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sie nationale de Rome. Il avait écrit un poème en vers saturniens sur la D« guerre punique. Il composa aussi des tragédies et des comédies ; et s'attira, par des personnalités audacieuses, la vengeance des Metellus.
.\agara.Bouroun, cap de la Turquie d'Asie, à l'endroit le plus resserré des Dardanelles, au N.-E. des ruines d'Abydos.
Nagasaki. V. NaN'GASAKI.
Xagpour (Royaume de), anc. Etat mahratte de l'ttindoustan central, situé dans les provinces de Bérar et de Gandouana. Fondé au milieu du xvme s., il a été définitivement annexé à la présidence du Bengale, en 1853.
Nagpour, Tanc. capitale, ch.-l. de la prov. de Gandouana, à 500 kil. N.-E. d'Haïderabad, sur la Nag, ville grande ; 190,000 hab.
Naharro (BARTOLOME de Torrès-), poète
dramatique espagnol du xvi« s., né à Torrès, vécut en Italie. Ses Œuvres, publiées sous le titres de Propaladia (ou Premiers Fruits de son génie), 1517, contiennent des satires, des épîtres, des ballades, et surtout plusieurs comédies et drames.
maharv.ales, peuplade germanique, placée, du temps de Tacite, entre la Wartha et la Vistule.
Nahe (La), riv. d'Allemagne, vient de la principauté de Birkenfeld (Prusse Rhénane), a un cours de 120 kil. et se jette dans le Rhin, près de Bingen.
\ahi (famille des), sculpteurs allemands : Nahl (Jean- Samuel), né à Anspach, 1664-1728. — Son fils. Jean-Auguste, né à Berlin, 1710-1781. — Son petit-fils, Samuel, né à Berne, 1748-1813. — Jean-Auguste , 1752-1825 , frère du précédent, peintre distingué.
^ahr.ei.Arden, nom arabe du Jourdain.
Nahr-el-Kébir, anc. Eleulheros, prend sa source dans le Liban et se jette dans la Méditerranée, après un cours de 140 kil.
\ahr.ei.Keib, anc. Lycus, se jette dans la Méditerranée, a 14 kil. N.-E. de Baïrout.
\ahum (consolateur), le 7* des douze petits prophètes Juifs, vivait au vin* siècle av. J.-C.
Naïades, nymphes présidant aux rivières et aux sources.
Xaigeon (Jacques-André), né à Paris ou à Dijon, 1738-1810, disciple de Diderot jusqu'à l'imitation, professa l'athéisme le plus absolu. On a de lui : le Militaire philosophe, 1768; Théologie portative, 1768; Dictionnaire des philosophes anciens et modernes, 3 vol. in-4» ; Mémoires sur Diderot, etc. Il a fait en outre plusieurs traductions; il a édité plusieurs auteurs : Diderot, ifo?itaigne. Il fut membre de l'Institut, section de morale.
Kaigeon (Jean), peintre, parent du précédent, né à Beaune, 1757-4832, fut élève de David, et exposa, en 1791, des tableaux qui furent remarqués. Il sauva l'église de Saint-Denis et de nombreux ouvrages des maîtres. 11 fut, en 1812, conservateur du musée du Luxembourg.
Xaiiiac (Philibert de), 33e grand-maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, 1340-1421, grand-maître en 1396, combattit à Nicopolis contre Bajazet, 1396; assista au concile de Constance, 4414, et joua un rôle dans les guerres des Armagnacs et d.^s Bourguignons.
Naiiiat, coinm. du cant. de Dun-le-Palleteau, arr. de Guéret (Creuse); 2,089 hab.
Xaiiioux, ch.-l. de cant., arrond. et à 12 kil. S.-O. de Viilefranche (Haute-Garonne); 1,258 hab.
iVaïm, v. de la tribu d'Issachar, dans la Galilée (Palestine), près du mont Thabor et du torrent de Cison. [la côte E. du Labrador.]
Nain, établissement des frères Moraves, surj
rvtiirn, v. d'Ecosse, ch.-l. du comté de ce nom, à 180 kil. N.-O. d'Edimbourg, sur ia Nairn et le golfe de Murray; 3,000 hab — Le comté de
Nairn, dans les Lowlands, sur la mer du Nord, a 25 kil. sur 23 de large.
Naïssus, auj. Nissa en Bulgarie, v. de la Mésie supérieure. Patrie de Constantin.
Naix., comm. du cant. de Lignv. arr. et à
24 kil S.-E. de Bar-le -Duc (Meuse), sur l'Ornain.
Forges, hauts fourneaux. Buines nombreuses.
Naizin, comm. du cant. de Locminé, arr. de
Pontivy (Morbihan); 2,143 hab.
Xajàc, ch.-l. de cant., arrond. et à 20 kil. S.-O. de Viilefranche (Aveyron), sur l'Aveyron. Serges, toiles rousses, grises et d'emballage; commerce de jambons renommés; 2,040 hab.
Najera, v. de la province et à 30 kil. S.-O. de Logroho, dans la Vieille-Castille (Espagne), sur la Najerilla, affluent de l'Ebre. Près de la, en 1367, Du Guesclin fut vaincu et pris, dans la bataille, dite aussi de Navarette ; 4,000 hab.
