonais ; dans ses proposition» de médiation entre les deux parties belligérantes des Etats-Unis; dans l'idée d'un congrès européen. Lorsque la guerre éclate, en 4866, entre l'Autriche et la Prusse, il reste inaclif, laisse l'Autriche accablée, tolère, accepte même les agrandissements exorbitants de la Prusse, sans autre compensation. La question du Luxembourg est sur le point de décider la guerre; mais l'intervention de l'Europe termine pacifiquement le différend.

L'année 4870, inaugurée par le ministère libéral du 2 janvier, devait être la dernière de l'Empire. Le gouvernement, voulant en quelque sorte donner une nouvelle consécration populaire à la dynastie, soumet les nouvelles réformes à la sanction du peuple (proclamation de Napoléon III, 23 avril); tous les moyens sont employés et réussissent ; le plébiscite du

8 mai donne 7,336,434 oui, contre 4,560,706 non. La guerre avec la Prusse sembla dès lors

résolue; l'incident de la candidature du prince de Hohenzollern au trône d'Espagne n'en fut que l'occasion ou le prétexte. La guerre fut déclarée follement le 45 juillet; rien n'était préparé; dès les premiers jours, le désordre était à son comble; la France restait sans alliés et n'avait pas mérité les sympathies étrangères. Après le puéril combat de Saarbruck {£ août), les combats, les défaites se succèdent. Napoléon III ne sait pas commander, ne sait pas ou ne peut pas prendre de résolution. Après la seconde bataille de Gravelotle, 48 août, il se retire au camp de Châlons ; forcé par l'impératrice régente et par le conseil des ministres de ne pas revenir à Paris et de marcher en avant, il contraint le maréchal Mac-Mahon de tenter sa jonction avec l'armée du maréchal Bazaine, enveloppée à Metz par l'ennemi, quoique le maréchal déclare cette jonction impossible. Le 30 août, l'Empereur, sans prendre l'avis de personne, fait arborer des drapeaux blancs sur les murailles de Sedan; il se livre avec toute son armée, 1er et 2 septembre. — Napoléon III reçut pour résidence le château de Wilhemshœhe, habité jadis par le roi Jérôme Bonaparte. La nouvelle de ces tristes événements amena la déchéance de l'empire ; la République fut proclamée à Paris, le 4 septembre, sans résistance, sans protestation; l'impératrice s'enfuit presque seule vers la frontière, et la France fut encore une fois livrée à l'invasion étrangère, sans armées, sans ressources. Telle fut la fin de l'aventure napoléonienne. Après la conclusion de la paix, l'ex-empereur s'établit avec sa famille au château de Chislehurst, en Angleterre. Le 4«r mars 4874, à Bordeaux, lorsqu'un ami imprudent tenta, devant l'Assemblée, à peine réunie, la réhabilitation de l'Empire, les représentants, moins 5 ou 6 voix, votèrent la déchéance de Napoléon III et de sa dynastie, en le déclarant responsable de la ruine, de l'invasion et du démembrement de la France. Napoléon III protesta contre cette déclaration. Depuis cette époque jusqu'au jour de sa mort,

9 janvier 4873, Napoléon III ne perdit pas l'espoir du retour ; dans un mémoire intitulé : Forces militaires de la France, publié sous le pseudonyme de Comte de la Chapelle, il a essayé de se justifier, en accusant ses ministres de l'avoir gravement trompé.

Napoléon III a certainement eu la prétention d'être un homme de lettres. On a réuni ses écrits, brochures, lettres, discours, proclamations et messages, sous ce titre : Œuvres de Napoléon III, 4854-4857, 4 vol. in-8<> ; ses Œuvres militaires forment un volume à part, 4856. Il a longuement préparé une Histoire de Jules César; on lui doit encore : Politique de la France en Algérie, 4865: Carte de la situation militaire de l'Europe^ 4868; Titres de la dynastie napoléo-

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nienne, 4868; Progrès de la France sous le gouvernement impérial, 1869, etc.

