NIC — S
rvicée, auj. Isnik, v. de l'anc. Bithynie (Asie Mineure), sur le lac Ascanius, au S. de Nicomédie, fut le siège de deux conciles œcuméniques, en 325 et en 787. Nicée fut la capitale de la sultanie d'Iconium, 1076; fut prise par les Croisés, en 4097, devint, en 1206, la capitale de l'empire de Nicée, et fut conquise par les Ottomans, 1333.
rvicée, v. de l'Inde ancienne, fondée non loin de Bucéphalie, sur l'Hydaspe, par Alexandre le Grand.
Kicéphore (Saint), martyr syrien, né et mort à Antioche, en 260. On l'hoijore le 9 février.
Mcéphore (Saint) , né à Constantinople , 758-828, occupa d'abord des emplois considérables, fut élevé, en 806, au patriarcat : mais fut exilé, 815, dans une île de la Propontide. On a de lui : une Histoire abrégée de Constantinople, de 602 à 770 ; Chronologia compendiaria seu tripartita.
ivicéphore i«, empereur d'Orient de 802 à 811, né à Séleucie de Pisidie, renversa Irène, réprima cruellement la révolte de Bardane, traita avec Charlemagne, 803, mais fut. battu par Haroun-al-Baschid. Il périt dans une rencontre contre Crum, roi des Bulgares , qu'il voulait soumettre.
Nicéphore il Phocas, empereur de Constantinople, de 963 à 969, né en 912, s'empara de l'empire, à la mort de Bomain, en épousant sa veuve, Théophano; il périt victime d'une conspiration dirigée par Zimiscès et Théophano.
\icephore m Botoniate, empereur de Constantinople, de 1078 à 1081, gouverna sans dignité, abdiqua entre les mains d'Alexandre Comnène, et fut enfermé dans un monastère.
Nicéphore Blemmydas, ecclésiastique grec, du xme s., abbé du mont Athos, a laissé : De la Procession du Saint-Esprit ; Géographie synoptique, etc.
Kicéphore Caiiiste, historien ecclésiastique, mort vers 1350, a laissé une Histoire ecclésiastique en 23 livres, dont les 18 livres qui restent vont jusqu'à la mort de Phocas, en 610. On lui doit encore : Catalogue des empereurs de Constantinople, en vers, et Catalogue des patriarches de Constantinople.
iv'icepiiorinm, v. de l'anc. Mésopotamie, au confl. de l'Euphrate et du Belès; auj. Racca.
Niceron (Jean-Pierre), né à Paris, 1685-1738, barnabite, a laissé des Mémoires pour servir à Vhistoire des hommes illustres dans la république des lettres, 1727-1740, 43 vol. in-12. On lui doit encore : le grand Fébrifuge ou Traité de Veau commune; les Voyages de Jean Ovington à Surate, etc. [Trêves, mort en 566.]
Nice* ou Nicetius (Saint), archevêque dej
ivicétas (Saint), né sur les bords du Danube, fut mis à mort par les ordres du roi goth Athanaric, vers 372. Fête, le 15 septembre.
Nicétas (Saint), né à Bemesiane, en Mésie, vers 341, évêque. fit de nombreuses missions dans la Dacie. Fête le 22 juin.
Nicétas Eagenianus, romancier grec de la fin du xne siècle. On lui doit un roman en vers, les Amours de Drusilla et de Chariclès.
TVicétas Acominat ou Chômâtes, né à Chonès (Colosses), en Phrygie, historien' byzantin, mort vers 1216, a laissé une longue Histoire, en 21 livres, qui va de Jean Comnène à l'empire latin, 1206.
rvichois (John), né à Islington, près de Londres, 1745-1824, maître de la corporation des libraires, a édité un grand nombre d'ouvrages importants, et a lui-même écrit : Origines de l'imprimerie; Histoire de l'abbaye du Bec, près de Rouen; Notice de divers prieurés étrangers ; Bibliotheca topographica britannica; Anecdotes biographiques de Guillaume Hogarth; Histoire et antiquités de Hinkley ; — de Lambeth; — de Canonbury; — du comté de Leicester, etc.