\akchivan, anc. Naxuana, v. de l'Arménie russe, à 150 kil. S.-E. d'Erivan. Archevêché catholique; école arménienne, 5,000 hab.
Nakhitchevan, v. de la Russie d'Europe, dans le gouvern. d'Iékatérinoslav, sur la rive droite du Don, à 10 kil. N.-E. de Rostow; 15,000 hab. Patriarche arménien ; école et imprimeries arméniennes. Commerce actif.
ivakwaska (Anne), célèbre romancière polonaise, 1779-1851.
Naidîni (Battista), peintre de l'écolo florentine, né à Florence, en 1537, mort après 1590, fut employé par Vasari aux travaux du Palais- Vieux. Ses œuvres sont surtout à Rome et à Florence.
Naiiiers, comm. du cant. de l'Hermenault,
arr. de Fontenay-le-Comte (Vendée); 2,455 hab.
Aaion, riv. d'Espagne, arrose la province
d'Oviedo, et se jette dans l'Atlantique à Mures.
Cours de 110 kilom.
Namaquas, peuple de la Hottentotie (Afrique australe). Ils habitent les deux rives du fleuve Orange. Ils semblent être les débris d'une race supérieure et dégénérée. Ils sont divisés en tribus nomades, qui élèvent des bœufs et des moutons.
^amnètes, peuple de la Gaule celtique, vers l'embouchure de la Loire. Ils avaient pour capitale Condivicnum, civitas Namnetum (auj. Nantes), dans la Lyonnaise troisième.
rvamiir, Namen en flamand, v. forte de Belgique, ch.-l. de la province de son nom, au confluent de la Meuse et de la Sambre, à 58 kil. S.-E. de Bruxelles. Evêché; cathédrale, église de Saint-Loup, ornée de beaux ouvrages de marbre. Coutellerie importante; exploitation de houilles, marbres renommés; fabr. d'armes; tanneries, forges, fonderies, etc. Elle fut, de 1794 à 1814, le chef-lieu du départem. de Sambre-et- Meuse ; 26,000 hab.
Aamur (Comté de), une des 17 provinces de l'anc. cercle de Bourgogne, fut réuni par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, à ses autres provinces, en 1421.
Aamur (province de), province au S.-E. de la Belgique. Elle a 3,660 kil. carrés, et 322,000 hab. Ch -1., Namur; v. princip., Dinant, Philippeville, Floreffe, Florenne, Ligny. Elle est sillonnée de collines boisées, et 'traversée par la Meuse et la Sambre.
\aoas, v. de Hongrie, dans le pays des Haydouks, à 45 kil. N.-O. de Debreczin ; 7.000 hab. Nancy, Nanceium, ch.-l. du départ, de Meurthe-et-Moselle, belle ville sur la rive gauche de la Meurthe et sur le canal de la Marne au Rhin ; à 353 kil. E. de Paris. Evêché suffragant de Besançon ; Cour d'appel ; Académie, Facultés des lettres, des sciences, de médecine; école forestière. Académie Stanislas. On y remarque la cathédrale; les places Sainte-Epore, des Dames, de Grève, de la Carrière, Stanislas, etc. -— Broderies renommées; fabriques d'instruments ara-
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toires, de physique et de mathématiques; filatures de laine et de coton; ganterie, bonneterie, etc. Patrie du P. Maimbourg, de Bassompierre, de Callot, de Palissot, de Hoffmann, le journaliste, de Mme de Graffîgny, du duc de Ghuiseul, des généraux Drouot, Grand? jean, Hugo, de Mathieu de Dombasle, de Bel- Jangé, d'isabey, etc. C'est au roi Stanislas, beaupère de Louis XV, que Nancy doit ses principaux embellissements ; 73,225 hab.
rvandode, v. de la présidence de Bombay, dans l'Hindoustan anglais, au N.-E. de Surate, ch.-l. du Kandeisch, sur la rive gauche de la Nerbuddah.
Xaneic (Nirankar) , fondateur de la secte religieuse des Sikhes, né à Talwandy, village du Lahore. 1466-1539. D'abord berger, il rédigea YAdi-Granth, l'évangile de sa religion. C'est le monothéisme musulman, mêlé à des idées panthéistes ou idéalistes du bouddhisme. Ses successeurs ont tous été appelés Gourous.
.Vangasaki OU Nagasaki, V. du Japon, Sur
la côte de l'île de Kiou-Siou, bon port, longtemps la seule ville du Japon ouverte aux étrangers; les Chinois étaient confinés dans le S.-O. de la ville; les Hollandais, étroitement surveillés, dans l'île de Décima. Depuis 1854, elle est ouverte aux Européens ; la factorerie russe est à Inassa, village situé sur la baie, en face de Nagasaki; 47,000 hab.
iVangis, Aangiacum, ch.-l. de cant., arrond. et à 30 kil. O. de Provins (Seine-et-Marne). Marchés importants; victoire remportée par Kellermann et Gérard sur les Russes, 17 février 1844; 2,601 hab.