Joseph (Bonaparte), fi ère aîné de Napoléon I", né à Corte (Corse), 1768-1844, fut chef de bataillon au siège de Toulon. Il épousa la fille d'un riche négociant, mademoiselle Julie Clary, 4794. En mai 1797, ambassadeur à Rome, il aida à préparer le 48 brumaire, négocia la paix de Lunéville, le Concordat, la paix d'Amiens. Roi de Naples, 4806, il montra la plus grande douceur, et essava de bonnes réformes. Appelé en 4808, par Napoléon, au trône d'Espagne, son règne nominal finit par la défaite de Vittoria (juin 4843). De retour à Paris, il reçut le commandement de la capitale pendant la campagne de 4814, et autorisa la capitulation, qui la termina. Retiré au château de Prangins, près du lac de Genève, il reparut aux Cent-Jours ; plus tard il habita, pendant quelque temps, sous le nom de comte de Survilliers, l'Amérique du Nord, et mourut à Florence. — Il ne laissait que deux filles : Zénaïde-Charlotte- Julie, 4801-4854, qui épousa son cousin Charles Bonaparte, prince de Canino; et Charlotte, 4802-4839, mariée à son cousin Napoléon-Louis, fils du roi Louis. A. Du Casse a publié : Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph, 4854, 40 vol. in-8°.

Lucien (Bonaparte), prince de Canino, frère puîné de Napoléon 1er, né à Ajaccio, 4775-4840, fut commissaire aux armées, puis membre du conseil des Cinq-Cents, 4798. Il coopéra au 30 prairial, et joua le principal rôle au coup d'Etat de brumaire. Ministre de l'intérieur, décembre 4799, ambassadeur en Espagne, il signa, avec le Portu-

§al, le traité de Badajoz, 4804. Disgracié à cause e son mariage avec 5larie-Alexandrine de Bleschamp, veuve de M. Jouberthon, il s'établit à Rome, puis à Canino, près de Viterbe, que le pape érigea en principauté. Il aida son frère pendant les Cent-Jours, et, en juin 4815, fut chargé de

Sorter au Corps législatif et au Sénat le message e l'Empereur. Il se retira dans sa villa de Russinella, et mourut à Viterbe. On a de lui : Charlemagne ou l'Eglise sauvée, poème épique; Ode contre les détracteurs d'Homère ; la Cyrnéide ou la Corse sauvée, en 42 chants, etc., et des Mémoires. De son premier mariage avec mademoiselle Boyer, morte en 4800, il eut deux filles : Charlotte, 4796-1844, mariée au prince Gabrielli, et Christine-Egypta, 4798-4847, mariée au comte suédois Arved Posse, puis à lord Dudley-Coults. De son second mariage, il eut : Charles-Lucien- Jules-Laurent; Lœtitial mariée à Thomas Wyse, dont elle a eu deux filles, Marie, née en 4833, qui a épousé M. de Solms, puis M. Rattazzi, et une autre fille mariée au général hongrois Turr ; Paul, 4808-4826; Jeanne; Louis-Lucien, Pierre- Napoléon; Antoine; Marie, épouse du comte romain Vicenzo Valentini; Constance.

Charles-Lucien - Jules - Laurent (Bonaparte),

Î rince de Canino, fils aîné du précédent, 4803- 857, épousa sa cousine Zénaïde, fille du roi Joseph, 4822, se rendit à Philadelphie, et s'adonna à l'étude des sciences naturelles. En 4828, il vint en Italie se fixer à Canino, auprès de son père. Membre de la junte suprême de Rome, après la retraite du pape, vice-président de l'Assemblée nationale, il se retira en Angleterre, et mourut à Paris. —On a de lui : Ornithology ofthe Birds of the United-States ; Iconografia délia fauna italica, 3 vol. in-fol. 11 a laissé 4 fils et 8 filles : Joseph- Lucien- Charles- Aapoléon, prince de Canino; Napoléon - Grégoire - Jacques - Philippe ; Lucien- Louis- Joseph- Napoléon , camérier secret de Pie IX, etc.