Nichoison (William), né à Londres, 1753-1815, voyageur, commerçant, professeur, a découvert l'aréomètre de son nom. Ses principaux ouvrages sont : Introduction à la philosophie naturelle et expérimentale; Journal de philosophie naturelle, chimie et arts; Encyclopédie britannique, 6 vol. in-8», etc.
rVicholson (WILLIAM). V. NlCOLSON.
\ichoisou (Port-), possession anglaise de la Nouvelle-Zélande.
rvîcias, célèbre peintre athénien, vécut vers la fin du ive siècle av. J.-C.
ivïcias, général athénien, mort en 413 av. J.-C. appartenait au parti aristocratique ; il négocia avec Sparte la paix de 421, dite de Nicias ; fit partie de l'expédition de Sicile, décidée mal-gre lui; perdit l'occasion d'emporter Syracuse ; fut obligé de lever le siège, fait prisonnier dans la retraite, avec Démosthène, et condamné à mort par un décret du peuple de Syracuse.
rvicobar (îles), archipel d'Asie, entre la presqu'île de Sumatra, et l'extrémité S. des îles Andaman, dans le golfe de Bengale. Sambelong ou Grande-Nicobar, Kar-Nicobar, Camorta (avec le beau port de Moncovry), etc., sont les principales. Le pays, couvert de forêts, sous un climat malsain, est peuplé d'animaux féroces. Elles sont habitées par quelques milliers de sauvages de couleur bronze foncé. Ancienne possession du Danemark, elles appartiennent a l'Angleterre, depuis 1848. Mais l'insalubrité du climat a chassé les Anglais.
Nicociès, roi de Salamine dans l'île de Cypre, régna dans le commencement du ive s. av. J.-C
ivicociès, roi de Paphos (Cypre), dans la seconde moitié du ive siècle av. J.-C.
aficocréon, roi de Salamine (Cypre), dans la seconde moitié du ive s. av. J.-C, se soumit à Alexandre.
Kîcodème, juif Pharisien, embrassa la doctrine du Christ, et aida Joseph d'Arimathie à l'ensevelir. On l'honore le 3 août.
rvicodème (Adam-Burchard Seiiy, en religion), moine russe, mort en 1746, Danois de naissance, vint en Bussie en 1722, et fit des travaux estimables sur l'histoire de la Bussie : Schediasma litterarium de scriptoribus qui historiam politico-ecclesiasticam Rossiœ scriptis illustrarunt,il'66; Miroir des souverains russes depuis Rurik jusqu'à Elisabeth,géné&\ogie envers latins; de Rossorum Hierarchid, 5 vol.
Nicolaï, ancienne famille française, originaire de Saint- Andéol (Vivarais). — Jean II fut chancelier du royaume de Naples, sous Charles VIII, et premier président de la Chambre des Comptes de Paris, en 1506. Jean-Aimar /«, premier président de 1686 à 1737, fut le tuteur de Voltaire, etc. ; Aimar-Charles-Marie de Nicolaï, né en 1747, membre de l'Académie française en 1789, fut exécuté en 1794; Antoine- Chrétien, comte de Nicolaï, 1712-1777, chevalier de Saint-Jeande-Jérusalem, devint lieutenant général en 1748, et fut maréchal en 1775.
Nicolaï (Ernest-Antoine), médecin allemand, né à Sondershausen, 1722-1802.
Nicolaï (Cristophe-Frédéric), né à Berlin, 1733-1811, fils d'un libraire, entreprit une guerre contre le pédantisme et les préjugés régnants. Il fonda, en 1765. la Bibliothèque universelle allemande ; et écrivit : Description de Berlin et de Potsdam; la Vie et les idées de Seàaldus Nothanker, maître d'école; Essai sur les accusations portées contre les Templiers; Relation d'un voyage en Allemagne et en Suisse; Anecdotes sur Frédéric II; Histoire d'un gros homme ; Vie et opinions de Sempronius Gundibert, philosophe allemand; Sur l'usage des cheveux postiches dans les temps anciens et modernes, etc,, etc.
-vieoiarév, v. du gouvern. et à 60 kil. N -O, de Kherson (Bussie d'Europe), au confluent du
Boug et de l'Ingoul, à 45 kil. de la mer Noire. Port important; arsenaux, vastes casernes; observatoire. Fondée par Catherine II, en 4789, elle prit, sous Nicolas I", une grande importance, et devint, à l'époque de la guerre de Crimée, la résidence de l'amiral de la mer Noire; 83,000 hab.