Aan.Hîoung, y. de Chine, dans la prov. de Kouang-Toung, au N.-E. de Canton. Commerce considérable."
ivani (J. B. -Félix - Gaspard) , né à Venise, 1616-1678, fut ambassadeur auprès de l'Empereur et du roi de France, puis historiographe et archiviste de la république. Son principal ouvrage : Istoria délia republica Veneta, va de 1613 à 4671.
\anini (Giovanni-Maria), savant compositeur italien, né a Vallerano, 1540-1607, étudia à l'école de Goudimel. On le place après Palestrina, qui fut son condisciple.
\an-King (capitale du Sud) OU Kiang.
\ing, capit. de la province de Kiang-Sou (Chine), à 900 kil. S.-E. de Pékin, sur le Yangtsé-Kiang, a 270 kil. de son embouchure. Cité déchue depuis l'invasion des Mandchoux, en 4645; mais encore importante par son commerce et remarquable comme centre intellectuel. On y fabrique des soieries, des satins unis et à fleurs, des broderies, du nankin, des ouvrages en laaue, du papier de coton, des bronzes, de l'encré de Chine. Bombardée en 4842, par les Anglais, cette ville a été en partie détruite par les rebelles Taëpings, qui en avaient fait leur capitale de 1853 à 1864 ; 4.000,000 hab.
\annoni (Angelo) né à Jussa, près de Florence, 4715-4790, fut professeur et chirurgien en chef de l'hôpital de Sainte-Marie-Neuve de Florence. Son ouvrage le plus remarquable est : délia Simplicité del medicare, Florence, 4764- 4767, 3 vol. in-8°.
Aansen (Hans), né à Flensbourg, 4598-4667, d'abord commerçant, puis bourgmestre de Copenhague, aida Frédéric NI dans le coup d'Etat de 4664, qui rendit la couronne héréditaire et presque absolue. On a de lui : Compendium cosmographicum.
Kansouty (ETIENNE-ANTOLNE-MARIE Champion, comte de), né à Bordeaux, 4768-4815, élève de l'école de Brienne, sous-lieutenant en 1783, était lieutenant-colonel en 4792. Général de division en 4803, il décida la victoire d'Austerlitz, et continua de se distinguer comme
excellent général de cavalerie, dans toutes les campagnes' de l'Empire. [1 se rallia aux Bourbons, et mourut commissaire du gouvernement en Bourgogne.
Nant, ch.-l. de cant., arrond. et à 30 kil. S.-E. de Milhau (Aveyron); 2,504 hab.
Xan.Tchang, capit. de la prov. de Kiang-Si (Chine), centre du commerce des porcelaines du Kian-si ; 300,000 hab. (?).
rvanterre, Aemetodurum, Xannctodurum, comm. du cant. de Courbevoie, arrond. et à 16 kil. S.-O. de Saint-Denis (Seine), à 12 kil. O. de Paris (Seine), près du mont Valénen. Patrie de sainte Geneviève et d'Henriot, le révolutionnaire. Gâteaux renommés. Tous les ans, le lundi de la Pentecôte, on couronne la rosière- 4,984 hab.
Nantes, Condivicnum et Namnetes, ch.-l. du dép. de la Loire-Inférieure, sur la Loire, au confluent de la Sèvre-Nantaise et de l'Erdre et à 64 kil. de la mer; à 391 kil. S.-O de Paris. Evêché; sous-arrondissement maritime (Lorient). Ecole d'hydrographie ; écoles secondaires de médecine," des lettres et des sciences. Musées importants d'histoire naturelle et surtout de peinture. La ville a de beaux quartiers : les îles Gloriette et Feydeau, le quartier Graslin. le port de la Fosse, traversé par le chemin de fer de Nantes à Saint-Nazaire. On remarque : la cathédrale de Saint-Pierre, avec le mausolée de François II, sculpté par Michel Colomb, et le vieux château. Le port de Nantes est en relation avec l'Angleterre, l'Espagne, le Portugal, la Béunion, Maurice et l'Inde, il arme pour la pêche de la morue à Terre-Neuve et au cap Breton, et pour celle de la baleine. Ses importations sont : le sucre, le café, le cacao, le riz, le poivre, le plomb, la houille, etc. ; ses exportations sont : les grains, farines, articles d'industrie française, viandes salées, vin, sucre raffiné. — Nantes est renommée pour ses industries de tissus de coton, d'instruments d'optique, de mathématiques et de marine, pour ses engrais, ses conserves alimentaires, ses raffineries de sucre, la construction des navires; 424,347 hab. — Capitale des Aamnètes, déjà importante au temps de la conquête de César ; les ducs de Bretagne habitèrent souvent son château. Henri IV y signa l'édit de Nantes, 1598, qui accordait aux protestants la liberté de conscience; il fut révoqué par Louis XIV, le 47 octobre 4685. Nantes repoussa la grande armée des Vendéens, commandée par Cathelineau, qui y fut blessé mortellement, 4793. La duchesse de Berry y fut arrêtée en 4832.
Nantes à Brest (Canal de). Il lie Nantes à Brest, par un parcours d'environ 360 kil., à travers les départements d'Ille-et-Vilaine, du Morbihan et du Finistère, où il finit à Châteaulin, sur l'Aulne, dans la rade de Brest. Il a été construit de 4806 à 1S23.