Louis (Bonaparte), 3e frère de Napoléon 1er, né à Ajaccio, 4778-4846, fit, sous son frère, les cam-

Êagnes d'Italie, et d'Egypte. Marié, malgré lui, à ortense de Beauharnàis 4 janvier 4802. prince,

connétable,- gouverneur général des départements au delà des Alpes, etc., il devint roi de Hollande, 24 mai 4806. 11 voulut défendre les intérêts de ses sujets et fut souvent en lutte avec Napoléon. Il se décida à abdiquer, après avoir fait un vain appel au patriotisme de ses ministres et de ses généraux pour une résistance désespérée, 4er juillet 1810. Il mena une vie errante, fut sépare de la reine Hortense par le tribunal de la Seine (7 mars 4845), qui lui accorda la possession de son fils aîné, et vécut à Florence. — Le roi Louis cultiva les lettres. On a de lui : Marie ou les Peines de l'Amour, 3 vol. in-42; Essai sur la versification; Documents et réflexions sur le gouvernement de Hollande, etc. — Il a eu 3 fils : Napoléon-Charles (1802-4807), Napoléon- Louis, Charles-Louis- Napoléon, empereur sous le nom de Napoléon III.

Napoléon-Louis (Bonaparte), second frère du précédent, né à Paris, 4804-4831, vécut jusqu'en 4845, avec sa mère, au château de Saint-Cloud; suivit son père, épousa sa cousine Charlotte, fille du roi Joseph, 4827. En 4834, il se mit à la tête du mouvement libéral avec son frère Charles-Louis. Ils s'étaient portés à Forli, audevant de l'invasion autrichienne, lorsque la rougeole l'enleva.

Jérôme (Bonaparte), le plus jeune des frères de Napoléon I", né à Ajaccio, 4787-4860, entra dans la marine militaire, où il fit la campagne de Saint-Domingue. Rappelé en France, 4803, il aborda aux Etats-Unis, et épousa mademoiselle Elisa Paterson, sans le consentement de sa famille, et bien que mineur, 24 décembre 4803; un décret du 24 mars déclara nul ce mariage. Nommé contre-amiral, il passa dans l'armée de terre, avec le grade de général de brigade, fut chargé de la conquête de laSilésie, et dévint roi de Westphalie, 7 juillet 4807. Marié, le 22 août 4807, à la princesse Catherine de Wurtemberg, il s'appliqua à organiser dans ses Etats un gouvernement constitutionnel et libéral, sans y parvenir. Au retour de Napoléon de l'île d'Elbe, mars 1815, il accourut à Paris, et prit une glorieuse part à la campagne de Belgique. Il fut autorisé, en 4847, à habiter Paris, et, replacé dans le cadre d'activité comme officier général, fut nommé gouverneur des Invalides, décembre 4848, et maréchal de France, janvier 4850. Un instant président du Sénat, il mourut, le 24 juin 4860. — Il a eu de son mariage avec la princesse de Wurtemberg : Jérôme- Napoléon- Charles, prince de Monfort, 1844-4847, Joseph- Charles-Paul, auj. le prince Napoléon, et la princesse Mathilde.

Elisa (Marie-Anne-Elisa Bonaparte, madame Bacciochi, princesse), sœur aînée de Napoléon /er, née à Ajaccio, 4777-4820, fut mariée à Marseille, le 5 mai 4797, à Félix Bacciochi, capitaine d'infanterie; reçut le gouvernement des principautés de Lucques et Piombino, 1805, et celui des départements de la Toscane, 4809. Après 4844, elle habita Bologne, Trieste, puis l'Autriche, et mourut près de Trieste.

Pauline (Marie-Pauline Bonaparte), princesse Borghèse, née à Ajaccio, 4780-4825, épousa, en 4/97, le général Leclerc ; mariée en secondes noces, 28 août 4803, au prince Camille Borghèse, et bientôt séparée, elle résida alternativement en France et en Italie; elle sollicita vainement de rejoindre son frère à Sainte-Hélène.

Caroline (Marie-Annonciade-Caroline Bonaparte) née à Ajaccio, 4782-4839, mariée, le 20 janvier 4800, au général Murât, et successivement grande-duchesse de Berg et Clèves, et reine de Naples, montra une noblesse et une résolution pareilles dans les grandeurs et dans le malheur. Rentrée en France, en 1838, elle mourut à Florence d'un cancer à l'estomac.

Napoléon-Vendée. Y. RûCHE-SHR-YON (La).

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