Aicoiaïev, v. de la province du Littoral (Asie russe), fondée récemment à l'embouchure de l'Amour.
ivicolaïstadt (jadis Wasa), v. du gouvern. de Wasa, dans la Finlande (Russie d'Europe), à 360 kil. N.-O. d'Helsingfors, sur le golfe de Bothnie; 3,000 hab.
Aicolao (San-), ch.-l. de cant., arrond. et à 35 kil. S. de Bastia (Corse); 569 hab.
ivicolao (Santo-), île de l'archipel du Cap- Vert, au N.-O. de San-Yago. Le ch.-l. est Santo- Mcolao ; 6,000 hab.
rvicoias (Saint), évêque de Myre, en Lycie, mort vers 312 (?), est le patron des jeunes garçons et de la Russie. On le fête le 6 décembre.
Nicolas ier (Saint), pape, de 858 à 867, né à Rome, excommunia Photius, montra la plus
Ërande fermeté à l'égard de Lothaire II, roi de orraine, et convertit les Bulgares. On a de lui des Lettres, une Correspondance avec le roi des Bulgares, Bogorïs. Fête, le 13 novembre.
Nicolas II (GÉRARD de Bourgogne),159e pape,
successeur d'Etienne IX, né en Savoie, était évêque de Florence, lorsque le cardinal Hildebrand le fit nommer pape, 1058. Il régla par un concile de Rome la marche à suivre pour l'élection des papes. Il mourut en 1061.
Nicolas III (JEAN-GAETAN Orsini), 194e pape,
né à Rome, successeur de Jean XXI, en 1277, mort en 1280, obtint de Rodolphe de Habsbourg la cession de Bologne, Imola, Faenza, Forli, Ravenne, Rimini et Urbin ; s'allia avec Pierre d'Aragon, et prépara les Vêpres siciliennes.
Nicolas IV (JÉRÔME d'Ascoli), 197« pape,
évêque de Palestrine, successeur d'Honoriu6 IV, 1288, mort en 1292.
Nicolas v (Thomas de Sarzane), pape, successeur d'Eugène IV, en 1447, mort en 1455, né à Pise, fut évêque de Bologne et cardinal. Il termina le schisme de l'Eglise en 1449; soutint Scanderbeg contre les Turks, et protégea magnifiquement les arts et les lettres. Il avait réprimé la conjuration d'Etienne Po'rcaro, en 1462.
Nicolas y (Pierre de Corbière), antipape, de l'ordre des franciscains, fut opposé par l'empereur Louis de Bavière à Jean XXII, qui le prit, 1328, et l'enferma dans une prison, où il mourut en 1336.
Nicolas de Cusa. V. CïïSA.
Nicolas (Henri), hérésiarque hollandais, de Leyde, vers la fin du xve s., voulut fonder une nouvelle religion, la Maison d'amour.
Nicolas ou Nieis, roi de Danemark, de 1104 à 1134.
Nicolas de Damas, OU Damascène, né à Damas, en 64 av. J.-C, fut secrétaire du roi de Judée, Hérode. Il a laissé des Histoires, en 144 livres; une Vie d'Auguste; une Histoire de sa vie; divers Recueils, et peut-être des Œuvres poétiques et comiques.
Nicolas (Augustin), né à Besançon, 1622- 1695, fut maître des requêtes au parlement de Dijon, puis devint conseiller d'Etat. Il a cultivé les lettres et beaucoup écrit ; on peut citer : Historia dell' ultima rivoluzione del regno di Napoli, 1660; Parthenope furena, poème en 5 livres sur l'insurrection de Naples ; Discours et relation véritable sur le succès des armes de la France dans le comté de Bourgogne en 1668 ; etc.