Kanteuii (Bobert). peintre et graveur, né à Reims, 1623-4678, a laissé un grand nombre de portraits gravés, qui le placent au premier rang.
Nanteuii (Gacgiran de), auteur dramatique, né à Toulouse, 4778-4830, fut souvent collaborateur d'Etienne.
fauteuil (CHARLES-FRANÇOIS Lebœuf, dit),
sculpteur, né à Paris, 4792-4865, élève de Cartelier, eut le grand prix de sculpture en 4847. Il fut de l'Académie des Beaux-arts, en 4834.
Nanteuil-le-Handouin, ch.-l. de cant.. arrond. et a 20 kil. S.-E. de Senlis (Oise) ; sur la Nonette; 4,50S hab.
rvautîat, ch.-l. de cant.. arrond. et à 46 kil. S.-E. de Bellac (Haute-Vienne); 1,482 habit.
ivanti^ny (Chasot de), né à Saulx-le-Duc (Bourgogne). 4692-4755, a laissé : Généalogies historiques, 4 vol. in-4»; Tablettes chronologiques, 8 vol. in-24, etc.
NAP — 8
ivantiide ou iVantichiide, femme de Dagobert, gouverna, avec le maire du palais Ega, pour son fils Clovis II, et mourut en 642.
Xautua, Nantuacum, ch.-l. d'arrond. de l'Ain, à 50 kil. E. de Bourg, dans une gorge du Jura, et sur le bord du lac. Filatures, papeteries ; commerce de bois et de fromages ; fabrication de peignes ; 3,296 hab.
Nantuates, peuple de la Gaule, au S. du lac Léman. V. pr., Tarneïa, auj. Saint-Maurice. 11 fut compris dans la prov. des Alpes Pennines et Grées.
ivantucket, v. de l'Etat de Massachusetts (Etats-Unis), à 200 kil. S.-E. de Boston. Port de pêche important ; 9,000 hab.
Kantwich, v. du comté de Chester (Angleterre) , sur la Wever. Salines : fromages : 6,000 hab.
Napata,, anc. ville d'Ethiopie, sur le Nil, était la capitale de la reine Candace. Elle fut rebâtie, dit-on, un peu plus au S.
ivapées, nymphes des bois et des vallées.
Napier (John) ou Neper, baron de Merchiston, né à Merchiston, près d'Edimbourg, 1550- 1617, s'adonna à la théologie, et écrivit une Interprétation de l'Apocalypse, par la méthode mathématique, 1593, in-4». Le premier ouvrage qui révéla sa découverte des logarithmes parut en 1614, sous ce titre : Miri/îci Logarithmorum Canonis descriptio, Edimbourg, in-4«.
Napier (Sir Charles- James), né en Irlande, 1782-1853, se signala comme volontaire, dès 1809, dans la guerre d'Espagne. En 1841, commandant de l'armée du Bengale, il triompha des Ameers du Scinde. Il repartit pour les Indes, 1849, pour rétablir la prospérité de la conquête, mais donna bientôt sa démission.
Napier (Sir William-Francis-Patrick), frère du précédent, né à Gastletown (Irlande), 4785- 1860, colonel en 1830, major-général en 1841, fut gouverneur de Guernesey, 1842. — Son principal ouvrage : Histoire de' la guerre de la Péninsule, depuis 1807 jusqu'en 1814, fut publié de 1828 à 1840. On lui doit encore : Administration du Scinde; Campagne dans les collines de Cutchee; etc.
Napier (Sir Charles), cousin du précédent, né à Stirling (Ecosse), 1786-1860, après avoir longtemps navigué, fut envoyé pour soutenir dom Pedro, et sa fille, dona Maria, contre dom Miguel, sur les côtes du Portugal. Il fut vain-
?[ueur au cap St- Vincent, prit Lisbonne, 1833, ut nommé vice-amiral de Portugal. En Syrie, 1840, il bombarda Sidon, s'empara de Beyrouth et contribua à la prise de Saint-Jean-d'Acre. Il eut le commandement de la flotte anglo-française, dans la Baltique, 1854, lors de la guerre contre la Bussie. Il avait été nommé vice-amiral en 1853. Il contribua seulement à la prise de Bomarsund. On a de lui quelques ouvrages politiques : Guerre de Syrie, 1842, 2 vol. ; Ma propre vie, 1856, etc.
Napione - de Cocconato (JeAN-FrâNCESCO
Gaieani, comte) , né à Turin, 1748-1830, fut administrateur de plusieurs provinces et conseiller d'Etat. On cite de lui : Essai sur la patrie de Colomb ; Monuments de V architecture antique, 3 vol. in-4», 1820 ; Considérations sur l'art historique, etc.