Nicolas Ier, Paulovitch, empereur de Russie, né au château de Gastchin, près de Saint-Pétersbourg, 1796-1855, fils de l'empereur Paul 1er et de la princesse Marie de Wurtemberg. Après •la mort d'Alexandre, en 1825, après la renon-
ciation au trône de son frère aîné Constantin, il eut à réprimer par la force armée une terrible révolte, soutenue par plusieurs régiments. Une question de limites fit naître la guerre avec la Perse, en 1826, et le traité de Tourkmantchaï donna à la Russie Erivan et Nakhitchévan. Nicolas s'associa, par le traité de Londres. 1827, à la France et a l'Angleterre, pour protéger les Grecs ; après Navarin, il déclara la guerre à la Turquie, en 1828; les Russes s'emparèrent de Varna ; en 1829, les Balkans furent traversés, Andrinople prise, et la paix d'Andrinople donna à la Russie le littoral-oriental de la mer Noire, et stipula la liberté, pour les vaisseaux européens, du passage des Dardanelles. La révolution de 1830 ne fut point accueillie favorablement par l'empereur ; la révolte des Polonais, à la même époque, aboutit à la répression la plus violente et à un régime de terreur, 1831. — En 1833, Nicolas se tourna du côté de Constantinople, et signa avec le divan le traité d'Unkiar-Skélessi, qui lui donnait l'empire du Bosphore pour son commerce. Nicolas profita d'une seconde lutte entre le sultan et Méhémet-Ali, pour faire signer à l'Angleterre, à l'Autriche et a la Prusse le protocole de Londres, 15 juillet 1840, qui réglait la question d'Egypte et de Syrie, sans l'intervention de la France. La paix générale fut sur le point d'être troublée ; mais la Convention des Détroits, du 13 juillet 1841, termina pour le moment la question d'Orient.
— Cependant à l'intérieur, Nicolas s'occupait d'organiser l'ordre dans l'administration, la justice, la police ; il favorisa le commerce, l'industrie, l'instruction publique, la littérature nationale; mais il était ennemi des innovations.
— Lors de la révolution de 1848, il prêta son concours à l'Autriche pour réprimer la Hongrie; il reconnut Napoléon III à son avènement. L'empire Ottoman semblait se décomposer ; Nicolas envoya à Constantinople le prince Mentchikoff, pour réclamer le protectorat de toutes les populations qui professent, la religion grecque; le Divan s'y refusa, soutenu par la France et l'Angleterre, 1853. La guerre s'ensuivit ; l'escadre turque fut d'abord détruite à Sinope. Mais les revers se suivirent bientôt; à Silistrie, la résistance opiniâtre des Turks ; en Crimée, lorsque les Français et les Anglais, vainqueurs à l'Aima, vinrent assiéger Sébastopol, à Inkermann; et dans la Baltique, à Bomarsund. Nicolas mourut le 14 janvier 1855, d'une affection au poumon négligée, laissant 7 enfants, dont 4 princes; Alexandre, depuis Alexandre II, Constantin, Nicolas et Michel.
Nicolas (Saint-), v. de la Flandre orientale (Belgique), à 30 kil. N.-E de Gand. Toiles, tissus de soie, rubans, dentelles, marchés de grains; 26,000 hab.
AicoIas.dAliermont (Saint-), COmm. dll
cant. d'Envermeu, arrond. et à 15 kil. de Dieppe (Seine-Inférieure). Pièces d'horlogerie de précision ; 2,340 hab.
Nieolas-de-la-Grave (Saint-), ch.-l. de
cant., arrond. et à 11 kil. N.-O. de Castel-Sarrazin (Tarn-et-Garonne); 2,8!0 hab.
Nicolas-de-Redon (Saint-/, ch.-l. de Cant.,
arrond. et à 40 kil. N.-O. de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure), sur la Vilaine; 2,165 hab.
Nicolas-du-Pelem (Saint-), OU Bothoa, ch.-l. de cant., arrond. et à 40 kil. S. de Guingamp (Côtes-du-Nord) ; 2,800 hab.
Nicolas-du-Port (Saint-), ch.-l. de cant., arrond. et à 12 kil. S.-E. de Nancy (Meurthe-et- Moselle) , sur la Meurthe. Toiles, calicots, bonneteries; 5,117 hab.
Nicolay (Louis-Hewri) , né à Strasbourg, 1837-1820, fut un agréable écrivain, surtout dans ses Contes romanesques, ses Epitres poétiques, ses Fables, ses Contes.