Naples» Parthenope. Neapolis, anc. capitale du royaume des Deux-Siciles, auj. capitale de la province de Naples, au fond du golfe de son nom, entre le Vésuve à l'E., et le Pausilippe à l'O., à 205 kil. S. de Borne ; 494,000 hab. Archevêché, cour suprême, cour d'appel ; Université, qui date de 1224; institut des beaux-arts, société royale des sciences, d'archéologie ; etc. ; collège de musique. Bibliothèques Borbonica, Brancacciana, du couvent Saint-Philippe,, de l'Université -, célèbre musée Bourbon, archives
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très-considérables, etc. Le port est petit, mais la rade est vaste et sûre. La ville, bâtie en amphithéâtre, a 16 kil. de tour; elle renferme quelques beaux quartiers : la grande et belle rue de Tolède, le quai de la Chiaja, etc. On y remarque : le palais royal, le palais Capo-di- Monte, le théâtre Saint-Charles ; la cathédrale, dédiée à saint Janvier, des églises, des palais particuliers, de vastes catacombes. -— Fabriques de tissus d'or et d'argent, soieries, velours, draps, tissus de coton, cordes d'instruments, passementeries, faïence, bougies, bijouterie de corail, etc Commerce considérable. — D'abord colonie de Cumes, sous le nom de Parthenope, elle prit le nom de Palepolis (vieille ville), par l'arrivée de nouveaux colons, qui fondèrent Neapolis (la ville neuve) ; elle remplaça Capoue, comme capitale de la Campanie. Naples est la patrie de Stace, Velleius Paterculus, Sannazar, Marin, Bernin, Salvator Bosa, Filangieri, Vico, Pergolèse, Gravina, etc.
Naples (Province de), l'une des provinces du royaume d'Italie, sur la Méditerranée, a 1,065 k. carrés, et 908,000 hab. Le ch.-l. est Naples; les villes principales sont : Castellamare, Pouzzoles, Casoria, etc.
Naples (Golfe de), Crater sinus, formé par la mer Tyrrhénienne, entre les caps Misène et dellaCampanella.il a 30 kil. de longueur sur 22 de profondeur.
Naples (Boyaume de). V. Dedx-Siciles (Boyauma des).
Napiouse, anc. Sichem ou Mabartha, puis Neapolis, v. de la Syrie, sur le flanc du mont Garizim, à 60 kil. N. de Jérusalem. Elle fut la capitale des Samaritains. Commerce actif avec Damas et les ports de la Méditerranée; 7,000 h. Napo (Rio-), affluent de gauche de l'Amazone, vient des Andes, arrose la rép. de l'Equateur, et a 1,100 kil. de cours.
Napoléon (Famille de).
Napoléon l« (Bonaparte), second fils de Charles-Marie Bonaparte et de Marie Laetitia Bamolino, né à Ajaccio (Corse), le 15 août 1769, mort à Sainte-Hélène le 5 mai 1821. Sa famille était d'origine italienne. La Corse venait d'être cédée aux Français par Gênes, et conquise sur Paoli, lorsque Napoléon naquit. Elève de l'école de Brienne, désigné, en avril 1779, pour l'Ecole militaire de Paris, il fut admis dans la compagnie des cadets gentilshommes, et obtint, à sa sortie (septembre 1785), le grade de lieutenant en second dans la compagnie des bombardiers du régiment de La Fère, alors en garnison à Valence. Pendant un de ses séjours en Corse, il adressa au club d' Ajaccio un manifeste véhément où il dénonçait Buttafuoco, député de la noblesse, comme traître à son pays (juin 1789). En octobre 1791, déjà lieutenant en premier au régiment de Grenoble, il se fit nommer commandant en chef du second bataillon des volontaires de Corse; accusé par ses ennemis, il fut forcé de venir à Paris se justifier lui-même (mai 1792). Il put ainsi assister aux journées du 20 juin, du 10 août, et aux massacres de septembre. Il fit partie de l'expédition dirigée par le contre-amiral Truguet (janvier 1793) contre l'île de Sardaigne; puis abandonnant sa maison incendiée, il quitta sa patrie et vint s'établir à Nice, près de Toulon, enfin à Marseille (juin 1793), avec sa mère et ses frères et sœurs.
Capitaine en premier (8 mars 1793) dans le 4e régiment d'artillerie, mis sous les ordres du général Carteaux, il contribua à soumettre les confédérés du midi. Chef de bataillon, il révéla son génie militaire au siège de Toulon, sous Dugommier, en enlevant le fort de l'Eguillette, 18 déc. 1793. Nommé général de brigade, il reçut alors le commandement de l'artillerie de l'armée d'Italie. Par ses conseils, on tourna la forte po-
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éition de Saorgio, et l'armée occupa bientôt les crêtes des Alpes, du col de Tende au Saint- Bernard (2 avril, 42 mai 1794). Emprisonné auelque temps a Antibes, après le 9 thermidor, reprit sa position à l'armée d'Italie, puis il fut comme destitué par Aubry, et attaché, à Paris, au bureau topographique, direction des cartes et plans, burvint l'insurrection du 43 vendémiaire (5 octobre 4795). Barras chargea Bonaparte de défendre la Convention ; il mitrailla les sectionnaires à Saint-Boch, dans la rue Sainl-Honoré. Il en fut récompensé par le grade de général de division et le commandement de l'armée de l'intérieur. Son mariage avec Joséphine Tascher de la Pagerie, veuve du général de Beauharnais (mars 4796), ajouta à l'éclat de sa nouvelle position.
-Bonaparte avait été nommé général en chef de l'armée d'Italie, peu de jours avant son mariage» 2 mars 47% ; il alla en prendre le commandement à Nice, 27 mars 4 796. En quinze jours, du 44 au 25 avril 4796, les Alpes sont tournées ; combats de Voltri, de Montenotte et Millesimo; prise du château de Gossaria; batailles de Dégo et de Mondovi ; les Piémontais, séparés des Autrichiens, battus coup sur coup, signent l'armistice de Gherasco, 28 avril 4796. Bonaparte se tourne alors du côté des Autrichiens ; traverse le Pô, à Plaisance, 7 mai ; l'Autrichien Beaulieu, retiré derrière l'Adda, est battu à Lodi, 40 mai 4796; et ce dernier succès achève la conquête de la Lombardie. Les ducs de Parme et de Modène avaient fait leur soumission et signé des armistices, 9 mai 4796. Le grand-duc de Toscane demanda la paix, 5 juin ; et la cour de Borne se décida à conclure l'armistice de Foligno, 24 juin 4796.
Bonaparte bat alors l'armée nouvelle de Wurmser, dans une campagne de cinq jours, et l'écrase à Gastiglione, 5 août 4796. Dans une 2e campagne, il le défait complètement à Bassano, 8 septembre 4796; le général autrichien se jette dans Mantoue, et y est assiégé. Les Autrichiens reviennent sous Alvinzi ; l'armée française, repoussée à Caldiero, ne retrouve la victoire qu'à la sanglante bataille du pont d'Arcole, 45,46,47 novembre4796; Bonaparte est vainqueur d'Alvinzi sur le plateau de Bivoli, 44 janvier 4797. Il impose au pape la paix de Tolentino, 49 février 4797. Cependant l'Autriche ne désespère point encore. L'archiduc Charles lente une dernière fois la fortune ; mais Bonaparte passe la Piave, le bat au Tagliamento, à Newmark. Des préliminaires de paix sont signés à Léoben, 48 avril. — Bonaparte en profile pour châtier l'oligarchie de Venise; en même temps, il fonde une république Cisalpine, 9 juillet 4737, à laquelle il réunit les Valtelins, 22 octobre.
La paix avec l'Autriche se fit à Campo-Formio, 47 octobre 4797. Venise fut entièrement sacrifiée, et en partie attribuée à l'Autriche, qui cédait de son côté la Lombardie. — A son retour à Paris, 5 décembre 4797, Bonaparte fut accueilli avec le plus grand enthousiasme. L'Institut lui offrit une place dans la section de mécanique. Le Directoire venait de suspendre les négociations de Lille; on résolut d'attaquer l'Angleterre dans ses possessions de l'Inde. Une expédition pour l'Egypte fut préparée en grand secret; et le 19 mai 4798, Bonaparte quittait Toulon ; Malte est enlevée en passant; l'armée débarquée prend Alexandrie, 2 juillet, et marche sur le Kaire ; les Mamelouks sont battus à Bahmânyeh et à Chébreiss; le 23 juillet, ils sont anéantis à la célèbre bataille des Pyramides ; le 24, les Français font leur entrée dans la ville sainte. Mais notre flotte est détruite à Aboukir, 4-2 août 4798. Le vainqueur ne songe alors qu'à pacifier et à organiser le pays vaincu ; le 22 octobre 4798, une grande révolte au Kaire est
étouffée dans le sang. Mais une nouvelle coalition s'est formée ; Bonaparte veut la prévenir ; il s'avance en Syrie, prend Gaza et Jaffa, et met le siège devant Saint-Jean-d'Acre, 44 mars; après les succès éclatants, mais inutiles, de Nazareth et du Mont-Thabor, notre armée reprend la route du Kaire, 21 mai ; Bonaparte arrive assez à temps pour rejeter dans la mer, à Aboukir, 25 juillet, l'armée turque, qui débarquait, soutenue par ha flotte anglaise. Bonaparte se décide alors à quitter l'Egypte, 22 août. Le 16 octobre 1799, Bonaparte était à Paris; par le coup d'Etat du 18 brumaire (9 novembre), le Directoire fut remplacé par un gouvernement provisoire de trois consuls, Sieyès, Boger-Ducos et Bonaparte. La constitution de l'an VIII, pré-
Êarée par Sieyès, après avoir été modifiée par onaparte dans un sens plus pratique, fut proposée à l'acceptation du peuple français, le 14 décembre 1799. Bonaparte était premier consul pour dix ans, avec Cambacérès et Lebrun, pour collègues ; le Premier Consul avait seul des pouvoirs très étendus. Les réformes les plus grandes furent bientôt accomplies dans l'intérêt de l'ordre et du pouvoir. Cependant l'Autrichien Mêlas était sur le Var et bloquait Gênes ; l'Angleterre était partout menaçante sur les mers. Bonaparte, après avoir confié a Moreau l'armée d'Allemagne, résolut de porter un coup décisif à ses ennemis. Il tourne les Alpes par le Grand-Saint-Bernard, 43-46 mai 1800; l'avantgarde autrichienne est battue par Lannes, à Montebello, et, le 44 juin 4800, à Marengo, l'armée de Mêlas est complètement défaite après une bataille acharnée. La victoire de Hohenlinden, remportée par Moreau, le 3 décembre 4800, couronne nos succès et fait remplacer l'armistice d'Alexandrie par la paix de Lunéville, 9 février 4804. A cette époque, le territoire de la France comprend déjà 403 départements. Cependant l'Angleterre est toujours armée contre nous. Son or suscite autour de la personne du Premier Consul complot sur complot (Àréna, octobre 4800, et Machine infernale, 24 décembre 4800) ; elle essaye une tentative contre notre flottille de Boulogne, 4804, et achève la ruine de notre expédition d'Egypte. Cependant elle se résigne à signer la paix d'Amiens, 4 germinal an X (25 mars 1802).Malheureusement une grande expédition contre Saint-Domingue doit échouer. La paix d'Amiens marque l'époque la plus glorieuse de la carrière de Bonaparte, et l'ère de ses établissements intérieurs les plus importants : le Concordat, conclu le 45 juillet 1804, publié avec de nouveaux articles organiques, le 8 avril 1802 ; l'ordre militaire et civil de la Légion d'honneur : les travaux préliminaires du Code civil, promulgué seulement le 20 mars 1804; etc. Une nouvelle constitution , celle de l'an X (4 août 1802), conféra à Bonaparte le Consulat à vie et le droit de se choisir un successeur. Cependant la paix d'Amiens venait d'être rompue par l'Angleterre ; la guerre commence par de sauvages agressions : l'Angleterre surprend des navires français et bloque entièrement nos côtes; elle profite des dissensions intérieures de nos partis et fomente la conspiration de Cadoudal (février 1804). Bonaparte y répond par l'exécution du duc d^Enghien dans les fossés de Vincennes, et par les préparatifs formidables d'une descente sur le sol anglais. C'est alors que Bonaparte est nommé empereur héréditaire des Français, sous le nom de "Napoléon I« (27 mars — 18 mai 1804). En même temps, il s'entoure de l'appareil de la monarchie: il crée autour de lui une aristocratie de cour : princes impériaux Joseph et Louis ; 6 grands dignitaires inamovibles ; 20 grands officiers ; 14 maréchaux en activité. Le pape vient de Rome pour célébrer la cérémonie du sacre à Notre-Dame (2 décembre 1804).
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L'Angleterre réunissait la troisième coalition (Autriche, Suède, Russie). La république Cisal-
Î)ine était devenue le royaume d'Italie, et Napoéon avait pris à Milan la couronne de fer (26 mai); il avait créé pour sa sœur Elisa Bacciochi les principautés de Lucques et de Piombino (juillet 1805) ; augmenté le territoire français de la Ligurie (8 juin), et imposé, d'un autre côté, à la Hollande un pensionnaire de sa façon. Na-
Ï»oléon transporte sur le Rhin, au-devant des mpériaux, qui viennent de passer ITnn, l'armée qu'il avait réunie sur les côtes de la Manche. L'ennemi battu à Donawerth, Wertingen, Guntzbourg, Elchingen, est contraint à la capitulation d'Ulm (20 octobre 1805) ; mais le 21 octobre, arrive, par compensation, le complet désastre de notre marine à Trafalgar, qui assure définitivement à l'Angleterre l'empire des mers. Napoléon (45 novembre) prend Vienne et remporte sur les empereurs d'Allemagne et de Russie la grande victoire d'Austerlitz, 2 décembre. Ce grand succès amène le traité de Presbourg (26 décembre 4805) : les nouveaux royaumes de Wurtemberg et de Bavière, ainsi que le grand-duché de Berg, sont créés pour nous servir d'alliés. Le royaume des Deux-Siciles est en même temps enlevé à Ferdinand IV, que Joseph remplace (27 décembre 4805). La Hollande est transformée en royaume, sous son frère Louis. La Confédération du Rhin se forme sous notre protectorat. — Ces mesures menaçantes et l'or des Anglais déterminèrent la quatrième coalition ; ce fut la Prusse qui prit les armes, soutenue sur ses derrières par la Russie. Après les victoires d'Iéna et d'Auerstaedt, Napoléon data de Berlin (24 novembre) le décret du blocus continental ; et les batailles sanglantes d'Eylau et de Friedland amenèrent enfin la paix de Tilsit, signée par Alexandre, 4807. La monarchie prussienne y fut désorganisée ; on forma le royaume de Westphalie, qu'eut Jérôme Bonaparte; il y eut un royaume de Saxe, et son roi reçut le. grand-duché de Varsovie, fait de la Prusse polonaise. L'occupation de la Toscane (1806), et la conquête du Portugal par Junot (novembre 1807), précipitent la réalisation du plan de réaction contre les Iles Britanniques. Napoléon saisit l'occasion offerte par les événements de Portugal, et les dissensions des Bourbons régnants. Murât entre à Madrid, en janvier 1808; et Charles IV et son fils Ferdinand accourent à Bayonne, où ils abdiquent aux pieds de Napoléon, qui, après les avoir exilés tous les deux (juin 1808), donne à Joseph le trône d'Espagne. Mais l'Espagne et le Portugal commencent une résistance désespérée
3ui dévore nos armées et ne peut être domptée, e la capitulation de Baylen (juillet 1808) à la défaite de Vittoria (juin 1813). — D'ailleurs une 5e coalition détourne Napoléon vers l'Allemagne, 4809; victorieux à Abensberg, à Eckmùhl, à Batisbonne, il prend Vienne; et, après la sanglante bataille d'Essling, triomphé définitivement à Wagram. Il signe l'armistice de Znaym, puis la paix de Vienne, qui dépouille l'Autriche. Napoléon ne garde plus de mesures ; le pape Pie vu, à qui il vient d'enlever une partie de ses Etats, l'excommunie, est enlevé et reste prisonnier à Savone, 1809. L'impératrice Joséphine avait été forcée au divorce (décembre 1809) ; Napoléon demande et obtient la main de l'archiduchesse d'Autriche, Marie-Louise, le 2 avril 1810. Un fils naît de cette union, 20 mars 1811 : il reçoit le nom de Roi de Rome. — Quelque temps après, Napoléon entreprend une nouvelle et terrible guerre contre la Russie, qui s:est dégagée de son alliance. Il part de Paris le 9 mai 1812, à la tète d'une belle armée de 450.000 hommes; après avoir traversé le Niémen, et pris Vilna, il atteint l'ennemi à Borodino, où se livre une sanglante et indécise bataille (7 septembre). Notre armée
entre à Moscou ; mais c'est pour la voir dévorée par l'incendie, qu'allument les Russes, en se retirant. Un mois se passe (18 septembre — 19 octobre) ; enfin la retraite e?t décidée ; nos soldats, qui échappent aux coups de l'ennemi, périssent dans les neiges, et l'effroyable désastre de la Bérézina semble engloutir les derniers survivants. Napoléon abandonne au commandement de Murât les débris qui survivent à la retraite et arrive presque seul à Paris, le 18 décembre 18-12. Il improvise les ressources nécessaires, et se porte sur le Rlnn, contre la coalition grossie de la Prusse, qui a fait défection, des peuples allemands qui se soulèvent, et du. roi de Suède qui s'est vendu. La grande victoire de Lutzen, 2 mai 1813, celles de Baulzen et de Wurschen, notre marche irrésistible, qui nous porte en un mois de la Saale, à l'Oder, amènent la convention de Plesswitz (5 juin 4843). Mais le Congrès de Prague (10 juillet) ne sert qu'à doubler le chiffie des armées qui sont en présence. Napoléon est vainqueur à Dresde (27-28 août); mais ses généraux se font successivement battre ; il est accablé par le nombre ; à Leipzig, les défections de nos alliés (Saxons et Wurtembergeois) nous obligent à une retraite qui se change presque en déroute (cependant, victoire de Hanau, 30 octobre).
De retour à Paris, Napoléon rencontre l'opposition du Corps législatif; le 25 janvier 4814, il commence une des campagnes où son génie fut le plus étonnant. Les victoires de Saint-Dizier (27 janvier), de Brienne (29 janvier) et de la Bothière (1« février) font ouvrir à Châtillon-sur- Seine un congrès, bientôt abandonné par de vaines lenteurs. De nouvelles victoires à Champaubert, Montmirail, Château-Thierry, accablent l'armée prussienne et la séparent de la grande armée de Bohême. Mais les alliés se réunissent, et Paris abandonné capitule (31 mars). Napoléon abdique à Fontainebleau, le 11 avril. Après un voyage périlleux dans les départements du Midi, Napoléon va prendre la souveraineté de l'île d'Elbe. Le 1" mars 1815. il reparaît en France, à la tête de la petite troupe qui l'avait accompagné dans son exil.
Après une marche triomphale, Napoléon arrive à Paris (20 mars 1815), que Louis XVIII lui abandonne pour se réfugier à Gand. Il essaye de satisfaire les exigences de l'opinion par l'acte additionnel (20 avril). Mais la coalition s'est déjà reformée; Napoléon se porte sur les frontières au-devant des ennemis ; il veut séparer Wellington de Blucher, et bat ce dernier à Ligny, malgré la défection de Bourmont (16 juin), pendant que Ney repousse le premier aux Quatre-Bras. Mais le 18, la bataille engagée à Waterloo se tourne en destruction pour l'armée française, par l'arrivée imprévue des Prussiens. Napoléon revient à Paris, et là, retiré à l'Elysée- Bourbon, abdique en faveur de son fils. If part bientôt pour Rochefort, où deux bâtiments doivent le transporter en Amérique ; puis il se décide à se confier à la générosité du gouvernement anglais, et, après lui avoir adressé une noble lettre, se rend sur le Bellérophon; mais sa confiance est méconnue, et il est transporté, sur le Aorthumberland, à l'île de Sainte-Hélène, en qualité de prisonnier de la Coalition. — C'est là, qu'entouré de quelques amis et serviteurs fidèles, les généraux Bertrand, Montholnn, Gourgaud, le comte de Las-Cases, O'Meara, après avoir subi les amertumes cruelles d'une humiliante et étroite captivité (Hudson Lowe), et souffert d'une longue et incessante maladie aiguë, il mourut le 5 mai 1821, à l'âge de 51 ans. — Il avait dicté, dans sa captivité, des fragmoms de ses mémoires; ces ouvrages ont été publiés par Montholon, par Gourgaud, par Bertrand, et par Marchand. Sa Correspondance inédite, offi-